CMH
:
I. Définitions
II. Etiologies
III. Critères
diagnostiques
IV. Gradient
V. Alcoolisation
septale
VI. OG/pressions
VG
VII. DTI
VIII. Strain
IX. Evolution
X. Signes
évoquant
les
étiologies
XI. Recommandations
I. Définition
:
-‐
Cardiomyopathies
:
• Maladies
myocardiques
dans
laquelle
le
muscle
est
structurellement
et
fonctionnellement
anormal
sans
maladie
causale
:
coronaire,
valvulaire,
congénitale
ou
HTA.
• Regroupés
en
formes
morphologiques
spécifiques
et
en
phénotypes
fonctionnels
et
chaque
phénotype
est
classé
en
forme
familiale
et
non
familiale.
• Plusieurs
types
:
+
CMH
sarcomérique
40-‐60%
+
Aucune
étiologie
25-‐50%
+
Autres
causes
5
–
10%
-‐ CMH
sarcomérique
:
+
mutation
génétique,
atteinte
plus
précoce
+
prévalence
de
CMH
ou
de
mort
subite
dans
la
famille
+
HVG
plus
importante
+
Dysfonction
de
la
microcirculation
+
CPK,
troponine
,
enzymes
hépatiques
:
normaux
+
Mauvais
pronostic
-‐ ECG
:
• Anormal
dans
75-‐95%
• HVG
• Ondes
T
négatives
• Déviation
axiale
gauche
• Ondes
Q
• FA
• Syndrome
de
Wolff
Parkinson
White
• ESV
/
TV
II. Critères
diagnostiques
:
1. ETT
:
-‐ Adulte
sans
ATCD
familiaux
de
CMH
:
épaisseur
>
15
mm
en
télé
diastole,
un
ou
plusieurs
segments
du
muscle
cardiaque
qui
est
atteint,
épaisseur
extrême
>
35
mm.
-‐ Chez
les
apparentés
:
valeur
seuil
à
13
mm
en
télé
diastole.
-‐ L’expression
de
la
CMH
est
variable.
-‐ Dg
ETT
Formes
sporadiques
:
• Examen
systématique
• Critère
majeur
:
épaisseur
>
15
mm
• Données
associées
:
+
DDVG
<
45
mm
+
type
d’hypertrophie
(symétrique
SIV
/
PPL<
1,3
,
asymétrique
SIV/PPL
>
1,3)
+
Dysfonction
diastolique
+
Gradient
>
30
mmhg
-‐ Dg
ETT
Formes
familiale
>
18
ans
:
• Enquête
familiale
• Epaisseur
>
13
mm
• Données
associées
:
+
type
d’hypertrophie
(symétrique
SIV
/
PPL<
1,3
,
asymétrique
SIV/PPL
>
1,3)
+
Gradient
>
30
mmhg
-‐ Dg
ETT
enfant
<
18
ans
• Nomogramme
d’Henry
• Présence
d’un
SAM
• Ouverture
méso
systolique
de
la
valve
aortique
• Gradient
>
30
mmhg
• E/A
<1
-‐ Hypertrophie
septale
:
mode
TM
ou
2D
• Rapport
septum
/
paroi
post
latérale
>
1,3
• Siège
exact
de
l’HVG
• Calcul
de
l’indice
de
Maron
-‐ Classification
de
l’hypertrophie
:
(PSPA)
• Type
1
:
portion
basale
du
SIV
(2%)
• Type
2
:
tout
le
SIV
et
uniquement
(25%)
• Type
3
:
SIV
+
paroi
latérale
(66%)
retrouvé
dans
la
CMH
sarcomérique
.
• Type
4
:
Hypertrophie
autres
(CMH
apicale)
7%
-‐ Indice
de
Maron
:
PSPA
• 4
épaisseurs
à
mesurer
à
appréhender
l’hypertrophie,
localisation
,
étendue
et
suivie
des
patients
• Indice
à
tendance
à
diminuer
avec
l’âge
• Hypertrophie
majeur
chez
le
sujet
jeune
-‐ CMH
apicale
:
• 15%
des
CMH
au
Japon,
1
à
10%
des
CMH
en
occidents
(7%
en
France
• ECG:
Ondes
T
géantes
négatives
profondes
dans
les
dérivations
précordiales
,
source
d’erreur
(syndrome
de
l’IVA).
• Tableau
de
douleur
thoracique
• ETT
:
ne
permet
pas
de
voir
l’hypertrophie
apicale,
dg
difficile.
• Coronarographie
:
coronaires
saines
• Ventriculographie
:
aspect
évocateur
d’une
CMH
apicale.
• Epaisseur
du
myocarde
atrial
>
15
mm
• Considérée
comme
une
forme
bénigne
de
CMH.
