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Questions de Cours:: Consignes À Respecter Sous Peine D'être Pénalisé

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Vendredi 10 novembre 2017 DS 3 : 4h

L’usage des calculatrices n’est pas autorisé

Consignes à respecter sous peine d’être pénalisé :


• Changer de copie (ou au moins de feuille) à chaque exercice ou partie d’un problème.
• Numéroter les questions (et le cas échéant la partie).
• Souligner les résultats intermédiaires dans une démonstration à tiroirs, faire une phrase de conclusion
et encadrer le résultat.

Questions de cours :
1. Énoncer puis démontrer le théorème de Lagrange pour un groupe commutatif.
2. Montrer que les sous espaces propres d’un endomorphisme sont en somme directe.
3. Énoncer un maximum de conditions suffisantes pour qu’une matrice carrée M soit diagonalisable
et préciser lorsqu’elles sont nécessaires.
4. Énoncer le lemme des noyaux (on ne demande pas de démonstration).
5. Montrer que la boule unité fermée d’un espace vectoriel normé est convexe.
6. Montrer qu’une suite vectorielle convergente est bornée.

Exercice :
à í
0 1 0
.. ..
1 . .
Soient An = ∈ Mn (C) et Pn (x) = det(xIn − An )
.. ..
. . 1
0 1 0
1. Montrer Pn (x) = xPn−1 (x) − Pn−2 (x) et calculer P1 (x) et P2 (x).
sin ((n + 1)α)
2. Pour tout x ∈ ]−2 ; 2[, on pose x = 2 cos(α) avec α ∈ ]0 ; π[. Montrer que Pn (x) =
sin(α)
3. En déduire que Pn (x) admet n racines puis que An est diagonalisable.

Exercice :
On note E l’espace vectoriel des applications de classe C 1 définies sur [0; 1] et à valeurs dans R.
Z 1 Z 1
On pose pour f ∈ E, N1 (f ) = |f (0)| + 2 |f 0 (t)| dt et N2 (f ) = 2|f (0)| + |f 0 (t)| dt.
0 0
1. Démontrer que N1 définit une norme sur E.
De même, N2 est une norme sur E, il est inutile de le démontrer.
2. a. Donner la définition de deux normes équivalentes.
b. Démontrer que les deux normes N1 et N2 sont équivalentes sur E.
3. Toutes les normes sur E sont-elles équivalentes à la norme N1 ?

1
Problème :
Notations

Soit n et p des entiers supérieurs ou égaux à 1. K désignant le corps des réels ou celui des complexes,
on note Mn,p (K) le K-espace vectoriel des matrices à coefficients dans K ayant n lignes et p colonnes.
Lorsque p = n, Mn,n (K) est noté plus simplement Mn (K) et est muni de sa structure d’algèbre, In
représentant la matrice identité.
0n,p désigne la matrice nulle de Mn,p (K) et 0n la matrice nulle de Mn (K).
GLn (K) désigne l’ensemble des matrices inversibles de Mn (K) et Tn (K) l’ensemble des matrices carrées
d’ordre n triangulaires supérieures à éléments dans K.
Tout vecteur x = (xi )1≤i≤n de Kn est identifié à un élément X de Mn,1 (K) tel que l’élément de la ième
ligne de X soit xi . Dans toute la suite, nous noterons indifféremment X = (xi )1≤i≤n un élément de
Mn,1 (K) aussi bien que le vecteur de Kn qui lui est associé.
Pour A = (ai,j )1≤i≤n dans Mn,p (K) et X = (xi )1≤i≤p dans Kp , on note (AX)i le coefficient de la ième
1≤j≤p
ligne de AX.
Pour toute matrice A de Mn (K), on note Sp A l’ensemble des valeurs propres complexes de A et on
appelle rayon spectral de A le réel ρ(A) défini par :

ρ(A) = max |λ|.


λ∈Sp A

Conformément à l’usage, on note N∞ la norme définie sur Cn par :

∀X = (xi )1≤i≤n ∈ Cn , N∞ (X) = max |xi |.


1≤i≤n

On qualifie de norme matricielle toute norme k.k définie sur Mn (K) vérifiant de plus la propriété :

∀(A, B) ∈ (Mn(K) )2 , kABk≤kAkkBk.

Mn (K) étant de dimension finie, on rappelle qu’une suite de matrices (Ak )k∈N de Mn (K) converge
vers une matrice A de Mn (K) si et seulement si la convergence a lieu dans Mn (K) muni d’une norme
quelconque.

Partie I

1. Rappeler la définition d’une matrice trigonalisable.


2. On se propose dans cette question de démontrer (comme dans le cours) que toute matrice carrée
à coefficients complexes est trigonalisable dans Mn (C).
Pour n fixé, on suppose que toute matrice de Mn (C) est trigonalisable et on considère une matrice
M de Mn+1 (C).
a. Justifier que M admet au moins une valeur propre.
b. Soit λ une valeur propre de M .
Montrer qu’il existe Q ∈ GLn+1 (C), L ∈ M1,n (C) et N ∈ Mn (C) tels que :
Å ã
λ L
Q−1 M Q = .
0n,1 N

c. En déduire qu’il existe H ∈ GLn (C) et S ∈ Tn (C) tels que :


Å ã
−1 λ L
Q MQ = .
0n,1 HSH −1

2
Å ã
1 01,n
d. On pose R = . Montrer que R est inversible et exprimer R−1 .
0n,1 H
e. Calculer R −1 −1
Q M QR et en déduire que M est trigonalisable.
3. Déduire de la question précédente que pour tout n entier supérieur ou égal à 1, toute matrice de
Mn (C) est trigonalisable.
Ñ é
1 1 0
4. Soit la matrice G = 1 −1 1 .
2 −5 3
a. La matrice G est-elle diagonalisable ?
b. On note B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de C3 . Montrer que G admet un unique vecteur
propre u dont la première composante dans la base B est égale à 1 et vérifier que B1 = (u, e2 , e3 )
est une base de C3 .
c. On note Q la matrice de passage de B à B1 . Calculer Q−1 GQ et en déduire, en s’inspirant de
la méthode décrite aux questions I.2 et I.3, P ∈ GL3 (C) et T ∈ T3 (C) telles que P −1 GP = T .
5. Soit A ∈ Mn (C). Si T est une matrice triangulaire supérieure semblable à A, que représentent les
éléments diagonaux de T ?
6. Soit S = (si,j ) et T = (ti,j ) deux matrices triangulaires supérieures de Mn (C).
a. Montrer que ST est une matrice triangulaire supérieure dont les coefficients diagonaux sont
s1,1 t1,1 , s2,2 t2,2 , …, sn,n tn,n .
b. Pour k ∈ N∗ , quels sont les éléments diagonaux de T k ?
7. Montrer que pour toute matrice A de Mn (C), ρ Ak = [ρ(A)] .
 k

8. Montrer que l’application k.k : Mn (C) → R, A = (ai,j ) 7→ kAk = max |ai,j | est une norme sur
1≤i,j≤n
Mn (C), mais n’est pas en général une norme matricielle sur Mn (C).
9. En admettant l’existence de normes matricielles sur Mn (C) (la suite du problème montrera effec-
tivement cette existence), montrer que pour toute norme N définie sur Mn (C), il existe une
constante C réelle positive telle que :
2
∀(A, B) ∈ (Mn (C)) , N (AB)≤CN (A)N (B).

