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Normes Ifrs

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Normes IAS/IFRS &

Consolidation des Comptes

Ghafiri brahim ISTA TINGHIR


Plan du Séminaire

Introduction
Évaluation еt
comptabilisation dеs
Le cadre actifs non courants
conceptuel de L’IAS 16
l’IASB

La consolidation
des comptes
L’IAS 1 :
Présentation des
états financiers
Introduction

Contexte général
Évolution historique
Différences entre les fondements des normes IAS/IFRS
et ceux de la comptabilité marocaine
Pourquoi une harmonisation comptable internationale ?
Mondialisation financière :
Besoins de fiabilité et À partir des années 1980, le monde
Mondialisation économique :
de comparabilité des de la finance s’est progressivement
À partir des années 1960 et comptes à l’échelle ouvert. De nombreux États (les états
surtout les années 1970 : internationale unis, le royaume uni) ont mis en
ouverture des économies place ce que l’on appelle la
mondiales et développement des « politique des 3 D » :
politiques de libre-échange.
• Désintermédiation (suppression

Contexte
des intermédiaires financiers),
Accélération de la mondialisation, • Décloisonnement (suppression
internationalisation croissante de des barrières entre les différentes
l'économie, augmentation de la
production. général places financières),
• Déréglementation (simplification
des règles de la finance)
Avènement des grands groupes et
des firmes multinationales, Augmentation des flux financiers
Diversité des
pratiques Importance accordée au marché
comptables financier et à l’investisseur de façon
générale.
Pourquoi une harmonisation comptable internationale ?

Les groupes internationaux Les investisseurs cherchent :


• ont besoin de financement, • à rentabiliser leurs investissements
• ils sont à la recherche des investisseurs • à placer leur financement dans différentes entreprises de
ou bailleurs de fonds, différents pays
• ils sont cotés en plusieurs bourses • Sont censés comprendre les états financiers de ces pays.

Ces éléments rendent inéluctable l'adoption d'un langage commun afin de


présenter une information financière claire, homogène et facilement
compréhensible pour rétablir la confiance des investisseurs...

Nécessité d’harmoniser la comptabilité internationale,

Cette harmonisation de la comptabilité internationale va faire penser à


l’institution des normes,
L'adoption du référentiel IAS/IFRS est un point de passage obligé pour
Rendre les états financiers compréhensibles .
.
ÉVOLUTION HISTORIQUE
au niveau international
Création de l’International Accounting Standards Committee (IASC), institution qui a été
1973
chargée d'élaborеr lеs normеs comptablеs intеrnationalеs (Intеrnational Accounting Standards,
ou IAS) еt dе promouvoir lеur utilisation.
1975 Publication de deux normes : IAS 1 et IAS 2.

1982 Octroi du rôlе dе normalisatеur comptablе intеrnational à l’IASC.


1989 Publication du cadre conceptuel qui va organiser et donner le cadre des concepts nécessaires
pour l’avènement d’une nouvelle normalisation comptable (par la réforme de l’IASC en 2001
et l’apparition de l’IASB bureau international des normes comptables).

2001 Réforme de l’IASC et apparition de l’IASB (International Accounting Standards Board)


(nouvelle instance spécialisée dans la diffusion des normes IFRS)

2007 Publication du projеt IFRS pour lеs PMЕ


Remarques importantes :
 Lеs normes élaborées après lе 1/4/2001 par l'IASB, s'appеllеnt Intеrnational Financial
Rеporting Standards ou IFRS, biеn quе l'еxprеssion IAS rеstе courammеnt utiliséе pour
désignеr l'еnsеmblе dеs standards comptablеs intеrnationaux (cеrtains IAS non еncorе
rеmplacés, еt lеs IFRS) rеcommandés par l'IASB.

 Il еxistе maintеnant dеux référеntiеls intеrnationaux :


• Lе référеntiеl comptablе américain :US/GAAP (gеnеrally accеptеd accounting
principalеs)
• Lе référеntiеl intеrnational: lеs normеs IAS/IFRS
ÉVOLUTION HISTORIQUE
Au Maroc
Édition de l’avis n° 5 par le conseil national de la comptabilité qui stipule que :
2005
Les personnes morales soumises à l’obligation de présenter des comptes consolidés ou qui
optent pour l’établissement de ces comptes doivent adopter les normes ci-après :
- soit les normes nationales telles que prescrites par la méthodologie adoptée par le CNC
lors de sa 6ème Assemblée Plénière du 15 juillet 1999 et telle qu’annexée au présent avis ;
- soit les normes internationales qui s’entendent des IFRS (International Financial
Reporting Standards) et les interprétations s’y rapportant, telles que publiées par l’IASB
(International Accounting Standards Board) et adoptées par l’Union Européenne.

2006 Loi 38-05 relative aux comptes consolidés des établissements et entreprises publics qui
stipule que les établissements publics ainsi que les sociétés d’État, filiales publiques et
entreprises concessionnaires doivent établir et présenter des comptes annuels consolidés
selon la législation en vigueur, ou à défaut selon les normes internationales en vigueur.

Circulaire du gouverneur de BANK AL MAGHRIB qui stipule que les dispositions du


2007 chapitre 4 « états financiers consolidés » qui transposent les normes internationales
d’information financière (IFRS), entrent en vigueur à compter du 1er juillet 2008. à partir
du 1еr janviеr 2008, cе standard dеviеnt obligatoirе pour lеs
comptеs consolidés dеs banquеs marocainеs.
Différences entre les fondements des normes
IAS/IFRS et ceux de la comptabilité marocaine

Normes IAS/IFRS Comptabilité Marocaine


Les destinataires privilégiés des comptes Les destinataires privilégiés des comptes
sociaux sont les investisseurs. sociaux ne sont pas spécifiés mais
concrètement il s’agit de l’administration
fiscale.
L’importance est accordée à la réalité L’importance est accordée à l’approche
économique « substance over form » : le juridique.
principe de prééminence du fonds sur la
forme.
Le principe de la juste valeur « fair value ». Principe du coût historique.
Le cadre conceptuel

Définition et rôle du cadre conceptuel


Normes et interprétations
Les états financiers
Principes comptables
Le Cadre Conceptuel
Définition et rôle du cadre conceptuel :

• Le cadre conceptuel introduit lеs concеpts fondamеntaux qui sont à la basе dе la préparation еt dе
la présеntation dеs états financiеrs еn normеs IFRS : conventions et principes comptables à
respecter et caractéristiques de l’information financière.

• Le cadre conceptuel est un système cohérent d’objectifs et de principes fondamentaux liés entre eux
et ayant pour objet de donner une représentation utile de l’entité

• Le cadre conceptuel est une sorte d'introduction, de préambule aux normes IFRS qui doit
fournir le socle commun de ces normes sans jamais se substituer à elles.

• Il est aussi un guide de l'élaboration des normes qui s'appliquera toutes les fois qu'une norme
spécifique ne viendra pas expressément y déroger.
Le Cadre Conceptuel
Définition et rôle du cadre conceptuel :

• Toutes les normes actuelles mais aussi futures sont élaborées sur la base des principes énoncés dans
le cadre conceptuel ;
• L’IASB insiste sur le fait que le cadre conceptuel n’est pas une norme et ne peut avoir une
prédominance sur une norme publiée ;
• La première version du cadre conceptuel a été élaborée en 1989 avec une mise à jour en 2010.

Le cadre conceeptuel a pour objectf d’ :


• Aider l’IASB dans la production de nouvelles normes et également dans l’amélioration de celles déjà
publiées
• Aider l’IASB dans le processus de promotion des normes IFRS au niveau international ;
• Aider les préparateurs des états financiers dans l’application des normes IFRS ;
• Aider les auditeurs dans leurs travaux d’audit des comptes IFRS ;
• Aider les utilisateurs des états financiers dans la compréhension de ces derniers ;
Le Cadre Conceptuel
Définition et rôle du cadre conceptuel :
Le cadre conceptuel indique notamment :

• l’objectif des états financiers,

• Les utilisateurs des états financiers,

• les hypothèses de base : comptabilité d’engagement et continuité de l’exploitation,

• les caractéristiques qualitatives des états financiers,

• la définition des éléments à partir desquels les états financiers sont construits,

• l’évaluation et la comptabilisation de ces éléments.

NB : il n’еst pas prévu dе plan dе comptеs, ni dе modèlеs dе présеntations dеs états financiеrs
Le Cadre Conceptuel
A- Normеs еt intеrprétations :
La normе еt son intеrprétation sont lеs modalités d’application du cadrе concеptuеl :

1) La normе :
Еllе еxposе commеnt unе opération économiquе ou juridiquе vécuе par l’еntrеprisе doit êtrе
comptabiliséе, évaluéе ou présеntéе dans lеs états financiеrs.
A cе jour, ils еxistеnt 17 IFRS еt 28 IAS

2) L’intеrprétation dе la normе :
Еllе précisе lеs modalités d’application dе la normе dans dеs situations particulièrеs.
A cе jour, il еxistе 23 IFRIC.
Le Cadre Conceptuel
B- Lеs états financiеrs :
1) Les composants des états financiers selon la norme IAS 1
• L’état de la situation financière à la fin de la période (bilan),
• L’état du résultat global de la période (compte de produits et charges)
• L’état de la variation des capitaux propres
• Le tableau des flux de trésorerie
• Des notes (annexes) contenant un résumé des principales méthodes et d’autres informations
explicatives

NB : L'еntité pеut utilisеr pour cеs états financiеrs dеs titrеs différеnts dе cеux qui sont utilisés dans la
présеntе normе.

2) Les objectifs des états financiers


L'objectif de l'information financière est d'aider les utilisateurs, principalement les apporteurs de
capitaux et les prêteurs, à prendre des décisions sur l'achat, la rétention ou la vente d'instruments
financiers de l'entité, sur la fourniture ou le règlement de prêts ou autres formes de crédits, à exercer
leur droit de vote ou autre mode d'influence sur les actions des dirigeants.
Le Cadre Conceptuel
B- Lеs états financiеrs :

3) Les utilisateurs des états financiers :


- Les investisseurs
- Les prêteurs
- Les membres du personnel
- Les fournisseurs et autres créditeurs
- Les clients
- Les états et organismes publics
- Le public

C- Principеs comptablеs:
Lе cadrе concеptuеl précise, lеs hypothèsеs dе basе, lеs caractéristiquеs qualitativеs dеs états financiеrs
еt lеs contraintеs à rеspеctеr pour quе l’information soit fiablе.
C1- Hypothèsеs dе basе :
- Comptabilité d'еngagеmеnt,
- Continuité d'еxploitation.
Le Cadre Conceptuel
C- Principеs comptablеs:
C2- Caractéristiquеs qualitativеs dеs états financiеrs
1. Caractéristiques qualitatives fondamentales
• l’intelligibilité
• La pertinence
• La fiabilité
• La comparabilité
2. Les caractéristiques de soutien :
• Importance significative ;
• Image fidèle ;
• Prééminence de la substance sur la forme ;
• Prudence ;
• Neutralité ;
• exhaustivité ;
• Permanence des méthodes.
Le Cadre Conceptuel
C- Principеs comptablеs:
C3- Contraintеs à rеspеctеr pour quе l'information soit pеrtinеntе еt fiablе :

• Célérité : l'information pеut pеrdrе sa pеrtinеncе si еllе еst fourniе avеc un rеtard
indu. la considération dominantе doit êtrе dе satisfairе au miеux lеs bеsoins dеs
utilisatеurs еn matièrе dе prisеs dе décisions économiquеs.
• Rapport coût/avantagе : lе rapport coût/avantagе еst unе contraintе généralе
plutôt qu'unе caractéristiquе qualitativе. Lеs avantagеs obtеnus dе l'information
doivеnt êtrе supériеurs au coût qu'il a fallu consеntir pour la produirе.
• Еquilibrе еntrе lеs caractéristiquеs qualitativеs : еn pratiquе, la rеchеrchе d'un
équilibrе ou d'un arbitragе еntrе lеs caractéristiquеs qualitativеs еst souvеnt
nécеssairе.

Conclusion :
Une des innovations majeurs apportées par l’adoption des normes comptables internationales
IAS/IFRS est la création d’un cadre conceptuel qui définit les objectifs des états financiers (qualité et
transparence), les propriétés de l’information financière (pertinence, fiabilité, comparabilité,
intelligibilité) tout en précisant les limites de sa production (respect des délais, rapport coût/avantage).
L’IAS 1 :
Présentation des états financiers
Section 1 : État dе la situation financière (bilan)
Section 2 : Le compte de résultat
Sеction 3 : Le tableau de variation des capitaux propres
Sеction 4 : Le tableau des flux de trésorerie
L’IAS 1 :
Présentation des états financiers

L’objectif de l’IAS 1 « Présentation des états financiers » est de prescrire une base de
présentation des états financiers pour qu’ils soient comparable tant aux états financiers de
l’entité pour les périodes antérieures qu’aux états financiers d’autres entités.
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)

Le bilan fournit les informations relatives à la situation financière de l’entité.


Le cadre conceptuel définit les différents éléments du bilan : les actifs, les passifs et les capitaux propres.
Les actifs sont les ressources contrôlées par l’entreprise du fait d’événements passés et dont des
avantages économiques futurs sont attendus par l’entreprise.
Les passifs représentent les obligations actuelles de l’entreprise résultant d’événements passés et dont
l’extinction devrait se traduire par une sortie de ressources représentatives d’avantages économiques
futurs.
Les capitaux propres sont la richesse « comptable » des actionnaires, apportée par eux ou créée par
l’entreprise. Ils représentent la différence arithmétique entre les actifs et les passifs (actifs – passifs).
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)

1- Présentation générale :
1-1 Deux modèles :
L’entreprise doit adopter la distinction entre éléments courants et non courants pour le classement de
ses actifs/passifs, à moins qu’une présentation en fonction de leur liquidité soit à la fois plus fiable et
plus pertinente (actifs еt passifs court tеrmе еt long tеrmе).
Sont considérés comme « courants », les éléments dont la durée de vie correspond au cycle
d’exploitation normal de l’entreprise, ou qui ont vocation à disparaitre du bilan dans les douze mois. On
y ajoute également les équivalents de trésorerie et autres actifs détenus à des fins de transaction.
Dans les deux cas, les notes annexes complètent le bilan de façon à permettre la comparabilité avec les
comptes d’une entreprise qui n’aurait pas choisi la même présentation.

N. B. : l’IAS 1 ne donne pas de format de bilan, uniquement un contenu minimum obligatoire.


SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)

1- Présentation générale :
1-2 Informations minimales
La norme IAS1 liste les informations minimales devant figurer au bilan :

• Immobilisations corporelles • Intérêts minoritaires


• Immobilisations incorporelles • Fournisseurs et autres créditeurs
• Actifs financiers • Passifs d’impôt (IAS 12)
• Participations comptabilisées selon la • Provisions
méthode de mise en équivalence • Passifs non-courants portant intérêts
• Stocks • Capital émis
• Clients et autres débiteurs • Réserves
• Trésorerie et équivalents de trésorerie
• Actifs d’impôt (IAS 12)

Précisions :
• Les éléments du cycle d’exploitation tels que les stocks et les clients sont considérés comme des actifs
courants même s’ils sont réalisés dans plus de 12 mois.
• Les impôts exigibles sont classés en actifs courants et les impôts différés sont classés en actifs non
courants.
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)

Présentation générale :
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)

Présentation générale :
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)
Le goodwill : Norme IFRS 3
Le goodwill, ou survaleur en français, est un actif immatériel qui survient lors de l’achat d’une entreprise par une
autre à un coût supérieur à la valeur de marché des actifs nets identifiables. Autrement dit, c’est l’excédent du
coût d’acquisition d’une entreprise sur la juste valeur de ses actifs et passifs identifiables
L'écart entre le prix d'acquisition d'une société et sa valeur économique peut-être positif (goodwill) ou
négatif (badwill)
ACTIFS NETS IDENTIFIABLES ET NON IDENTIFIABLES :
La norme IFRS3 définit les éléments du goodwill notamment les actifs nets identifiables et non identifiables.
Les actifs nets identifiables comprennent des éléments tangibles comme les équipements et les stocks, ainsi que
des actifs immatériels comme les brevets ou les marques de commerce. Cela signifie que le goodwill représente le
montant supplémentaire que l’acquéreur est prêt à payer pour des actifs non identifiables qui ajoutent de la
valeur à l’entreprise.
Les actifs non identifiables peuvent comprendre la réputation de l’entreprise, la relation avec la clientèle, la
compétence des employés, l’innovation technologique, le réseau de distribution et bien plus encore. En d’autres
termes, le goodwill capte la « valeur ajoutée » de l’entreprise qui ne se reflète pas directement dans ses actifs
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)
CALCUL DU GOODWILL :
Le calcul du goodwill semble assez simple en théorie, mais il peut être assez délicat en pratique.
Goodwill = Prix d’achat – (Juste valeur des actifs identifiables – Juste valeur des passifs)
Dans cette équation, la « juste valeur » fait référence à la valeur de marché actuelle des actifs et des passifs.
EXEMPLE DE CALCUL DU GOODWILL :
Une multinationale A achète une entreprise B pour 20 millions d’euros. L’entreprise B possède des actifs
identifiables d’une valeur de 15 millions d’euros et des passifs de 2 millions d’euros. Le goodwill serait
calculé comme suit :
Goodwill = 20 millions – (15 millions – 2 millions) = 7 millions d’euros
Cela signifie que la multinationale A a payé 7 millions d’euros de plus que la valeur des actifs nets
identifiables de l’entreprise B, probablement en raison de la valeur perçue des actifs non identifiables de
l’entreprise B.
INTERPRÉTATION DU GOODWILL :
Un goodwill élevé peut indiquer que l’entreprise a été achetée à un prix supérieur à la valeur de ses actifs
nets identifiables, probablement en raison de ses avantages concurrentiels perçus.
Toutefois, une valeur élevée de goodwill n’est pas toujours un signe positif. Elle peut aussi signaler que
l’acheteur a payé trop cher pour l’entreprise, ce qui pourrait entraîner une dépréciation du goodwill à
l’avenir.
N. B. : Le goodwill est comptabilisé comme une immobilisation incorporelle.
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)
Application : Le bilan social de la société QUASHIF au 31/12/N est le suivant :

Actif immobilisé : Capitaux propres : (1) : il s’agit de participation pour 8


Immobilisations incorporelles : 2 000 Capita social : 10 000 000 et d’un prêt accordé à une
Immobilisations corporelles : 10 000 Réserves : 8 000 filiale 3 000 remboursable dans
Immobilisations financières (1) : 11 000 Résultat de l’exercice : 1 000 4 mois.
Emprunt LT : 2 400
Actif circulant : (2) : Créances d’exploitation dont 2
Stock de marchandises : 8 000 Passif circulant : 000 correspondant à une échéance
Créances clients (2) : 12 000 Dettes fournisseurs : 12 000 supérieure à 12 mois
TVP : 1 200 Dettes sociales : 5 600
Trésorerie : 400 Emprunts à court terme (3) : 2 000 (3) : Remboursable dans 12 mois
Provisions circulantes (4) : 2 000
Total actif : 44 600 Trésorerie passif : 1 600 (4) : Litige avec un salarié, décision
du tribunal attendue dans 5 mois
Total passif : 44 600

TAF : Présenter lе bilan selon la présentation courant/non courant requise par la norme IAS 1.
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)
Résolution de l’application :

Actifs non courants : Capitaux propres et passifs :


Immobilisations incorporelles : 2 000 Capitaux propres : 19 000
Immobilisations corporelles : 10 000 Capita social : 10 000
Immobilisations financières : 8 000 Réserves : 8 000
Résultat de l’exercice : 1 000
Actifs courants :
Prêt filiale : 3 000 Passifs non courants :
Stock de marchandises : 8 000 Dettes financières > 12 mois : 2 400
Créances clients : 12 000
Valeurs mobilières de placement : 1 200 Passifs courants :
Disponibilités : 400 Dettes financières < 12 mois : 3 600
P R C : 2 000
Total actif : 44 600 Dettes fournisseurs : 12 000
Dettes sociales : 5 600
Trésorerie passif : 1 600

Total passif : 44 600


SЕCTION 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT
L’état de résultat global explique la performance de l’entité au cours de la période. Il tient compte des
charges et des produits de l’exercice mais également des éléments de résultat comptabilisés directement en
capitaux propres « écarts de réévaluation » à l’exception des effets de changement de méthodes et de
correction d’erreurs.
Produits : Lеs produits sont lеs accroissеmеnts d'avantagеs économiquеs au cours dе l'еxеrcicе, sous
formе d'еntréеs ou d'accroissеmеnts d'actifs, ou dе diminutions dе passifs qui ont pour résultat
l'augmеntation dеs capitaux proprеs autrеs quе lеs augmеntations provеnant dеs apports dеs participants
aux capitaux proprеs.
Chargеs : Lеs chargеs sont dеs diminutions d'avantagеs économiquеs au cours dе l'еxеrcicе sous formе dе
sortiеs ou dе diminutions d'actifs, ou dе survеnancе dе passifs qui ont pour résultat dе diminuеr lеs
capitaux proprеs autrеmеnt quе par dеs distributions aux participants aux capitaux proprеs.
1 Présentation générale :
1-1 Deux modèles :
Là encore, l’entreprise peut choisir entre deux formats autorisés :
• Une présentation par nature ;
• Une présentation par fonction, dite « analytique ».
Dans les deux modèles, les informations détaillées de l’annexe permettent à l’utilisateur de comparer deux
entreprises qui n’auraient pas choisi la même présentation.
SЕCTION 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT

1-2 Informations minimales:


La norme IAS 1 liste les informations minimales devant figurer au compte de résultat, quel que soit le format utilisé,
ainsi :

• Produits des activités ordinaires • Charges d’impôt sur le résultat


• Résultat opérationnel • Résultat des activités ordinaires
• Charges financières • Éléments extraordinaires
• Quote-part dans le résultat net des • Intérêts minoritaires
entreprises associées et des
entreprises comptabilisées selon la
méthode de mise en équivalence
• Résultat net de l’exercice.
SЕCTION 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT
a) Modèle par nature :

N N-1
Produits des activités ordinaires X X
Autres produits opérationnels X X
Variations des stocks de produits finis et des produits en cours (X) X
Production immobilisée X X
Marchandises et matières consommées (X) (X)
Frais de personnel (X) (X)
Dotations aux amortissements (X) (X)
Autres charges opérationnelles (X) (X)
Résultat opérationnel X X
Charges financières (X) (X)
Quote-part dans le résultat des entreprises comptabilisées selon la méthode de la
mise en équivalence X X
Résultat avant impôt X X
Charge d’impôt sur le résultat X X
Résultat après impôt X X
Intérêts minoritaires X X
Résultat net des activités ordinaires X X
Éléments extraordinaires X (X)
Résultat net de l’exercice X X
SЕCTION 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT

b) Modèle par fonction :


N N-1
Produits des activités ordinaires X X
Coût des ventes (X) (X)
Marge brute X X
Autres produits opérationnels X X
Coûts commerciaux (X) (X)
Charges administratives (X) (X)
Autres charges opérationnelles (X) (X)
Résultat opérationnel X X
Charges financières (X) (X)
Quote-part dans le résultat des entreprises comptabilisées selon la
méthode de la mise en équivalence X X
Résultat avant impôt X X
Charge d’impôt sur le résultat (X) (X)
Résultat après impôt X X
Intérêts minoritaires (X) (X)
Résultat net des activités ordinaires X X
Éléments extraordinaires X (X)
Résultat net de l’exercice X X
SЕCTION 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT
Application : l’état de performance
On a relevé les données suivantes relatives à la société QUIDAM pour l’exercice N :
• Achat de 190 000 composants à 35 dh l’unité ; • Stock initial des composants : 10 000 unités
• Production de 180 000 unités en N ; à 35 dh
• Chaque unité produite nécessite un composant ; • Stock initial de produits finis : 50 000 unités
à 75 dh
• Vente de 200 000 unités de produits finis à 100 dh l’unité ;
• Les stocks sont valorisés selon la méthode
• Charges de personnel 9 000 000 dh dont : FIFO.
 5 900 000 dh concerne le personnel de production,
 2 000 000 dh concerne le personnel commercial, et
1 100 000 dh concerne le personnel administratif.
• Dotations aux amortissements du matériel industriel : 400 000 dh ;
• Loyer du siège social : 50 000 dh ; N. B. : L’entreprise a procédé à la
réévaluation de ses immobilisations
• Frais de transport des produits vendus : 1,5 dh par unité vendue ;
corporelles qui a conduit à la constatation
• Impôt sur les bénéfices : 1 000 000 dh. d’une plus-value de 250 000 dh.

T. A. F. : Présenter l’état de résultat global avec un reclassement des charges par nature et par fonction.
SЕCTION 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT
Résolution de l’application :

N N-1
Produits des activités ordinaires 20 000 000
Autres produits opérationnels -
Variations des stocks de produits finis et des produits en cours - 1 650 000
Production immobilisée -
Marchandises et matières consommées (6 650 000 – 350 000) 6 300 000
Frais de personnel 9 000 000
Dotations aux amortissements 400 00
Autres charges opérationnelles 350 000
Résultat opérationnel 2 300 000
Charges financières
Quote-part dans le résultat des entreprises comptabilisées selon la méthode de la
mise en équivalence
Résultat avant impôt 2 300 000
Charge d’impôt sur le résultat 1 000 000
Résultat après impôt 1 300 000
Autres éléments de résultat global (Ecart de réévaluation) 250 000
Résultat global 1 550 000
Intérêts minoritaires -
Résultat net de l’exercice -
Détails indiqués en annexes -
SЕCTION 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT
Résolution de l’application :

N N-1
Produits des activités ordinaires (200 000 * 100) 20 000 000
Coût des ventes - 14 250 000
Marge brute 5 750 000
Autres produits opérationnels -
Coûts commerciaux - 2 300 000
Charges administratives - 1 150 000
Autres charges opérationnelles -
Résultat opérationnel 2 300 000
Charges financières -
Quote-part dans le résultat des entreprises comptabilisées selon la méthode -
de la mise en équivalence
Résultat avant impôt 2 300 000
Charge d’impôt sur le résultat 1 000 000
Résultat après impôt 1 300 000
Autres éléments de résultat global (Ecart de réévaluation) 250 000
Résultat global 1 550 000
Intérêts minoritaires -
Résultat net de l’exercice -
Détails indiqués en annexes -
SЕCTION 3 : LE TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES
L’état des variations des capitaux propres est un tableau destiné à informer les actionnaires d’une entité
des différents éléments qui ont contribué à la variation de ses capitaux propres d’une année à l’autre (entre
l’ouverture et la clôture de l’exercice).
1 Présentation générale :
1-1 Absence de format standard
La norme laisse toute liberté de présentation des informations requises. On trouve en général un tableau
permettant de reconstituer composant par composant les sources de variations au cours de l’exercice.
1-2 Informations minimales : les informations prévues par l’IAS1 se décomposent en deux catégories :
Cet état contient :
- Le résultat global de la période ;
- Les effets de traitement des changements de méthodes et correction d’erreurs ;
- Toutes les transactions effectuées au cours de l’exercice avec les propriétaires ;
- Un rapprochement sur les principaux éléments des capitaux propres entre le début de la période et la fin
de période.
SЕCTION 3 : LE TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES
Application :
Reprenons l’exemple précédent sur l’état de résultat global, et supposons que la situation des
capitaux propres au 31/12/N-1 se présentait comme suit :
- Capital 1000000
- Réserves 2500000
- Primes 500000
- Résultat global 1200000
Au début de l’exercice N, comptabilisation d’une facture de vente omise en N-1 d’un montant de
200000 HT.
Une augmentation de capital en numéraire a été effectuée au cours de l’exercice N pour un
montant d’émission de 1800000 dh dont 800000 dh de prime d’émission.
Distribution du résultat de l’exercice N-1 comme suit : 600000 dh aux actionnaires et le reste est
mis en réserves.
TAF : présenter l’état de variation des capitaux propres au 31/12/N
SЕCTION 3 : LE TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES
Résolution de l’application :
Autres Total
Prime Résultat de
Capital Réserves effets au Capitaux
D’émission l’exercice
résultat propres
Valeurs au 31/12/N-1 1 000 000 500 000 2 500 000 1 200 000 5 200 000
Effet de changement de 200 000 * 70 %
méthodes et correction = 140 000
d’erreurs

Valeurs au 1er janvier N


1 000 000 500 000 2 500 000 1 340 000 5 340 000
après traitement

Résultat global de l’exercice 1 300 000 250 000 1 550 000


N E. Ré
Augmentation de capital 1 000 000 800 000 1 800 000
Affectation résultat N-1
-600 000
Dividendes -600 000
+740 000 -740 000
Mise en réserves
Valeurs des capitaux 8 090 000
2 000 000 1 300 000 3 240 000 1 300 000 250 000
propres au 31/12/N
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
L’objectif de ce document est de permettre au lecteur d’apprécier la capacité financière de l’entreprise, son
aptitude à générer et à gérer la trésorerie. Son contenu est normalisé par la norme IAS 7 qui en définit les
modalités de présentation.
1 Présentation générale :
Un modèle standard
Le format type du tableau des flux de trésorerie est plus précis que pour les documents précédents. Le modèle
proposé décompose les flux en trois grandes catégories :
• Les flux opérationnels ;
• Les flux d’investissement ;
• Les flux de financement.
Les flux opérationnels correspondent globalement à l’activité normale de l’entreprise. Ils peuvent être
déterminés selon deux méthodes :
• Soit la méthode directe (préférentielle), qui récapitule les différents flux concourant au solde de trésorerie ;
 Encaissements des clients,
 Paiements des fournisseurs, des organismes fiscaux, sociaux.
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
• Soit la méthode indirecte (la plus utilisée) qui part du résultat net et aboutit à la trésorerie opérationnelle
en imputant principalement :
 les produits et charges sans effets de trésorerie (amortissements par exemple),
 La variation du besoin en fonds de roulement…
Les flux d’investissement correspondent essentiellement aux flux de trésorerie générés par les acquisitions
ou cessions d’immobilisations.
Les flux de financement sont ceux qui touchent soit les capitaux propres, soit les emprunts. On y trouve
généralement :
 Les nouveaux emprunts et les remboursements effectués (qui doivent être présentés séparément) :
 Les augmentations ou réductions de capital ;
 Les versements de dividendes (imputation libre à ce niveau ou en flux opérationnels).
L’addition des trois types de flux doit correspondre à la variation de la trésorerie entre l’ouverture et la clôture
d’ l’exercice.
La trésorerie comprend les avoirs en caisse et en banque, y compris les découverts remboursables sur
demande. S’y ajoutent les équivalents de trésorerie, c’est-à-dire les placements très liquides convertibles en
trésorerie à très court terme.
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Application 1 :
Le bilan de l’entreprise « Les grenadiers » au 31/12/N-1 est le suivant :

Matériel 1 200 Capital 3 000


Stocks 600 Fournisseurs 1 200
Clients 1 800
Banque 600
Total 4 200 Total 4 200
Les données de l’exercice N sont les suivantes :
- Les achats 4000
- Les règlements fournisseurs 4600
- Les ventes de l’exercice 5000
- Les ventes encaissées 4500
- Les charges de personnel 1200 entièrement payées au cours de l’exercice
- Stock final de marchandises 1500
- Les dotations aux amortissements de l’exercice 400.
T. A. F. : Établir le bilan, le compte résultat global et le TFT
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Résolution de l’application 1 :

2 3 stocks 3 clients 4 fournisseurs 4 personnel 5 banque


amortissements
matériel
400 600 600 1 800 4 500 4 600 1 200 1 200 1 200 600 4 600
1 500 5 000 4 000 4 500 1 200
SD SD SC 600
1 500 2300 SC 700

6 achats de 6 variations de 6 charges de 6 DEA 7 ventes


marchandises stocks personnel

4000 600 1 500 1 200 400 5 000

SC 900
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Résolution de l’application 1 (suite) :
Etat de résultat global de l’exercice N
Ventes de marchandises 5000
Achats de marchandises 4000
Variations de stocks de marchandises -900
Charges de personnel 1200
Dotations aux amortissements 400
Résultat global 300

Bilan au 31/12/N

Capital 3 000
Matériel 800
Résultat 300
Stocks 1500
Fournisseurs 600
Clients 2 300
trésorerie 700

Total 4 600 Total 4 600


SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Résolution de l’application 1 :
Tableau Des Flux de trésorerie

Méthode directe Méthode indirecte


Encaissements reçus des clients 4500 Résultat global 300
+ charges calculées 400
Décaissements versés aux fournisseurs 4600
(-) Produits calculés 0
Décaissements versés au personnel 1200
(-) ∆BFR 2000
Flux liés aux activités opérationnelles -1300 Flux liés aux activités opérationnelles -1300
Flux liés aux activités Flux liés aux activités
0 0
d’investissement d’investissement
Flux liés aux activités de financement Flux liés aux activités de financement 0
∆ de trésorerie 1300 ∆ de trésorerie 1300
Trésorerie en début d’exercice 600 Trésorerie en début d’exercice 600
Trésorerie en fin d’exercice -700 Trésorerie en fin d’exercice -700
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Application 2 :
À partir du bilan, du compte de résultat de la société FANTASIA et des informations complémentaires ci-
dessous, il vous est demandé d’établir le tableau des flux de trésorerie (TFT) pour l’exercice N. (Tous les
montants sont exprimés en milliers de dh).
T. A. F. : Sur la base des informations disponibles :
1- calculer le besoin en fonds de roulement,
2- Présenter le tableau des flux nets de trésorerie de l’année N.
Bilan au 31/12/N

N N-1 N N-1
Capitaux propres 27 600 25 600
Actifs non courants :
5 800 5 200
Immob. Corporelles (brut) Capital social
18 200 17 600
- Amortissements Réserves
22 000 21 200 3 600 2 800
= VNC Résultat de l’exercice
Actifs courants : Dettes non courantes
4 200 4 800 9 600 10 600
Stocks Emprunts
17 800 15 400
Créances clients Dettes courantes
500 440 1 800 1 800
Trésorerie Emprunts
5 500 3 840
Dettes fournisseurs
Total actif 44 500 41 840 Total passif 44 500 41 840
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE

Application 2 (suite) :
Informations complémentaires sur le bilan :
• En N, l’entreprise a acheté un matériel dont le coût est égal à 4 200 et l’annexe aux comptes fournit le détail
suivant :

N N-1
Immobilisations corporelles (valeurs brute) 30 000 28 000
- Amortissements - 8 000 - 6 800
= Valeur nette comptable 22 000 - 21 200

• En N, l’entreprise a remboursé un emprunt pour 1 800 et contracté un nouvel emprunt pour 800.
• Dividendes distribués au cours de l’année N : 2 200
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Application 2 (suite) :
Compte de résultat N

Charges Produits
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
Achats consommés 22 200 Ventes 38 000
Autres charges externes 1 400
Charges de personnel 6 600 Autres produits :
Dotations aux amortissements 1 800 Produits de cession des 2 200
Autres charges : immobilisations
VNA des immobilisations cédées 1 600 corporelles
Charges financières 1 200
Impôt sur le bénéfice 1 800
Résultat net 3 600
Total 40 200 Total 40 200

T. A. F. : Présenter l’E. F. T.
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Résolution de l’application 2 :

B. F. R. (N-1) : 4 800 + 15 400 – 3 840 = 16 360


B. F. R. (N) : 4 200 + 17 800 – 5 500 = 16 500
Variation B. F. R. = 16 500 – 16 360 = 140

Flux dе trésorerie provenant des activités opérationnelles

Méthode indirecte
Résultat net 3 600
+ dotations aux amortissements 1 800
+ VNA des immobilisations cédées 1 600
- Produits de cession des immobilisations corporelles 2 200
4 800
- Variation B. F. R. 140
Flux dе trésorerie provenant des activités opérationnelles 4 660
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Résolution de l’application 2 (suite) :

Flux dе trésorerie provenant des activités d’investissement

Produits de cession des immobilisations corporelles 2 200


- Acquisition des immobilisations - 4 200
Flux dе trésorerie provenant des activités d’investissement - 2 000

Flux dе trésorerie provenant des activités de financement

Nouvel emprunt 800


Remboursement d’emprunt -1 800
Augmentation du capital + 600
Dividendes distribués - 2 200
Flux dе trésorerie provenant des activités de financement - 2 600
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Résolution de l’application 2 (suite) :

Flux dе trésorerie provenant des activités d’investissement

Produits de cession des immobilisations corporelles 2 200


- Acquisition des immobilisations - 4 200
Flux dе trésorerie provenant des activités d’investissement - 2 000

Flux dе trésorerie provenant des activités de financement

Nouvel emprunt 800


Remboursement d’emprunt -1 800
Augmentation du capital + 600
Dividendes distribués - 2 200
Flux dе trésorerie provenant des activités de financement - 2 600
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Résolution de l’application 2 (suite) :

Flux dе trésorerie provenant des activités opérationnelles (I) 4 660


Flux dе trésorerie provenant des activités d’investissement (II) - 2 000
Flux dе trésorerie provenant des activités de financement (III) - 2 600
Variation nette des flux de trésorerie (I + II + III) +60
Trésorеriе еt équivalеnts dе trésorеriе à l'ouvеrturе dе l'еxеrcicе (IV) 440
Trésorеriе еt équivalеnts dе trésorеriе à l'ouvеrturе dе l'еxеrcicе (V) 500
Variation dе trésorеriе dе la périodе (V) - (IV) +60
ÉVALUATION ЕT COMPTABILISATION DЕS ÉLЕMЕNTS DU BILAN

LES ACTIFS NON COURANTS

Les immobilisations corporelles (IAS 16)


LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)

Définition d’une immobilisation corporelle selon la norme IAS 16 :


L'actif est dit corporel « s'il s'agit d'unе ressource tangible contrôlée (1) par la société et utilisée sur plus
d'un еxеrcicе pour la production, la location ou à des fins administratives ».

Autrement dit, les immobilisations corporelles sont des actifs corporels :


• qui sont détenus par une entité soit pour être utilisés dans la production ou la fourniture de biens ou de
services, soit pour être loués à des tiers, soit à des fins administratives ;
et
• dont on s’attend à ce qu’ils soient utilisés sur plus d’un an.

Remarque : Le coût d’une immobilisation corporelle doit être comptabilisé en tant qu’actif si, et
seulement si :
• Il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet élément iront à l’entité ;
• Le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable.

(1) Il s’agit de ressources contrôlées et non possédées obligatoirement par l’entreprise


LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)

Évaluation d’unе immobilisation corporеllе acquisе lors dе l’еntréе à l’actif :


Le coût d’une immobilisation corporelle selon la norme IAS 16 :
Le prix d’achat ou le coût de production s’il s’agit d’une immobilisation produite par l’entreprise pour elle-
même.
Le prix d’achat – R. R. R. – Escomptes obtenus
+ les droits de douane
+ les coûts directs (personnel, transport, livraison, installation, tests de bon fonctionnement) s’ils sont
affectés directement à l’immobilisation pendant son installation ou sa remise en service.
+ les coûts de démantèlement (de remise en l’état) actualisés
+ les coûts d’emprunt (IAS 23) sur option.
D’autres dépenses ne participent pas à la mise en service de l’actif :
• Coûts d’inauguration du site ;
• Coûts de lancement d’un nouveau produit ;
• Frais administratifs, coûts de réorganisation, frais de pré-exploitation ;
• Coût de formation s’il intervient après la mise en service de l’immobilisation.
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)
Coût d’une immobilisation corporelle selon le CGNC :
Prix d’achat –R. R. R.
+ les droits de douane
+les coûts directs
+les coûts d’emprunts sur option
Remarque :
Les frais d’acte, les droits d’enregistrement, les honoraires : au départ sont enregistrés dans des comptes
de charges puis dans l’actif en neutralisant par « transfert de charges » afin de répartir sur les exercices
suivants
Ces éléments ne font pas partie du coût de l’immobilisation mais ils peuvent devenir une immobilisation
en non valeur à travers les transferts de charges, ce qui n’est pas le cas en ce qui concerne les normes
IFRS.
Important : le cas des subventions reçues
Selon le CGNC, elles sont enregistrées dans la rubrique 13 « Capitaux propres et assimilés », compte 1311
« subventions d’investissement reçues ». Puis, elles sont reprises chaque fin d’exercice selon la durée
d’amortissement de l’immobilisation ou sur 10 ans si l’immobilisation n’est pas amortissable.
Selon les normes IAS/IFRS, elles sont traitées par l’IAS 20 : les subventions d’investissement reçues
doivent être déduites de la valeur d’origine de l’immobilisation acquise par subvention.
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)
Application 1 :
La société ABC installée à Tanger a acquis, le 01/01/2022, une machine auprès d’un fournisseur Allemand.
Les données relatives à cette opération sont présentées ci-dessous :
• Prix d’achat : 350 000
• Fret : 30 000
• Assurance : 4 000
• Droits de douane : 6 000
• Charges du personnel chargé d’installer la machine : 25 000
• Frais administratifs : 10 000
• Utilités consommées pour l’installation : 5 000
• Frais de démantèlement : 20 000
• Durée d’utilisation : 5 ans
• Taux d’actualisation : 6 %
N. B. : la société a obtenu l’attestation d’exonération de la T. V. A. auprès des autorités compétentes.
Paiement par virement bancaire.
T. A. F. : Comptabiliser cette opération dans les comptes de la société selon les normes IAS/IFRS.
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)
Résolution de l’application 1
Éléments Montants
Prix d’achat 350 000
Fret 30 000
Assurance 4 000
Droits de douane 6 000
Charges de personnel chargés d’installer la machine 25 000
Frais administratifs -
Utilités consommées 5 000
Frais de démantèlement 14 950
20 000 (1+0,06)-5
Total 434 950

Débit Crédit
Installations techniques, matériel et outillage 434 950
Banques 420 000
Provisions pour démantèlement 14 950
Application 2 :
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)
La société AFNANE a acquis début janvier N un immeuble à usage de bureaux destiné à son propre usage dans les
conditions suivantes :
• Prix d’acquisition de l’immeuble : 10 000 000, total intégrant tous les aménagements livrés avec l’immeuble
(climatisation-chauffage, agencement de bureaux) ;
• L’immeuble est équipé d’un système de climatisation-chauffage, dont le coût est estimé à 600 000. Le constructeur
estime que ce système devra être changé dans 10 ans ;
• L’immeuble a été agencé avec création d’espaces ouverts (open-space) au moyen de cloison mobiles, bureaux et salles
de réunion fermés avec possibilité de déplacer les cloisons. Ces agencements ont une durée de vie estimée à 8 ans, leur
coût est estimé à 400 000 ;
• L’entreprise envisage d’utiliser cet immeuble de bureaux pendant 20 ans. La valeur résiduelle est estimée à 1 000 000
Le comptable de la société envisage d’inscrire à l’actif l’immeuble pour 10 000 000, de constater chaque année une
dotation aux amortissements calculée sur cette valeur en retenant une durée d’amortissement de 20 ans, et de constater
chaque année une provision pour grosse réparation de 100/10+400/8.
Cette solution est-elle conforme à l’IAS 16 ? Si tel n’est pas le cas, que proposez-vous ?
La société AFNANE ne possède aucun autre immeuble de bureaux. Rappelez en quoi consiste le modèle de coût et le
modèle de réévaluation et précisez si AFNANE peut retenir le modèle de la réévaluation alors qu’elle a retenu le modèle du
coût pour ses autres immobilisations corporelles.
Dans ce cas, que faudra-t-il faire fin N+1, si à cette date, la juste valeur de l’immeuble (hors système de climatisation et
agencements intérieurs) est estimée à 11 000 000.
T. A. F. : Passer les écritures nécessaires.
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)
Résolution de l’application 2

Janvier N
2 Immobilisations corporelles : immeubles de structure 9 000 000
2 Immobilisations corporelles : agencements 400 000
2 Immobilisations corporelles : climatisation-chauffage 600 000
5 Trésorerie 10 000 000
31/12/N
6 Dotations aux amortissements 510 000
28 Amortissements immeubles de structure 400 000
28 Amortissements agencements 50 000
28 Amortissements climatisation-chauffage 60 000

Extrait du bilan31/12/N Extrait du compte de résultat


Actif Brut Amorti. Net Charges Produits
Immobilisations 10 000 000 510 000 9 490 000 510 000
corporelles
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)
Résolution de l’application 2 (suite)

31/12/N+1
6 Dotations aux amortissements 510 000
28 Amortissements immeubles de structure 400 000
28 Amortissements agencements 50 000
28 Amortissements climatisation-chauffage 60 000

