Medical
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c 2011 EDP Sciences / Société Internationale Francophone d’Education Médicale
Manuscrit reçu le 21 janvier 2010 ; commentaires éditoriaux formulés aux auteurs le 25 avril 2010 ; accepté pour publica-
tion le 12 novembre 2010
Mots clés : Résumé – Problématique : Le but déontologique de tout médecin enseignant est de promou-
Médecin ; voir la formation de « bons docteurs ». Intuitivement, ces qualités sont nombreuses. Certaines
pédagogie ; se confondent avec celles d’un « bon être humain ». Quelles sont les qualités requises pour
enseignement être un bon médecin ? Méthodes : Synthèse méthodique de la littérature par interrogation
de la base Medline et BDSP à l’aide des mots-clés « Good doctor » or « Good physician ».
Inclusion des études réalisées dans un contexte général de soins, publiées en anglais, français
ou espagnol. Exclusion des réflexions personnelles. Résultats : Sur les 168 articles initiaux,
sélection de 10 pour analyse. La population étudiée a comporté entre 103 et 1488 personnes.
Cinq points de vue différents ont été envisagés : celui des patients, des médecins, des méde-
cins enseignants, des étudiants en médecine et du personnel paramédical. Le nombre de qua-
lités attribuées à un « bon médecin » a varié entre 7 et 756. Ces qualités ont été classées selon
3 catégories : les compétences médicales, les compétences relationnelles dans la relation avec
le patient et dans la relation avec les collègues et les valeurs morales/éthiques. Discussion et
conclusion : Ces qualités font partie des responsabilités inhérentes à la profession. La charte
sur le professionnalisme médical définit le professionnalisme médical comme la base d’un
contrat social entre les médecins et la société. Le médecin enseignant se doit d’appréhender
ces notions en tenant compte de la complexité de leur application pour pouvoir les transmettre
à ses étudiants.
Keywords: Abstract – Issue: The aim of all medical teachers is to promote the training of “good
Physician; physicians”. To this end, there are numerous intuitive qualities, some of which are those
educational of a “kind human being”. What qualities are required of a good physician? Methods: Me-
methods; thodically summarizing the existing literature through the study of the Medline database
teaching
and the French public health database (BDSP) using the following keywords: “Good doc-
tor” or “Good physician”. Included are studies carried out in the general context of medical
care and published in English, French or Spanish. Personal viewpoints were excluded. Re-
sults: From 168 initial articles, 10 were selected for analysis. The populations examined in-
volved between 103 and 1488 individuals. Five different viewpoints were evaluated: those
of patients, physicians, physicians involved in teaching, medical students, and paramedi-
cal personnel. The number of qualities attributed to a “good physician” varied between 7
and 756 and were grouped into 3 categories: medical competencies, interpersonal competen-
cies as they apply to the relationship with patients and colleagues, and moral/ethical aspects.
Discussion and conclusion: These qualities are part of the responsibilities inherent to the
medical profession. The charter of medical professionalism defines medical professionalism
as the foundation of a social contract between physicians and society. Physicians involved
in teaching have a moral duty to adhere to these concepts, whilst taking into account the
complexity of their application in order to pass the concepts on to their students.
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Qu’est-ce qu’un bon médecin ? 153
28 articles sélectionnés
sur titres
16 articles étaient des réflexions
personnelles d’auteurs
12 articles sélectionnés
sur résumés
2 articles se sont
révélés hors sujet
10 articles sélectionnés
après lecture complète
Synthèse des résultats population étudiée dans chaque étude était compris
entre 103 et 1488 personnes (tableau II). Différents
Les attributs et qualités cités pour définir un « bon points de vue ont été envisagés : ceux des patients,
médecin » ont été recensés pour l’ensemble des des médecins, des médecins enseignants, des étu-
études sélectionnées. Trois médecins ont analysé ces diants en médecine ou du personnel paramédical.
données de façon indépendante afin de définir une
liste de thèmes rendant compte et regroupant les
qualificatifs cités. Les discordances entre chercheurs Qualités décrites dans les études
ont été résolues après discussion pour aboutir à un
consensus sur les thèmes proposés. Deux personnes Le nombre de qualités attribuées à un « bon méde-
supplémentaires indépendantes du projet ont égale- cin » variait selon les études entre 7 [13] et 756 [20] .
