Chapitre 1
Formation d’image dans
l’approximation de Gauss
Sommaire
1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1 Système optique centré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.2 Image d’un point objet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.3 Stigmatisme et aplanétisme rigoureux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.1.4 Conditions de Gauss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Miroirs sphériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.1 Description . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.2 Relation de conjugaison (au sommet) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2.3 Notion de foyers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.4 Formation d’image . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.5 Grandissement transversal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Lentilles sphériques minces . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.1 Description . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.2 Notion de foyers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3.3 Formation d’image . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.4 Grandissement transversal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.5 Relations de conjugaisons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.4 Instruments optiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.1 L’œil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.2 La loupe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.3 Lunette astronomique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Ce chapitre est consacré dans un premier temps à l’étude des systèmes optiques centrés simples
tels que le miroir sphérique et le la lentille mince, dans un but de montrer comment ces systèmes
permettent la formation des images dans le cadre de l’approximation de Gauss. Dans un second
temps, nous aurons une occasion pour traiter d’autres systèmes appelés instruments optiques.
1.1 Généralités
1.1.1 Système optique centré
Un système optique centré est un ensemble de milieux optiques séparés par des surfaces
(dioptres, miroirs) qui possèdent un axe de symétrie de révolution appelé axe optique (a.o.)
On distingue deux catégories des systèmes optiques :
— dioptrique : constitué uniquement par association des dioptres ;
— catadioptrique : constitué de dioptres et de miroirs.
Exemple 1. Objectif catadioptrique
1
2 CHAPITRE 1. FORMATION D’IMAGE DANS L’APPROXIMATION DE GAUSS
M R
M'
R' a.o.
T S
Figure 1.1 – À gauche, un objectif catadioptrique (en) 500 mm f/5.6. À droite, une coupe latérale.
Par la suite, tous les systèmes optiques seront considérés centrés.
1.1.2 Image d’un point objet
Si à tous les rayons incidents passant par A correspondent des rayons émergeant du système
optique (S) passant par A′ , on dit que A′ est l’image du point objet A par le système optique (S),
(S)
on note : A −→ A′
Σe Σs
A′
A
(S )
Figure 1.2 – Objet et image réels
Soit Σe la face d’entrée de la lumière dans le système (S) et Σs la face de sortie, on définit :
— l’espace objet réel situé en avant de Σe ;
— l’espace image réel situé en arrière de Σs .
Dans la figure ci-dessus 1.2 , l’objet A et l’image A′ sont réels. Focalisons maintenant un faisceau
sur un système optique de telle sorte que le point de convergence A se trouve dans ou derrière le
système.
Σe Σs
A A′
(S )
Figure 1.3 – Objet virtuel et image réelle
Dans ce cas, l’objet est virtuel et son image est réelle.
1.1.3 Stigmatisme et aplanétisme rigoureux
Stigmatisme
On a stigmatisme rigoureux pour le couple de points (A, A′ ) s’il existe une infinité de rayons
lumineux joignant A et A′ (l’image d’un objet ponctuel est ponctuelle).
Exemple 2. Miroir plan
1.2. MIROIRS SPHÉRIQUES 3
A A′
Figure 1.4 – Miroir plan
Le miroir plan est rigoureusement stigmatique, elle donne à tout objet ponctuel un point image.
aplanétisme
Un système optique est aplanétique s’il donne de tout objet lumineux situé dans un plan
perpendiculaire à l’axe optique une image plane également perpendiculaire à l’axe optique.
Exemple 3. Miroir plan encore !
B B′
A A′
Figure 1.5 – Miroir plan
1.1.4 Conditions de Gauss
La simulation (cf. Fig 1.6.a) du trajet des rayons provenant d’un point A situé sur l’axe optique
montre que les rayons réfléchis ne se coupent pas en un seul point : il n’y a pas stigmatisme
rigoureux ! En revanche, si l’on se limite, en introduisant un diaphragme, aux rayons proches de
l’axe optique et de faible inclinaison par rapport à celui-ci (ces rayons sont dit paraxiaux cf. Fig
1.6.b), les rayons se coupent quasiment tous en un même point image : il y a stigmatisme approché.
Cela constitue l’approximation de Gauss.
A A′ A
Diaphragme
(a) (b)
Figure 1.6 – Simulation pour miroir sphérique concave
Dans les conditions de Gauss, les rayons lumineux sont peu inclinés et peu écartés par rapport
à l’axe optique (rayons paraxiaux). Dans ces conditions, on admettra que les systèmes optiques
centrés sont stigmatique et aplanétique de façon approchée.