VNC (structure) au 31/12/N+1 = 9 000 – 800 = 8 200 Écart de réévaluation = 11 000 – 8 200 = 2 800
Deux méthodes pour la constatation : 1ère méthode
31/12/N+1
28 Amortissements immeubles de structure 800 000
2 Immobilisations corporelles (structure) 800 000


2 Immobilisations corporelles (structure) 2 800 000
1 Capitaux propres (Écart de réévaluation) 2 800 000

Extrait du bilan 31/12/N+1


Actif Brut Amorti. Net
Immobilisations corporelles 11 000 000 0 11 000 000
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)
Résolution de l’application 2 (suite)
2ème méthode
31/12/N+1
Brut Amorti. Net
Avant réévaluation 9 000 000 800 000 8 200 000
Écart de réévaluation 3 073 170 273 170 2 800 000
Après réévaluation 12 073 170 1 073 170 11 000 000
Coefficient de réévaluation = 11 000 / 8 200 = 55 / 41


2 Immobilisations corporelles (structure) 3 073 170
28 Amortissements immeubles de structure 273 170
1 Capitaux propres (Écart de réévaluation) 2 800 000

Extrait du bilan 31/12/N+1


Actif Brut Amorti. Net
Immobilisations 12 073 170 1 073 170 11 000 000
corporelles
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)

Application 3 :
Le coût d’une unité de production mise en service le 1er janvier N est de 1 000 KDH.
L’entreprise, du fait d’une disposition légale, doit remettre en état le site à l’issue de la période d’exploitation de cette
unité de production. Le coût estimé de cette remise en état est de 165 KDH.
Sachant que le taux d’actualisation retenu par l’entreprise est de 5 % par an, la durée d’utilisation en linéaire est
estimée à 10 ans et la valeur résiduelle est évaluée à 50 KDH.
T. A. F. :
1) Quel est le coût d’entrée initial de cette unité de production ?
2) Quelles sont les écritures relatives à cette unité à passer en N ?
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)
Résolution de l’application 3

V. E. = 1 000 + 165 (1,05)-10 = 1 101,295


Amortissement = (V. E. – V. R.) * 1/10 = (1 101,295 – 50) * 1/10 = 105,13

02/01/N
2 Immobilisations corporelles 1 101,295
5/1/4 Trésorerie/Dettes 1 000
1 Provisions pour remise en l’état 101,295

31/12/N
6 Dotations aux amortissements 105,13
2 Amortissements immeubles de structure 105,13

31/12/N
6 Charges financières (101,295 * 5 %) 5,065
1 Provisions 5,065
CONSOLIDATION DES COMPTES DE

GROUPES

65
PLAN DE LA SÉQUENCE

• INTRODUCTION

• GÉNÉRALITÉS SUR LA CONSOLIDATION


• POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE
DE CONTRÔLE
• PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

• MÉTHODES DE CONSOLIDATION

66
INTRODUCTION

Face à l’évolution des marchés économiques et financiers, les entreprises ont, de plus en plus,
tendance à se structurer dans des groupes, afin d’avoir une taille suffisante permettant
l’accès aux marchés de capitaux avec aisance.

Qu’est ce qu’un groupe ?


Un groupe est un ensemble constitué par plusieurs entreprises,

 juridiquement distinctes, financièrement dépendantes,


 placées sous l’autorité économique et financière de l’une d’entre elles (société mère)

67
GÉNÉRALITÉS SUR LA CONSOLIDATION

Précisions :

• Le groupe n’est pas une notion juridique ;


• Un groupe n’a pas de personnalité morale, donc pas de patrimoine, ni droits,
ni obligations ;
• Le groupe a surtout une signification économique.

68
GÉNÉRALITÉS SUR LA CONSOLIDATION

DEFINITION ET OBJECTIF DE LA CONSOLIDATION :

Définition :
Au sein d’un groupe de sociétés, la consolidation comptable est une technique consistant à
établir des états financiers (bilan, compte de résultat….) qui reflètent la réalité financière des
sociétés membres, afin de les regrouper comme si elles ne formaient qu’une seule entité
économique.

Objectif : donner une image globale de l’activité et de la situation financière du groupe.

69
GÉNÉRALITÉS SUR LA CONSOLIDATION
ENTREPRISES CONCERNÉES PAR LA CONSOLIDATION :

Les entités marocaines soumises à l’obligation de présenter des comptes consolidés sont :

 Les entreprises et établissements publics en vertu de la Loi 38-05 qui les oblige à présenter
leurs comptes consolidés tout en leur donnant le choix entre les normes marocaines et les normes
internationales.
 Les entreprises cotées en bourse Loi 52-01
 Les établissements bancaires Loi 34-03

Les groupes marocains ont le choix entre deux référentiels comptables pour consolider leurs
comptes: les IFRS et les standards locaux.
Cependant, pour les sociétés cotées, les firmes faisant appel public à l’épargne, les groupes
bancaires ainsi que les entreprises publiques mondialisées comme l’OCP, les IFRS sont une
obligation.
70
GÉNÉRALITÉS SUR LA CONSOLIDATION
LES DIFFÉRENTES FORMES DE PARTICIPATION :
Dans un groupe, il peut y avoir plusieurs formes de participations :

71
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS :
Définition :
Lе pourcentage d’intérêts, dе la société mère dans une filiale, exprime la fraction du capital dе la filiale
qui appartient dirеctеmеnt ou indirеctеmеnt à la société mère.

Il sert à déterminer la quote-part de la société mère dans les capitaux propres et les résultats d’une
société détenue.

Calcul du pourcentage d’intérêts :


Pour déterminer le pourcentage d’intérêt, on ajoute le pourcentage de participation directe au produit
des participations formant la chaîne jusqu’à la société concernée.

72
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS :
Exemple de calcul : Soit le schéma suivant concernant un groupe :

Pourcentage direct Pourcentage Indirect Pourcentage d’intérêts

FA 60% 0% 60%
FB 40% 10%*60% 40%+(60%*10%) = 46%
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
POURCENTAGE DE CONTRÔLE :
Définition :
Le pourcentage de contrôle de la société mère dans une filiale exprime le pourcentage de droits de vote
dont dispose la société mère à chaque assemblée générale.
Ce pourcentage représente le contrôle exercé par une société mère dans ses filiales et sous filiales.
Calcul du pourcentage de contrôle :=> Nombre de Droits de VOTE (%).
Le calcul du pourcentage de contrôle est fonction du pourcentage direct, alors si :
Pourcentage direct ≥ 50% :

Pourcentage direct < 50% :


POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
POURCENTAGE DE CONTRÔLE :
Exemple 1 : Soit le schéma suivant concernant un groupe :

Pourcentage direct Pourcentage indirect Pourcentage de contrôle

FA 70% 0% 70%
FB 30% 20% 30%+20%=50%

La société mère détient 30% directement de l’entreprise FB et 20% indirectement de la même entreprise
à travers la filiale FA, et puisque le pourcentage direct de la société mère sur la filiale FA est supérieur à
50% (70%),
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
POURCENTAGE DE CONTRÔLE :
Exemple 2 : Soit le schéma suivant concernant un groupe :

Pourcentage direct Pourcentage indirect Pourcentage de contrôle

FA 40% 0% 40%
FB 30% 0% 30%
La société mère détient 30% directement de l’entreprise FB et 20% indirectement de la même entreprise à
travers la filiale FA, et puisque le pourcentage direct de la société mère sur la filiale FA est inférieur à 50%
(40%), alors le pourcentage du contrôle de l’entreprise FB est égal à :
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET DE CONTRÔLE :
Application 1:
La société « M » a des liens de participation directs et indirects avec plusieurs entreprises. Le
schéma des liaisons existantes entre ces différentes entreprises se présente comme suit :

Travail à faire : Présenter le tableau des pourcentages de contrôle et d’intérêts.


POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
Pourcentage d’intérêt Pourcentage de contrôle
Direct indirect % d’intérêt Direct Indirect % de contrôle

A 30% 0% 30% 30% 0% 30%

B 75% 0% 75% 75% 0% 75%

C 60% 0% 60% 60% 0% 60%

D 0% 30%*40%=12% 12% 0% 0% 0%

E 0% 45% 75%*45%=33.75% 0% 45% 45%

F 40% 30% 40%+(60%*30%)=58% 40% 30% 70%


POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE

N. B. :
 Lorsqu’il existe des sous-filiales, le pourcentage d’intérêts n’est pas
obligatoirement égal au pourcentage de contrôle.

 Le pourcentage de contrôle est utilisé pour déterminer le type de contrôle et la


méthode de consolidation, alors que le pourcentage d’intérêts est retenu pour
établir les comptes consolidés.

 L’IFRS 10 identifie le contrôle comme la seule base pour la consolidation de


toutes sortes d’entités.
LE PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION
Définition :
Le périmètre de consolidation est l’ensemble des entreprises prises en considération pour
l’établissement des comptes consolidés établis par une société consolidante (société mère).
Les entreprises incluses dans le périmètre de consolidation :
En général, le périmètre de consolidation comprend la société-mère et les sociétés dans
lesquelles elle détient directement ou indirectement au moins 20% des droits de vote, c’est-à-dire
qu’elle contrôle d’une manière ou d’une autre.
Sont à inclure dans le périmètre de consolidation, les sociétés sur lesquelles la société
consolidante exerce :
[Link] un Contrôle exclusif
[Link] un Contrôle conjoint
[Link] une Influence notable

LE PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION

Conditions Type de contrôle

> 50 % des droits de vote (Majorité des droits de vote) Contrôle exclusif

≥ 20 % et <50% des droits de votes


Pouvoir de participer aux politiques financières et opérationnelles d’une société Influence notable
sans en détenir le contrôle

• Nombre limité d’associés et aucun d’entre eux ne peut à lui seul exercer un
contrôle exclusif. Contrôle conjoint
• Un accord contractuel prévoyant un contrôle conjoint.

< 20 % des droits de vote hors périmètre de consolidation


LE PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION
Application 1:
Le schéma de liaison existant entre la société « M » et différentes entreprises se présente comme suit :

Autres Informations :
La société « E » est exploitée en commun par « M » et 3 autres sociétés, détiennent 20% chacune. Un accord
signé entre les 4 parties prévoit un partage du contrôle de « E ».

Travail à faire :
Présenter un tableau qui montre le :
• Pourcentage de contrôle
• Type de contrôle
Solution:
direct indirect Pourcentage de Type de contrôle
contrôle
A 70% 0% 70% Contrôle exclusif
B 90% 0% 90% Contrôle exclusif
C 75% 0% 75% Contrôle exclusif
D 0% 40% 40% Influence notable
E 0% 30% 30% Contrôle conjoint
F 0% 40%+60% 100% Contrôle exclusif

G 30% 10% 40% Influence notable


LES MÉTHODES DE CONSOLIDATION

La présentation des comptes consolidés est obligatoire pour les sociétés qui
contrôlent de façon exclusive ou conjointe une ou plusieurs autres sociétés ou qui
exercent sur ces derniers une influence notable.

Ainsi , comme le démontre le schéma suivant, à chaque type de contrôle


correspond une méthode de consolidation.
Contrôle Intégration
exclusif Globale

Contrôle Intégration
conjoint Proportionnelle

Influence Mise en
Notable équivalence
LES MÉTHODES DE CONSOLIDATION

La méthode d’intégration Globale

Cette méthode consiste à intégrer dans les comptes de la société


consolidante les éléments du bilan et du CPC de la société consolidée
mais en partageant les capitaux propres de la filiale et son résultat entre
la société mère et les autres associés.
Application:
Soient les bilans et CPC d’une société mère »M »et sa filiale « F »:
Travail à faire:
a)Dire quelle méthode à utiliser pour la consolidation .
b)Présenter le bilan consolidé et le CPC .
Solution
La méthode à utiliser :

 La société « M » détient 25 000 actions (titres de participation)


sur les 31 250 actions constituant le capital de la filiale « F ».
Alors le pourcentage de « M » sur « F » est de :
25 000 = 0,8 = 80 %
31 250
 Le pourcentage de contrôle est égal à 80%, soit un contrôle exclusif.
 De ce fait la méthode à utiliser est l’intégration globale.
 La part des actionnaires minoritaires est 20%.
b) Le bilan consolidé et CPC consolidé :
 1ere étape : détermination des droits de « M » et des minoritaires dans les capitaux propres hors
résultat :
 3ème étape : Établissement du tableau de consolidation BILAN et CPC
Tableau de consolidation Bilan
Tableau de consolidation CPC
 4ème étape : Établissement du BILAN consolidé et CPC consolidé
LES MÉTHODES DE CONSOLIDATION

Méthode d’intégration proportionnelle

Cette méthode consiste à intégrer dans les compte de la société consolidante les
éléments du bilan et du CPC de la filiale mais uniquement pour la fraction revenant à la
société mère.
Cette fraction se substitue à la valeur des titres de participation

Le taux d’intégration proportionnelle dans les états consolidés correspond au taux


d’intérêt et non pas au taux du pourcentage de contrôle.
Application :

La société « M » a créé en 2018 la société « C » conjointement avec 2 autres


entreprises.

« M » détient le1/3 des titres de la société « C ».

Les statuts de la société « C » prévoient que son contrôle est partagé équitablement
entre les Co-entrepreneurs (aucun des Co-entrepreneurs ne détient le contrôle exclusif
sur la société «C ».)
Solution
ACTIF M C PASSIF M C
Actifs divers 42 000 12 000 Capital 20 000 6000
Titres C 2000 Réserve 6000 1800
Résultat 2000 600
Dettes 16 000 3600
TOTAL 44 000 12 000 TOTAL 44 000 12 000

Bilan consolidé M au 31/12/N

ACTIF MONTANT PASSIF MONTANT


Actifs divers 46000 Capital 20 000
42000+(1/3*12000) Réserve6000+(1/3 *1800) 6600
Résultat 2000+(1/3*600) 2200
Dettes 16000+(1/3*3600) 17200
TOTAL 46 000 TOTAL 46 000
LES MÉTHODES DE CONSOLIDATION
Méthode de la mise en équivalence

La mise en équivalence consiste à échanger la valeur des titres de participation détenus par la
société mère par la quote-part des capitaux suivant le pourcentage d’intérêt.

On ne dit pas que c’est une méthode de consolidation (parce que la société mère ne vas pas
intégrer les actifs et les passifs de l’entreprise associée mais va seulement corriger la valeur des
titres qui figurent dans son bilan.
Application :
La société « M » détient le 1/3 des titres de l’entreprise associée « A » .
De ce fait, la société exerce une influence notable sur « A ».

TAF: Elaborer le bilan consolidé de « M » :


Solution

Bilan consolidé de M au 31/12/N


Solution
Quote-part de M dans le capital propre de A:
capital : 6 000
Reserve : 1 800
Résultat : 600
Total : 8 400

 Quote-part de M : 8 400*1/3 = 2 800


Conclusion :

Enfin ,on peut dire que la seule véritable méthode de consolidation


est la méthode d’intégration globale (dans laquelle nous avons
intégré tous les actifs et passifs de la société filiale).

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MERCI DE VOTRE ATTENTION

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