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Proseminaire Veritatis Splendor L.

The concept of virtue in the catholic tradition. The value of human acts in the thought of John Paul II

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1.

La présentation générale de l’encyclique

Veritatis splendor (La splendeur de la vérité) est une encyclique du pape Jean-Paul II. Il
exprime la position de l'église catholique ainsi que son rôle au sujet des fondamentaux de la
morale. L'encyclique contient un enseignement complet et philosophique sur la morale
catholique qui vise à répondre aux grandes préoccupations morales du présent. Promulgué le
6 août 1993, Véritatis Splendor partage un lien remarquable avec le catéchisme de l’église
catholique sur le sujet de la morale ecclésial. Les deux, examinent les conceptions
anthropologiques qui mène à un rejet de la loi naturel et l'effacement des commandements de
Dieu. L’encyclique a aussi un lien avec certains textes du Concile Vatican II. Il se présente
comme un prolongement de Gaudium et Spes, qui propose une anthropologie fondamentale
dans une perspective Chrétien du rapport entre la liberté et la conscience morale. Il cite
également à des multiples reprises Dei Verbum, et Dignitatis Humanae.

Veritatis splendour est un document massif, très technique et très abstrait surtout dans son
deuxième chapitre. Le texte s’adresse en premier lieu aux évêques avec une insistance
particulière sur leurs responsabilités de pasteur en aspect morale de la doctrine. Il s’adresse
en deuxième lieux à tous les hommes de bonne volonté, en particulier aux théologiens
moralistes et aux experts en humanité.

L’encyclique est constituée en trois chapitres, une introduction et une conclusion et, adopte
un genre littéraire différent pour chacun de ses chapitres. Le premier chapitre est une
méditation prolongée sur la péricope évangélique du jeune homme riche et tente de fournit
une porte d'entrée appropriée dans le texte. Le second chapitre est une admonestation. Il
examine et oppose les théories moderne qui compromettent la juste compréhension de la
doctrine morale catholique. Le troisième chapitre est une exhortation à une collaboration des
théologiens moralistes et des évêques qui sont ses principaux destinataires. Il invite les
chrétiens à se ressourcer auprès du témoignage des Martyres et des saints.1

L’introduction

L’encyclique s’ouvre par une citation de la lettre aux Éphésiens (Ep 5, 8) et de la première
lettre de saint Pierre (1Pt 1, 22) dans le but de vouloir rappeler la vocation de l'homme ; de
devenir la lumière du monde dans le Christ et d’obéir à la vérité. L’homme, du fait de sa
chute originelle est exposer sans cesse à la tentation de détourner son regard du Dieu, vivant
et vrai, vers les idoles. Sa volonté est affaiblie et la vérité lui est devenu obscure. C’est alors
qu’il s'abandonne facilement à la suite des libertés illusoires en dehors de la vérité elle-même.

1 JOHN PAUL II, Lettre encyclique « Veritatis Splendor », Mame/Plon 1993, P. V-XIX.
1
D’après cet encyclique, Jésus Christ (le verbe incarné de Dieu), est la seule vérité face au
mystère de l'homme. Plus il s’approche de la personne de Jésus, plus il comprend mieux le
mystère de sa propre personne. L’encyclique traite profondément et amplement les questions
concernant les fondements mêmes de la théologie morale qui sont attaqués par certains
courants sociologiques et anthropologique et qui prétends avoir du soucie pour le bien de
l’homme. Il exprime la réaction du magistère face aux éléments du progrès social qui mets en
question les fondements de la morale chrétienne. Ce faisant, il propose des objections à ces
théories dans un climat proprement théologique, et socio-culturel.

Le devoir de l'église c'est de répondre adéquatement au défi de l'homme qui est à la


recherche du sens de vie. L'église doit scruter et proposer les signes du temps et les
interpréter à la lumière de l'évangile de telle sorte qu'elle puisse répondre d'une manière
adaptée à chaque génération. Les pasteurs et le magistère de l'église, effectue cette tâche en
collaboration et avec l’aide des théologiens moralistes.2

CHAPITRE I

« Maître, que dois-je faire de bon. ? » Mt19,16-21

La signification existentiel et morale de la question du jeune homme

Dans chaque action effectuée par l'être humain, il y a une aspiration de base, la plénitude du
sens pour sa vie, cette aspiration se traduit à l'aspiration du bien absolu et ce bien attire et
dirige l’humain vers son atteignement. L’aspiration au bien absolu est issue de Dieu qui est
l'origine et fin de la vie humaine. Donc, il pourrait se dire que la question du jeune homme
exprime son aspiration à dieu, il est à la recherche de Dieu. Mais le Christ, étant vrai Dieu et
vraie homme, est le seul à pouvoir combler pleinement cette aspiration de l’homme.

