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ISSN 1020-5306

FAO
DIRECTIVES
TECHNIQUES
POUR UNE PÊCHE
RESPONSABLE

5
Suppl. 5

LE DÉVELOPPEMENT DE L’AQUACULTURE
ments 5. L’UTILISATION DES POISSONS SAUVAGES
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9/9/13 11:35:46 AM
Couverture:
Illustration par Emanuela D’Antoni.
FAO
DIRECTIVES
TECHNIQUES
POUR UNE PÊCHE
RESPONSABLE

5
Suppl. 5

LE DÉVELOPPEMENT DE L’AQUACULTURE
5. L’UTILISATION DES POISSONS SAUVAGES
COMME ALIMENT EN AQUACULTURE

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE


Rome, 2013
Les appellations employées dans ce produit d’information et la présentation
des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation des
Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) aucune prise de
position quant au statut juridique ou au stade de développement des pays,
territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs
frontières ou limites. La mention de sociétés déterminées ou de produits de
fabricants, qu’ils soient ou non brevetés, n’entraîne, de la part de la FAO,
aucune approbation ou recommandation desdits produits de préférence à
d’autres de nature analogue qui ne sont pas cités.

Les opinions exprimées dans ce produit d’information sont celles du/des auteur(s)
et ne reflètent pas nécessairement les vues ou les politiques de la FAO.

ISBN 978-92-5-206715-3 (version imprimée)


E-ISBN 978-92-5-207668-1 (PDF)

© FAO 2013
© FAO 2011, English edition. © FAO 2011, Édition en anglais.

La FAO encourage l’utilisation, la reproduction et la diffusion des informations


figurant dans ce produit d’information. Sauf indication contraire, le contenu
peut être copié, téléchargé et imprimé aux fins d’étude privée, de recherches
ou d’enseignement, ainsi que pour utilisation dans des produits ou services non
commerciaux, sous réserve que la FAO soit correctement mentionnée comme
source et comme titulaire du droit d’auteur et à condition qu’il ne soit sous-
entendu en aucune manière que la FAO approuverait les opinions, produits ou
services des utilisateurs.

Toute demande relative aux droits de traduction ou d’adaptation, à la revente


ou à d’autres droits d’utilisation commerciale doit être présentée au moyen du
formulaire en ligne disponible à www.fao.org/contact-us/licence-request ou
adressée par courriel à [email protected].

Les produits d’information de la FAO sont disponibles sur le site web de la


FAO (www.fao.org/publications) et peuvent être achetés par courriel adressé à
[email protected].
iii

PRÉPARATION DE CE DOCUMENT

Ces directives techniques ont été préparées par le Département des pêches et
de l’aquaculture de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO), sous la coordination de Mohammad R. Hassan et sont
basées sur les résultats de l’Atelier des Experts de la FAO sur l’utilisation
des poissons sauvages et/ou d’autres espèces aquatiques comme aliments en
aquaculture et ses Implications sur la sécurité alimentaire et la lutte contre
la pauvreté qui s’est tenu à Kochi, en Inde, du 16 au 18 Novembre 2007.
Les experts participant incluaient B. Vishnu Bhat, Aliro R. Bórquez, Cécile
Brugère, Chris Carter, Sena S. De Silva, Simon Funge-Smith, Nyoman A. Giri,
Brett Glencross, Matthias Halwart, Mohammad R. Hasan, Thomas Hecht,
Adrián J. Hernández, Tim Huntington, Andrew Jackson, G. Mohan Kumar,
D.D. Nambudiri, M.C. Nandeesha, Sih Yang Sim, Victor Suresh, Albert G.J.
Tacon, Giovanni M. Turchini, Shyam P. Vemuri et P.N. Vinod.

Ces directives sont une contribution supplémentaire à la mise en œuvre des


dispositions du Code de conduite pour une pêche responsable (le Code) de la
FAO et n’ont donc aucun statut légal officiel. Bien que le Code ne traite pas des
questions liées à l’utilisation des poissons sauvages comme aliments aquacoles,
la nécessité de conseils dans ce domaine est reconnue. Entre autre, le Code
insiste fortement sur la nécessité du développement de la pêche responsable
et de l’aquaculture, du commerce international équitable et de la protection
de l’environnement et de la biodiversité aquatique. L’information présentée
est destinée à faciliter la considération des enjeux liés à la mise en œuvre des
dispositions du Code. En outre, toute différence dans la terminologie employée
ne doit pas être considérée comme une réinterprétation du Code. Ces directives
sont destinées à être flexibles et capables d’évoluer si les circonstances changent
ou si de nouvelles informations deviennent disponibles.

Les premiers avant-projets de ces directives techniques ont été compilés par Sunil
N. Siriwardena (Consultant de la FAO). Des contributions supplémentaires et/ou
des commentaires ont été fournis par J. Richard Arthur, Devin Bartley, Gabriella
Bianchi, Cécile Brugère, Pedro Bueno, Sena S. De Silva, Simon Funge-Smith,
Matthias Halwart, Thomas Hecht, Iddya Karunasagar, John Moehl, Thomas
Moth-Poulsen, Alejandro F. Nava, Ulf Wijkström, Rolf Willmann et Raymon
van Anrooy. Marianne Guyonnet est reconnue pour son aide dans le contrôle de
la qualité et de la conformité au style de la FAO de la FAO et José Luis Castilla
Civit pour la mise en page de la configuration. Jiansan Jia, Chef du Service de
l’aquaculture de la FAO, est reconnu pour son soutien tout au long du processus.
La contribution du Gouvernement du Japon, qui a permis à la FAO de préparer et
de tenir l’atelier d’experts, est grandement appréciée.
iv

FAO. 2013.
Le développement de l’aquaculture. 5. L’utilisation des poissons sauvages
comme aliment en aquaculture.
Directives techniques pour une pêche responsable de la FAO. No. 5, Suppl. 5.
Rome, FAO. 89 p.

RÉSUMÉ
Ces directives techniques sur l’utilisation des poissons sauvages comme
aliments aquacoles ont été développées en appui à l’Article 7 (Aménagement
des pêcheries) et à l’Article 9 (Développement de l’aquaculture) du Code
de conduite pour une pêche responsable de la FAO, et en particulier en
appui des Articles 9.1.3, 9.1.4 et 9.4.3. Les objectifs des directives sont de
contribuer au développement de l’aquaculture et l’utilisation durable des
stocks des poissons fourrages. Les directives couvrent un certain nombre
d’enjeux pertinents sur l’utilisation des poissons sauvages dans les aliments
aquacoles, y compris les impacts sur les écosystèmes et l’environnement,
les considérations éthiques sur l’utilisation responsable du poisson pour
l’aliment, le développement et les technologies de l’aquaculture et les
besoins des statistiques et d’informations pour la gestion du développement
de l’aquaculture. Des questions spécifiques liées à la gestion des ressources
de pêche qui peuvent être utilisées comme aliments sont brièvement
considérées dans ces directives, comme elles ont été traitées en détail dans
des directives séparées de la FAO concernant la gestion des pêches et qui,
entre autre, s’appliquent également à la pêche des poissons fourrages.
Les principes directeurs de ces directives techniques ont été développés
et adoptés lors de l’Atelier des Experts de la FAO sur l’utilisation des
poissons sauvages et/ou d’autres espèces aquatiques comme aliments
dans l’aquaculture et ses implications sur la sécurité alimentaire et la lutte
contre la pauvreté, du 16 au18 novembre 2007, à Kochi, en Inde.
v

TABLE DES MATIÈRES

PRÉPARATION DE CE DOCUMENT iii


RÉSUMÉ iv
ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES vii
CONTEXTE ix

1. INTRODUCTION 1
1.1 L’énoncé du but 1
1.2 La structure et le contenu de ce document 2
1.3 Les termes et les définitions 2

2. APERÇU DE L’UTILISATION DES POISSONS SAUVAGES


COMME ALIMENT EN AQUACULTURE ET LES ENJEUX
CONNEXES 13
2.1 L’utilisation des poissons dans les aliments 13
2.2 Les enjeux 16
2.3 La durabilité des stocks de poissons 18
2.4 La sécurité alimentaire et les moyens de subsistance et les
poissons de faible valeur/les captures accessoires 19

3. DIRECTIVES EXISTANTES SUR LA GESTION DES PÊCHES ET


INITIATIVES POUR AMÉLIORER LA GESTION DURABLE DES
RESSOURCES DES STOCKS DE POISSONS 23
3.1 Directives techniques sur la gestion des pêches 24

4. PRINCIPES ET DIRECTIVES TECHNIQUES CONCERNANT


L’UTILISATION DES POISSON SAUVAGES COMME ALIMENT
EN AQUACULTURE 25
4.1 Les principes gouvernant l’utilisation des poissons sauvages
comme aliment dans l’aquaculture 25
4.1.1 Les considérations de gestion des pêches 25
4.1.2 Les impacts écosystémiques et environnementaux 28
4.1.3 Les enjeux d’éthique et l’utilisation responsable 29
4.1.4 La technologie et le développement de l’aquaculture 35
4.1.5 Les statistiques et les besoins d’information pour
la gestion 42

RÉFÉRENCES 47
vi

ANNEXE 1. Directives techniques sur la gestion des pêches 57


ANNEXE 2. Directives techniques sur l’approche
écosystémique des pêches 61
ANNEXE 3. L’approche de précaution 71
ANNEXE 4. Les initiatives visant à améliorer la gestion durable
des ressources des stocks de poisons 75
ANNEXE 5. Les initiatives visant à développer des normes de
durabilité pour les aliments aquacoles 83
ANNEXE 6. Les initiatives prises par les détaillants,
les transformateurs et les fabricants d’aliments 89
vii

ABRÉVIATIONS ET ACRONYMES

ACFM Comité consultatif sur l’aménagement des pêches


AEP approche écosystémique des pêches
AMP aire marine protégée
BPF bonne pratique de fabrication
CAT capture admissible totale
CCPR Code de conduite pour une pêche responsable
CDD Commission du développement durable
CGPM Commission générale des pêches pour la méditerranée
CICTA Commission internationale pour la conservation des thonidés
de l’Atlantique
CIEM Conseil international pour l’exploration de la mer
CITES Convention sur le commerce international des espèces de
faune et de flore sauvages menacées d’extinction
CNUED Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le
développement
COFI Comité des pêches (FAO)
CPUE capture par unité d’effort
DUTs droits d’usage territoriaux dans le domaine des pêches
FAO Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture
FIN Réseau d’information pour la farine de poisson
GAA Alliance mondiale pour l’aquaculture
GAFTA Association pour le commerce des grains et des semences
HACCP Système d’analyse des risques – Points critiques pour leur
maîtrise
IFFO Organisation internationale de la farine et de l’huile de
poisson
INDNR (pêche) illicite, non déclarée et non réglementée
MPG meilleures pratiques de gestion
MSC Conseil d’intendance des mers
ONG organisation non gouvernementale
ORP organisation régionale des pêches
PCB Diphenyle polychlore
PCDD Polychlorodibenzo-p-dioxine
PCDF dibenzofurane polychloré
POP polluant organique persistant
RFMO organisation régionale de gestion des pêches
SCEC Sous-comité sur l’évaluation des stocks de la CGPM
SFP Partenariat pour la pêche durable
SMDD Sommet mondial pour le développement durable
viii

SRDD système de référence pour le développement durable


TC taux de conversion (alimentaire)
TSE encéphalopathies spongiformes transmissibles
UE Union européenne
UNCLOS Convention des Nations Unies sur le droit de la mer
UNFSA Accord des Nations Unies sur les stocks de poissons
chevauchants
WSSD-POI Plan d’Application du Sommet mondial pour le
développement durable
WWF Fonds mondial pour la nature
ix

CONTEXTE

1. Depuis l’antiquité, la pêche dans les océans, lacs et rivières a été une
importante source de nourriture, un fournisseur d’emploi et d’autres avantages
économiques pour l’humanité. Avec l’accroissement des connaissances et
le développement dynamique de la pêche et l’aquaculture, on s’est rendu
compte que les ressources aquatiques vivantes, quoique soient renouvelables,
ne sont pas infinies et doivent être gérées correctement si leur contribution à
l’état nutritionnel, économique et bien-être social de la population mondiale
en croissance devait être soutenue.

2. Pendant près de trois décennies, en raison de l’augmentation


spectaculaire de la pollution, la pêche illégale, non déclarée et non réglementée
et d’autres techniques de pêche abusives dans le monde entier, les captures et
les débarquements ont diminué et le déclin des stocks de poissons, souvent à
un taux alarmant.

3. L’épuisement des stocks a des conséquences négatives sur la


sécurité alimentaire et le développement économique et réduit la protection
sociale, en particulier dans les pays en développement, où de nombreuses
personnes dépendent sur les poissons comme source principale de
protéine animale et de revenu. Les ressources aquatiques vivantes doivent être
gérées correctement afin que leurs avantages pour la société seront durables.

4. Pour maintenir les avantages sociaux, les stocks épuisés doivent


être reconstruits et les stocks sains doivent être pêchés de façon durable.
L’adoption de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer, en
1982, a fourni le cadre pour une meilleure gestion des ressources marines.

5. La surexploitation d’importants stocks de poissons, les modifications


des écosystèmes, les pertes économiques importantes, et les conflits
internationaux sur la gestion et le commerce du poisson continuent de
menacer la viabilité à long terme de la pêche et la contribution des pêches à
l’approvisionnement alimentaire.

6. Compte tenu de cette situation, les Membres des États de la FAO ont
exprimé la nécessité de développer davantage l’aquaculture étant des
moyens utilisés pour combler l’écart entre les extrants des pêches de capture
et de la demande mondiale croissante des produits de la mer.

7. Pendant les trois dernières décennies, l’aquaculture a connu une


croissance rapide et est devenue une industrie mondiale robuste et vitale.
x

Cependant, l’aquaculture peut avoir des effets environnementaux et sociaux


négatifs importants.

8. Ainsi, la Dix-neuvième Session du Comité des pêches (COFI) de la


FAO, qui s’est tenue en mars 1991, a recommandé que de nouvelles approches
de gestion de pêches et d’aquaculture qui embrassent la conservation et les
considérations environnementales, ainsi que sociales et économiques, étaient
urgentes. La FAO a été invitée à développer le concept de pêche responsable
et d’élaborer un code de conduite pour favoriser son application.

9. Par la suite, le gouvernement du Mexique, en collaboration avec


la FAO, a organisé une Conférence internationale sur la pêche responsable
à Cancún en mai 1992. La Déclaration de Cancún, approuvée lors de cette
Conférence, a été portée à l’attention de la Conférence des Nations Unies
sur l’environnement et le développement à Rio de Janeiro, au Brésil, en juin
1992, qui a soutenu l’élaboration d’un Code de conduite pour une pêche
responsable. La Consultation technique de la FAO sur la pêche en haute mer,
tenue en septembre 1992, a en outre recommandé l’élaboration d’un code
pour traiter les enjeux concernant la pêche en haute mer.

10. La Cent Deuxième Session du Conseil de la FAO, tenue en novembre


1992, a discuté l’élaboration du Code, en recommandant que la priorité
soit accordée aux enjeux de haute mer et a demandé que les propositions
concernant ce Code soient présentées à la session de 1993 du Comité des
pêches (COFI).

11. La Vingtième Session du COFI, qui s’est tenue en mars 1993, a


examiné de manière générale le cadre et le contenu proposés pour ce Code,
y compris l’élaboration des directives, et a approuvé un calendrier pour la
poursuite de l’élaboration du Code. Elle a également demandé à la FAO
de préparer, sur une base de “voie rapide”, dans le cadre du Code, des
propositions afin d’éviter le changement de pavillon des navires de pêche
qui affectent les mesures de conservation et de gestion en haute mer. Cela a
abouti à la Conférence de la FAO, à sa vingt-septième session en Novembre
1993, à l’adoption de l’Accord pour favoriser la conformité avec les mesures
de conservation et de gestion par les navires de pêche en haute mer, qui,
selon la Résolution de la Conférence 15/93 de la FAO, constitue une partie
intégrante du Code. Il a également été reconnu et confirmé que les enjeux de
développement de l’aquaculture responsable et la durabilité de l’aquaculture
devraient être abordés dans le processus de formulation de telle sorte que
ceux-ci soient couverts d’une façon appropriée dans le Code envisagé.
xi

12. La reconnaissance implicite de l’importance de la gouvernance en


aquaculture est soulignée dans l’article 9.1.1 du Code, qui exige des États d’
«établir, faire fonctionner et développer un cadre juridique et administratif
approprié qui favorise le développement de l’aquaculture responsable». En
outre, au début du nouveau millénaire, il y a une reconnaissance croissante
du potentiel significatif pour l’utilisation des eaux océaniques et côtières
pour l’expansion de mariculture. L’enjeu en suspens dans ce domaine est que
les principes existants applicables du droit international public et des traités
des provisions donnent peu d’indications sur la conduite des opérations
de l’aquaculture dans ces eaux. Pourtant, les experts sont d’accord que la
plupart de l’expansion de l’aquaculture à l’avenir aura lieu dans les mers et
les océans, certainement plus loin en mer, peut-être même jusqu’à la haute
mer. Le vide réglementaire pour l’aquaculture en haute mer serait adressé si
les opérations d’aquaculture devraient s’accroître là-bas.

13. Le Code a été formulé de manière à être interprété et appliqué


en conformité avec les règles pertinentes du droit international, comme
en témoigne la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer en 10
décembre 1982. Le Code est également conforme à l’Accord de l’Application
des Provisions de ce Droit, notamment la Conservation et la gestion des
stocks de poissons chevauchants et des stocks de poissons grands migrateurs,
de 1995. Il est également en ligne avec, entre autres, la Déclaration de
1992 de Cancún et en 1992 la Déclaration de Rio sur l’environnement et le
développement, en particulier le Chapitre 17 de l’Agenda 21.

14. Le développement du Code a été réalisé par la FAO en consultation


et en collaboration avec les Agences pertinentes des Nations Unies et
d’autres organisations internationales, y compris les organisations non
gouvernementales.

15. Le Code se compose de cinq articles introductifs: Nature et portée


du Code, Objectifs du Code, Liens avec d’autres instruments internationaux;
Application suivi et actualisation du Code, et Besoins particuliers des pays
en développement. Ces articles introductifs sont suivis par un article sur les
Principes généraux, qui précède les six articles thématiques sur Aménagement
des pêcheries, Opérations de pêche, Développement de l’aquaculture,
l’intégration des pêches dans l’aménagement des zones côtières, Pratiques
après capture et commerce et Recherche halieutique. Comme déjà mentionné,
l’Accord pour favoriser la conformité avec les mesures de conservation et de
gestion par les navires de pêche en haute mer fait partie intégrante du Code.
xii

16. Le Code est volontaire. Cependant, certaines parties de celui-ci sont


basées sur des règles pertinentes du droit international, comme l’indique la
Convention des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 Décembre 1982.
Dans les pêches de capture, le Code contient également des provisions qui
peuvent être ou ont déjà été mises en vigueur contraignante par des moyens
d’autres instruments juridiques obligatoires entre les parties, tels que l’Accord
pour favoriser la conformité avec les mesures de conservation et de gestion par
les navires de pêche en haute mer, 1993. Dans l’aquaculture, les Provisions
de l’implicitement du Code encouragent la gouvernance participative du
secteur, qui s’étend de l’autorégulation du secteur, à la cogestion du secteur
par les représentants de l’industrie et les régulateurs gouvernementaux et aux
partenariats communautaires. La conformité est auto forcée ou forcée par la
pression des pairs, avec les organisations de l’industrie ayant la possibilité
d’exclure ceux qui ne sont pas conformes couplés à des inspections périodiques
par des organismes gouvernementaux de réglementation.

17. La Vingt-huitième Session de la Conférence, dans la Résolution


4/95, a adopté le Code de conduite pour une Pêche Responsable, le 31 octobre
1995. La même Résolution a demandé à la FAO, entre autres, d’élaborer
des directives techniques appropriées à l’appui de l’application du Code, en
collaboration avec les membres et les organisations pertinentes intéressées.

18. Le rôle élargi et l’augmentation de la contribution de l’aquaculture


à la croissance économique, la protection sociale ainsi que la sécurité
alimentaire mondiale ont été reconnus et réaffirmés au niveau international
comme en 1995 de la FAO/Conférence du Japon sur la contribution des pêches
et de l’aquaculture à la sécurité alimentaire, le Sommet alimentaire mondial
en 1996, la Réunion Ministérielle sur les Pêches en 1999, la FAO/RCAAP
(Réseau de Centres d’aquaculture pour la région Asie et Pacifique) en 2000,
la Conférence sur l’Aquaculture au Troisième Millénaire et sa Déclaration et
Stratégie de Bangkok et plus récemment le Sommet mondial sur la sécurité
alimentaire en 2009.

19. L’application de l’approche écosystémique aux pêches et à


l’aquaculture comme des stratégies pour le développement de ce secteur,
contribue à la mise en œuvre des provisions du Code, ainsi appliquer la
viabilité technique, écologique, économique et sociale de l’industrie.
1

1. INTRODUCTION

Ces directives techniques sur l’utilisation des poissons sauvages comme


aliments dans l’aquaculture ont été développées pour soutenir les Articles 7
et 9, en particulier les articles 9.1.31, 9.1.42 et 9.4.33 du Code de conduite pour
une pêche responsable (CCPR) de la FAO. L’objectif de ces directives est de
fournir une assistance pour assurer le développement ordonné et durable de
l’aquaculture et de l’utilisation équitable et durable des stocks des poissons
sauvages.

1.1 L’énoncé du but


Le but de ces directives techniques est de fournir des conseils sur l’utilisation
responsable des poissons sauvages comme aliments aquacoles. Les directives
considèrent une série d’enjeux qui sont pertinents pour l’utilisation des
poissons sauvages comme aliments aquacoles, y compris: a) la gestion des
pêches; b) le développement des politiques, c) la sécurité alimentaire, d) la
lutte contre la pauvreté, e) les enjeux sociaux et éthiques; et f) la technologie
et le développement de l’aquaculture. Il y a des cadres de gestion nationaux et
internationaux extensifs déjà en place pour les différents aspects de la gestion
des pêches. Ceux-ci couvrent des enjeux comme l’approche écosystémique
des pêches (AEP), les initiatives sur une meilleure gestion durable des stocks
des poissons fourrages, et le développement d’indicateurs pour mesurer la
durabilité des pêches des poissons fourrages et éviter les duplications; par
conséquent, ils ne sont pas considérés ici. Le cas échéant, ces directives
font référence aux articles pertinents du Code de conduite pour une pêche
responsable (CCPR) qui couvrent la gestion des pêches.

La mise en œuvre des directives techniques peut être effectuée par n’importe
quelle entité qui est compétente ou a la responsabilité de le faire. Il peut s’agir,
entre autre, les gouvernements, les organisations non gouvernementales
(ONG), les groupes du secteur privé (e.g. les producteurs, les fabricants
d’aliments, les transformateurs, les commerçants, les agriculteurs et les

1
Le Code de conduite pour une pêche responsable (CCPR) Article 9.1.3: Les États devraient
élaborer et mettre régulièrement à jour des stratégies et plans, ainsi que de besoin, afin
d’assurer que le développement de l’aquaculture soit écologiquement durable et permettre
l’utilisation rationnelle des ressources partagées entre l’aquaculture et d’autres activités.
2
Le Code de conduite pour une pêche responsable (CCPR) Article 9.1.4: Les États devraient
veiller à ce que le développement de l’aquaculture n’ait pas d’effets négatifs sur les moyens
d’existence des communautés locales et leur accès aux zones de pêche.
3
Le Code de conduite pour une pêche responsable (CCPR) Article 9.4.3: Les États devraient
encourager les efforts visant à améliorer la sélection et l’utilisation d’aliments, d’additifs
alimentaires et d’engrais, y compris de fumiers, appropriés.
2

associations professionnelles), la société civile et les consortiums comprenant


une partie ou tous ces groupes de parties prenantes.

1.2 La structure et le contenu de ce document


Les principes directeurs utilisés dans ce document ont été développés lors de
l’Atelier des Experts de la FAO sur «l’utilisation des poissons sauvages et/
ou d’autres espèces aquatiques comme aliments aquacoles et ses implications
pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté», du 16 au18
novembre 2007, à Kochi, en Inde.

Les principes directeurs sont disposés en cinq enjeux clés identifiés


dans l’atelier: a) les considérations de gestion des pêches, b) les impacts
écosystèmiques et environnementaux, c) les enjeux éthiques et l’utilisation
responsable, d) la technologie et le développement de l’aquaculture, et e)
les besoins statistiques et informatiques pour la gestion. Chaque principe
directeur est supporté par une explication introductive suivi d’une série de
directives techniques pour la mise en œuvre et le respect de ce principe.