ment été recrutées pour coder les qualificatifs obte- Par souci de clarté, lorsque le nombre de quali-
nus en thèmes. Au terme de cette étape, aucun nou- tés décrites dans l’article original était supérieur à
veau thème n’a été proposé. 20, seules les qualités les plus citées (25 % plus
fréquentes ou qualités citées plus de 10 fois) sont
présentées dans le tableau II (soit quatre au mini-
Résultats mum). Les qualités les plus souvent décrites étaient :
les connaissances théoriques, les compétences cli-
Présentation des études niques, une bonne communication et l’engagement
dans la formation continue. Les qualités les moins
Dix études publiées entre 1994 et 2010 ont été réali- souvent citées dans les études étaient : la prise en
sées dans différents pays d’Amérique, d’Europe ou compte des croyances du patient [16,17] , l’amabilité
d’Asie [12–21] . Leurs caractéristiques sont présentées du médecin [15,16] , son optimisme [17] , le temps passé
dans le tableau I. Les études ont comporté une ana- avec le patient [14] , son organisation, sa patience [12] .
lyse qualitative, quantitative ou bien une approche Certaines des qualités citées ont une signifi-
mixte, qualitative et quantitative. L’échantillon de la cation intuitive, d’autres ont pu être explicitées
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Méthodologie de l’étude
Premier Année Journal Pays Contexte de Type de Principales Mode de Analyse
Auteur de recrutement questionnaire questions recueil des effectuée
parution des personnes posées réponses
interrogées
Tableau I. suite.
Méthodologie de l’étude
Premier Année Journal Pays Contexte de Type de Principales Mode de Analyse
Auteur de recrutement questionnaire questions recueil des effectuée
parution des personnes posées réponses
interrogées
Tableau II. Principales qualités d’un bon médecin selon les études.
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160 G. Ibanez et al.
Premier auteur, Point de vue Nombre de Catégorisation des Principales qualités souhaitées
Nombre de per- personnes qualités
sonnes au total (n)
(N)
Fones CS [16] Médecins et 274 Caractéristiques Connaissance théoriques, engage-
N = 674 étudiants en cognitives, ment dans la formation continue
médecine conitives,
Patients 400 émotionnelles, Responsable, respectueux et de
interpersonnelles, confiance, intérêt du patient supérieur
et éthiques/morales aux intérêts financiers
Leahy M [17] Patients Questions Caractéristiques Connaissances théoriques, engagé
N = 599 + 120 ouvertes : cognitives, dans la formation continue, respon-
599 conitives, sable et de confiance, respectueux et
Questions interpersonnelles, confidentiel, intelligent et brillant
fermées : émotionnelles et
120 éthiques/morales
Maudsley G [18] Étudiants en Questions - Empathie, communication avec le
N = 973 + 515 médecine ouvertes : patient/écoute, compétences diagnos-
973 tiques, expérimenté, abordable,
Questions réfléchi sur sa pratique, personne
fermées : équilibrée, responsable profession-
515 nellement, efficient/bien organisé.