La question du jeune homme, est une question essentielle et inévitable pour la vie de toute
homme. Il y a un lien étroit entre le bien moral et la vie éternel. Et seul le Christ peut
véritablement répondre à la question du bien. Le jeune homme tout en pratiquant la loi
prescrite ne se sentait pas accomplir, c'est dans la personne du christ qu'il espère trouver une
satisfaction ainsi que le vrai sens de la loi.

Au sein cette interrogation, se trouve le cœur de la morale évangélique. Donc une bonne
compréhension de ce questionnement est préalable pour une bonne compréhension de la
morale évangélique ainsi que la richesse de la réponse de Jésus ; une réponse de nature
pédagogique, qui mène progressivement le jeune homme vers la vérité intégrale.

2 Ibid.
2
Le rapport entre Dieu et l’ordre morale : « Un seul est bon. » Mt 19, 17.

La question sur le bien moral en vue du salut, ne trouve sa réponse idéale que dans une
orientation d'esprit vers Dieu, le bien ultime qui seul peut répondre véritablement à la
question du bien ; en effet, s’interrogé sur le bien c'est se tourné vers Dieu et par
conséquence, est une démarche religieuse. Dieu qui est le bien, attire et engage l'homme à
venir vers lui, la source du bien. La question sur le bien morale en vue du salut, révèle la
volonté de Dieu, son désir d'être aimé et adoré. 1Cor 11,7, Ps, 138,6.

« Un seul est bon », fait appel à la première table des commandements. Dieu est l'unique
seigneur, l'unique saint qui exige une reconnaissance en tant que tel par la louange, et
l'obéissance humaine. Le peuple d'Israël se reconnaissaient comme peuple de Dieu ; un
peuple qui appartenait à Dieu par la pratique de ses commandements. Mais, Dieu qui est le
seul bien ne s’atteint pas seulement par l’observation de la loi, l'accomplissement parfaite
consiste à rendre à Dieu l’hommage qui lui est dû, et cela n’est pas possible par la seule force
de l’homme.

Dans le mystère de Dieu, se trouve le mystère de l’homme et de sa vocation morale ; ce qu'il


doit faire. (Ex 20,2-3). Dieu se révèle dans l'histoire d'Israël comme le seul bien, nécessaire,
seul modèle de l'agir moral, seul fidèle, et auteur de la loi ; ( Lv. 19,2, Ex19, 9-24, L 26,12).
L’agir morale est une réponse adéquate et réciproque au don gratuit de l'amour de Dieu (Dt.
6,4-7). C’est un témoignage d’amour et d’appartenance à Dieu. Saint. Léon le grand dire : «
Dieu est la charité et c'est de lui que nous provient la charité » 3. Dont, la charité de l'homme
envers Dieu est déjà une réponse, un témoignage à l'amour reçu de Dieu.

La loi divine en tant que condition nécessaire pour entrer dans la vie de Dieu : « Si tu
veux entrer dans la vie, observe les commandements. » Mt 19,17.

La loi de Dieu inscrit dans le cœur de l’homme ; la loi naturelle, est la lumière qui guide son
intelligence vers le bien et à la reconnaissance de son devoir et de ce qu'il doit éviter. Les dix
commandements donnés à Israël fut un prolongement et explicitation de la loi naturelle.
C’était établir l'alliance avec Israël par laquelle ce dernier devraient être le signe de la sainteté
de Dieu. « Si tu veux entrer………… », en précèdent « un seul est bon », montre le lien étroit
entre la vie éternelle et l'obéissance aux dix commandements. Ils indiquent le chemin de la
vie qui conduisent vers Dieu. Les commendements sont liés aux promesses de Dieu. Dans
l'ancien alliance, Dieu promettait la possession de la terre sainte, mais, dans la nouvelle
alliance Dieu promets le royaume des cieux ou la vie éternelle. Une participation à la vie
même de Dieu.
3 Ibid., p. 3-10.
3
Le « que doit je faire… », autrement dire ; lesquelles parmi les commandements doit je
observer, montre qu'il était pratiquant ou du moins qu'il connaissait les commendements. La
réponse de Jésus renvoie le jeûne homme au point central du décalogue, une approche
première qui l’oriente vers Dieu. La deuxième approche serait une orientation vers son
prochain ; l'amour du prochain. Cette orientation vers le prochain laisse une fenêtre sur la
perspective anthropologique de Jésus. L’homme est l’image de Dieu et digne d'être aimé.