1.2 Miroirs sphériques
1.2.1 Description
Un miroir sphérique est une surface réfléchissante de centre C, de sommet S et du rayon R. On
distingue deux types de miroirs sphériques :
4 CHAPITRE 1. FORMATION D’IMAGE DANS L’APPROXIMATION DE GAUSS
— le miroir concave est un miroir sphérique tel que SC < 0, il est convergent (Fig 1.7.a),
— le miroir convexe est un miroir sphérique tel que SC > 0, il est divergent (Fig 1.7.b).
x′ C R S x x′ S R C x
(a) (b)
Figure 1.7 – Miroirs concave et convexe
1.2.2 Relation de conjugaison (au sommet)
Considérons un objet A situé sur l’axe optique d’un miroir sphérique.
I
i i α′
α ω α′
x′ A C A′ H S x
Figure 1.8 –
On se propose de chercher la position de l’image A′ dans le cadre des conditions de Gauss.
Pour cela on considère les deux triangles AIC et A′ IC, la somme des angles est égale π (rad) :
α+i+π−ω =π
ω + i + π − α′ = π
on en déduit que :
α + α′ = 2ω
en plus, les angles α, α′ et ω peuvent être exprimés dans le cadre des rayons paraxiaux comme
suit :
HI HI
α≈ ≈
AH AS
HI HI
α′ ≈ ′ ≈ ′
AH AS
HI HI
ω≈ ≈
AH AS
On obtient donc, après simplification, la relation suivante :
1 1 2
′
+ = (1.1)
SA SA SC
Cette formule de conjugaison avec origine au sommet S permet de relier la position objet A avec
la position de l’image A′ .
1.2. MIROIRS SPHÉRIQUES 5
1.2.3 Notion de foyers
Deux points jouent un rôle particulier dans tout système optique centré : le foyer objet F et
image F ′ .
Foyer image F’ :
Le foyer image F ′ est l’image d’un objet ponctuel A situé à l’infini sur l’axe optique.
M
A∞ (∈ a.o.) −→ F ′
On définit la distance focale image f ′ comme étant la mesure algébrique SF ′ . Cette valeur est
obtenu à l’aide de la formule de conjugaison 1.1 :
SC
f ′ = SF ′ = (1.2)
2
Foyer objet F :
un point A′ à l’infini sur l’axe est l’image du foyer objet F .
M
F −→ A′∞ (∈ a.o.)
On définit la distance focale objet f comme étant la mesure algébrique SF . on trouve que :
SC
f = f ′ = SF = (1.3)
2
On conclu, dans le cas des miroirs sphériques, que les deux foyers sont confondus :
F ≡ F′
1.2.4 Formation d’image
Pour des raisons de lisibilité, nous schématisons les miroirs sphérique comme suit :
C F S x S F C x
Figure 1.9 – Schématisation des miroirs concave et convexe
Pour trouver l’image d’un point il faut choisir des rayons dont on connait le comportement (cf
Fig 1.10).
— un rayon horizontal arrivant sur un miroir sphérique convergera en F ′ s’il est concave et
divergera en semblant provenir de F ′ si le miroir est convexe.
— un rayon arrivant sur un miroir sphérique en passant par F ′ s’il est concave ou semble passer
par F ′ si le miroir est convexe est réfléchi parallèlement à l’axe optique.
— un rayon passant par C (cas concave) ou dont le prolongement passe par C (cas convexe)
rebrousse chemin.
— un rayon arrivant en S est réfléchi de façon symétrique par rapport à l’axe optique.
6 CHAPITRE 1. FORMATION D’IMAGE DANS L’APPROXIMATION DE GAUSS
I
B
A A’ S x
C F
B’ J
Figure 1.10 – Formation d’image dans le cas d’un miroir concave
1.2.5 Grandissement transversal
La taille d’un segment objet AB n’a pas forcement la même taille que le segment image A′ B ′ .
Pour évaluer cela, on introduit le grandissement transversal γt défini par :
A′ B ′
γt = (1.4)
AB
— si |γt | > 1 l’image est agrandie sinon on dit qu’elle est rétrécie ;
— si γt > 0 l’image est droite sinon on dit qu’elle est renversée.
La figure 1.10 permet d’écrire, à l’aide des formules de Thalès,
A′ B ′ SA′ CA′ F A′ FS
γt = =− = = = (1.5)
AB SA CA FS FA
Les formules du grandissement permettent d’obtenir deux relations de conjugaison supplémentaires,
1.6 pour origine au centre et 1.7 pour origine au foyer :
1 1 2
′
+ = (1.6)
CA CA CS
F A′ × F A = f 2 (1.7)
1.3 Lentilles sphériques minces
1.3.1 Description
Une lentille mince sphérique est l’association de deux dioptres sphériques de grands rayons de
courbure R1 et R2 par rapport à l’épaisseur e de la lentille.