1.3 Les termes et les définitions


Dans le but de ces directives techniques sur «l’utilisation des poissons sauvages
comme aliments aquacoles», les termes et définitions suivants s’appliquent:

Aquaculture: L’élevage des organismes aquatiques, y compris les poissons,


les mollusques, les crustacés et les plantes aquatiques. L’élevage implique une
certaine forme d’intervention dans le processus d’élevage pour améliorer la
production, comme l’empoissonnement régulier, l’alimentation, la protection
contre les prédateurs, etc. L’élevage implique également la propriété individuelle
ou légale du stock en élevage (FAO, 1997a). Aussi défini comme l’élevage
d’organismes aquatiques dans les régions intérieures et côtières, impliquant une
intervention dans le processus d’élevage pour accroître la production et la propriété
individuelle ou de l’entreprise du stock en élevage (Glossaire de l’aquaculture de
la FAO, disponible sur le: www.fao.org/fi/glossary/aquaculture/).

Animaux aquatiques: Toutes les étapes de la vie (y compris les œufs et les
gamètes) des poissons, des mollusques, des crustacés et des amphibiens
provenant des établissements d’aquaculture ou prélevés de la nature à des
fins d’élevages, pour les libérés dans l’environnement, pour la consommation
humaine ou pour des fins ornementales (OIE, 2010).

Pêche artisanale: Les pêches traditionnelles pratiquées par des familles de


pêcheurs (par opposition aux sociétés commerciales), utilisant un capital
et une énergie relativement de faibles quantités, des navires de pêche
3

relativement petits (le cas échéant), faisant courtes sorties de pêche, près
de la côte, principalement pour la consommation locale. Dans la pratique,
la définition varie selon les pays, e.g. à partir d’un glanage ou un canoë
pour une personne dans les pays pauvres en développement, aux chalutiers,
senneurs ou palangriers de plus de 20 m dans les pays développés. La pêche
artisanale peut être des pêches de subsistance ou commerciales, fournissant
à la consommation locale ou à l’exportation. La pêche artisanale est parfois
appelée la pêche à petite échelle (Glossaire des pêches de la FAO, disponible
sur: www.fao.org/fi/glossary/default.asp).

Poissons-appâts: Les poissons-appâts est un terme utilisé pour les petits


poissons qui sont utilisés comme appât pour attraper de gros poissons ou
bien les poissons-appâts sont des petits poissons qui attirent de plus gros
prédateurs. Autre définition: des poissons vivants (e.g. les ménés, le tilapia, le
poisson rouge) qui sont produits commercialement en aquaculture pour être
utilisés comme appâts vivants.

Meilleures/les meilleures pratiques de gestion (MPG): Les pratiques de


gestion visant à améliorer la quantité, la sécurité et la qualité des produits
en tenant compte de la santé animale et le bien-être, la sécurité alimentaire,
la durabilité environnementale et socio-économique. La mise en œuvre de
(MPG) est généralement volontaire. Le terme «meilleures» est préféré à «les
meilleures» parce que les pratiques d’aquaculture sont en amélioration continue
(le «meilleur» d’aujourd’hui est la «norme» du demain) (FAO, 2010d).

Diversité biologique ou la biodiversité: La variabilité des organismes vivants


de toutes les sources y compris, entre autre, les écosystèmes terrestres, marins et
autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie;
cela comprend la diversité au sein des espèces, entre les espèces et celle des
écosystèmes. Les indices de diversité sont les mesures de la richesse (le nombre
d’espèces dans un système); et dans une certaine mesure, l’égalité (variance de
l’abondance locale des espèces). Ils sont donc indifférents aux substitutions des
espèces qui, cependant, peuvent refléter les contraintes écologiques (tels que
celles dues à la haute intensité de la pêche) (FAO, 1997b). Également définie
comme la variabilité des organismes vivants de toutes les sources y compris,
entre autre, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques
et les complexes écologiques dont ils font partie (CBD, 1992).

Biosécurité: D’une manière générale, la «biosécurité» dans l’alimentation


et l’agriculture décrit le concept et les processus de gestion - d’une manière
holistique - des risques biologiques liés à l’alimentation et l’agriculture (au
sens large, i.e. y compris l’agronomie, la zootechnie, la foresterie, les pêches
4

et les aspects environnementaux connexes). Cet usage implique également


que les mouvements transfrontières ou l’utilisation des nouveaux génotypes
sont impliqués d’une certaine façon (Cock, 2003).

Capture accessoire: Partie de la capture d’une unité de pêche prise


accidentellement en sus de l’espèce ciblée à laquelle s’applique l’effort de
pêche. La totalité ou une partie de cette capture peut être rendue à la mer sous
forme de rejets, généralement morts ou en train de mourir. (Glossaire des
pêches de la FAO, disponible sur: www.fao.org/fi/glossary/default.asp).4

Certification: Une procédure par laquelle un organisme de certification


officiel ou un organisme de certification officiellement reconnu donne une
assurance écrite ou son équivalence, qu’un produit, un processus ou un service
est conforme aux exigences spécifiées. La certification peut être, selon le cas,
sur la base d’une série d’activités d’audit qui peuvent inclure la vérification
continue de la chaîne de production (FAO, 2005a). Également définie comme
une procédure par laquelle les organismes de certification accrédités, sur la
base d’un audit, fournissent une garantie écrite ou son équivalence que les
systèmes de gestion de la sécurité alimentaire et leur mise en œuvre sont
conformes aux exigences (GFSI, 2007).

Les aliments aquacoles commerciaux/industriels: Un aliment aquacole


est composé d’un certain nombre d’ingrédients qui sont mélangés dans
des proportions diverses pour compléter les uns les autres pour former un
régime alimentaire composé nutritionnellement complet. De tels aliments
sont fabriqués dans les installations industrielles de broyage d’aliment et sont
distribués et vendus en utilisant des chaînes du marché conventionnel. Les
aliments aquacoles commerciaux sont généralement produits sous différentes
formes: granulé comprimé coulante, granulé extrudé flottante ou miette,
granulé extrudé souple (FAO, 2010c).

Aliments complets: Un aliment nutritionnellement adéquat pour les animaux


autres que l’homme, il est aggravé par une formule spécifique à alimenter
comme une ration unique et capable de maintenir la vie et/ou la promotion de
la production, sans aucune substance supplémentaire étant consommée, sauf
l’eau (FAO, 2001).

4
Il n’est pas possible de développer une définition internationale standardisée de la capture
accessoire en raison de la nature très diverse des pêches dans le monde, les différences
historiques comment les captures accessoires ont été définies au niveau national, les ambiguïtés
associées aux captures accessoires liées à la terminologie et les choix des pêcheurs individuels
sur la façon dont les différentes parties de leurs captures seront utilisées (FAO, 2011).
5

Aliments composés: Un mélange de produits d’origine végétale ou animale à


l’état naturel, frais ou conservés ou des produits dérivés de leur transformation
industrielle, ou des substances organiques ou inorganiques, contenant ou non
des additifs, pour l’alimentation par voie orale sous la forme d’un aliment
complet (FAO, 2001).

Conservation: La gestion de l’utilisation humaine de la biosphère afin qu’elle


puisse procurer le plus d’avantages durables aux générations actuelles tout
en préservant leur potentiel pour satisfaire les besoins et les aspirations
des futures générations; ainsi, la conservation est positive, comprend la
préservation, l’entretien, l’utilisation durable, la restauration et l’amélioration
de l’environnement naturel (WRI, 1992).

Émietté, l’émiettement (processus): Granulés réduites en forme de miette


(FAO, 2001).

Régime alimentaire: Les ingrédients des aliments ou d’un mélange d’ingrédients


y compris l’eau qui sont consommés par les animaux (FAO, 2001).

Rejets: Ce composant d’une capture est rejeté après la capture. Normalement,


la plupart des rejets peuvent être présumée de ne pas survivre (FAO, 1997b).

Étiquetage écologique: Une étiquette d’approbation (ou certification) d’un


produit, procédé ou service se conformant à un ensemble particulier de
critères environnementaux convenus, généralement accordés par une tierce
partie impartiale (organisme de certification). Dans les pêches, l’étiquette
renseigne sur la qualité du produit lui-même ainsi que sur la production et les
processus de gestion (FAO, 2003).

Écolabellisation: Une méthode volontaire de certification de la qualité de


l’environnement (d’un produit) et/ou la performance environnementale
d’un processus basé sur des considérations de cycle de vie et des ensembles
convenus de critères et de normes (FAO, 2003).

Ecosystème: Une unité d’organisation composée d’une agrégation de plantes,


d’animaux (y compris les humains) et des micro-organismes, ainsi que des
éléments non vivants de l’environnement (FAO, 2003).

Extrusion (processus): Un processus par lequel les aliments ont été pressés,
poussés ou saillies à travers les orifices sous pression (FAO, 2001).
6

Aliments fabriqués localement dans les fermes aquacoles: Typiquement


un aliment qui est produit par les agriculteurs ou les fabricants d’aliments
à petite échelle en utilisant une certaine forme de traitement à la ferme ou
dans une petite usine de traitement, résultant en une pâte humide ou une
simple granulés humide ou sèche. Les aliments fabriqués localement dans
les fermes aquacoles produits par les agriculteurs sont souvent également
appelés «aliment aquacole fait-maison». Aussi définis comme aliments pour
poissons faits par les agriculteurs ainsi que les fabricants d’aliments à petite
et moyenne échelles (Hasan et al., 2007).

Aliment (s): Substance comestible qui est consommée par des animaux et qui
apporte à leur régime alimentaire de l’énergie et/ou des éléments nutritifs. Se
réfère généralement à des animaux plutôt que des êtres humains (FAO, 2001).

Additif fourrager (s): Produits chimiques, autres que les éléments nutritifs, qui
sont requis par le poisson et qui sont approuvés pour plus de leur alimentation
(FAO/WHO, 2009). Aussi défini comme un ingrédient ou une combinaison
d’ingrédients ajoutés au mélange alimentaire de base ou à des parties de
celui-ci pour répondre à un besoin spécifique. Habituellement utilisé en micro
quantités et nécessitant une manipulation et mélange prudents (FAO, 2001).

Taux de conversion alimentaire (TC): Rapport entre le poids sec des


aliments distribués et le gain de production obtenu. Mesure de l’efficacité
de conversion d’un aliment en poisson (e.g. TC = 2,8 signifiant qu’il faut 2,8
kg d’aliments pour produire 1 kg de poids vif de poisson). (Le Glossaire de
l’aquaculture de la FAO, disponible sur: ww.fao.org/fi/glossary/aquaculture/
default.asp). Deux termes additionnels sont utilisés par l’agriculteur, le TC
biologique et le TC économique. Le TC biologique est le montant net de
l’aliment utilisé pour produire 1 kg de poisson, tandis que le TC économique
prend en compte tous les aliments utilisés, y compris les pertes par gaspillage
et la mortalité des poissons (modifié d’après Aquamedia, disponible sur:
www.piscestt.com/home/FAQ/Answers/ans8_en.asp).

Poissons fourrages: Les poissons (ou les autres espèces aquatiques) de n’importe
quel genre utilisés comme aliments aquacoles/animal, soit transformés en farine
de poisson ou huile de poisson ou utilisés à l’état frais (FAO, 2008).

Pêche des poissons fourrages: Une pêche dédiée qui pêche les poissons
utilisés comme aliments aquacoles/animal qui sont soit transformés en farine
ou huile de poisson ou utilisés à l’état frais (FAO, 2008).
7

Poisson (= toutes les espèces animales aquatiques): Littéralement, un


vertébré inférieure à sang froid qui a des nageoires et des écailles, branchies
(en général) et vit dans l’eau. Utilisé comme un terme collectif et inclut
les mollusques, les crustacés et tout autre animal aquatique qui est récolté
(Glossaire de l’aquaculture de la FAO, disponible sur:
www.fao.org/fi/glossary/aquaculture/default.asp).

Pêche: Le terme «pêche» peut se référer à la somme de toutes les activités de


pêche sur une ressource donnée, par exemple, pêche de merlu ou de crevette.
Il peut également se référer à l’activité d’un seul type ou style de pêche sur
une ressource donnée, par exemple la pêche à la senne de plage ou au chalut.
Le terme est utilisé dans les deux sens dans ce document et, le cas échéant,
l’application particulière est indiquée (FAO, 2003).

Organisations de gestion des pêches: Les institutions responsables de la


gestion des pêches, y compris la formulation des règles qui gouvernent les
activités de pêche. L’organisation de gestion de la pêche et de ses organes
subsidiaires peuvent également être responsables de tous les services
auxiliaires, tels que: la collecte d’informations; l’évaluation des stocks;
le suivi, le contrôle et la surveillance (SCS) et les consultations avec les
actionnaires; et l’application et/ou la détermination de l’accès aux règles à la
pêche, et l’allocation des ressources (FAO, 1997b).

Aliments pour poissons: Fourrage destiné pour les poissons dans les
établissements d’aquaculture, sous toute forme et de toute composition
(FAO/WHO, 2009). Aussi défini comme toute matière (simple ou multiple),
soit transformée, semi-transformée ou brute, qui est destinée à être alimentée
directement aux animaux aquatiques (OIE, 2010).

Farine de poisson: Farine riche en protéines obtenue de la transformation de


poissons entiers (généralement de petits poissons pélagiques et des poissons
capturés accessoirement) ainsi que les résidus et sous-produits des usines de
transformation du poisson (viscères de poisons) (Glossaire de l’aquaculture
de la FAO, disponible sur: www.fao.org/fi/glossary/aquaculture/default.asp).

Huile de poisson: L’huile extraite des poissons entiers ou des déchets des
poissons (Glossaire de l’aquaculture de la FAO, disponible sur: www.fao.org/
fi/glossary/aquaculture/default.asp).
8

Stock de poissons (aussi ressource halieutique/de poissons): Les ressources


vivantes dans la communauté ou dans la population à partir de laquelle les
captures sont effectuées dans une pêche. L’utilisation du terme «stock de
poissons» implique généralement que la reproduction d’une population en
particulier est plus ou moins isolée des autres stocks de la même espèce et est
donc autosuffisante (FAO, 1997b).

Flottille: Le nombre total d’unités de tout type d’activité de pêche utilisant une
ressource spécifique. Ainsi, par exemple, une flottille peut comprendre tous les
senneurs d’une pêche sardinière donnée, ou tous les pêcheurs jetant des filets
des depuis le rivage dans une pêche multispécifique tropicale (FAO, 2003).

Espèces fourragères: Les espèces utilisées comme proies d’un prédateur


pour sa nourriture (Glossaire des pêches de la FAO, disponible sur: www.
fao.org/fi/glossary/default.asp). Les poissons fourrages comprennent des
espèces pélagiques de petites et moyennes tailles comme l’anchois, la sardine,
le hareng, le menhaden, le maquereau et le capelan, mais ils comprennent
également les calmars, les crevettes, et le krill.

Aliment formulé: Deux ou plusieurs ingrédients proportionnés, mixés et


traités conformément à certaines spécifications (Glossaire de l’aquaculture
de la FAO, disponible sur: www.fao.org/fi/glossary/aquaculture/default.asp).

Surpêche de croissance: Se produit lorsqu’un trop grand nombre de petits


poissons est récolté trop tôt, à travers un effort de pêche excessif et une mauvaise
sélectivité (e.g. grandeur des mailles trop petites) et les poissons n’ont pas eu
assez de temps pour atteindre la taille à laquelle le maximum de rendement par
recrutement du stock serait obtenu. Une réduction de la mortalité par pêche
des juvéniles, ou leur protection absolue, conduiraient à une augmentation du
rendement de la pêche. La surpêche de croissance se produit lorsque le taux
de mortalité par pêche est au-dessus Fmax (dans un modèle de rendement par
recrue). Cela signifie que les poissons sont pêchés individuellement avant
d’avoir une chance d’atteindre leur potentiel de croissance maximal (Glossaire
des pêches de la FAO, disponible sur: www.fao.org/fi/glossary/default.asp).

Indicateur: Une variable qui peut être contrôlée dans un système, e.g. une
pêche, pour donner une mesure de l’état du système à un moment donné. Chaque
indicateur doit être lié à un ou plusieurs points de référence et utilisé pour suivre
l’état de la pêche par rapport à ces points de référence (FAO, 2003).
9

Ingrédient, ingrédient alimentaire: Un composant ou un constituant de toute


combinaison ou mélange qui forme un aliment commercial (FAO, 2001). Aussi
défini comme un composant, une partie ou un constituant de toute combinaison
ou mélange qui forme un aliment, y compris les additifs alimentaires, ayant
ou non une valeur nutritionnelle dans le régime alimentaire de l’animal. Les
ingrédients peuvent être d’origine terrestre ou aquatique, végétale ou animale,
et peuvent être des substances organiques ou inorganiques (OIE, 2010).

Purée (forme physique): Un mélange d’ingrédients sous forme de farine


(FAO, 2001).

Espèces non ciblées: Espèces pour lesquelles les engins ne sont pas
spécifiquement fixés, bien qu’elles puissent avoir une valeur commerciale
immédiate et qu’elles soient un élément souhaitable de la capture (Glossaire
des Pêches de la FAO, disponible sur: www.fao.org/fi/glossary/default.asp).

Surpêche: Un terme générique utilisé pour désigner l’état d’un stock soumis
à un niveau d’effort de pêche ou de mortalité par pêche de telle manière
que la réduction de l’effort conduirait, à moyen terme, à une augmentation
du volume total des captures. Souvent assimilée à la surpêche biologique,
elle résulte d’une combinaison de surpêche de croissance et de la surpêche
de recrutement et se produit souvent en collaboration avec la surpêche
écosystémique et la surpêche économique (Glossaire des pêches de la FAO,
disponible sur: www.fao.org/fi/glossary/default.asp).

Granulés (forme physique): Aliment aggloméré obtenu par compactage et


forçage à travers ouvertures de matrice par un procédé mécanique (FAO, 2001).

Approche de précaution: Un ensemble de mesures et d’actions concertées,


y compris les futurs cours d’action, qui assure une vision prudente et réduit
ou évite les risques pour la ressource, l’environnement, et les personnes, à la
meilleure mesure possible, en tenant compte des incertitudes existantes et les
conséquences potentielles de se tromper (adapté de la FAO, 2003).

Quota: Une part de la capture admissible totale (CAT) allouée à une unité
opérationnelle telle qu’un pays, une communauté, un navire, une entreprise ou un
pêcheur individuel (quota individuel), selon le système de répartition. Les quotas
peuvent être ou non transférables, transmissibles par héritage et négociables. Bien
que généralement utilisés pour répartir CAT, les quotas pourraient être également
utilisés pour répartir l’effort de pêche ou la biomasse (FAO, 2003).
10

Surpêche de recrutement: Une situation dans laquelle le taux de pêche est


(ou a été) tels que le recrutement annuel au stock exploitable est devenu
considérablement réduit. La situation est caractérisée par un stock reproducteur
considérablement réduit, une proportion décroissante de poissons plus âgés dans
la capture, et généralement très faible recrutement année après année. Si elle se
prolonge, la surpêche de recrutement peut conduire à l’effondrement des stocks,
en particulier dans des conditions environnementales défavorables (Glossaire des
pêches de la FAO, disponibles sur: www.fao.org/fi/glossary/default.asp).

Pêche/Pêches pour la farine de poisson: Généralement considéré comme


une pêche/des pêches qui est/sont orientée(s) vers la réduction de la capture
de farine et/ou d’huile de poisson (FAO, 2008).

Aquaculture responsable: Aquaculture menée selon les principes énoncés


dans le Code de conduite pour une pêche responsable de la FAO (FAO, 1995).

Aliment aquacole semi-commerciale: Aliments composé d’un certain nombre


d’ingrédients qui sont mélangés dans des proportions différentes à se compléter
mutuellement pour former un aliment composé simple. De tels aliments sont
fabriqués en utilisant des techniques de production simples tels que le broyage,
la cuisson et le séchage, et sont distribués et vendus par les filières locales. Les
aliments aquacoles dans cette catégorie peuvent être faits par les agriculteurs
ou par les fabricants d’aliments à petite et moyenne échelles (FAO, 2010c).

Aquaculture à petite échelle: Systèmes aquacoles avec une petite production


annuelle (maximum d’une tonne par unité et 10 tonnes au total) qui sont
composés d’une ou plusieurs petites unités de production, sont opérés en
famille ou communauté, ont un niveau d’entrée faible à modéré et utilisent
une main-d’œuvre externe limitée. (Glossaire de l’aquaculture de la FAO,
disponible sur: www.fao.org/fi/glossary/aquaculture/default.asp). Aussi
définie comme l’agriculture et l’élevage d’organismes aquatiques pour
augmenter la nutrition ou le revenu. L’opération utilise un capital limité et la
famille ou la main-d’œuvre familiale (SEAFDEC, 2005).

Petits agriculteurs: Des individus ou groupes d’individus impliqués dans la


production aquacole qui a un petit volume de production ou une zone de production
relativement petite. Ces agriculteurs peuvent également avoir des ressources
limitées ou des actifs et souvent ont une capacité technique ou financière limitée
(adapté de la FAO/NACA/Gouvernement de la Thaïlande, 2007).
11

Fabricant d’aliments à petite-/moyenne échelle: Un fabricant d’aliments


aquacoles qui produit des aliments formulés simples en utilisant des
techniques de traitement simples tels que le broyage, la cuisson et le séchage
pour produire des granulés humides ou secs simples. Les fabricants d’aliments
à petite échelle peuvent être des agriculteurs qui fabriquent des aliments pour
leur propre usage et pour approvisionner le marché local. Les aliments dans
cette catégorie peuvent être appelés «Aliments aquacoles semi-commerciaux»
ou «aliments fabriqués localement dans les fermes» (FAO, 2010c).

Aquaculture socialement responsable: Une aquaculture qui est développée et


opérée d’une manière responsable, i.e qui bénéficie la ferme, les communautés
locales et le pays; qui contribue efficacement au développement rural et
lutte contre la pauvreté en particulier, qui a des employés qui sont traités
équitablement; qui maximise les avantages et les l’équités, qui minimise les
conflits avec les communautés locales, qui assure le bien-être des travailleurs
et des conditions de travail équitables; qui minimise les risques pour les petits
agriculteurs, et offre aux travailleurs une formation dans les pratiques de
l’aquaculture responsable (FAO/NACA/UNEP/WB/WWF, 2006).

Standard: Un critère (ou un indicateur, ou point de référence) qui a été


officiellement établi et appliqué par une autorité et sur la base de laquelle une
action contraignante peut être prise (Glossaire des pêches de la FAO, disponible
sur: www.fao.org/fi/glossary/default.asp). Aussi défini comme un document
normatif, établi par consensus et approuvé par un organisme reconnu, qui
fournit, pour des usages communs et répétés, des règles, des directives ou des
caractéristiques pour des activités ou leurs résultats, garantissant l’obtention du
degré d’ordre optimal dans un contexte donné (GFSI, 2007).

Parties prenantes: Toute personne ou groupe ayant un intérêt légitime dans la


conservation et la gestion des ressources gérées. D’une manière générale, les
catégories des parties intéressées seront souvent les mêmes pour de nombreuses
pêches, et devraient inclure les intérêts contradictoires: commercial/loisirs,
conservation/exploitation, artisanale/industrielle, pêcheur/acheteur-processeur-
commerçant ainsi que les gouvernements (local/provincial/national). Le public
et les consommateurs pourraient également être considérés comme des parties
intéressées dans certaines circonstances (FAO, 2003).

Stock: Un groupe d’individus d’une espèce occupant une gamme spatiale bien
définie indépendamment d’autres stocks de la même espèce. Des dispersions
aléatoires et des migrations dirigées due à l’activité saisonnière ou reproductrice,
12

peuvent se produire. Un tel groupe peut être considéré comme une entité aux
fins de gestion ou d’évaluation. Certaines espèces forment un seul stock (e.g.
le thon rouge du sud) tandis que d’autres sont composées de plusieurs stocks
(e.g. le thon germon dans l’océan Pacifique comprend des stocks du nord et du
sud séparés). L’impact de la pêche sur une espèce ne peut pas être entièrement
déterminé sans connaissance de la structure des stocks (FAO, 2003).

Développement durable: Le développement qui répond aux besoins du


présent sans compromettre la capacité des futures générations à satisfaire
leurs propres besoins (FAO, 2003).

Utilisation durable: L’utilisation des composants de la diversité biologique


d’une manière et à un taux qui ne conduit pas à un déclin à long terme de la
diversité biologique, maintenant ainsi son potentiel pour satisfaire les besoins
et les aspirations des générations présentes et futures (FAO, 2003).

Espèces ciblées: Les espèces qui sont principalement recherchées par les pêcheurs
dans une pêche particulière. Le sujet de l’effort de pêche dirigé dans une pêche. Il
peut y avoir des espèces ciblées primaires ainsi que secondaires (FAO, 2003).

Traçabilité: La capacité à suivre le mouvement d’un produit aquacole ou des


intrants tels que les aliments et les semences, par étape(s) spécifiée(s) de la
production, de la transformation et de la distribution (FAO/WHO, 2010).

Poisson de rebut/poisson de faible valeur: Les poissons qui ont une faible
valeur commerciale en raison de leur mauvaise qualité, de petite taille ou
les préférences faibles des consommateurs – ils sont soit utilisés pour la
consommation humaine (souvent transformés ou conservés) ou utilisés pour
le bétail/poisson, soit directement ou à travers la réduction au farine/huile de
poisson (Funge-Smith, Lindebo et Staples, 2005).