Les deux orientations ; Dieu-homme, ne sont pas séparer l’un à l’autre. Lc 10,25-37. Ils sont
le sommaire de la loi, ils s'interpénètrent, Mt.22,40, et sont profondément unis entre eux.
Jésus en est le témoigne par excellent de leurs indivisibilités par sa vie et sa mort. Sa mort sur
la croix était le signe de son amour inséparable pour Dieu et pour humanité. Jn 13,1. L'amour
du prochain se concrétise dans les commandements et rends visible et possible l'amour de
Dieu. 1Jn 4,20.

Jésus Christ et la loi : « Si tu veux être parfait, Viens, suis-moi ». Mt 19,21.

En Jésus, la loi est une ouverture par laquelle l'homme chemine (moralement et
spirituellement) vers sa perfection dont le centre est l'amour Col 3,14. Le christ est la
récapitulation des promesses de la loi, des écritures, ainsi que de leurs accomplissements. Il
est le lien entre les deux alliances. La fin de la loi, Rm 10,4. Pour saint Ambroise,
« plénitude legis in Christo est »4 Le christ est le réalisateur de la loi ancienne qui était son
prototype.

Jésus Christ est l'accomplissement vivant de la loi en tant qu'il en réalise la signification authentique
par le don total de lui-même : il devient lui-même la loi vivante personnifié qui invite à sa suite, qui par
son esprit, donne la grâce de partager en son amour, et qui donne la force nécessaire pour en témoigner
par les choix et par les actes (cf. Jn13,34-35) 5.

La réponse que Jésus donne se comprends mieux en liaison avec son sermon sur la
montagne ; les béatitudes. Chaque béatitude promet selons une perspective particulière un
bien qui ouvre à la vie éternelle. Les béatitudes ne coïncident pas avec les commandements,
elles évoquent des attitudes et des disposition fondamentales de l'existence. (Cf. Mt5,20-48).
Comme les commendements signifiaient le Christ, les béatitudes dans leurs profondeurs
originelles sont une auto portraite du Christ.

La démarche de l'abandon de tout ce qu'on a en possession, et la suite du christ seigneur,


indique la dynamique de la croissance vers la liberté et la maturité et manifeste le lien
fondamental entre la loi et la liberté qui ne s'opposent pas mais s'appellent mutuellement. La

4 Ibid., 25-26
5 Ibid.
4
liberté instruit l'homme au service des autres qui accompli la loi divine si ça se fait dans une
liberté mûre. Dans l'observance de la loi, il y a qu'une liberté incomplète tandis que dans le
service de Dieu il y a une liberté totale. Ceci disait saint Augustin : « Celui qui vit selon la
chair est esclave, celui qui vit dans la charité et le service, est libre 6. »

La suite du christ constitue la perfection morale, elle consiste au renoncement total de soi et
de ses biens, le fait d'être son disciple, constitue le fondement essentiel et original de la
morale chrétienne7. C’est une adhérence à sa personne, une réponse de la foi fait à Dieu. La
vie entière de Jésus constitue la règle morale de la vie chrétienne et, être bon moralement,
c'est imiter parfaitement Jésus. Le mot « Comme », représente non seulement l'imitation mais
aussi la mesure de l'amour que le disciple doit montrer ; « nul n'a plus grand amour que celui-
ci. », Jn 13,1. Suivre Jésus, est une imitation intérieure, c'est de se conformer à lui ; se
configurer, s'assimiler, être animer par la grâce de L'esprit Saint. La configuration au Christ
commence dans le batême, croître et se nourrit par les sacrements.

Le rapport entre la loi ancienne et la loi nouvelle ; « Pour Dieu, tout est possible. » Mt
19,26.

L’encyclique met ses lignes en parallèle avec ceux de Mt 19, 3-10, ou Jésus parle du divorce.
Dans ces deux passages il y a un accent sur le fait que la configuration a la personne du christ
ne peut se faire par l'homme seul, sans l'aide de Dieu, par un don de Dieu qui le rend capable.
La vie dans l'esprit est la seule vie par laquelle il est possible d’obéir parfaitement les
commendements de Dieu et de les accomplir. La loi exige la justice, mais c'est par la foi, dans
le christ que l'homme est justifié.

La loi ancienne avait un rôle pédagogique, permettant à l'homme pécheur de prendre la


mesure de son impuissance et, l’ôtant de sa prétention d'autosuffisance. Elle l'ouvrait à la
supplication et à l'accueil de la vie dans l'esprit. 8 L’apport de l’évangile c’est l’amour et la vie
qui sont les fruits de la grâce qui guérit et transforme l'homme. Ils vont au-delà des forces
humaines et donc, ne sont pas envisagés sur forme de préceptes. Le commencement de
l’amour est une possibilité offerte par la grâce, le don de la grâce souscite une réponse
d’amour, une réponse libre qui ne diminue pas le devoir mais renforce l'exigence morale de
l'amour.9. « La loi nouvelle, est la grâce de l'esprit saint donné par la foi au christ »10. Les
commendements extérieurs, prédisposent à la grâce, la loi nouvelle ne dire pas seulement ce
qui doit se faire, elle donne la force de la faire, le moyen de le faire.
6 Ibid. p. 31.
7 Ibid., p. 13.
8 Ibid., p. 38-6.
9 Ibid., p. 40.
10Ibid.
5
Chapitre III

Le bien moral et la vie de l’eglise « Pour que ne soit pas réduite à néant la croix du
Christ. » 1 Co 1, 17.

Ce chapitre contient la perspective catholique aux débats évoqué par les théories morales
contemporaines sur le rapport entre la liberté humaine et la vérité et sur la loi de Dieu et la
liberté humaine. Selon la foi chrétienne c'est la vérité seul qui conduit l'humain à son vraie
bien. Le bien c'est de connaître la vérité et de la vivre. Cette position se confronte à la
situation sociale et culturelle actuelle, et souscrit le besoin d'éclairer davantage.

L’ordre morale et le lien entre la verité et la liberté « c'est pour que nous restions libres
que le christ nous a libérés. » Ga 5,1.

La vérité est nécessaire pour le salut de l'homme, pour sa propre connaissance ; son origine et
sa fin. Sans la vérité l'homme s’autodétruit progressivement. Par exemple le mépris de la vie
humaine conçu et non encore née, la violation des droits permanente et fondamentaux de la
personne, la contestation de la force salvifique de la vérité, la poursuite d’une liberté
déracinée de toute objectivité, et le manque de confiance en la sagesse de Dieu, qui guide
l'homme par la loi morale.11

Le christ crucifié révèle le sens authentique de la liberté, il la vit en plénitude par le don total
de lui-même. Il est donc la véritable réponse à la problématique du lien entre la liberté, la
vérité et le-bien. La liberté de l'homme est finie, faible, non absolue et non conditionnée, sa
liberté est créée, un don, qui se reçoit comme un germe à faire mûrir de manière responsable.
En la liberté, est fondée la notion de la dignité humaine, qui fait appel à la vocation de
l’homme d’entrer en amitié avec Dieu par la participation à la vie du christ. Le fondement de
la liberté c'est la vérité, et l’amour authentique du prochain.

La liberté à besoin d'être libérée et, l'expérience montre que la liberté n'est pas toujours libre.
Elle est parfois attirée par le mal, parfois incapable de réalisée son propre objective. La
liberté authentique c'est de reconnaître la vérité et de la choisir. Seule la vérité libère Jn 8, 32.
Jésus est la synthèse vivante de la liberté par son obéissance parfaite à la volonté de Dieu.

L'aspect morale de la foi : « Marcher dans la lumière. » Jn 1,7.

L'opposition entre la vérité et la foi, découle de la dichotomie entre la foi et la morale, un


résultat du sécularisme, qui rejette le rôle et la contribution de la foi dans la vie personnel et
sociale de l'homme. Dans une société déchristianisée, les choix des fidèles sont parfois
étrangers et même opposant à ceux de l'évangile. La tâche des chrétiens est de redécouvrir la
11 Ibid., p. 133.
6
valeur de la foi dans le jugement morale. De discerner des normes culturelles qui contrarient
et s’opposent à ceux de l'évangile. Ep 5, 8-11.15-16 ; 1Th 5, 4-8. La foi chrétienne est une
vérité à vivre et pas seulement un ensemble des prépositions à accueillir et à ratifier par
l'intelligence.

