INCIDENTS ET ACCIDENTS
1. ERREURS DE MEDICAMENTS
- vérifier le nom du médicament à injecter
- la dose prescrite
- le dosage de l’ampoule
- vérifier l’identité du patient + n° de chambre
- bien identifier les produits préparés
2. ERREURS DANS LE MODE D’INJECTION
- Un produit injecté en IV au lieu d’IM ou SC peut déclencher un état de choc
- Un produit injecté en IM ou SC au lieu d’IV peut provoquer une escarre
- En cas de doute, vérifier auprès du médecin ou sur le Vidal
- Si l’injection est faite au niveau du nerf sciatique douleur vive, sciatique
3 .FAUTES D’ASEPSIES
Elles peuvent être nombreuses au moment de la préparation et de l’exécution.
- doigts mis au bout, sur le piston
- aiguille ayant touchée l’extérieur de l’ampoule, le chariot
- mauvaise désinfection de la peau apparition d’abcès parfois profond nécessitant une intervention
chirurgicale
4 Réactions allergiques
urticaire
œdème local
choc anaphylactique
5. LE CHOC ANAPHYLACTIQUE
Prévention
Il ne faut pas faire d’injection à un patient déjà sensibilisé à un produit, à travers l’interrogatoire, on
recherche des signes d’intolérance :
prurit
urticaire
œdème au point d’injection
malaise général
céphalées suites à des injections précédentes
Signes et CAT
Apparition brutale : 3à5 mn après l’injection
le patient devient rouge puis pâlit
il éprouve une angoisse vive
le pouls s’accélère, la TA s’effondre
la respiration devient rapide et superficielle
le patient perd connaissance
La mort peut survenir en quelque. Minutes par arrêt cardio respiratoire. Le choc est lié à une
décharge brutale en histamine
Faire un traitement immédiatement
injection IV d’hydrocortisone
selon l’état du patient: respiration artificielle, oxygénation, massage cardiaque Cet accident
n’apparaît que sur des terrains allergiques
LE PANSEMENT SIMPLE
1. DEFINITION
:
le pansement est l’application sur une plaie de compresses maintenues par des bandes ou un
sparadrap et destinées à protéger la lésion ainsi recouverte des chocs, de l'infection, absorber
l’exsudat produit par la plaie et favoriser la cicatrisation avec la mise en place d'un matériel de
recouvrement en appliquant les règles d’asepsie .
2. OBJECTIFS
protéger la peau contre les souillures, les frottements externes (traumatismes)
Prévenir l’infection
Aider à la cicatrisation
assurer le confort du patient.
3. PREPARATION AVANT LE SOIN :
Les mains sont soigneusement savonnées et brossées.
Les bagues et bracelets seront enlevés.
Le vernis à ongles peut emprisonner les microbes.
Prévoir le matériel adapté au pansement.
Prévoir son espace pour être bien installée.
Prévenir le patient.
Avoir un bon éclairage.
Mettre un rideau ou un paravent, si chambre à deux lits.
Respecter la prescription.
4. PREPARATION DU PATIENT :
Expliquer ce que l'on fait au patient.
Lui dire comment évolue la plaie.
Installer confortablement le patient (barrière, protection, oreiller...).
Ergonomie du pansement et des gestes du pansement.
Douleur, faire faire une prescription d'antalgiques si besoin et attendre que ce soit efficace.
5. MATERIEL
Il est disposé sur chariot propre et désinfecté :
L’étage supérieur comporte Le matériel stérile :
Boîtes de compresses, champs stérile si besoin
Savon doux ou SHA
Gants non stériles à usage unique
gants stériles
Compresses stériles ou plateau à pansements
Antiseptiques scrub et dermique de la même famille
Sérum physiologique à 0.9%
Boîtes d’instruments, individuelles ou collectives, contenant : Pince à
disséquer, pince de Kocher, pince de Terrier ou de Péan, ciseaux, pince à
agrafes, stylet ; pince à servir
Boîtes de plateaux ou deux plateaux stériles posés l’un sur l’autre ;
L’étage moyen comporte Le matériel de contention :
Sparadrap, bandes, bandage, Coton cardé, épingles ;
Le matériel de protection : Alèze de toile ou de papier à usage unique ;
L’étage inférieur comporte Le matériel septique :
Haricot, Sacs à élimination des déchets.
6. DEROULEMENT DU
SOIN 1ère partie
Informer et Installer confortablement le patient en respectant sa pudeur, selon la localisation de la
plaie.
Vérification de la prescription
Faire un lavage simple des mains
Préparation du chariot : avec vérification des dates de produits.
Lavage des mains.
Mettre une protection si besoin
Mettre les gants non stériles à usage unique
Enlever le pansement sale avec les gants non stériles
Jeter le pansement et les gants
Examiné l’état du pansement : présence d’un écoulement, quantité, couleur, aspect, odeur….
Examiné l’aspect de la plaie ou de la cicatrice :
• Autour de la suture rougeur, voir réaction inflammatoire.
• état de la cicatrice
• Le patient se plaint de démangeaison.
• Quelque fois un petit écoulement séreux, mais cela est normal.
2ème partie
Hygiène des mains
Ouvrir le matériel
Enfiler une autre paire de gants stériles
Mettre les pinces sur le bord du plateau.
Ouvrir les compresses et les mettre dans le plateau
Faire des tampons avec les compresses stériles
imbiber les compresses avec les antiseptiques et le sérum physiologique
Ne pas toucher les compresses avec les flacons.
Prendre la même pince ou la même main gantée pour prélever la compresse stérile dans le plateau
ou champs stérile.
Nettoyer la plaie avec le tampon imbibé de savon antiseptique
(en allant des zones les plus propres aux zones les moins propres (berges puis cicatrice)
Procéder aux 4 temps de nettoyage (scrub, rinçage, séchage puis aseptisé)
Recommencer l’opération avec le sérum physiologique, puis avec la Bétadine dermique
refaire le pansement, Si besoin recouvrir à l’aide d’un pansement adhésif ou d’une bande
si besoin mettre le matériel à décontaminer dans le bac prévu à cet effet
Eliminer les déchets dans le sac prévu pour cet effet
Fermer les sacs poubelle avant de sortir
Hygiène des mains
Réinstaller le patient
Ranger le matériel après l’avoir désinfecté
Hygiène des mains
Décontaminer le matériel utilisé
Ranger le matériel
Transmission orale et écrite en précisant l’état du pansement et de la plaie...
7. SURVEILLANCE
Surveiller l’écoulement (quantité et qualité).
Surveiller la cicatrice et les points de suture (propreté)
Une plaie simple se cicatrise très bien, sauf si la personne est diabétique, immunodéprimé, ou la
plaie est infecté...
NB :
S’il Y’a plusieurs pansement à faire commencer par le pansement le plus propre pour finir par le
plus sal
Ne pas passer les mains au-dessus du plateau ou du set de soins.
Utiliser toujours le même antiseptique pour chaque réfection de pansement afin d’éviter les
interactions médicamenteuse
Ne pas toucher les bords du plateau et ne secouer rien au-dessus.
Toute pince, plateau dé-stérilisé doit être changé.
Mettre les bouchons à l'envers.
Ne pas toucher les compresses avec les flacons, pour cela on peut utiliser des cupules.