R2 R1
n
C2 S1 S2 C1 x
Figure 1.11 – Lentille sphérique
1.3. LENTILLES SPHÉRIQUES MINCES 7
l’épaisseur e = S1 S2 doit être très faible devant :
e ≪ R1 , e ≪ R2 et e ≪ C1 C2
où c1 et C2 sont les centre des deux dioptres sphérique. Dans ces conditions, nous confondrons les
sommets S1 et S2 en un même point O, appelé centre optique de la lentille mince.
On distingue deux types de lentilles minces sphériques :
— lentilles convergentes (bord mince)
Figure 1.12 – Lentilles convergentes
— lentilles divergentes (bord épais)
Figure 1.13 – Lentilles divergentes
Dans la suite on va schématiser les lentilles minces par les symboles suivant :
Convergente Divergente
1.3.2 Notion de foyers
Foyer image
Par définition, l’image d’un point A à l’infini sur l’a.o. est le foyer image F ′ .
L
A∞ (∈ a.o.) −→ F ′
On définit également la distance focale image f ′ comme étant la mesure algébrique OF ′ .
f ′ = OF ′
Foyer objet
Par définition, un objet ponctuel placé au foyer objet F aura pour image un point A′ à l’infini
sur l’a.o.
L
F −→ A′∞ (∈ a.o.)
On définit également la distance focale objet f ′ comme étant la mesure algébrique OF ′ .
f = −f ′ = OF
Dans le cas d’une lentille convergente, le foyer image est réel (f ′ > 0) alors qu’il est virtuel
pour une lentille divergente (f ′ < 0).
8 CHAPITRE 1. FORMATION D’IMAGE DANS L’APPROXIMATION DE GAUSS
On caractérise les lentilles par leur vergence V définie par :
1
V =
f′
Usuellement, la vergence se mesure en dioptries (1 δ = 1 m−1 ).
1.3.3 Formation d’image
Rappelons les règles essentielles de constructions :
— un rayon passant par le centre optique O n’est pas dévié.
— un rayon horizontal à l’a.o. arrivant sur une lentille convergera en F ′ si elle est convergente
et divergera en semblant provenir de F ′ si la lentille est divergente ;
— un rayon passant ou se prolongeant en F ressortira horizontalement à l’a.o. ;
A’ x
A F O F’
B’
Figure 1.14 – Formation d’image pour une lentille convergente
1.3.4 Grandissement transversal
On considère par exemple la construction précédente 1.14, à l’aide des lois de Thalès on peut
exprimer le grandissement transversal comme suit :
A′ B ′ OA′ FO F ′ A′
γt = = = = ′ (1.8)
AB OA FA F O
1.3.5 Relations de conjugaisons
Formule de Newton
Les formules 1.8 du grandissement permettent d’obtenir la relation de conjugaison de Newton
dont les origines sont aux foyers :
F A.F ′ A′ = −f 2 (1.9)
Formule de Descartes
On peut réécrire la formule de conjugaison en se référant au centre optique O. Prenant la
relation 1.9, on peut écrire :
F O + OA . F ′ O + OA′ = −f 2
soit
OA + f ′ . OA′ − f ′ = −f ′2
on obtient donc après simplification la formule de conjugaison de Descartes d’une lentille mince :
1 1 1
′
− = (1.10)
OA OA OF ′
1.4. INSTRUMENTS OPTIQUES 9
1.4 Instruments optiques
1.4.1 L’œil
Description
L’œil humain est constitué d’un globe oculaire comportant les éléments suivants :
— l’iris qui joue le rôle d’un diaphragme D ;
— le cristallin, assimilable à une lentille convergente L ;
— la rétine qui joue le rôle du capteur de lumière E.
Muscles ciliaires
Figure 1.15 – Schéma de l’œil
Le modèle de l’œil réduit (Fig 1.16) permet d’étudier le comportement optique de l’œil avec du
matériel d’optique de laboratoire.
D L E
17 mm
Figure 1.16 – Modèle réduit de l’œil
Accommodation
L’œil ne voit l’image nette que si celle-ci se forme sur la rétine. Cette situation s’obtient par
changement de courbures du cristallin à l’aide des muscles ciliaires, on dit que l’œil accommode.
On distingue deux positions limites :
— Punctum remotum (PR) : point de l’axe optique que l’œil voit nettement sans accom-
modation (muscles relâches). Pour un œil emmétrope (normal) le PR est placé à l’infini.