Elle doit être appliqué et mise en pratique pour être vraiment accueillir. La foi implique un acte de
confiance et d'abandon au christ elle nous permet de vivre comme il a vécu. Vivre pleinement l'amour
de Dieu et du prochain12

La foi exige un engagement cohérent de la vie. La vie morale fait de la foi une confession
devant Dieu et l'humain. Un témoignage de la foi devant l'humain Mt 5, 14-16. Le
témoignage dans la charité suprême et extrême peut amener aux martyres qui est le don de soi
par amour du Christ, Ep 5,1-2.

Le martyre, une exaltation de la sainteté inviolable de Dieu

Le martyr est un témoigne éloquent d’immutabilité des normes morales déterminées et


universelles. Les normes morales universelles et déterminée ont pour objective de protéger la
dignité inviolable de l'homme qui est la gloire de Dieu. Le rapport foi-morale s'exprime
explicitement dans le respect absolu au normes déterminées.

L'histoire de Suzanne dans Dn 13,22-23, est un témoignage de sa foi et de sa confiance en


Dieu par un obéissance inconditionnel à sa loi. Par le martyr, le fidèle adhère au caractère
absolu et immuable de la loi de Dieu. Dans le Nt, Jean Baptiste donne sa vie pour la justice et
la vérité, en refusant de taire la loi. Les disciples ; Étienne, et Jacques ; meurt pour confesser
leurs amours et leurs foi en imitant le seigneur qui voulût confirmer la vérité de son message
par le don de sa vie.

Le rôle de l’eglise et du magistère dans l'enseignement morale

Elle discerne les théories morales divers, les réfutent, et, soutien les fidèles à former leurs
consciences morales pour qu’elles puissent faire des jugements moraux basées dans la vérité
Rm 12, 2, à ne pas « se modelés sur le monde présent ». L'église fait ceci par ; les énoncées
doctrinaux, les appels pastoraux, la vigilance, et surtout par son regard porté constamment sur
le seigneur, en qui se trouve la réponse définitive face au problème du mal.13

L'église propose l'exemple des martyrs comme des témoins par excellence de l'amour de
Dieu, dans l’adhérence qu’ils accordent aux commandements même dans les circonstances
adverses et même à l'égard de leurs propres vies. Le martyre est l'affirmation d’inviolabilité
de l'ordre morale. Mc 8,36.
12 Ibid.
13Ibid., p.134.
7
Les successeurs des apôtres ont la charge d'interpréter les prescriptions morales aussi présents
dans d'autres cultures que dans l'église. Ils doivent scruter ces normes morales pour la
conscience des fidèles, et distinguer les actes qui sont conformes aux exigences de la foi de
ceux qui sont contraire ou intrinsèquement incompatibles avec ces mêmes exigences. Ils
reçoivent dans cette charge, une assistance particulière de l'esprit saint. L’église transmet à
chaque génération tout ce qu'elle est et tout ce qu'elle croit. L'esprit veille à ce que la
révélation, les commendements, et les enseignements de Jésus soit fidèlement garder et
vécu14 La tâche confiée aux apôtres par Jésus était de promouvoir, garder la foi et la vie
morale

La norme morale au service de la personne et de la vie social et politique

Il y a des actes intrinsèquement mauvais. Les normes morales sont immuables et universelle.
L’église les interprètent et les proposent à la société. Elle est mère et éducatrice et non
l’arbitre ou auteur. L'église assume ce rôle en tant qu’épouse du christ qui est la vérité en
personne. À l'image du seigneur l'enseignement morale se fait dans la patience et la bonté.
Elle doit être intransigeant avec le mal mais miséricordieux envers les personnes. Dans sa
fermeté vis la défense des normes morales universelles, l'église est au service de la vraie
liberté de l'homme. La vraie liberté se trouve que dans la vérité.

Dans l'observation de la norme ; dans son obéissance, l'homme trouve la confirmation de sa


Person. Les normes morales déterminantes sont des fondements et la garantie de la
convivialité humaine, et forme la base pour une vraie démocratie parce qu’ils garantirent
l’égalité de tous les membres de la société. Dans leurs caractères inclusifs et non favorisant,
elles soulignent et soutient l'égalité entre les hommes et protège l’inviolabilité de la personne
humaine.

