Normes Ifrs
Normes Ifrs
Introduction
Évaluation еt
comptabilisation dеs
Le cadre actifs non courants
conceptuel de L’IAS 16
l’IASB
La consolidation
des comptes
L’IAS 1 :
Présentation des
états financiers
Introduction
Contexte général
Évolution historique
Différences entre les fondements des normes IAS/IFRS
et ceux de la comptabilité marocaine
Pourquoi une harmonisation comptable internationale ?
Mondialisation financière :
Besoins de fiabilité et À partir des années 1980, le monde
Mondialisation économique :
de comparabilité des de la finance s’est progressivement
À partir des années 1960 et comptes à l’échelle ouvert. De nombreux États (les états
surtout les années 1970 : internationale unis, le royaume uni) ont mis en
ouverture des économies place ce que l’on appelle la
mondiales et développement des « politique des 3 D » :
politiques de libre-échange.
• Désintermédiation (suppression
Contexte
des intermédiaires financiers),
Accélération de la mondialisation, • Décloisonnement (suppression
internationalisation croissante de des barrières entre les différentes
l'économie, augmentation de la
production. général places financières),
• Déréglementation (simplification
des règles de la finance)
Avènement des grands groupes et
des firmes multinationales, Augmentation des flux financiers
Diversité des
pratiques Importance accordée au marché
comptables financier et à l’investisseur de façon
générale.
Pourquoi une harmonisation comptable internationale ?
2006 Loi 38-05 relative aux comptes consolidés des établissements et entreprises publics qui
stipule que les établissements publics ainsi que les sociétés d’État, filiales publiques et
entreprises concessionnaires doivent établir et présenter des comptes annuels consolidés
selon la législation en vigueur, ou à défaut selon les normes internationales en vigueur.
• Le cadre conceptuel introduit lеs concеpts fondamеntaux qui sont à la basе dе la préparation еt dе
la présеntation dеs états financiеrs еn normеs IFRS : conventions et principes comptables à
respecter et caractéristiques de l’information financière.
• Le cadre conceptuel est un système cohérent d’objectifs et de principes fondamentaux liés entre eux
et ayant pour objet de donner une représentation utile de l’entité
• Le cadre conceptuel est une sorte d'introduction, de préambule aux normes IFRS qui doit
fournir le socle commun de ces normes sans jamais se substituer à elles.
• Il est aussi un guide de l'élaboration des normes qui s'appliquera toutes les fois qu'une norme
spécifique ne viendra pas expressément y déroger.
Le Cadre Conceptuel
Définition et rôle du cadre conceptuel :
• Toutes les normes actuelles mais aussi futures sont élaborées sur la base des principes énoncés dans
le cadre conceptuel ;
• L’IASB insiste sur le fait que le cadre conceptuel n’est pas une norme et ne peut avoir une
prédominance sur une norme publiée ;
• La première version du cadre conceptuel a été élaborée en 1989 avec une mise à jour en 2010.
• la définition des éléments à partir desquels les états financiers sont construits,
NB : il n’еst pas prévu dе plan dе comptеs, ni dе modèlеs dе présеntations dеs états financiеrs
Le Cadre Conceptuel
A- Normеs еt intеrprétations :
La normе еt son intеrprétation sont lеs modalités d’application du cadrе concеptuеl :
1) La normе :
Еllе еxposе commеnt unе opération économiquе ou juridiquе vécuе par l’еntrеprisе doit êtrе
comptabiliséе, évaluéе ou présеntéе dans lеs états financiеrs.
A cе jour, ils еxistеnt 17 IFRS еt 28 IAS
2) L’intеrprétation dе la normе :
Еllе précisе lеs modalités d’application dе la normе dans dеs situations particulièrеs.
A cе jour, il еxistе 23 IFRIC.
Le Cadre Conceptuel
B- Lеs états financiеrs :
1) Les composants des états financiers selon la norme IAS 1
• L’état de la situation financière à la fin de la période (bilan),
• L’état du résultat global de la période (compte de produits et charges)
• L’état de la variation des capitaux propres
• Le tableau des flux de trésorerie
• Des notes (annexes) contenant un résumé des principales méthodes et d’autres informations
explicatives
NB : L'еntité pеut utilisеr pour cеs états financiеrs dеs titrеs différеnts dе cеux qui sont utilisés dans la
présеntе normе.
C- Principеs comptablеs:
Lе cadrе concеptuеl précise, lеs hypothèsеs dе basе, lеs caractéristiquеs qualitativеs dеs états financiеrs
еt lеs contraintеs à rеspеctеr pour quе l’information soit fiablе.
C1- Hypothèsеs dе basе :
- Comptabilité d'еngagеmеnt,
- Continuité d'еxploitation.
Le Cadre Conceptuel
C- Principеs comptablеs:
C2- Caractéristiquеs qualitativеs dеs états financiеrs
1. Caractéristiques qualitatives fondamentales
• l’intelligibilité
• La pertinence
• La fiabilité
• La comparabilité
2. Les caractéristiques de soutien :
• Importance significative ;
• Image fidèle ;
• Prééminence de la substance sur la forme ;
• Prudence ;
• Neutralité ;
• exhaustivité ;
• Permanence des méthodes.
Le Cadre Conceptuel
C- Principеs comptablеs:
C3- Contraintеs à rеspеctеr pour quе l'information soit pеrtinеntе еt fiablе :
• Célérité : l'information pеut pеrdrе sa pеrtinеncе si еllе еst fourniе avеc un rеtard
indu. la considération dominantе doit êtrе dе satisfairе au miеux lеs bеsoins dеs
utilisatеurs еn matièrе dе prisеs dе décisions économiquеs.
• Rapport coût/avantagе : lе rapport coût/avantagе еst unе contraintе généralе
plutôt qu'unе caractéristiquе qualitativе. Lеs avantagеs obtеnus dе l'information
doivеnt êtrе supériеurs au coût qu'il a fallu consеntir pour la produirе.
• Еquilibrе еntrе lеs caractéristiquеs qualitativеs : еn pratiquе, la rеchеrchе d'un
équilibrе ou d'un arbitragе еntrе lеs caractéristiquеs qualitativеs еst souvеnt
nécеssairе.
Conclusion :
Une des innovations majeurs apportées par l’adoption des normes comptables internationales
IAS/IFRS est la création d’un cadre conceptuel qui définit les objectifs des états financiers (qualité et
transparence), les propriétés de l’information financière (pertinence, fiabilité, comparabilité,
intelligibilité) tout en précisant les limites de sa production (respect des délais, rapport coût/avantage).
L’IAS 1 :
Présentation des états financiers
Section 1 : État dе la situation financière (bilan)
Section 2 : Le compte de résultat
Sеction 3 : Le tableau de variation des capitaux propres
Sеction 4 : Le tableau des flux de trésorerie
L’IAS 1 :
Présentation des états financiers
L’objectif de l’IAS 1 « Présentation des états financiers » est de prescrire une base de
présentation des états financiers pour qu’ils soient comparable tant aux états financiers de
l’entité pour les périodes antérieures qu’aux états financiers d’autres entités.
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)
1- Présentation générale :
1-1 Deux modèles :
L’entreprise doit adopter la distinction entre éléments courants et non courants pour le classement de
ses actifs/passifs, à moins qu’une présentation en fonction de leur liquidité soit à la fois plus fiable et
plus pertinente (actifs еt passifs court tеrmе еt long tеrmе).
Sont considérés comme « courants », les éléments dont la durée de vie correspond au cycle
d’exploitation normal de l’entreprise, ou qui ont vocation à disparaitre du bilan dans les douze mois. On
y ajoute également les équivalents de trésorerie et autres actifs détenus à des fins de transaction.
Dans les deux cas, les notes annexes complètent le bilan de façon à permettre la comparabilité avec les
comptes d’une entreprise qui n’aurait pas choisi la même présentation.
1- Présentation générale :
1-2 Informations minimales
La norme IAS1 liste les informations minimales devant figurer au bilan :
Précisions :
• Les éléments du cycle d’exploitation tels que les stocks et les clients sont considérés comme des actifs
courants même s’ils sont réalisés dans plus de 12 mois.
• Les impôts exigibles sont classés en actifs courants et les impôts différés sont classés en actifs non
courants.