• Clinique
:
+
Découverte
fortuite
+
Enquête
génétique
familiale
+
Symptômes
:
Douleur
thoracique
+
Souffle
systolique
/
IM
2. IRM
:
-‐
Gadolinium
à
recherche
de
fibrose
myocardique
(rehaussement
tardif)
-‐
2
intérêts
*
morphologique
à
Dg
:
atteinte
asymétrique
,
CMH
apicale
,
localisé
au
niveau
du
VG
en
mi
paroi,
VD
,
atteinte
bi
ventriculaire
,
CMH
vieillissante
qui
vont
se
dilater
(tableau
d’IC)
,
forme
restrictive
*
pronostic
:
injection
de
gadolinium
,
rehaussement
tardif
à
fibrose
myocardique
3. CMH
du
sujet
âgé
:
-‐ Age
moyen
69
ans
-‐ Femme
80%,
HTA
30
%
-‐ Peu
de
symptômes
jusqu’à
70
ans
-‐ Petite
cavité
VG
et
hypertrophie
septale
moyenne
(max
observée
<
22mm)
-‐ Calcification
de
l’anneau
mitrale
de
sa
portion
inférieure
(progressive
après
55
ans)
-‐ Obstacle
sous
aortique
sévère
contrastant
avec
l’hypertrophie
-‐ SAM
différent
de
celui
du
sujet
jeune
:
• Soulèvement
de
la
valve
peu
important
• Excursion
postérieure
marquée
du
SIV
-‐ Déformation
progressive
de
géométrie
VG
à
obstacle
progressif
4. CMH
de
l’enfant
:
-‐ Formes
idiopathiques
dans
la
majorité
des
cas
-‐ Malformations
-‐ Trouble
du
métabolisme
-‐ Désordres
neuro
musculaires
-‐ Chez
l’enfant
à
CMH
sarcomérique
5. CMH
et
atteinte
VD
:
-‐ HVD
dans
certaines
HVG
(RA,
HTA,
CMH)
-‐ L’HVD
est
symétrique
alors
que
l’HVG
est
asymétrique
-‐ Pas
de
lien
entre
:
• L’obstacle
à
l’éjection
du
VD
et
HVD
• Avec
la
dysfonction
diastolique
• Avec
HTP
-‐
il
existe
une
corrélation
entre
HVD
et
HVG
III. Diagnostic
d’un
gradient
:
-‐ Doppler
continu,
apicale
5
cavités
-‐ Mesurer
le
gradient
maximal
+++
-‐ Recherche
d’un
SAM
-‐ Gradient
éminemment
variable
:
une
seule
mesure
n’est
pas
suffisante,
à
répéter.
-‐ Rappel
CMH/
hémodynamique
:
• FEVG
supranormale
• Elévation
de
la
PTDVG
• Petit
VG
déformé
en
systole
• Obstacle
à
l’éjection
:
o Gradient
intra
ventriculaire
spontané
ou
provoqué
VG
o IM
associée
majorée
par
le
SAM.
o Effet
Brockenbrough
:
augmentation
de
l’inotropisme
+++
(facteur
d’aggravation
du
gradient),
diminution
des
résistances
à
l’éjection,
dépasse
le
remplissage
pendant
la
diastole
(facteur
de
diminution
du
gradient).
o On
peut
observer
un
SAM
o Une
fermeture
méso
systolique
des
sigmoïdes
(TM
en
PSGA)
o On
observe
un
gradient
intra
VG
en
Doppler
continu,
il
est
variable
et
influencé
par
l’effort,
les
conditions
de
charge
et
il
peut
être
lié
aux
symptômes.
-‐ La
fuite
mitrale
se
majore
quand
le
gradient
intra
VG
>
50
mmhg
-‐ Gradient
intra
VG
:
• Au
repos,
2/3
n’ont
pas
de
gradient
• Gradient
varie
avec
l’effort,
conditions
de
charge
et
il
est
corrélé
aux
symptômes.
• Echo
d’effort
+++
:
gradient
peut
s’élever
pic
de
l’effort,
récupération
active
+++
(effort
modéré)
• Gradient
significatif
>
30
mmHg
(pic).
• 3
types
de
patients
:
-‐ Le
gradient
a
une
valeur
pronostique.
IV. Alcoolisation
septale
:
-‐ Repérer
une
première
septale
en
coronarographie
-‐ Injecter
de
l’alcool
pure
à
créer
un
infarctus
à
diminuer
le
gradient
intra
VG
-‐ Indication
de
l’échographie
de
contraste
:
CMH
apicale
ou
échogeneicité
suboptimale
(rehaussement
des
cavités
cardiaques).
-‐ Indication
:
patient
symptomatique,
gardient
max>
50
mmhg
au
repos
ou
après
effort,
classe
III-‐IV
de
la
NYHA
malgré
un
traitement
médical
.
(classe
Ia)
V. Oreillette
gauche,
remplissage
VG
:
-‐ OG
:
valeur
dg
et
pronostic
-‐ Dilatation
de
l’OG
en
cas
de
CMH
-‐ Fonction
atriale
altérée
dans
la
CMH
:
strain
atrial
longitudinal
-‐ Evaluation
de
la
dilatation
de
l’OG
:
• Volume
de
l’OG
• Calcul
à
partir
des
coupes
4
et
2
cavités
• Volume
indexé
de
l’OG
(valeur
seuil
à
34
ml/m2)
• Non
utilisable
pour
l’évaluation
pronostique
(diamètre
OG)
• Diamètre
de
l’OG
:
plus
intéressant,
valeur
pronostique.
