Phobie et santé mentale en soins infirmiers
Phobie et santé mentale en soins infirmiers
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DEFINITION DU CONCEPT SANTE MENTALE
LES NEVROSES
PATHOLOGIES NEVROTIQUES
LA NEVROSE D’ANGOISSE
LA NEVROSE PHOBIQUE
LA NEVROSE HYSTERIQUE
LES PSYCHOSES
PATHOLOGIES PSYCHOTIQUES
LA BOUFFÉE DÉLIRANTE
LA CONFUSION MENTALE
ACCES MANIAQUE
ACCES MELANCOLIQUE
LA PSYCHOSE PUERPERALE
LA SCHIZOPHRÉNIE
TROUBLES NEURO-PSYCHIATRIQUES
LES DEMENCES
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ROLE SPECIFIQUE DE L'INFIRMIER EN PSYCHIATRIE AUPRES DU PATIENT
1- Objectif général :
2- Objectifs spécifiques :
Définir en ses propres termes et sans en altérer le sens les différents concepts
liés aux troubles mentaux ;
Identifier de manière claire les différents troubles mentaux en se basant sur
leurs signes et symptômes ;
Reconnaître les différents éléments entrant dans la prise en charge
psychosociale d’un patient souffrant de pathologies mentales/neurologiques.
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Les troubles mentaux ou maladies mentales sont donc des affections qui perturbent
la pensée, les sentiments ou le comportement d’une personne de façon
suffisamment forte pour rendre son intégration sociale problématique ou pour lui
causer souffrance.
- « Folie » : C’est la vision sociale de la maladie mentale. Elle est synonyme de rejet
social.
- Problème de santé mentale : Il arrive à tout le monde de se sentir triste ou irrité.
Mais lorsque ces émotions sont si fortes qu’on a de la difficulté à les supporter que
ce soit à l’école, au travail ou à la maison, c’est qu’on a un problème de santé
mentale. Problème de santé mentale : Il arrive à tout le monde de se sentir triste ou
irrité. Mais lorsque ces émotions sont si fortes qu’on a de la difficulté à les supporter
que ce soit à l’école, au travail ou à la maison, c’est qu’on a un problème de santé
mentale.
Les problèmes de santé mentale sont devenus l'une des principales causes
d'absentéisme au travail et de retraite anticipée. La récession économique actuelle et
ses effets sur le marché du travail vont probablement aggraver les problèmes
d'emploi et de qualité de la vie chez les personnes atteintes de troubles mentaux et
leur famille.» (OMS, 2010).
Quoique toutes les catégories sociales dans tous les pays soient concernées, les 3/4
de cette charge mondiale pèse sur les pays à revenu faible ou intermédiaire. Non
seulement les ressources en matière de santé mentale y sont insuffisantes, mais
aussi, la majorité de ces pays allouent moins de 2% de leur budget à la santé mentale,
d’où un déficit de traitement de plus de 75 (OMS. 2008).
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- Soins infirmiers en santé mentale : J.Travelbee traduit par C. Tremblay Duval,
édition du renouveau pédagogique Inc. Montréal, (1978, P.5) définit le soin infirmier
en santé mentale comme «un service destiné aux personnes affectées par des
processus pathologiques d’ordre cognitif ou affectif qui interfèrent avec une vie
saine ou normale». Elle considère qu’à travers ce service, l’infirmier aide une
personne, une famille ou une collectivité à améliorer sa santé mentale. Il contribue à
prévenir l’apparition des manifestations de la maladie, à les affronter, et si
nécessaire à découvrir le sens de ces symptômes.
3.2- Constats
- La maladie mentale dans la société camerounaise conduit toujours à la
stigmatisation des patients et au rejet de ces derniers. Elle est souvent considérée
comme la maladie de la honte, un sort jeté, une maladie mystique. Parfois les
victimes sont accusées d’être responsables de leur situation, car ayant rompu le
pacte signé avec le diable.
L’ignorance et les considérations faites autour des maladies mentales ont limité
l’accès aux soins médicaux modernes. Les patients vont d’abord chez les
tradipraticiens, voire auprès des églises « dites de réveil » et des prêtres exorcistes
pour conjurer le mauvais sort. Ce qui crée un retard considérable pour la prise en
charge.
3.3- Facteurs de risques des maladies mentales
Les maladies mentales tiennent à une interaction complexe entre des facteurs liés à
la génétique, à la biologie, à la personnalité (combinaison des pensées des
sentiments et des comportements qui rendent un individu unique) et à
l’environnement.
Elles touchent diverses personnes, peu importe leur âge, leur niveau de scolarité,
leur revenu et leur culture.
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- L’âge (de la petite enfance jusqu’à la vieillesse) ;
- Le sexe ;
- Antécédents familiaux, etc.
- Deuils, échecs scolaires, accidents de route ;
- Les avortements, les divorces, les déceptions amoureuses, les catastrophes, etc.
IV- Sémiologie
V- Pathologies
Les objectifs du cours
Objectif général
A la fin de cette unité d’enseignement, l’étudiant(e) devrait être capable d’avoir une
vision globale sur les névroses et pouvoir ainsi distinguer les différentes névroses avec prise
en charge adéquate, puis être capable de distinguer les névroses des psychoses.
Objectifs spécifiques
Plus spécifiquement, il devrait être capable de :
I- Définition et généralités
On définit sous cette appellation des troubles mentaux repérés par celui qui en est
atteint comme pathologique, ne correspondant pas à une étiologie organique décelable, ne
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perturbant pas de façon profonde l’expérience de la réalité, ne remettant pas en question la
structure de la personnalité.
Les névroses sont des troubles psychiques mineurs sans altération profonde de la
personnalité et les relations avec le monde extérieur. Elles se manifestent par différents
symptômes dont le patient est conscient du caractère pathologique et n’a pas de base
anatomique connue. Elles répondent souvent de façon favorable à la psychothérapie.
Ces symptômes sont la traduction de l’existence des conflits internes qui ne sont en
général que la résurgence ou la persistance des conflits mal résolus au cours du
développement affectif du sujet.
C’est dans ce sens qu’on peut comprendre la névrose comme l’échec de l’organisation
ou du maintien de l’équilibre psychique interne. Cet échec se traduit essentiellement par
l’état de souffrance de l’individu par son angoisse.
Les symptômes névrotiques sont généralement considérés comme mineurs par
rapport aux symptômes psychotiques car les rapports du sujet avec le monde extérieur ne
sont pas notablement altérés et c’est cette absence de délire qui distingue radicalement les
états névrotiques des états psychotiques.
Il existe différents types d’organisations névrotiques et nous verrons qu’on peut les
considérer comme différentes modalités d’organisation de lutte contre l’angoisse.
II- Classification des névroses
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- La névrose phobique : état de peur permanent d’objets et de situations. L’anxiété
est déplacée sur des objets extérieurs ou des situations : ce sont eux que le malade
va redouter et ce sont eux qui vont être source d’angoisse.
- La névrose hystérique: le déplacement de l’angoisse se fait sur le corps ; c’est à
son propos que l’on parle de conversion somatique de l’angoisse.
- La névrose obsessionnelle ou TOC : l’anxiété est déplacée sur l’activité psychique; le
malade est angoissé par des idées qui s’imposent à lui de façon incoercible,
irrésistible.
- La névrose traumatique ou état de stress post-traumatique (ESPT) : ce sont des
états névrotiques durables, survenant à la suite d’un traumatisme psychique. Il s’agit
le plus souvent d’une brusque agression psychique et parfois physique très intense
et sur laquelle le sujet ne peut exercer aucun contrôle. Il peut faire face à cette
agression, être confronté à l’éventualité de sa propre mort ou de la mort des
personnes qui l’entourent.
NB :
Obsession : idée répétitive et menaçante s’imposant de façon
incoercible (contrainte) à la conscience du sujet, bien que celui-ci
reconnaisse le caractère irrationnel.
Compulsion : conduite accomplie sous l’emprise d’une contrainte
interne, dans le seul but d’apaiser l’angoisse ou la culpabilité qui
résulterait de son non accomplissement et malgré une lutte livrée
contre cette force.
III- Etude multifactorielle de l’origine et du développement des névroses
De nombreuses études ont mis en évidence une certaine vulnérabilité familiale dans la
survenue de troubles névrotiques.
Il semble ainsi coexister des facteurs héréditaires à la survenue de certains
symptômes anxieux, phobiques ou obsessionnels retrouvés prioritairement au sein des
familles des malades mentaux.
III.2- Hypothèses cognitivo-comportementales
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Le modèle cognitivo-comportemental s’intéresse au comportement, aux pensées (ou
cognition) et aux émotions pathologiques exprimées par les patients souffrant de troubles
névrotiques.
Ce modèle postule que ces différents symptômes se sont développés par
apprentissage, ceux-ci ayant été acquis, renforcés et entretenus par des circonstances
auxquelles fut soumis le patient. La peur de certains objets chez le phobique ou
l’appréhension de certaines situations chez le patient souffrant d’anxiété généralisée
auraient ainsi été conditionnées à un moment de leur existence, organisant la pensée et le
comportement autour de cette crainte persistante.
III.3- Hypothèses socio-environnementales
Le rôle des interactions entre le sujet et son environnement a de tout temps été
souligné. On considère habituellement qu’un contexte social difficile (nuisance de l’habitat,
condition de travail précaire, conflits familiaux, désintégration du noyau communautaire ou
familial), évènements de vie stressants, survenue d’évènements traumatiques intenses
rendent plus probables une décompensation névrotique.
Aucune de ces hypothèses ne peut faire prévaloir l’exclusivité de son modèle dans
l’origine et le développement des névroses. Les différents troubles observés sont le résultat
de nombreux facteurs intriqués, exprimés chez chaque malade à travers sa propre histoire,
ses antécédents, son environnement social, familial et affectif. L’expérience de chacun des
patients souffrant d’affection névrotique devra donc être abordée individuellement, en
référence aux différents modèles explicatifs proposant une prise en charge la mieux
adaptée.
IV- Sémiologie
Inquiétude : trouble, état pénible causé par la crainte, l’appréhension d’un danger.
Stress : mot anglais employé par Hans Selye (1936) pour exprimer l’état réactionnel d’un
organisme soumis à l’action d’un excitant quelconque.
L’excitant que SELYE appelle ‘‘stressor’’ peut être animé (microbe), physique (froid),
chimique (poison), un trouble ou lésion organique (hémorragie), nerveux (effort, émotion
désagréable ou agréable).
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Le Dictionnaire de l’Infirmier de psychiatrie (2005) définit le stress comme étant une
réaction non spécifique de l’organisme à une agression (traumatique, toxique, infectieuse
ou psychologique) et par extension l’agent responsable de cette réaction.
Selon l’OMS, le stress est l’ensemble des réactions que les employés peuvent avoir
lorsqu’ils sont confrontés à des exigences et à des pressions professionnelles ne
correspondant pas à leurs connaissances et à leur capacité et qui remettent en cause leur
aptitude à faire face.
Angoisse : état affectif de caractère déplaisant à type de peur intense qui s’accompagne
en règle générale de symptômes neurovégétatifs, spasmes, dyspnée, tachycardie... et
qui se produit en réponse à un sentiment de menace imminente.
C’est en effet une émotion physiologique éprouvée par tout individu dans certaines
situations particulièrement stressantes ou menaçantes.
Phobie : c’est une crainte angoissante déclenchée par un objet ou une situation n’ayant pas
en elle-même de caractère dangereux et éprouvée en toute conscience de son caractère
dangereux et absurde. Initialement, le sentiment de peur n’est ressenti qu’en présence de la
situation déclenchante que le sujet tend à éviter plus ou moins scrupuleusement. Il peut
alors apparaître l’anticipation des objets ou des situations menaçantes redoutés bien avant
leur confrontation avec le patient phobique.
Obsession : c’est l’irruption d’une pensée ou d’une idée angoissante, incontrôlée qui
apparaît au malade comme un phénomène anormal et qui persiste malgré ses efforts pour
s’en débarrasser.
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Le plus souvent il s’associe aux obsessions des phénomènes de compulsions
caractérisées par des comportements auxquels le sujet se sent contraint dont il reconnaît le
caractère absurde et gênant mais qu’il ne peut s’empêcher d’accomplir de façon répétitive.
Ces symptômes s’inscrivent dans le cadre des troubles conversifs (névrose hystérique).
Le doute : état d’esprit d’une personne qui est incertaine de la réalité d’un fait, qui hésite à
prendre partie entre plusieurs opinions et suspend son jugement.
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Le rite : c’est l’ensemble des règles qui fixent le déroulement d’une cérémonie liturgique ou
d’un culte religieux en général : les rites du baptême, le rite de l’église romaine.
C’’est ce qui se fait selon une coutume traditionnelle (rites du nouvel an)
Sur le plan anthropologique, le rite peut signifier un acte, une cérémonie qui a pour objet
d’orienter une force occulte (cachée mystérieuse) vers une action déterminée.
Par définition, le sommeil est état physiologique, cyclique et réversible, qui diffère de l’état
de veille par la suspension partielle des rapports sensoriels avec l’environnement.
Pour le Dictionnaire Petit Larousse de la Médecine, le sommeil est un état physiologique,
temporaire, immédiatement réversible, reconnaissable par la suspension de la vigilance et le
ralentissement du métabolisme (terme général désignant toutes les réactions par lesquelles
les cellules d'un organisme produisent et utilisent l'énergie, maintiennent leur identité, et se
reproduisent).
