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Cours Instrumentations Capteurs

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Cours Instrumentations et Capteurs

UNIVERSITE IBN TOFAIL

ECOLE NATIONALE DES SCIENCES APPLIQUEES - ENSA -


Département Génie Electrique
Filière d’Ingénieurs d’Etat: Génie Industriel

MODULE : INSTRUMENTATIONS ET CAPTEURS

Description du contenu du Module

Fournir une description détaillée des enseignements et/ou activités pour les différents éléments de
module (Cours, TD, TP, Activités Pratiques, évaluation).
Eléments de module Description des programmes
A- PROPRIETES GENERALES
1. Principes fondamentaux
 Définitions et caractéristiques générales
 Capteurs actifs
 Capteurs passifs
 Corps d'épreuve - capteurs composites
 Grandeurs d'influences
 La chaîne de mesure
Instrumentations
 Capteurs intégrés
 Capteurs intelligents
2. Caractéristiques métrologiques
 Les erreurs de mesures
 Etalonnage des capteurs
 Limites d'utilisation
 Sensibilité
 Rapidité - temps de réponse

B - CONDITIONNEMENT DU SIGNAL
- Capteurs de température :
Thermomètres à dilatation de liquide, thermomètres à dilatation de solide,
thermomètres électriques, thermistance, sondes résistives, thermocouples, capteurs
de température à semi-conducteur, les pyromètres optiques.
- Capteurs optiques :
Les photorésistances, les photodiodes, les phototransistors, les fibres optiques.
- Capteurs de débit :
Anémomètre à fil ou à film chaud, Anémomètre ionique, Débitmètre mécanique à
Capteurs hélice (ou turbine), Débitmètre à effet Vortex, Débitmètre électromagnétique,
Débitmètre à ultrasons, Débitmètre à perte de charge provoquée : Venturi, Tuyère,
Rotamètre.
- Capteurs de Forces :
Capteurs piézoélectriques, capteur piézo-resistif (Cellule de force à jauge de
contrainte,).
- Capteurs de Pression :
Manomètres à déformation de solide, manomètre à tube de Bourdon, manomètre à
membrane, manomètre à capsule, capteur de pression piézo-électrique.
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Modalités d’organisation des Activités

TP1 : Capteur résistif : Thermistance – Thermométrie par thermocouple.


TP2 : Thermométrie a diode.
TP3 : Photorésistance.
TP4 : La cellule photoélectrique.

VOLUME HORAIRE

Des capteurs intelligents et connectés pour vos projets

A chaque application une solution de mesure

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I. Instrumentations

A - PROPRIETES GENERALES

1. Classification des signaux

Fig. Différents types de signaux

1.1. Signal analogique

Un signal est dit analogique si l'amplitude de la grandeur physique le représentant peut prendre une
infinité de valeurs dans un intervalle donné.
 Signal continu : C'est un signal qui varie 'lentement' dans le temps : température, débit, niveau.
 Forme : C'est la forme de ce signal qui est important : pression cardiaque, chromatographie,
impact.
 Fréquentiel : C'est le spectre fréquentiel qui transporte l'information désirée : analyse vocale,
sonar, spectrographie.

1.2. Signal numérique

Un signal est numérique si l'amplitude de la grandeur physique le représentant ne peut prendre qu'un
nombre fini de valeurs. En général ce nombre fini de valeurs est une puissance de 2.
 Tout ou rien (TOR) : Il informe sur un l'état bivalent d'un système. Exemple : une vanne ouverte
ou fermée.
 Train d'impulsion : Chaque impulsion est l'image d'un changement d'état. Exemple : un codeur
incrémental donne un nombre fini et connu d'impulsion par tour.
 Echantillonnage : C'est l'image numérique d'un signal analogique. Exemple : température, débit,
niveau.

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2. Principes fondamentaux

2.1. Introduction

Un capteur est un organe chargé de prélever une grandeur physique à mesurer et de la transformer
en une grandeur exploitable. Le capteur est un organe de saisie d'informations. C'est le premier maillon
de toute une chaîne de mesure, acquisition de données, de tout système d'asservissement, régulation,
de tout dispositif de contrôle, ...La conception d’un capteur fait appel, en général, à toutes les
disciplines : Physique, chimie, mécanique, électronique…..

Procédés physico- Grandeur quantitative


chimique, mécanique, Capteur Conditionneur exploitable
électrique, ...

Pression, Température, - Indication analogique,


Débit, Vitesse, Numérique
Accélération, - Signal électrique
Flux lumineux,
Déplacement, …..

L’industriel ou le chercheur, qui veut faire une mesure, doit résoudre le problème de choix qui
découlent d’un cahier des charges, c'est-à-dire le choix :
 Du capteur,
 Du conditionneur du capteur,
 Du mode de traitement d’informations,
 Du transport du traitement d’informations jusqu’à l’exploitation.

2.2. Terminologie

Cette section présente la terminologie utilisée pour identifier les capteurs. Cette terminologie
dépend des grandeurs de sorties que les capteurs génèrent.
Le mot capteur désigne un capteur de façon générique, mais aussi un élément de mesure ayant
une sortie analogique électrique de niveau bas.
Un capteur-transmetteur est un élément de mesure ayant une sortie analogique électrique de
niveau haut (signaux électriques standards).
Un codeur est élément de mesure ayant une sortie numérique envoyant les signaux en parallèles
(Ex : encodeur absolu).
Un compteur est élément de mesure ayant une sortie numérique envoyant les signaux en série
(Ex : encodeur incrémental).
Un détecteur est élément de mesure ayant une sortie logique, i.e., évoluant selon deux états
possibles, selon la valeur du mesurande par rapport à un seuil (sortie tout-ou-rien).

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3. Capteurs

3.1. Définitions et caractéristiques générales

Mesurande m : C’est la grandeur physique en général non électrique que l’on veut mesurer
(déplacement, température, pression, niveau, mouvement,…). C’est la grandeur d’entrée du capteur ou
l’excitation.
Le mesurage : C'est l'ensemble des opérations ayants pour but de déterminer la valeur d'une grandeur
physique m.
Réponse ou grandeur de sortie s : C'est l’information délivrée par le capteur et qui dépend de m. Toute
valeur de s doit permettre de remonter à chaque instant et à une seule valeur de m et inversement s=F(m).
L’expression théorique reliant s à m est définie par les lois physiques mises en jeu dans le
fonctionnement du capteur par ses caractéristiques propres (forme, matériau,…) et par les
caractéristiques de son environnement.
Cela implique que :
 L’exploitation numérique de la grandeur de sortie du capteur en fonction du mesurande
’’s=F(m)’’ résulte en général d’un étalonnage.

 D’autre part, on essaye toujours d’avoir si possible une relation de proportionnalité entre les
variations de l’excitation et celle de la réponse du capteur ∆s =S. ∆m, où S est la sensibilité du
capteur c-à-d à ∆s donnée, plus ∆m est petite, plus le capteur est sensible.