-‐ Fonction
diastolique
de
l’OG
:
• Profil
mitral
E/A
• Flux
veineux
pulmonaire
• Onde
E’
• Chaque
variable
utilisée
seule
est
faiblement
corrélée
aux
pressions
de
remplissage
en
cas
de
CMH.
VI. Le
DTI
diagnostique
:
-‐ Diagnostique
précoce
+++
-‐ Screening
dans
les
familles
de
CMH
-‐ Diminution
de
l’onde
E’
chez
des
patients
ayant
une
atteinte
génétique
sans
apparition
d’HVG.
VII. Le
strain
:
-‐ Strain
longitudinal
++
-‐ Etude
de
la
déformation
myocardique
-‐ Codage
couleur
pour
chaque
segment,
codage
avec
des
valeurs
obtenues
-‐ Raccourcissement
en
systole
avec
des
valeurs
négatives.
-‐ A
réaliser
systématiquement
-‐ Chez
le
sportif
:
SL
normal
(valeur
conservé
qq
soit
le
segment
,
strain
rouge)
-‐ Couleur
bleu
:
dyskinésie
-‐ Classification
de
maron
et
déformation
myocardique
:
VIII. CMH
dilatée
:
-‐ CMH
vieillie
qui
arrive
au
stade
de
l’IC
-‐ Fréquence
/
an
de
la
dilatation
1,5%
des
patients
avec
CMH.
-‐ Mauvais
pronostic
-‐ Diagnostic
de
CMH
plus
difficile
à
faire
au
stade
dilatation
-‐ Amincissement
des
parois
-‐ Tableau
d’IC
IX. Suivi
:
-‐ Evaluation
clinique,
ECG
12
dérivations,
ETT
:
tous
les
12
à
24
mois
ou
si
apparition
des
symptômes.
-‐ Holter
ECG
de
48
h
:
• 12
à
24
mois
si
patient
stable
• 6
à
12
mois
si
patient
en
RRS
avec
une
OG
dilatée
>
45
mm
-‐ IRM
tous
les
5
ans
si
patients
stable
ou
tous
les
2
à
3
ans
si
la
maladie
évolue.
-‐ Test
d’effort
tous
les
2
à
3
ans
si
patient
stable.
-‐ Evaluation
dans
les
centres
de
référence
près
du
domicile
du
patient.
-‐ Etiologies
et
écho
:
• Une
HVG
concentrique
chez
l’enfant
plaide
pour
une
maladie
de
Pompe
voir
une
maladie
de
Danon.
• Une
HVG
concentrique
chez
l’adulte
plaide
pour
une
maladie
de
Fabry
ou
une
cardiopathie
infiltrative
de
type
amylose.
-‐ CMH
sarcomérique
:
atteinte
asymétrique
-‐ Maladie
de
pompe
:
maladie
de
surcharge
lysosomale
(glycogénose),
déficit
en
alpha
glucosidase
acide.
-‐ Maladie
de
fabry
:
transmise
par
le
chromosome
X,
maladie
lysosomale
lipidose
ou
activité
alpha
glucosidase
diminuée
ou
absente
,
symptômes
neurologiques
,
dermatologique,
rénaux
,
cochlée
vestibulaire
,
HVG
concentrique.
-‐ Ataxie
de
Friedreich
:
diminution
de
la
frataxine,
diminution
de
l’activité
mitochondriale,
trouble
de
la
coordination
des
mouvements
+
signes
neurologiques,
cardiomyopathie,
diabète
associée
,
transmission
autosomique
récessive
,
maladie
d’évolution
progressive
,
marche
impossible
au
bout
de
10
ans
à
20
ans
d’évolution.
CMH
concentrique
symétrique,
parfois
CMD.
-‐ Syndrome
de
Noonan
:
petite
taille,
dysmorphie
faciale
et
une
atteinte
cardio
vasculaire
(sténose
pulmonaire,
CMH)
-‐ Amylose
:
vaste
groupe
de
maladies,
dépôt
de
protéines
insoluble
(précurseur
sérique)
dans
les
cellules,
atteinte
d’organes
par
des
substances
amyloïdes
:
cœur,
rein,
foie,
peau
,
tube
digestif
,
SNC
…
CMH
hypertrophique
concentrique
,
gradient
entre
la
base
et
la
pointe
du
cœur
(strain
conservé
à
la
pointe
par
rapport
à
la
base).
-‐ Risque
de
mort
subite
:
• Risque
faible
<
4%
:
pas
d’indication
au
DIA
• RISQUE
>
6%
:
Indication
au
DAI
• Risque
4-‐6%
:
du
cas
par
cas
-‐ Autres
facteurs
:
-‐ Imagerie
rôle
important
: