Option : aides-soignants
SOINS INFIRMIERS
OBJECTIFS DE L'ENSEIGNEMENT
Au terme de cet enseignement, l'apprenant doit être capable d’exécuter les techniques
de soins infirmiers.
1. INTRODUCTION
Les soins infirmiers sont définis au sens large comme « une attention, une application envers
quelqu’un ou quelque chose ». Le mot soin prend alors le sens de « moyens par lesquels on
s’efforce de rendre la santé à un malade ».
La lampe à huile, symbole des soins infirmiers dans plusieurs pays, en référence au surnom
donné à Florence Nightingale : The Lady with the Lamp.
Par l'Organisation mondiale de la santé.
« La mission des soins infirmiers dans la société est d'aider les individus, les familles et les
groupes à déterminer et réaliser leur plein potentiel physique, mental et social et à y parvenir
dans le contexte de l'environnement dans lequel ils vivent et travaillent, tout cela en
respectant un code de déontologie très strict. Ceci exige que les infirmiers apprennent et
assurent des fonctions ayant trait au maintien et à la promotion de la santé aussi bien qu'à la
prévention de la maladie.
Par le Conseil international des infirmiers,
Les soins infirmiers représentent les soins prodigués, de manière autonome ou en
collaboration, aux individus de tous âges, aux familles, aux groupes et aux communautés –
malades ou bien-portants – quel que soit le cadre.
Ils se focalisent sur la promotion de la santé, la prévention de la maladie, ainsi que les soins
dispensés aux personnes malades, handicapées et mourantes. Ils englobent également la
défense, la promotion d'un environnement sain,
Les soins infirmiers sont traditionnellement dispensés par les infirmiers et infirmières.
Par Florence Nightingale en 1859, (leaders en soins infirmiers),
Les soins infirmiers se sont définis comme une pratique à part entière, une science mais
également un art moral.
Florence Nightingale précise que les Soins infirmiers doivent faire en sorte de « mettre le
malade dans les meilleures conditions possibles, pour favoriser l'action de la nature ».
Par Virginia Henderson En 1960
Les soins infirmiers comme une réponse aux besoins fondamentaux de chaque individu. Est
entendu par besoin fondamental, la nécessité vitale propre à tout être humain sain ou malade.
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2. HISTORIQUE DES SOINS INFIRMIERS
Sous l’influence de diverses civilisations, la pratique des soins infirmiers a connu à travers
les âges, une évolution progressive.
Au cours de la préhistoire, l’organisation sociale des peuples primitifs ne permettait qu’une
acquisition empirique de certains soins élémentaires (soins de blessures avec l’utilisation
d’herbes ou de terre).
De l’antiquité jusqu'à l’avènement de l’islam, de grandes civilisations sont apparues à travers
le monde : Chine, Inde, Egypte, Palestine, Grèce, Romme. Pendant cette période la médecine
a connu de grands développements, mais elle est restée liée au surnaturel et à la sorcellerie. La
maladie était perçue comme une malédiction ou un châtiment de dieu et ne pouvait par
conséquent susciter que le rejet allant jusqu'à la mise à mort.
Avec l’arrivée de l’islam, un vent nouveau s’est mis à souffler sur le monde. L’idée
fondamentale développée en matière de médecine stipule que le corps humain appartient à
dieu il est donc du devoir de l’être humain de le préserver.
Cette préservation s’effectue d’abord :
Sur le plan préventif, souligné par l’affirmation : « la propreté est un acte de foi », (ablution,
allaitement maternel, interdiction de certains boisson et aliments, pratique de sport…)
Sur le plan curatif, basé sur le principe que pour chaque maladie dieu a créé un traitement.
Le rôle de l'infirmier a pris une importance toute particulière avec les deux guerres
mondiales.la complexité des problèmes posées par les différentes pathologies et leur
exploration, ont créé de nouveau besoins dans la prise en charge du malade et de sa maladie.
De nouvelles actions ont été dévolues à l'infirmier, il devient collaborateur du médecin et
donc capable de décision autonome.
En Algérie, à partir de 1850, ont été créés les corps des auxiliaires médicaux indigènes, et les
infirmières visiteuses médicales.
Durant la guerre de libération nationale, un système de santé a été mis sur pied au sein de
l'armée de libération nationale. Un effort remarquable d'éducation sanitaire (hygiène et
prévention) a été entrepris. Des centres de formation paramédicale ont été ouverts le long des
frontières.
Au lendemain de l'indépendance le départ massif des personnels médicaux, paramédicaux et
administratifs européens crée une situation de crise qui n'a pu être jugulée que grâce à des
efforts considérables.
Ainsi au cours de la première décennie de l'indépendance le nombre d'infirmiers diplômé
passe de 250 en 1962 à 12215(agent paramédicaux) en 1973 grâce à la création d'écoles de
formation paramédicales.
Au cours de la deuxième décennie de l'indépendance, les nouvelles exigences liées d'une part
aux besoins sans cesse croissant et d'autre part aux progrès de développement, ont été à l'
origine d'une réforme de la formation paramédicale. Désormais le recrutement des futurs
agents paramédicaux se fait par voie de concours et aboutit à trois niveaux de formation:
Infirmier diplômé d'état (IDE), Infirmier breveté (IB), Agent technicien de la sante (ATS).
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Les Différentes Phases Du Développement De La Formation :
En 1973 la création des E.F.P.M et des I.T.S.P et création des corps des maîtres
d’enseignement paramédicale.
En 1978 à 1988 Formation d’effectifs importants de paramédicaux pour répondre au besoin
en personnel induit par l’ouverture de nombreux hôpitaux et établissements extra hôpitaux.
Recherche de la qualité de la formation après avoir satisfait aux besoins quantitatifs des
établissements de soins par l’amélioration des conditions de formation initiale et
l’importance accordée à la formation continue.
Conditions D’accès A La Formation :
La formation d’aides- soignants d’une durée de deux années ouvertes sur concours aux
élèves de 4ème année moyenne ou terminale sur titre.
La formation des paramédicaux brevetée d’une durée de deux années ouvertes sur
concours aux élèves de 3ème années secondaire ou baccalauréat sur titre.
La formation de paramédicaux diplômés d’état d’une durée de trois années ouvertes aux
bacheliers.
3. Les dimensions de soins infirmiers
La nature du soin infirmier implique différentes dimensions:
préventive
curative
éducative
Dimension de réhabilitation et palliative
maintenance
DIMENSION PREVENTIVE :
Les soins de prévention sont l’ensemble des mesures visant à éviter ou à réduire le nombre et
la gravité des maladies, accidents ou handicaps. L’OMS propose la distinction de trois degrés
de préventions :
La prévention primaire.
Elle se situe en période de pré-pathogénèse (avant la survenue de maladie), tendant à
empêcher la survenue de la maladie soit par son éradication, soit par la disparition de son
étiologie elle peut être :
Non spécifique : elle concerne chaque individu ; professionnel de santé ou nom ; à chaque
moment de sa vie, indépendamment d’une pathologie déterminée.
Exemple : étude du bruit, de l’éclairage, des pollutions de l’aire, de l’adaptation du matériel
de travail, des nuisances provoquées par la pollution des eaux, du traitement des déchets
ménagers et industriels.
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Spécifique : Elle concerne chaque individu, et plus particulièrement les professionnels de
santé, en regard de certains risques d’apparition d’une pathologie bien déterminée. Elle vise à
protéger l’individu contre l’agent ou les facteurs étiologiques de la maladie.
Elle fait appel à :
Des actions préventives individuelles : pratiquer des vaccinations, en respectant le calendrier
vaccinal.
Des actions de prévention collectives : lutte contre l’alcoolisme ; la drogue ; le tabagisme,
amélioration de l’hygiène alimentaire dans les (cantines, restaurants…).
Prévention secondaire.
Prévention largement utilisée et peut être la plus courante. Elle se situe, à certains moments
de la vie, pendant la phase la plus propice à l’installation de la maladie.
Elle vise à:
- déterminer, détecter et surveiller les personnes à risques.
- déceler tous les signes précurseurs de l’installation de la maladie.
- diminuer la prévalence (nombre de cas) d’une maladie dans une population par la mise
en route d’un traitement préventif précoce.
L’acte essentiel est le dépistage. Il revêt plusieurs formes :
L’examen de santé : il vise à explorer un groupe de personnes plus particulièrement
exposées du fait de leur âge, profession, ethnie…, en vue de les prévenir de certaines
agressions connues.
Exemple : examen prénuptial ; examens scolaires…
L’examen de dépistage.
C’est une procédure de sante publique basée sur des examens médicaux, biologiques
sélectionnant une population dite à haut risque, qui justifie la poursuite d’un diagnostic
spécifique et de la mise en route d’une thérapeutique précoce et efficace visant à enrayer
l’histoire naturelle de la maladie.
Examen du nouveau-né a la recherche du (LCH) ; test tuberculinique chez l’enfant…
3. 2.3 La prévention tertiaire.
Prévention que l’on associe souvent au soin curatif par le biais du traitement et au soin de
réhabilitation en cherchant à favoriser la réinsertion sociale de la personne. Elle se situe dès
la phase évolutive de la maladie, jusqu'à la guérison complète et définitive, elle a pour but
d’éviter les complications, limiter les séquelles
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3.2. DIMENSION CURATIVE
Soin efficace, susceptible d'amener la guérison, en portant soin, attention, assistance, a une
personne; il se situe durant la maladie, commence dès le dépistage ou le diagnostic
précoce et se prolonge jusqu'à la disparition totale de la maladie.
Il ne s'agit donc pas seulement de soin curatif nécessitant l'application de technologies
précises, (injection, pansement, oxygène), mais aussi la prise en compte du contexte de la
personne malade, avec son vécu personnel et familial.
3.3 LA DIMENSION ÉDUCATIVE:
L’éducation est un ensemble de moyens mis en œuvre pour assurer le développement
des facultés physiques, intellectuelles et morales d’un individu.
Interventions qui consistent à offrir à une personne ou à un groupe informations, conseils ou
assistance, pour l'aider à comprendre les mesures propres à améliorer sa santé et à modifier
ses comportements.
L’action éducative vise deux objectifs fondamentaux :
- Informer : aider la personne ou le groupe à prendre conscience des problèmes qui
concerne sa santé.
- Modifier les comportements : l’information manque son but si elle n’est pas suivie
de changement de comportement.
Exemple:
- Conseils d'hygiène alimentaire lorsque la personne présente une surcharge pondérale
présentant un risque pour sa santé.
Conseils d'hygiène bucco- dentaire en milieu scolaire et familiale.
DIMENSION DE REHABILITATION ET PALLIATIVE
La réhabilitation étant le fait de rétablir une personne dans ses droits, une capacité, une
situation juridique, sociale ou professionnelle précédemment perdue ; elle est souvent
associée à la rééducation, le reclassement, la réinsertion, la réadaptation…
Ils visent à:
- Redonner à la personne handicapée un maximum d’autonomie ;
- Faciliter la réinsertion socioprofessionnelle de la personne invalide ;
- Apprendre à la personne et à son entourage à vivre le mieux possible avec sa maladie.
Dimension palliative : Soins qui privilégient le soulagement de la souffrance et de la douleur,
le confort physique et moral de la personne soignée provisoirement.
DIMENSION DE MAINTENANCE
On entend par soin de maintenance tout soin lie aux fonctions vitales humaines d’entretien et
de continuité de la vie.
Le soin de maintenance englobe toutes les activités qui assurent cette continuité de vie, sans
laquelle l’homme ne pourrait survivre, comme ; boire, manger, respirer, éliminer, se laver, se
reposer, dormir…..
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DEFINITION DES CONCEPTS
1. Homme :
L’homme est une entité complexe, avec des interactions entre les différents besoins.
L'homme est un être unique qui a des besoins biologiques, sociaux-culturels et spirituels.
Il est en constante évolution avec son environnement.
C'est un être de besoin, de désir et de souffrance. Il est libre, capable de s'adapter, de
respecter l'autre, d’être, tolérant, de faire preuve de faiblesse, de dépendance.
Il est mortel.
Il est à la recherche d'un équilibre constant et du maintien d'une qualité de vie pour lui et
pour les autres.
