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Chef-d'œuvres de la Renaissance

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Analyse d’œuvres de la Renaissance

Cette révolution artistique s’intègre


pleinement dans la pensée humaniste, à
savoir que l’homme est au centre de tout
comme en témoigne l’œuvre de Leonard de
Vinci, l’homme de Vitruve (1490) où l’on
voit que le corps humain s’inscrit dans deux
formes géométriques, donc parfaites : le
cercle et le carré.
On retrouve la perfection du corps avec
le nombre dor (1,618) proportion jugée
parfaite par les Grecs anciens et que l’on doit
obtenir en divisant la taille d’une personne
par la distance du sol au nombril.

La cathédrale Santa Maria del Fiore


achevée en 1436 est surmontée d’une
coupole (Il duomo en italien) réalisée
par l’architecte Filippo Brunelleschi.
Ce Duomo est une prouesse
technologique qui imite le corps
humain…vous ne voyez pas ?
Approchez-vous et observez les
chaînes et les petites voûtes…elles
sont similaires aux côtes de l’être
humain.
Ci-dessus, et ci-contre on peut voir le
« rectangle d’or », sa longueur
divisée par sa largeur est égale à
1,618. Si on enlève la surface d’un
carré, il reste un rectangle…d’or. On
enlève encore un carré et on obtient…
?! etc. Si on trace un arc de cercle
dans chaque carré, on obtient la
coupe d’une coquille, preuve de la
Georges Seurat « Une perfection de la nature. Ce rectangle
baignade à Asnières » (1884) Léonard de Vinci « la d’or trouve son application comme
référence dans la peinture de la
Joconde », vers 1503. Renaissance ou du XIXème siècle.

Le Parthénon, temple grec construit au


milieu du Vème siècle av. J.-C. à Athènes
s’inscrit dans un rectangle d’or.
Jan Van Eyck « Les époux Arnolfini » 1432
Les époux Arnolfini de Jan Van Eyck, un peintre flamand, est un chef-d’œuvre. Outre
les effets de reflets et de transparence, exceptionnels pour l’époque (agrandissez le lustre et
les perles !) rendus grâce à la peinture à l’huile, qui aurait été inventée par lui ; il y a une
somme de détails qui ont leur importance.
 C’est un couple de bourgeois italiens installés en Flandre, ils sont richement
habillés. La richesse se manifeste également par la présence d’oranges près de la
fenêtre, fruit rare et cher à l’époque !
 Ce mariage se fait sous la protection de Dieu incarnée par l’unique bougie
d’allumée sur le lustre (lumière=Dieu).
 La soumission de la femme est montrée par sa main, paume vers le haut, dans celle
de son mari.
 Le chien entre les époux symbolise la fidélité.
 La femme semble enceinte, ou bien relève-t-elle simplement sa robe ? Les époux
ne sont pas censés avoir eu encore de relations charnelles. On observe, cependant
sur le montant du lit au niveau de la tête de l’épouse, la statue de Sainte
Marguerite, les mains jointes, accompagnée de son dragon. C’est la sainte
protectrice…des femmes enceintes.
 Le miroir concave entre les époux sur le mur permet de voir des invités, dont celui
en bleu serait le peintre lui-même, ce qui confirmerait la phrase et signature en
dessous de celui-ci : « Johannes De Eyck Fuit hic », ce qui veut dire « Jan Van
Eyck était ici » daté de 1432.
 L’épouse a quitté ses sabots, utilisés à l’extérieur pour éviter de salir ses
chaussures, et qui préfigure ce qui sera plus tard le talon aiguille, mais n’a pas non
plus mis ses chaussons, visibles près du lit. Elle est donc pieds-nus. L’époux, de sa
main droite semble congédier les invités. La présence du lit. Tout porte à croire
que le couple s’apprête à consommer le mariage.

Michel-Ange « La Pietà » 1499


Cette sculpture en marbre, chef-d’œuvre de Michel-Ange représente la Vierge Marie
tenant son fils à sa descente de la croix. Il est donc mort mais semble dormir. Observez la
finesse des détails (les muscles, le drapé, etc.). Il y a pourtant une incohérence volontaire. La
mère tient son fils dans les bras et pourtant, ils semblent avoir le même âge…jeune. On image
mal la Vierge sous les traits d’une vieille femme, elle qui est considérée comme la mère de
Dieu. Elle doit être parfaite, donc jeune.

Dans cette peinture de Leonard de


Vinci datant de 1501, les personnages sont
Sainte Anne à gauche, Marie au milieu et
Jésus enfant tenant un agneau. On observe
une ligne de force matérialisée par le regard
d’Anne, de Marie et de Jésus. Marie essaie-
t-elle de prendre son enfant dans les bras ou
au contraire, le dépose-t-elle au sol, et
pourquoi ? Quel est la symbolique de
l’agneau ? Les visages sont impassibles,
énigmatiques, comme dans le plus célèbre
tableau du monde : « la Joconde ». La
technique utilisée est le sfumato, c'est-à-dire
que les personnages sont entourés d’une
sorte de brouillard.
Marie connait le destin de son fils, celui
de se sacrifier pour racheter les pêchés de
l’humanité et on ne sait si c’est la mère qui
tente de retenir son fils pour l’empêcher
d’aller vers son destin funeste, ou la vierge
Léonard de Vinci « La Vierge à l’enfant Marie qui laisse le fils de Dieu aller se
Jésus » 1501 sacrifier, sacrifice symbolisé par l’agneau.
- La Renaissance artistique a inspiré les grands maître de la peinture jusqu’au XIXe et
même XXe siècle. Ainsi la Vénus d’Urbino du Titien (1534) a inspiré Edouard Manet dans
son Olympia (1863) qui a fait scandale à l’époque par la nudité du modèle mais plus encore
par ce qu’elle représente. En effet, à la déesse Venus du Titien se substitue une prostituée de
basse condition habillée d’un seul tour de cou, d’un bracelet et d’une paire d’escarpin. Le
chien paisible est remplacé par un chat irrité. La femme priant est remplacée par une servante
noire apportant les fleurs d’un client.

Le Titien « Venus d’Urbino » 1534


Edouard Manet « Olympia » 1863

- Enfin Maurits cornelis Escher (1898-1972) s’est largement


inspiré des perspectives pour créer des trompes-l ’-œil. Avez-vous vu où était l’astuce ?

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