La grâce et l'obéissance

L'homme doit observer la morale par obéissance aux saints commandements et par
conformité avec sa dignité personnelle. Cependant, l'homme est souvent tenté de rompe
l’harmonie entre liberté et vérité ce qui inscrit dans l’homme une division intérieure ;
l'abandon de Dieu comme créateur, pour agir indépendamment de son créateur même dans le
domaine moral est la plus grande et la source de toutes autres tentations. Mais l'homme peut
vaincre cette tentation malgré sa difficulté avec la grâce de Dieu. Dieu ne commande pas des
choses impossibles. 1Jn 5,3. Il aide à réaliser ce qu'il commande. Avec l'aide de la grâce,
Dieu invite à une coopération de la liberté de l’homme. Sainte André de Crète disait :

14 Ibid., p. 44-46.
8
Dieu a mis la loi au service de la grâce, dans un accord harmonieux, et fécond sans mêler à l'une ce qui
appartient à l'autre, mais en transforment de manière vraiment divine ce qui était pénible, asservissant
et insupportable, pour le rendre léger et libérateur15.

La règle morale tel qu’enseigner par l'église n'est pas un idéal irréalisable. Dans le christ
l’homme réalise ses possibilités en tant qu’homme. Les situations concrètes de l'homme ne
doivent pas servir d'excuse pour adapté, proportionnée et graduée la loi divine. Le Christ par
sa mort rédemptrice, donne à l'homme de pouvoir réaliser entièrement ce qu'il est. L'homme
pêcheur est donc celui qui n'a pas soustraire sa volonté à la grâce venant de l'acte rédemptrice
du Christ. Cependant, Dieu reste miséricordieux envers l'homme qui se convertit en
reconnaissant humblement sa faiblesse humaine. Dieu redonne son Esprit Saint et sa
présence. La miséricorde n'est pas une négligence de la loi, pas une compromission.

La morale et la nouvelle évangélisation,

Il s’agit d’une annonce de l'évangile porteur de nouveauté, dans ses méthodes, ardeurs et
expressions ; une évangélisation qui tient compte de la société et de l'époque, cultures, et
changement et l'évolution de la société humaine. Le défi de la nouvelle évangélisation c'est la
sécularisation qui implique la perte de la foi, particulièrement dans le sens où elle influence la
vie morale. La sécularisation et ses courent subjectivistes, utilitaristes et relativistes, pose une
menace et rend imperceptible l'originalité de la morale chrétienne. La nouvelle évangélisions
explicite et propose les fondements et le contenu de la morale chrétienne, son authenticité
dans la proclamation comme dans le témoignage vécut. L'église exige l'obéissance
inconditionnelle à la loi même dans les circonstances les plus difficiles. La vie morale du
chrétien a une valeur de culte spirituel.16

Le service des théologiens moralistes

L'église a une mission prophétique, l’évangélisation et vie de foi. Grace a la présence du saint
Esprit, agissante à travers le Sensus Fidei des fidèles, L'église ne peut se tromper dans la foi
et les mœurs. Elle réalise sa mission prophétique par la réflexion profonde sur le contenu de
sa foi. Le théologien, est au Service de l'intelligence de la foi que recherche les croyants. Il
fonction en communion avec le magistère, pour expliciter l'intelligence de la foi dans
l’écriture et dans la tradition vivante. La foi du fait de sa nature tend à l'intelligence, elle
ouvre à l'homme la verité sur sa destinée et la voie pour l'atteindre. La théologie a un lien
intime avec l'eglise, son mystère, vie et mission. Etant une science ecclésiale, elle grandit,
dans et agir sur l'église, elle est au service de l'église. Ceci est aussi vraie au sujet de la
15 Ibid., p. 159.

16 Ibid., p.165.
9
théologie morale. Elle approfondit les motifs, mets en relief les fondements des préceptes
moraux et leurs caractères obligatoires et montrent le lien qu'ils ont entre eux et avec la fin
dernière de l'homme. Ils mettent en lumière les fondements bibliques, les significations
éthiques, et les motivations anthropologiques qui soutiennes la doctrine ecclésiale. 17

17 Ibid., p.171.
10

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