D L E
x
A∞
F′
Figure 1.17 – Vision de loin
— Punctum proximum (PP) :point de l’axe optique que l’œil voit nettement en accommo-
dant le maximum. Pour un œil emmétrope, le PP est situé à une distance dm ≈ 25 cm.
10 CHAPITRE 1. FORMATION D’IMAGE DANS L’APPROXIMATION DE GAUSS
D L E
A ≡ PP
x
F′
Figure 1.18 – Vision de près
Pouvoir de résolution angulaire
Dans la rétine y a deux types de cellules : les bâtonnets et les cônes sensibles respectivement aux
faibles luminosités et aux couleurs, elles jouent le même rôle que les pixels d’un capteur d’appareil
photo, elles sont d’une taille caractéristique de 4 µm.
Figure 1.19 – Rétine
Lorsque deux points lumineux donnent lieu à deux images ponctuelles reçues par la même
cellule, ces deux images ne sont pas distinguées mais au contraire perçues comme un point unique.
On retiendra que le pouvoir de résolution angulaire est de :
ǫ ≈ 1′
pour que l’œil sépare deux points, il faut que le diamètre apparent α soit supérieur à ǫ.
B
α
A
Figure 1.20 – Diamètre apparent
1.4.2 La loupe
Description
La loupe est une lentille convergente de faible distance focale (∼ 2 cm), son intérêt est double,
elle permet :
— de ne pas faire fatiguer l’œil en plaçant l’image à l’infini (pas d’accommodation) ;
— d’augmenter l’angle sous lequel on voit l’objet.
Considérons un objet AB placé dans le plan focal objet d’une loupe L. L’œil voit l’image sous
l’angle α′ sans accommodation.
1.4. INSTRUMENTS OPTIQUES 11
′
B∞
L
B
′
A∞ A α′ x
F O
F’
Figure 1.21 – Construction d’image à travers une loupe
Grossissement
Le grossissement G de la loupe est défini par :
α′
G= (1.11)
α
où α le diamètre apparent, c’est l’angle sous lequel on voit l’objet AB placé en PP directement
(sans loupe).
On peut montrer aisément que le grossissement de la loupe s’écrit :
dm
G= (1.12)
f′
On aura donc intérêt à choisir une lentille de petite focale si l’on veut un fort grossissement.
Par exemple le grossissement d’une loupe de de distance focale f ′ = 5 cm est G = 5 (porte l’indice
5×)
Exemple 4. objectifs du microscope
Figure 1.22 – Objectifs de microscope optique
Latitude de mise au point
La latitude de mise au point est l’intervalle des positions d’objet tel que l’image est vue nette-
ment par l’œil, elle sera comprise alors entre PP et PR. La profondeur de ce champ notée ∆x peut
être calculée en raisonnant avec la construction suivante :
B’
F A O x
A’
∆x F’
dm
Figure 1.23 –
12 CHAPITRE 1. FORMATION D’IMAGE DANS L’APPROXIMATION DE GAUSS
En utilisant la formule de Newton 1.9 :
dm
∆x =
f2
1.4.3 Lunette astronomique
Description
La lunette astronomique permet d’observer les détails d’objets lointains, elle est constituée de
deux parties :
′
— l’objectif : une lentille convergente de grande focale fob qui forme une image de l’astre dans
son plan focal ;
′
— un oculaire : une lentille convergente de faible focale foc qui joue le rôle d’une loupe. L’ocu-
laire permet de grossir l’image que donne l’objectif.
Objectif oculaire
fob foc
B∞
A∞ α A1 α′
x
B1
Figure 1.24 –
Le système ne présente pas de foyer, on dit que la lunette est afocale, puisque l’image d’un
objet à l’infini est rejetée à l’infini.
Grossissement
On note α le diamètre apparent de l’astre, c’est-à-dire l’angle sous lequel est vu l’astre depuis
la Terre, on a :
α′ A1 B1 ′
fob ′
fob
G= = ′
× = ′
α foc A1 B1 foc
Le grossissement de la lunette vaut alors :
′
fob
G= ′
>1 (1.13)
foc
′ ′
On aura donc un fort grossissement si fob ≫ foc ce qui explique qu’une lunette puissante est
forcément encombrante.
′ ′
Par exemple pour la lunette BRESSER STELLAR 60/800 AZ, on a fob = 800 mm et foc =
4 mm d’où un grossissement G = 200.
Figure 1.25 – Lunette BRESSER STELLAR
1.4. INSTRUMENTS OPTIQUES 13