Les poissons sauvages: Les poissons qui sont obtenus à partir des pêches
de capture.
13

2. APERÇU DE L’UTILISATION DES POISSONS SAUVAGES


COMME ALIMENT EN AQUACULTURE ET LES ENJEUX
CONNEXES

2.1 L’utilisation des poissons dans les aliments


En 2008, la production aquacole mondiale a atteint 52,5 millions de tonnes
(excluant les plantes aquatiques), croissant à un taux annuel de 8,4 pour cent.
Sa contribution proportionnelle à la production totale des pêches de nourriture
a augmenté de 3,9 pour cent en 1970 à 42,9 pour cent en 2008 (FAO, 2010a),
indiquant le rôle important qu’elle joue dans la fourniture de poisson pour la
consommation humaine.

Il y a une tendance croissante de l’aquaculture à dépendre sur les aliments.


En 2008, environ 31,5 millions de tonnes, soit 46,1 pour cent de la production
aquacole mondiale totale dépendaient sur l’utilisation directe de l’aliment,
soit comme un seul ingrédient, comme les aliments aquacoles produits
à la ferme ou par l’utilisation des aliments aquacoles composés fabriqués
industriellement (FAO, 2010a). La production totale des aliments aquacoles
composés industriels a augmenté de près de quatre fois de 7,6 millions de
tonnes en 1995 à 29,3 millions de tonnes en 2008, avec une croissance de
production à un taux moyen de 10,9 pour cent par an (Tacon et al., 2010).
Les ingrédients clés couramment utilisés dans les aliments aquacoles sont: a)
sources de protéines: farine de poisson, farine de soja, différents tourteaux et
farines des graines oléagineuses, b) sources d’énergie/glucide: divers céréales
et sous-produits de céréales, et c) des lipides/huiles: l’huile de poisson et
les huiles végétales (De Silva et Hasan, 2007). Les aliments composés sont
utilisés à la fois pour la production des poissons de consommation de faible
valeur (en termes de marketing) comme l’alimentation sans filtre des carpes,
le tilapia, poisson-chat et le milkfish (Chanos chanos), ainsi que des espèces
de plus haute valeur tels que les poissons marins, les salmonidés, les crevettes
marines, les anguilles et les crustacés d’eau douce.

Dans les sous-secteurs de l’élevage, l’aquaculture est aujourd’hui le plus


grand utilisateur de la farine et de l’huile de poisson. En 2007, l’aquaculture
est estimée d’utiliser 68,4 pour cent (3,84 millions de tonnes) de la
production mondiale de la farine de poisson et 81,3 pour cent (0,82 million
de tonnes) de la production d’huile de poisson (Tacon et al., 2010). En outre,
Edwards, Tuan et Allan (2004) ont suggéré que, globalement, environ cinq
millions de tonnes de poisson de rebut/poisson de faible valeur sont utilisées
directement (i.e. comme ingrédients bruts non réduits en farine de poisson)
comme aliments en aquaculture. En 2007, 20,4 millions tonnes (22,4 pour
cent du poisson globale et des débarquements des crustacés) ont été réduites
14

en farine et huile de poisson (FAO, 2010a). L’utilisation accrue de la farine


et de l’huile de poisson et des poissons de rebuts/poissons de faible valeur
dans l’aquaculture peut être principalement attribuée à l’augmentation
de la production d’espèces carnivores, en particulier les crustacés marins,
les poissons marins, les salmonidés et autres poissons diadromes (Rana,
Siriwardena et Hasan, 2009). Cependant, il est prévu qu’au cours des dix
prochaines années, l’utilisation totale de la farine de poisson par le secteur de
l’aquaculture va diminuer tandis que l’utilisation de l’huile de poisson restera
probablement autour du niveau de 2007 (Tacon et al., 2010).

La farine de poisson est produite par un processus de réduction, où les


poissons sont cuits, presse-séchés et broyés en farine. L’huile de poisson est
un sous-produit du procédé. En moyenne, 4-5 kg de poisson frais donnera
1 kg de farine et 100 g d’huile de poisson (De Silva et Anderson, 1995). La
matière première utilisée dans les processus industriels de réduction consiste
principalement des poissons de faible valeur, souvent appelés poissons
fourrages ou aliments pour poissons, obtenus à partir des pêches pour la
farine de poisson et comme capture accessoire5 résultant principalement du
chalutage des poissons de consommation et les pêches artisanales. Les plus
grandes pêches pour la farine de poisson sont celles du sud-est du Pacifique
(e.g. pêche d’anchois péruvienne) et du nord-ouest de l’Europe. Certaines
de ces pêches produisent aussi des poissons pour la consommation humaine
(e.g. les conserves de sardines et de maquereau). Alors que les captures
accessoires sont un phénomène mondial, c’est surtout en Asie où elle fournit
d’importantes quantités de poissons pour l’aquaculture. Les principales
pêches artisanales des poissons fourrages se produisent dans la région Asie-
Pacifique (Wijkström, 2009).

Globalement, les principales espèces utilisées pour la fabrication de la farine


et l’huile de poisson sont des petites espèces pélagiques telles que l’anchois
(Engraulis ringens), le lançon (Ammodytes spp.), le menhaden tyran
(Brevoortia tyrannus), le capelan (Famille Osmeridae, e.g. Mallotus spp.),
le hareng de l’Atlantique (Clupea harengus harengus), le tacaud norvégien
(Trisopterus esmarkii), le sprat européen (Sprattus sprattus), le chinchard du
Chili (Trachurus murphyi) et le maquereau espagnol (Scomber japonicus)
(De Silva et Turchini, 2009). En Asie, la production de la farine de poisson
est basée sur un mélange d’espèces typiquement dérivées de la pêche au

5
En 2004, la FAO a estimé que les captures jetées mondialement étaient d’environ 7 millions
de tonnes. L’estimation du montant total des captures accessoires mondiales est difficile
pour une variété de raisons. Selon la définition utilisée, les captures accessoires peuvent être
supérieures à 20 millions de tonnes (FAO, 2011).
15

chalut et de plus en plus de l’industrie du traitement des déchets des produits


de la mer. Bien que divers ingrédients alimentaires d’origine végétale et
animale sont souvent utilisés, les poissons entiers et/ou hachés les poissons
de rebut/de faible valeur restent l’ingrédient alimentaire le plus largement
utilisé pour l’alimentation de grande valeur, des poissons marins carnivores
dans la région Asie-Pacifique.

Cependant, il y a une différence marquée entre les régions du monde


concernant l’approvisionnement en poissons à base de protéines pour les
aliments aquacoles composés commerciaux et produits à la ferme. La région
Asie-Pacifique est le plus grand consommateur des poissons fourrages, réduits
ou autrement, comme aliments aquacoles. Environ 25 pour cent (9,8 millions
de tonnes) de la production totale des pêches de capture de 40 millions de
tonnes dans la région Asie-Pacifique est actuellement utilisé autre que la
consommation humaine directe (e.g. pour la production de la farine de poisson
ou comme des aliments pour animaux/animaux domestiques). Cela contribue
à la production de 28 millions de tonnes de poissons pour la consommation
humaine dans la région (Funge-Smith, Lindebo et Staples, 2005; FAO, 2007).
En 2003, plus de 9,9 millions de tonnes soit 47,2 pour cent de la capture
totale de la pêche dans la région des Amériques était destiné à la réduction
et les utilisations non alimentaires (Tacon, 2009), tandis que l’élevage des
espèces carnivores principalement en Europe utilise actuellement environ 1,9
millions de tonnes de poissons fourrages pour répondre aux exigences de
la farine et l’huile de poisson (Huntington, 2009). En Afrique et au Proche-
Orient, environ 0,86 million de tonnes de poissons pélagiques ont été réduites
en farine et huile de poisson en 2004-05 (Hecht et Jones, 2009).

La région d’Asie-Pacifique reste aussi le principal consommateur des poissons


de rebut/poissons de faible valeur comme poissons de consommation direct.
Il a été estimé que le Viet Nam utilise près de 900 000 tonnes de poissons
de rebut/poissons de faible valeur et que la Chine aurait besoin d’environ 4
millions de tonnes de poissons de rebut/poissons de faible valeur en 2013
pour soutenir les activités d’aquaculture marine en cages flottantes (De Silva
et Hasan, 2007). Le montant annuel des poissons utilisés comme aliments
aquacoles directs dans la région Asie-Pacifique en 2004 est compris entre
2,47 à 3,88 tonnes (De Silva et Turchini, 2009). Il a en outre été prévu que
l’aquaculture pourrait utiliser entre 9,23 et 13,97 tonnes de poissons de faible
valeur en 2010, ce qui serait équivalent à 33 à 50 pour cent de cette ressource
mondiale (De Silva et Turchini, 2009). Il faut maintenant rechercher si
cette prédiction était correcte. Cependant, ce qui précède met en évidence
l’importance des poissons de rebut/poissons de faible valeur comme aliment
en aquaculture en Asie. La disponibilité des poissons de rebut/poissons de
16

faible valeur au Viet Nam est considérée comme l’un des obstacles les plus
sérieux pour le développement aquacole. Apparemment, les pêches les plus
importantes qui ciblent les poissons de faible valeur pour l’alimentation dans
l’aquaculture sont, ou étaient, au Viet Nam (Dao, Dang et Huynh Nguyen,
2005), donnant jusqu’à 0,6 million de tonnes/an. Dans les Amériques et en
Europe, l’utilisation de poissons de rebut/poissons de faible valeur comme
aliment directe en aquaculture est négligeable. Dans les Amériques, il est
limité à la croissance et l’engraissement du thon au Mexique en utilisant
des sardines pêchées localement, et la consommation totale des poissons
de rebut/poissons de faible valeur a été estimée à environ 70 000 tonnes en
2006 (Tacon, 2009). Cependant, le volume de sardines et d’autres poissons
pélagiques utilisés comme appâts par les pêches commerciales et récréatives
dans la région (principalement au Canada et aux États-Unis d’Amérique) est
considéré comme supérieur à celui utilisé par le secteur de l’aquaculture et est
estimé d’une manière conservatrice à environ 100 000 tonnes par an (Tacon,
2009). L’absence de données de fond suggère que l’utilisation des poissons
de rebut/poissons de faible valeur comme aliments aquacoles en Afrique et au
Proche-Orient est négligeable (Poynton, 2006; Hecht et Jones, 2009).

Bien que la majorité de la farine /huile de poisson est dérivée d’espèces


marines, il ya une nouvelle tendance à utiliser les pélagiques d’eau douce
dans les aliments aquacoles. Au Kenya, entre 50 et 65 pour cent des captures
des cyprinidés argentés (Rastrineobola argentea, nom local: « dagaa », aussi
connu comme « omena » en Ouganda) du lac Victoria est réduit en farine de
poisson (Abila, 2003). En 2004, la capture totale de « dagaa » enregistrée
était de 31 659 tonnes (FAO, 2006b), suggérant que 15 800 à 20 500 tonnes
de poissons ont été réduites en farine de poisson. Avec la popularité croissante
de l’aquaculture en Afrique, on peut s’attendre à ce qu’on utilise plus de
poissons pour approvisionner l’industrie.

2.2 Les enjeux


Il y a une inquiétude croissante que l’utilisation des poissons comme aliment
dans l’aquaculture a des implications négatives plus que positives sur les
pauvres, et qu’il n’est pas éthiquement correct d’utiliser les poissons comme
aliment si on peut les utiliser pour la consommation humaine. Il y a cinq
préoccupations principales concernant l’utilisation des poissons comme
aliment; elles concernent essentiellement la fourniture des poissons comme
aliment à bas prix, les possibilités de gagner un revenu (Wijkström, 2009) et
les impacts directs sur les écosystèmes et la biodiversité:
• Lorsque les poissons sont obtenus à partir d’une pêche pour la farine
de poisson et transformés en farine de poisson qui est incorporée dans
les aliments utilisés pour élever des poissons et/ou des crevettes, alors
17

moins de poissons sont disponibles pour la consommation humaine -


et en particulier pour les pauvres.
• Lorsque les poissons sont obtenus à partir des captures accessoires des
pêches commerciales ou à partir des débarquements excédentaires des
petites pêches pélagiques et puis nourris aux poissons d’élevage, soit
directement, soit comme farine de poisson, les quantités de poisson
à bas prix normalement accessibles aux pauvres dans les marchés de
port sont réduites.
• L’utilisation croissante des farines de poisson, dans les aliments des
poissons et autres animaux, contribue à une augmentation de la pression
de pêche sur les pêches pour la farine de poisson ou un ciblage direct
dans les pêches au chalut non sélectives (Kristofersson et Anderson,
2006; Skewgar et al., 2007.). Cela peut affecter l’utilisation durable
des ressources de certains poissons sauvages, et donc éventuellement
conduire à moins de poissons disponibles pour la consommation
humaine, ce qui affectera les pauvres en particulier.
• Lorsque les poissons sont obtenus à partir d’une pêche pour la farine de
poisson et transformés en farine de poisson, les possibilités d’emploi
sur terre sont plus faibles que si les poissons étaient destinés à la
transformation et à la consommation humaine directe. Cela affecte les
pauvres en particulier, comme la plus part du traitement ne nécessite
que des travailleurs peu qualifiés.
• La suppression de grandes quantités d’espèces de poissons fourrages
des écosystèmes marins affecte d’autres espèces qui dépendent
des animaux piscivores, y compris les autres espèces de poissons,
d’oiseaux et de mammifères (Huntington et al., 2004;. Worm et al.,
2006; Skewgar et al., 2007).
• L’utilisation des poissons de rebut/poissons de faible valeur comme
aliment dans l’aquaculture augmente la possibilité de transmission
des maladies/agents pathogènes des poissons de consommation non
endémiques aux populations locales des poissons sauvages, comme
cela a été expérimenté en Australie (WWF, 2005).

Pour contrer ces préoccupations, l’industrie mondiale de la farine de poisson


prétend qu’il n’y a pas de demande en court pour la consommation humaine
directe jusqu’à 90 pour cent des poissons sauvages capturés qui sont réduits
en farine de poisson (FIN, 2004). Du point de vue global, c’est probablement
correct. Cependant, sur une base régionale ou nationale individuelle, il y a des
preuves pour suggérer qu’une proportion de la pêche de capture pour la farine de
poisson n’est pas tout simplement disponible pour la consommation humaine
(Abila, 2003), bien que si elle avait été disponible, elle aurait certainement été
consommée (Kurien, 1998). En Europe et en Amérique du Nord, la réduction
18

des poissons n’a pas de conséquences directes en raison du faible nombre


des personnes pauvres et sous-alimentées (Wijkström, 2009) et en Afrique,
les pêches pour la farine de poisson sont des exceptions et l’aquaculture est
naissante et ne dépendent pas beaucoup sur les poissons comme aliment
(Hecht et Jones, 2009). Dans les Amériques, une proportion croissante de
la pêche en mer devrait être traitée pour la consommation humaine directe,
principalement sous la forme des produits de poissons transformés faciles
à utiliser et abordables, y compris les conserves de poissons et les produits
stabilisés à base de surimi (Tacon, 2009). En Asie, la situation est différente.
Contrairement à d’autres régions productrices de l’aquaculture, l’Asie dépend
en grande partie sur la farine et l’huile de poissons importés (principalement
de l’Amérique du Sud et de l’Europe du nord-ouest). Les quelques pêches
industrielles de poissons fourrages qui existent en Asie (principalement en
Chine et au Japon) sont en baisse (Huntington et Hasan, 2009). Les fabricants
de la farine et d’huile de poisson ont donc dû faire un plus grand usage de la
capture accessoire du chalutier et les captures surplus occasionnelles comme
matière première. La demande des poissons de rebut/poissons de faible
valeur est désormais alimentée par la croissance de l’aquaculture rurale à
petite échelle au Viet Nam, qui a conduit au développement des pêches des
poissons de rebut/des poissons de faible valeur qui alimentent le secteur de
l’aquaculture. Il est donc clair que l’utilisation des poissons de rebut/poissons
de faible valeur est devenue un problème sérieux dans certaines régions, alors
que dans d’autres, elle n’est pas un problème.

2.3 La durabilité des stocks de poissons


Quelle que soit la région, les pêches qui génèrent des captures accessoires et
des rejets excessifs ne sont finalement pas durables, en particulier là où des
stratégies de gestion pour les espèces non ciblées n’existent pas. En outre, la
suppression d’un grand nombre de poissons fourrages d’un écosystème peut
affecter directement leurs proies et leurs prédateurs et la viabilité des populations
ciblées et celle des captures accessoires (Huntington et Hasan, 2009). Bien que
la plupart des stocks des poissons fourrages exploités commercialement sont
capables de résister à des réductions relativement importantes dans la biomasse
(Daan et al., 1990; Jennings, Kaiser et Reynolds, 2001), la suppression
d’un nombre extrêmement élevé des stocks reproducteurs peut conduire à
une surpêche de recrutement. Les espèces pélagiques sont particulièrement
vulnérables à la surpêche de recrutement, car elles sont de courte vie
(Lluch-Belda et al., 1989; Santos, Borges et Groom, 2001).

La capture accidentelle des espèces non ciblées et, en particulier, la capture des
juvéniles des espèces commerciales, est l’un des aspects les plus controversés
de la pêche des poissons fourrages, comme la plupart des poissons trop petits
19

est débarquée et transformée, qui entraîne une croissance de la surpêche. Par


exemple, dans les eaux de l’Atlantique Nord, les juvéniles des harengs sont
connus pour se rassembler en bancs avec les sprats (Hopkins, 1986), tandis
que les juvéniles des espèces commerciales comme le merlan (Merlangus
merlangus) et l’églefin (Melanogramus aeglefinus) sont connus pour se
rassembler en bancs avec les tacauds norvégiens (Huse et al., 2003). Dans les
écosystèmes tropicaux, la plupart des pêches sont multispécifiques et bien que
quelques espèces aient une valeur plus élevée que les autres, un pourcentage
élevé de la capture se compose des «espèces non ciblées». D’autre part, le
niveau des rejets est très faible étant donné que la plupart des captures est
utilisée pour la consommation humaine, à l’exception de certaines pêches
telles que les pêches des crevettes tropicales, où les taux de rejet sont élevés.
L’interdiction de débarquement des captures accessoires affectera sans aucun
doute les fabricants des aliments aquacoles dans les pays tels que la Chine, la
Thaïlande et le Viet Nam et réduira la disponibilité de ce poisson comme source
d’aliment humaine et du bétail dans le reste de l’Asie. De plus, l’interdiction de
l’utilisation des captures accessoires dans les aliments aquacoles ne résoudra
pas nécessairement le problème de gestion de ces pêches caractérisées par des
grandes quantités de captures accessoires. D’autre part, le rejet des captures
accessoires est irresponsable et immoral, car il affecte les moyens de subsistance
et élimine une source de nourriture pour les pauvres, en particulier en Asie.
Donc, une fois débarquée, toutes les mesures devraient être prises pour faire
usage de la capture accessoire pour fournir de la nourriture pour les pauvres et
générer des moyens de subsistance.

2.4 La sécurité alimentaire et les moyens de subsistance et les poissons


de faible valeur/les captures accessoires
Il existe des preuves que la plupart des poissons de rebut/poissons de faible
valeur, les captures accessoires et certaines des captures de poissons fourrages
pourrait être mieux utilisée pour la consommation humaine, soit directement
(e.g. en Europe, des espèces comme le capelan, le hareng de l’Atlantique et
même le merlan bleu [Micromesistius poutassou] ont un potentiel pour la
consommation humaine) ou par une certaine forme de traitement comme la
mise en conserve principalement pour l’exportation (e.g. anchois du Pérou et
le chinchard) ou pour l’usage local/régional (e.g. dans la production de surimi,
par une meilleure conservation à bord, ou comme produits séchés, salés ou
fermentés). Dans ces régions où les captures accessoires sont débarquées, il
existe une opportunité pour les pauvres sédentaires et les sous-alimentées
d’obtenir des poissons, si les poissons sont mis en vente dans les marchés
des poissons frais. Cependant, quand débarquées, les captures accessoires
sont généralement endommagées ou en mauvais état de conservation et sont
souvent inaptes à la consommation humaine. Les données disponibles pour
20

l’Afrique et le Proche-Orient montrent que 60 pour cent des captures des petits
pélagiques est utilisé pour la consommation humaine et seulement 40 pour cent
est réduite en farine de poisson (Hecht et Jones, 2009). Il semblerait qu’en Asie
la plupart des poissons de rebut/poissons de faible valeur est en grande partie
non comestible en raison des dégâts, pauvre préservation/glaçage ou bien étant
des espèces trop petites et ne peuvent être utilisées que pour l’alimentation
des poissons et des animaux (De Silva et Turchini, 2009). Cependant, le
potentiel d’utilisation des poissons de rebut/poissons de faible valeur pour la
consommation humaine pourrait être amélioré s’ils étaient correctement triés
des autres captures accessoires et conservés à la consommation humaine. C’est
déjà le cas dans certaines pêches; en particulier, la technologie pour le surimi se
développe et son prix augmente. Cependant, cela conduirait à une augmentation
du prix des poissons, ce qui les rend moins abordables pour ceux les poissons
étaient destinés en premier lieu (Wijkström, 2009).

D’un autre côté, il ya des cas où l’utilisation des poissons fourrages fournit
des possibilités d’emploi et des avantages sous la forme de revenus pour
assurer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. Un exemple en
est le bénéfice net tiré par les employés dans industrie de l’élevage d’ormeaux
en Afrique du Sud (Hecht et Jones, 2009, voir l’encadré 1, p. 30 pour plus
de détails). Par ailleurs, en Asie, il ya des milliers de pêcheurs artisanaux qui
répondent directement aux besoins du secteur aquacole en fournissant des
poissons de rebut/poissons de faible valeur (De Silva et Turchini, 2009). En
2004, la production aquacole totale qui a été tributaire des poissons comme
aliment direct en Asie a été estimée à environ 1,54 million de tonnes (De Silva
et Turchini, 2009), ce qui a pu générer des emplois directs de 0,27 million
de personne-années (0.175 personne- année/tonne de poissons). En outre, le
nombre de personnes employées dans des activités connexes (e.g. amener
les poissons à la ferme, fabrication d’aliments, transport du produit vers les
marchés d’exportation) est estimé égal au nombre des employés de la ferme.
D’où l’emploi total généré serait de l’ordre de 0,5 million de personne-année
(Wijkström, 2009).

L’argument opposé est que si la capture accessoire n’a pas été utilisée en
pisciculture, elle pourrait, au mieux, être utilisée pour la production des
aliments. Ces activités demandent beaucoup de main-d’œuvre. L’emploi
généré en moyenne des activités post-exploitation 1,5 personne-année par
tonne de poissons (poids débarqué), ce qui signifie que théoriquement entre
8,1 et 10,2 millions individus, la plupart non qualifiée, pourraient avoir été
employés par l’industrie de la transformation du poisson pour la production
des aliments. Même si un degré élevé d’incertitude entoure ces chiffres, il
semble clair que, en Asie, l’utilisation des captures accessoires comme
21

nourriture (à condition que la capture accessoire est conservée dans un état


apte à la consommation humaine) aurait créé plus d’emplois que d’utiliser
le poisson comme aliment en aquaculture (Wijkström, 2009). Cependant, la
question reste à savoir si les captures accessoires “traitées” seraient encore
abordables pour les pauvres.

En résumé, il n’existe pas de réponse unique à la question de savoir si les


poissons fourrages devraient être disponibles pour la consommation humaine
directe. Il y a des différences régionales claires, et toutes les conséquences -
économiques, sociales et environnementales- du changement de la politique
doivent être considérées afin de s’assurer que des solutions inappropriées ne
sont pas bâclées par le biais à l’arrière d’affirmations simplistes (Huntington et
Hasan, 2009). Pourtant, il est préférable et probable que certaines ressources
halieutiques actuellement utilisées pour la farine de poisson ou aliments pour
l’aquaculture frais pourraient devenir plus importantes pour l’alimentation
humaine comme les changements économiques et/ou technologiques rendent
plus viable d’utiliser ces poissons directement.
23

3. DIRECTIVES EXISTANTES SUR LA GESTION DES PÊCHES


ET INITIATIVES POUR AMÉLIORER LA GESTION DURABLE
DES RESSOURCES DES STOCKS DE POISSONS

Au cours des 50 dernières années, les humains ont changé les écosystèmes
plus rapidement et plus profondément qu’au cours de toute période
comparable de l’histoire de l’humanité. Ces changements ont contribué à
des gains substantiels nets dans le développement du bien-être humain et
de l’économie à des coûts en croissance sous la forme de la dégradation de
nombreux services écosystémiques. L’un des services écosystémiques signalé
comme dégradé dans l’Évaluation des écosystèmes en début du millénaire
sont les pêches de capture. Les pêches de capture mondiales ont atteint un
plateau d’environ 94 millions de tonnes, dont au moins la moitié des stocks
mondiaux de poissons reconnus pleinement exploités et environ 32 pour
cent surexploités ou épuisés (FAO, 2005b, 2010e). Sauf traités d’urgence,
ces problèmes, couplés avec des pratiques de pêche indésirables tels que
la surpêche, la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR) et
l’utilisation des méthodes destructrices, vont diminuer substantiellement les
avantages que les futures générations pourraient obtenir des écosystèmes
(Évaluation des écosystèmes en début du millénaire, 2005).