On appelle trouble du sommeil : toute perturbation de la durée ou de la qualité du sommeil.
Les troubles du sommeil sont de 3 sortes : insomnie (insuffisance de sommeil), qui est très
fréquente, hypersomnie (excès de sommeil), parasomnie (comportement anormal pendant
le sommeil) ; par ailleurs, certains troubles du sommeil sont propres à l’enfant.
Les perturbations du sommeil sont fréquentes dans la population générale et parmi
les patients présentant des troubles psychiatriques. L’insomnie est la pathologie la plus
fréquemment retrouvée, elle concerne jusqu’à 30% de la population.
Selon le DSM/IV (Manuel Diagnostic et Statistique de Troubles Mentaux
version IV), on peut classer les troubles du sommeil en 3 groupes principaux :
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Les dyssomnies : perturbations de la qualité, de la quantité ou des
horaires du sommeil : insomnies, hypersomnies, troubles circadiens. L'origine
intrinsèque (cause interne à l'organisme) ou extrinsèque (cause extérieure)
est considérée pour la classification.
Les parasomnies : phénomènes anormaux qui surviennent au cours du
sommeil:
• Les cauchemars : ce sont des rêves prolongés s’accompagnant d’une
angoisse grandissante qui finit par réveiller le sujet qui garde un souvenir
précis de son rêve. Il s’agit d’un rêve compliqué, source de frayeur et de
pression. Les cauchemars se produisent le plus souvent à la 2 e partie de la
nuit. Ils peuvent aussi survenir à n’importe quel moment de la nuit au cours
du sommeil paradoxal et se terminent par un réveil anxieux empêchant
l’individu de se rendormir.
• Les terreurs nocturnes : fréquentes chez l’enfant, caractérisées par un éveil
brutal, anxieux, une agitation et une amnésie de la crise au réveil.
• Le somnambulisme qui est un automatisme déambulatoire pendant le
sommeil, concerne le plus souvent les enfants.
• Somniloquie : fait de parler pendant le sommeil sans en avoir conscience ni
de s’en souvenir.
Troubles du sommeil lies à un autre trouble mental
L’insomnie liée à un autre trouble mental tel que le trouble dépressif majeur,
le trouble panique, la schizophrénie.
L’hypersomnie, liée à un autre trouble mental s’observe dans une grande
variété de troubles : phase précoce d’un trouble dépressif modéré, chagrin,
troubles de personnalité, troubles dissociatifs...
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Nous pouvons citer les algies vasculaires de la face, les troubles du rythme
cardiaque, l’insuffisance coronarienne, le reflux gastro-œsophagien (RGO)
Troubles induits par une substance. Les troubles du sommeil peuvent être
induits par la prise de médicaments, l’intoxication ou le sevrage à une
substance.
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Inattention et distraction excessives, interruption répétée de tâche avant leur
achèvement avec passage à d’autres activités ;
Hyperactivité : très grande difficulté à rester assis, bavarde de façon excessive ;
Impulsivité excessive : agit sans réfléchir ;
Manifestation répétée et persistante de comportements dérangeants (colères
inhabituellement fréquentes et graves, actes antisociaux : vol, destruction d’objets,
désobéissance persistante et grave)
Modifications soudaines du comportement ou des relations avec les autres, y
compris le retrait social.
Autres troubles :
Les TCA se caractérisent par des perturbations graves du comportement alimentaire. Ils
font partie des troubles de conduites instinctuelles. Les TCI se caractérisent par des
perturbations plus ou moins graves qui peuvent concerner le comportement alimentaire,
sexuel, le sommeil, et la consommation des substances toxiques.
Ceux qui ne mangent pas assez : les anorexies mentales, les restrictions
alimentaires ;
• L’anorexie mentale se caractérise par le refus de maintenir le poids corporel à
une valeur minimum normale. La triade symptomatique de l’anorexie
mentale: anorexie; aménorrhée; amaigrissement.
Ceux qui ne mangent pas du tout (délire chez les maniaques, conduites chez
les grévistes)
Ceux qui mangent ou boivent trop : boulimie, potomanie, dipsomanie, etc. ;
• La boulimie : trouble des conduites alimentaires caractérisé par des
épisodes d’ingestion impulsive et incoercible de nourriture hypercalorique,
parfois suivis de vomissements provoqués ou d’une prise de laxatifs ou
diurétiques ou de la pratique d’exercices physiques excessifs, pour éviter
une prise du poids.
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• Potomanie : fait pour un sujet d’absorber de quantités importantes de
liquides (généralement de l’eau) ; exclure les sujet diabétique.
• Dipsomanie : besoin impérieux de boire, débutant par une phase
d’inquiétude et d’irritabilité ; le sujet fini par succomber à sa soif tyrannique
(forme d’alcoolisme).
Ceux qui mangent mal (aberration alimentaire) : géophagie, coprophagie,
cannibalisme, etc.
• Géophagie : ingestion de la terre ou du sable et par extension des objets
bizarres (papier, charbon, mousse, cheveux, craie, savon,…) ;
• Coprophagie : ingestion des matières fécales ;
• Cannibalisme : fait de se nourrir de la chair humaine
Elles sont une diminution ou une absence d’une partie ou de la totalité de la réponse
sexuelle (l’impuissance, frigidité) ou par une douleur associée aux rapports sexuels
(dyspareunie, vaginisme).
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un retour ou une fixation à des comportements sexuels primitifs appartenant à la sexualité
infantile et qui demeure chez chaque adulte mais à l’état de survivance (l’anus était une
zone érogène dans l’enfance). Les paraphilies sont donc des troubles sexuels caractérisés
par la présence des pulsions, fantasmes ou pratiques qui sont déviantes, inhabituelles ou
bizarres. Elles sont plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes. Dans les
perversions sexuelles, l’anomalie peut concerner le choix de l’objet sexuel ou de l’acte sexuel
lui-même.
Le sadisme : conduite sexuelle dans laquelle le plaisir n’est obtenu qu’en infligeant
une souffrance physique ou mentale à son partenaire. Le sadisme peut aller jusqu’au
meurtre.
Le masochisme : conduite sexuelle dans laquelle le plaisir n’est obtenu que sous
l’effet d’une souffrance physique subie.
Le sadomasochiste : c’est celui qui en même temps veut voir son partenaire souffrir
et lui-même s’inflige une souffrance.
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Le fétichisme : conduite sexuelle dans laquelle l’apparition et la satisfaction des
désirs sexuels sont conditionnées par la vue ou le contact de certains objets
(lingerie, sous-vêtements, photos, chaussures…).
La masturbation : conduite sexuelle qui consiste à provoquer l’orgasme par
excitation manuelle des organes génitaux. Elle peut être auto ou hétéro et favorisée
par certaines circonstances.
Le frotteurisme ou frottage : conduite sexuelle consistant à se frotter, s’appliquer
contre l’autre sans son consentement pour obtenir l’orgasme.
La klismaphilie : conduite sexuelle consistant à provoquer des excitations sexuelles
par les lavements.
La coprophilie : conduite sexuelle consistant à faire déféquer le ou la partenaire sur-
soi pour obtenir du plaisir.
Coprophagie : conduite sexuelle consistant à ingérer les excréments du ou de la
partenaire.
L’urolagnie : c’est la miction du ou de la partenaire sur-soi pour obtenir du plaisir.
L’urophilie : c’est le fait de boire ou faire boire ses urines à son partenaire.
La saliromanie : conduite sexuelle consistant à avoir l’acte sexuel dans des
conditions particulièrement sales.
La pornographie : proche du voyeurisme, consiste à atteindre l’orgasme en
regardant les images se rapportant à l’acte sexuel.
La macrophallie : c’est le désir d’avoir un phallus de dimension extraordinaire.
La fellation : c’est la stimulation orale des organes génitaux de l’homme.
Le cunilingus : c’est la stimulation des organes génitaux de la femme.
Le vampirisme : c’est le besoin morbide de mêler le sang à l’acte sexuel.
Le pynalionisme : c’est le rapport sexuel avec les statues.
La nécrophilie : c’est une conduite sexuelle qui consiste à avoir un acte sexuel avec
des cadavres. C’est de la profanation sexuelle en terme juridique.
Les appels téléphoniques ou lettres obscènes : conduite sexuelle consistant pour
certains individus à obtenir des stimulations sexuelles en téléphonant ou en
rédigeant des lettres. Ils entretiennent leurs victimes qui sont en général des
femmes inconnues, à travers des multiples propos sexuels.
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La nymphomanie : il s’agit des préoccupations sexuelles constantes et excessives
accompagnées des masturbations compulsives ; ainsi que d’une recherche constante
des multiples partenaires sexuels ; le désir sexuel est élevé, de même que le
sentiment d’insatisfaction malgré l’hyperactivité sexuelle.
Le viol : c’est l’emploi de la force physique ou morale pour obliger une personne non
consentante à s’engager dans une activité sexuelle.
L’inceste : c’est une activité sexuelle entre les individus de la même unité sociale
autre que mari et femme. Les familles incestueuses sont beaucoup plus hermétiques
et s’ouvrent peu à l’extérieur.
L’homosexualité : c’est une conduite sexuelle dans laquelle le partenaire est du
même sexe. On distingue :
- L’homosexualité masculine ou pédéraste : ici, la conduite sexuelle est la sodomie
ou coït anal.
- L’l’homosexualité féminine (lesbienne).
- L’l’homosexualité perverses qui admet sans angoisse sa perversion et en jouit.
La sodomie : c’est le coït anal.
La pédophilie : c’est un amour sexuel pour les enfants.
La gérontophilie : c’est l’amour sexuel pour les personnes âgées.
La zoophilie ou bestialité : ici, la ou le partenaire est un animal.
Le travestisme ou transvestisme : il s’agit d’une tendance à adopter les vêtements
ou les habitudes sociales du sexe opposé.
Le transsexualisme : c’est le sentiment éprouvé par un sujet d’appartenir au sexe
opposé au sien et le désir intense souvent obsédant de changer de sexe.
La peur des femmes : c’est une crainte irraisonnée des femmes avec sentiment
d’infériorité, d’inaptitude à lui dire ses sentiments. Quand il prend le courage
d’exprimer ses sentiments c’est sous forme de défi.
La prostitution : c’est le fait d’accomplir l’acte sexuel sans choix du partenaire, sans
plaisir érotique et seulement pour le besoin d’argent.
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V.1- La névrose d’angoisse
Généralités
La névrose d’angoisse peut être considérée comme la névrose de base, car elle
constitue l’organisation initiale de la personnalité névrotique avant toute organisation plus
stable, plus structurée.
Clinique
La crise d’angoisse
Elle est de début brutal. Elle survient souvent la nuit où à des horaires précis. Elle
associe les troubles somatiques et les troubles psychiques.
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- Soit l’état d’excitation dans lequel le malade demande de
l’aide au voisin, au commissariat, il téléphone à l’hôpital, etc.
On peut observer un état permanent d’angoisse et une personnalité
anxieuse (la peur de l’événement et du lendemain).
Le trouble panique
Une attaque de panique est une crise d’angoisse aigue, avec période bien délimitée
de crainte ou de malaise intense définie par la survenue brutale d’une symptomatologie
riche et invalidante : étouffement, étourdissements, sensation d’instabilité ou
d’évanouissement, tachycardie, tremblement ou secousses musculaires, transpiration ou
bouffées de chaleur, sensation d’étranglement, nausées ou gêne abdominale, douleur ou
gêne thoracique, peur de mourir, peur de devenir fou ou de commettre un acte incontrôlé.
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une irritabilité,
des troubles du sommeil.
NB : Ces deux troubles évoluent le plus souvent de façon chronique, avec pérennisation de
l’angoisse dans l’anxiété généralisé et répétition des troubles panique.
Evolution
Traitement
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NB : La psychanalyse est une méthode d’investigation inventée par S. Freud et fondée sur la
théorie de l’existence d’une dynamique psychologique inconsciente. Elle vise à rendre
conscients les conflits inconscients responsables des symptômes en libérant le matériel
refoulé, avec pour objectif un fonctionnement psychique plus mature.
La crise d’anxiété peut conduire à la crise de panique (survenue brutale de crises d’angoisse
paroxystiques, non induites et imprévisibles, se répétant à plusieurs reprises et se traduisant
par une symptomatologie riche et invalidante). Les attaques de panique sont accompagnées
de la crainte persistante d’avoir une nouvelle crise.
Avec une première crise de panique, assurez-vous que la personne n’est pas en de train de
faire une crise cardiaque. Il faut toujours considérer les conditions médicales avant les
conditions psychiatriques ; sinon, la personne pourrait mourir d’une urgence médicale non
soignée. Si la situation médicale de la personne est clarifiée, ou si la personne avait eu des
crises paniques dans le passé, la première chose qu’il, faut faire est de ramener le niveau
d’oxygène à la normale. Pendant la crise de panique, la personne respire si rapidement que
le niveau d’oxygène s’élève. Son visage devient rouge à cause de l’oxygène, et la sensation
de suffocation le fait encore respirer plus rapidement. Donnez-lui un sac en papier, et
demandez-lui de couvrir ses narines et sa bouche et de respirer dans le sac. En expirant, le
dioxyde de carbone remplit le sac. Lorsqu’elle inspire, elle inspire le CO2, ce qui va rabaisser
le niveau de l’oxygène. Tandis que le niveau du CO2 augmente, la respiration va se ralentir.
Faire environ 8 respirations dans le sac, et ensuite respirer normalement. Répéter jusqu’à ce
que la respiration se ralentisse.
Généralités
Rappelons ici que la phobie est une crainte irraisonnée, illégitime et intense ressentie
par un sujet en présence d’un objet ou d’une situation particulière.
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Elle se caractérise cliniquement par :
La névrose phobique apparaît chez l’adulte jeune et peut être le prolongement des
périodes prolongées des phobies infantiles ou alors être une nouvelle organisation
psychologique du sujet.
Manifestations cliniques
On décrit :
Ici les objets ou les situations qui peuvent être redoutées dans les névroses
phobiques sont très nombreuses.
La phobie des situations : C’est la plus fréquente. Parmi les plus habituelles
nous pouvons relever :
- L’agoraphobie ou phobie des espaces ouverts
- La claustrophobie ou phobie des espaces fermés ;
- La phobie des transports en commun : métro, train, autobus, avion, bateau,
etc.
- La phobie de l’obscurité ;
- La phobie de la foule ;
- La phobie des animaux (zoophobie) :
La phobie des gros animaux rencontrée beaucoup plus chez les
enfants ;
La phobie des petits animaux rencontrée beaucoup plus chez les
adultes.
La phobie d’objets (instruments pointus, contondants tels que les ciseaux,
les couteaux, etc.)
Certains auteurs classent les troubles phobiques en trois grands groupes de troubles :
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L’agoraphobie : crainte de se retrouver dans des endroits ou situations d’où il serait
difficile ou gênant de s’échapper, ou dans lesquelles on pourrait ne pas trouver de
secours en cas de survenue brutale de symptômes pouvant embarrasser le sujet ou le
priver de ses moyens.
Symptômes : étourdissement, malaise ou détresse cardiaque. Les situations
génératrices d’agoraphobie correspondent le plus souvent au fait de se trouver seul
en dehors de son domicile, au milieu d’une foule, dans une file d’attente, sur un pont
ou dans un moyen de transport.
Phobies sociales : correspondent à la peur persistante d’une ou plusieurs situations
sociales dans lesquelles le sujet est exposé à l’éventuelle observation d’autrui et dans
lesquelles il craint d’agir de façon humiliante ou embarrassante. L’exposition aux
situations sociales phobogènes (Ex : parler en public, manger devant d’autres
personnes, uriner dans les toilettes publiques, écrire sous le regard d’autrui, la
situation d’examen oral, ou le fait de devoir répondre à des questions) entraînent
une réaction anxieuse immédiate et le sujet évite de se trouver face à ces situations.
Phobies simples : c’est la réaction de peur persistante face à un stimulus déterminé,
objet ou situation, autre que la peur d’avoir une attaque de panique (agoraphobie)
ou d’être embarrassé devant autrui (phobie sociale). Ex:phobie des animaux, des
objets contondants, du sang ; phobie des endroits clos (claustrophobie).
Le comportement phobique
- La conduite d’évitement : le patient a tendance à éviter à tout prix les objets et situations
phobogènes ;
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Non traitées, elles évoluent généralement vers la persistance et l’aggravation. On observe
alors une tendance à la généralisation de la peur envers des objets ou des situations proches
de ceux mis en cause initialement. On peut citer entre autre la dépression.
Traitement
Essentiel à retenir :
Tranquillisants,
Antidépresseurs,
Technique de désensibilisation, de relaxation,
Technique de groupes d’affirmation de soi.
Dans les phobies, bien que ce soit un problème dans la pensée ; on utilise une thérapie
appelée thérapie du comportement (déconditionnement) dans ce cas, si vous changez le
comportement et apprenez à partir de lui, la pensée va changer.
Exemple : l’agoraphobie est un trouble d’anxiété commun dans lequel l’individu a peur et
évite souvent les places et les situations qui provoquent en lui la panique et font qu’il se sent
piégé, en danger et embarrassé. L’approche est d’encourager la personne à s’approcher
lentement des gens. Vous pourriez commencer par lui montrer une image du marché.
L’étape suivante pourrait être de marcher jusqu’à la porte dans sa maison. Au cours de ces
activités, la personne pratique la respiration lente et profonde.
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V.3- La névrose hystérique, hystérie de conversion ou trouble conversif
Généralités
- L’EEG pratiquée à l’issue d’une telle crise ne montre aucune modification du type
comitial. La névrose hystérique apparaît chez l’adulte jeune, bien qu’il puisse y avoir
quelques manifestations hystériques plus précoces au cours de l’adolescence.
Symptômes
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Somatiques ou de conversion : concernent essentiellement les fonctions de la
vie de relations, ne comportent pas de lésions organiques sous-jacentes et sont
réversibles bien qu’ils puissent donner lieu à des séquelles invalidantes. Ils sont
interprétés dans la théorie psychanalytique comme la mise en scène :
- les troubles de la motricité et du tonus sont représentés aujourd’hui par de «
banales crises de nerfs » (de l’épisode d’agitation à des crises
tétaniformes). On observe des tremblements, certains hoquets, des toux
spasmodiques, des dysphagies (« boule dans la gorge »), certaines formes
d’asthénie ou de faiblesse musculaire, des troubles de la station debout et
de la marche, des contractures, des pseudo-paralysies, des spasmes
sphinctériens, des crampes (crampe de l’écrivain)…
- les troubles sensitifs (hyperesthésies ou algies diverses, douleurs
abdominales pelviennes, céphalées, douleurs mictionnelles, prurits ano-
vulvaires, dysménorrhées, …
- les troubles neuro-végétatifs (gastro-intestinaux, cardio-respiratoires et
gynécologiques).
Psychiques (dits intermittents à cause de leur caractère transitoire) ou
dissociatifs (reposant sur une altération soudaine et brève des fonctions
d’intégration de la conscience). On distingue :
- l’amnésie psychogène (incapacité soudaine d’évoquer des souvenirs
personnels importants) souvent lacunaire ou sélective dont le mécanisme
est analogue à celui de l’amnésie infantile avec des difficultés de concentration
et l’inhibition intellectuelle.
- fugue psychogène (départ soudain du domicile ou du travail avec
impossibilité de se souvenir du passé et parfois adoption d’une nouvelle
identité).
- personnalité multiple (co-existence chez un même individu de 2 ou plusieurs
personnalités distinctes, chacune d’elle prédominant à des moments
déterminés) :
- La suggestibilité : c’est la dépendance vis-à-vis de son interlocuteur surtout au
cours de la relation thérapeutique ;
- Le théâtralisme : c’est l’hyper-expressivité gestuelle et mimique ;
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- La mythomanie : c’est la tendance à falsifier son histoire personnelle et ses
rapports avec autrui ;
- Les troubles sexuels :Attitudes de séduction qui sont constantes surtout chez la
femme. Elles consistent à érotiser toute relation, à éveiller le désir de l’autre,
mais à fuir toujours les rapports sexuels et affectifs authentiques. L’insatisfaction
sexuelle est toujours constante (frigidité chez la femme, impuissance chez
l’homme).
L’essentiel à retenir sur l’hystérie :
Début des troubles: le plus souvent chez l’adulte jeune, avant 30 ans.
Symptômes somatiques:
perte de connaissance sans morsure de la langue, ni perte d’urine, ni
chute brutale ;
grands mouvements de contorsion désordonnés et bizarres (corps raide,
courbé en arrière) ;
agitation, trouble du comportement, crises des nerfs ou de larmes,
évanouissements ;
Parfois des paralysies ou des contractures ;
Astasie/abasie (incapacité de la station debout et de la marche) avec
sentiment d’insécurité ;
Douleurs diverses (céphalées, hyperesthésie, prurits, dysphagie,
dysménorrhée, …) ;
Troubles sensoriels (aphonie, mutisme, pseudo-surdité, diplopie ou
scotome brouillard visuel) ;
Symptômes psychiques :
Les oublis, incapacité intellectuelle ;
Fugues ou somnambulisme (personne qui se lève tout endormi et qui
agit ou parle sans s’éveiller).
NB : les symptômes observés ne sont pas sous le contrôle de la volonté du sujet qui
ne les simule pas.
Evolution
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On peut noter une évolution prolongée avec manifestations symptomatiques très
variables. Elle peut se compliquer de 2 façons :
Traitement
Psychothérapie
Afin d’agir efficacement sur les symptômes, il est indispensable d’avoir vis-à-vis de
l’hystérique une attitude ferme et convaincue tant dans les propos qu’on lui tient que dans
le choix des médicaments qu’on lui prescrit.
Chimiothérapie
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L’essentiel à retenir : psychothérapie, chimiothérapie (antidépresseurs et anxiolytiques),
placebo.
Généralités
La présence du TOC est de 2 à 3% dans la population. Le sexe ratio est voisin de 1, l’âge
moyen de début se situe à 20 ans environ. Le trouble apparaît souvent à la puberté ou dans
les suites d’événements de vie particulièrement marquants.
Etiologie
Manifestations cliniques.
On distingue :
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Les obsessions phobiques : crainte de la saleté, des microbes, de la
maladie ouvrant entraîner une évitement du contact.
Les obsessions impulsives : crainte de commettre un acte absurde, ridicule
ou surtout préjudiciable pour soi-même ou pour autrui.
On peut observer chez ses sujets les rites obsessionnels qui sont des actes formels et précis
que le malade se sent obligé, contraint d’exécuter. Ils ont pour tâche d’apaiser l’angoisse
liée à l’obsession. On peut citer entre autres comportements rituels les plus fréquents :
- Obsession phobique
Le sujet est obsédé par une idée de peur qui l’inquiète, qu’il doit sans cesse neutraliser par
des comportements antagonistes qui conditionnent sa vie. Exemples : phobie de la saleté,
du contact avec des matières ou objets susceptibles d’être souillés ou contaminés,
compulsion de lavage et de nettoyage incessant. On observe également des nosophobie=
crainte obsédante d’être malade.
- Obsessions impulsives
Crainte obsédante d’être poussé de manière impulsive à commettre contre son gré des actes
dangereux pour soi-même ou pour les autres : blesser quelqu’un, se jeter par la fenêtre,
pousser quelqu’un sous le bus.
- Obsessions idéatives
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Evolution / complications
- D’autre part, une évolution possible surtout chez le sujet jeune vers un état
schizophrénique ;
- Tentative de suicide.
Traitement
La psychothérapie
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traumatique. Le trauma est une véritable blessure de l’appareil psychique à l’origine du
développement de la pathologie. Lorsqu’il y a trauma, c’est l’image réelle de sa propre mort
ou de la mort des personnes qui l’entourent qui vient faire effraction dans le psychisme et
s’y incruster, tel « un corps étranger interne ». Elle touche environ 1% de la population.
Les causes :
L'émergence du trauma :
C'est à la suite d'un choc soudain et très brutal que la névrose traumatique apparaît.
L'événement qui fait en général émerger le traumatisme psychique et plus ou moins violent
et met en danger l'intégrité physique ou psychologique de la personne. Parmi ceux-ci on
peut répertorier les accidents, les incendies et autres, les catastrophes naturelles
(tremblements de terre et Tsunami) ainsi que les guerres et attentats.
On remarque que le traumatisme peut se déclencher aussi en étant spectateur d'une scène
traumatisante, même si celle-ci ne présente pas de danger pour la personne qui regarde.
La période de latence :
Après le traumatisme l'individu se trouve dans ce que l'on nomme une période de
«latence ». Une forme de temps d'incubation du trauma psychique, le temps que mettra
la psyché à prendre réellement conscience du trouble subi. Cette période varie en fonction
des individus, elle peut aller de quelques heures à quelques jours dans les cas les plus
courants à plusieurs mois dans d'autres.
Manifestations cliniques
La clinique de névrose traumatique est spécifique et il faut tout d’abord souligner que les
manifestations psycho traumatiques ne vont éclore qu’au terme d’un temps de latence,
variable selon les individus.
Symptômes spécifiques :
- Le cauchemar traumatique
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sueurs, tremblements, tachycardie, parfois en criant ou en s’agitant. Par la suite le sujet
craint de se rendormir par peur du cauchemar traumatique.
- La réaction de sursaut
C’est l’équivalent physique de la répétition à l’état de veille. Le sujet est maintenu dans un
état d’alerte permanent dans l’attente du retour de l’événement traumatique. Le sursaut
s’accompagne d’une décharge émotive avec angoisse, tremblements, crise de larmes ou
bien d’une réaction agressive, traduisant l’irritabilité du sujet et pouvant conduire à des
gestes violents.
- L’inhibition
Elle traduit les efforts du patient pour éviter les stimuli associés au traumatisme (pensées,
conversations, activités, personnes, lieux) favorisant la rémémorisation de l’événement.
Les états dépressifs sont fréquemment associés aux névroses traumatiques. Ils
peuvent amener à des conduites suicidaires.
Traitement
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Réactions immédiates : la PEC des réactions immédiates de type névrotique
ou psychotique est relativement simple.