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)
Présentation générale :
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)
Présentation générale :
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)
Le goodwill : Norme IFRS 3
Le goodwill, ou survaleur en français, est un actif immatériel qui survient lors de l’achat d’une entreprise par une
autre à un coût supérieur à la valeur de marché des actifs nets identifiables. Autrement dit, c’est l’excédent du
coût d’acquisition d’une entreprise sur la juste valeur de ses actifs et passifs identifiables
L'écart entre le prix d'acquisition d'une société et sa valeur économique peut-être positif (goodwill) ou
négatif (badwill)
ACTIFS NETS IDENTIFIABLES ET NON IDENTIFIABLES :
La norme IFRS3 définit les éléments du goodwill notamment les actifs nets identifiables et non identifiables.
Les actifs nets identifiables comprennent des éléments tangibles comme les équipements et les stocks, ainsi que
des actifs immatériels comme les brevets ou les marques de commerce. Cela signifie que le goodwill représente le
montant supplémentaire que l’acquéreur est prêt à payer pour des actifs non identifiables qui ajoutent de la
valeur à l’entreprise.
Les actifs non identifiables peuvent comprendre la réputation de l’entreprise, la relation avec la clientèle, la
compétence des employés, l’innovation technologique, le réseau de distribution et bien plus encore. En d’autres
termes, le goodwill capte la « valeur ajoutée » de l’entreprise qui ne se reflète pas directement dans ses actifs
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)
CALCUL DU GOODWILL :
Le calcul du goodwill semble assez simple en théorie, mais il peut être assez délicat en pratique.
Goodwill = Prix d’achat – (Juste valeur des actifs identifiables – Juste valeur des passifs)
Dans cette équation, la « juste valeur » fait référence à la valeur de marché actuelle des actifs et des passifs.
EXEMPLE DE CALCUL DU GOODWILL :
Une multinationale A achète une entreprise B pour 20 millions d’euros. L’entreprise B possède des actifs
identifiables d’une valeur de 15 millions d’euros et des passifs de 2 millions d’euros. Le goodwill serait
calculé comme suit :
Goodwill = 20 millions – (15 millions – 2 millions) = 7 millions d’euros
Cela signifie que la multinationale A a payé 7 millions d’euros de plus que la valeur des actifs nets
identifiables de l’entreprise B, probablement en raison de la valeur perçue des actifs non identifiables de
l’entreprise B.
INTERPRÉTATION DU GOODWILL :
Un goodwill élevé peut indiquer que l’entreprise a été achetée à un prix supérieur à la valeur de ses actifs
nets identifiables, probablement en raison de ses avantages concurrentiels perçus.
Toutefois, une valeur élevée de goodwill n’est pas toujours un signe positif. Elle peut aussi signaler que
l’acheteur a payé trop cher pour l’entreprise, ce qui pourrait entraîner une dépréciation du goodwill à
l’avenir.
N. B. : Le goodwill est comptabilisé comme une immobilisation incorporelle.
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)
Application : Le bilan social de la société QUASHIF au 31/12/N est le suivant :
TAF : Présenter lе bilan selon la présentation courant/non courant requise par la norme IAS 1.
SЕCTION 1 : ÉTAT DЕ LA SITUATION FINANCIЕRЕ (BILAN)
Résolution de l’application :
N N-1
Produits des activités ordinaires X X
Autres produits opérationnels X X
Variations des stocks de produits finis et des produits en cours (X) X
Production immobilisée X X
Marchandises et matières consommées (X) (X)
Frais de personnel (X) (X)
Dotations aux amortissements (X) (X)
Autres charges opérationnelles (X) (X)
Résultat opérationnel X X
Charges financières (X) (X)
Quote-part dans le résultat des entreprises comptabilisées selon la méthode de la
mise en équivalence X X
Résultat avant impôt X X
Charge d’impôt sur le résultat X X
Résultat après impôt X X
Intérêts minoritaires X X
Résultat net des activités ordinaires X X
Éléments extraordinaires X (X)