Le Code de conduite pour une pêche responsable de la FAO (CCPR),


adopté en 1995 (FAO, 1995), vise à ce que le droit de pêcher “ porte avec
lui l’obligation de le faire d’une manière responsable afin d’assurer une
conservation et une gestion efficaces des ressources aquatiques vivantes”.
Le CCPR est maintenant largement reconnu par les gouvernements et les
organisations non gouvernementales (ONG) en tant que norme mondiale
pour fixer les objectifs des pêches et de l’aquaculture durables et en tant
que base pour examiner et réviser la législation nationale des pêches (FAO,
2010b). Le CCPR et les principaux accords internationaux adoptés au cours
des deux dernières décennies soulignent la nécessité de l’adoption d’une
approche écosystémique des pêches (AEP). En réponse à ceux-ci, en 2001,
57 pays ont adopté la Déclaration de Reykjavik sur une pêche responsable
dans l’écosystème marin, qui comprenait une déclaration de leur intention de
travailler sur l’intégration des considérations écosystémiques dans la gestion
des pêches. En général, les outils et les techniques de l’AEP resteront les
mêmes que ceux utilisés dans la gestion des pêches, mais ils devront être
appliqués d’une manière qui tient compte des interactions plus larges entre la
pêche et l’écosystème (FAO, 2010b).
24

3.1 Directives techniques sur la gestion des pêches


Les directives techniques sur la gestion des pêches (FAO, 1997b) ont été
produites pour soutenir la mise en œuvre de l’Article 7 (Gestion des pêches)
du CCPR, avec une référence à l’Article 12 (Recherche). Elles s’adressent
principalement aux décideurs au sein des autorités de gestion des pêches et
autres groupes d’intérêt, y compris les sociétés de pêches, les organisations
de pêcheurs, des ONG et d’autres parties prenantes.

Les directives fournissent un arrière-plan à la nécessité d’une gestion des


pêches et une introduction aux activités couvertes par la gestion des pêches.
Elles introduisent des contraintes majeures rencontrées dans les pêches et
la gestion des pêches et de quelques-uns des concepts fondamentaux qui
leur sont liés. Les contraintes et concepts biologiques, environnementaux,
technologiques, socioculturels et économiques sont examinés. L’information
est essentielle à la gestion des pêches responsables, et ces directives mettent
l’accent sur l’éventail des données nécessaires pour prendre des décisions
éclairées, et d’examiner les aspects de la collecte et de l’interprétation de ces
données. Les données sont discutées en termes de trois échelles suggérées
dans la gestion des pêches: la politique des pêches et la planification du
développement, la formulation des plans de gestion et la mise en œuvre des
mesures de gestion. Trois options et approches de gestion principales possibles
telles que décrites dans les directives, à savoir, i) options pour réglementer la
pêche, ii) limiter l’accès et iii) la co-gestion des ressources, ont été résumées
dans l’Annexe 1.

Les directives sur la mise en œuvre de l’approche écosystémique des pêches


(AEP) (FAO, 2003, 2005c) mettent davantage en valeur les principes de
développement durable inscrit dans le CCPR et donnent des conseils sur les
étapes nécessaires pour la mise en œuvre.

Comme vu dans la section précédente, il existe plusieurs séries de directives


techniques sur la gestion durable des pêches, ainsi que plusieurs initiatives
continues visant à améliorer la gestion durable des pêches, qui, entre autres
s’appliqueraient également aux pêches des poissons fourrages. L’intention de
ce document est de formuler des directives sur les questions liées à la gestion
des pêches des poissons fourrages, sans répéter les directives techniques qui
sont déjà disponibles.
25

4. PRINCIPES ET DIRECTIVES TECHNIQUES CONCERNANT


L’UTILISATION DES POISSONS SAUVAGES COMME
ALIMENT EN AQUACULTURE

L’Atelier des Experts de la FAO sur l’utilisation des poissons sauvages et/
ou d’autres espèces aquatiques comme aliment dans l’aquaculture et ses
implications sur la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté a été
convoqué à Kochi, en Inde, du 16 au 18 novembre 2007. L’atelier a préparé
une ébauche de directives techniques sur «l’Utilisation des poissons sauvages
comme aliment dans l’aquaculture”. L’atelier a conclu que l’utilisation du
poisson comme aliment est acceptable, mais doit être régie par un ensemble
de principes.

4.1 Les principes gouvernant l’utilisation des poissons sauvages comme


aliment dans l’aquaculture
Ces directives techniques sont basées sur dix principes et couvrent cinq points
essentiels: a) les considérations de gestion des pêches, b) les écosystèmes et les
impacts environnementaux, c) les enjeux éthiques et l’utilisation responsable,
d) la technologie et le développement de l’aquaculture, et e) les besoins de
statistiques et d’information pour la gestion. Ces principes ont été adaptés à
partir du Rapport de l’Atelier Kochi (FAO, 2008).

4.1.1 Les considérations de gestion des pêches

Principe 1: L’aquaculture devrait utiliser des ressources d’après des pêches


gérées durablement.

Dans les dernières décennies, il y a eu une prise de conscience croissante


que les stocks durables des poissons sauvages sont essentiels pour assurer
l’approvisionnement en matières premières que l’industrie des fruits de mer
s’appuie sur et sont vitaux dans le maintien des volumes et de la qualité,
ainsi que la stabilisation des prix. L’objectif pour l’avenir est d’utiliser des
poissons fourrages des pêches certifiées “gérées de façon responsable”. Il
est important que l’aquaculture fasse une évolution progressive vers un
approvisionnement des poissons fourrages exclusivement des pêches mieux
gérées et plus durables. Cependant, actuellement, les principaux critères
d’achat pour la farine de poissons pour l’inclusion dans les aliments aquacoles
sont le prix et la qualité. En plus de s’assurer que les poissons sont achetés
à partir des stocks qui sont gérés selon les lois et les accords nationaux et
internationaux, il y a eu peu d’efforts pour se procurer des poissons fourrages
provenant des «sources durables» et que le changement est nécessaire pour
en tenir compte.
26

Les directives prévues au Principe 1

1.1. Si une pêche pour la farine de poisson/une pêche des poissons fourrages
n’est pas gérée de façon durable, le secteur de l’aquaculture, en tant
que partie prenante, devrait insister pour que des mesures concrètes
soient prises pour introduire des mesures qui permettront d’atteindre sa
gestion durable (CCPR6 Article 7.1.17, l’Article 7.2.18) (voir Annexe 1:
Directives techniques sur la gestion des pêches).
1.2. Les consommateurs sont encouragés à obtenir les produits des producteurs
aquacoles qui adoptent des pratiques responsables et durables.
1.3. Jusqu’à ce que les pêches des poissons fourrages soient certifiées
comme étant gérées de façon durable, les producteurs des poissons
fourrages devraient être encouragés à développer des critères d’achat
de farine et d’huile de poisson à base des pêches gérées durablement.
1.4. Les critères de certification standardisée internationalement (e.g. étiquetage
écologique du Conseil d’intendance des mers) ou régionalement pour la
gestion durable des ressources des poissons fourrages devraient être adoptés,
de sorte que l’industrie de l’alimentation a une orientation claire à la source
des poissons à partir des pêches de poisson de consommation durables et les
pêches pour la farine de poisson. Lorsque les systèmes de certification ou les
critères actuellement reconnus ne sont pas appropriés, d’autres doivent être
élaborés en consultation avec toutes les parties prenantes.
1.5. Tout en reconnaissant que l’essentiel des captures de certaines pêches
est destiné à être réduit, l’industrie devrait être consciente de maximiser
l’utilisation des produits, là où la demande existe, pour la consommation
humaine directe.

6
Code de conduite pour une pêche responsable (FAO, 1995).
7
CCPR Article 7.1.1: Les États et tous ceux qui participent à l’aménagement des pêcheries
devraient, par le biais d’un cadre juridique, institutionnel et de définition des politiques
approprié, adopter des mesures pour assurer la conservation à long terme et l’utilisation
durable des ressources halieutiques. Les mesures de conservation et d’aménagement, que ce
soit au niveau local, national, sous-régional ou régional, devraient reposer sur les données
scientifiques les plus fiables disponibles et être conçues pour assurer la durabilité à long
terme des ressources halieutiques à des niveaux qui favorisent la poursuite de l’objectif d’une
utilisation optimale et du maintien de leur disponibilité pour les générations présentes et
futures; la réalisation de ces objectifs ne devrait pas être compromise par des considérations
de court terme.
8
CCPR Article 7.2.1: Reconnaissant que l’utilisation durable à long terme des ressources
halieutiques constitue l’objectif principal de la conservation et de l’aménagement, les États et
les organisations et arrangements régionaux ou sous-régionaux d’aménagement des pêcheries
devraient, entre autres, adopter des mesures appropriées, fondées sur les données les plus fiables
disponibles, qui soient conçues pour maintenir ou rétablir les stocks à des niveaux capables
de produire leur rendement constant maximal, eu égard aux facteurs environnementaux et
économiques pertinents, y compris les besoins particuliers des pays en développement.
27

Principe 2: Là où les organismes aquatiques sauvages sont récoltés pour


être utilisés comme aliment, les cadres de gestion des pêches responsables
devraient être mis en place et mis en œuvre (CCPR Article 9.1.49).

Ce principe s’applique aux pêches pour la farine de poisson majeures


du monde, qui sont généralement des pêches gérées dont les stocks sont
spécifiquement destinés à être utilisés comme aliment. Dans d’autres cas,
les poissons fourrages sont dérivés des pêches qui ne sont pas gérées, i.e où
les poissons de rebut/poissons de faible valeur sont directement ciblés pour
être utilisés comme aliment, ou où les poissons sont dérivés de la capture
accessoire des pêches ciblées et débarqués pour être utilisés comme aliment.

Les directives techniques, pour la gestion des pêches pour la farine de poisson
et des poissons fourrages, ont été développées pour répondre à ces enjeux
(Annexes 1, 2, 3 et 4).

Les directives prévues au Principe 2

2.1. Lors de l’évaluation des opérations existantes ou proposées qui


produisent des poissons pour l’aliment, l’impact sur les stocks de
poissons et l’écosystème doit être évalué en termes d’implications de
durabilité, d’habitat et de société (voir Annexe 2).
2.2. Les poissons pour l’aliment doit provenir d’une pêche gérée ou
être l’objet d’un accord de gestion (e.g. en vertu d’une organisation
régionale de gestion des pêches [ORGP]). Les poissons pour l’aliment
peuvent provenir de la pêche en dehors des eaux nationales et donc ne
pas faire l’objet d’un plan de gestion des pêches nationales. Dans ces
cas, des mesures devraient être prises pour assurer une pêche durable
et responsable et de faire respecter les mesures de conservation et de
gestion en conformité avec les accords internationaux (e.g. Conférence
des Nations Unies sur le droit de la mer [CNUDM], Accord des Nations
Unies sur les stocks de poissons chevauchants [UNFSA]).
2.3. Où la pêche artisanale pour les poissons fourrages n’est pas sous un
régime de gestion complet, des pêches pareilles devraient faire l’objet
de réglementations locales pour assurer leur durabilité.
2.4. Où les opérations aquacoles dépendent sur les poissons pour l’aliment,
les programmes de recherche et de développement qui visent à réduire
cette dépendance doivent être encouragés.

9
CCPR Article 9.1.4: Les États devraient veiller à ce que le développement de l’aquaculture
n’ait pas d’effets négatifs sur les moyens d’existence des communautés locales et leur accès
aux zones de pêche.
28

4.1.2 Les impacts écosystémiques et environnementaux

Principe 3: La pêche pour la farine de poisson et les opérations de pêche


de poissons fourrages dirigées ne devraient pas avoir un impact important
sur l’environnement ou créer des impacts significatifs négatifs au niveau des
écosystèmes, y compris les impacts sur la diversité biologique.

Les stocks des petits pélagiques sont généralement résistants aux niveaux
d’opérations élevés, mais leur robustesse peut être compromise par de plus larges
perturbations climatiques et autres. Les préoccupations environnementales
concernant l’utilisation de grands volumes de capture accessoire comprennent
la biodiversité possible plus large et les impacts écologiques résultants de
l’enlèvement d’une telle biomasse importante et diversifiée. En raison de la
petite taille et le jeune âge des petits pélagiques, les stocks sont difficiles à gérer
sur une base pluriannuelle. Bien que leur taux de fécondité élevé permette une
récupération rapide, il est à craindre l’impact de la pression de pêche sur les
relations prédateur-proie dans les écosystèmes déjà stressés. La dépendance
accrue du secteur de l’aquaculture sur les pêches de capture marines comme
source d’alimentation est un sujet de préoccupation pour leur gestion.

Les directives prévues au Principe 3

3.1 Lorsque les captures accessoires d’une pêche constituent une partie
importante de la capture, les impacts au niveau des écosystèmes peuvent
inclure la croissance et la surpêche du recrutement des espèces des
captures accessoires. Lorsque cela se produit, des mesures de gestion
spécifiques doivent être mises en place pour la composante des captures
accessoires. Les objectifs devraient être de minimiser la surpêche de
croissance, afin de minimiser la capture des espèces non ciblées et les
juvéniles, et de réduire les rejets.
3.2 La pêche du poisson pour l’aliment ne devrait pas affecter la biodiversité.
Dans certains cas, il peut être nécessaire d’élaborer des recherches sur
les effets de l’enlèvement de la biomasse à partir des niveaux trophiques
spécifiques sur le fonctionnement des écosystèmes.
3.3 En l’absence des stratégies de gestion spécifiques, l’approche de
précaution devrait être adoptée pour protéger les pêches des poissons
fourrages jusqu’à ce que les liens écosystèmiques entre les pêches des
poissons fourrages et les poissons prédateurs naturels, les oiseaux marins
et les mammifères marins soient complètement compris.
3.4 La pression de pêche ne doit pas être augmentée dans l’exploitation des
stocks ou des espèces qui n’ont pas été pêchés à l’échelle commerciale sans
établir les conséquences possibles sur ses principaux prédateurs.
29

3.5 Où le suivi des impacts écosystèmiques des pêches pour la farine de


poisson et des poissons fourrages n’est pas entrepris ou n’utilise pas
d’indicateurs internationalement reconnus, alors de telles mesures
devraient être introduites.
3.6 Où la surpêche de croissance dans une pêche de poissons fourrages
est une menace importante pour les ressources ciblées ou des captures
accessoires, des mesures telles qu’octroi de licences des opérations,
restrictions de maillage et l’élimination des engins de pêche et des
méthodes nuisibles devraient être introduites.

4.1.3 Les enjeux d’éthique et l’utilisation responsable

Principe 4: Utiliser les poissons comme aliment ne doit pas avoir d’impacts
négatifs aux moyens de subsistance ni compromettre la sécurité alimentaire
des groupes pauvres et vulnérables, en particulier ceux qui sont directement
dépendant de la ressource.

Les provisions des poissons de rebut/poissons de faible valeur sont limitées et,
comme indiquée par la hausse des prix dans les dernières années, la demande
dépasse l’offre. Il a été soutenu qu’il serait plus efficace et éthique de détourner
plus de provision limitée à la nourriture humaine en utilisant des produits
à valeur ajoutée, plutôt que de l’approvisionnement des usines de farine de
poisson pour l’exportation, axé sur le revenu industrie de l’aquaculture
produisant des produits de grande valeur. D’autre part, la sécurité alimentaire
peut être également augmentée en améliorant les capacités de génération de
revenus des populations pauvres; la base de cette déclaration, est que le grand
nombre de personnes employées à la fois dans les secteurs de la pêche et de
l’aquaculture contribue à la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté,
qui contribue plus aux moyens de subsistances durables que seulement une
fourniture de poissons à bas prix. Toutefois, une demande croissante pour les
ressources halieutiques particulières par l’industrie des poissons fourrages
peut avoir un impact négatif sur la sécurité alimentaire. Clairement, où ces
déséquilibres existent, ils doivent être traités par les gouvernements et les
industries aquacoles et manufacturières des poissons fourrages de telle sorte
que la distribution des ressources naturelles soit équitable et n’aie pas un
effet néfaste sur les besoins nutritionnels de base des communautés locales.
Par conséquent, la compréhension des impacts sociaux négatifs résultant de
l’utilisation des poissons pour l’aliment est nécessaire. Il est reconnu qu’il existe
des inévitables arbitrages relatifs à l’allocation des ressources. Par conséquent,
dans l’application des principes sur de telles pratiques, des précautions doivent
être prises pour atténuer les impacts sociaux et économiques négatifs.
30

Encadré 1
Les coûts et les avantages des pêches pour la farine de poisson: un
exemple de l’industrie de l’élevage de l’ormeau en Afrique du Sud

Hecht et Jones (2009) ont examiné les avantages comparatifs de la


production de farine de poisson pour l’utilisation dans l’industrie de
l’élevage de l’ormeau en pleine expansion en Afrique du Sud par rapport
aux avantages socio-économiques de la récolte du poisson directement à la
consommation humaine. Bien que l’ormeau (Haliotis midae) est herbivore,
l’industrie est en partie dépendante sur un régime alimentaire artificiel à
base de farine de poisson et le deviendra encore davantage, comme elle
grandit et que les varechs récoltés de l’océan deviennent limités (Troell
et al., 2006). L’industrie de la culture des ormeaux en Afrique du Sud a
utilisé environ 320 tonnes de nourriture artificielle en 2005 (Jones et Britz,
2006), équivalent à environ 96 tonnes de farine de poisson. Le rendement
de réduction de la farine de poisson qui est accepté comme une norme de
l’industrie en Afrique du Sud est de 23 pour cent, ce qui signifie qu’environ
420 tonnes de poissons vivants ont été réduites pour produire les 96 tonnes
de farine de poisson pour l’industrie de la culture des ormeaux. L’exigence
minimale en protéines par jour pour une personne est de 1,38 g de matière
sèche de protéines/kg (Scrimshaw, 1996). En supposant que l’employé
moyen prend en charge une famille de quatre personnes avec un poids
total de 180 kg en moyenne (i.e. une exigence minimale quotidienne de
protéine sèche de 248 g/famille) et que la teneur en protéines de poissons
frais est de 16 pour cent (Miles et Jacob, 2003), il est alors possible
d’estimer que les poissons qui ont été réduits en farine de poissons pour
approvisionner l’industrie de culture d’ormeaux auraient suffi environ 741
familles pendant un an s’ils ont directement utilisé les poissons. Pourtant,
l’industrie de la culture des ormeaux a employé 814 personnes en 2004
(Troell et al., 2006), qui ont utilisé leurs salaires à acheter substantiellement
plus que leur besoin en protéines. Cet exemple suggère que l’utilisation «
secondaire » des produits de pêche pour la farine de poisson est capable
de supporter plus de familles indirectement à ce qu’elle aurait subis
directement. Pourtant, la communauté serait-elle plus aisée de le vendre
pour la consommation humaine? Si la farine de poisson n’a pas été réduite
et les ouvriers agricoles avaient conservé leurs droits de pêche, les captures
auraient réalisé 1,5 million de dollars, i.e. US$ 1778/ travailleur par an,
avant de prendre les dépenses de pêche en compte. Si on suppose que les
travailleurs des fermes d’ormeaux gagnent le salaire minimum des ouvriers
agricoles sud-africains (i.e. ZAR 871.58/mois, 2004), ils auraient gagné un
31

Encadré 1 (Suite)
salaire annuel net de US$ 1687/travailleur. De cela, il a été conclu que
la pêche pour la farine de poisson n’a pas mis les travailleurs agricoles
d’ormeaux à un désavantage économique.

En même temps, les coûts de certaines pêches pour la farine de poisson


et les pêches des poissons fourrages dans le monde en développement
dépassent probablement les avantages, comme la production du «produit
secondaire» ne résulte pas toujours dans l’emploi, laissant les plus pauvres
d’entre les pauvres plus mal lotis et sans accès à un revenu de protéine ou
un revenu monétaire. Par conséquent, une enquête plus approfondie est
nécessaire pour rechercher les moyens de réduire le conflit social entre
les utilisateurs potentiels de la ressource, là où ça existe.

Les directives prévues au Principe 4

4.1 Dans les régions où il y a un impact reconnu de réduction ou des pêches


des poissons fourrages sur la sécurité alimentaire, une meilleure efficacité
dans la chaîne d’approvisionnement devrait être encouragée afin que plus
de poissons soient disponibles pour la consommation humaine, au lieu que
ce soient totalement réduits en farine de poisson.
4.2 L’industrie manufacturière des poissons fourrages devrait explorer les
possibilités de substitution de la qualité alimentaire des poissons à d’autres
ingrédients alimentaires, y compris les sous-produits animaux et des
déchets de l’industrie de transformation des fruits de mer, et l’utilisation
des suppléments nutritionnels pour maintenir la qualité des aliments.
4.3 Les aquaculteurs à petite échelle devraient être encouragés à s’éloigner
de l’utilisation de poissons de rebut/poissons de faible valeur comme
source d’alimentation pour l’aliment formulé, ce qui augmente la
disponibilité des poissons pour la consommation humaine.
4.4 Un effort régional qui réunit les chercheurs, les fabricants des aliments,
les fournisseurs des matières premières et les communautés agricoles
devrait être pris pour développer des régimes à faible teneur en farine /
huile de poissons.
4.5 Les approches régionales devraient être prises pour développer les voies
et les moyens d’améliorer l’efficacité des produits à la ferme/aliments
demi commerciaux et la diffusion des stratégies appropriées pour leur
amélioration, réduisant ainsi la quantité de poissons de rebut/poissons de
faible valeur utilisés directement dans l’aliment ou la farine de poisson.
32

4.6 La recherche en partenariat publique/privée devrait être encouragée et


initiée pour résoudre les enjeux liés à la forte teneur en huile de poissons
pélagiques, dans le but précis de faciliter la diversification des produits
des petits poissons pélagiques, en particulier pour la consommation
humaine directe.
4.7 Tout en utilisant les captures des poissons fourrages à développer des
produits destinés à la consommation humaine, l’accent devrait être de
cibler des marchés dans les plus pauvres régions intérieures.
4.8 Les avantages comparatifs de la production de la farine de poisson pour
l’utilisation dans différents types d’industrie d’aquaculture par rapport
aux avantages socio-économiques de la récolte des poissons directement
pour la consommation humaine devraient être étudiés (Encadré 1).

Principe 5: L’utilisation des poissons comme aliment ne devrait pas être


gouvernée par les forces du marché seulement.

Tout en reconnaissant que l’insécurité alimentaire et la malnutrition sont des


problèmes sociaux qui doivent être traités globalement et avec des mesures
plus fondamentales, l’intervention appropriée du marché pour permettre
un accès équitable aux ressources halieutiques – soit des poissons de
consommation ou des poissons fourrages – par les pauvres, contribuera à la
promotion de leur sécurité alimentaire.

Le marché favorise généralement l’utilisation des poissons fourrages pour la


réduction ou l’utilisation directe dans l’aquaculture. En Asie du Sud-Est et de l’Est,
où la proportion des captures accessoires est élevée (à ajouter aux raisons que les
pauvres ont un accès diminuant aux poissons à bas pris), cela est encouragé par
la pauvre technologie et les pratiques qui rendent les poissons, en particulier les
captures accessoires, inaptes pour le marché alimentaire. Les investissements dans
une meilleure technologie pour la préservation de la qualité de bord permettraient
de maintenir la qualité du grade alimentaire des captures accessoires de sorte
qu’il peut être vendu comme poisson de consommation. En qualité alimentaire
du poisson, les captures accessoires sont prévues d’avoir un prix plus élevé
que comme un facteur de production de farine de poisson. Comme un moyen
efficace de mesure à court terme, des incitations appropriées (subvention) pour
les pêcheurs à investir dans ces technologies peuvent encourager son adoption.

Il est également techniquement possible de traiter les espèces de poissons


fourrages comme poissons de consommation et les commercialiser aux
pauvres. Pour des raisons économiques (e.g. la marge attrayante pour les
producteurs et les vendeurs) et probablement des raisons culturelles (e.g.
faible préférence pour les espèces), ce qui est rarement fait sur une grande
33

échelle. Par conséquent, aucun changement radical à moyen terme n’est prévu
dans la proportion des espèces des poissons fourrages utilisées directement
pour l’alimentation. Cependant, pour un certain nombre d’espèces de
poissons fourrages qui sont acceptables comme nourriture (e.g. le hareng,
les sardines, l’anchois), il y a eu une augmentation lente mais perceptible
dans les quantités utilisées comme nourriture. De même, certaines espèces
auparavant considérées comme de faible valeur comme nourriture sont
maintenant ciblées pour produire du surimi. Les facteurs qui influencent leur
demande par les pauvres comprennent leur accessibilité et la préférence des
pauvres pour elles. Une autre influence sur la quantité des poissons fourrages
qui peut être allouée pour le marché alimentaire est le prix d’autres produits
à base de protéines, en particulier de soja, un prix inférieur devrait réduire la
demande de la farine de poisson pour la fabrication des aliments.