Il s’agirait donc de proposer aux traumatisés, qu’ils présentent ou non des manifestations
psychiques liées à l’événement traumatique, des entretiens « abréactifs/débriefing »
précoces au cours desquels ils seraient incités à faire le récit de l’événement tels qu’ils l’ont
vécu. Cet exercice se fera dans les suites immédiates de l’événement traumatisant, ou
pendant la période de latence
D’une manière générale, il s’agit d’un ensemble d’états et réactions mentaux dont le principal
lien qui les rapproche est l’anxiété.
Ce lien fait que les deux principales classifications internationales (CIM10 et la DSM5) des
diagnostiques psychiatriques décrivent l’ESPT parmi les troubles anxieux.
Sans tenir compte de l’origine des symptômes, ni de la personnalité qui les accompagne; la
CIM10 et la DSM5 classent les troubles anxieux en:
Attaque de panique (survenue brutale d’une peur intense, d’un sentiment de
mort ou de catastrophe imminente et d’une perte de contrôle de soi) ;
Trouble panique (répétition d’attaques de panique) ;
Trouble anxieux généralisé ;
Troubles phobiques :
les phobies spécifiques
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- animaux : souris, araignée),
- Les objets (couteaux, ciseaux, plume, sang),
- les hauteurs (vide),
- Les transports (avion, train, auto),
- Les lieux clos (claustrophobie),
- La peur de l’eau ou du noir etc…
l’Agoraphobie: peur des espaces découverts et de la foule, ou de toute
situation dont on ne peut s’échapper facilement (être seul loin de son
domicile, être sur un pont…);
les phobies sociales : peur irraisonnée et intense des situations où l’on
est exposé au regard d’autrui (par exemple : peur de rougir, peur de
trembler, de parler, de paraître, de manger ou de vomir en public, peur
des examens, etc…)
dysmorphophobie : préoccupation concernant un défaut imaginaire de
l’apparence physique (la personne peut passer beaucoup de temps à
examiner un éventuel « défaut » physique ou à se « soigner »). Cela
amène parfois la personne à essayer d’éviter de se voir en enlevant tous
les miroirs par exemple.
Trouble obsessionnel compulsif
Les compulsions
Ce sont des actes qui s’imposent à la personne de façon permanente,
incontrôlable, obligatoire et répétitive.
Obsession
C’est une pensée qui s’impose à un sujet.
C’est l’irruption d’une pensée ou d’une idée angoissante, incontrôlée
qui apparaît au malade comme un phénomène anormal et qui persiste
malgré ses efforts pour s’en débarrasser
Etat de stress post-traumatique.
Le stress post-traumatique est un ensemble de réactions (ou symptômes) qui
peut se développer après avoir vécu ou été témoin d'un événement
traumatique, c'est-à-dire un événement qui a provoqué la mort ou de sérieuses
blessures ou qui impliquait une menace de mort ou de graves blessures.
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Un tel événement peut être un accident, une agression violente, un viol, un
hold-up, une prise d'otage, un incendie, un tremblement de terre, une
inondation, etc.
Critères diagnostic:
III- Sémiologie
IV- pathologies psychotiques
Les objectifs
Objectif général
A la fin de ce cours, l’étudiant(e)doit être capable d’administrer les soins infirmiers
nécessaires à la prise en charge des patients présentant une pathologie psychotique.
Objectifs spécifiques :
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-Enumérer au moins quatre facteurs de risque de développement des troubles
psychotiques ;
-Accueillir et installer un patient psychotique ainsi que ses accompagnateurs dans un cadre
sécurisant ;
les psychoses aiguës: Dites aiguës car leur évolution spontanée est limitée dans le
temps (< 6 mois.).
les psychoses chroniques: Dites chroniques car leur évolution date de plus de 6
mois.
Les troubles psychotiques n’ont pas une cause unique, mais résultent souvent d’un
ensemble de facteurs qui, combinés, entraînent l’apparition des symptômes. Ces facteurs
comprennent :
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cognitives (mémoire, concentration, jugement, etc.) et les fonctions de survie (sommeil,
appétit, digestion, élimination, contrôle de la douleur, réflexes, etc.) ;
Les migrants ont un risque de troubles psychotiques multiplié par 2 par rapport aux
non migrants.
III- Sémiologie
La mélancolie
Les hallucinations
L'hallucination est la perception par l'un de nos 5 sens, sans l'objet. (visuel : je voie
des gens venir ; olfactif : vous sentez les urines ; auditif : j’écoute les voix qui me
parlent; gustatif : je sens le gout du sucre; tactile : quelqu’un me touche.). Les
hallucinations s’observent dans les états confuso-oniriques toxiques, l’épilepsie
temporale, la psychose hallucinatoire et la schizophrénie.
Délire paranoïaque
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Le terme de paranoïaque qualifie à la fois un trouble de la personnalité et une
pathologie délirante.
Comme trouble de personnalité, ils se développent plus volontiers chez des patients
présentant un trouble de personnalité prémorbide de type paranoïaque dont les principaux
traits sont représentés par l'hypertrophie du moi, la fausseté du jugement, la méfiance, la
psychorigidité et l'orgueil.
L’excitation maniaque
Définition :
La bouffée délirante "BD" est une psychose aiguë caractérisée par l'éclosion
soudaine d'un délire transitoire et polymorphe dans ses thèmes et ses mécanismes et est
également associée à des troubles de l'humeur et du comportement.
Etude clinique :
Circonstance de survenue : Il s'agit d'un adulte jeune, ayant
une personnalité dite fragile à la suite d'un surmenage, une
émotion ou souvent sans cause apparente.
Délire polymorphe
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Thèmes: Multiples et variés
Mécanismes: Multiples
Troubles thymiques :Au délire, vont correspondre des états affectifs violents, tantôt le
sujet est expansif et exalté tel un maniaque, tantôt il est angoissé et mélancolique avec
mutisme et refus alimentaire. Cette labilité thymique est caractéristique des BD et la
rapproche des crises maniacodépressives.
Examen somatique : Est capital afin de déceler une éventuelle affection somatique. Il
révèle : Altération de l'état général ; Inappétence alimentaire (dégoût. ) ; Insomnie ;
Céphalées intenses ; Hypotension ; Aménorrhée chez la femme.
Evolution – pronostic :
Sous traitement, la BD ne laisse ni séquelles, ni complications. Il existe cependant une
menace de récidive qui pèse sur l'avenir du malade. L'évolution peut se faire également vers
la psychose chronique, surtout la schizophrénie.
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Conduite à tenir :
Hospitalisation avec isolement sans contention.
Examen somatique et paraclinique soigneux. Soins généraux (nursing.)
Surveillance de l'alimentation.
- Artane 5mg 1cp le matin pour lutter contre les effets dyskinétiques de l'Haldol®.
Définition :
La confusion mentale "CM" est une psychose aiguë caractérisée par une
obnubilation de la conscience, désorientation temporo spatiale, baisse de la vigilance,
délires oniriques et troubles somatiques. C'est la plus organique des psychoses aiguës.
Étude clinique :
Le début est assez brutal avec : Céphalées ; insomnie et agitation
motrice ; troubles de l'humeur et irritabilité.
La phase d'état:
-La confusion, est de gravité variable. Le patient identifie mal le monde extérieur et ne
reconnaît pas les visages familiers. La désorientation temporo-spatiale est constante. Le
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malade ignore le lieu où il se trouve, la date, le temps passé à l'hôpital et s'égare même
à l'intérieur de l'établissement et ne retrouve pas son lit.
Diagnostic étiologique :
Insecticides)).
Conduite à tenir
Un traitement étiologique est mis en place dès qu’une cause est identifiée. Sur le
plan symptomatique, il convient d’assurer :
Définition et généralités
L’accès maniaque est une psychose aigüe, caractérisée par une exaltation de
l’humeur avec excitation psychique et motrice.
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L'accès maniaque survient généralement entre 20 et 50 ans avec souvent des
antécédents familiaux. Il représente une urgence psychiatrique. Le début est souvent
progressif; il peut être dans certains cas brutal avec apparition de signes d'excitation
psychomotrice.
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- Optimisme, prêt à tout entreprendre (projets grandioses, irréalistes
entrainant des dépenses inconsidérées avec ruine)
- Sentiment de toute-puissance (sur le plan moteur et intellectuel…)
- Mégalomanie (se sent infaillible)
- Labilité de l’humeur : joie, pleurs, agressivité
- L’excitation sexuelle (attitudes grossières sans contraintes morales et
sociales : atteinte à la pudeur, viol).
- Le malade a des intuitions prophétiques.
Excitation psychique :
- Accélération du rythme de la pensée et du discours : Tachypsychie, coq-à-
l’âne (changement rapide d’une idée à l’autre sans lien apparent)
- Logorrhée intarissable
- Perturbation de l’attention et de la concentration
- Impulsion irrésistible d'écrire (graphorrhée).
Excitation motrice :
- Etat d’agitation (le patient va et vient, gesticule ou bouscule les objets voire
les personnes)
- Ludisme (attitudes de jeu) : le malade crit, chante, danse, s’exhibe, parfois le
jeu tourne au drame et à la crise de fureur maniaque ;
- Sports + + +
- Excès de vitesse et accidents.
Troubles somatiques (syndromes somatiques)
- Insomnie ;
- Infatigabilité ;
- Hyperphagie (mais parfois le patient oublie de manger à cause de
l’hyperactivité) ;
- Dipsomanie ;
- Tachycardie ;
- Oligurie (liée à l’agitation) ;
- DSH (liée à l’agitation) ;
- Amaigrissement ;
- Fièvre.
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NB : l’humeur ou thymie se définit selon J. Delay comme étant une disposition affective
fondamentale, riche de toutes les instances émotionnelles et instinctives, qui donne à
chacun de nos états d’âme une tonalité agréable ou désagréable, oscillant entre les deux
pôles extrêmes du plaisir et de la douleur.
L’humeur peut être altérée par deux dimensions pathologiques opposées : l’état
d’exaltation maniaque et l’état dépressif.
Diagnostic différentiel :
- Les traumatismes crâniens ;
- Les tumeurs frontales ;
- L'intoxication à la L-dopa, aux Amphétamines, Cocaïne, Alcool, etc.
- L'hyperthyroïdie ;
- Les bouffées délirantes ;
- La schizophrénie dysthymique ;
- L’hypoglycémie.
Evolution:
L'évolution sous traitement est favorable en quelques semaines. L'évolution vers la
chronicité est plus rare mais avec l'âge, il peut y avoir un rapprochement des crises.
Prévention
- Prévenir les facteurs de risque ;
- Prévenir les rechutes ;
- Prévenir le risque de passage à l’acte auto ou hétéro agressifs (personnel en nombre
suffisant, surveillance attentive, éviter la présence d’objets dangereux).
Conduite à tenir (prise en charge)
Hospitalisation nécessaire, vu la mauvaise discipline thérapeutique;
Gestion des troubles du comportement :
Neuroleptiques type :
- Sédatifs (traitement de l’agitation), exp : Nozinan®, Largactil®, 75 à 100 mg/jr.
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- Incisifs (traitement des délires), exp : Haldol® en traitement d'attaque par voie
parentérale IM puis relais oral après 1 à 2 semaines selon l'évolution.
Thymorégulateurs, exp : Carbamazépine (Tégrétol®) 400 à 800 mg/jr, efficace dans
50 à 70% des cas, d'utilisation plus facile sous controle régulier de la NFS car risque
d'agranulocytose (agranulocytose diminution ou disparition des globules blancs
polynucléaires contenus dans le sang). Autres thymorégulateurs : sel de Lithium,
Valproate de sodium (Dépakine®).
Sauvegarde de justice : c’est l’une des mesures de protection des incapables
majeurs prévues par la loi lorsque les facultés mentales d’un sujet majeur sont
altérées par la maladie, une infirmité ou un affaiblissement lié à l’âge. Il s’agit
principalement d’une mesure d’urgence transitoire.
Une psychothérapie de soutien permet de dispenser l'information nécessaire : le
patient doit être convaincu de la nécessité de son traitement prolongé, d'une
hygiène de vie adéquate. Le patient devra dès que possible être complètement
informé sur les signes prodromiques des accès dépressifs, hypomaniaques ou
maniaques.
Définition et généralités
Son humeur est triste. La fatigue et un malaise général lui font cesser ses activités
sociales, professionnelles. L'insomnie est précoce et constante. Quand il parvient à
s'endormir, c'est pour se réveiller définitivement au bout d'une heure. Le patient éprouve
des sensations physiques pénibles dans le corps, maigrit, souffre de céphalées.
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Chez les femmes, on constate souvent une aménorrhée et une baisse de libido chez
les hommes. Le ralentissement du tractus digestif entraîne des constipations,
Quand il communique, c'est pour s'accuser ou demander qu'on mette fin à sa vie. Il
existe alors un grand risque suicidaire.
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Lorsque le patient présente un tableau clinique de mélancolie délirante, il est recommandé
d'associer à l'antidépresseur une petite dose de neuroleptique comme par exemple
Haldol® en Gttes à 2‰, 50 à 150 Gttes/jr ou cp 5mg en 2 prises.
Définition :
Pathologie caractérisée par une humeur triste et douloureuse associée à une réduction de
l’activité psychomotrice.
Le terme dépression recouvre des manifestations pathologiques qui ont en commun une
souffrance morale et un dérèglement des fonctions intellectuelles.
Humeur : dispositions affectives, tonalité agréable ou désagréable, douleur, plaisir…
Anxiété : émotion proche de la peur ; trouble émotionnel se traduisant par un sentiment
indéfinissable d’insécurité.