McBride C [19] Patients 640 - Compétences techniques, communi-
N = 640 cation avec le patient, éthique, coopé-
ration avec les soignants, promotion
de la prévention en santé, bon usage
des technologies, coût pris en compte
pour le patient
Sehiralti M [20] Étudiants en 127 Compétences Cordialité, bonne communication,
N = 127 médecine relationnelles et humanité, bienveillance, comporte-
communication, ment respectueux, non attaché
intégrité aux biens matériels, ouvert d’esprit,
professionnelle, in- respectueux, empathie, honnête,
tégrité personnelle, juste, compétence professionnelle,
connaissances tolérance, humilité, de confiance,
théoriques et com- patience, être « une bonne personne »,
pétences cliniques persévérant, éthique, responsable, gé-
néreux, soucieux du patient
Wright SM [21] Médecins 341 Compétences Plus de 25 % du temps en enseigne-
N = 341 enseignants innées, acquises ment, prise en compte des aspects
psychosociaux, clinicat réalisé, bonne
relation médecin malade, aimant son
métier
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Qu’est-ce qu’un bon médecin ? 161
dans les études. À titre d’exemple, dans l’étude de cliniques et l’engagement dans la formation conti-
Maudsley et al. [18] , une « bonne capacité d’écoute » nue. Les compétences relationnelles ont elles-même
incluait une réponse aux besoins physiques et été divisées en deux champs d’application, respec-
émotionnels du patient. Dans l’étude de Bonnet- tivement dans la relation avec le patient et dans la
blanc et al. [14] , « des explications compréhensibles » relation avec les autres soignants. Les qualités dans
consistaient à ne pas donner « de détails trop tech- la relation avec le patient comportaient les capaci-
niques et de charabia non accessible à un non ini- tés de communication (verbale et non verbale), ainsi
tié ». Dans l’étude de Bendapudi et al. [13] , « l’hu- que les capacités d’accompagnement du patient dans
manité » comportait le fait « d’être attentif, prêt à sa vie. Les qualités nécessaires aux relations avec les
consacrer le temps nécessaire à la consultation ou autres soignants (collègues, autres professionnels de
bien prêt à aider le patient dans les démarches non santé, entourage du patient) comportaient la bonne
médicales ». coopération avec les autres acteurs de soins et le res-
Les qualités citées différaient quelque peu selon pect des collègues. Les valeurs morales et éthiques
la catégorie des personnes sollicitées (« soignants » comportaient l’intégrité personnelle ou profession-
ou « soignés »). Les qualités d’empathie, d’écoute nelle, l’honnêteté du médecin ou encore la prise en
et de respect étaient citées prioritairement dans cinq compte du coût pour le patient.
des six études portant sur les patients [12–14,17] . Les
compétences cliniques et les connaissances théo-
riques étaient citées comme étant les qualités prin- Discussion
cipales dans les quatre études portant sur les mé-
decins [12,15,16,21] . Les études d’Abu-Hilal [12] et de Sur la base de la revue méthodique et systématique
Fones [16] utilisaient la même méthode pour interro- de la littérature effectuée, la définition d’un « bon
ger les médecins et les patients. Bien que les qualités médecin » semble nécessiter trois composantes : des
citées soient sensiblement les mêmes, l’accessibilité, compétences médicales, des compétences relation-
le respect et l’honnêteté apparaissaient au premier nelles appliquées dans la relation avec le patient et
rang des qualités citées par les « soignés », à la dif- avec les soignants et des valeurs morales/éthiques.
férence des compétences techniques citées prioritai- Cette revue présente des limites liées à la dif-
rement par les « soignants ». ficulté de comparaison des études entre elles pour
Les qualités citées pouvaient comporter des raisons méthodologiques : la formulation de la
quelques spécificités selon les pays considérés. question posée pouvait différer d’une étude à l’autre
L’étude américaine de McBride [19] citait comme (question ouverte ou fermée). De plus, il n’est pas
qualité à prendre en compte le coût du traitement exclu que la différence de réponses renvoie au rôle
pour le patient. L’étude asiatique de Fones [16] des implicites sémantiques. Par exemple, l’étude de
(Singapour) identifiait le respect et l’engagement Bonnetblanc et al. comparait les questions « qu’est-
dans la formation médicale continue. ce qu’un médecin ? » et « qu’est-ce qu’un bon mé-
decin ? ». Les qualités humaines étaient particulière-
ment citées en réponse à la deuxième question. On
Synthèse des résultats peut alors s’interroger sur l’interprétation de la ques-
tion posée : le « bon médecin » est-il un « médecin
Les principales qualités d’un bon médecin ont qui exerce une bonne médecine » ou bien un méde-
été classées en trois catégories : les compé- cin qui, de plus, est doté de « bonté » ? Le rôle des
tences médicales, les compétences relationnelles implicites sémantiques pourrait également être évo-
et les valeurs morales/éthiques (tableau III). Les qué dans les travaux de Bendapudi et al. ou encore
compétences médicales comportaient principale- de Wright et al. Dans le premier cas, la question
ment les connaissances théoriques, les compétences posée faisait référence à la « meilleure expérience
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162 G. Ibanez et al.