Les directives prévues au Principe 5

5.1 Les politiques qui réglementent le marché doivent être développées


et mises en œuvre afin de s’assurer que la récolte, l’allocation et
l’utilisation des ressources des poissons fourrages ne diminuent pas la
sécurité alimentaire.
5.2 Sur le côté de l’offre, des incitations commerciales devraient être
développées pour surmonter les obstacles à l’attribution et à la
commercialisation des poissons fourrages pour la nourriture que les
pauvres peuvent se permettre.
5.3 Sur le côté de la demande, les mesures visant à stimuler la demande
pour les ressources halieutiques à bas prix comme nourriture doivent
être mises en œuvre pour donner l’occasion aux pêcheurs des poissons
fourrages de fournir un plus grand pourcentage de la capture à la
consommation humaine directe.10
5.4 Dans les situations où la valeur ajoutée peut réduire la disponibilité des
poissons pour les pauvres11, les États devraient adopter des politiques
visant à rendre les poissons disponibles dans les formes humides et à
valeur ajoutée qui sont abordables pour les pauvres.

10
Il a été estimé que la réallocation de 157 300 tonnes, soit 1,8 pour cent des captures d’anchois
du Pérou de la pêche pour la farine de poisson pour la consommation humaine serait suffisante
pour élever la consommation annuelle péruvienne de 21 à 25 kg par habitant (Sánchez Durand
et Gallo Seminario, 2009). Cependant, la demande doit être d’abord créée.
11
Il existe des exemples du Kenya et du Maroc, où la protéine de poisson qui était abordable pour
les pauvres dans le passé n’est plus disponible en raison de la «valeur ajoutée». Clairement, si
ces déséquilibres existent, ils doivent être adressés par les États et l’industrie de la pêche pour
que la distribution des ressources soit équitable et n’aie pas un effet néfaste sur les besoins
nutritionnels de base des communautés locales.
34

5.5 Les gouvernements nationaux devraient chercher des moyens pour


améliorer l’accès aux pauvres et mal nourris à une qualité alimentaire
des poissons fourrages pour la consommation directe.

Principe 6: La formulation des politiques relatives à l’utilisation des


poissons comme aliment ne devraient pas exclure d’autres utilisateurs de
cette ressource primaire.

À ce jour, les gouvernements n’ont pas réussi à limiter la pratique de l’utilisation


des poissons comme aliment afin de préserver un approvisionnement en
poissons à bas pris – soit en limitant l’utilisation des petits poissons pélagiques
pour la production de farine et l’huile de poisson ou en limitant l’utilisation
des captures accessoires comme des aliments pour animaux et d’augmenter
ainsi l’offre de poisson à bas pris comme nourriture. Cela peut être dû à une
plus grande attention sur la création d’emploi plutôt que de s’occuper des
besoins alimentaires immédiats des pauvres. Il a été démontré que l’emploi
est le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté, qui à son tour conduit à
l’amélioration de l’état nutritionnel en raison de la plus grande puissance
d’achat qui en résulte. Cependant, les politiques doivent être équilibrées pour
assurer des possibilités d’emploi ainsi que pour améliorer la disponibilité des
poissons à prix abordable pour les pauvres.

Les directives prévues au Principe 6

6.1 Les gouvernements nationaux et les agences internationales devraient


initier un dialogue avec les utilisateurs des ressources, pour développer
des politiques et l’application des mesures économiques et des
réglementations, qui renforce la sensibilisation et le consensus qui
conduit à une affectation équitable et éthique des ressources.
6.2 Les États devraient promouvoir l’utilisation des flux des déchets des
aliments de qualité existants au sein du secteur de la pêche, y compris
les captures accessoires de la pêche mis au rebut et les déchets de
transformation de la pêche, comme aliments en aquaculture.
6.3 Les États devraient encourager les pêches commerciales et sportives/
récréatives pour remplacer les espèces d’appâts de qualité alimentaire
avec des espèces d’appâts d’élevage et/ou appâts artificiels développés à
partir de la transformation des déchets des poissons de qualité.
6.4 Étant donné l’importance d’accroître la disponibilité des poissons pour la
consommation humaine pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, les
États devraient adopter une politique d’investir dans le développement
des infrastructures des côtes basé à faciliter le tri, la séparation et la
35

préservation des poissons de faible valeur à partir d’autres poissons des


captures accessoires pour la consommation humaine.12
6.5 Les États devraient envisager des mesures visant à soutenir l’utilisation
accrue des espèces des poissons fourrages dans l’alimentation humaine.
Ces mesures pourraient inclure des incitations pour la vente de certaines
espèces13 comme nourriture ou un règlement qui permet leur utilisation
comme matière première pour la réduction seulement après avoir
démontré que la demande du marché alimentaire a été satisfaite.
6.6 Les entreprises de pêche, les transformateurs et les fabricants de farine
et d’huile de poisson devraient développer des codes de conduite et/ou
MPG, de sorte que leurs activités d’entreprise sont reconnues comme
étant responsables et durables.

4.1.4 La technologie et le développement de l’aquaculture

Principe 7: L’aquaculture devrait être encouragée à faire un passage


progressif loin de l’utilisation des poissons frais comme aliment pour les
aliments formulés/composés.

Les aliments formulés/composés (qui comprennent les granulés fabriqués


industriellement et les aliments aquacoles produits à la ferme) sont préférables
à l’utilisation comme aliment que les poissons frais, car ils augmentent
la flexibilité des options de matières premières et permettent un contrôle
supplémentaire sur des caractéristiques telles que la consistance du produit,
la qualité nutritionnelle, le volume de transport, la stabilité et l’hygiène.
Par conséquent, l’utilisation des aliments formulés devrait conduire à une
meilleure performance environnementale et une meilleure efficacité globale
au niveau de la ferme. Il est reconnu que l’utilisation des aliments formulés
peuvent ne pas convenir dans toutes les circonstances, en particulier dans les
endroits où l’infrastructure est déficiente ou quand les provisions des poissons
frais sont disponibles auprès des pêches durables. Ainsi, cet enjeu devrait être
12
In some regions (e.g. Asia, Africa), trash fish/bycatch is largely inedible and can only be used
for fish and animal feeds. Even if edible, the value of the fish is too low for it to be transported
into more inland areas for direct consumption. However, there are opportunities for switching
low-cost fish towards direct human consumption, most likely through some form of processing
(e.g. as a protein mix or a dried, salted or fermented product like fish sauce). However, the
potential is limited due to the difficulties in sorting and separating low-value fish from other
bycatch and preserving it for subsequent direct consumption.
13
Les espèces éminents de cette catégorie comprennent: le chinchard du Chili, l’anchois du
Pérou, le hareng de l’Atlantique Nord, le merlan bleu et le capelan. Le meilleur exemple est la
réglementation de l’UE pour le hareng de l’Atlantique Nord, qui doit être mis en vente comme
nourriture, et n’est autorisé que comme matière première pour la réduction une fois que le
marché de l’alimentation a été satisfait.
36

traité au cas par cas en utilisant les analyses coûts-avantages qui intègrent des
paramètres environnementaux et sociaux, lorsque c’est possible.

Les directives prévues au Principe 7

7.1 Les politiques visant à promouvoir le développement et l’utilisation des


aliments formulés complets pour remplacer progressivement l’utilisation
directe des poissons de rebut/poissons de faible valeur, doivent être prises
en suivant une ou plusieurs initiatives de développement, telles que:
a) les programmes d’extension et de formation au niveau de base pour
éduquer et encourager les agriculteurs de poissons à utiliser les
aliments formulés;
b) le soutien préférentiel financier et prêt/crédit aux agriculteurs pour changer
des poissons de rebut/poissons de faible valeur aux aliments formulés;
c) les mécanismes pour décourager l’utilisation irresponsable des
poissons de rebut/poissons de faible valeur, en particulier les pratiques
qui causent la pollution ou autres dommages à l’environnement;
d) les espèces prioritaires et les principaux domaines technologiques pour
le soutien du secteur public pour la recherche et le développement;
e) les services d’orientation, de soutien et de coordination pour les
institutions de recherche et l’industrie de fabrication d’aliments pour
le développement des aliments artificiels;
f) les incitations aux producteurs locaux de la farine de poisson pour
produire la farine de poisson de haute qualité à partir des espèces de
poissons de faible valeur, mais à rendement élevé.
7.2 Il conviendrait d’envisager la production des ressources alternatives des
aliments aquacoles, e.g. les polychètes, les algues, les crevettes de salines,
les mollusques, etc.
7.3 Le cas échéant, les secteurs manufacturiers locaux de la farine de poisson
et des aliments aquacoles devraient être promus et développés pour
répondre à des besoins locaux spécifiques et améliorer l’accès aux aliments
formulés, car cela offrira des possibilités supplémentaires de subsistance
pour les populations locales.
7.4 Les fabricants et les fournisseurs d’aliments ont la responsabilité de
fournir des aliments de qualité appropriée et d’aider les agriculteurs dans
la gestion et la présentation de ces aliments à la ferme de façon à faciliter la
consommation efficace et optimale par le stock14 (CCPR Article 9.4.315).

14
Directives techniques pour une pêche responsable de la FAO, No. 5, développement de
l’Aquaculture (page 40): Sélection et utilisation des aliments et des additifs (FAO, 1997).
15
CCPR Article 9.4.3: Les États devraient encourager les efforts visant à améliorer la sélection
et l’utilisation appropriée des aliments, des additifs alimentaires et des engrais, y compris
les fumiers.
37

7.5 Les fabricants et les fournisseurs des aliments devraient être tenus responsables
de déclarer la source et le type de toutes les matières premières utilisées dans
la fabrication des aliments et la composition nutritionnelle finale.
7.6 Puisque le renforcement des capacités est nécessaire pour promouvoir
l’adoption de nouvelles technologies des aliments, la fabrication des
aliments aquacoles et l’utilisation des matières premières alternatives,
l’éducation, l’extension, la démonstration et la formation devraient être
mises en œuvre.
7.7 Dans les régions où c’est nécessaire, des mesures devraient être prises
pour améliorer la qualité de la farine de poisson par l’amélioration des
techniques de réduction, en évitant l’inclusion des corps étrangers et
des contaminants.
7.8 La conversion de bas grade, des sous-produits des animaux terrestres
en aliments aquacoles de haute valeur en protéines avec l’équilibre
des acides aminés appropriés, devrait être étudiée, car elle peut être un
moyen novateur de réduire le taux d’inclusion de la farine de poisson
dans les aliments aquacoles.
7.9 La recherche génétique concertée et planifiée devrait être entreprise
à l’échelle nationale ainsi qu’au niveau régional pour améliorer
l’utilisation des aliments par les espèces aquacoles.
7.10 La recherche concertée et planifiée au niveau national ainsi que le niveau
régional devrait être entreprise afin de documenter la disponibilité
saisonnière des ingrédients et de leurs profils nutritionnels en tant que
sources alternatives de protéines pour la farine et l’huile de poisson, et
ces informations devraient être rendues accessibles aux producteurs des
aliments des poissons, quelle que soit l’échelle.
7.11 La diffusion des informations aux agriculteurs et les autres dans le secteur
de l’aquaculture concernant les avantages de l’utilisation des aliments
formulés (e.g. la digestibilité améliorée, un meilleur équilibre nutritionnel,
un impact environnemental plus faible) devrait être améliorée.
7.12 L’utilisation des poissons entiers ou des poissons de rebus de fond avec
de faibles taux de conversion alimentaire (TC), la digestibilité médiocre
et le gaspillage élevé devraient être évités afin de prévenir les problèmes
de qualité de l’eau.
7.13 Dans les cas où les aliments industriels formulés ne sont pas une
option en raison des raisons économiques, des aliments secs composés
produits à la ferme devraient être encouragés à la fois pour l’aquaculture
semi-intensive et intensive. Dans de tels cas, les aliments produits à
la ferme /semi-commerciaux devraient être développés dans le cadre
des conditions environnementales adéquates et les mesures nécessaires
prises pour améliorer l’efficacité de conversion en réduisant les impacts
directs de leurs composants non digestibles.
38

7.14 Les histoires de réussite sur les meilleures pratiques environnementales


d’une région devraient être diffusées aux autres et répliquées.
7.15 Des approches novatrices devraient être adoptées dans la recherche
de nouvelles sources de protéines, e.g. les produits microbiens et le
plancton, bactéries, micro algues, les protistes et les levures.16

Principe 8: L’utilisation des poissons comme aliments ne devrait


pas compromettre la sécurité alimentaire et la qualité des produits de
l’aquaculture.

L’utilisation de la farine et de l’huile de poisson contaminés environnementalement


dans les aliments aquacoles peut avoir par conséquent un risque potentiel
de transfert des contaminants aux espèces cultivées et éventuellement au
consommateur (Hites et al., 2004a, 2004b; Foran et al., 2005), soit par la
concentration des polluants dans la chaîne alimentaire ou par le processus de
production et de la distribution.

De plus, les poissons de rebut/poissons de faible valeur utilisés comme


aliments pourraient être une source de parasites qui peut menacer la santé
humaine. Certains agents pathogènes (e.g. Salmonella) dérivés des matières
premières ou des ingrédients alimentaires peuvent également coloniser et
persister dans les établissements de fabrication d’aliments et pourront être
transmis à des étangs/cages aquacoles. En outre, l’utilisation des aliments à
base des poissons de rebut hautement périssables a dans certains cas entraîné
une pollution accrue de l’environnement (Tacon et al., 1991; Ottolenghi et
al., 2004). Cela à son tour, peut conduire à des risques accrus de la biosécurité
et des maladies (Gill, 2000; SCAHAW, 2003; Hardy, 2004; Anon, 2005).

Les directives prévues au Principe 8

8.1 L’utilisation des poissons pour l’aliment ne devrait pas présenter un


risque de maladie et de transfert des contaminants des poissons sauvages
au stock de l’aquaculture. En cas de risque de la maladie et du transfert
des contaminants, les mesures nécessaires devraient être prises pour
prévenir/réduire ces risques.

16
Les planctons (y compris les copépodes, des euphausiacés, les amphipodes et les krills) qui
se nourrissent dans les bas niveaux trophiques contiennent des composés bioactifs comme les
oméga-3, les phospholipides liés et l’astaxanthine et qui ont le potentiel de servir comme source
de protéines, d’huile, attractifs et des pigments. Cependant, l’exploitation des planctons doit
trouver un équilibre pour éviter des conséquences négatives sur les organismes des niveaux
trophiques supérieurs.
39

8.2 L’utilisation de la farine et les huiles de poisson environnementalement


contaminés dans les aliments aquacoles devraient être évitée pour
empêcher par conséquent un risque potentiel de transfert des
contaminants aux espèces d’élevage, à l’environnement et finalement
au consommateur. La qualité et la fraîcheur des matières premières
aquatiques devraient être maintenues à tous les stades de la chaîne
d’approvisionnement.
8.3 Comme les contaminants persistants peuvent être concentrés dans les
poissons fourrages, la surveillance et le contrôle doivent s’assurer que
les niveaux sont minimisés dans l’aliment fini et les produits finaux,
en conformité avec les normes internationalement reconnues, afin
de s’assurer que la sécurité alimentaire et la qualité du produit sont
maintenues.
8.4 Des échantillons aléatoires des matières premières (poissons de rebut/
poissons de faible valeur) doivent être testés pour les contaminants
connus par les producteurs de farine et d’huile de poisson, en particulier
lorsque des espèces pélagiques, de plus grande longévité et plus
grasses, sont utilisées, comme la majorité de ces contaminants sont
liposolubles et ont la tendance à la bioaccumulation dans les tissus gras
de ces espèces.
8.5 Les petits producteurs de farine et d’huile de poisson qui n’ont pas
l’accès ou la capacité à ces tests devraient assurer que la matière première
utilisée dans la production de farine et d’huile de poisson provient d’une
source connue et sans contaminant.
8.6 Les fabricants de farine et d’huile de poisson devraient utiliser des
matières premières (poissons de rebut/poissons de faible valeur) qui ne
contiennent pas des niveaux dangereux de contaminants biologiques,
chimiques ou physiques. L’utilisation des matières premières provenant
des sources contaminées connues, doit être évitée et gérée par des
protocoles de traçabilité appropriés (e.g. HACCP).
8.7 Les technologies de traitement possibles pour réduire les contaminants
à des niveaux acceptables devraient être adoptées et améliorées. Les
fabricants devraient adopter des bonnes pratiques d’hygiène pour
prévenir la transmission d’agents pathogènes dérivés des matières
premières ou des ingrédients par les aliments. Les poissons de rebut
sauvages peuvent être traités (e.g. la congélation/le chauffage) pour
inactiver les parasites.
8.8 la réglementation sur les normes de contrôle de la farine de poisson devraient
être appliquées pour garantir la qualité et la sécurité des farines de poisson
40

utilisées par les fabricants d’aliments. Une pénalité pour l’élimination des
farines de faible qualité à des prix inférieurs devrait être imposée.17
8.9 En plus d’encourager l’utilisation des aliments correctement formulés
pour minimiser le risque d’accumulation des contaminants organiques
et inorganiques dans les stocks d’élevage, des réglementations sur les
niveaux autorisés de ces contaminants dans les poissons d’élevage
devraient être introduites lorsque celles-ci n’existent pas.

Principe 9: L’utilisation des matières premières alternatives (à la fois


d’origines animale et végétale) ne devrait pas compromettre la sécurité
alimentaire et la qualité des produits de l’aquaculture.

Des progrès significatifs ont été faits pour réduire la dépendance à l’égard
de la farine et d’huile de poisson par la substitution avec les protéines et
les huiles d’origine terrestre. Cependant, la présence de dioxines, Diphenyle
polychlore (PCB) et d’autres résidus polluants organiques persistants (POP)
dans les produits d’alimentation humaine est un problème potentiel qui a
récemment pris une importance particulière. La demande croissante d’inclure
des ingrédients de remplacement de protéines d’origines végétale ou animale
dans les aliments aquacoles pourrait avoir des effets négatifs dus à la présence
des facteurs antinutritionnels/toxiques et/ou les dangers biologiques et les
contaminants si ceux-ci ne sont pas soigneusement contrôlés.

Les directives prévues au Principe 9

9.1 Pour des raisons de biosécurité, le recyclage intraspécifique est une


pratique inacceptable qui devrait être interdite.
9.2 Si les matières premières cultivées sont incorporées dans les aliments
aquacoles donc des soins spécifiques devraient être pris pour s’assurer
que les résidus d’antibiotiques ne sont pas incorporés dans l’aliment
final.
9.3 Là où ils n’existent pas, les règlements devraient être introduits et
appliqués pour empêcher l’importation ou l’exportation de l’industrie
interdite des sous-produits des animaux à être utilisés dans les aliments.
Les sous-produits interdits devraient être diffusés auprès des fabricants
d’aliments et les utilisateurs et l’évitement des produits spécifiés devrait
être inclus dans les MPG.

17
Lorsque la réglementation sur les normes de contrôle de la farine de poisson est appliquée, il y
a une probabilité que la farine de poisson de qualité inférieure pourrait être vendue à des prix
inférieurs et pourrait être acquise pour des aliments produits à la ferme par les agriculteurs et
les fabricants d’aliments à petite échelle.
41

9.4 Comme les facteurs antinutritionnels végétaux peuvent compromettre la


croissance et supprimer la réaction immunitaire des poissons, le matériel
végétal doit être traité afin d’atténuer les effets des facteurs antinutritionnels
avant l’inclusion comme ingrédients dans les aliments des poissons.
9.5 L’utilisation des matières premières provenant de sources alternatives ne
doit pas transférer le risque18 pour les poissons et pour la santé humaine.
9.5 La conscience des risques associés à la diversification des matières
premières utilisées pour les aliments aquacoles devrait être augmentée.
Il est important de développer et de standardiser les méthodologies
d’évaluation des risques ainsi que d’établir des procédures de
surveillance et de contrôle pour la gestion de l’utilisation de matière
première alternative.
9.7 Des réglementations appropriées devraient être mises en œuvre pour
empêcher l’altération des ingrédients des aliments des poissons et des
animaux ou les aliments avec des produits chimiques toxiques, tels
que la mélamine et d’autres substances, utilisées frauduleusement pour
gonfler la protéine ou le contenu nutritif.
9.8 Des réglementations appropriées devraient être développées et mises
en œuvre pour dépister les ingrédients alimentaires d’origine végétale,
comme les oléagineux et le maïs pour les aflatoxines.19
9.9 Les fabricants des aliments, quelle que soit l’échelle des opérations,
devraient être fournis des directives pour le stockage et le transport des
ingrédients alimentaires et des aliments, en particulier concernant les
niveaux de température, de vapeur d’eau et d’humidité.20

18
La présence de dioxine (Polychlorodibenzo-p-dioxine [PCDDs] et le dibenzofurane polychloré
[PCDFs], type dioxine PCB s) et autres contaminants environnementaux dans les ingrédients
alimentaires d’origine aquatique, les endogènes antinutritionnels et les facteurs adventives
toxiques dans les ingrédients des végétaux, des encéphalopathies spongiformes (ESTs,
également appelées maladies à prion qui peuvent mener à la maladie de Creutzfeldt-Jakob) dans
les produits animaux (e.g. la farine de viande, la farine d’os, la farine de viande et d’os) et le
risque de transfert de la grippe aviaire ou la grippe d’oiseau et d’autres agents zoonotiques sous-
produits des volailles.
19
La présence de dioxine (Polychlorodibenzo-p-dioxine [PCDDs] et le dibenzofurane polychloré
[PCDFs], type dioxine PCB s) et autres contaminants environnementaux dans les ingrédients
alimentaires d’origine aquatique, les endogènes antinutritionnels et les facteurs adventives toxiques
dans les ingrédients des végétaux, des encéphalopathies spongiformes (ESTs, également appelées
maladies à prion qui peuvent mener à la maladie de Creutzfeldt-Jakob) dans les produits animaux
(e.g. la farine de viande, la farine d’os, la farine de viande et d’os) et le risque de transfert de la
grippe aviaire ou la grippe d’oiseau et d’autres agents zoonotiques sous-produits des volailles.
20
La production des aflatoxines augmente à des températures supérieures à 27° C et à des niveaux
de la vapeur d’eau supérieurs à 62 pour cent, et les niveaux d’humidité dans l’aliments de
plus de 14 pour cent. Pour les principales régions productrices de l’aquaculture dans le monde
(notamment en Asie), ces facteurs climatiques augmentent le risque de contamination.
42

9.10 Des réglementations sur le dépistage de la contamination bactérienne


des ingrédients des aliments d’origines végétale et animale devraient
être mises en œuvre.21
9.11 Des stratégies de communication appropriées devraient être développées,
visant à informer les consommateurs finaux sur les avantages et les
risques des poissons nourris avec des matériaux de substitution.
9.12 Les fabricants des aliments doivent se conformer aux «Directives pour
une bonne pratique de fabrication des aliments de l’aquaculture» (FAO,
2001) pour éviter ou minimiser les impacts négatifs sur la sécurité
alimentaire et la qualité des produits aquacoles qui peuvent résulter
de l’utilisation des matières premières alternatives pour remplacer
l’utilisation des poissons dans les aliments.22
9.13 Les effets de l’utilisation d’autres sources de protéine terrestre
pour remplacer la farine de poisson, sur la qualité nutritionnelle de
la ration de finition comme les niveaux d’acides gras oméga-3 et
sur le profil des acides gras et la qualité gustative des filets doivent
être évalués. Les consommateurs sont de plus en plus intéressés
par les prestations de santé des acides gras des oméga-3 dérivés
de poissons.23

4.1.5 Les statistiques et les besoins d’information pour la gestion

Principe 10: La gestion des pêches de réduction et des poissons fourrages ou celles
ayant des niveaux élevés de captures accessoires, qui sont utilisés directement
ou indirectement comme poissons fourrages, nécessite des données biologiques,
écologiques et environnementales solides, ainsi une chaîne d’information sur la

21
En comparaison avec les champignons, la contamination bactérienne est souvent négligée,
mais peut avoir des implications graves pour les poissons et la santé humaine. Les ingrédients
des aliments et les aliments contaminés par des bactéries pathogènes pour l’homme peuvent
contribuer à la maladie d’origine alimentaire humaine par le biais de la chaîne alimentaire
animale-alimentaire humaine. La contamination bactérienne des ingrédients alimentaires
ou des régimes avec des agents pathogènes potentiels tels que Salmonella, Escherichia coli,
Staphylococcus, Streptococcus, Pasteurella, Pseudomonas et Clostridium compromettra les
poissons et la santé humaine.
22
L’utilisation de matières premières alternatives comme ingrédients pour remplacer l’utilisation
des poissons dans les aliments sans compromettre la sécurité alimentaire et la qualité des
produits aquacoles se reflète dans les directives pour des bonnes pratiques d’aquaculture de
fabrication des aliments (FAO, 2001).
23
Un des domaines importants liés à la santé des consommateurs qui devraient être traités en ce qui
concerne l’utilisation des produits végétaux dans les aliments aquacoles est le niveau d’acide gras
oméga-3 dans les filets de poisson. Parce que la composition des acides gras des filets de poisson
est liée à la composition des acides gras du régime alimentaire, principalement les poissons nourris
aux régimes à base végétale contiennent de plus faibles niveaux d’acides gras oméga-3.
43

provision et la valeur et un processus d’une prise de décision participative qui


inclut toutes les parties prenantes (les opérateurs de la pêche, les commerçants,
les associations des producteurs des aliments aquacoles et de l’aquaculture).