Facteurs favorisants :
Biologiques (perturbation du fonctionnement du cerveau et non sa structure :
dépression : réversible : anomalies dans la fabrication des neurotransmetteurs ;
maladies psychiatriques ; dérèglement endocrinien).
Psychologiques (le psycho trauma ; conflits moraux ; croyances négatives ; mauvaises
estimes de soi : je ne peux rien, je ne vaux rien) ; plus ou moins bonnes qualités de
première relation avec les parents ; première expériences associées à un sentiment
de perte, de solitude, d’impuissance, de culpabilité ou de honte.
Facteurs liés à l’environnement familial et social (évènements perturbant de la vie) :
mort d’un être cher ; perte d’un travail ; une rupture affective ; des conflits familiaux
ou sociaux ; une maladie (maladie chronique, incurable) ; l’absence des personnes
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proches réconfortantes ou valorisantes facilitant l’apparition ou la réapparition de la
dépression.
Symptômes majeurs :
humeur dépressive ;
tristesse ;
perte d’intérêt ;
Autres symptômes :
fatigue ou perte d’énergie ;
trouble de l’appétit (avec perte ou prise de poids) ;
troubles du sommeil (perte ou augmentation) ;
ralentissement ou agitation psychomotrice ;
sentiment d’infériorité, perte de l’estime de soi ;
sentiment de culpabilité inappropriée ;
difficultés de concentration ;
idées noires, pensées de mort, comportement suicidaire.
A cela s’ajoutent au moins un ou deux des symptômes listés dans la Classification des
épisodes dépressifs de la CIM-10 (donc en tout, un minimum de 4 symptômes pour
atteindre le niveau du diagnostic). Aucun des symptômes n’est sévère. Ce type d’épisode
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peut s’accompagner de détresse et de difficultés pour mener à bien les activités sociales et
professionnelles.
La personne est incapable de poursuivre l’ensemble de ses activités habituelles. Peut être
associé à des symptômes psychotiques (idées délirantes d’indignité, de maladie physique ou
de désastre imminent, hallucinations auditives de dérision ou de condamnation) au
maximum une stupeur dépressive. Les symptômes psychotiques augmentent le risque
suicidaire et le risque de récidives dépressives.
Ce sont les dépressions qui surviennent lors d’une augmentation des symptômes d’une
pathologie existante (décompensation). Ces dépressions aggravent le pronostic. La liste de
ces pathologies est exhaustive. On peut citer :
- maladie de Parkinson ;
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La dépression est la première cause de suicide : 70 % des personnes qui décèdent par suicide
souffraient d’une dépression, le plus souvent non diagnostiquée ou non traitée. Entre 15 et
20 % des personnes souffrant de trouble dépressif caractérisé commettent un suicide.
Facteurs de risque suicidaire
- âge ;
- sévérité de l’épisode ;
Symptômes :
Se sentir triste, avoir des idées noires ou des difficultés à dormir, ne veut pas
forcément dire que quelqu’un souffre de la dépression ;
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- Pensées de mort récurrentes, idées suicidaires récurrentes sans plan précis de
tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.
Fonctionnement intellectuel (voir tout en noir)
- Dévalorisation de soi et culpabilisation (ne se sent bonne à rien)
- Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou à prendre des décisions ;
- Diminution de l’attention, de la concentration et mémoire parfois avec fugues ;
- Pensées négatives (pessimisme sur soi, sur l’avenir, sur le monde) ;
- Ralentissement ou agitation psychomotrice.
Les troubles somatiques (symptômes somatiques, mécanismes du corps) : tout se
dérègle.
- Trouble du sommeil (insomnie ou hypersomnie) ;
- Perturbation de l’appétit (inappétence, boulimie) ;
- Amaigrissement ou gain de poids ;
- Asthénie ou perte d’énergie à prédominance matinale ;
- Douleurs fréquentes (névralgies, céphalées, précordialgies, arthralgies, lombalgie,
trouble digestif) ;
- Perturbation ou interruption des règles ;
- Troubles sexuels (perte de la libido : frigidité, impuissance) entrainant des tensions
dans la vie de couple.
NB : En général toutes les relations sont affectées : au sein du couple et de la famille, avec
les amis, dans le milieu profession.
Evolution
- Favorable sous traitement
- Risque de récidive d’où l’intérêt d’un traitement précoce de la maladie ;
- Passage vers une PMD (trouble bipolaire).
Prévention
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Prise en charge
- Antidépresseurs ;
- Plus parfois anxiolytiques et neuroleptiques en fonction des cas ;
- Psychothérapie (ensemble des méthodes thérapeutiques visant à soigner les
désordres mentaux par des méthodes psychiques) ;
- L’arrêt du traitement peut être discuté entre 6 et 12 mois après obtention de la
rémission clinique.
Facteurs prédisposant
- Modifications hormonales,
- Facteurs psychologiques : personnalité immature, difficultés à assumer une
grossesse, stress de l'accouchement majoré par des complications
obstétricales ou néonatales,
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- Antécédents psychiatriques personnels ou familiaux.
Phase prodromique :
Crises de larmes, insomnie avec agitation, sentiment d’étrangeté, doute sur la naissance et
l’intégrité corporelle, désintérêt progressif à l’égard de l’enfant.
- Une obnubilation, voire une réelle confusion mentale avec désorientation temporo-
spatiale, perturbation du rythme veille-sommeil.
- la femme est dans l’incapacité de s’occuper d’elle-même.
- Une activité délirante polymorphe mais essentiellement centrée sur la maternité,
l'enfant, ou le conjoint (thème d'enfantement, négation de l'enfant, filiation
extraordinaire…),
- Episode d’agitation associés à une grande labilité de l'humeur (phases mélancoliques
et phases maniaques) avec risque suicidaire ou d'infanticide +++.
Diagnostics différentiels : la thrombophlébite cérébrale, la rétention placentaire,
les infections, la prise de toxines ou de médicaments.
Pronostic/évolution
- Dans 10% des cas, évolution vers un trouble psychiatrique chronique (schizophrénie,
ou trouble bipolaire).
Les psychoses puerpérales réagissent bien à un traitement neuroleptique qui doit être
instauré précocement en milieu hospitalier.
Conduite à tenir
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IV.7- La schizophrénie
Définition:
Etiopathogénie:
Manifestations cliniques
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Les symptômes positifs les plus fréquemment rencontrés sont :
• Les hallucinations.
• Les idées délirantes : Il s’agit de convictions erronées (non partagées par d'autres). Le
patient les considère comme réelles même en présence de preuves démontrant le
contraire.
• Les troubles de la pensée : Leur pensée et leur discours peuvent êtres désorganisés et
parfois difficile à suivre.
Formes cliniques
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- La forme catatonique : Cette forme est devenue très rare. Elle se caractérise par la
prédominance du syndrome dissociatif dans la sphère de la psychomotricité avec inertie,
maniérisme, stéréotypies motrices et négativisme.
Evolution :
L'évolution dépend de la forme clinique, la qualité de la prise en charge, la qualité de
l'entourage et la rapidité du traitement.
Plus de 50 % des patients souffrant de schizophrénie ont une évolution défavorable avec
hospitalisations répétées, aggravations symptomatiques, des épisodes de troubles de
l’humeur majeurs ou des tentatives de suicides.
Traitement
Le traitement doit être poursuivi pendant au moins un an après la première rechute et plus
de 5 ans à partir de la troisième rechute.
Le traitement doit être régulier et dure parfois plusieurs années pour éviter les rechutes.
Chaque rechute a des conséquences pénibles pour le patient et son entourage et nécessite
la plupart du temps une nouvelle hospitalisation. La récupération est plus longue et plus
difficile à chaque rechute.
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Schéma :
- Voie IM avec Haldol® en Amp de 5mg, à 15 mg/jr + Largactil® e, Amp de 25 mg, à 75 mg/jr.
- Relais oral après sédation de l'agitation et de l'angoisse avec Haldol® en Gttes à 2‰, 150
Gttes/jr en 3 prise + Largactil® en Cp de 25 mg, 3 Cp/jr + Artane 5mg 1cp/jr (correcteur des
effets des NLP) ou Dépakine®.
- On peut utiliser les neuroleptiques à action prolongée "NAP", dont la deni-vie est de
15 jr à 1 mois et qui offrent plus de sécurité d'emploi permettant la diminution de la dose
journalière: Type Haldoldécanous en Amp de 50 mg, au double de la dose orale, à répéter
chaque mois.
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- Au niveau affectif : émoussement affectif, ambivalence, rires et pleurs
immotivés, regression affective…
- Au niveau comportemental : stéréotypies, apragmatisme, grimaces,
changement de look, syndrome catatonique (négativisme psychotique).
Délire paranoïde (délire flou, variable non systématisé)
- Thèmes : persécution, influence, mystico religieux, surnaturel, mission,
possession, fin du monde, culpabilité, mort, empoisonnement,
mégalomaniaque, filiation, réincarnation, etc.
- Mécanisme : Hallucination, imagination, interprétation, illusion.
Autisme
- Repli sur-soi, reconstruction d’un monde intérieur hermétique à autrui, perte
d’envie, appauvrissement des capacités intellectuelles (évolution déficitaire),
contact pas facile, stéréotypies (rituels psychotiques toujours à la même
place), isolement, repli autistique.
Symptômes positifs
- Idées délirantes
- Hallucinations
- Automatisme mental
Fading : rupture progressive du discours + ralentissement du rythme et intensité de la parole
puis reprise avec rythme normal.
FORMES CLINIQUES
La forme hébéphrénie: Elle débute typiquement à l'adolescence de manière insidieuse
par des troubles de la concentration intellectuelle responsable d'une baisse du rendement
scolaire ou professionnel.
La forme catatonique: Cette forme est devenue très rare. Elle se caractérise par la
prédominance du syndrome dissociatif dans la sphère de la psychomotricité avec inertie,
maniérisme, stéréotypies motrices et négativisme.
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La schizophrénie dysthymique ou pseudo-affective: Associe des troubles thymiques
importants (dépressifs ou maniaques) avec une activité délirante et hallucinatoire et un
syndrome de discordance persistants dans les intervalles libres.
PREVENTION :
- Prévenir les facteurs de risque environnementaux (éviter la consommation des
substances psychoactives par exemple).
PRISE EN CHARGE
- Hospitalisation
- NL, Benzodiazipine
- Thymorégulateur
- Psychothérapies (réapprendre les choses élémentaires)
- Traitement social
- Maintenir le sujet dans son environnement familial, social, professionnel et ou
l’aménager.
Les délires paranoïaques sont des psychoses chroniques, caractérisés par un délire
systématisé, sans hallucination et sans détérioration intellectuelle. Dans la DSM 4, le trouble
délirant est principalement défini par l'existence d'idées délirantes prédominantes. La nature
non bizarre des idées délirantes permet en partie de différencier ces états des
schizophrénies.
Clinique
Le critère principal de délire paranoïaque est par la présence d'idées délirantes non bizarres
et systématisées. Il n'existe par ailleurs pas d'éléments en faveur d'un trouble
schizophrénique. Le délire paranoïaque s'installe le plus souvent de manière progressive et
insidieuse chez des sujets d'âge moyen (35 à 45 ans).
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Différentes formes cliniques :
Diagnostic différentiel
- Certaines affections médicales. Les plus fréquentes sont les maladies neurologiques
en particulier les étés démentiels.
- Les troubles liés à l'usage de substances (cocaïne,..) ou de médicaments
(antituberculeux, antiparkinsoniens..).
- D'autres troubles psychiatriques (dépression, schizophrénie,...). La distinction avec la
schizophrénie repose sur l'absence d'autres symptômes schizophréniques.
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Clinique:
Evolution:
Actions infirmières.
Ne pas s’opposer au délire. Ainsi ne pas montrer peur et angoisse pour faciliter une relation
de confiance.
Prendre contact avec l’entourage familial pour travailler avec la famille, car la création d’une
alliance thérapeutique, où les décisions de soins sont à la fois avec le patient, les
soignants et la famille, améliore le pronostic de la maladie ( Rôle de médiateur entre
le patient et sa famille).
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NOTION SUR LES PSYCHOSES EN GÉNÉRAL
La psychose se caractérise par la présence d’un délire (conviction inébranlable en
quelque chose qui n’existe pas pour les autres) ou d’une dissociation. Le malade peut
venir de lui-même, être accompagné par des proches, parents ou conduit contre son
gré par les Forces de l'ordre, au lieu de soins.
Signes et symptômes
- Entend des voix qui menacent, qui insultent, donnent des ordres,
harcellent, terrifient... ; (hallucinations auditives)
- Dit qu'on parle de lui/elle à la télé ou à la radio, quand il passe dans la rue;
- Se prend pour le plus grand, le plus fort, le plus beau, le plus intelligent, le
plus riche... (Idées de grandeur)
- Tenue bizarre.
- Attitude de celui qui écoute, qui est fasciné parce qu'il se voit intrigué par
ce qu'il ressent....
- A peur sans pouvoir dire ce qui l'effraie (angoisse, peur sans objet)
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- Est absent, distrait,
N.B : Si les symptômes durent depuis moins de trois mois, on parle de psychose
aigüe. Au-delà de trois mois, on parle de psychose chronique ; néanmoins, la
prise en charge est la même.