Un des problèmes très important dans la conception et l’utilisation d’un capteur est la constante de sa
sensibilité S qui doit répondre aussi peu que possible de :
 la valeur de m => le capteur est linéaire donc S = ∆s/∆m,
 sa fréquence de variation => largeur de la bande passante,
 temps => vieillissement,
 l’action d’autres grandeurs physiques de son environnement qui ne sont pas l’objet de la
mesure => les grandeurs d’influence (température, humidité, vibration, rayonnement…).
Au niveau des capteurs, on distingue les actifs et les passifs.

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3.2. Capteurs actifs

Fonctionnant en générateur, un capteur actif (qui ne nécessite pas d’alimentation) est généralement fondé
dans son principe sur un effet physique qui assure la conversion en énergie électrique de la forme d'énergie
propre à la grandeur physique à prélever, énergie thermique, mécanique ou de rayonnement.
La réponse de sortie du capteur actif peut être un courant, une tension ou une charge.

Quelques-uns de ces effets sont décrits ci-dessous :


Effet thermoélectrique : Un circuit formé de deux
conducteurs de nature chimique différente, dont les jonctions
sont à des températures T1 et T2, est le siège d'une force
électromotrice d'origine thermique V(T1,T2) "Effet Seebeck".
Application : mesure de T1 lorsque T2 = 0°C.
Effet Seebeck - thermocouple -

Effet Pyroélectrique : Le phénomène de pyroélectricité se


produit dans certains cristaux dit "pyroélectriques". Le cristal
pyroélectrique réagit au rayonnement thermique en changeant sa
polarisation.
En pratique, si le rayonnement Φ est constant, la tension V
disparait peu à peu. Ce capteur fonctionne bien si le
rayonnement varie continuellement. Effet pyroélectrique - pyromètre -

Effet Piézoélectrique : Le phénomène de piézoélectricité est très


similaire à celui de pyroélectricité, sauf que cette fois, le cristal
(dit "piézoélectrique") réagit à des contraintes changeant sa
polarisation. Le quartz est un de ces cristaux piézoélectriques.
Pour faire apparaitre une contrainte dans le cristal, il suffit de lui
appliquer une force F. Une tension V est générée due aux
contraintes générées par la force F.
Si la force F est constante, la polarisation disparait.
Des capteurs de force, de pression et d'accélération utilisent
ce phénomène qui permet de larges bandes passantes (i.e. permet Effet piézoélectrique -accéléromètre-
la mesure de grandeurs physiques variant très rapidement).

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Effet Inductif : L'effet inductif est utilisé dans la mesure de


vitesse angulaire. Le principe est le même que celui utilisé pour
les génératrices. On fait tourner un cadre métallique à une vitesse
angulaire ω dans un champ magnétique⃗⃗⃗𝐵. Une force
électromotrice V est générée.
En pratique la force électromotrice est sinusoïdale et la
fréquence de la sinusoïde est proportionnelle à la vitesse Capteur à effet inductif - capteur de
angulaire ω.
vitesse -

Effet Photoélectrique : La photoélectricité ou effet


photoélectrique est un phénomène causé par les effets d'un
rayonnement électromagnétique sur un matériau.
Lorsqu'un métal est frappé par un rayonnement dont les photons
ont un niveau d'énergie suffisamment élevé, cela entraine
l'émission d’électrons excités hors du métal. Il en résulte un
déplacement d'électrons, donc un courant i dont l'intensité
dépend du rayonnement.
Effet photoélectrique - capteur de
lumière -

Effet Hall : L'effet Hall, découvert en 1879, est un phénomène


se produisant lorsqu'un conducteur ou un semi-conducteur
traversé par un courant d'intensité i est soumis à un champ
magnétique⃗⃗⃗𝐵. Dans cette situation, une différence de potentiel
électrique V apparait entre les deux faces perpendiculaires à la
direction du courant et du champ magnétique. La tension V est
d'ailleurs proportionnelle au produit vectoriel du courant et du
champ magnétique : Capteur à effet Hall - capteur de
𝑉 = 𝑘𝑚𝑎𝑔 |𝑖. 𝐵⃗ | = 𝑘𝑚𝑎𝑔 . 𝑖. 𝐵. sin(𝜃) distance -
𝑘𝑚𝑎𝑔 dépend du matériau et des dimensions.
Un capteur à effet Hall peut servir à mesurer la distance entre un N.B : Les capteurs à effet de Hall peuvent
aimant et le détecteur, car plus l'aimant est près, plus l'intensité être classés parmi les capteurs actifs or ils
ne sont pas des convertisseurs d’énergie.
du champ magnétique augmente.

3.3. Capteurs passifs

Il s'agit généralement d'impédance dont l'un des paramètres déterminants est sensible à la grandeur
mesurée. La variation d'impédance résulte :
 Soit d'une variation de dimension du capteur, c'est le principe de fonctionnement d'un grand nombre
de capteur de position, potentiomètre, inductance à noyaux mobile, condensateur à armature mobile.
 Soit d'une déformation résultant de force ou de grandeur s'y ramenant, pression, accélération (armature
de condensateur soumise à une différence de pression, jauge d'extensiométrie liée à une structure
déformable).
L'impédance d'un capteur passif et ses variations ne sont mesurables qu'en intégrant le capteur dans un
circuit électrique, par ailleurs alimenté et qui est son conditionneur. Le tableau suivant montre les
transformations possibles qu’offrent ces grandeurs.

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Grandeur de traduction Transformations possibles

La résistance R Variation de résistivité :


La relation entre la résistivité ρ et la température T est :

avec ρ0 la résistance à une température de référence ; ∆T la différence


entre la température actuelle et celle de référence et αi les coefficients
de température.
Ainsi, pour un fil cylindrique de longueur l et de section A, la
résistance est :

La capacité C Variation de capacitance :


La capacitance C est définie comme le rapport entre la quantité Q de
charges électriques stockées sur deux plaques métalliques et le champ
électrique V entre ces plaques provoqué par ces charges électriques :

La capacitance de deux plaques rectangulaire parallèles de surface A


distancées d'une distance d est :

avec εr , ε0 la constante diélectrique (permittivité) relative du matériau soumis


au champ électrique présent entre les deux plaques et du vide respectivement.

La capacitance d'un condensateur cylindrique est :

avec d et D les diamètres respectifs des électrodes internes et externes


et l la longueur du cylindre.

L’inductance L : Variation d’inductance :


L'inductance L est une mesure du rapport entre le flux du champ
magnétique Φ généré par un fil conducteur traversé par un courant
d'intensité I :

La loi de Faraday donne la tension e(t):

ce qui mène à la relation entre la tension e(t) et le coutant i(t) dans une
inductance:

Il faut donc que le courant i(t) varie dans le temps pour que l'on puisse
mesurer l'inductance.

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L'inductance d'une bobine de N spires enroulés autour d'un noyau


magnétique est :

avec µ0 la perméabilité magnétique du vide, µ𝑟 la perméabilité


magnétique relative du noyau magnétique, S la surface du noyau
magnétique et l la longueur du circuit magnétique.

L’inductance M : Variation d’inductance mutuelle :


𝑀 = 𝑓(𝐿1 , 𝐿2 )

Les principes physiques et matériaux des capteurs passifs sont donnés dans la liste suivante (liste non-
exhaustive):

3.4. Corps d’épreuve - capteurs composites

Pour des raisons de coût ou de facilité d'exploitation on peut être amené à utiliser un capteur, non pas
sensible à la grandeur physique à mesurer (mesurande), mais à l'un de ses effets. C’est le cas en résistance
des matériaux lorsqu’on utilise des jauges extensométriques.
Le corps d'épreuve est le dispositif qui, soumis à la grandeur physique à mesurer (mesurande) en assure
une première traduction en une autre grandeur électrique. L’association corps d’épreuve + capteur actif ou
passif est dite un capteur composite.
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Corps d'épreuve Capteur


Grandeur à Grandeur Signal
mesurer intermédiaire électrique

Fig. Capteur composite

3.4.1. Exemple 1 : Mesure d'une force mécanique

On utilise comme corps d’épreuve un élément élastique, respectant la loi


linéaire (raideur constante).

Le mesurande force est transformé en mesurande déplacement


Le capteur de force utilise ainsi les technologies du capteur de déplacement

3.4.2. Exemple 1 : Mesure de la résistance d’une jauge

On utilise comme corps d’épreuve un élément élastique en déformation.

Le mesurande force est transformé en mesurande déformation puis en mesurande résistance


La relation, que le corps d’épreuve établit entre les mesurandes primaires et secondaires, est très souvent
linéaire. Les performances de l’association corps d’épreuve + capteur doivent être déterminées par un
étalonnage global afin de prendre en compte les modifications éventuelles que leur montage et leur liaison
apportent à leurs caractéristiques à vide. Si de plus l’électronique est associée, on parle de capteur intégré.

3.5. Capteur intégré

C’est un composant réalisé par les techniques de la micro-électronique et qui regroupe sur un même
substrat de silicium commun, le capteur à proprement dit, le corps d’´épreuve et l’électronique de
conditionnement.

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Corps d'épreuve Capteur Electronique


Grandeur à Signal
mesurer électrique
Substrat de Si

Fig. Capteur intégré


3.6. Capteurs intelligents

Le capteur intelligent correspond principalement à l'intégration dans le corps du capteur d'un


organe de calcul interne (microprocesseur, microcontrôleur), d'un système de conditionnement du signal
(programmable ou contrôlé) et d'une interface de communication... Plus largement, le concept de capteur
intelligent se décompose ainsi :
 un ou plusieurs transducteur(s)
 des conditionneurs spécifiques
 d'une mémoire
 d'une alimentation
 d'un organe intelligent interne permettant un traitement local et l'élaboration d'un signal numérique
 d'une interface de communication.

Fig. Exemple d’un capteur de pression intelligent


3.7. Grandeurs d’influence

Le capteur, de par ses conditions d’emploi, peut se trouver soumis seulement au mesurande mais à d’autres
grandeurs physiques qui peuvent entrainer un changement de la grandeur électrique de sorte qu’il est
impossible de distinguer de l’action du mesurande. Ce sont les grandeurs d’influence. Les principales
sont :

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 La température qui modifie les caractéristiques électriques (résistances), mécaniques et


dimensionnelles des composants du capteur.
 La pression, l’accélération et les vibrations susceptibles de créer des déformations et des
contraintes qui altèrent la réponse du capteur.
 L’humidité à laquelle, par exemple, la constante diélectrique ou la résistivité peuvent être sensibles
et qui risque de dégrader l’isolation électrique entre composants du capteur ou entre le capteur et
son environnement.
 Les champs magnétiques variables ou statiques. Les premiers créent des f.é.m. d’induction qui se
superposent au signal utile, les seconds peuvent modifier une propriété électrique comme la
résistivité lorsque le capteur utilise un matériau magnéto-résistif.
 La tension d’alimentation (amplitude et fréquence) lorsque la grandeur électrique de sortie en
dépend de par le principe même du capteur.
 La lumière ambiante qui vient s’ajouter au flux lumineux à mesurer.
Afin de pouvoir déduire la valeur de m de la mesure de s, il est nécessaire :
 Soit de réduire l’importance des grandeurs d’influence au niveau du capteur en le protégeant par un
isolement adéquat : support antivibratoire, blindages magnétiques,…
 Soit de stabiliser les grandeurs d’influence à des valeurs parfaitement connues et d’étalonner le capteur
dans ces conditions de fonctionnement : enceintes thermo-statées ou hygrométrie contrôlée, source
d’alimentation contrôlée/régulée.
 Soit d’utiliser des montages qui permettent de compenser l’influence des grandeurs parasites : pont de
Wheatstone avec un capteur identique placé dans une branche adjacente au capteur.

3.8. La chaîne de mesure (d’acquisition)

3.8.1. Rôle et constitution

Une chaîne d’acquisition recueille les informations nécessaires à la connaissance et au contrôle d’un
procédé : elle délivre ces informations sous une forme appropriée à l’exploitation.

Affichage

Mesurandes Chaine d'acquisition Valeurs


du des données numériques
Stockage
Procédé
Traitement

contrôle
Alarmes
Régulation

Fig. Chaîne d’acquisition

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La chaîne de mesure est constituée, en particulier, de blocs ou d’éléments derrière le capteur destinés à
traiter le signal délivré soit par le capteur actif, soit par l’ensemble capteur passif + conditionneur. En
sortie de la chaîne, le signal est traité pour aboutir à sa mesure. Une chaîne de mesure doit pouvoir assurer
au moyen de dispositifs appropriés les fonctions suivantes :
L’extraction de l’information concernant chacune des grandeurs physiques à connaitre et la traduction en
signal électrique au moyen de capteurs et de conditionneurs.
Le traitement analogique du signal afin d’éviter la dégradation du signal par le bruit et les parasites :
amplification, filtrage.
La sélection à l’aide du multiplexeur parmi l’ensemble des signaux disponibles du signal requis.
La conversion du signal sous forme numérique adaptée au calculateur chargé de l’exploiter, au moyen
de l’échantillonneur-bloqueur et du convertisseur analogique-numérique.
La coordination des opérations précédentes est assurée par un calculateur, qui peut être chargé de divers
traitements sur les signaux numériques destinés à faciliter leur exploitation (linéarisation) ou corriger des
défauts de l’appareillage (dérives thermiques compensées après auto-zéro et auto-étalonnage par
exemple).

Des conditions particulières d’emploi peuvent nécessiter l’ajout de fonctions supplémentaires comme
par exemple : la transmission à distance des signaux par ligne bifilaire, après conversion tension-fréquence
ou tension-courant, par émission hertzienne, en général à modulation de fréquence ou d’impulsions, ou
encore par fibre optique après conversion du signal électrique en signal optique.
La conception d’une chaîne de mesure doit satisfaire à des conditions imposées par l’application
envisagée, définies par le cahier des charges, et qui concernent en particulier : l’étendue de mesure, la
précision, la résolution, la rapidité, l’immunité aux grandeurs d’influence. Ces grandeurs seront définies
après dans ce cours.

3.8.2. Les principaux composants de l’acquisition


3.8.2.1. Le multiplexeur

La conception l’acquisition des données porte sur plusieurs mesurandes, le multiplexeur permet la
sélection d’un canal afin d’aiguiller son signal vers les dispositifs de traitement. L’interrupteur est
généralement un transistor à effet de champ.
Il existe deux types de multiplexeurs : unipolaire et différentiel. Le choix est guidé par la nature des
tensions à commuter : référencées par rapport à la masse ou différence de potentiels.
Un des caractéristiques importante du multiplexeur est le temps d’établissement, défini par la somme
du temps de transition et du temps de réponse.

3.8.2.2. L’échantillonneur-bloqueur

Cet élément assure les fonctions suivantes :


 Prélever à un instant connu avec précision un échantillon d’une tension appliquée à son entrée ;
 Mémoriser cet échantillon ;
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Cours Instrumentations et Capteurs

Capteur 1 Capteur i Capteur N

Conditionneur

Amplificateur

Filtre
1 i N
Multiplexeur

Echantillonneur-bloqeur contrôle

Convertisseur A/N Calculateur

Fig. Composants de l’acquisition


 Délivrer en sortie une tension égale à celle mémorisée.
Dans le cas de signaux dont la variation risque d’être importante pendant la durée d’une conversion
analogique-numérique, l’échantillonneur-bloquer doit nécessairement précéder le CAN de façon
à lui présenter une tension stable représentative du signal à l’instant de l’échantillonnage.

3.8.2.3. Le convertisseur analogique-numérique

Recevant à son entrée une tension analogique Vi, il délivre en sortie un mot de n bits selon un code
binaire déterminé. Il est caractérisé par :
 La plage de tension analogique convertible Vpc = 0 – 10V en unipolaire ou ±5V en bipolaire ;
 Le nombre n de bits du mot de sortie, le convertisseur peut fornir 2n mots distincts (de 0 à 2n -1) ;
 Le temps de réponse tc pour effectuer une conversion.
Vpc et n permettent de définir la valeur du quantum q = Vpc/2n ou la plage élémentaire de
conversion. Pour Vpc = 10V
n 8 10 12 16
q(mV) 39,1 9, 8 2,4 0,15

3.8.2.4. Le microprocesseur (le calculateur)

Une fois programmé, il va être le chef d’orchestre de la chaîne de mesure, c.-à-d. délivrer les
séquences de commandes activant chacun des blocs de circuit de la chaîne :

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Cours Instrumentations et Capteurs

 La sélection d’une voie d’entrée par l’envoi d’une adresse au multiplexeur ;


 La fixation du gain programmable ;
 L’échantillonnage puis le blocage du signal ;
 Le déclenchement de la conversion analogique-numérique ;
 La lecture et le stockage de la donnée numérique dès qu’est reçu le signal de fin de conversion
du CAN.

3.8.3. Les principaux composants de l’acquisition

Le cahier des charges définit pour chaque mesurande l’extension du spectre de fréquences et en
particulier la limite supérieure, qui la fréquence haute Fh. Les divers dispositifs de la chaîne
doivent avoir des bandes passantes telles que le signal puisse être traité sans que son atténuation
ou son déphasage ne devienne incompatible avec la précision exigée.
Le multiplexeur et l’échantillonneur-bloqueur réalisent l’échantillonnage des signaux. En
principe, afin d’éviter toute perte d’information, la fréquence Fe à laquelle s’effectue
l’échantillonnage doit satisfaire à la condition de Nyquist Fe ≥ 2.Fh.

4. Caractéristiques métrologiques

La précision des mesures est conditionnée par le capteur et par le reste de la chaîne de mesure.

4.1. Etalonnage des capteurs

On cherche à connaitre le mesurande m à partir de la grandeur de sortie du capteur s. on distingue alors


deux types d’étalonnage :
 Etalonnage simple, c.à.d. l’établissement d’une seule courbe d’étalonnage qui consiste à
déterminer s pour des valeurs connues de m ; on peut alors être confronté à :
 Un élément direct ou absolu où les valeurs de m sont fournies par des étalons.
 Un étalonnage indirect ou par comparaison pour lequel on utilise un deuxième capteur étalonné
appelé capteur de référence. On relève alors les réponses de s et de sref qui sont soumis tous
les deux au mesurande de m. on remonte alors de s à m.
 Etalonnage multiple si :
La répétabilité et l’interchangeabilité sont deux qualités que l’on peut attendre d’un étalonnage.
La répétabilité est la qualité du capteur qui assure à l’utilisateur que chaque fois qu’il utilise le
capteur dans les limites spécifiques (même mesurande, même paramètres additionnels) d’obtenir
la même réponse. L’interchangeabilité d’une série de capteurs de même type est la qualité qui
garantit à l’utilisateur des résultats identiques, aux tolérances près, chaque fois qu’un capteur de
cette série est utilisé dans des conditions identiques.

4.2. Les domaines de fonctionnement des capteurs

Chaque capteur (ou élément de mesure) présente certaines caractéristiques métrologiques qui
définissent ses limites d'utilisation et de précision. Ces limites dépendent non seulement du
Génie Industriel GI2 ENSAK Page 15
Cours Instrumentations et Capteurs

mesurande, mais aussi des grandeurs d’influence qui viennent perturber l’élément de mesure. On
peut définir trois domaines de fonctionnement (figure ci-dessous).

Grandeur d'influence
Domaine de non destruction
Domaine de non détérioration
Fig. Les trois domaines de
Domaine nominale fonctionnement d’un
d'utilisation capteur

Etendue de mesure
Mesurande

Le domaine nominal d'utilisation représente la zone de travail normale du capteur. Il est défini
pour la grandeur physique à mesurer (ou mesurande) par son étendue de mesure et pour les
grandeurs d’influence par la plage de travail.
L'étendue de mesure d'un capteur correspond à l'intervalle entre la valeur minimale et la valeur
maximale du mesurande (figure suivante). Ces deux valeurs sont respectivement appelées portée
minimale et portée maximale. Elles sont exprimées dans l'unité de mesure du mesurande, par
exemple : 0 à 80 l/h, 0 à 10000 lbs, -100°C à +250°C,...

s(t) Etendue de mesure


smax EM = mmax - mmin

smin

m(t)
mmin mmax
De l’étendue de mesure, on peut obtenir l’étendue d’échelle qui représente l’écart entre la portée
minimale et maximale de l’étendue de mesure. Pour les trois exemples précédents, les étendues
d’échelle sont : 80 l/h, 10 000 lbs et 350°C..;
Le domaine de non-détérioration est une zone de fonctionnement du capteur qui entoure le
domaine nominal. Le capteur entre dans ce domaine si le mesurande et/ou les grandeurs physiques
d’influence excédent les valeurs minimales et/ou maximales définissant le domaine nominal.
Le domaine de non destruction est une zone que l’on doit éviter d’atteindre. Si le capteur sort du
domaine de non-destruction, il est alors détruit et il n’est plus apte à mesurer quoique ce soit.

4.3. La précision

L’incertitude sur chaque résultat de mesure M doit être quantifiée par une estimation de l’erreur
possible exprimée par ± δM. On sait alors que m = M ± δM. L’erreur de précision est une erreur relative
𝛿𝑀
εp ramenée à l’étendue de mesure : 𝜀𝑝 = 𝐸𝑀

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Cours Instrumentations et Capteurs

4.4. Les erreurs de mesures


4.4.1. Définitions
 Une erreur « systématique » est une différence entre la valeur ’’vraie’’ de la mesure et celle
obtenue à partir de la réponse du capteur.
L'erreur absolue est caractérisée par une valeur absolue et un signe.
Une erreur présente un caractère systématique et répétitif.
 L’erreur relative est le quotient de l’erreur absolue par la valeur « vraie »
L'erreur relative n'est généralement pas signée.
 Une incertitude est un écart évalué statistiquement par rapport à la valeur vraie.
Généralement, on suppose que la distribution des résultats est « normale », c’est à dire
gaussienne. On parle d’incertitude « absolue », d’incertitude relative, ou de précision sur les
résultats de la mesure.

4.4.2. Erreurs systématiques (qui entachent chaque mesure)


Ce sont des erreurs constantes et/ou des variations lentes par rapport à la durée des mesures liées
par exemple à la dérive, le vieillissement, la mauvaise utilisation du capteur, l’erreur de référence.
Les sources usuelles d'erreurs systématiques sont:
L’erreur sur le zéro (erreur de décalage ‘’offset’’)

On utilise comme corps d’épreuve un élément élastique en


déformation L'erreur sur le zéro (zero offset) appelée aussi s(t)
"dérive" est généralement due au vieillissement des
ce
composantes d'un capteur et aux variations de température.
féren
é
Elle se traduit par un décalage de la grandeur de sortie d er
e
indépendante du mesurande. rb
C ou m(t)
Dans le cas de la température, la dérive se produit lors de la
période d’échaudement du capteur, ce qui implique qu'il est
préférable d’étalonner un capteur une fois cette période
écoulée. Dans le cas du vieillissement, dérive est facilement
corrigeable par un étalonnage du capteur à intervalle régulier.

L’erreur de gain
s(t)
C’est une erreur qui dépend de façon linéaire de la valeur
ce
de la grandeur mesurée. éren
réf
de
be
ur
Co m(t)

L’erreur de non linéarité


s(t)
La caractéristique n'est pas une droite. Faut-il chercher un ce
éren
modèle polynomial ? réf
de
be
ur
Co
m(t)

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Cours Instrumentations et Capteurs

L’erreur due au phénomène d'hystérésis


ce
an
s(t) ro iss
Il y a phénomène d’hystérésis lorsque le résultat de la mesure déc
de
an
dépend de la précédente mesure. Ce phénomène est naturel est qui sur te
Me ssa
n
dépends des caractéristiques intrinsèques du corps d’épreuve du croi
d e
capteur. Il est néfaste pour la régulation continue. Il s’aggrave de sur
an
plus en plus avec l’âge et l’usage intense ainsi que la franchise de Me m(t)
quelques limites d’utilisation.

L’erreur de quantification
s(t)
La caractéristique est en escalier, cette erreur est souvent due à ce
ren
une numérisation du signal. réfé
d e
u rbe
Co

m(t)

4.4.3. Erreurs accidentelles ou aléatoires (qui n’entachent pas chaque mesure)

Les erreurs aléatoires peuvent être dues :


 aux caractéristiques intrinsèques (présence de bruit thermique, frottement, seuil...) ;
 au mode d'emploi de l'appareil (erreur de lecture sur un appareil à aiguille, numérisation de la
sortie,..) ;
 à des signaux parasites d’origine électriques ;
 aux grandeurs d’influence (température, tension d’alimentation, pH...).

Même si leur origine est connue, on ne peut pas connaître leur valeur ni leur signe ; pour les
évaluer, on fait appel à des méthodes statistiques.
 Evaluation des erreurs aléatoires :

Moyenne : soient les mesures x1, x2, …, xn d’un même 1


grandeur X répétée n fois, la valeur moyenne de la mesure est : 𝑋̅ = ∑ 𝑥𝑖
𝑛

Écart : c’est la différence entre une mesure x et la moyenne, 𝑥𝑖 − 𝑋̅


elle peut être positive ou négative ; la moyenne des écarts
est nulle pour une erreur aléatoire centrée.

Écart absolu moyen (EAM): moyenne des valeurs absolues 𝐸𝐴𝑀 = ∑|𝑥𝑖 − 𝑋̅|
des écarts à la moyenne.

Variance : moyenne des carrés des écarts. 1


𝑉𝑥 = ∑(𝑥𝑖 − 𝑋̅)2
𝑛

Écart quadratique moyen (EQM) ou écart type : racine de la


moyenne des carrés des écarts. 1
𝜎 = √ ∑(𝑥𝑖 − 𝑋̅)2
𝑛

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Cours Instrumentations et Capteurs

4.5. Qualité d’une chaine de mesure : Fidélité, justesse et précision

La fidélité est l’aptitude à donner, pour une


même valeur de la grandeur mesurée, des
indications voisines entre elles.

Même si la valeur moyenne de cette réponse


est éloignée de la valeur « vraie », c'est-à-
dire attendue compte tenu des
caractéristiques du capteur.

Un capteur est fidèle si l’écart-type sur les


réponses à une même valeur du mesurande
est faible.

La justesse est l’aptitude à donner des


indications égales à la grandeur mesurée, les
erreurs de fidélité n’étant pas prises en
considération.
Un capteur est juste si l’écart entre la
moyenne des résultats et la valeur « vraie »
est faible, même si l’écart-type est grand.
Un capteur est juste si la réponse moyenne est
proche de la valeur « vraie ».

Un capteur est précis s’il est juste et fidèle.

Evaluation de la précision : 𝑃 = √𝐽2 + 𝐹 2

avec J erreur de justesse et F erreur de


fidélité

4.6. La sensibilité

La sensibilité d’un capteur est une grandeur qui donne la


s(t)
valeur de la grandeur de sortie en fonction du mesurande.

𝑑𝑠
𝑆= |
𝑑𝑚 𝑚 = 𝑚0
m(t)

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Cours Instrumentations et Capteurs

Où s est la grandeur de sortie et m le mesurande. Si la caractéristique du capteur est linéaire, la sensibilité


est une constante. Cependant, dans le cas général, la caractéristique qui donne la sortie en fonction du
mesurande n’est pas linéaire, la sensibilité d’un capteur n’est pas une constante. Elle n’est valable alors
qu’autour d’un point de repos. Elle est alors égale à la pente au voisinage du point de repos de la fonction
La réponse d’un capteur ne dépend pas uniquement du mesurande. Elle dépend aussi de grandeurs
d’influence.

4.7. Caractéristiques dynamiques des capteurs


On classe dans cette catégorie les réponses temporelles s(t) et fréquentielles s(f) du capteur.
La réponse temporelle découle de la résolution de l'équation différentielle liant la sortie s (t) à la
‘’mesurande’’ m(t) exprimée de la façon suivante :
d n s(t ) d n1 s(t ) ds(t )
ann
 a n 1 n 1
 .............  a1  a0 y(t )  m(t )
dt dt dt
n représente l’ordre du système (capteur).
La réponse temporelle, caractérisée par l’ordre du système, détermine les paramètres
métrologiques du capteur.

Exemple : capteur ordre 0


1 1
a0 s(t )  m(t ) => s(t )  m(t ) => s(t )  k.m(t ) avec k 
a0 a0
Exemple : capteur ordre 1

ds(t ) ds(t ) a 1
a1  a0 s(t )  m(t ) =>   s(t )  k .m(t ) avec   1 et k 
dt dt a0 a0
On appelle τ la constante de temps du capteur et on reconnaît la sensibilité k

Exemple : capteur ordre 2


d 2 s(t ) ds(t )
a2 2
 a1  a0 s(t )  m(t ) . Les coefficients ai sont des constantes.
dt dt
4.7.1. Variation du mesurande

La réponse temporelle d’un capteur s’évalue pour une variation du mesurande de forme donnée,
liée à l'usage typique du capteur :

Echelon : m(t )  M .u(t ) Rampe : m(t )  M .t.u(t ) Sinusoïde : m(t )  M .sin(t )

M esurande m
A M esurande M
m esurande
m Réponse
M esurande m s
Réponse s Réponse s

Réponse s

Réponse indicielle Réponse en poursuite Réponse fréquentielle

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Cours Instrumentations et Capteurs

4.7.2. Temps de réponse

Définition : le temps de réponse à x% d'un capteur soumis à un échelon du mesurande est le


temps mis pour passer d’une valeur initiale S0 à une valeur de x% de valeur finale S1 :
S x %  S 0  x% (S1  S 0 )

Le temps de réponse permet d’évaluer le temps total de réaction d’un capteur à un échelon de
position (échelon d’Heaviside). C’est un indicateur global.

4.7.3. Temps de montée

Définition : le temps de montée d’un capteur soumis à un échelon du mesurande est le temps mis
pour passer d’une valeur de x1% de la réponse depuis la valeur initiale S0 à x2% de cette réponse.
Exemple : 𝒕𝟏𝟎−𝟗𝟎

Le temps de montée permet d’évaluer la vitesse de réaction d’un capteur à un échelon de position,
indépendamment de la notion de retard pur. C’est un indicateur global. Il permet d’apprécier le
comportement du capteur pour une succession d’échelons.

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Cours Instrumentations et Capteurs

4.7.4. Réponse du 1er ordre à un échelon

4.7.4.1. Exemple d’un capteur de température

- La transmission de chaleur se fait par conduction


au travers de l’isolant jusqu'à l’élément actif : le
milieu de conduction se comporte comme une
résistance thermique R.
- L’élément actif représente une masse calorifique C
à laquelle la chaleur est transmise.
- Les pertes thermiques par le câblage sont supposées
négligeables

Schéma équivalent : Equations fondamentales :


d c (t )
Mesure  q(t ) entrant  q(t ) sor tan t  C
dt

q(t ) 
1
 e (t )   c (t )
R

4.7.4.2. Principe de fonctionnement

Equation de fonctionnement :
1
 e (t )   c (t )  C d c (t )
R dt
d (t )
D’où : RC c   c (t )   e (t )
dt

C'est une équation différentielle du 1er ordre.


d (t )
En notant   RC , l’équation devient :  c   c (t )   e (t )
dt
t

La solution générale de l’équation est :  c (t )   c1   c 2  Ke 
 T1

4.7.4.3. Solution de l’équation

Détermination de la constante K par les conditions initiales : on suppose que le capteur est à la
température T0 à l'instant t = 0 :
 c (0)  Ke 0  T1 => K  T0  T1
La solution générale de la réponse à l'échelon s'écrit
donc:

t
  
t
 c (t )  T0 e   T1 1  e  
 
- Le premier terme dit "des conditions initiales"
décroit exponentiellement.
- Le deuxième terme tend vers le régime
permanent de valeur T1.
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Cours Instrumentations et Capteurs

4.7.4.4. Analyse de la solution


t
 
t
  
t

 c (t )  T0 e 
 T1 1  e   ou encore  c (t )  T1  T0 .1  e    T0
  
   

Le temps de réponse à 95% est environ de 3τ. Le temps de montée est: t m  t90  t10   ln(3)  2,2

4.7.5. Réponse du 1er ordre à une rampe


d c (t )
4.7.5.1. Résolution de l’équation différentielle    c (t )   e (t )
dt

La rampe à pour équation :  e (t )  at   0


t

Solution sans second membre :  c1 (t )  Ke 
Solution particulière pour une entrée en rampe :  c 2 (t )  t  
Remplacement dans l’équation différentielle :   t    at   0
Par identification, on obtient :   a    0  a
t

Solution générale :  c (t )   c1   c 2  Ke  at   0  a 

Condition initiale :  c (0)   0  K   0  a => K  a


t

Solution générale :  c (t )  ae 
 at      0

4.7.5.2. Résolution de l’équation

L’erreur de traînage est égale à la constante de temps du système.

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Cours Instrumentations et Capteurs

4.7.6. Réponse fréquentielle du 1er ordre


d c (t )
4.7.6.1. Réponse à une entrée sinusoïdale    c (t )   e (t )
dt

La mesurande suit la loi d’une rampe d’équation :  e (t )  A sin(t )


Cherchons la solution de l’équation différentielle pour :
t

 Solution sans second membre :  c1 (t )  K1e rt  K1e 

 Solution particulière pour une entrée sinusoïdale à la forme :  c 2 (t )   sin(t )   cos(t )

Par substitution dans l'équation différentielle, nous obtenons :

 cos(t )   sin(t )   sin(t )   cos(t )  A sin(t )

    0
Les coefficients se déterminent par identification : 
    A
0 1  0
A   1 A A 
La résolution donne :   ,  Soit :   , A
  1    1   
2 2
1 1
1   1  

La solution particulière, dite en régime permanent est :  2c 


A
sin(t )   cos(t )
1   
2

A cette solution, vient de rajouter la solution 1c liée aux conditions initiales.

4.7.6.2. Analyse de la réponse à une sinusoïde

La réponse en régime permanent est sinusoïdale;

A
Amplitude : G   2   2  Déphasage : Arg (G)   arctan( )
1   
2

Représentation graphique : Lieu de bode

4.7.6.3. Bande passante d’un capteur

AGmax
La bande passante est la valeur de la fréquence pour laquelle G  
soit une atténuation
2 2
de -3dB. Elle représente la limite d’usage d’un capteur dans le domaine fréquentiel (figure après).
Rq: Une atténuation de -3db représente une erreur de 30% par rapport à la valeur nominale.

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Cours Instrumentations et Capteurs

4.7.7. Réponse du 2ème ordre

4.7.7.1. Exemple d'un capteur d'accélération

L'accéléromètre est constitué d’une masse m et d’un élément


piézoélectrique qui fournit le signal électrique (variation de
charges).
L’élément piézoélectrique a un comportement élastique vis à vis de
la force qui lui est appliquée.
Le signal de mesure est lié linéairement à la force de compression
(ou de traction) qui s’exerce sur l’élément piézoélectrique.

Soit x le déplacement de la masse par rapport au corps principal.


Soit y le déplacement du corps principal dans le repère absolu.
le déplacement de la masse m dans le repère absolu est donc (x+y).
Les forces qui s’exercent sur la masse m sont :
- la force de rappel élastique F1  kx
dx
- la force de frottement F2   f
dt
L’équation fondamentale de la mécanique appliquée à la masse
d 2 x  y  dx
dans le repère absolu donne: m 2
 kx  f
dt dt

4.7.7.2. Résolution de l’équation différentielle


d 2x dx d2y
L’équation de fonctionnement est donc : m  f  kx   m
dt 2 dt dt 2
C’est une équation différentielle du second ordre de la forme :
x x k f
 2z  x  e avec  n  et z 
n 2
n m 2 km
x x
 Solution sans second membre de :  2z x0
n 2
n
r2 r
 L’équation caractéristique est :  2z 1  0
n 2
n

 Qui a pour discriminant : 


4
z 2
 1
n 2

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Cours Instrumentations et Capteurs

4.7.7.3. Résolution de l’équation différentielle (sans second membre)

3 cas se présentent suivant la valeur de z :


  z  z 2 1  t   z  z 2 1  t
 cas amorti z  1 : x1 (t )  K1e   n
 K 2e   n

 cas critique z  1 : x1 (t )  K1  K 2t e  znt

j  1 z 2 nt  j  1 z 2 nt
 cas résonnant z  1 : x1 (t )  K1e  
 K 2e  
e  znt
qui se met sous la forme : x1 (t )  [a cos(n 1  z 2 t )  b sin(n 1  z 2 t )]e  znt

4.7.7.4. Réponse temporelle

Grandeurs caractéristiques pour z  1 :

Temps de montée :
tm 
1
  a cos( z )
n 1  z 2

Dépassement :
z

D%  100e 1 z 2

Temps de réponse :
1 100
tr (n)  ln( )
n z n

4.7.7.5. Réponse fréquentielle

Pour z  1 :

- Pulsation de résonnance :

r  n 1  2 z 2

- Pulsation de coupure à -3dB :

c   n 1  2 z 2  1  1  2 z 2 
2

-Facteur de réponse :

1
M dB  20 log
2z 1  z 2

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Cours Instrumentations et Capteurs

B - CONDITIONNEMENT DU SIGNAL ET ELECTRONIQUE DE MESURE

1. Problématique

 Les signaux électriques issus de capteurs (thermocouples, ponts, jauges de contrainte...) sont
généralement de faible niveau. Il est donc nécessaire de les amplifier pour atteindre des valeurs
compatibles avec les outils de mesure modernes (chaîne de mesure numérique).
 La mesure du signal électrique doit se ramener à une tension continue, seule grandeur matériellement
prise en compte.
 La mesure ne doit pas perturber le phénomène étudié (modification électrique, modification
thermique...).
 La mesure doit être significative, même en environnement perturbé (perturbations électriques,
thermique, lumineuse, autre grandeur d'influence...). La technique de conditionnement peut participer
au rejet des perturbations et grandeurs d'influence.

Valeur
Mesurande Capteur Conditionneur mesurée

 Les capteurs actifs fournissent un signal électrique par définition même.


Les grandeurs usuelles sont :
 tension généralement de quelques millivolts
 courant en µA ou mA
 charge électrique
La mesure est une conversion de la grandeur en tension sans perturbation du phénomène source.

Valeur
Mesurande Capteur Amplification mesurée

 Les capteurs passifs demandent une source d’excitation (continue ou alternative) pour mettre en
évidence la propriété électrique (variation de résistance, de capacité, d’inductance, de couplage...)
Source
d'excitation

Valeur
Mesurande Capteur Amplification mesurée

2. Capteurs actifs

2.1. Capteur source de tension (exemple : thermocouple)

La fonction à réaliser par le conditionneur est une amplification de tension. La source Ec présente
généralement une impédance de sortie Zc. Le conditionneur charge cette source par sa propre impédance
d'entrée Zi. Par application de la règle du diviseur de tension, on obtient :

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Cours Instrumentations et Capteurs

Zi
Vm  Ec
Zi  Zc
Zc
Le conditionneur doit présenter une impédance d’entrée
importante devant celle de la source. Le choix dépend de la
Zi Vm
précision souhaitée. Pour une précision 1/1000, il faut un rapport
Ec d’impédance de même valeur.

 Le montage à retenir est le suiveur avec gain.


Conditionneur

2.2. Capteur source de courant (exemple : phototransistor)

Modèle du capteur à source de courant :


Le conditionnement peut se limiter à une simple
résistance calibrée Zi = R.
iCapteur La tension mesurée est fonction de la résistance de
mesure et de l'impédance parallèle du générateur de
Zc Zi Vm courant. Vm  i C

Z C // Z i
Solution acceptable pour un générateur de courant pur
Conditionneur
(Zc >> Zi)

Convertisseur courant/tension :

R
Le capteur devient source de courant à tension nulle (et
constante). Sa conductance parallèle n’intervient pas
- dans la valeur mesurée. La bande passante est largement
iCapteur
augmentée si le capteur présente une impédance
+
Zc fortement capacitive.
Vm
Vm   iC
R
Conditionneur

2.3. Capteur source de charge (exemple : capteur piézo-électrique)

Modèle du capteur générateur de charges : q


Vm  C

Cc  Ci
 la résistance interne d’entrée Ri introduit une
qCapteur décharge de la source (circuit du premier ordre)
Cc Ci Ri Vm Si la décharge est trop rapide (constante de temps
faible), la mesure est impossible.
 Un tel capteur n’est adapté que pour des mesures
à valeur moyenne nulle (accélération/ vibration
Conditionneur
par exemple)

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Cours Instrumentations et Capteurs

Convertisseur charge/tension : amplificateur  Le capteur devient source de charges à tension


de charges nulle (et constante). Sa capacité parallèle
Cm n’intervient pas dans la valeur mesurée. La bande
passante est largement augmentée si le capteur
- présente une impédance fortement capacitive.
qCapteur
+ q
Cc Vm   C

Vm Cm
 Un circuit auxiliaire est nécessaire pour assurer la
compensation de la dérive de l’intégrateur
Conditionneur

2.4. Capteur résistif (exemple : sonde température PT100)

Mesure par générateur de courant : Vm  Rc .im


 la mesure est directement proportionnelle à
im
la valeur de résistance du capteur (linéarité
intrinsèque de la mesure si Zi →∞)
Rc Zi Vm  la tension aux bornes de la résistance est
non nulle, le générateur de courant travaille
à tension variable (erreur de mesure si
Conditionneur imparfait)

Montage élémentaire d'un générateur de courant:

Vref  R1 .im  Vbe


 Le transistor se comporte en générateur de
courant de valeur :
Vref  Vbe
im 
R1
 La mesure de Rc est directement référencée
à la masse

Montage dit "potentiométrique" (diviseur de tension)


RC
Vm  Vcc
RC  R1
pour Rg→ 0 ;
la mesure Vm est liée à la valeur de résistance Rc
par une loi non-linéaire

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Cours Instrumentations et Capteurs

 Sensibilité

R1
 Vcc
RC  R1 2

La sensibilité est maximale pour R1  RC


Elle est alors :

Vcc

4R1

Montage en pont (double diviseur de tension) :


On suppose que Rg est négligeable (Vcc
référence de tension stabilisée). Aux points A et D
on a :
R3 R2
VA  Vcc VD  Vcc
R3  RC R1  R2
Donc Vm  VD  V A  R2 Rc  R1 R3
Vcc
R1  R2 R3  RC 
Le pont est dit équilibré lorsque Vm = 0
=> R2 Rc  R1 R3
Pour cette valeur des résistances, les branches
droites et gauches donnent le même rapport de
division de Vcc.
Pour simplifier la construction, on adopte
souvent R1  R2  R3  RC 0 avec RC 0 valeur de
référence du capteur (point particulier) :
R2 Rc  R1 R3 RC 0 Rc  RC2 0
Vm  Vcc  Vcc
R1  R2 R3  RC  2 RC 0 RC 0  RC 

Montage en pont (double diviseur de tension)

 Etude variationnelle :
On suppose que : RC  RC 0  R donc Vm  RC 0 RC 0  R   RC 0 Vcc  RC 0 R
2
Vcc
2 RC 0 2 RC 0  R  4 R  2 RC 0 R
2
C0

D’où R / RC 0 Vcc
Vm 
1  R / 2 RC 0 4
 Pour des petites variations de résistance, la réponse est quasi-linéaire : Vm  R Vcc
RC 0 4
 Dans le cas général, la sensibilité peut s’exprimer en fonction de   R : Vm   Vcc
RC 0 1 / 2 4

En considérant que  1 / 2
1 / 2
La tension de sortie s’exprime par : Vm   1   / 2 Vcc
4

Cette relation montre le terme d’erreur de non-linéarité en  2 . Le pont de mesure demande


donc une correction pour être utilisable sur de grandes étendues de mesure de résistance.

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Cours Instrumentations et Capteurs

3. Mesure de la tension

3.1. Problématique de la mesure de tension

Les signaux issus de capteurs sont généralement de faible niveau et doivent être amplifiés. Le
signal utile est généralement une différence de potentiel entre deux points, alors que les outils de mesure
usuels (Amplificateurs opérationnels) évaluent le potentiel par rapport à une référence imposée appelée
masse.

3.2. Amplification différentielle

La méthode la plus courante de mesure de potentiels dits "flottants" est le voltmètre. Cet appareil
permet d’évaluer la différence de potentiel entre ses deux points de mesure ; son usage est limité à
l’observation. En effet, sa conception même est de ne pas avoir de référence de masse ; son emploi est
donc impossible pour une instrumentation couplée à d'autres équipements électroniques (PC par
exemple).
 L'outil de mesure utilisé en instrumentation est l'amplificateur différentiel, composé de 2
amplificateurs et d'un soustracteur.

3.3. Amplificateur d’instrumentation

L’amplificateur d’instrumentation est l’amplificateur différentiel idéal.


3.3.1. Caractéristiques souhaitées :

- Mesure de la différence de potentiel pour une forte étendue de mode commun VS  Vdiff V   V   ;

- Impédance d’entrée infinie pour ne pas perturber le circuit à mesurer ;


- Impédance de sortie nulle (pas d'affaiblissement du signal sous l’effet d'une charge de sortie) ;
- Taux de réjection de mode commun infini (en valeur ou en dB) ;
- Gain différentiel réglable pour un moyen simple (choix d’une résistance, liaison numérique...) ;

3.3.2. La réalisation de l’ampli. d’instrumentation est souvent basée sur un ou plusieurs AOP.

3.3.3. Montage à Amplificateur opérationnel sommateur/soustracteur (idéal)

R4 et V   R2 R1
V  Ve1 Ve 2  VS ;
R3  R4 R1  R2 R1  R2
En Régime linéaire V   V  ;
D’où VS  R1  R2  R4
Ve1 
R2 
Ve 2  .

R1  R3  R4 R1  R2 

Pour avoir le même gain, on choisit R1  R3 et R2  R4 .


D’où VS  R2 Ve1  Ve 2 
R1

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Cours Instrumentations et Capteurs

 Ce montage présente l’inconvénient de présenter une impédance d’entrée de l’ordre de


grandeur de R1. Ce montage n’est donc adapté que si Ve1 et Ve2 sont des sources de tension
pures (sorties d’autres amplis).
 Le taux de réjection du mode commun est directement lié à la stricte égalité des résistances.

3.3.4. Amplificateur d’instrumentation à 3 amplis


Le montage est le suivant :

Les entrées sont amplifiées par des étages suiveurs dont l’impédance d’entrée dynamique
est très élevée.
R R R R
V1'  V1  V2 et V2'  V2  V1
R  RG RG R  RG RG

Donc VS  1  2 R V1  V2 
RG

Le gain se fixe avec une seule résistance RG ; il est au minimum de 1.

Génie Industriel GI2 ENSAK Page 32

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