Ne pas verser les produits au-dessus de la poubelle.
Ne rien poser sur le lit.
PARTICIPER A L’ACCOMPAGNEMENT DU MALADE DANS
LA PERIODE DE FIN DE VIE
Les Soins Palliatifs concernent toute personne malade atteinte d’une maladie grave, évolutive, mettant
en jeu le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Les soins prodigués visent à améliorer le
confort et la qualité de vie et à soulager tous les symptômes : ce sont les traitements et soins
d’accompagnement physique, psychologiques, spirituels et sociaux envers ces personnes et leur
entourage »
1. DEFINITION
Accompagner quelqu’un, ce n’est pas vivre à sa place, c’est savoir que l’on peut quelque chose dans
la pire souffrance, par la présence, les soins, la compétence, l’écoute, mais c’est aussi accepter la part
d’inachevé, d’imperfection, d’insatisfaction de nos attentes sans être détruits ou le vivre comme un
échec personnel. (J Pillot)
ACCOMPAGNER
Ecouter
Communiquer
Réconforter
Respecter l’autre (Son corps, Ses convictions, Son mystère, La solitude de celui qui meurt)
Etre compétent
ACCOMPAGNER LA FAMILLE
L’écouter
La préparer, anticiper les évènements
Prévenir lors de l’aggravation
Se rendre disponible
Accompagner le mourant
2. OBJECTIFS
Dans une approche globale et individualisée :
prévenir ou soulager des symptômes, dont la douleur physique, mais aussi les autres symptômes,
anticiper les risques de complications,
prendre en compte les besoins psychologiques, sociaux et spirituels, dans le respect de la dignité
de la personne soignée.
3. PRINCIPES
Respect du confort et de la dignité
Prise en compte de la souffrance globale du patient
Évaluation et le suivi de l’état psychique du patient
Qualité de l’accompagnement et de l’abord relationnel
Information et la communication avec le patient et ses proches
Coordination et la continuité des soins
Prise en charge de la phase terminale et de l’agonie
Préparation au deuil
Accompagnement de l’entourage après le décès
Soins Palliatifs chez l’adulte (aspects généraux)
Pour qui ?
Malades pour qui la guérison n’est plus raisonnablement envisageable
Quelque soit l’âge,
Nouveau Née, enfants, adultes, personnes âgées en fin de vie
(sans oublier les patients proches)
Quel que soit le lieu
en services hospitaliers, en maison de retraite, ou à domicile.
F Faire le tri des médicaments et supprimer ceux qui ne sont pas nécessaires
I Intensifier la prise en charge des symptômes d’inconfort : douleur, dyspnée, nausées
N Ne pas entreprendre d’examens inutiles
D Donner une alimentation et une hydratation adaptées en privilégiant la voie orale
E Ecouter le malade
V Veiller au maintien d’un bon état de la bouche et de la peau
I Instaurer un bon contact avec la famille
E Encourager la famille à rester autant qu’elle le désire auprès de son parent
Quand ?
Certaines maladies sont rapidement évolutives (par ex. les cancers généralisés),
d’autres, sont chroniques et évolutives, sans espoir de guérison, sans frontière nette entre une
phase curative et une phase palliative, avec parfois alternance entre traitement et soins
continus :
Alzheimer, Parkinson…
mais aussi le grand âge (même si ce n’est pas une « maladie ») qui associe souvent
des poly-pathologies.
Les derniers jours sont appelés phase « critique » ou « terminale »
Les dernières heures ou minutes, « agonie »
par qui ?
Équipe interdisciplinaire qui met en commun ses observations et compétences :
Médecin Généraliste et autres spécialistes
Infirmier(e)s
Aide-soignant(e)s
Psychologues,
Kinés
Assistants sociaux
Permet d’harmoniser les comportements et d’organiser une stratégie de soins cohérente
Communiquer en fin de vie
Donner au patient le plus de confort possible dans ses moyens d’expression et de
compréhension pour une meilleur qualité de vie, permet ainsi de mieux pouvoir participer aux
propositions thérapeutiques.
On peut utiliser :
La communication orale : du patient, de l'entourage.
Le toucher.
Le regard.
L'odorat.
PHASE TERMINALE ET AGONIE
Phase de 48 à 72 heures marquée par évolution rapide : coma, dyspnée, cyanose,
confusion, contractures, asthénie extrême
Réévaluer l’importance des traitements en cours
Supprimer alimentation parentérale
Maintenir traitement morphinique même si coma
Soulager la dyspnée par benzodiazépine
Maintien d’une communication verbale ou non
Favoriser la présence des proches
Respecter la somnolence et le repli sur soi
ADMINISTRER DES MEDICAMENTS
INTRODUCTIO
N
L'administration de médicaments est l'une des activités qui revient le plus fréquemment dans le
quotidien des soignants. Bien qu'elle puisse sembler technique, cette activité nécessite que
l'infirmier(ère) possède les connaissances, les habiletés et le jugement clinique requis pour
déterminer et ajuster le plan thérapeutique infirmier d'un client sous thérapie médicamenteuse et
assurer la surveillance clinique appropriée.
La bonne administration des médicaments (« le bon médicament, au bon moment, au bon malade
») est indissociable d'une prescription rigoureuse et d'une dispensation élaborée.
1. VOIES D’ADMINISTRATION DES
MEDICAMENTS LE CHOIX DEPEND :
du type d’action souhaité : action locale ou systémique
des circonstances de l’administration :
- situation d’urgence
- volume important à administrer
- point d’administration particulier : intrarachidien
- nature ou composition particulière du
- Médicament : solution huileuse, microcristaux…
- commodité d’administration : patient, soignant
- risque de dégradation du médicament, risque de sclérose veineuse
Voie orale ou buccale
administration du Médicament par la bouche
Le médicament après son passage dans l’estomac atteint l’intestin où se situent les zones de
résorption.
Voie parentérale
Administration du médicament par effraction à travers la peau.
Administration par Injection : utilisation d’aiguille + seringue
En fonction du site d’injection, on parle :
- Voie intradermique (ID) : sous la surface de la peau ;
- Voie Sous-cutanée (SC) : sous la peau ;
- Voie intramusculaire (IM) : dans le tissu musculaire profond ;
Voie trans-muqueuse
Administration du médicament sur ou au travers d’une muqueuse
Action locale ou générale
• Voie sublinguale : sur la muqueuse qui se situe sous la langue. Action générale, rapide.
• Voie rectale : dans le rectum, sur la muqueuse rectale qui est très vascularisée. Action générale
ou locale
• Voie vaginale : locale
• Voies aériennes supérieures et ORL : nez, bouche et pharynx, conduit auditif – action locale
• Voie oculaire : locale
• Voie pulmonaire : administration par voie respiratoire d’aérosols – administration possible de
gaz anesthésiques ou des anesthésiques volatils
Voie cutanée
Application des médicaments sur la peau ;
Action locale ou générale (on parle alors de voie percutanée) ;
La peau lésée ou malade peut augmenter fortement la résorption de certains Produit Actif et
favoriser l’apparition d’effets indésirables.
Voie digestive : C’est la plus commode pour les
malades Cette voie n’est pas toujours utilisable :
- état du malade, qui ne s’alimente pas, ne peut avaler, vomit….
- en raison de la nature du médicament : dégradé par le pH acide de l’estomac, par les enzymes
protéolytiques digestives, irritant pour les muqueuses digestives, non résorbé (son action restant
locale), inactivé par le foie
Parfois, on recherche uniquement une action locale
- les pansements gastro-intestinaux
- les préparations bucco-gingivales
- les médicaments antiparasitaires intestinaux
- les désinfectants, antibiotiques intestinaux
Le plus souvent, on souhaite une action locale ou systémique
La résorption est possible tout au long du tube digestif
- résorption buccale :
- résorption gastrique
- résorption dans l’intestin grêle : cas le + fréquent
- résorption par le gros intestin et le rectum : suppositoires, lavements médicamenteux
2. Administration des médicaments
Toute administration de médicament à un malade ne doit être effectuée que sur prescription
médicale écrite, particulièrement en milieu hospitalier.
Certaines pathologies mineures ou courantes (insomnie, douleurs etc.) peuvent faire
l’objet de « protocoles de service » rédigés par le médecin et permettant à l'infirmier/infirmière
d'intervenir de façon précise en son absence.
Toute administration de médicament (produit, dose, heure) à un malade doit être consignée en
temps réel de façon écrite dans le dossier de soin infirmiers et/ou dans le dossier médical.
Contrôles essentiels à réaliser avant administration :
- nom du malade : vérifier l'identité du patient, préférer un nom de patient à numéro de lit ;
- nom, forme et dosage du médicament : prendre le temps de lire, demander confirmation
au prescripteur en cas de doute ;
- posologie : attention en particulier à l'emplacement des zéros ou des virgules ;
- voie d'administration : ne pas confondre par exemple, voie intramusculaire, intraveineuse
directe ou perfusion intraveineuse ;
- heure et fréquence d'administration : demander toute information au médecin ou au
pharmacien en cas de prescription incomplète ;
- date de péremption des médicaments. Principales causes d'erreurs d'administration :
- ordonnance mal écrite ou incomplète ;
- abréviations mal codifiées exemples : ce : cuillère à café ou cm3 ? g : gramme ou goutte ?
- retranscriptions erronées ;
- « prescription téléphonique » (à ne jamais accepter, sauf er d'urgence vitale) ;
- confusion entre deux spécialités au conditionnement similaire exemple: ampoules de volume
et d'aspect identiques pour des dosages différents (atropine 0,25 et 0,5 mg) ;
- déconditionnement à l'avance des formes orales avec perte d'identité ou de péremption
(à ne jamais faire) ;
- administration de médicaments périmés exemple: chariot d'urgence insuffisamment contrôlé.
Toute erreur dans l'administration d'un médicament doit aussitôt être signalée au médecin.
Ces erreurs peuvent être, en grande partie, évité par une bonne méthode de travail et une organisation
rigoureuse.
3. Surveillance thérapeutique
La surveillance thérapeutique s'effectue après que le médicament ait été prescrit, dispensé et
administré.
Surveillance de l'observance médicamenteuse
L'observance (ou « compliance ») est définie par le respect de la prescription par le malade et son
entourage. Une bonne observance passe donc d'abord par la coopération du patient, qui ne peut être
obtenue qu'en lui apportant une information suffisante sur l'activité, les règles d'utilisation ou les
effets indésirables possibles des médicaments qui lui sont administrés.
Une mauvaise observance correspond par exemple à l'arrêt prématuré complet ou partiel du
traitement, à des modifications de posologie (en plus ou en moins), à la prise d'autres médicaments
à l'insu du prescripteur. Bien sûr, ce problème ne se pose pas dans le cas d'administration par voie
parentérale, et semble moins problématique en milieu hospitalier où malade bénéficie d'une
surveillance plus rapprochée.
Surveillance de l’efficacité
Elle est appréciée en grande partie par des signes cliniques qui sont du ressort du médecin et de
l'infirmière. Exemples :
- chute de la fièvre après instauration d'une antibiothérapie en cas d'infection ;
- abaissement de la pression artérielle après traitement antihypertenseur ;
- ralentissement du rythme cardiaque après administration d'un cardiotonique.
Surveillance de la tolérance
La détection des effets indésirables (ou secondaires) fait partie de la surveillance thérapeutique à
laquelle participe l'infirmier/infirmière. Les effets indésirables peuvent être attendus ou inattendus,
survenir à plus ou moins long terme. Ils seront signalés au médecin qui prendra les mesures
nécessaires pour les réduire ou les prévenir et les déclarera si besoin aux organismes officiels.
4. Mode d’administration des médicaments
Toute administration de médicament doit être précédée des précautions suivantes :
contrôles essentiels (nom du malade, nom du médicament, posologie, voie, heure et fréquence
d'administration, concordance entre la prescription et le médicament préparé
lavage soigneux des mains et respect d'une procédure propre, voire aseptique ;
vérification de la date de péremption du médicament.
A DMINISTRATION PAR VOIE ORALE
Ne pas administrer de médicaments par voie orale aux patients comateux ou vomisseurs.
Formes orales solides
Toute administration d'une forme orale solide doit être accompagnée d'un grand verre d'eau
(à l'exception des comprimés ou des granulés à croquer et des comprimés à sucer).
Les comprimés effervescents et les lyocs doivent être dissous avant administration dans un
verre d'eau.
L'eau est la boisson idéale pour une prise de médicament par voie orale et est à préférer. Le
lait, les jus de fruits, les boissons gazeuses, le thé... peuvent dans certains cas modifier la stabilité
et la résorption d'un médicament.
Dans le cas de conditionnement « en vrac » (pilulier), ne pas verser les comprimés ou gélules
dans la main, mais les verser dans le couvercle du flacon avant de les mettre dans le gobelet du
patient.
Les poudres doivent être diluées ou dispersées dans un verre d'eau avant administration, ou
simplement absorbées avec un volume suffisant de liquide.
Il peut être utile, pour un malade présentant des difficultés à avaler, d'écraser un comprimé ou
d'ouvrir une gélule pour mélange dans une boisson ou un aliment. Une telle opération n'est
toutefois pas possible dans les cas suivants :
- comprimés dragéifiés,
- toutes les formes à libération modifiée (comprimés effervescents, lyocs, comprimés et gélules à
libération répétée ou prolongée, comprimés gastro-résistants).
Formes orales liquides
Une bonne administration de formes orales liquides nécessite la connaissance et un usage
convenable des instruments de mesure. Les systèmes de mesure (compte-gouttes, cuillères,
seringues, etc.), se trouvant généralement dans le conditionnement, ne doivent pas être inter-
changés.
Gouttes buvables : la prescription est faite en gouttes. La mesure doit être réalisée avec un
compte-gouttes en bon état, propre et tenu verticalement (la variation de volume d'une goutte peut
aller jusqu'à 50 % selon l'inclinaison du compte-gouttes). Il faut éviter la présence de bulles d'air
dans la partie effilée du compte-gouttes et le nettoyer après usage, tout dépôt pouvant fausser les
mesures. Bien refermer le flacon de gouttes après usage.
Soluté buvable, sirop, potion, suspension et émulsion en flacon
multidoses : L'instrument de mesure des formes liquides multidoses est la cuillère
La plupart des spécialités nécessitant l'utilisation d'une cuillère sont maintenant livrées avec
leur système de mesure : cuillère-mesure, dosette, petit gobelet ou, plus récemment, pipette
graduée en kg(permettant la mesure directe de la dose par prise en fonction du poids de l'enfant).
Ceci permet une plus grande précision de la mesure.
Nettoyer l'instrument de mesure après l'emploi, ainsi que le goulot du flacon qui doit être
soigneusement refermé.
Les flacons de suspension doivent toujours être agités avant l'emploi.
En pédiatrie, il est possible d'administrer un médicament liquide au nourrisson à l'aide d'une
seringue dont l'embout est placé entre la joue et la gencive. Ceci permet une mesure précise de la
dose et diminue le risque d’inhalation.
Soluté buvable et suspension en forme unidose : de nombreux solutés buvables sont
conditionnés en monodose (ampoule buvable en verre jaune). Il suffit de verser le contenu de
l'ampoule dans un verre contenant de l'eau (éventuellement sucrée) avant administration. Les
ampoules sont soit des ampoules à deux pointes, l'ouverture se faisant au moyen d'une lime ou par
simple pression si l'ampoule est autocassable, soit des ampoules-bouteilles présentant une seule
extrémité à couper (bien secouer l'ampoule la tête en bas pour faire s'écouler le contenu).
Dans le cas de suspension buvable présentée en sachet monodose, il est nécessaire avant
ouverture de bien le malaxer entre les doigts afin d'en homogénéiser le contenu. Vider ensuite le
sachet en pressant dessus du tond vers l'ouverture.
Administration par voie parentérale
Les techniques détaillées d'administration par voie parentérale sont développées dans les
enseignements de soins infirmiers, quelques recommandations, d'ordre général, sont à rappelées :
choisir soigneusement le point d'injection afin d'éviter les principaux nerfs et vaisseaux
sanguins ;
s’assurer que l'aiguille choisie est de la longueur appropriée en fonction du type d'injection et
de la corpulence du malade ;
vérifier le reflux sanguin avant injection. Il doit être visualisé avant toute injection
intraveineuse. Il ne doit pas être présent en cas d'injections intramusculaires, sous-cutanées ou
intradermiques ;
établir un programme de rotation des points d'injection chez les patients devant recevoir des
injections répétées.
Administration par voie Trans-muqueuse
Formes destinées à la voie sublinguale :
Les comprimés, granules ou solutions destinées à la voie sublinguale ne doivent pas être déglutis
mais maintenus sous la langue.
Formes destinées à la voie rectale :
Demander au patient de rester couché sur le côté gauche et de respirer par la bouche pour
relâcher le sphincter anal.
Suppositoire :
- utiliser un doigtier pour protéger le doigt servant à insérer le suppositoire ;
- écarter les fesses et insérer par l'extrémité pointue (qui peut être légèrement mouillée ou lubrifiée)
au-delà du sphincter anal interne (environ 5 cm) ;
- demander au patient de rester dans cette position pendant 20 min. En pédiatrie, il est préférable de
serrer les fesses en les tenant ensemble ou en les faisant tenir ensemble à l'aide d'un ruban adhésif
jusqu'à disparition du réflexe de défécation.
Lavement : l'administration d'un lavement à garder doit être réalisée après défécation de
façon à en augmenter la rétention dans un rectum vide.
Formes destinées à la voie vaginale :
L'administration des comprimés vaginaux se fait en mettant l'extrémité effilée en avant,
généralement au moyen d'un applicateur, après avoir rapidement trempé le comprimé dans l'eau. Le
comprimé doit être placé profondément dans la cavité vaginale, l'administration se fait de
préférence au coucher puisque la position allongée facilite le contact du médicament avec la
surface de la muqueuse.
À défaut, demander à la patiente de rester allongée au moins 20 min.
Formes destinées aux voies aériennes supérieures et ORL
Gouttes nasales :
- demander au patient d'incliner la tête en arrière. Les gouttes nasales sont instillées avec un
compte-gouttes nasal en évitant de toucher les parois des narines avec le compte-gouttes. Pour les
gouttes conditionnées en flacon pulvérisateur, demandé au patient de prendre une légère inspiration
lorsque le flacon est comprimé, rapidement et fermement. La position tête inclinée vers l'arrière
doit être maintenue pendant environ 5 minutes
- nettoyer l'embout ayant été en contact avec la muqueuse nasale à l'aide d'un coton imbibé
d'alcool chirurgical avant de bien refermer le pulvérisateur ou le flacon (celui-ci doit être réservé à
un seul malade).
Gouttes auriculaires :
- réchauffer les gouttes à la température du corps en tenant le flacon dans la main quelques minutes
avant l'instillation ;
- faire coucher le patient sur le côté et exposer le conduit auditif en tirant doucement le pavillon de
l'oreille vers le haut et vers l'arrière ;
- en cas d'utilisation d'un flacon compte-gouttes, instiller les gouttes en évitant de toucher l'oreille
avec le compte-gouttes ;
- demander au patient de rester sur le côté pendant quelques minutes pour garder le médicament
dans le conduit auditif.
formes destinées à la voie oculaire
Collyre : L'utilisation d'un collyre entamé est au maximum de 4 semaines.
- demander au patient d'incliner la tête en arrière et légèrement du côté de l'œil à traiter afin
d'empêcher la solution de couler dans canal lacrymal ;
- demander au patient de regarder le plafond de la pièce ;
- détacher doucement de l'œil la paupière inférieure pour former une poche ;
- instiller les gouttes dans le cul-de-sac conjonctival inférieur sans toucher l'œil, la paupière ou les
cils ;
- relâcher la paupière et faire cligner l'œil afin de répartir le médicament sur le globe oculaire à
l'intérieur de la paupière ;
- demander au patient d'appuyer doucement avec le doigt pendant une minute sur l'arête du nez du
côté de l'œil sans le toucher (pour réduire l'élimination par le canal lacrymal) ;
- refermer soigneusement le flacon sans en toucher l'embout avec le. doigts.
Pommade ophtalmique :
- demander au patient d'incliner la tête en arrière et de regarder le plafond de la pièce ;
- détacher doucement de l'œil la paupière inférieure pour former une poche ;
- appliquer la pommade le long du cul-de-sac conjonctival en allant de la commissure interne
jusqu'à la commissure externe de l'œil ;
- relâcher la paupière et demander au patient de garder l'œil fermé pendant 1 à 2 minutes afin
de répartir le médicament sur le globe oculaire à l'intérieur de la paupière
- refermer soigneusement le tube sans en toucher l'extrémité avec les doigts.
Formes destinées à la voie pulmonaire
L'administration d'un médicament par utilisation d'un aérosol-doseur avec valve doseuse doit
suivre des règles précises qui seront explicitées au patient :
- expirer à fond afin de vider les poumons ;
- après avoir agité le flacon, le tenir « tête en bas » et le serrer entre les lèvres (l’aérosol-
doseur doit être muni d'un embout buccal) ;
- inspirer lentement et profondément en appuyant simultanément sur la valve doseuse ;
- retenir la respiration pendant 5 à 10 secondes après avoir retiré l'aérosol-doseur de la bouche
- nettoyer l'embout buccal à l'eau chaude.
Certains aérosols-doseurs ou inhalateurs récents permettent un déclenchement de la valve doseuse
ou d'un dosimètre uniquement à l'inspiration, réduisant ainsi la difficulté de coordination des
gestes pour le patient.
Administration par voie cutanée
Crème dermique, pommade, pâte dermique, solution à usage externe
- nettoyer la peau avant application du médicament ;
- pour les médicaments conditionnés en pot, prélevé avec un abaisse-langue plutôt qu'avec les
doigts ;
- n'appliquer pâte et pommade qu'en couche mince, à moins de prescription contraire ;
- les solutions à usage externe peuvent être badigeonnées avec un applicateur ou appliquées en
compresses humides préparées par immersion de compresses stériles dans la solution prescrite.
Dispositif transdermique :
- coller le dispositif sur la peau à un endroit sec, propre, à pilosité rare et où les mouvements ne
provoquent pas de plis importants ;
- bien presser pendant environ 10 secondes avec la paume de la main
- le renouvellement du système transdermique dépend de la spécialité ;
- une nouvelle application se fera à un autre endroit, ne recoller le dispositif à la même place
qu'après quelques jours.
LA DEMARCHE DE SOINS INFIRMIERS
1. Définitions :
La démarche est un cheminement intellectuel qui comporte des étapes successives allant du recueil
d’informations nécessaires à la connaissance de la personne et de son état de santé jusqu’à
l’évaluation des soins prodigués et aux actions visant leur réajustement éventuel et qui a pour but
de permettre à l’infirmier d’aider la personne soignée à trouver des solutions efficaces et adaptées
à son ou ses problèmes
La démarche de soins est une analyse de situation appliquée aux soins qui s’appuie sur les principes et la
méthode scientifique de résolution de problèmes.
C’est une réflexion qui aboutit à une prise de décision.
2. Intérêts :
Réponse aux besoins du patient
Conserver et rétablir l’indépendance du patient, de sorte qu’il puisse satisfaire lui-même ses
besoins
Une connaissance adaptée de la personne soignée, ainsi qu’une évaluation rigoureuse de son état
de santé
Structuration des soins au prêt du patient
Assure une sécurité du patient et le fonctionnement harmonieux du service
Responsabiliser l’équipe soignante
Permet le contrôle et l’exécution des soins
De mettre en place les procédures de qualité en formalisant le processus de soin.
La reconnaissance légale du rôle propre et de l’autonomie infirmière.
Revalorisation de la profession (paramédicale)
Coordonner les diverses attitudes des équipes
3. les différentes étapes de la démarche de soins infirmiers
Les étapes de la démarche de soins débutent avec l’arrivée du malade dans le service, sans attendre
que le diagnostic soit posé avec certitude. L’important c’est de soigner le malade.
Le plan de soins se poursuit tout au long de l’hospitalisation et ne se termine pas avec la guérison.
Les étapes de la démarche de soins infirmiers
En pratique, le processus démarche de soins peut être décomposé en deux grandes étapes :
1ère étape : analyse de situation
L’infirmier évalue l'état de santé de la personne produit un jugement clinique et identifie ou non un
problème de santé. Le problème sera alors décrit sous la forme d'un diagnostic infirmier.
2ème étape : résolution de problème
L’infirmier élaboration une stratégie visant à lever l'obstacle qui limite ou compromet la santé.
L'infirmier(e), en accord avec la personne soignée, définit des objectifs de soins, détermine les
actions à entreprendre, les planifie, les met en œuvre puis en évalue les résultats.
Ces deux grandes étapes peuvent être étalées comme suit :
1. le recueil des données et analyse de situation: collecte systématique de données qui
permettent de déterminer l’état du patient et de reconnaître ses problèmes de santé actuels ou
potentiels.
2. analyse et interprétation des données : c’est la formulation de problème de soins
infirmiers du patient pour orienter les interventions de l’infirmier.
3. planification : établissement d’objectifs et rédaction d’un plan de soins conçu pour aider le
patient à résoudre les problèmes prioritaires décelés et à atteindre les objectifs fixés.
4. l’exécution : mise en application du plan de soins au moyens d’interventions directes ou de la
supervision du travail des autres membres de l’équipe soignante.
5. évaluation : comparaison des réactions du patient et analyse de ses progrès par rapport aux
objectifs fixés.
Afin de recueillir les données, l’infirmier doit faire appel aux différentes sources
d’information, savoir observer, écouter, questionner la personne soignée lors de l’entrevue.
Recueillir des données c’est :
faire un bon accueil aux renseignements que le patient nous apporte.
Etre accueillant.
C’est considérer le patient comme un sujet.
écouter ce qui n’est pas verbalement dit (avec les yeux, avec le nez, la
main…). Ce que nous ressentons est tout autant à recueillir, que ce que le patient
ressent.
Il nous donne des informations sur lui-même.
Renseignements qui vont permettre de lui apporter des soins adaptés, ciblés.
En répondant à nos questions, le patient nous laisse entrevoir son intérieur.
Il est important donc d’installer une réciprocité, un échange, d’instaurer une relation de confiance.
Sans la collaboration active du patient nous ne pouvons rien recueillir d’essentiel.
L’observation : c’est un élément primordial : Ce processus repose sur l‘attention
et la concentration.
l’observation doit être attentive, volontaire et organisée.
L’observation concerne aussi bien la personne soignée que son environnement (qui peut nous
révéler des informations très importantes).
Elle implique tous les organes des sens :
La vue : qui apporte une multitude d’informations concernant les caractéristiques physiques
(coloration de la peau, cicatrices, tremblements, port de lunette,…) et environnementales (cannes,
lecture, boissons, photos…)
L’ouïe : par ce sens, nous parvient la parole, les intonations de la voix, les plaintes, certains bruits
(respiration, toux, essoufflement, cris…)
Le toucher : il joue un rôle essentiel dans l’examen physique. Le toucher nous permet de
détecter la chaleur du corps, une grosseur, une induration, la texture de la peau… Le toucher peut
aussi être un élément important dans la relation entre le soignant et le soigné.
L’odorat : permet de détecter des odeurs révélatrices (état de propreté, odeur caractéristique de
certaines pathologies ou de plaies, des urines ou des selles, de l’haleine…)
L’entrevue :
Il s’agit d’un entretien, non d’un interrogatoire ou d’un questionnaire.
L’entrevue, c’est la rencontre avec l’autre.
Parfois le recueil se fait en deux temps :
recueil de données minimales à l’arrivée
puis entretien lui-même réalisé dès que possible.
Il est important d’aborder la personne soignée sans préjuger, de créer un climat de confiance, de
respecter la confidentialité, de ne pas émettre de jugement de valeur, de transmettre les
informations oralement à l’équipe de soins.
En pratique :
Le recueil de données se fait à partir de 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson
Il peut être réalisé sur un document inclus dans le dossier de soins. Toutes les données pertinentes
doivent y être écrites.
Le recueil de données réalisé, il faut effectuer un tri des différentes informations afin de conserver
les mots indispensables, ou mots clés, ou les éléments utiles à l’analyse.
Pour chaque besoin, il faut effectuer un classement de ces données selon les concepts
d’indépendance et de dépendance.