Conduite à tenir
- Faire une bonne évaluation clinique (voir observation psychiatrique)
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stabilisation de son état, car est souvent l’objet de discriminations
et de stigmatisation.
S’occuper des stresseurs psycho-sociaux actuels (identifier les
problèmes qui surviennent dans la vie de l’individu, voir s’il dispose
de ressources personnelles ou interpersonnelles pour les régler, et
l’aider dans ce sens.)
L’encourager à réactiver ses réseaux sociaux (participer aux
réunions familiales, sorties avec des amis, visites aux voisins,
activités sociales sur le lieu de travail, sports, activités
communautaires)
Elaborer un Programme d’activité physique
Proposer un suivi régulier.
Traitement médicamenteux (Délai de réponse après la mise en route du
traitement à la dose adéquate : 4–6 semaines.)
- Si état d’agitation ; d’agressivité, de refus de prendre le traitement
chez un adulte en bon état général, faire le traitement par voie injectable
(intramusculaire).
Halopéridol (Haldol injectable 5 mg, 5 à 20 mg/jr IM toutes les 12 h
pendant 2 jours
Chlorpromazine (Largactil injectable 50 mg, 75 à 300 mg/jr IM en
deux prises pendant 2 jours.
Diazepam (Valium) injectable 10 mg, 10 à 30 mg IM en deux prises
pendant 2 jours.
NB : à réévaluer tous les jours.
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- Si le patient est calme, privilégier la prescription d’un seul médicament
antipsychotique à la fois, mais il est possible si anxiété et subagitation à
l’entrée, d’associer un traitement antipsychotique, anxiolytique ou sédatif.
Si des effets extrapyramidaux (tels que le parkinsonisme ou la dystonie) apparaissent :
Les femmes atteintes de psychose qui envisagent une grossesse, qui sont déjà
enceintes ou qui allaitent, doivent être traitées avec de l’halopéridol ou de la
chlorpromazine faiblement dosé par voie orale.
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Arrêt des médicaments antipsychotiques
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- CONDUITES AGRESSIVES
- COMPORTEMENTS SUICIDAIRES
Les conduites agressives sont si nuancées qu’il n’existe finalement que très peu de
comportements humains qui peuvent être considérés comme dénués d’agressivité.
Hypothèses théoriques
Psychanalyse
Freud distingue deux grands types de pulsion dans « au-delà du principe de
plaisir », celles de vie et celle de mort. L’agressivité renvoie à la pulsion de mort.
Pour d’autres psychanalystes : l’agressivité ne serait qu’une réponse adaptative à
la frustration et aux conflits psychiques.
NB :
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Ensemble de comportements observables qui expriment un état émotionnel.
(DSM-5)
Biologie, hormones, génétique
Il existe beaucoup d’études concernant le rapport entre criminalité et chromosome Y
surnuméraire.
Pourtant les études portant chez des vrais jumeaux séparés à la naissance montrent
des divergences d’évolution : tout n’est donc pas génétique.
On sait aussi que les hommes sont plus agressifs que les femmes (en moyenne) : la
testostérone a donc également son rôle à jouer dans tout ça.
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Conduites hétéro-agressives :
Les manifestations sont polymorphes, à la fois moyen d’expression et de
communication et décharge explosive d’agressivité, réaction à une
frustration.
Trépigner (piétiner ou frapper des pieds contre terre à plusieurs reprises,
sous le coup d’une émotion), jeter les objets et frapper les gens : c’est
fréquent de 12 mois à 4 ans (environ), avec une nette prédominance chez
les garçons. Au-delà de 4 ans l’enfant a acquis de nouveaux moyens de
s’affirmer, de réagir à la frustration grâce à la maîtrise du langage. La
persistance de réactions agressives répétées est :
- Soit le signe d’une immaturité du "moi" (carence affective précoce ou
au contraire relation symbiotique avec la Mère) ;
- Soit le signe d'un déficit instrumental ou sensoriel (retard de langage).
Colère, rage du nourrisson : colères banales chez l'enfant de 2 à 4 ans, au
moment où se manifeste un besoin d'indépendance et d'affirmation de
soi. Si elles persistent et sont très fréquentes, elles peuvent être le signe
soit d'une immaturité, soit chez l'enfant qui, souffrant d'une infériorité,
trouve dans la colère un mode de compensation.
Conduites auto-agressives :
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Isolées, de tels passages à l'acte correspondent à une décompensation
brutale d'une structure normale de la personnalité trop mise à mal par
l'environnement (expérience traumatique, fatigue, accumulation d'échecs
…) :
- Agressivité, agitation sans but défini: crise clastique avec destruction
d'objet, réaction explosive de colère … Outre l'environnement d'autres
éléments peuvent intervenir dans le déclenchement de ces crises
(ivresse, crise d'épilepsie, toxiques …)
- Comportement anti-social grave, par exemple un crime passionnel
(débordement affectif paroxystique …)
Répétées, en lien avec des troubles de la personnalité. Au maximum les
conduites agressives peuvent constituer un mode prévalent de relation à
l'objet :
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Isolées dans la majorité des cas : pas de structure psychopathique
particulière.
L’OMS (2012) affirme que près d’un million de personne se sont suicidées et 20 fois plus
ont fait des tentatives de suicide à travers le monde.
Ceci représente en moyenne une mort toutes les 40 secondes et une tentative toutes les
3 secondes. Les jeunes semblent les plus fragiles, les hommes étant particulièrement
concernés. Aucun pays n’est épargné.
Tentative de suicide : Conduite ayant pour but de se donner la mort sans y aboutir.
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Conduites suicidaires : ce sont les manières de se comporter et d’agir qui mènent à
l’autodestruction (Encarta, 2008).
Le suicide est un phénomène complexe sur lequel il n’existe ni une seule cause, ni une seule
raison unique. Il est le résultat d’une interaction complexe des facteurs biologiques,
génétiques, psychologiques, sociaux et environnementaux.
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Selon l’OMS (2002), environ 10% des patients schizophrènes mourront
par suicide.
- La toxicomanie
Les conduites toxicomaniaques peuvent être considérées comme des
équivalents suicidaires, mais on peut assister à d’authentique passage
à l’acte suicidaire au cours d’un accès confusio-onirique secondaire à
la prise de toxique ou lors d’un sevrage (cocaïne, Amphétamine, etc.),
dans les ivresses dépressives de l’alcoolique. Les abus de substances
constituent un risque de suicide à 18%.
- Troubles de la personnalité
o Personnalité hystérique ou histrionique
Dans les personnalités hystérique ou histrionique qui ont
besoin d’être au centre de l’attention, l’objet de tous les
regards, le risque est aussi important. Les gestes suicidaires
sont dans ce cas caractérisés par leur hyper-expressivité, leur
tendance à la récidive et à l’escalade, leur fonction de
revendication affective et pas seulement de désir de mort.
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inférieurs, lisent ce jugement dans le regard des autres. Ces
idées accentuent leur humeur dépressive et renforcent un
profond complexe d’infériorité qui entraine l’isolement
social.
o Personnalité psychopathique ou antisociale
Le risque suicidaire est fréquent, souvent en réponse à des
frustrations, il peut s’agir d’un passage à l’acte impulsif ou
bien survenant d’une décompensation dépressive.
Suicide et affection neurologiques
- L’épilepsie
Selon l’OMS (2002) le comportement impulsif, agressif ainsi que les
handicaps chroniques rencontrés chez les épileptiques constituent
un risque majeur de conduite suicidaire, surtout pendant la période
postcritique où le malade est confus.
- Traumatisme Crânien, Médullaire, et AVC
La sévérité du traumatisme augmente le risque de suicide.
Sclérose en plaque (maladie démyélinisante du SNC :
fourmillements, paralysie transitoire d’un membre, baisse acuité
visuel d’un œil, incontinence…). Elle comprend des symptômes
dépressifs associés.
Suicide et maladies somatiques : Maladies cancéreuses, VIH/SIDA.
Les moyens de suicide les plus utilisés
- Les substances toxiques (organophosphorés, raticides et autres comprimés, acide,
chlore, piles, potasse…) ;
- Tessons de bouteilles ;
- La pendaison ;
- Les armes à feu et les armes blanches ;
- La noyade ;
- L’essence (auto immolation par brûlure) ;
- L’automutilation.
Quelques messages directs et indirects, des attitudes et des comportements
suicidaires suivants :
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Messages directs : il s’agit des expressions telles que « Je veux en finir », « je
veux me tuer » annonçant un éventuel suicide immédiat auquel il faut
intervenir énergiquement.
Messages indirects tels que : « vous serez tellement mieux sans moi », « je
suis inutile », « je serai mieux mort », « la vie ne vaut plus la peine d’être
vécue ».
Les attitudes et comportements :on peut citer entre autres la tristesse, le
découragement, l’agressivité, l’isolement, le retrait social, le changement de
comportement, la mise en ordre des affaires personnelles, l’ennui, l’indécision ,
la perte du plaisir, l’intérêt marqué pour les armes, le don d’objets personnels,
la consommation inhabituelle d’alcool et d’autres drogues, hyper agressivité ou
à l’inverse le manque d’énergie, la lettre d’adieu, à la rédaction du testament ,
le trouble du sommeil, la négligence dans l’apparence et l’hygiène.
Prévention du suicide
La majorité des suicides peuvent être prévenus. Apprendre à repérer les symptômes de
la dépression chez soi ou chez un proche, c’est un premier pas pour agir contre la
maladie.
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- Selon JP Khan, la prévention et la prise en charge des risques et conduites
suicidaires nécessitent d’énoncer quelques vérités simples et de se débarrasser de
certaines idées fausses, mais fortes et répandues.
Il convient de noter que :
Le suicide n’est ni un acte de courage ni un acte de lâcheté et non plus un
choix librement consenti, mais une mauvaise solution pour un sujet ne
pouvant trouver d’autres issues à une souffrance devenue insupportable ;
Il est faux de croire que les personnes qui parlent de suicide ne passent pas
à l’acte (huit personnes sur dix en parlent avant leur suicide ou tentative de
suicide) ;
Parler ouvertement de suicide à quelqu’un ne lui donne pas envie d’en
faire ; au contraire ceci permet à la personne d’exprimer ses difficultés, ses
souffrances, des idées dont elle a souvent honte et de se sentir entendue,
comprise et momentanément soulagée.
- Le Canadian Mental Health Association propose les conseils ci-après pouvant
faciliter les interventions :
Prendre la personne au sérieux en évitant de se moquer d’elle, de la
moraliser ou de la mettre au défis ;
Lui faire part de vos inquiétudes à son sujet ;
L’écouter et lui démontrer que vous comprenez l’ampleur de sa détresse ;
Vérifier si la personne pense au suicide et, dans l’affirmative, chercher à
savoir comment, où et quand elle entend passer à l’acte; plus le plan est
précis, plus il faut être énergique et agir rapidement ;
Soutenir la personne dans sa démarche de recherche de solutions tout en
respectant vos limites et en évitant de tout faire à sa place ; garder le secret
qui vous a été confié. Au cas où l’on se sent incapable d’agir, s’assurer
qu’une autre personne le fasse et, de toutes les façons ne pas rester seul à
intervenir.
- Selon l’OMS (2013), la stratégie efficace pour prévenir le suicide consiste à :
- Rendre moins accessible les moyens de se suicider tels que les substances
toxiques et les armes à feu ;
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- Reconnaitre et prendre en charge les personnes souffrant de troubles
mentaux ou de troubles liés à la consommation de substances toxiques ;
- Améliorer l’accès aux services de santé et aux services sociaux ;
- Encourager un comportement responsable de la part des médias à l’égard du
suicide.
- Les scientifiques constatent, dans des recherches rigoureuses menées dans le
monde entier, que les croyants souffrent moins fréquemment de dépression. De
nombreuses études ont démontré qu’une attitude mentale positive ou une
formation religieuse profonde influent réellement sur les personnes en les
dissuadant de se suicider, car les valeurs morales, dans certains cas, servent
opportunément de frein. La foi et l’espérance en Dieu jouent un rôle décisif pour
surmonter les problèmes qui peuvent nous mener à une telle dépréciation de la vie.
Ce dont la personne dépressive a justement besoin c’est la tolérance, la
compréhension et surtout l’affection de ses proches.
Conduites à tenir devant une conduite suicidaire
Evaluation du risque de suicide
Comment agir ?
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Ne pas laisser seule la personne qui annonce son intention de se suicider jusqu’à
ce qu’elle reçoive une assistance médicale ;
Gagner sa confiance ;
Tenter de lui montrer un motif pour lequel il vaut la peine de vivre ;
S’adresser à la personne par son nom, ce qui renforce chez elle l’importance de
sa propre identité ;
Lui faire se souvenir de ses parents et amis les plus intimes pour renforcer ses
liens avec la vie.
Personnalité antisociale
Caractérisée par des comportements inadaptés, un mépris des normes, des règles et
des contraintes avec des manifestations suivantes :
- Les troubles des conduites sociales dès l’enfance ou l’adolescence : école
buissonnière, indiscipline, fugues, etc…
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- Durant la période de l’enfance, des signes pouvant être annonciateurs :
énurésie, instabilité psychomotrice ou syndrome déficitaire de l’attention
révélé dès l’âge scolaire ;
- Incapacité de respecter la loi ;
- La malhonnêteté ;
- Tendance à tromper par profit ou plaisir ;
- Agressivité ;
- Insensibilité à l’amour ;
- Irresponsabilité persistante indiquée par l’incapacité répétée d’assumer un
emploi stable ou d’honorer des obligations financières ;
- Absence de remords indiquée par le fait d’être indifférent ou de se justifier
après avoir blessé ou maltraité ou volé autrui ;
- Vit en solitaire ou en bande organisée pour la rébellion et la rapine ;
- l’impulsivité et l’intolérance aux frustrations prédominent et rendent compte
de la multiplicité des passages à l’acte (crises d’agitation, tentatives de
suicide, automutilations, gestes hétéroagressifs…) sans anticipation des
conséquences, ni sentiment de culpabilité.
- Les tendances dysphoriques (ennui, malaise mal défini…) peuvent entraîner
des conduites addictives variées et/ou des gestes suicidaires.
- des traits hystériques (séduction, revendication affective, mythomanie) ou
paranoïaques (méfiance, sthénicité) peuvent être associés.
Dans le domaine social, il peut se montrer charmeur, poli et de contact facile mais
les relations restent superficielles.
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présentant un accès maniaque, un délire chronique ou une schizophrénie. Il peut
encore être commis au cours d’une obsession (kleptomanie).
Chez l’enfant et l’adolescent, le vol n’est toujours pas le signe de la perversité.
La kleptomanie : elle consiste en un vol compulsif que le sujet ne peut s’empêcher
d’exécuter pour décharger la tension anxieuse suscitée par l’émergence de son désir,
mais qu’il regrette aussitôt, cet acte lui faisant horreur.
La kleptomanie appartient au fonctionnement obsessionnel. Elle est parfois associée
au collectionnisme.
Le kleptomane devrait restituer l’objet pour se déculpabiliser ; ce qui n’est jamais fait
car le sujet ne peut supporter la perte de l’objet volé.
Le kleptomane se distingue du voleur en ce que :
Les objets volés sont sans valeur, le vol est une compulsion ;
Le sujet ne prend pas la précaution qu’utiliserait un voleur ;
Le sujet a une claire conscience du caractère inutile et répréhensible de sa
conduite.
La pyromanie
Tendance obsédante à mettre le feu.
La pyromanie a tous les caractères de l’obsession vraie c’est-à-dire qu’il y a lutte
anxieuse contre la réalisation du désir que le sujet condamne, mais qu’il ne peut
s’empêcher d’actualiser, puisqu’à l’instant il trouve la satisfaction que procure la
décharge pulsionnelle très longtemps contenue.
Traitement : psychothérapie.
Le viol (confère perversion sexuelle)
L’homicide : consiste à donner la mort à un autre homme.
Le code pénal distingue :
Homicide involontaire par imprudence (c’est-à-dire sans intention de donner
la mort).
Homicide volontaire ou meurtre qui suppose l’intention de tuer.
L’assassinat : commis avec préméditation ou « guet-apens ».
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Spécification quant à la personne de la victime
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La délinquance juvénile
Il s’agit des sujets ayant moins de 18ans.
Les principaux délits sont : le vol, le vagabondage, la prostitution, les incendies, le
vandalisme.
La délinquance des adultes
Les délits sont commis après 18 ans pour le sexe masculin et 21 ans pour le sexe
féminin. Il s’agit entre autres de : conduite en état d’ivresse, l’abandon de la famille,
les coups et blessures, les chèques sans provision.
Causes de la délinquance :
Les conditions sociales et familiales
- Les guerres ;
- La misère ;
- Le chômage ;
- La famille séparée ;
- Manque d’autorité parentale ;
- L’échec scolaire ;
- L’adolescence ;
- L’immigration.
Les conditions personnelles
- Les maladies mentales (débilité mentale) ;
- Les antécédents de traumatisme crânien ;
- Etc.
Hypothèses étiopathogéniques :
- Sociale : fréquence des ruptures familiales, des placements familiaux ou en
institution durant l’enfance, des troubles du comportement social des parents, de
l’alcoolisme, etc…
- Psychogénétique : un père inaccessible comme support identificatoire (trop
inexistant ou trop idéalisé), une mère tantôt hyperprotectrice, tantôt rejetante.
- Biologique : fréquence des antécédents familiaux psychopathologiques, retard du
développement, anomalies de l’EEG.
Complications évolutives :
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Avant l’atténuation de la symptomatologie au-delà de la trentaine, les complications
sont :
- Les conduites addictives ;
- Les épisodes dépressifs avec gestes suicidaires ;
- Les épisodes psychotiques brefs (bouffées délirantes polymorphes) ou l’évolution
schizophrénique en cas de schizophrénie pseudo-psychopathique ;
- Les crises d’agitation clastique avec hétéro- ou auto-agressivité, d’où la
dangerosité potentielle (nécessité dans les cas extrêmes de placement en UMD).
Principes thérapeutiques :
TROUBLES NEURO-PSYCHIATRIQUES
SEMIOLOGIE
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Perturbation des fonctions intellectuelles
Aphasie : trouble du langage, manque de mots jusqu'à la perte totale du langage. L'écriture
devient illisible. La dernière production graphique à disparaître reste la signature.
Apraxie idéatoire : perturbation des fonctions exécutives (ne plus savoir se brosser les
dents, manger ...).
LES DEMENCES
Définition et généralités
Les syndrome démentiels sont dus à des lésions structurelles du cerveau (pertes
neuronales) d'où leur caractère progressif (toutes les fonctions intellectuelles ne sont
pas perdues simultanément), d'où également leur caractère irréversible.
Par définition, le syndrome démentiel doit être distingué de quatre autres syndromes
avec lesquels il pourrait être confondu :
- La débilité intellectuelle est définie par une mauvaise acquisition des fonctions
intellectuelles.
- Le syndrome démentiel doit être distingué de l'atteinte d'une seule fonction
intellectuelle (par exemple trouble isolé de la mémoire ou du langage).
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- La confusion mentale comporte également un affaiblissement global des
fonctions intellectuelles, mais il n'y a pas de lésion structurelle cérébrale, pas de
destruction neuronale, et c'est donc un état réversible. Toutefois, elle peut émailler
le cours évolutif d'une démence. La confusion mentale est de début aigu (quelques
jours) et comporte souvent une vigilance fluctuante.
- Certains états dépressifs sévères peuvent avoir une présentation clinique pseudo-
démentielle.
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Vasculaire Hypertension artérielle
Maladie d’Alzheimer Traumatique Trauma crânien.
Démence à corps de Lewy Métabolique Maladie de Wilson
Maladie de Parkinson Carentielle Vitamine B1, folates
Démence fronto-temporale Toxique Ethylisme
Infectieuse HIV, Syphilis, …
Endocrinienne Dysthyroidie
Moyens du diagnostic
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Elle est caractérisée par une perte neuronale prédominant dans le cortex temporal et
l'hippocampe, des dégénérescences neurofibrillaires et des plaques séniles en grand
nombre.
Les facteurs de risque : Les mécanismes intimes de la MA sont encore inconnus. Parmi
les facteurs de risque, le plus important est l’âge. Le second facteur est l’existence
d’antécédents familiaux de la maladie.
- un ralentissement psychomoteur
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- des troubles de l’humeur : agressivité, impulsivité, idées délirantes
Traitement symptomatique
L'anxiété peut être diminuée grâce aux BZD mais leur prescription doit être limitée à
une situation aiguë et à quelques jours au maximum afin de diminuer les risques de
chutes et de dégradation cognitive.
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Définition :
Signes et symptômes
- Perte de l'autonomie,
- Fausses reconnaissances
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- Si les symptômes sont apparus brutalement et n’ont duré que quelques
heures, jours, à quelques semaines, si les troubles sont plus marqués la
nuit et s’accompagnent d’une altération de la conscience (vigilance), s’il
existe une désorientation temporo-spatiale, la confusion mentale est
probable.
Conduite à tenir
- Évaluation Clinique (voir principes généraux) :
Interroger la personne ou l’aidant à propos :
des problèmes de mémoire, d’orientation, d’élocution et de
langage, et des difficultés à effectuer ses principales activités
sociales et quotidiennes, de l’âge de la personne à la survenue de
ces problèmes
du mode d’apparition des symptômes (brutale ou progressive)
de la durée des troubles
Le moment de la journée le plus concerné par les symptômes (la
nuit, le jour)
De la présence d’une somnolence ou d’une altération de la
conscience (si oui exclure un trouble confusionnel)
d’un contexte de traumatisme crânien, d’une perte de
connaissance ou d’un accident vasculaire cérébral (AVC)
Rechercher l’existence de l’un des antécédents suivants :
Goitre, pouls lent, peau sèche ou hypothyroïdie
Infection sexuellement transmissible (syphilis) ou à VIH
Maladie cardio-vasculaire ou autre trouble métabolique (diabète)
Apport alimentaire insuffisant, malnutrition, anémie
Consommation d’alcool
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Les symptômes physiques (douleurs, constipation, infection
urinaire, déshydratation),
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Il peut être utile d’installer des rampes et des panneaux indiquant
les principaux endroits du domicile (toilettes, salle de bains) afin
d’éviter que la personne ne se perde.
Recommander à la personne de faire une activité physique afin de
conserver la mobilité.
Conseiller des activités récréatives (adaptées au stade de la
démence).
Prescrire une ergothérapie.
Prendre en charge les déficits sensoriels (mauvaise vue, mauvaise
audition) à l’aide de dispositifs appropriés (par exemple lunettes
de lecture, aides auditives).
- Prise en charge des symptômes comportementaux et psychologiques
Diagnostiquer et traiter les problèmes somatiques qui peuvent
avoir une incidence sur le comportement (douleur, infections,
etc.).
Repérer les événements (par exemple aller faire les courses sur un
marché très fréquenté) ou les facteurs (par exemple sortir seul) qui
peuvent précéder, déclencher ou aggraver des problèmes
comportementaux et voir s’il est possible d’agir à ce niveau.
Envisager des stratégies pour apaiser ou distraire la personne, par
exemple suggérer des activités qui lui plaisent (faire une
promenade, écouter de la musique, bavarder), notamment quand
elle est agitée.
- Interventions pour les aidants
Diagnostiquer le stress et l’impact psychologique et social sur
l’aidant. Évaluer les besoins de l’aidant afin de lui assurer le
soutien et les ressources nécessaires à sa vie familiale et
professionnelle, ses activités sociales et sa santé.
Reconnaître que la prise en charge des personnes démentes peut
être extrêmement frustrante et stressante. L’aidant doit
absolument continuer à s’occuper de la personne sans se montrer
hostile ni négligeant à son égard. Les aidants doivent être
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encouragés à préserver la dignité de la personne démente et à la
faire participer autant que possible aux décisions qui la
concernent.
Dès que le diagnostic est posé, informer la personne, sa famille et
les autres aidants avec tact et en tenant compte de leurs souhaits.
Assurer une formation et un soutien pour l’acquisition de
compétences spécifiques par exemple la prise en charge des
conduites problématiques si nécessaire (comment transporter un
parent dément en perte d’autonomie physique…). Pour que ces
interventions soient le plus efficaces possible, inciter l’aidant
pendant les séances à participer activement (par exemple à
l’occasion d’un jeu de rôles).
Envisager une aide matérielle (soins à domicile). Un autre membre
de la famille ou une personne capable peut superviser les soins
dispensés à la personne démente (de préférence à son domicile
habituel) pour soulager l’aidant principal qui peut ainsi se reposer
ou avoir d’autres activités.
Déterminer si la personne peut bénéficier d’une allocation pour
handicapé ou d’une autre aide financière, versée par l’État, une
source non étatique ou des réseaux sociaux.
Si possible, tenter de soulager l’épuisement psychologique de
l’aidant en lui apportant un soutien, en lui donnant des conseils
pour résoudre les problèmes ou par le biais d’interventions
psychologiques.
Rechercher et traiter chez l’aidant le syndrome d’épuisement
émotionnel (Burn Out). Orienter vers un spécialiste pour
interventions spécialisées.
- Traitement médicamenteux Il n’est pas systématique et est fonction de la
symptomatologie présentée par le patient. Au préalable, il convient
d’éliminer les pathologies somatiques (par exemple, douleur du genou
peut déclencher une insomnie ou une agitation chez l’âgé).
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En cas d’agitation : du diazépam (commencer par 5 mg) pourrait être
indiqué en IM
Les psychotropes sont des médicaments qui ont la propriété de modifier l’activité mentale,
soit par leurs propriétés sédatives, soit par leurs propriétés stimulantes. La classification des
psychotropes repose sur les propriétés pharmacologiques et thérapeutiques des différentes
familles de psychotropes. La classification de Delay et Deniker (1956) est la suivante :
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Psychostimulants : comme leur nom l’indique, sont les
médicaments indiqués dans le traitement des troubles de la vigilance.
Psychodysleptiques : perturbent l'activité mentale
Hallucinogènes: ne sont pas à proprement parler des médicaments
(c’est même le contraire !) mais ce sont toutes les substances – le plus
souvent illicites qui dévient l’activité psychomotrice.
Toxicomanogènes (morphiniques)
Les thymorégulateurs : régulent l’activité mentale (sont les médicaments
indiqués dans le traitement des troubles de l’humeur).