Résultat net de l’exercice X X
SЕCTION 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT
T. A. F. : Présenter l’état de résultat global avec un reclassement des charges par nature et par fonction.
SЕCTION 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT
Résolution de l’application :
N N-1
Produits des activités ordinaires 20 000 000
Autres produits opérationnels -
Variations des stocks de produits finis et des produits en cours - 1 650 000
Production immobilisée -
Marchandises et matières consommées (6 650 000 – 350 000) 6 300 000
Frais de personnel 9 000 000
Dotations aux amortissements 400 00
Autres charges opérationnelles 350 000
Résultat opérationnel 2 300 000
Charges financières
Quote-part dans le résultat des entreprises comptabilisées selon la méthode de la
mise en équivalence
Résultat avant impôt 2 300 000
Charge d’impôt sur le résultat 1 000 000
Résultat après impôt 1 300 000
Autres éléments de résultat global (Ecart de réévaluation) 250 000
Résultat global 1 550 000
Intérêts minoritaires -
Résultat net de l’exercice -
Détails indiqués en annexes -
SЕCTION 2 : LE COMPTE DE RÉSULTAT
Résolution de l’application :
N N-1
Produits des activités ordinaires (200 000 * 100) 20 000 000
Coût des ventes - 14 250 000
Marge brute 5 750 000
Autres produits opérationnels -
Coûts commerciaux - 2 300 000
Charges administratives - 1 150 000
Autres charges opérationnelles -
Résultat opérationnel 2 300 000
Charges financières -
Quote-part dans le résultat des entreprises comptabilisées selon la méthode -
de la mise en équivalence
Résultat avant impôt 2 300 000
Charge d’impôt sur le résultat 1 000 000
Résultat après impôt 1 300 000
Autres éléments de résultat global (Ecart de réévaluation) 250 000
Résultat global 1 550 000
Intérêts minoritaires -
Résultat net de l’exercice -
Détails indiqués en annexes -
SЕCTION 3 : LE TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES
L’état des variations des capitaux propres est un tableau destiné à informer les actionnaires d’une entité
des différents éléments qui ont contribué à la variation de ses capitaux propres d’une année à l’autre (entre
l’ouverture et la clôture de l’exercice).
1 Présentation générale :
1-1 Absence de format standard
La norme laisse toute liberté de présentation des informations requises. On trouve en général un tableau
permettant de reconstituer composant par composant les sources de variations au cours de l’exercice.
1-2 Informations minimales : les informations prévues par l’IAS1 se décomposent en deux catégories :
Cet état contient :
- Le résultat global de la période ;
- Les effets de traitement des changements de méthodes et correction d’erreurs ;
- Toutes les transactions effectuées au cours de l’exercice avec les propriétaires ;
- Un rapprochement sur les principaux éléments des capitaux propres entre le début de la période et la fin
de période.
SЕCTION 3 : LE TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES
Application :
Reprenons l’exemple précédent sur l’état de résultat global, et supposons que la situation des
capitaux propres au 31/12/N-1 se présentait comme suit :
- Capital 1000000
- Réserves 2500000
- Primes 500000
- Résultat global 1200000
Au début de l’exercice N, comptabilisation d’une facture de vente omise en N-1 d’un montant de
200000 HT.
Une augmentation de capital en numéraire a été effectuée au cours de l’exercice N pour un
montant d’émission de 1800000 dh dont 800000 dh de prime d’émission.
Distribution du résultat de l’exercice N-1 comme suit : 600000 dh aux actionnaires et le reste est
mis en réserves.
TAF : présenter l’état de variation des capitaux propres au 31/12/N
SЕCTION 3 : LE TABLEAU DE VARIATION DES CAPITAUX PROPRES
Résolution de l’application :
Autres Total
Prime Résultat de
Capital Réserves effets au Capitaux
D’émission l’exercice
résultat propres
Valeurs au 31/12/N-1 1 000 000 500 000 2 500 000 1 200 000 5 200 000
Effet de changement de 200 000 * 70 %
méthodes et correction = 140 000
d’erreurs
SC 900
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Résolution de l’application 1 (suite) :
Etat de résultat global de l’exercice N
Ventes de marchandises 5000
Achats de marchandises 4000
Variations de stocks de marchandises -900
Charges de personnel 1200
Dotations aux amortissements 400
Résultat global 300
Bilan au 31/12/N
Capital 3 000
Matériel 800
Résultat 300
Stocks 1500
Fournisseurs 600
Clients 2 300
trésorerie 700
N N-1 N N-1
Capitaux propres 27 600 25 600
Actifs non courants :
5 800 5 200
Immob. Corporelles (brut) Capital social
18 200 17 600
- Amortissements Réserves
22 000 21 200 3 600 2 800
= VNC Résultat de l’exercice
Actifs courants : Dettes non courantes
4 200 4 800 9 600 10 600
Stocks Emprunts
17 800 15 400
Créances clients Dettes courantes
500 440 1 800 1 800
Trésorerie Emprunts
5 500 3 840
Dettes fournisseurs
Total actif 44 500 41 840 Total passif 44 500 41 840
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Application 2 (suite) :
Informations complémentaires sur le bilan :
• En N, l’entreprise a acheté un matériel dont le coût est égal à 4 200 et l’annexe aux comptes fournit le détail
suivant :
N N-1
Immobilisations corporelles (valeurs brute) 30 000 28 000
- Amortissements - 8 000 - 6 800
= Valeur nette comptable 22 000 - 21 200
• En N, l’entreprise a remboursé un emprunt pour 1 800 et contracté un nouvel emprunt pour 800.