2. Santé :
Définition de l'OMS (organisation mondiale de la santé) (1946)
La santé est un état de parfait bien être sur les plans physique, mental et social et ne
consiste pas seulement à une absence de maladie ou d'infirmité.
« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas
seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »
3. Malade :
Est la personne dont la santé est atteint ; d'une maladie, qui éprouve un malaise, souffrant, en
mauvaise santé.
Est la personne dont l’état de santé est altérée; qui se traduit par un ensemble de rupture
d’ordre physique, mental et/ou social, se manifeste par des symptômes objectifs et subjectifs.
Cette altération peut être vécue comme une agression, une diminution de l’autonomie ou
une expérience constructive.
Antonyme. Bien portant, en bonne santé.
4. Accueil Du Malade
L’arrivée d’un malade dans un service est un moment important pour lui et pour les
soignants C’est à travers ces premiers moments qu’il reçoit l’impression de la qualité de
relation que lui réserve le personnel soignant. L’impression reçue dans les premiers
moments est ensuite difficile à modifier.
C’est à ce moment que commence à se créer le partenariat de soins avec le malade et avec
la famille.
Le mot accueil ?
- Le mot accueil signifie la manière de recevoir quelqu'un,
- de se comporter avec lui quand on le reçoit ou quand il arrive.
Accueil = Réception
L’accueil est la manière de recevoir quelqu’un quand il arrive
L’accueil est la Mission de tout (e) personnel :
- médecin, Infirmier(e) quel que soit son poste, cadre administratif, sécurité et hôtesse
d’accueil. C’est un temps à la fois social, psychologique et médical.
Objectifs :
- Établir un contact humain sécurisant le malade visant à faire diminuer l’anxiété et
facilitant son séjour à l'hôpital.
- Recueil d’information permettant d’identifier les besoins du patient dans le but d’établir la
démarche de soins.
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- Informer, Rassurer le patient et sa famille.
- L’installer dans son nouvel environnement
- Amoindrir, réparer et soulager le mal cassé par la maladie et la séparation
familiale.
- Comprendre l'état d'esprit du malade et faciliter la
communication avec lui, ce qui aide l'équipe soignante à mieux
connaître le patient, ses problèmes et ses attentes.
- Créer une ambiance plus familiale qu'administrative.
4.5 Accueil du malade
L'accueil constitue une étape très importante dans la vie du malade, l’infirmier
constitue le
premier contact avec le malade ses missions sont multiples du fait de la relation
triangulaire complexe
- Il doit assurer l’adaptation du patient, à un univers qui lui est parfaitement
étranger
- L'assurance l'aide énormément dans la participation de sa guérison.
- ses proches le quittent sans avoir l’impression de l’y abandonner.
Il faut donc
- Se mettre au service du malade
- Ne pas le faire trop attendre.
- Se présenté (nom et grade)
- Quelle que soit la situation garder le visage « ouvert » réconfortant
- Le rassurer et demander s’il a un souci particulier
- prendre le temps d’expliquer
- évité devant lui de parler entre collègues des choses futiles
- le respecter, lui et son mal.
- Prendre ses affaires
- Préférer l’ascenseur à l’escalier
- Présenter le personnel de l’unité
- Indiquer son numéro de chambre, lui donner des points de repère si besoin
- Présenter la chambre, salle de bain salle de détente.
- Présenter le voisin de chambre si besoin.
- Expliquer le fonctionnement de la sonnette, de la lumière et du téléphone.
- Expliquer les horaires des repas, les visites extérieures
- Aider le patient à s’installer au lit ou au fauteuil.
- Ranger ses affaires personnelles
- Donner l’heure approximative de l’éventuelle visite du médecin
- Demander au patient s’il a un régime ou un traitement particulier
- Recueillir le maximum d’informations par l’observation et
l’écoute afin de compléter la démarche de soin de l’unité.
NB : notre rôle est multifonction.
- Il faut savoir canaliser les personnes, les orienter, les informer,
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le tout avec une certaine contrainte de temps pour ne pas
aggraver la situation.
- Il faut avoir de la tolérance, de la compréhension, faire en sorte
que cela se passe bien et toujours avec le sourire.