La durabilité des pêches utilisée pour fournir les aliments pour les poissons
d’élevage est devenue une préoccupation majeure pour toute la chaîne
d’approvisionnement de l’aquaculture. Le composant protéique marin des
aliments représente le lien direct entre les pêches de capture et l’aquaculture.
Dans plusieurs cas, les tendances historiques dans la capture et la composition
des captures, les captures par unité d’effort (CPUE), la qualité du poisson et
la valeur économique des pêches qui produisent les poissons pour l’aliment,
ne sont pas enregistrées ou sont mal enregistrées. Ceci est particulièrement le
cas pour les assemblages mixtes, des pêches multi-engins où il y a un ciblage
non-sélectif. Plus grande pêches démersales et pélagiques sont généralement
mieux comprises, gérées et surveillées.

Les directives prévues au Principe 10

10.1 Les activités doivent être introduites pour enregistrer les tendances dans
les captures et la composition, la CPUE, la qualité des captures et la
valeur économique des pêches qui produisent les poissons pour l’aliment,
en particulier pour l’assemblage mixte, les pêches multi-engins.
10.2 Lorsque cela est possible, les enregistrements à long terme de la capture
et les tendances économiques des pêches de capture qui produisent
les poissons comme aliment devraient être maintenus pour permettre
une prise de décision plus efficace concernant le compromis entre
l’utilisation de la capture comme aliment ou comme nourriture.
10.3 Lorsque les captures accessoires / poissons de rebut / poissons de faible
valeur sont utilisées directement comme aliment, les enregistrements du
type et de la quantité des poissons utilisés par le secteur de l’aquaculture
devraient être maintenus.
10.4 Afin d’assurer que la farine et l’huile de poisson utilisés dans les
aliments sont issus des pêches durables, il est nécessaire d’identifier
et adopter des mesures pour répondre aux contraintes spécifiques qui
entravent la traçabilité complète.24
24
Le prix et la qualité sont les principaux critères d’achat de la farine de poisson pour l’inclusion
dans les aliments aquacoles. L’une des contraintes dans la promotion de l’achat de la farine de
poisson fabriquée à partir des ressources durables ou des stocks gérés dans le cadre des lois
et des accords nationaux et internationaux est la traçabilité. Même si la traçabilité est une des
priorités de l’industrie des aliments, il y a un manque d’information pour établir la traçabilité
en raison des difficultés à garantir l’origine de toutes les farines de poisson. Par exemple, la
farine de poisson peut être mélangée pendant le chargement des citernes (à la fois le navire et
la route) et ne peut donc être tracée au-delà de ce point.
44

10.5 Lorsque cela est possible, des indicateurs de durabilité spécifiques


doivent être développés pour les pêches qui produisent les poissons
pour l’aliment (voir annexe 4).25
10.6 Des initiatives devraient être développées pour rassembler les
informations disponibles afin de faciliter le développement des indicateurs
de durabilité régionaux et nationaux fondés sur le cadre proposé dans
les directives de la FAO sur les indicateurs de développement durable
des pêches de capture marines (FAO, 1999). Parce que les indicateurs
ne sont pas statiques et changent avec le temps, ce classement doit être
sous la forme d’une base de données qui est mise à jour et renouvelée
régulièrement.
10.7 Les informations pertinentes sur les flottilles des poissons fourrages
devraient être collectées et analysées, telles que le nombre de navires ou
d’unités, les caractéristiques et la sélectivité des engins, la saisonnalité
des activités de pêche, la localisation de la pêche pour développer
et faciliter l’application des mesures appropriées de commande
d’entrée.26
10.8 Les Pays Membres de la FAO devraient être encouragés à améliorer
leurs rapports des captures des pêches en cas de consommation humaine
directe et indirecte et commencer à fournir ces informations dans un
ensemble de données mis à jour annuellement. En plus de l’importance
d’utiliser ces informations pour une bonne gestion des pêches, ces
informations sont importantes pour suggérer tout compromis des
captures des poissons entre la consommation humaine indirecte et la
consommation humaine directe.
10.9 Les informations afin de déterminer la demande des poissons de rebut /
poissons de faible valeur destinés à la consommation humaine directe
doivent être générées, y compris leur convenance pour la consommation
et les opportunités d’ajout de valeur. Telles informations sont vitales
pour assurer un accès équitable et à développer des mesures de gestion
pour ces ressources.
10.10 Pour faciliter la traçabilité, les Pays Membres de la FAO devraient être
encouragés à enregistrer et rapporter les statistiques sur la production
nationale de la farine de et l’huile de poisson selon la source (i.e. la

25
Le rôle des indicateurs et des points de référence est fondamental pour tout le système
de gestion des pêches. Les directives existantes de gestion des pêches suggèrent que les
indicateurs de durabilité devraient, en principe, couvrir les facteurs de stress sur l’écosystème,
l’état de composants sélectionnés de l’écosystème, et les réactions aux mesures prises. Le
développement de tels indicateurs et points de référence nécessite une série de données
détaillée et à long terme de temps et de l’espace.
26
Les mesures de contrôle d’entrée sont plus faciles et moins coûteuses à suivre et à appliquer
que les mesures de contrôle de sortie, en particulier dans les pêches plurispécifiques.
45

pêche spécifique, les captures accessoires, les ébranchages, les poissons


de consommation gâchés, la surproduction, etc.).
10.11 La conscience des parties prenantes dans la chaîne d’approvisionnement
de l’aquaculture de l’importance de l’utilisation de matières premières
provenant des stocks des poissons gérés durablement comme un moyen
de maintenir la stabilité des prix dans la fourniture des produits de haute
qualité de l’aquaculture, devrait être augmenté.
10.12 Les agences gouvernementales devraient produire et diffuser une
information sur une recherche pertinente pour les détaillants et les
transformateurs qui met l’accent sur l’importance d’opérer à un certains
niveau minimal de responsabilité environnementale. Cela devrait
encore être encouragé par l’adoption des codes de conduite officiels
de l’industrie et également par des critères pertinents informels qui
peuvent être fixés par les ONG, les consommateurs et les médias. Les
codes et les critères doivent être étroitement liés aux concepts de «la
réputation de l’entreprise / la responsabilité» (voir annexes 5 et 6).27

27
Les détaillants et les transformateurs sont l’élément faisant face le plus aux consommateurs de
la chaîne de provision de l’aquaculture et sont au centre des campagnes autour de la durabilité
des fruits de mer. Par conséquent, les détaillants ont souvent joué un rôle majeur dans le
développement d’initiatives des fruits de mer durables, et cette tendance se poursuit avec
l’enjeu du développement durable des aliments de l’aquaculture.
47

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57

ANNEXE 1

Directives techniques sur la gestion des pêches

Ce qui suit est un résumé des trois principales options de gestion possibles
et les approches des directives techniques sur la gestion des pêches (FAO,
1997b) pour les pêches plurispécifiques/ les pêches multi-engins des poissons
fourrages. Ce sont: i) des options pour réglementer la pêche, ii) limiter l’accès,
et iii) la gestion des ressources en partenariat.

Les options pour réglementer la pêche


On a recommandé des mesures techniques visant à réglementer la pêche, tels
que a) des restrictions d’engins pour affecter le type, les caractéristiques et
l’opération d’un engin de pêche ou pour réglementer le maillage afin d’être
spécifique à l’espèce; b) des restrictions géographiques et saisonnières pour
protéger une composante d’un stock ou d’une communauté comme les adultes
frayant ou les stades juvéniles ou de réduire ou d’éliminer les conflits entre les
différentes composantes du système de pêche (e.g. artisanale, industrielle et
les flottilles étrangères) ou entre elles et autres utilisateurs; et c) la déclaration
d’aires marines protégées pour préserver la biomasse des reproducteurs au-
dessus d’un seuil nécessaire pour assurer le recrutement durable et des habitats
critiques ou des stades de vie sensibles pour les espèces. Il est souligné que
les mesures techniques telles que les restrictions concernant les engins et les
restrictions géographiques et saisonnières doivent être utilisées dans le cadre
d’une stratégie globale développée en consultation avec les groupes d’intérêt,
car elles peuvent conduire à l’inefficacité économique et aux distorsions, et
peuvent réduire efficacement la capture par unité d’effort (CPUE) autrement
au-dessous des niveaux accessibles.

Des mesures de contrôle d’entrée (effort) pour réglementer la pêche sont celles
qui limitent le nombre d’unités de pêche en limitant le nombre de licences ou
de permis délivrés, les restrictions sur la quantité d’unités de temps à passer à
pêcher, comme les quotas d’effort individuel, et les restrictions sur la taille des
navires et/ou de l’engin. Des mesures de contrôle de sortie pour réglementer la
pêche sont plus adaptées aux pêches à grande échelle, notamment la fixation
d’un total autorisé de capture (TAC) et le subdivisant en quotas individuels par
pays pratiquant la pêche (dans le cas de la pêche internationale), les flottilles, les
entreprises de pêche ou les pêcheurs (e.g. dans le cas des quotas individuels).

Les problèmes liés à la détermination du montant réel des efforts déployés


par chaque unité de pêche rendent très difficile de réglementer la pêche
sur les contrôles d’entrée seuls. Les différences dans la nature des engins
58

et des aides techniques utilisées, la qualité de l’entretien des navires et des


engins, les compétences et les stratégies du capitaine contribuent à cette
difficulté. En théorie, le contrôle des captures élimine le besoin, à des fins
de contrôle, d’estimer l’efficacité de la pêche de toutes les unités de la pêche
et de surveiller et de répondre aux changements dans l’efficacité de pêche
avec le temps, qui sont des caractéristiques de contrôle de l’effort. D’autre
part, en l’absence d’accès limité et des quotas individuels, le contrôle des
captures ne réduit pas les distorsions sociales et économiques provoquées par
les pêcheurs concurrents en course pour obtenir la plus grande part possible
du TAC avant d’être rempli. Il rencontre également des problèmes liés à la
surveillance attentive des sorties par l’utilisateur et au total, pour assurer le
TAC et les quotas individuels ne sont pas dépassés, qui exige un système
de suivi compréhensif, précis et coûteux. En outre, les TAC et les quotas
individuels sont généralement fixés et publiés pour les stocks individuels et,
dans les pêches plurispécifiques, ce qui conduit au problème des rejets et
de l’accroissement du tri par taille, comme les TAC et les quotas pour les
espèces co-occurrents seront remplis à des taux différents.

Le suivi de l’efficacité de pêche et le nombre des unités de pêche dans la


pêche sont des éléments essentiels pour faciliter l’ajustement de la capacité
globale de la flottille de tenir compte des améliorations technologiques.
Sans ces ajustements, l’augmentation de la capacité non réglementée
augmentera les incitations à la pêche excessive et les fausses déclarations.
Par conséquent, le contrôle de l’effort peut également être souhaitable pour
éviter les problèmes de capacité excédentaire, même si les commandes de
sortie sont en place. En théorie, si des données suffisantes sont disponibles,
il est possible de déterminer l’efficacité relative de chaque navire et flottille
en comparant les historiques des captures par unité d’effort dans la base de
données d’une flottille. En pratique, pourtant, la rareté des données et le
changement continuel, souvent associés à des augmentations de l’efficacité,
rendent telles calibrations difficiles.

Les directives soulignent également que les types de données sont nécessaires
pour les stocks ciblées et leur environnement, les caractéristiques de leur pêche
et l’information économique et sociale pour formuler des politiques et des plans
de gestion et pour déterminer la mesure de gestion et le suivi de performance.

Limiter l’accès
Limiter l’accès dans les pêches est difficile et doit considérer des diverses
enjeux intersectoriels et les problèmes liés, entre autres, avec les pêches à
accès libre, les ressources halieutiques surexploitées, les rendements en
baisse dans les pêches artisanales à petite échelle et les pêches industrielles,
59

la compétition pour pêcher conduisant à des saisons de pêche raccourcies,


la qualité médiocre des produits et la disponibilité sporadique, la capacité
excessive de récolte et de transformation, et l’augmentation des coûts et des
effets sociaux et économiques négatifs liés. Les directives comprennent donc
les approches suivantes pour limiter l’accès:
• Allocation d’un droit d’accès à une communauté, un individuel ou une
compagnie, ou un navire par l’autorité étatique, régionale ou locale.
• Octroi de l’accès sur la base de critères spécifiques, y compris, par exemple,
une histoire prouvée de la participation dans la pêche et de la performance
(e.g. la capture au-dessus de certains critères minimaux, une histoire d’une
pêche responsable, d’une responsabilité sociale, etc).

Un des problèmes du passage de l’accès ouvert à l’accès limité consiste à


déterminer lequel des utilisateurs précédents devraient être accordés l’accès
et qui devraient se voir refuser l’accès. Deux approches ont été proposées, à
savoir, un système de loterie, qui évite les problèmes possibles de favoritisme
ou de décisions injustes, ou de vendre ou de vendre aux enchères les droits
d’accès. Cependant, le système de loterie ne garantit pas la continuation par
les utilisateurs les plus responsables et efficaces, et le second système favorise
les riches. Où l’efficacité économique est l’objectif principal de la pêche et
où les considérations d’équité ne sont pas un enjeu, le second peut être une
approche appropriée. Les directives soulignent l’importance de garantir
l’équité dans l’attribution des droits. Cela nécessite que tous les pêcheurs
actuels soient impliqués dans le processus et une attention particulière devrait
être accordée à ceux qui ont une longue tradition de pêche, en particulier, le
cas échéant, aux populations autochtones et aux communautés locales qui
dépendent fortement sur la pêche pour leur subsistance (Article 7.6.6).

Gérer les ressources en partenariat


La gestion des ressources en partenariat ou la cogestion des pêches est
de promouvoir la gestion responsable des pêches en accommodant les
intérêts d’un large éventail de parties (qui représentent souvent des intérêts
concurrents ou même contradictoires) avec des arrangements différents qui
reconnaîssent officiellement le partage des responsabilités de gestion des
pêches et la responsabilité entre l’autorité de gestion des pêches et d’autres
parties prenantes pertinentes. L’étendue dans laquelle les responsabilités
d’autogestion est déléguée à mettre en œuvre la gestion en partenariat doit se
fonder à la fois sur les caractéristiques de l’activité de pêche concernée et la
capacité des institutions décentralisées ou locales pour gérer la délégation de
pouvoir, ainsi que la capacité de l’autorité de la gestion des pêches pour fournir
une assistance, y compris un soutien administratif, aux partenaires délégués.
La gestion des ressources en partenariat est plus adaptée en particulier pour
60

la pêche à petite échelle. Cependant, la cogestion des pêches ne peut être


adoptée dans toutes les communautés de pêche.

Certaines des contraintes pour développer la cogestion des pêches sont:

i) communities may not be willing or able to take on the responsibility


of les communautés ne sont pas disposées ou en mesure d’assumer la
responsabilité de la cogestion;
ii) il peut y avoir une manque de direction et d’institutions locales appropriées,
telles que les organisations de pêcheurs, à engager ou à soutenir des efforts
de cogestion;
iii) les incitatifs (économiques, sociales et/ou politiques) à s’engager dans la
cogestion peuvent ne pas être présents;
iv) les coûts pour les individus à participer à des stratégies de cogestion
(temps, argent) peut emporter sur les avantages attendus; et
v) la volonté politique suffisante peut ne pas exister pour soutenir la cogestion,
et les caractéristiques des ressources locales particulières, telles que les
modes de poissons migrateurs, peuvent rendre difficiles ou impossibles à
la communauté de gérer les ressources.

Finalement, les directives examinent le processus de gestion. Cela couvre


le processus d’accord sur un plan de gestion pour une pêche, y compris la
nécessité de consulter et, le cas échéant, une prise de décision coopérative.
Un plan de gestion est un arrangement formel ou informel entre l’autorité de
gestion des pêches et les parties intéressées qui identifie les partenaires de la
pêche et leurs rôles respectifs, les détailles des objectifs acceptés pour la pêche
et spécifie les règles et les règlements de gestion qui lui sont applicables, et
fournit d’autres détails au sujet de la pêche qui sont pertinents pour la tâche
de l’autorité de gestion. Les plans de gestion établis pour toutes les pêches
serviront de source de référence et d’information pour l’autorité de gestion
et tous les groupes d’intérêt, résumant l’état actuel des connaissances sur la
ressource, son environnement et la pêche, et reflétant toutes les décisions et
les actions convenues au cours de consultations entre l’autorité de gestion
et les groupes d’intérêt. Assurant que les plans sont développés et mis en
œuvre pour toutes les pêches aide à éviter les mesures de gestion prévues
pour une pêche créant des problèmes imprévus et des externalités dans une
pêche voisine pour laquelle aucun plan n’est disponible. La nécessité d’une
révision périodique des plans de gestion est soulignée. L’importance d’un
cadre juridique efficace, des structures institutionnelles et administratives, et
d’un suivi de contrôle et de surveillance est décrite.
61

ANNEXE 2

Directives techniques sur l’approche écosystémique des pêches

La gestion des espèces ciblées à travers des mesures actuelles de la gestion


des pêches telles que l’effort, les captures, les engins techniques, l’accès
et les contrôles basés sur les zones n’est pas adéquate pour assurer le
développement durable des ressources halieutiques. Les mesures actuelles de
gestion des pêches doivent être élargies pour couvrir un plus large éventail
d’enjeux liés à la santé et l’intégrité des écosystèmes. Le Code de conduite
pour une pêche responsable (CCPR) et de nombreux accords internationaux
ont été adoptés, et des conférences au cours des trois dernières décennies
(encadré 1) ont mis en évidence les avantages de l’adoption d’une gestion à
l’approche écosystémique des pêches (AEP) et ont élaboré un certain nombre
de principes et de concepts relatifs à l’AEP. Les Plans d’action internationaux
de la FAO visant à la conservation et la gestion des requins et à une réduction
des captures accidentelles d’oiseaux de mer contribueront également à la
mise en œuvre d’une AEP (Garcia et al., 2003). Le Sommet mondial pour
le développement durable (SMDD) Plan d’ Application (SMDD-POI) exige,

Encadré 1
Les accords internationaux et les conférences mettant en évidence les
avantages de l’adoption de l’approche écosystémique des pêches (AEP)

• En 1971, la Convention de RAMSAR sur les zones humides


• En 1972, la Conférence mondiale sur l’environnement humain
• En 1973, la Convention CITES sur le commerce international des
espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction
• En 1979, la Convention de Bonn sur la Conservation des espèces
migratrices appartenant à la faune sauvage
• En 1982, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer
(UNCLOS)
• En 1992, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le
développement (CNUED) et son Agenda 21
• En 1992, la Conférence sur la diversité biologique
• En 1995, l’Accord des Nations Unies sur les stocks de poissons
chevauchants
• En 1995, le Code de conduite pour une pêche responsable de la FAO
• En 2001, la Déclaration de Reykjavik
• En 2002, Le Sommet mondial pour le développement durable
(SMDD)
62

entre autre, l’élaboration et la mise en œuvre d’une approche écosystémique


d’ici à 2012, ainsi que: (a) l’élimination des pratiques de pêche destructrices,
(b) la mise en place d’aires marines protégées (AMP) et d’autres périodes/
zones de fermeture pour la protection des nurseries; (c) l’adoption de la
planification de l’utilisation des terres côtières et des bassins versants, et (d)
l’intégration des secteurs économiques dans la gestion des aires marines et
côtières (Garcia et Cochrane, 2005).

Les directives techniques de la FAO sur l’AEP (FAO, 2003) ont tenté de
traduire les principes de haut niveau en objectifs opérationnels et en mesures
capables de délivrer sur l’AEP dans un large éventail de contextes sociaux et
économiques, en particulier dans les pays en développement. Les directives
reconnaissent également qu’il y a une nécessité d’améliorer la gestion des
pêches actuelle en prenant en compte les interactions qui se produisent entre
les pêcheries et les écosystèmes, et le fait que les deux sont affectés par une
variabilité naturelle à long terme ainsi que par d’autres utilisations autre que
la pêche.

Les enjeux les plus spécifiques dans l’AEP se rapportent à l’impact de la


pêche sur l’environnement (y compris la biodiversité et l’habitat) et l’impact
de l’environnement sur les pêches (y compris la variabilité naturelle et le
changement climatique). La gestion de l’AEP, par conséquent, prend en
compte les interactions entre les pêches et les écosystèmes et comprend un
large éventail d’utilisateurs des écosystèmes marins (y compris les utilisateurs
extractifs et non extractifs) dans la prise de décision, à travers des processus
participatifs. Plus important encore, l’approche vise à garantir que les futures
générations bénéficieront d’une gamme complète de produits et de services que
les écosystèmes peuvent fournir en traitant les enjeux d’une manière beaucoup
plus holistique, plutôt qu’en se concentrant seulement sur certaines espèces
ciblées ou groupes d’espèces, comme c’était souvent le cas jusqu’à présent. Les
directives techniques (FAO, 2003) définissent l’AEP comme suit:

“Une approche écosystémique des pêches s’efforce d’équilibrer des


objectifs sociaux divers, en prenant en compte les connaissances et
les incertitudes sur les composantes biotiques, abiotiques et humaines
des écosystèmes et de leurs interactions et en appliquant une approche
intégrée des pêches dans des limites écologiques valables”.

Ces directives tentent de faire de l’AEP opérationnelle en reconnaissant que


cette approche est une manière de mettre en œuvre la plupart des dispositions
du CCPR et réaliser un développement durable dans un contexte halieutique.
Elles fournissent des orientations sur:
63

• comment traduire les objectifs économiques, sociaux et écologiques de la


politique et les aspirations de développement durables dans les objectifs
opérationnels;
• les indicateurs et les mesures du rendement, et
• comment étendre et élargir les pratiques de gestion des pêches actuelles
afin de tenir compte des composantes biotiques, abiotiques et humaines
des écosystèmes dans lesquels opèrent les pêches.

Les impacts sur les écosystèmes des pêches rapportent, entre autre, à cibler
des stocks (e.g. l’abondance, la productivité, la taille et la composition des
espèces), les espèces non ciblées (e.g. les espèces menacées, les captures
accessoires, les rejets), et les habitats critiques et d’autres impacts anthropiques
sur les pêches (comme ainsi que sur la qualité du produit), et proviennent
principalement des activités sur terre et dans la zone côtière. Les directives
de gestion l’AEP offrent plusieurs options pour gérer la pêche, en prenant
les impacts ci-dessus en considération. Ils sont les suivants: i) les mesures
techniques, ii) l’entrée (effort) et la sortie (captures) des mesures de contrôle,
iii) les mesures de manipulation des écosystèmes, et iv) les mesures de gestion
fondées sur les droits. Les mesures techniques comprennent la modification
des engins pour améliorer la sélectivité, qui comprend la sélectivité de la
taille des espèces ciblées, ainsi que celles non ciblées, autres enjeux des
engins, les contrôles spatiaux et temporels de la pêche, le contrôle de l’impact
des engins de pêche sur les habitats, et l’efficacité énergétique et la pollution.
Les mesures de contrôle d’entrée (effort) et de sortie (captures) comprennent
le contrôle de mortalité par pêche globale et les contrôles des captures. La
manipulation des écosystèmes comprennent la prévention des modifications
de l’habitat, en fournissant des habitats supplémentaires et la manipulation de
la population, ce qui implique l’amélioration de repeuplement et de stock, les
réformes et les introductions intentionnelles.

Les mesures techniques


Les modifications des engins pour améliorer la sélectivité: La gestion de l’AEP
reconnaît les effets sur les écosystèmes en raison des changements dans la structure
trophique en éliminant les captures accessoires sur les espèces ciblées, ainsi que
les espèces non ciblées et les changements génotypiques et phénotypiques des
populations de poissons, tels que les changements dans la croissance et dans la
taille et l’âge à la première maturité qui peuvent se produire en raison de la taille
de la récolte sélective. L’orientation comprend la sélectivité de la taille des engins
pour les espèces ciblées, ainsi que les espèces non ciblées.

Autres enjeux concernant les engins: les engins passifs tels que les filets
maillants et les pièges/casiers peuvent avoir un impact négatif en continuant à
64

capturer les poissons dans les cas où l’engin est perdu (pêche fantôme). Pour
minimiser cet impact négatif, des mesures telles que l’utilisation des matériaux
biodégradables dans les engins et une récupération rapide sont incluses.

Les contrôles spatiaux et temporels de la pêche: L’arrêt ou la limitation de


la pêche à certains périodes ou saisons peut être efficace à contrôler ou gérer
la mortalité par pêche. Une forme d’arrêt peut être la déclaration de zones
marines protégées, variant des zones de «pas de prise » à des zones planifiées
à «usage multiple». Les AMP peuvent protéger les espèces sédentaires,
permettre à une proportion du stock de rester libre des effets sélectifs de la
pêche, et servir de refuges pour l’accumulation de la biomasse reproductrice
à partir de laquelle la reconstitution des zones de pêche environnants peut se
produire, soit par l’émigration des poissons ou la dispersion des juvéniles.