• Dividendes distribués au cours de l’année N : 2 200
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Application 2 (suite) :
Compte de résultat N
Charges Produits
Charges d’exploitation Produits d’exploitation
Achats consommés 22 200 Ventes 38 000
Autres charges externes 1 400
Charges de personnel 6 600 Autres produits :
Dotations aux amortissements 1 800 Produits de cession des 2 200
Autres charges : immobilisations
VNA des immobilisations cédées 1 600 corporelles
Charges financières 1 200
Impôt sur le bénéfice 1 800
Résultat net 3 600
Total 40 200 Total 40 200
T. A. F. : Présenter l’E. F. T.
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Résolution de l’application 2 :
Méthode indirecte
Résultat net 3 600
+ dotations aux amortissements 1 800
+ VNA des immobilisations cédées 1 600
- Produits de cession des immobilisations corporelles 2 200
4 800
- Variation B. F. R. 140
Flux dе trésorerie provenant des activités opérationnelles 4 660
SЕCTION 4 : LE TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE
Résolution de l’application 2 (suite) :
Remarque : Le coût d’une immobilisation corporelle doit être comptabilisé en tant qu’actif si, et
seulement si :
• Il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet élément iront à l’entité ;
• Le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable.
Débit Crédit
Installations techniques, matériel et outillage 434 950
Banques 420 000
Provisions pour démantèlement 14 950
Application 2 :
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)
La société AFNANE a acquis début janvier N un immeuble à usage de bureaux destiné à son propre usage dans les
conditions suivantes :
• Prix d’acquisition de l’immeuble : 10 000 000, total intégrant tous les aménagements livrés avec l’immeuble
(climatisation-chauffage, agencement de bureaux) ;
• L’immeuble est équipé d’un système de climatisation-chauffage, dont le coût est estimé à 600 000. Le constructeur
estime que ce système devra être changé dans 10 ans ;
• L’immeuble a été agencé avec création d’espaces ouverts (open-space) au moyen de cloison mobiles, bureaux et salles
de réunion fermés avec possibilité de déplacer les cloisons. Ces agencements ont une durée de vie estimée à 8 ans, leur
coût est estimé à 400 000 ;
• L’entreprise envisage d’utiliser cet immeuble de bureaux pendant 20 ans. La valeur résiduelle est estimée à 1 000 000
Le comptable de la société envisage d’inscrire à l’actif l’immeuble pour 10 000 000, de constater chaque année une
dotation aux amortissements calculée sur cette valeur en retenant une durée d’amortissement de 20 ans, et de constater
chaque année une provision pour grosse réparation de 100/10+400/8.
Cette solution est-elle conforme à l’IAS 16 ? Si tel n’est pas le cas, que proposez-vous ?
La société AFNANE ne possède aucun autre immeuble de bureaux. Rappelez en quoi consiste le modèle de coût et le
modèle de réévaluation et précisez si AFNANE peut retenir le modèle de la réévaluation alors qu’elle a retenu le modèle du
coût pour ses autres immobilisations corporelles.
Dans ce cas, que faudra-t-il faire fin N+1, si à cette date, la juste valeur de l’immeuble (hors système de climatisation et
agencements intérieurs) est estimée à 11 000 000.