10. Soit (Ak )k∈N une suite de matrices de Mn (C), A ∈ Mn (C) et P ∈ GLn (C). Montrer que la suite
(Ak )k∈N converge vers A si et seulement si la suite P −1 Ak P k∈N converge vers P −1 AP .
Å ã
λ µ
11. a. Soit T = un élément de M2 (C). Pour tout k ∈ N∗ , calculer T k et en déduire que la
0 λ
suite T k k∈N∗ converge si et seulement si (|λ| < 1) ou (λ = 1 et µ = 0).


b. Soit A ∈ M2 (C) diagonalisable. Donner une condition nécessaire et suffisante sur les valeurs
propres de A pour que la suite (Ak )k∈N soit convergente.
c. Soit A ∈ M2 (C) non diagonalisable. Montrer que la suite (Ak )k∈N est convergente si et seule-
ment si ρ(A) < 1. Dans ce cas, préciser lim Ak .
k→+∞
d. Soit A ∈ M2 (C). Donner une condition nécessaire et suffisante sur ρ(A) pour que la suite
(Ak )k∈N converge vers la matrice nulle.

3
Partie II
n
Soit A = (ai,j ) une matrice de Mn (C) et N une norme quelconque sur Cn . On pose : MA = max |ai,j |.
P
1≤i≤n j=1

1. a. Montrer que pour tout X ∈ Cn : N∞ (AX)≤MA N∞ (X).


b. Montrer qu’il existe une constante réelle CA telle que :
∀X ∈ Cn , N (AX)≤CA N (X).
ß ™
N (AX)
c. Montrer que l’ensemble tel que X ∈ C \ {0} possède une borne supérieure.
n
N (X)
‹(A) = sup N (AX) .
On notera dans la suite : N
X∈Cn \{0} N (X)

d. Montrer que : N ‹∞ (A)≤MA .


e. On reprend dans cette question la matrice G introduite en I.4.
Déterminer un vecteur X0 de C3 tel que N∞ (X0 ) = 1 et N∞ (GX0 ) = 10.
En déduire la valeur de Ng ∞ (G).
n
2. Soit i0 un entier compris entre 1 et n tel que |ai0 ,j | = MA . En considérant le vecteur Y de Cn
P
j=1
de composantes yj définies par :
ai ,j
yj = 0 si ai0 ,j 6=0 et yj = 1 si ai0 ,j = 0
|ai0 ,j |
montrer que MA ≤N ‹∞ (A) et en déduire N
‹∞ (A) = MA .
3. Montrer :
a. N
‹(A) = 0 ⇔ A = 0n .
b. ∀λ ∈ C, N
‹(λA)≤ |λ| N
‹(A).
c. En déduire : ∀λ ∈ C, N
‹(λA) = |λ| N
‹(A).
d. ∀B ∈ Mn (C), N‹(A + B)≤N ‹(A) + N ‹(B).
e. ∀X ∈ Cn , N (AX)≤N ‹(A)N (X).
f. Déduire de ces résultats que N
‹ est une norme matricielle sur Mn (C). On lui donne le nom de
norme matricielle subordonnée à la norme N .
4. a. En considérant une valeur propre λ de A telle que |λ| = ρ(A), montrer que : ρ(A)≤N‹(A).
b. Donner un exemple simple de matrice A non nulle vérifiant ρ(A) = N ‹∞ (A).
c. Montrer que si A est nilpotente non nulle, on a l’inégalité stricte : ρ(A) < N
‹(A).
5. Montrer que si lim Ak = 0n , alors ρ(A) < 1.
k→+∞

Dans toute la suite du problème, on admettra que, réciproquement, si ρ(A) < 1, alors
lim Ak = 0n .
k→+∞
ó 1
6. a. Montrer que pour tout k entier naturel non nul : ρ(A)≤ N‹ Ak k .
î

b. Montrer que pour tout α ∈ C, ρ(αA) = |α| ρ(A).


A
c. Soit ε > 0 et Aε = . Vérifier que ρ(Aε ) < 1 et en déduire l’existence d’un entier
ρ(A) + ε
naturel kε tel que : Ä ä
‹ Ak ≤ (ρ(A) + ε)k .

∀k ∈ N, k≥kε ⇒ N
ó k1
d. En déduire lim
î
‹ Ak
N = ρ(A).
k→+∞

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