Le contrôle de l’impact des engins de pêche sur les habitats: Une approche
de précaution est recommandée pour l’utilisation des méthodes de pêche
d’impact élevé, tels que l’engin de pêche démersale qui touche ou racle le
fond pendant les opérations de pêche, et qui ont probablement un impact
négatif sur le biote et l’habitat abiotique, notamment lorsque c’est un habitat
essentiel. L’utilisation des engins remorqués avec un contact du fond réduit,
l’interdiction de certains engins dans les habitats critiques (e.g. le chalutage
dans les récifs coralliens et les herbiers sous-marins), et le remplacement des
impacts élevés des méthodes de pêche avec des autres qui ont un impact plus
faible sur le fond (e.g. le piégeage, pêche à la palangre ou filets maillants)
sont recommandés.

L’efficacité énergétique et la pollution: Les bateaux de pêche modernes qui


utilisent des combustibles fossiles ont besoin d’optimiser la consommation
d’énergie par l’amélioration de l’efficacité des efforts des engins et de la
pêche afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Les mesures de contrôle d’entrée et de sortie


Contrôle de mortalité par la pêche globale: Les contrôles de capacité sur la
taille totale de la flottille ont le potentiel de réduire la mortalité par pêche des
espèces complexes entières exactement de la même manière que l’effort ou
les limitations d’accès spatiales/temporelles. Les limitations de l’effort visant
à restreindre l’activité de pêche des flottilles peuvent réduire la mortalité par
pêche. Dans les pratiques actuelles de pêche, les principales limitations de l’un
de ces contrôles sont qu’elles n’empêchent pas directement la flottille de cibler et
d’épuiser un stock individuel. Du point de vue de l’AEP, ces contrôles d’entrée
ont l’avantage de limiter la pression globale sur l’écosystème, offrant ainsi la
possibilité de limiter les impacts négatifs, car il existe un risque considérable
65

que la mortalité par pêche augmente régulièrement si l’augmentation de


l’efficacité n’est pas surveillée et contrôlée. Des progrès technologiques tels
que le développement des écho-sondeurs et la navigation par satellite peuvent
permettre aux pêcheurs à orienter davantage leurs efforts vers l’espèce ciblée et
donc de diminuer l’impact sur les espèces non ciblées.

Les contrôles des captures: Les contrôles de captures sous la forme des
limitations de capture des espèces ciblées ainsi que les captures accessoires
des espèces non ciblées visent à réduire la mortalité par pêche des espèces
ciblées et à protéger des espèces associées. Il sera nécessaire de mettre en
œuvre un ensemble de limites de capture cohérentes à travers la gamme des
espèces ciblées et des captures accessoires pour refléter ces différences et
adresser les objectifs écosystémiques souhaités liés (tels que le maintien des
réseaux trophiques). Les limites de capture des espèces ciblées peuvent avoir
d’être modifiées pour contrôler les captures des espèces les plus vulnérables.

Les mesures de manipulation des écosystèmes


La modification des habitats: La préservation de l’habitat dans les pêches
marines est la clé de l’AEP, car elle soutient la santé des écosystèmes exploités.
Les différentes mesures nécessaires pour réduire ces effets comprennent:
• l’interdiction des méthodes de pêche destructrices dans les habitats
écologiquement sensibles (tels que les herbiers marins);
• l’interdiction du nettoyage intentionnel du sol marin afin de faciliter la
pêche;
• la réduction de l’intensité de la pêche dans certaines zones de pêche afin
d’assurer que les espèces non-ciblées, formant des habitats ne sont pas
réduites au-dessous des niveaux acceptables.

Dans les situations où l’habitat disponible est insuffisant pour soutenir certaines
espèces de préoccupation, l’habitat additionnel peut être créé par le rétablissement
des habitats perdus ou endommagés tels que les mangroves, les herbiers marins,
les récifs coralliens et/ou la construction des habitats artificiels.

La manipulation des populations: les manipulations de la population peuvent être


réalisées soit par le repeuplement et l’amélioration des stocks, les introductions
réformes ou intentionnelles. Le repeuplement implique la libération des
juvéniles d’élevage des espèces ciblées qui ont été fortement surexploitées
pour reconstruire la biomasse du stock reproducteur et puis la protection des
animaux relâchés, du reste du stock sauvage et de la progéniture jusqu’à ce que
la population augmente au niveau désiré. En général, le repeuplement ne doit
être envisagé que lorsque d’autres formes de gestion sont incapables de rétablir
les populations à des niveaux acceptables, et il doit être couplé avec la capacité
66

de pêche contrôlée et la surpêche réduite. Les programmes de repeuplement


doivent intégrer: (i) les procédures d’écloserie qui empêchent la perte de la
diversité génétique en empêchant l’élevage en consanguinité et l’élevage de
sélection, et (ii) les protocoles de quarantaine qui empêchent le transfert d’agents
pathogènes des animaux d’élevage à la nature. L’amélioration des stocks peut
être effectuée pour surmonter la limitation de recrutement et d’augmenter les
rendements des espèces ciblées. Les mêmes procédures d’écloserie doivent
être observées comme dans le cas du repeuplement. Les mêmes procédures
d’écloserie doivent être observées comme dans le cas du repeuplement. Il existe
plusieurs facteurs de coût/bénéfice à prendre en compte dans les programmes
d’amélioration des stocks. Ceux-ci sont:
• la nécessité de minimiser la production des juvéniles élevés en écloserie en
optimisant les possibilités de régénération naturelle des stocks sauvages;
• l’abondance des prédateurs et des proies aux sites de libération proposées;
• la nécessité d’une évaluation indépendante afin de déterminer si le
programme d’amélioration de mise en valeur a atteint ses objectifs et s’il a
des effets indésirables sur l’écosystème. Il peut également être nécessaire
de fournir un habitat additionnel pour soutenir l’augmentation du nombre
des espèces améliorées.

La réforme est utilisée pour réduire l’abondance des prédateurs ou des


espèces qui sont en concurrence pour les mêmes ressources trophiques, afin
d’augmenter les rendements des espèces ciblées ou de maintenir l’équilibre
de la structure trophique. Ceci doit être effectué avec prudence afin de
s’assurer qu’il ne produit que l’effet désiré et n’entraîne pas des modifications
indésirables de l’abondance des autres composantes importantes de
l’écosystème ou de menacer la survie de l’espèce réformée. Il faut d’abord
prendre en considération la reconstitution des populations des espèces ciblées
à travers d’autres mesures de gestion des pêches, plus conventionnelles.
La réforme à grande échelle doit être effectuée seulement après que les
implications de la manipulation ont été complètement étudiées.

L’introduction intentionnelle des espèces est effectuée afin de créer une


nouvelle pêche. Une approche de précaution est nécessaire dans les
introductions intentionnelles car il ya un risque élevé de provoquer des
changements préjudiciables dans l’(les) écosystème(s). Certaines introductions
des espèces marines ont entrainé des avantages sociaux et économiques sans
effets apparents sur les autres composantes de l’écosystème. Les pêches de
Trochus dans le Pacifique et les coquilles St Jacques en Chine sont de bons
exemples. Une évaluation complète des risques doit être entreprise avant
d’envisager la création de nouvelles pêches basées sur les espèces introduites
afin de comprendre les avantages et les conséquences de telles mesures.
67

Les approches de gestion basées sur les droits


Afin de surmonter les conséquences écologiques de permettre l’accès libre
aux pêches, un système bien défini et approprié des droits d’accès dans une
pêche peut apporter de nombreux avantages essentiels. Un avantage important
accordant les droits d’accès de pêcher, qui correspondent à la productivité
de la ressource, c’est qu’il fournit aux pêcheurs ou aux communautés de
pêche une sécurité à long terme et leur permet et les encourage à consulter
les ressources halieutiques comme un atout pour être conservées et traitées
d’une manière responsable. Il y a différents types de droits d’accès. Les droits
d’usage territoriaux dans le domaine des pêches (DUT) (attribution des droits
de pêche à des individus ou des groupes dans certaines localités) permettent
un accès limité à un nombre des individus ou de navires à prendre part à une
pêche dans une zone ou une région, avec une entrée étant accordée par moyen
d’un formulaire de licence ou d’un permis. DUT de la pêche peuvent enlever,
à un degré plus ou moins, la condition des biens communs

Alternativement, l’entrée peut être réglée par un système de droits d’effort


(droits d’entrée) ou en réglant les contrôles des captures (droits de sortie), où le
total autorisé de capture (TAC) est divisé en quotas et les quotas sont attribués
aux utilisateurs autorisés. Chaque type de droit d’utilisateur a ses propres
propriétés, avantages et inconvénients. Étant donné que l’environnement
écologique, social, économique et politique varie d’un endroit à l’autre et
d’une pêche à une autre, il est logique qu’aucun système de droits d’utilisateur
pourra travailler dans toutes les circonstances.

Les directives techniques de l’AEP suggèrent également des actions qui facilitent
la mise en œuvre des mesures de gestion. Les actions suivantes sont énumérées:
• Améliorer le cadre institutionnel (définition des droits et des processus
participatifs).
• Développer les valeurs collectives (éducation, information, formation).
• Créer des incitations économiques non marchandes (taxes et subventions).
• Mettre en place des incitations de marché (étiquetage écologique et biens
échangeables/droits d’accès, tel que discuté ci-dessus).

Les directives soulignent également les problèmes de gestion des pêches dans
une AEP qui sont en dehors du contrôle direct des gestionnaires des pêches.
Des exemples de tels problèmes incluent:
• l’eutrophisation des eaux côtières résultant de l’excès de nutriments provenant
de l’agriculture et des eaux usées, qui provoquent des proliférations d’algues
toxiques et affectent la santé de l’herbe de mer et les habitats des récifs
coralliens (en favorisant la croissance des plantes épiphytes, par exemple);
68

• les charges de sédiments provenant de l’agriculture, de la foresterie et de


la construction des infrastructures dans le bassin versant qui dégradent les
écosystèmes côtiers, en particulier, les habitats des récifs coralliens et des
herbiers sous-marin critiques;
• la destruction des habitats du poisson par le développement estran;
• l’introduction des espèces exotiques par les eaux de ballast et sur les
coques des navires;
• la contamination des produits de la pêche par la pollution chimique de
l’agriculture et de l’industrie;
• l’utilisation concurrente des cours d’eau provenant d’autres secteurs, y
compris l’aquaculture, et
• les effets du changement climatique sur la répartition des stocks et
l’élévation du niveau de la mer sur les habitats des nurseries.

Les gestionnaires des pêches doivent veiller à ce qu’ils soient reconnus


comme des parties prenantes dans le processus de gestion intégrée des zones
côtières afin qu’ils puissent préserver la fonction des habitats halieutiques qui
soutien les écosystèmes contre les effets indésirables résultant des activités
dans d’autres secteurs.

Ces directives soulignent le développement d’un plan de gestion de l’AEP


qui implique: i) les enjeux sociaux et institutionnels, ii) une description des
activités de pêche, des ressources et des enjeux écologiques et des défis
des écosystèmes, iii) les mesures de gestion convenues à réglementer la
pêche; iv) les règles de décision préétablies; v) la nature des droits d’accès,
vi) l’évaluation de l’état des stocks; vii) les modalités de suivi, de contrôle et
de surveillance; viii) la stratégie de communication, et ix) la nature de revoir
et de vérification de la performance de la gestion.

D’un point de vue global, l’AEP est encore à ses premiers stades de mise en
œuvre, même si elle peut-être déjà bien avancée dans un certain nombre de
pays. Elle représente la seule occasion pour les pêches de devenir responsables
et durables, mais sa mise en œuvre implique de nombreux défis pour les
parties prenantes (Garcia et Cochrane, 2005), tels que:
• Les décideurs politiques doivent:
– améliorer l’image de la gouvernance des pêches;
– identifier les principaux objectifs opérationnels;
– allouer les ressources à travers des systèmes de droits appropriés;
– identifier l’ensemble approprié des parties prenantes et résoudre
l’enjeu épineux de l’exclusion d’une manière équitable;
– maintenir les pêches de capture, tout en réduisant l’impact
environnemental et
69

– exercer une pression pour réduire la pollution et la dégradation des


zones côtières
• Les scientifiques doivent:
– définir des mesures efficaces et réalisables;
– conseiller sur les limites qui font sens à la fois écologiques et
institutionnelles;
– élaborer un équivalent conceptuel pour un rendement maximal durable
pour les écosystèmes (Hall, 1999; Murawski, 2000);
– identifier un ensemble parcimonieux des indicateurs écosystémiques
et des valeurs de référence associées;
– évaluer les risques écologiques crédible;
– développer des stratégies de réadaptation;
– élaborer des voies de transition à prix abordable;
– intégrer les sciences sociales, et
– communiquer avec les pêcheurs.
• L’industrie doit:
– activement changer l’image de l’industrie;
– confronter le défi de la réduction de capacité;
– adopter des engins et des pratiques plus favorables à l’environnement, et
– exercer une pression pour les droits de pêche.

En outre, l’AEP augmente la mise en œuvre des directives de gestion des


pêcheries en place. Un impôt (ou une taxe sur les produits) pourrait être
imposé à la pêche commerciale en échange d’un droit de pêche (qui est
le cas existant dans de nombreux cas), mais cela ne semble pas approprié
pour de nombreuses pêches à petite échelle, et les coûts peuvent être réduits
grâce à la dévolution des responsabilités et de cogestion, l’autogestion et la
mobilisation de la pression sociale pour améliorer la conformité. Cependant
cela peut exiger des frais supplémentaires pour améliorer la capacité de mise
en œuvre locale, la coordination et le contrôle (Garcia et Cochrane, 2005).
êches de capture.
71

ANNEXE 3

L’approche de précaution

L’approche de précaution de la gestion des pêches est d’être prudent lorsque


les connaissances scientifiques sont incertaines, et ne pas utiliser l’absence des
données scientifiques adéquates comme une raison pour retarder l’action ou le
défaut de prendre des mesures pour éviter un dommage grave aux stocks de
poissons ou de leur écosystème.

Une approche de précaution est donc un ensemble de mesures et d’actions


concertées, y compris les futurs cours de l’action, qui assure une vision prudente
et réduit ou évite les risques pour la ressource, l’environnement et les personnes,
dans la meilleure mesure du possible, en tenant compte des incertitudes
existantes et les conséquences potentielles de se tromper (FAO, 1996). Les
directives techniques de la FAO sur l’approche de précaution à la gestion des
pêches comprennent des mesures de précaution pour quatre situations typiques:
i) les pêches nouvelles ou en développement, ii) les pêches surexploitées, iii) les
pêches entièrement utilisées, et iv) la pêche traditionnelle ou artisanale (FAO,
1996) (Encadré 1). Certaines d’entre elles s’appliquent à tous les types de pêches,
tandis que d’autres ne seront utiles que dans des situations particulières telles que
les pêches surexploitées. Les mesures qui pourraient être incluses dans les plans de
pêches compréhensifs et peuvent également être utilisées dans le plan intérimaire
pour des mesures de précaution immédiate jusqu’à ce que des différents plans de
gestion sont évalués et approuvés pour remplacer l’action intérimaire.

Encadré 1
Mesures d’approche de précaution

Les pêches nouvelles ou en développement


• Toujours contrôler l’accès à la pêche tôt, avant que les problèmes
n’apparaissent. Une pêche en accès libre n’est pas de précaution.
Immédiatement mettre une orientation conservatrice (ou un niveau
par défaut) à la fois sur la capacité de pêche et le taux de la mortalité
totale par pêche. Cela pourrait se faire en limitant l’effort ou le total
autorisé des captures.
• Intégrer une certaine souplesse de sorte qu’il est possible d’éliminer
les navires de la flottille, si cela devient nécessaire. Pour éviter de
nouveaux investissements dans la capacité de pêche, accorder
temporairement une licence aux navires d’une autre pêche.
• Pour limiter les risques pour la ressource et l’environnement, utiliser
des fermetures de zones. Les fermetures fournissent des refuges
72

Encadré 1 (Suite)
pour les stocks de poissons, protège l’habitat et fournissent des zones de
comparaison avec les zones de pêche.
• Établir des précautions, des points de référence biologiques préliminaires
(e.g. la biomasse du stock reproducteur moins de 50 pour cent de la
biomasse initiale) dans la phase de planification.
– Encourager la pêche d’une manière responsable afin d’assurer la
persistance à long terme d’un stock de capital productif ou d’autres
parties de l’écosystème.
– Encourager le développement des pêches qui sont économiquement
viables sans subventions à long terme.
– Établir une collecte de données et de rapports pour les pêches
nouvelles au début de leur développement.
– Immédiatement commencer un programme de recherche sur le stock et
la pêche, incluant la réponse de chaque navire à la réglementation.
– Profiter de toutes les occasions pour mettre en place des situations
expérimentales pour générer des informations sur les ressources.

Les pêches surexploitées


• Limiter l’accès à la pêche immédiatement et mettre une orientation
sur une nouvelle augmentation de la capacité de pêche et le taux de
mortalité par pêche.
• Mettre en place un plan de redressement qui va reconstruire le stock sur
une période de temps spécifique avec une certitude raisonnable.
• Réduire les taux de mortalité par pêche assez longtemps pour permettre
la reconstitution du stock reproducteur.
• Quand il ya une année de bonne classe, donner la priorité à utiliser les
recrues pour reconstituer le stock plutôt que d’augmenter la récolte
autorisée.
• Réduire la capacité de pêche pour éviter la récurrence de la
surexploitation.
• Alternativement, permettre aux navires de passer d’une pêche
surexploitée à une autre pêche, autant que la pression de ce redéploiement
ne compromet pas la pêche à laquelle les navires se déplacent.
• Ne pas utiliser la reproduction artificielle comme un substitut aux
mesures de précaution énumérées ci-dessus.
• Dans le plan de gestion, établir des points de référence biologiques pour
définir la récupération, en utilisant des mesures de l’état des stocks,
telles que la biomasse du stock reproducteur, la répartition spatiale, la
structure d’âge, ou de recrutement.
73

Encadré 1 (Suite)
• Pour les espèces où il est possible, surveiller de près la productivité et la
surface totale de l’habitat nécessaire pour fournir un autre indicateur du
moment où l’action de gestion est nécessaire.

Les pêches entièrement utilisées


• S’assurer qu’il y ait des moyens efficaces de maintenir le taux de
mortalité par pêche et la capacité de pêche au niveau actuel.
• Il existe de nombreux “signes d’alerte précoce» qu’un stock devient
surexploité (e.g., la structure d’âge des reproducteurs se déplaçant
vers une proportion exceptionnellement élevée des jeunes poissons,
la diminution de distribution spatiale du stock ou la composition
des espèces dans les captures). Ces signes d’alerte précoce doivent
déclencher une action d’enquête selon des procédures préétablies tandis
que les actions de gestion provisoires sont prises, comme il est indiqué
ci-dessous.
• Lorsque les points de référence ou de la limite de précaution sont
approchés de près, des mesures pré-spécifiées doivent être prises
immédiatement afin de s’assurer qu’ils ne seront pas dépassées.
– If limit reference points are exceeded, recovery plans should be
implemented immediately to restore the stock. The recommendations
for overutilized stocks described above should then be
implemented.
– To prevent excessive reduction of the reproductive capacity of a
population, avoid harvesting immature fish unless there is strong
protection of the spawning stock.

Traditional or artisanal fisheries


• Keep some areas closed to fishing in order to limit risks to the resource
and the environment.
• Delegate some of the decision-making, especially area closures and
entry limitations, to local communities or cooperatives.
• Ensure that fishing pressure from other (e.g. industrial) segments of
the fishery does not deplete the resources to the point where severe
corrective action is needed.
• Investigate the factors that influence the behaviour of harvesters to
develop approaches that can control fishing intensity.

Source: FAO (1996).


75

ANNEX 4

Les initiatives visant à améliorer la gestion durable


des ressources des stocks de poisons

Les inquiétudes sur la durabilité des ressources des stocks de poissons


se sont concentrées initialement sur les pêches de capture destinées à la
consommation, mais cette attention est maintenant élargie à d’autres stocks
de poissons sauvages et d’aquaculture. Il y a plusieurs initiatives tout au long
de la chaîne d’approvisionnement, y compris::
• le développement de normes de certification de durabilité qui intégreront
les critères de durabilité de poisson de consommation et les poissons
fourrages des pêches;
• le développement des systèmes de business-to-business pour fournir une
assurance quant à la qualité de la farine et huile de poisson, y compris la
durabilité des stocks de poissons;
• l’émergence de politiques individuelles des détaillants, y compris
l’interdiction directe de la farine et de l’huile de certaines pêches; et
• un enthousiasme renouvelé entre les groupes de campagne à s’engager
sur l’enjeu (SFP, 2009).

Le développement des critères / indicateurs de durabilité


Toutes les normes de certification pour certifier une ressource de poissons
durable devraient être guidées par un ensemble de critères et des indicateurs
bien définis pour mesurer la durabilité du stock. Les critères ou les indicateurs
pour déterminer la durabilité des pêches spécifiques pour la farine de poisson
basés sur les variations des débarquements déclarés, la capacité de pêche de
biomasse du stock et l’effort, et sur l’existence et la mise en œuvre des régimes
adéquats de gestion des pêches (Yndestad et Stene, 2002; SEAFEEDS,
2003; Bjørndal et al., 2004) donnent peu ou aucune considération aux
implications plus larges des écosystèmes tels que les interactions trophiques,
la destruction des habitats potentiels et les avantages sociaux, économiques
et environnementaux et les risques (Parsons, 2005).

Le rôle des indicateurs et des points de référence est aussi une gestion
fondamentale pour une approche écosystémique des pêches (AEP) comme
c’est à la gestion conventionnelle de la pêche et de toute évaluation de la
durabilité de la pêche. La FAO a produit des directives techniques pour
développer des indicateurs pour le développement durable des pêches de
capture marines (FAO, 1999) qui décrivent le processus à suivre au niveau
national ou au niveau régional pour mettre en place un Système de Référence
pour le développement durable (SRDD) et des indicateurs. Les directives ont
76

été produites à l’appui de la mise en œuvre du Code de conduite pour une


pêche responsable (CCPR, en particulier l’Article 7 (Gestion des pêches) mais
également les Articles 6 (Principes généraux), 8 (Opérations de pêche), 10
(Intégration des pêches dans la gestion des zones côtières ), 11 (Pratiques post-
capture et le commerce) et 12 (Recherche), et couvrent toutes les dimensions
de la durabilité (écologiques, économiques, sociales et institutionnelles), ainsi
que les principaux aspects de l’environnement socio-économique dans lequel
opèrent les pêches (Tacon, 2009). Ces directives sont destinées principalement
aux décideurs et aux responsables des politiques des pêches de capture marines,
mais sont également utiles pour les entreprises de pêche et des associations
de pêche, des organisations non gouvernementales (ONG) ayant un intérêt
dans le développement durable des pêches et d’autres groupes concernés par
les ressources halieutiques. Elles sont complémentaires aux Directives sur la
gestion des pêches, mais elles fournissent une perspective plus large nécessaire
pour une approche sectorielle et holistique de la durabilité dans les pêches.

Les directives comprennent un cadre simple pour développement d’indicateurs


basé sur le cadre des indicateurs de la Commission du développement
durable (CDD) des Nations Unies et à différentes échelles relatives à la zone
géographique (Encadré 1).

Conseil d’Intendance des Mers (MSC


En Février 1996, le Fonds mondial pour la nature (WWF) et Unilever ont
formé un partenariat dans le but de créer des incitations économiques pour
la pêche durable grâce à la création d’un organisme indépendant, à but non
lucratif du Conseil d’intendance des mers (MSC). La mission du MSC (www.
msc.org/) est de protéger l’approvisionnement des fruits de mer du monde en
promouvant le meilleur choix environnemental, et il cherche à améliorer la
gestion responsable des ressources de la mer pour assurer la durabilité des
stocks halieutiques mondiaux et la santé de l’écosystème marin. Le MSC
loge et supervise un programme qui permet aux pêches se conformant à un
ensemble de critères prédéterminés pour une pêche durable d’être éligibles à
la certification par les organismes indépendants, les sociétés de certification
accrédités du MSC (Tacon, 2009). Dans le choix des critères de «la pêche
durable» le modèle générique le plus largement accepté est les principes et
les critères de «la pêche responsable» développés par le MSC (Huntington et
Hasan, 2009). Les principes et les critères du MSC, considèrent si une pêche
est durable selon une démonstration:
• du maintien et rétablissement des populations saines d’espèces ciblées;
• du maintien de l’intégrité des écosystèmes;
• du développement et de la maintenance des systèmes de gestion
efficaces des pêches, en tenant compte de tous les pertinents biologiques,
77

Encadré 1
Cadre d’élaboration des indicateurs

Scale
Dimension Globale Régionale Nationale Locale
Économique
Sociale
Écologique
Institutionnelle/
Gouvernance

Source: FAO (1999).

technologiques, économiques, sociaux, environnementaux et


commerciaux; et
• de la conformité avec les lois locales et nationales et les normes et
interprétations et accords internationaux (Huntington et Hasan, 2009).

Les produits des pêches certifiés selon les normes du MSC sont autorisés à
porter un logo sur sac, en offrant aux consommateurs la possibilité de choisir
des produits de la mer qui proviennent des sources gérées de manière durable
(Tacon, 2009).

Huntington (2004) a pris les critères de base du MSC et les a adaptés


spécifiquement aux pêches des poissons fourrages, en les appliquant aux
cinq pêches principales qui fournissent la majorité de la farine de poisson
destinée à l’industrie de la pisciculture en Écosse (Royaume-Uni). Pour
chaque indicateur, il y a trois «repères de notation» qui aident les évaluateurs
à déterminer le score sur 100. Par exemple, il existe des repères pour ce qui
passe à 60, 80 et le score idéal de 100.

Huntington et Hasan (2009) ont souligné les avantages et les limites suivants
de l’approche du MSC:
• Il réagit bien à la pêche et les enjeux de l’écosystème. Néanmoins, il
ne fournit pas une évaluation spécifique des éléments économiques ou
sociaux.
• Il fournit une approche vigoureuse quantitative pour évaluer les éléments
principaux qui assurent que la pêche soit durable.
78

• Il n’est pas clair s’il peut être appliqué avec succès à la pêche des poissons
fourrages, dont leurs principales espèces constituent une proie fourragère
importante, contrairement à la plupart des grands prédateurs qui ont fait
l’objet de nombreux schémas de certification de pêches jusqu’à présent.
• Il envisage les conséquences de l’enlèvement des espèces ciblées sur
la structure des écosystèmes et de la fonction, mais il a été difficile de
déterminer et de quantifier les effets dans la pratique.

Les membres de la chaîne d’approvisionnement de l’aquaculture ayant


un intérêt à définir des normes de durabilité pour les aliments ont été
enthousiasmés par le potentiel d’approvisionnement et de la farine et l’huile
de poisson provenant des pêches certifiées du MSC, mais, jusqu’à récemment,
il y a eu peu de pêches de poissons fourrages qui ont tenté la certification ou
étaient au niveau des normes requises (SFP, 2009). Actuellement, les seules
pêche certifiées du MSC utilisées pour la farine et l’huile de poisson sont
le hareng de la Mer du Nord (388 000 tonnes en 2007 à 2,4 pour cent du
total des captures mondiales destinées à la farine et l’huile de poisson) et
le frai printanier du hareng de Norvège (1 267 000 tonnes en 2007 – 7,8
pour cent du total des captures mondiales destinées à la farine et l’huile de
poisson). Par conséquent, seulement un peu plus de 10 pour cent du total des
captures utilisées pour la farine et l’huile de poisson est certifié par MSC. Il
est peu probable que de très grands volumes de farines et d’huile de poisson
provenant des pêches certifiées par MSC seront disponibles à court terme,
mais il y a des causes à plus long terme d’optimisme.

Avec une croissance de l’intérêt pour assurer la durabilité de l’aquaculture


tout au long de la chaîne de production, la certification des stocks de
poissons fourrages est devenu une priorité urgente - en effet cela est devenu
une priorité avec le MSC, qui a lancé un partenariat avec l’Association
des Sols à développer des sources certifiées durables de la farine et de
l’huile de poisson pour l’alimentation des poissons d’élevage organiques
(Fishupdate.com, Avril 2006). Le Danemark a les plus grandes pêches de
farine et d’huile de poisson dans l’Union européenne et a promis d’avoir
toutes les pêches certifiées par MSC avant la fin de 2012, et il a été annoncé
que la pêche à l’anchois du Pérou géant (5,8 millions de tonnes en 2007 à
35,6 pour cent de la totale des captures mondiales destinées à la farine et
l’huile de poisson) va entrer en phase de pré-évaluation de certification par
MSC (SFP, 2009). Étant donné la nature exigeante de la norme, il y aura un
certain temps avant que la pêche devienne certifiée, mais si la certification
se passe enfin, elle assurera de très grands volumes de farine de poisson
durable et l’huile de poisson sera disponible.
79

Organisation internationale de la farine et de l’huile de poisson (IFFO)


IFFO est l’organisation internationale, à but non lucratif qui représente les
producteurs de la farine et d’huile de poisson et métiers connexes à travers le
monde. L’IFFO compte près de 200 membres dans environ 40 pays et représente
près des deux tiers de la production mondiale, de plus environ 80 pour cent des
exportations de la farine et l’huile de poisson dans le monde entier (www.iffo.
net). En mai 2008, l’IFFO a annoncé qu’elle a produit un Code de pratique
responsable de la farine et d’huile de poisson. Le Code sera un système de
certification business to business qui assurera, entre autres choses, que les
produits compatible de la farine d’huile de poisson proviennent de la pêche qui
respectent les éléments clés du Code de conduite pour une pêche responsable
de la FAO et que toutes les lois nationales relatives à la pêche sont respectées.
La conformité sera établie par l’intermédiaire tierce partie de vérification
fondée sur une étude documentaire (SFP, 2009). Les pêches déjà certifiées par
le MSC seront automatiquement considérées comme compatibles en termes de
durabilité. La création de ce code a été guidée par un comité technique consultatif
qui comprend un éventail de parties prenantes telles que les producteurs de la
farine et d’huile de poisson, les commerçants, les transformateurs, les fabricants
d’aliments, les détaillants et les ONG environnementales. Des informations sur
l’état opérationnel de ce code n’est pas encore disponible.

L’initiative du Réseau d’information pour la farine de poisson (FIN)


Le Réseau d’information pour la farine de poisson (FIN) est une source
d’information et une source de contacts pour la farine de poisson, sa chaîne
d’approvisionnement et son rôle dans la nutrition des animaux d’élevage. Le
FIN a pour objectif de présenter de l’information basée sur des faits, preuves
indépendantes et avis d’experts respectés sur la farine de poisson et sur son
utilisation. Le FIN (www.fin.org.uk), est une initiative de l’Association pour
le commerce des grains et des semences (GAFTA), qui représente plus de
800 fournisseurs de la farine de poisson, d’autres ingrédients d’aliments pour
animaux, des grains, des légumes secs et du riz, dans plus de 80 pays. La
GAFTA a pour but de promouvoir le commerce international et de protéger
les intérêts de ses membres et a joué un rôle moteur depuis 1971, quand elle
a été établie à la suite d’une fusion entre London Corn Trade Association et
Cattle Food Trade Association.

Les activités clés du FIN sont:


• de fournir une source d’information et un point de contact pour l’industrie
dans son ensemble;
• de fournir des informations globales réelles relatives à la farine de
poisson, répondant aux préoccupations et soulignant les avantages de son
utilisation comme ingrédient des aliments;
80

• de surveiller et de communiquer efficacement les attitudes de l’industrie


de la farine et les effets de changements de spécifications qui pourraient
avoir sur son utilisation;
• de sauvegarder l’option des producteurs de bétail d’utiliser les farines de
poisson sous les consignes de sécurité et d’assurance de la qualité ou dans
les critères de production définis par les acheteurs individuels;
• de s’assurer que les décisions réglementaires prises sur les aliments au
Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) ne sont pas une discrimination
injuste ou sans justification contre la farine de poisson, et
• de fournir des conseils pratiques aux producteurs de bétail sur la farine de
poisson et de son utilisation comme ingrédient alimentaire.

Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM)


Le CIEM (www.ices.dk) est un organisme scientifique indépendant
conseillant des gouvernements de la Mer du Nord et le Nord-est de
l’Atlantique sur l’état et la gestion des stocks de poissons commerciaux.
Les informations recueillies par le CIEM sont développées en conseils
impartiale et non politique sur l’écosystème marin.

En Europe, la plupart des travaux sur les stocks du Nord se fait par le
CIEM, qui comprend un certain nombre de groupes de travail pertinents:
• Le Groupe de planification pour les enquêtes de hareng;
• Le Groupe de planification sur les enquêtes des écosystèmes pélagiques
du Nord-est de l’Atlantique;
• Le Groupe régional d’étude des écosystèmes de la Mer du Nord;
• Le Groupe d’étude sur les méthodes d’évaluation applicables à l’évaluation
des stocks des frais printaniers du hareng de Norvège et les stocks de
merlan bleu;
• Le Groupe d’étude sur l’échelle régionale d’écologie des petits pélagiques;
• Le Groupe d’étude sur l’estimation de la biomasse du stock des frais de la
sardine et de l’anchois;
• Le Groupe de travail sur les effets des activités de pêche sur
l’écosystème;
• Le Groupe de travail sur les pêches pélagiques du Nord et du merlan bleu; et
• Le Groupe de travail sur l’évaluation du maquereau, chinchard, la sardine
et l’anchois.

Ces groupes de travail transmettent des renseignements dans le processus de


prise de décision par l’intermédiaire Comité consultatif sur l’aménagement des
pêches (ACFM) du CIEM. L’ACFM se réunit deux fois par an (en été et fin
d’automne) pour préparer ses conseils, qui sont ensuite traduits en mesures de
gestion opératoires halieutique par les gouvernements nationaux et l’UE. La
81

gestion des pêches de l’UE en Méditerranée tend à se concentrer sur la pêche


côtière. En général, les limites ou les quotas de capture de l’UE ne sont pas
applicables dans la Méditerranée, à l’exception des limites sur le thon rouge
qui ont été introduites en réponse aux recommandations de la Commission
internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA).

Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM)


Le travail de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM)
a mis l’accent sur les stocks partagés ou chevauchants, en particulier ceux
impliquant des espèces démersales et des espèces des grands pélagiques. La
CGPM le Sous-comité sur l’évaluation des stocks (SCES) a récemment évalué
les stocks de 11 espèces de petits pélagiques, qui se traduira par le développement
des programmes de gestion de contrôle des pêches au chalut pélagique et au
senneur exploitant l’anchois Européen (Engraulis encrasicolus), la sardine
(Sardina pilchardus ) et le sprat (sprattus sprattus) (FAO, 2006a).

L’UE a produit une stratégie et un plan d’action pour améliorer les conseils
scientifiques et la recherche dans l’évaluation des stocks dans les eaux des États
côtiers non-UE. Ceci combine des actions pour: (i) améliorer la collecte des
données, la gestion et l’utilisation, (ii) augmenter le niveau de la recherche,
en particulier dans les considérations écosystémiques; (iii) renforcer le rôle
des organisations régionales des pêches (ORP), et (iv) fournir une plus grande
coopération avec les organisations Européennes de recherche et de conseil,
ainsi améliorer la capacité des administrations nationales des pêches pour
fonctionner dans un contexte régional.

Finalement, la pression pour une meilleure gestion des stocks de poissons


fourrages doit provenir à la fois de l’industrie de l’aquaculture et des
consommateurs. L’un des obstacles à la certification environnementale de
l’aquaculture en Europe a été la capacité d’être assuré de la durabilité de la
farine et des huiles de poisson dans les aliments composés. Comme mentionné
ci-dessus, cela est devenu un problème de plus en plus important, avec des
fabricants d’aliments à la recherche du FIN ou de l’assurance. Il y a eu
également de plus en plus de pression pour une certification indépendante grâce
à des programmes tels que la norme du MSC pour une pêche responsable.
83

ANNEXE 5

Les initiatives visant à développer des normes


de durabilité pour les aliments aquacoles

L’attention croissante sur les ressources halieutiques durables a également


été manifeste dans l’engagement autour les critères d’alimentation pour le
développement des normes de certification de l’aquaculture et l’activité
de campagne de l’organisation non gouvernementale (ONG) autour de la
gestion de certaines pêches qui fournissent la farine et l’huile de poisson.
Il y a eu également des initiatives individuelles de certains détaillants et
transformateurs pour établir et maintenir des normes de durabilité spécifiques
pour les aliments aquacoles.

Fonds Mondial pour la Nature (WWF), les Dialogues sur l’ aquaculture et le


Conseil d’intendance de l’ aquaculture
WWF, une ONG de conservation (www.wwf.org), joue un rôle important dans
le rapprochement de différentes parties prenantes tels que les scientifiques, les
aquaculteurs, les transformateurs, les détaillants, les fabricants des aliments et
les ONG environnementales pour développer un ensemble commun de critères
pour la certification de la culture durable de 12 espèces différentes (les crevettes,
les saumon, les ormeaux, les clams, les moules, les peignes, les huîtres, les
pangasius, les tilapias, les truites, les bourrugues à queue jaune [Seriola] et
les mafous). Le travail sur le tilapia, le pangasius, l’ormeau et les bivalves (les
moules, les clams, les peignes et les huîtres) a été achevé, alors que les normes
pour le saumon, la truite et les crevettes sont disponibles sous forme de projet.
Les travaux sur les Seriolas et les mafous viennent d’être lancés. Le WWF a
crée aussi l’Aquaculture Stewardship Council, qui devrait être opérationnel en
2011, et qui travaillera en collaboration avec des organismes tierce partie pour
certifier les fermes aquacoles contre les normes développées.

Alliance mondiale pour l’aquaculture


L’Alliance Mondiale pour l’Aquaculture (GAA), est une association
internationale sans but lucratif qui se consacre à l’avancement de
l’environnement et socialement responsable de l’aquaculture, possède un
ensemble de normes pour certification des élevages de crevettes et les écloseries
et les fermes de tilapia, poisson-chat, et les usines de transformation de fruits
de mer. Il y a une certaine prise de conscience des enjeux du développement
durable d’alimentation (e.g. dans la norme du tilapia il y a une exigence
que «les fermes doivent suivre avec précision les entrées alimentaires et de
minimiser l’utilisation des farines et d’huiles de poisson provenant de la pêche
sauvage» et il y a une intention que «les ingrédients à base de pêche provenant
84

de sources sauvages devraient provenir de pêches durables»). Pourtant, il


n’est pas clair comment la durabilité des sources de pêches serait mesurée.
La GAA a actuellement un projet de directives pour une meilleure pratique de
l’aquaculture concernant les équipements pour la production d’aliments qui
stipule: «Les équipements pour la production d’aliments ne doivent pas être
une source de la farine et de l’huile de poisson à partir des stocks de poissons
pour lesquels le Conseil international pour l’exploration de la mer (www.
ices.dk), Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) des Nations
Unies ou du Partenariat pour la pêche durable (SFP, www.sustainablefish.
org) ont rapporté une recommandation d’interdire la pêche, la récolte non
durable, des pêches fermées ou surexploitation, ou identifié comme un stock
dans un état critique. Les produits de la pêche illégale, non réglementés et
sous-déclarés sont également à éviter. Au lieu de cela, les producteurs des
aliments aquacoles devraient activement favoriser les huiles marines et
les protéines provenant des pêches qui sont classées par des tierces parties
réputées internationalement, telles que la FAO, le Conseil d’intendance des
mers ou SFP, comme pêchés d’une manière durable, pleinement exploités
ou sous-exploités. En outre, afin de renforcer l’approvisionnement durable,
les producteurs des aliments aquacoles devraient activement favoriser
l’approvisionnement des huiles et des protéines marins provenant des
fournisseurs certifiés par des programmes tels que l’attente la Certification
mondiale d’approvisionnement responsable définie par l’Organisation
internationale de la farine et de l’huile de poisson». La GAA élargit la gamme
des espèces pour lesquelles elle peut fournir des normes dans l’aquaculture.
Il y a actuellement un groupe de travail sur l’aquaculture du saumon, qui a
l’intention de produire une norme technique d’ici à 2010 (ce qui peut inclure
des critères de durabilité d’alimentation plus explicites).

Bonne pratique de fabrication des aliments aquacoles


Les directives techniques pour une bonne pratique de fabrication des aliments
aquacoles (FAO, 2001) ont été préparées par la FAO à l’appui de l’Article 9 du
CCPR sur développement de l’aquaculture, et en particulier à l’appui de l’Article
9.4.3 du CCPR sur la sélection et l’utilisation des aliments et des additifs.
L’objectif de ces directives est de favoriser le respect des bonnes pratiques de
fabrication (BPF) lors de la passation, la manutention, le stockage, le traitement
et la distribution des aliments aquacoles composés pour les animaux aquatiques
élevés. Des directives techniques sont fournies sous les aspects suivants de la
fabrication d’aliments:
• la localisation du site et la conception des installations de fabrication;
• la sélection et l’achat des matières premières, y compris le contrôle de
qualité des ingrédients;
• la réception des ingrédients;
85

• le stockage et la manipulation des ingrédients et des produits finis;


• Le traitement des ingrédients alimentaires;
• la formulation des aliments et leur fabrication;
• l’emballage et l’étiquetage;
• l’entreposage et l’expédition;
• les méthodes et les analyses d’échantillonnage;
• le retirement de la vente des produits défectueux ou mal étiquetés;
• la propreté de l’usine et la sécurité des travailleurs, l’entretien ménager;
• la maintenance des installations et des réparations;
• le personnel;
• la documentation.

Les BPF ont plusieurs directives avec un intérêt à la préservation de la


viabilité des stocks de poissons fourrages et l’utilisation durable des ressources
halieutiques dans les aliments aquacoles. L’énoncé de l’objectif des directives
précise que «assurer la qualité est une responsabilité directe de tous les
employés de l’équipement pour la production d’aliments, et chacun devra
être tenu responsable à suivre les procédures acceptées à mettre en œuvre des
bonnes pratiques de fabrication (BPF) pour la production d’aliments aquacoles
manufacturés». Cette responsabilité peut être étendue pour assurer l’achat de
la farine et de l’huile de poisson pour la fabrication d’aliments des fournisseurs
qui peuvent garantir que les produits sont préparés à partir des poissons
provenant des stocks de poissons fourrages certifiés pour la durabilité. Cela
ne peut être efficace qu’une fois de nombreux stocks de poissons fourrages
sont certifiés pour la durabilité. En outre, la déclaration d’intention souligne
que l’utilisation des poissons pour l’alimentation et/ou l’utilisation des matières
premières alternatives ne doivent pas compromettre la sécurité alimentaire et la
qualité des produits de l’aquaculture et que «les aliments aquacoles de qualité
ne peuvent être faite qu’à partir de l’utilisation des sources d’alimentation
de qualité des ingrédients, et non de l’utilisation des ingrédients inférieurs,
abîmés, ou qui sont autrement endommagés ou contaminés; la protection de
la santé humaine et animale est aussi des considérations primordiales dans la
production des aliments aquacoles de qualité rentables «.

Afin de garantir la sécurité alimentaire et la qualité des produits de l’aquaculture à


partir de l’utilisation des poissons pour l’alimentation et des matières premières
alternatives (à la fois d’origine animale et végétale) dans les aliments, l’article 6
(la sélection et l’achat des matières premières, y compris le contrôle de qualité
des ingrédients), Section 8 (le stockage et la manipulation des ingrédients et des
produits finis) et de l’article 13 (les méthodes et les analyses d’échantillonnage)
des directives incluent ce qui suit:
• La qualité d’alimentation commence par des ingrédients de qualité, et
86

c’est la responsabilité du fabricant de s’assurer que les ingrédients utilisés


dans les aliments sont sains et sécuritaires.
• A cette fin, l’acheteur du fabricant doit avoir un ensemble de normes
pour les ingrédients pour être achetés et seulement acheter des vendeurs
d’ingrédients réputés qui seront conformes aux normes d’achat de l’usine
(Sitasit, 1995; Pike et Hardy, 1997; Boonyaratpalin et Chittiwan, 1999 ).
• En plus les caractéristiques nutritionnelles et analytiques des aliments
pour animaux, les spécifications devraient inclure: les origines et les
sources; tous les détails de prétraitement, les risques ou les limitations, et
les informations diverses, y compris la teneur en humidité et d’éventuels
non-contaminants dangereux (Tan, 1993; Kangleon, 1994; Polidori et
Renaud, 1995).
• Les mycotoxines trouvées dans les aliments pour animaux moisis
peuvent, même à de très faibles concentrations de quelques parties par
milliard, avoir des effets néfastes sur les espèces aquatiques d’élevage
(Li, Raverty et Robinson, 1994; Meronuck et Xie, 2000). Il y a plus de
100 mycotoxines différentes, et leur impact sur les espèces d’aquaculture
n’est pas encore bien compris (Trigo-Stocki, 1994; Lovell, 2000).
• La garantie du fournisseur devrait être incluse dans l’ordre d’achat,
montrant la pertinence d’un ingrédient pour l’alimentation animale
et que l’ingrédient n’est pas falsifié et qu’il est en conformité avec les
réglementations gouvernementales (UKASTA, 1998, 2000, 2001).
• Les ingrédients d’aliments qui sont secs avant le traitement doivent être
maintenus au sec et au frais et utilisés sur une base premier entré, premier
sorti. En règle générale, le pourcentage d’humidité doit être inférieur à
13 pour cent, en particulier dans les zones humides et/ou tropicales (Parr,
1988; Cruz, 1996).
• Bien que le traitement peut diluer ou tuer les concentrations de moisissures
et les insectes, garder le matériel et le stockage loin de la poussière et
l’accumulation d’aliments anciennes va éviter ou au moins réduire le
risque de contamination de l’aliment fini.
• l’échantillonnage des matières premières et des produits finis de
l’aquaculture de l’équipement pour la production d’aliments doit être
effectué régulièrement afin d’être certain que les matières premières entrant
dans l’alimentation et l’aliment fini répondent aux spécifications de la
formule (Bates, Akiyama et Lee, 1995) et ne contiennent aucun défaut qui
pourrait nuire à la récolte de l’agriculteur ou le consommateur humain.

Les faits et les recommandations suivants dans la section 6 (La sélection


et l’achat des matières premières, y compris le contrôle de qualité des
ingrédients) des directives visent à réduire les impacts sur l’environnement
liés à l’utilisation des poissons contaminés et non traités ou les déchets de
87

transformation des poissons dans les aliments:


• Des faibles concentrations de pesticides ou de résidus vétérinaires
peuvent avoir des conséquences graves, non seulement sur la production
de diverses espèces aquacoles, mais l’accumulation de ces résidus peut
rendre les espèces aquatiques invendables si les niveaux d’action dans
les réglementations locales sont dépassés (Spencer-Garrett, dos Santos et
Jahncke, 1997; Boyd et Massaut, 1999; WHO, 1999; Poh Sze, 2000).
• La réalimentation des ingrédients dérivés des produits non transformés
et/ou transformés (y compris les produits de l’aquaculture des poissons
d’élevage et les déchets de transformation des mollusques, la farine de
poisson, la farine de crevettes, les animaux morts, etc) doivent être évités
à tout prix afin d’éviter la possibilité de la propagation des maladies par
l’alimentation (Gill, 2000; UKASTA, 2001).
89

ANNEXE 6
Les initiatives prises par les détaillants, les transformateurs et les
fabricants d’aliments

En plus de la quantité importante des travaux entrepris par divers organismes de


certification, des associations commerciales et des agences environnementales
non gouvernementales, il y a aussi un certain nombre de politiques adoptées
par les détaillants, les transformateurs et les fabricants d’aliments (SFP,
2009). Plusieurs détaillants ont développé des normes d’alimentation pour
les produits d’aquaculture qu’ils vendent:
• Marks & Spencer et Sainsbury au Royaume-Uni exigent que les fabricants
d’aliments doivent prendre des mesures adéquates pour assurer que
toutes les matières premières qu’ils utilisent proviennent de «sources
durables, bien gérées» ou sont «de source responsable» et
• Whole Foods aux États-Unis d’Amérique exige que les aliments de
l’aquaculture des saumons ne puissent pas provenir des pêches déterminées
par des revues avec comité scientifique indépendante, comme étant pêchées
excessivement, surexploitées, épuisées ou en déclin.

En outre, certains des principaux fabricants d’aliments pour l’aquaculture (e.g.


Skretting, EWOS, BioMar) ont développé des politiques d’obtenir la farine et
l’huile de poisson provenant seulement des pêches qui sont réglementées et
surveillées comme étant durables et bien gérées.
LE
Ces directives techniques sur l’utilisation des poissons sauvages comme aliments 5. L’
aquacoles ont été développées en appui à l’Article 7 (Aménagement des pêcheries)
et à l’Article 9 (Développement de l’aquaculture) du Code de conduite pour une pêche CO
responsable de la FAO, et en particulier en appui des Articles 9.1.3, 9.1.4 et 9.4.3. Les
objectifs des directives sont de contribuer au développement de l’aquaculture et l’utilisation
durable des stocks des poissons fourrages. Les directives couvrent un certain nombre
d’enjeux pertinents sur l’utilisation des poissons sauvages dans les aliments aquacoles, y
compris les impacts sur les écosystèmes et l’environnement, les considérations éthiques
sur l’utilisation responsable du poisson pour l’aliment, le développement et les technologies
de l’aquaculture et les besoins des statistiques et d’informations pour la gestion du
développement de l’aquaculture. Des questions spécifiques liées à la gestion des ressources
de pêche qui peuvent être utilisées comme aliments sont brièvement considérées dans ces
directives, comme elles ont été traitées en détail dans des directives séparées de la FAO
concernant la gestion des pêches et qui, entre autre, s’appliquent également à la pêche
des poissons fourrages. Les principes directeurs de ces directives techniques ont été
développés et adoptés lors de l’Atelier des Experts de la FAO sur l’utilisation des poissons
sauvages et/ou d’autres espèces aquatiques comme aliments dans l’aquaculture et ses
implications sur la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté,
du 16 au18 Novembre 2007, à Kochi, en Inde.

ISBN 978-92-5-206715-3 ISSN 1020-5306

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