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Qu’est-ce qu’un bon médecin ? 163
médicale connue ». Elle avait donc trait à une expé- Le professionnalisme apparaît dans notre étude
rience « hors du commun », plutôt qu’aux qualités ainsi que dans les travaux de Miettinen et al. [29,30]
générales d’un « bon médecin ». Dans le deuxième La charte sur le professionnalisme médical [31] , rédi-
cas, la méthode de l’enquête mettait probablement gée par des auteurs américains, européens et cana-
en valeur les attributs « universitaires » du « bon mé- diens, l’a défini comme la base d’un contrat tacite
decin », plutôt que les qualités scientifiques ou re- conclu entre la médecine et la société. Cette valeur
lationnelles. D’ailleurs, les qualités citées prioritai- est inhérente aux responsabilités professionnelles.
rement dans ces deux études comportaient peu de Elle exige « de placer les intérêts de ses patients
« compétences techniques ». Est-ce à dire que « le au-dessus des intérêts des structures médicales, de
bon médecin » est peu technique ou peu scienti- maintenir des standards de compétence et d’intégrité
fique ? Cette conclusion serait absurde mais l’inter- et de fournir des conseils médicaux en matière de
prétation des questions influençait probablement le santé à la société ». L’émergence éventuelle d’un
sens des qualités citées. Par ailleurs, les particulari- conflit entre les intérêts communautaires et les in-
tés géographiques et culturelles des lieux d’exercice térêts individuels incite le « bon médecin » à cher-
ont pu également influencer les représentations de la cher le plus grand dénominateur commun entre les
population. Enfin, une revue portant sur les dimen- deux parties. S’il subsiste un différend résiduel, le
sions sociétales ou temporelles aurait pu apporter discours du bon médecin ne trouverait qu’à s’éclai-
des arguments en faveur d’une évolution du concept rer par l’éthique pour élaborer sa proposition en ces
du bon médecin [22] . Selon les auteurs, toutes ces li- termes : « Qu’est-ce qui est le plus juste » ? La for-
mites reflètent la nécessité de nuancer la définition mulation d’une telle position respecterait le libre-
du « bon médecin » selon le contexte d’étude. arbitre du médecin et rejoindrait les qualités du « bon
médecin » décrites par Sehiralti et al. [20] .
Une revue systématique réalisée par Wensing
et al. [23] a décrit les principales qualités attendues Selon Chamberland et al. [32] , les médecins en-
par les patients de leur médecin généraliste. On y seignants devraient appliquer les notions multidi-
retrouvait les notions de compétences, d’accessi- mensionnelles du « bon médecin » pour favoriser
bilité, de communication mais également des no- l’acquisition des compétences professionnelles de
tions de bienveillance (ou de bénévolence) et d’im- leurs étudiants. L’enseignement facultaire permet de
plication du patient dans les décisions prises. La développer les connaissances et les compétences
bienveillance, dans l’acception d’humanité, appa- techniques nécessaires au bon médecin. En com-
raît également dans les réflexions de Martin [24] et plément, plusieurs démarches pédagogiques telles
de Magauran [25] . Plus indirectement, cette valeur que les enseignements auprès des patients, les jeux
apparaît dans les qualités d’altruisme [26] , d’empa- de rôle (notamment dans leur dimension « explora-
thie et d’éthique. Selon Hurwitz et al. [27] , les qua- toire »), l’imitation de modèles ou les travaux sur la
lités du « bon » et du « mauvais » médecin peuvent décision partagée permettent l’acquisition de com-
parfois coexister chez un même individu. Le « bon pétences relationnelles et de valeurs morales [33–36] .
médecin » pourrait allier les compétences scienti-
fiques aux capacités réflexives propres du « méde- Les différences rencontrées respectivement
cin humaniste ». Selon Fung et al. [28] , les patients entre les points de vue des « soignés » et des
attachent cependant plus d’importance aux qualités « soignants » mériteraient d’être approfondies dans
techniques de leur médecin (prise en charge adé- des travaux ultérieurs homogénéisant les méthodes
quate de pathologies aiguës, chroniques, ou préven- d’analyse. En effet, la satisfaction des patients est
tion des maladies) qu’aux qualités interpersonnelles un élément important dans l’observance et la com-
(de communication, de courtoisie, de respect et de pliance au traitement [37] . L’évolution de la médecine
rapidité). vers la prévention et l’accompagnement de maladies
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164 G. Ibanez et al.
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