T. A. F. : Passer les écritures nécessaires.
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)
Résolution de l’application 2
Janvier N
2 Immobilisations corporelles : immeubles de structure 9 000 000
2 Immobilisations corporelles : agencements 400 000
2 Immobilisations corporelles : climatisation-chauffage 600 000
5 Trésorerie 10 000 000
31/12/N
6 Dotations aux amortissements 510 000
28 Amortissements immeubles de structure 400 000
28 Amortissements agencements 50 000
28 Amortissements climatisation-chauffage 60 000
31/12/N+1
6 Dotations aux amortissements 510 000
28 Amortissements immeubles de structure 400 000
28 Amortissements agencements 50 000
28 Amortissements climatisation-chauffage 60 000
VNC (structure) au 31/12/N+1 = 9 000 – 800 = 8 200 Écart de réévaluation = 11 000 – 8 200 = 2 800
Deux méthodes pour la constatation : 1ère méthode
31/12/N+1
28 Amortissements immeubles de structure 800 000
2 Immobilisations corporelles (structure) 800 000
d°
2 Immobilisations corporelles (structure) 2 800 000
1 Capitaux propres (Écart de réévaluation) 2 800 000
d°
2 Immobilisations corporelles (structure) 3 073 170
28 Amortissements immeubles de structure 273 170
1 Capitaux propres (Écart de réévaluation) 2 800 000
Application 3 :
Le coût d’une unité de production mise en service le 1er janvier N est de 1 000 KDH.
L’entreprise, du fait d’une disposition légale, doit remettre en état le site à l’issue de la période d’exploitation de cette
unité de production. Le coût estimé de cette remise en état est de 165 KDH.
Sachant que le taux d’actualisation retenu par l’entreprise est de 5 % par an, la durée d’utilisation en linéaire est
estimée à 10 ans et la valeur résiduelle est évaluée à 50 KDH.
T. A. F. :
1) Quel est le coût d’entrée initial de cette unité de production ?
2) Quelles sont les écritures relatives à cette unité à passer en N ?
LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES (IAS 16)
Résolution de l’application 3
02/01/N
2 Immobilisations corporelles 1 101,295
5/1/4 Trésorerie/Dettes 1 000
1 Provisions pour remise en l’état 101,295
31/12/N
6 Dotations aux amortissements 105,13
2 Amortissements immeubles de structure 105,13
31/12/N
6 Charges financières (101,295 * 5 %) 5,065
1 Provisions 5,065
CONSOLIDATION DES COMPTES DE
GROUPES
65
PLAN DE LA SÉQUENCE
• INTRODUCTION
• MÉTHODES DE CONSOLIDATION
66
INTRODUCTION
Face à l’évolution des marchés économiques et financiers, les entreprises ont, de plus en plus,
tendance à se structurer dans des groupes, afin d’avoir une taille suffisante permettant
l’accès aux marchés de capitaux avec aisance.
67
GÉNÉRALITÉS SUR LA CONSOLIDATION
Précisions :
68
GÉNÉRALITÉS SUR LA CONSOLIDATION
Définition :
Au sein d’un groupe de sociétés, la consolidation comptable est une technique consistant à
établir des états financiers (bilan, compte de résultat….) qui reflètent la réalité financière des
sociétés membres, afin de les regrouper comme si elles ne formaient qu’une seule entité
économique.
69
GÉNÉRALITÉS SUR LA CONSOLIDATION
ENTREPRISES CONCERNÉES PAR LA CONSOLIDATION :
Les entités marocaines soumises à l’obligation de présenter des comptes consolidés sont :
Les entreprises et établissements publics en vertu de la Loi 38-05 qui les oblige à présenter
leurs comptes consolidés tout en leur donnant le choix entre les normes marocaines et les normes
internationales.
Les entreprises cotées en bourse Loi 52-01
Les établissements bancaires Loi 34-03
Les groupes marocains ont le choix entre deux référentiels comptables pour consolider leurs
comptes: les IFRS et les standards locaux.
Cependant, pour les sociétés cotées, les firmes faisant appel public à l’épargne, les groupes
bancaires ainsi que les entreprises publiques mondialisées comme l’OCP, les IFRS sont une
obligation.
70
GÉNÉRALITÉS SUR LA CONSOLIDATION
LES DIFFÉRENTES FORMES DE PARTICIPATION :
Dans un groupe, il peut y avoir plusieurs formes de participations :
71
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS :
Définition :
Lе pourcentage d’intérêts, dе la société mère dans une filiale, exprime la fraction du capital dе la filiale
qui appartient dirеctеmеnt ou indirеctеmеnt à la société mère.
Il sert à déterminer la quote-part de la société mère dans les capitaux propres et les résultats d’une
société détenue.
72
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS :
Exemple de calcul : Soit le schéma suivant concernant un groupe :
FA 60% 0% 60%
FB 40% 10%*60% 40%+(60%*10%) = 46%
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
POURCENTAGE DE CONTRÔLE :
Définition :
Le pourcentage de contrôle de la société mère dans une filiale exprime le pourcentage de droits de vote
dont dispose la société mère à chaque assemblée générale.