Pour chaque dépendance rechercher la source de difficulté.
L’indépendance : C’est la satisfaction d’u (ou plusieurs) besoins fondamental de l’individu qui
est autonome par rapport à ce besoin. Les signes d’indépendance doivent être observés et reconnus
par l’infirmier, afin que l’autonomie de la personne soit favorisée, conservée.
La dépendance : C’est l’insatisfaction d’un (ou plusieurs) besoin fondamental de l’individu qui
n’est plus autonome par rapport à ce besoin. Cet individu montrera donc des signes observables
de déficience plus ou moins grande. L’infirmier doit prendre en compte ces signes afin de suppléer
à ce que le patient ne peut faire lui-même.
Source de difficultés : C’est un empêchement majeur à la satisfaction d’un (ou plusieurs) besoin
fondamental. La source de difficultés est la cause de la manifestation de dépendance ou le
facteur qui y contribue si la cause ne peut être connue.
IV. Le dossier de soins
1. Définition : c’est un document individualisé et actualisé, regroupant toutes les informations
concernant une personne soignée. c’est un élément fondamental pour la cohérence et la continuité
des soins, il est le support du processus des soins infirmiers.
Le dossier de soins suit le parcours du patient et relate sa prise en charge par tous les professionnels
de santé.
2. Intérêts du dossier de soins : le dossier de soins est un outil précieux car il regroupe des
informations qui permettent non seulement la prise en charge globale du patient, mais aussi :
la coordination de travail entre les professionnels de santé ;
la planification des soins dans le service ;
la traçabilité des soins ;
l'évaluation de l'activité des soignants et de l'efficacité des soins au patient.
3. Eléments constitutifs du dossier soins : Des fiches qui décrivent la situation du patient. Chaque
document du dossier de soins comporte l'identité du patient (étiquette) et du soignant ayant réalisé
un soin.
- feuille de température :
Elle comporte :
Les constantes
Poids
Régime etc.
- La fiche d'accueil du patient
| Cette fiche permet d'identifier le patient et comporte (entre autres) :
l'état civil et la situation socio-familiale du patient ;
la date d'entrée dans le service ;
le motif de l'hospitalisation ;
la personne à prévenir en cas d'urgence (famille, médecin traitant...) ;
le problème linguistique éventuel, etc.
- La fiche de recueil de données
Il s'agit le plus souvent du modèle conceptuel de V. Henderson. Elle donne des informations sur :
l'aspect physique, l'état psychologique du patient ;
l'habitat, l'entourage social ;
les habitudes de vie ;
les besoins perturbés (selon V. Henderson), etc.
- La fiche de prescriptions médicales : Elle comporte
le nom du médecin prescripteur ;
le nom des médicaments prescrits au patient : le nombre de prises et la voie d'administration.
- La fiche d'examens complémentaires : Elle
comporte le nom du médecin prescripteur et sa
signature ;
la nature des examens et la date d'exécution prévue.
- La fiche du projet de soins
Elle comporte les diagnostics infirmiers et les actions de soins.
-la fiche de la démarche de soins : Elle résume les étapes de
soins La collecte des données
L’analyse et interprétation des données
Planification (plan de soins)
Exécution
Evaluation et réajustement
- La fiche diagramme de soins et de surveillance Elle comporte
: les soins d'hygiène et de sécurité (toilette, change, etc.) ;
des observations diverses (surveillance des selles, des urines, des vomissements, etc.).
Sur chaque fiche figurent :
le soin exécuté (un codage spécifique est déterminé par l'équipe : par exemple un triangle) ;
la date et l'heure du soin et le nom et la signature de l'exécutant (ISP, AS).
C'est un outil de transmission de ce qui a été fait au patient.
- La fiche des transmissions
Cette fiche signale les événements significatifs survenus chez le patient (Les transmissions ciblées).
- La fiche synthèse et liaison
Elle est établie en vue d'un transfert du patient dans un autre service (bloc opératoire, consultations...)
et comprend :
la présentation du patient à l'accueil dans le service ;
l'évolution de son état au cours du séjour, etc.
4. Responsabilité dans la tenue du dossier de soins
Le paramédical veillera à :
être respectueux du patient dans ses écrits sur le dossier de soins : Ne marquer que les faits
et éviter les jugements de valeurs, les opinions qui serait peu objectives ;
Chaque information notée par un soignant est susceptible d'être lue par le patient ;
connaître l'ensemble des documents constituant le dossier de soins afin d'utiliser les
bons documents ;
Transmettre les informations selon ses compétences: La gestion des dossiers doit reposer sur
des responsabilités définies pour chaque soignant ;
participer à des réunions d'équipe sur les problèmes de santé du patient et le projet de soins du
service..
VI. Les besoin d’un malade :
Définition d’un besoin :
Un besoin est une nécessité de la nature ou de la vie ressentie ou exprimée par tout être humain.
Enumération des besoins :
Il existe quatorze (14) besoins communs à tout être humain selon (VIRGINIA .Henderson)
Les 14 besoins fondamentaux : La finalité Le besoin est-il atteint ou non ? Mechanism pour l’atteindre
du besoin
1. Respirer normalement 1. Besoin de respirer 1. Respirer normalement
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour - Sans gène Les mécanismes pour l’atteindre sont l’apport
chaque individu, de disposer d’une oxygénation - Dyspnée. gazeux, la ventilation, la diffusion et la
cellulaire satisfaisante. - A besoin d'aide technique (aérosol). circulation.
- Ventilation assistée
2. Manger et boire convenablement 2. Besoin de boire et manger 2. Manger et boire convenablement
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour Les mécanismes pour l’atteindre sont
- Mange seul.
chaque individu, d’entretenir son métabolisme afin l’ingestion, l’absorption et l’assimilation des
- Installation/stimulation.
de produire de l’énergie, de construire, maintenir et nutriments.
- À besoin d'aide partielle et/ou
réparer les tissus.
surveillance.
- À besoin d'aide totale (faire
manger).
3. Eliminer par toutes les voies
3. Eliminer par toutes les voies d’élimination 3. Éliminer
d’élimination Les mécanismes pour
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour - Continence l’atteindre sont la production et le rejet de
chaque individu, d’éliminer les déchets qui résultent - À besoin d'aide (toilette avec aide, sueur, de menstrues, d’urines, de selles et
du fonctionnement de l’organisme. urinal, bassin). l’utilisation de matériel sanitaire.
- Éliminer (selles)
- Transit normal.
- À besoin d'aide (WC avec aide,
bassin, laxatif).
- Incontinence, diarrhée, constipation
épisodique.
- Incontinence en permanence.
4. Se mouvoir et maintenir une bonne posture (à 4. Se mouvoir et maintenir une 4. Se mouvoir et maintenir une bonne
la marche, assis, couche et dans le changement bonne posture posture (à la marche, assis, couché et dans
de position) - Se déplace seul. le changement de position)
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour - Se déplace avec aide (canne) ou avec une Les mécanismes pour l’atteindre sont la
chaque individu, d’entretenir l’intégrité et personne. mobilisation des différentes parties du corps,
l’efficacité des systèmes biophysiologiques, de - Se déplace avec l'aide de deux personnes. la coordination des mouvements et le
permettre la réalisation des activités sociales et de - Alité en permanence, lever interdit. positionnement des différents segments
construire et maintenir l’équilibre mental. corporels.
5. Dormir et se reposer 5. Dormir et se reposer
5. Dormir et se reposer
Les mécanismes pour l’atteindre sont la
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour - Dort naturellement. résolution musculaire, la suspension de la
chaque individu, de prévenir et réparer la fatigue, - Dort avec aide (médicament). vigilance, la périodicité des cycles du
diminuer les tensions, conserver et promouvoir - Réveils fréquents. sommeil ainsi que l’alternance activité/repos
l’énergie. - Insomnies fréquentes. physique et mental.
6. Choisir les vêtements appropries, s’habiller et 6. Se vêtir et se dévêtir 6. Choisir les vêtements
se déshabiller - S'habille, se déshabille seul. appropries, s’habiller et se
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour - A besoin du conseil d'un tiers, de déshabiller
chaque individu, de se protéger et d’exprimer son surveillance. Les mécanismes pour l’atteindre sont le port
identité physique, mentale et sociale. - A besoin de l'aide partielle d'un tiers. de vêtements et d’accessoires, ainsi que la
- A besoin d'une aide totale. réalisation des mouvements adéquats.
7. Maintenir à un niveau normal la température 7. Maintenir sa température
du corps par le port de vêtements appropries ou - Adapte ses vêtements à la température 7. Maintenir à un niveau normal la
la modification de la température ambiante ambiante. température du corps par le port de
La finalité du besoin correspond à la nécessiter, - Demande à être protégé. vêtements appropries ou la modification
pour chaque individu, d’assurer le rendement - Incapable d'adapter ses vêtements à la de la température ambiante
optimal des fonctions métaboliques et de maintenir température ambiante. Le mécanisme pour l’atteindre est la
une sensation de chaleur corporelle satisfaisante. - Garde les vêtements qu'on lui enfile. thermorégulation.
.
8. Tenir son corps propre et sa mise 8. Être propre, protéger ses téguments 8. Tenir son corps propre et sa mise
soignée, protéger son épiderme - Se lave seul. soignée, protéger son épiderme
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour - A besoin d'être stimulé mais se lave seul. Les mécanismes pour l’atteindre sont les
chaque individu, de maintenir l’intégrité de la peau, - A besoin d'une aide partielle (une partie soins d’hygiène corporelle et la réalisation
des muqueuses et des phanères, d’éliminer les du corps). des mouvements adéquats.
germes et les souillures, et d’avoir une sensation de - A besoin d'une aide totale pour se laver.
propreté corporelle, élément de bien-être.
9. Se garder des dangers que peut
9. Se garder des dangers que peut représenter 9. Éviter les dangers
représenter l’environnement et éviter que
l’environnement et éviter que le malade ne soit - Lucide.
le malade ne soit une source de danger
une source de danger pour les autres - Confus et/ou désorienté épisodiquement.
pour les autres
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour - Confus et/ou désorienté en permanence.
Les mécanismes pour l’atteindre sont la
chaque individu, de se protéger contre toute - Coma, dangereux pour lui-même et pour
vigilance vis-à-vis des menaces réelles ou
agression externe, réelle ou imaginaire les autres.
potentielles, les réactions biophysiologiques
face aux agressions physiques, thermiques,
chimiques, microbiennes.
10. Communiquer avec autrui et exprimer ses 10. Communiquer
émotions, ses besoins, ses craintes et ses - S'exprime sans difficulté.
sentiments La finalité du besoin correspond à la 10. Communiquer avec autrui et
- S'exprime avec difficulté (bégaiement). exprimer ses émotions, ses besoins, ses
nécessité, pour chaque individu, de transmettre et de
- A besoin d'une aide pour s'exprimer craintes et ses sentiments
percevoir des messages cognitifs ou affectifs et
(ardoise, interprète). Les mécanismes pour l’atteindre sont la mise
d’établir des relations avec autrui.
- Ne peut pas s'exprimer (aphasie), ne veut en jeu des organes sensoriels, l’échange
pas s'exprimer. d’informations.
11. Remplir ses devoirs religieux selon 11. Agir selon ses croyances et ses valeurs 11. Remplir ses devoirs religieux selon
ses croyances
- Autonome. ses croyances
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour
- Est découragé, exprime sa colère, son Les mécanismes pour l’atteindre sont la prise
chaque individu, d’être reconnu comme sujet
angoisse. de conscience de la finitude comme partie
humain, de croire en la continuité de l’homme, de
- Éprouve un sentiment de vide spirituel. intégrante de l’existence, le choix d’un
chercher un sens à sa vie.
- Demande une assistance spirituelle système de référence basé sur des valeurs, des
. croyances.
12. S’occuper a un travail qui lui donne 12. S'occuper en vue de se réaliser 12. S’occuper a un travail qui lui donne
l’impression de faire quelque chose - Autonome. l’impression de faire quelque chose
d’utile - Triste, anxieux. d’utile Les mécanismes pour l’atteindre
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour - Angoissé, opposant, se laisse aller. sont une conception claire de ses rôles.
chaque individu, d’exercer ses rôles, d’assurer ses - Négation de soi, désespoir.
responsabilités, et de s’actualiser par le
développement de son potentiel.
13. Jouer ou participer à divers genres
13. Besoin de se récréer, se divertir de recréations
13. Jouer ou participer à divers genres - Autonome. Les mécanismes pour l’atteindre sont la
de recréations - Désintéressement à accomplir des réalisation d’activités récréatives,
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour activités récréatives. individuelles ou collectives.
chaque individu, de se détendre, de se divertir et de - Difficulté/incapacité à accomplir des
promouvoir l’animation du corps et de l’esprit. activités récréatives.
- Refuse d'accomplir des activités
récréatives.
14. Apprendre, découvrir, satisfaire une 14. Apprendre, découvrir, satisfaire
saine curiosité pouvant favoriser le 14. Besoin d'apprendre une saine curiosité pouvant favoriser
développement normal de la sante. - Se prend en charge. le développement normal de la sante.
La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour - À besoin de stimulation. Les mécanismes pour l’atteindre sont la
chaque individu, d’évoluer, de s’adapter, d’interagir - Apathique. réceptivité à l’apprentissage, l’acquisition de
en vue de la restauration, du maintien et de la - Refus, résignation connaissances, le développement d’habiletés
promotion de sa santé. et l’adaptation des comportements
FICHE DE DEMARCHE DE SOINS
Nom : …......... Prénom : …………… Service : ………… N° du lit : …...............
Date / heure Problème Objectifs Action évaluation Date / heure.
de soins attendus de soins
échéance
ANALYSE DES
PRATIQUESPROFESSION
Introductio ELLES (L’APP)
n
L’analyse des pratiques professionnelles est aujourd’hui au cœur des questions que se posent les
chercheurs travaillant sur la question de la dimension réflexive dans le processus de
professionnalisation. L'analyse des pratiques trouve son origine dans deux sources historiques, les
groupes Balint et les pratiques réflexive de Schön.
La formation des professionnels de santé est l’objet d’une réforme de grande ampleur, nécessitée par
un certain nombre d’évolutions.
Une dimension importante de cette réforme est de concevoir la formation en lien avec les compétences
à acquérir. Ceci implique de mettre en œuvre des modalités pédagogiques susceptibles de favoriser le
développement des compétences, l’analyse des pratiques est régulièrement citée comme un moyen
intéressant dans ce contexte.
L’expression « analyse des pratiques » renvoie à un certain nombre de dispositifs qui existent depuis
longtemps dans le milieu de la formation au travail social ou aux métiers de la santé, tant en
formation initiale que continue.
Clarification des concepts
Analyse
Selon le Grand Dictionnaire Terminologique de l’Office Québécois de la langue française, dans le
domaine de:
psychologie, l’analyse est « une opération mentale complexe permettant de décomposer un tout en
ses éléments.
En philosophie, c’est la décomposition d'un tout en ses parties.
Résolution d'un phénomène complexe en éléments nettement définis », c’est aussi un examen détaillé
d’un ensemble complexe, ou encore une démarche intellectuelle qui va du complexe au plus simple
»
Pratique :
C’est un mode de théorisation issu d’une pratique et spécifique au praticien ayant acquis une maîtrise
de son métier.
Professionnelles :
S’attache à un métier, et qu’il s’agit toujours d’une activité de transformation dans des conditions
institutionnelles et sociales déterminées ; l’activité dont il est question contribuant alors à la vie
productive d’un ensemble social.
Réflexivité
La réflexivité est une démarche méthodologique en SOCIOLOGIE et
en ANTHROPOLOGIE consistant à appliquer les outils de l'analyse à son propre travail ou à sa
propre réflexion et donc d'intégrer sa propre personne dans son sujet d'étude.
Une démarche réflexive en science consiste en une prise de conscience et en un examen
approfondi de sa propre démarche scientifique.
Compétence
La compétence est la maîtrise d’un savoir-faire opérationnel relatif aux activités d’une situation
déterminée, requérant des connaissances et des comportements. Elle est inséparable de l’action et
ne peut être appréhendée (saisir intellectuellement) qu’au travers de l’activité.
(Définition issue du répertoire des métiers de la Fonction publique hospitalière)
Définitions De L’APP
« une méthode de perfectionnement, voire de formation, fondée sur l’analyse d’expériences
professionnelles de terrain, récentes ou en cours, présentées par leur principal acteur dans le
cadre d’un groupe composé de personnes exerçant la même profession.
« L’analyse de pratique est une mise à distance de l’agir professionnel. Elle développe la réflexivité
et l’autonomie.
Elle n’évalue pas les personnes mais donne du sens. En revanche, elle fournit aux stagiaires une
culture de l’évaluation, en leur donnant les moyens de justifier leurs choix. En outre, l’analyse de
pratiques apprend aux professionnelles à construire une identité professionnelle individuelle et
collective. »
Objectifs
Aider un acteur professionnel impliqué (l'exposant) à y voir clair dans une situation singulière
évoquée
Donner plus de compréhensibilité à un vécu, le sien, sans pour autant lui apporter des réponses ni
des conseils. De fait le groupe est au service de celui qui (s') expose ;
Permettre à d'autres acteurs non engagés d'analyser une situation, une pratique professionnelle ;
De se préparer (se former) à affronter des situations semblables à venir
Principes
Il est évident que l'analyse de pratiques professionnelles en groupe requiert des conditions premières:
une démarche personnelle et volontaire de participation ;
le respect de l'autre et de sa parole ;
la confidentialité : "ce qui est dit ici n'en sort pas" ;
la liberté d'expression dans le cadre adopté ;
le respect du fonctionnement, du rituel ;
une gestion rigoureuse du temps ;
l'assiduité dans le groupe sur une période choisie ;
une régularité des réunions (rythme et alternance).
Méthodologie D'une Séance D'APP
Les Etapes L’APP
1: Mots clefs de la situation (QUOI DE NEUF)
2: Choix de la situation par les professionnelles
3: Exposé par le narrateur
4: Questionnement des participants
5: Rédaction de propositions…
6 : Synthèse par le narrateur
Fonctionnement D’une Séance D’APP :
1. La demande
Constituer un groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles s’appuie obligatoirement sur une
demande expresse des participants.
Ceci est la toute première condition qui autorise les participations effectives dans une ambiance
d’intimité. Cette condition est une condition indispensable afin d’éviter les résistances et risquer
l’échec.
2 Le lieu
D’abord, il convient de légitimer, si possible, un lieu pour se réunir de PRÉFÉRENCE en dehors de la
prégnance institutionnelle, même si une salle, mise à disposition par l’entreprise ou
l’administration, peut faire éventuellement l’affaire.
1 Le nombre de participants: Idéalement, un groupe de sept ou huit personnes permet un rythme
vivant et dynamique.
4 Le rythme et la durée:
Pour la méthode classique, la durée est généralement de 2 à 3 heures tous les mois.
5. La posture de l’intervenant:
L’intervenant est le garant du cadre établi concernant les échanges. Sur ce point, il régule le
groupe pour respecter le silence, la distribution de la parole… jusqu’à ce que le groupe
s’autorégule. Il considère que les véritables experts sont les participants : d’abord celui qui
expose, ensuite ceux qui écoutent.
Il est aussi un accompagnateur-animateur. Il met en exergue et clarifie les bonnes questions :
celles qu’on se pose et celles qu’on ne se pose pas.
Il peut être quelquefois un médiateur afin de réduire les situations conflictuelles.
6. L’écoute Active:
L’écoute active du récit et la bienveillance face à l’expression de la douleur de chaque participant est
centrale et indispensable : l’Analyse des Pratiques Professionnelles est le lieu’ qui
permet d’exprimer sa souffrance psychique et vise à élaborer des pistes d’amélioration en
redonnant du sens à ce qui est vécu.
7. La Recherche D’améliorations
Chaque récit exposé est interrogé pour reconstruire l’action sous un angle de vue différent. C’est
souvent un travail collégial d’interrogations, puis d’une maturation de ces interrogations qui
permet les hypothèses explicatives et compréhensives des situations.
8. La Confidentialité :
La confidentialité des échanges lors des séances d’Analyse des Pratiques Professionnelle contribue à
la confiance entre les participants et l’animateur.
Déroulement D’une Séance D’APP:
Classiquement, une séance d’analyse des pratiques comporte plusieurs phases:
1 Phase d’exposition:
Un membre du groupe expose précisément une situation dans laquelle il a été personnellement
impliqué et qui lui pose problème ou question. L’animateur peut donner des consignes précises
pour le choix de la situation,
2 Phase de clarification (questionnement par les membres du groupe):
Durant cette phase, les membres du groupe et l’animateur posent des questions pour comprendre
la situation, ils doivent éviter d’émettre trop vite des hypothèses,
3Phase de compréhension, formulation d’hypothèses, analyse:
Chaque membre du groupe peut proposer des hypothèses de compréhension de la situation, des
éléments d’analyse. Selon le type de dispositif, l’animateur propose des éclairages théoriques,
4 Phase de propositions
(éventuellement), 5 Clôture
Développement Des Compétences
Ses séances permettent l’identification des ressources, des savoirs, qualités … devant être
mobilises dans chaque situation, pour être compétent.
La répétition de cet exercice favorise la posture réflexive de l’étudiant, ingrédient assuré du
développement des compétences.