Etude de quelques psychotropes
Les neuroleptiques
Ils sont utilisés dans les psychoses avec agitation et hyperactivité neuromusculaire (
schizophrénie, BDA, Accès maniaque).
Effet pharmacologique :
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Contre-indications :
Exemple de neuroleptique :
Neuroleptiques classiques :
Chlorpromazine: Largactil®en Amp injectable de 25 mg, 1 fois/jr, Cp à 25 et
100 mg ou Gouttes à 4%. Dose moyenne "DM" 100 mg/jr.
Lévomépromazine: Nozinan®, mêmes formes que Largactil®. C'est le sédatif le
plus puissant.
Halopéridol: Haldol®, en Cp à 1 et 5 mg, en Goutte à 2‰ ou en Amp injectable
à 5 mg en IM. Il existe des formes retard, Décanoate d'halopéridol:
Haldoldecanoas® en Amp de 25 à 100 mg, DM = 100 mg/mois ; Modecate ®
en amp de 25 mg.
Les tranquillisants
Encore appelés anxiolytiques, ils sont utilisés dans les états de tensions nerveuse,
d’anxiétés, d’insomnie, ils sont peut actifs dans les états psychotiques et les états
névrotiques graves. On utilise souvent des benzodiazépines (BZD). Ils s’identifient
par le segment « zepam » :
- Effet anxiolytique ;-
- Effet sédatif ;-
- Effet anti-convulsant ;
- Effet myorelaxant ;
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- Effet amnésiant
Classification
Effets indésirables :
Les barbituriques
Ils ont quasiment les mêmes effets que les benzodiazépines, cependant ils sont moins actifs
et donnent des effets secondaires plus intenses, si bien qu’ils sont moins utilisés que les
benzodiazépines. Un seul barbiturique est utilisé de nos jours : le phénobarbital
(Gardenal®).
Les antidépresseurs
Définition
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Effets secondaires indésirables:
- Asthénie ;
- Anxiété;
- Levée précoce de l’inhibition psychomotrice avec passage à l’acte ;
- Réactions délirantes ;
- Confusion mentale;
- Troubles du sommeil (insomnie pour les stimulants et somnolence pour les
sédatifs);
- Frigidité, impuissance et retard de l’éjaculation, etc.
Indications:
- Tout état dépressif;
- Troubles anxieux (TOC) ;
- Troubles phobiques ;
- Attaque de panique;
- Troubles du sommeil;
- Troubles sexuels (éjaculation précoce.) ;
- Enurésie.
Contre-indications absolues:
Quelques exemples :
- L’Imipramine: Tofranil®.
- La Clomipramine: Anafranil®.
- La Trimipramine: Surmontil®.
- L’Amitriptyline: Laroxyl®.
Les thymorégulateurs
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Les thymorégulateurs sont les psychotropes dont l’action clinique principale est
la diminution de la fréquence, de la durée et l’intensité des épisodes thymiques
(maniaque ou dépressif).
Exemples : La carbamazépine
(Tégrétol®)
Indication
Effets indésirables
- Effets neurologiques : Ils sont représentés par la somnolence, les vertiges,
l’ataxie, la diplopie et la confusion mentale.
Surveillance du traitement:
Précautions d’emploi:
L’utilisation devra être prudente chez les sujets âgés, les conducteurs de machine,
en cas d’adénome de prostate et de glaucome par fermeture de l’angle,
d’insuffisance cardiaque, hépatique et rénale. Le bloc auriculo-ventriculaire, une
hypersensibilité à la carbamazépine, etc.
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Les soins infirmiers répondent aux besoins provoqués par la maladie, rupture de
l'équilibre, de l'harmonie, de la santé, traduisant une souffrance physique, psychologique,
une difficulté ou une inadaptation à une situation nouvelle, provisoire ou définitive.
- de favoriser le maintien, l'insertion ou la réinsertion des personnes dans leur cadre de vie
habituel ou nouveau.
Les tâches d'un infirmier sont multiples et variées. Il peut exercer dans des lieux
aussi différents qu'une salle de soins, un atelier à visée thérapeutique, une structure intra-
hospitalière, extrahospitalière, ou à domicile.
Les soins infirmiers en santé mentale se caractérisent par des actions de base
relationnelles et éducatives requérant technicité, disponibilité, écoute, observation, analyse
des problèmes, respect de la personne et de ses différences liées à la pathologie,
accompagnement et actions de soins, mais aussi continuité du soin dans sa permanence et
dans la cohérence des équipes.
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rencontre s'inscrit dans un moment donné de l'histoire du patient. L'infirmier accueille et
oriente la personne dans le service, la renseigne sur les lieux et son environnement ; il
l'informe des règlements de l'unité et des activités qui s'y déroulent ; il identifie les besoins
du patient et répond à ceux qui sont immédiats. Il transmet aux autres membres de l'équipe
les données significatives.
Disponibilité
La rencontre du patient (soit dans les moments d'accueil, soit tout au long de son
suivi) nécessite que l'infirmier sache se rendre disponible. Par le terme " disponibilité " il
faut comprendre ouverture intellectuelle nécessaire à l'observation et à l'écoute du patient.
L'écoute
Observation
Disponibilité, écoute et observation vont permettre aux infirmiers d'analyser les problèmes
et d'accompagner le patient par la mise en place, avec l'équipe, d'actions de soins.
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Elle se base sur la connaissance théorique des différentes situations cliniques
rencontrées et s'établit en collaboration avec les différents intervenants afin d'élaborer un
projet de soins.
L’accompagnement
2. Actions de soins : La relation d'aide s'articule autour des actions de soin. Elle vise à
restaurer l'autonomie du patient (ou à l'acquérir) par la mise en place d'actions de
soins où la thérapeutique et l'éducatif sont étroitement liés.
2.1- Les actions de soins à visée médico-biologique
- La chimiothérapie
Prescrite par le médecin, elle amène l'infirmier à un travail à la fois exécutif et éducatif : faire
comprendre la nécessité de prendre un traitement régulièrement et donner des
informations sur les modalités d'absorption et les effets secondaires des médicaments, ainsi
que sur les conséquences des prises irrégulières ; travailler sur la capacité de la personne à
repérer ses symptômes d'aggravation ou de régression de la maladie, et à les verbaliser à un
soignant de façon à ce que le traitement soit réajusté.
- La problématique somatique
Aide au logement
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(dans le cadre d'un réseau alternatif) ou tout simplement par l'installation du patient dans
son propre domicile (qu'il y réside seul ou qu'il le partage avec d'autres).
Aide à l'insertion
Cette insertion se concrétise à la fois dans le cercle proche du patient (et donc par la
qualité relationnelle qu'il va pouvoir acquérir ou maintenir) et dans son positionnement
dans la société : par la compréhension de ses proches (voisins, famille, etc.), par le travail
(emploi, Centre d'Aide par le Travail, réseau associatif), par la recherche d'emploi, par
l'inscription dans des organismes de stages de remise à niveau.
La psychothérapie est une technique difficile et engageante. La bonne volonté seule ne suffit
pas, les conditions techniques, la compétence et la supervision sont aussi indispensables.
Ce sont les actions qui ont à voir avec la sphère corporelle, la médiation objectale et
sociale. Les patients peuvent fréquenter les ateliers du Centre d'Activités et d'Animations,
et bénéficier d'une thérapie à la fois centrée sur la valorisation de la personne elle-même
(dans la tentative de création d'un objet : poterie, bois, peinture…) mais aussi sur une visée
socio-thérapeutique (reconnaissance de l'autre, du groupe, du lien social). Il existe :
- les activités impliquant la sphère corporelle : sport collectif, relaxation, musculation, piscine,
gymnastique, psychomotricité, esthétique
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La préparation à la sortie doit être envisagée comme un acte de soins à part entière
permettant la continuité de la prise en charge par la mise en place d’actions propices à la
réinsertion socioprofessionnelle. Des permissions de sortie seront prescrites par le médecin
pour réhabituer le patient à se confronter avec le monde extérieur.
Modalités de sortie
• Sortie contre avis médical : le psychiatre doit voir le patient et lui apporte une explication
loyale et éclairée lui expliquant les risques qu’il encourt à sortir maintenant.
• S’il continue à vouloir sortir l’IDE : doit lui faire signer une décharge de responsabilité, le
patient peut alors sortir.
Le phénomène de transe se manifeste par une difficulté à respirer, des vertiges et une
perte de connaissance. Celui-ci concerne majoritairement les adolescentes.
L’agitation et la peur qui contaminent l'entourage, ressemblent à une scène
spectaculaire de théâtre souvent interprétée comme une possession démoniaque.
Signes et symptômes
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- Augmentation, diminution, ou annulation de la sensibilité tactile
- Accélération du rythme respiratoire et des battements du cœur
- Incapacité à tenir debout ou à marcher
- Absence de mouvements alternant avec des moments d'agitation
- Chute avec des mouvements anormaux comme le retournement des yeux
qui montre le blanc de l'œil
Conduite à tenir
- Evaluation clinique
Avant de conclure à une transe, assurez-vous d’avoir éliminé une crise d’asthme,
une hypoglycémie, et une épilepsie. Et pour cela, bien examiner l’individu, et
demander les examens excluant les pathologies citées ci-haut (Glycémie en
urgence, Ionogramme complet, NFS)
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Référer à un personnel spécialisé pour évaluation et prise en
charge adaptée
L’esprit réclame autant de soins que le corps, et faute d’observer cette règle, l’homme
s’expose au surmenage mental, véritable fléau social.
- L’acupuncture
- La musicothérapie
- La sexothérapie
- Le yoga.
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- Avoir l’esprit de créativité : écriture, conte, peinture, dance…
Autres
- Avoir une alimentation équilibrée (boire suffisamment de l’eau, car l’eau c’est la
vie)
- Avoir une bonne oxygénation (oxygène est l’élément indispensable à la vie. C’est un
euphorisant naturel : rend content)
- Pratiquer un exercice physique suffisant (adapté à l’état de santé de l’individu). 1
heure de marche par jour est bénéfique pour la santé : élimine les déchets et
permet de garder la forme
- Avoir un repos suffisant : bien dormir dans un endroit calme, éviter le surmenage en
ayant des moments de distraction
- Avoir une attitude mentale positive face à la vie. « commencer à penser que c’est
possible ». Il faut croire qu’à chaque problème il y a une solution.
NB : sachons que le mental commande le physique et que quand le physique est
atteint, il y a des répercussions sur le mental.
- Prendre soin de notre corps physique (cela augmente notre possibilité d’être en
bonne santé) en faisant un exercice adapté à notre état de santé ; pour diminuer le
potentiel des problèmes cardiaques et améliorer la tonicité musculaire : en
mangeant une nourriture appropriée ; en ayant un sommeil adéquat pour améliorer
notre système immunitaire ; notre métabolisme, notre mémoire et notre
concentration ; en riant souvent car le rire facilite un équilibre sain des substances
chimiques du cerveau. L’on peut pratiquer une respiration profonde.
- Les activités et l’équilibre de la vie : Beaucoup des gens n’ont pas d’équilibre entre
les activités stressantes et les activités relaxantes. Certaines personnes sont
surchargées à cause d’une mauvaise gestion du temps, et du fait de ne pas
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apprendre comment établir les priorités déléguées et éliminer les tâches inutiles.
Quelques exemples d’activité de repos et relaxation : participer aux activités
sportives, avoir des loisirs, tenir un journal ou écrire, la lecture, prendre des
vacances.
- Faire l’examen de conscience ; lorsque l’on est conscient de ses pensées, sentiments
et comportements produisant le stress, l’on peut faire plusieurs choses pour modifier
son stress.
- S’encourager soi-même. Une technique qui permet de réduire le stress ou de le gérer
de façon saine est de se déclarer des choses positives ou de reformuler positivement
la situation.
- Chercher une raison d’être (pour des gens qui sont décourager et qui ne peuvent plus
voir plus loin). Une façon de les encourager est de les aider à trouver un endroit ou
servir comme volontaire.
- Faire recours à un soutien spirituel. Quelle que soit votre foi, passer du temps dans la
prière ou la méditation calme d’une certaine manière toutes les quatre dimensions
de la personne entière (corps, âme, esprit et relations sociales).
- Faire recours aux soutiens sociaux car Dieu nous a créé pour la vie et les relations.
Reconnaitre un besoin et demander de l’aide aux autres personnes, penser le
meilleur pour les autres, encourager les gens, faire l’effort de servir les gens autant
que possible.
- Une autre attitude utile est de penser le meilleur concernant les autres. Nous voyons
souvent les gens à travers nos filtres et pourrions ne pas comprendre les motifs qui
les poussent à faire ce qu’ils font. Une approche utile, lorsque vous vous sentez
offenser ou pensez avoir du conflit avec quelqu’un, c’est de demander « Quelle était,
sa motivation ? » Faites un effort pour penser le meilleur. Cela bâtit des relations
fortes et permet d’éviter les conflits interpersonnels.
NB : Il est nécessaire de prendre soin de soi-même en vue de mener une vie plus saine et de
mieux servir efficacement les autres.
Un élément majeur de la prévention du stress est l’écoute. Il faut donc sensibiliser tous les
acteurs de la vie sociale car il est indispensable de repérer et de prendre en charge
précocement les cas.
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Notons que seuls les efforts conjugués de tous pourraient améliorer la vie des personnes
souffrant d’une pathologie mentale.
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