Ce pourcentage représente le contrôle exercé par une société mère dans ses filiales et sous filiales.
Calcul du pourcentage de contrôle :=> Nombre de Droits de VOTE (%).
Le calcul du pourcentage de contrôle est fonction du pourcentage direct, alors si :
Pourcentage direct ≥ 50% :
FA 70% 0% 70%
FB 30% 20% 30%+20%=50%
La société mère détient 30% directement de l’entreprise FB et 20% indirectement de la même entreprise
à travers la filiale FA, et puisque le pourcentage direct de la société mère sur la filiale FA est supérieur à
50% (70%),
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
POURCENTAGE DE CONTRÔLE :
Exemple 2 : Soit le schéma suivant concernant un groupe :
FA 40% 0% 40%
FB 30% 0% 30%
La société mère détient 30% directement de l’entreprise FB et 20% indirectement de la même entreprise à
travers la filiale FA, et puisque le pourcentage direct de la société mère sur la filiale FA est inférieur à 50%
(40%), alors le pourcentage du contrôle de l’entreprise FB est égal à :
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET POURCENTAGE DE
CONTRÔLE
POURCENTAGE D’INTÉRÊTS ET DE CONTRÔLE :
Application 1:
La société « M » a des liens de participation directs et indirects avec plusieurs entreprises. Le
schéma des liaisons existantes entre ces différentes entreprises se présente comme suit :
D 0% 30%*40%=12% 12% 0% 0% 0%
N. B. :
Lorsqu’il existe des sous-filiales, le pourcentage d’intérêts n’est pas
obligatoirement égal au pourcentage de contrôle.
> 50 % des droits de vote (Majorité des droits de vote) Contrôle exclusif
• Nombre limité d’associés et aucun d’entre eux ne peut à lui seul exercer un
contrôle exclusif. Contrôle conjoint
• Un accord contractuel prévoyant un contrôle conjoint.
Autres Informations :
La société « E » est exploitée en commun par « M » et 3 autres sociétés, détiennent 20% chacune. Un accord
signé entre les 4 parties prévoit un partage du contrôle de « E ».
Travail à faire :
Présenter un tableau qui montre le :
• Pourcentage de contrôle
• Type de contrôle
Solution:
direct indirect Pourcentage de Type de contrôle
contrôle
A 70% 0% 70% Contrôle exclusif
B 90% 0% 90% Contrôle exclusif
C 75% 0% 75% Contrôle exclusif
D 0% 40% 40% Influence notable
E 0% 30% 30% Contrôle conjoint
F 0% 40%+60% 100% Contrôle exclusif
La présentation des comptes consolidés est obligatoire pour les sociétés qui
contrôlent de façon exclusive ou conjointe une ou plusieurs autres sociétés ou qui
exercent sur ces derniers une influence notable.
Contrôle Intégration
conjoint Proportionnelle
Influence Mise en
Notable équivalence
LES MÉTHODES DE CONSOLIDATION
Cette méthode consiste à intégrer dans les compte de la société consolidante les
éléments du bilan et du CPC de la filiale mais uniquement pour la fraction revenant à la
société mère.
Cette fraction se substitue à la valeur des titres de participation
Les statuts de la société « C » prévoient que son contrôle est partagé équitablement
entre les Co-entrepreneurs (aucun des Co-entrepreneurs ne détient le contrôle exclusif
sur la société «C ».)
Solution
ACTIF M C PASSIF M C
Actifs divers 42 000 12 000 Capital 20 000 6000
Titres C 2000 Réserve 6000 1800
Résultat 2000 600
Dettes 16 000 3600
TOTAL 44 000 12 000 TOTAL 44 000 12 000
La mise en équivalence consiste à échanger la valeur des titres de participation détenus par la
société mère par la quote-part des capitaux suivant le pourcentage d’intérêt.
On ne dit pas que c’est une méthode de consolidation (parce que la société mère ne vas pas
intégrer les actifs et les passifs de l’entreprise associée mais va seulement corriger la valeur des
titres qui figurent dans son bilan.
Application :
La société « M » détient le 1/3 des titres de l’entreprise associée « A » .
De ce fait, la société exerce une influence notable sur « A ».
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MERCI DE VOTRE ATTENTION
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