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THEME 1: L'économie Circulaire Et Gestion Durable Des Ressources

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THEME 1 : L’économie circulaire et gestion durable des ressources

1. Économie circulaire et développement durable : une mise en application concrète mais


déconnectée des réalités sociales (Denis Blot)
Dans cet article, Denis Blot commence par expliquer que l'économie circulaire est souvent
présentée comme une extension pratique et concrète du développement durable. Alors que le
développement durable est un concept plus général, intégrant des dimensions économiques,
sociales et environnementales, l'économie circulaire cherche à proposer des solutions tangibles en
transformant les déchets en ressources et en encourageant une économie dématérialisée.
Cependant, Blot met en lumière une critique majeure : l'économie circulaire, bien
qu'opérationnelle, tend à ignorer les pratiques économiques populaires et non marchandes. Ces
pratiques, souvent communautaires et basées sur la solidarité, présentent des vertus écologiques
intrinsèques mais sont marginalisées par l'EC, qui repose sur des logiques de marché. Selon lui,
l'EC est un projet économique qui se construit sans prendre en compte les dimensions sociales et
anthropologiques. Les pratiques de récupération et de réparation, par exemple, sont parfois
criminalisées ou perçues comme des obstacles à l'économie de marché, alors qu'elles représentent
des formes de résistance au consumérisme et au gaspillage.
Blot critique également la réduction de l'écologie à une question purement économique, où l'idée
de durabilité est dominée par les principes de rentabilité et d'efficacité marchande. Pour lui,
l'économie circulaire masque les conséquences sociales et renforce la domination du marché, au
lieu de promouvoir une véritable transformation sociétale. En fin de compte, il affirme que la crise
écologique est utilisée comme une opportunité pour le marché de renforcer son emprise sur la
société, au détriment des solutions plus locales et solidaires.
2. Enjeux territoriaux de l'économie circulaire : Une gouvernance à adapter (Amadou
Niang, Sébastien Bourdin, André Torre)
L'article de Niang, Bourdin et Torre adopte une approche différente, en se concentrant sur
l'intégration de l'économie circulaire dans les territoires. Les auteurs reconnaissent que l'EC a
émergé comme une réponse aux limites des modes de production linéaires, notamment la
consommation excessive des ressources naturelles et la génération de déchets. Le modèle circulaire
vise à optimiser l'utilisation des ressources à chaque étape du cycle de vie des produits, avec des
objectifs écologiques clairs : réduire la pression sur l'environnement tout en stimulant le
développement économique local.
Cependant, ils soulignent que l'EC est souvent pensée dans un cadre trop global ou uniforme, sans
tenir suffisamment compte des spécificités territoriales. Chaque territoire possède des ressources
et des dynamiques propres qui devraient influencer la manière dont l'EC est mise en œuvre. Les
politiques publiques doivent donc s'adapter aux contextes locaux pour maximiser l'impact de l'EC.
En particulier, les collectivités territoriales jouent un rôle crucial dans la coordination des initiatives
locales et dans la mobilisation des acteurs, qu'il s'agisse d'entreprises, de citoyens ou d'institutions
publiques.
Les auteurs plaident pour une gouvernance territoriale plus inclusive, capable de coordonner les
acteurs autour de projets communs et de valoriser les ressources locales. Ils discutent également de
l'importance de la proximité géographique et des relations de confiance entre les acteurs locaux
pour réussir à instaurer des synergies efficaces.
THEME 2 : Le coût économique de la transition énergétique
1. Revue Francophone du Développement Durable (RFDD) :
La transition énergétique est perçue comme une opportunité économique majeure, mais elle
implique des investissements considérables, notamment pour moderniser les infrastructures
existantes. Le document souligne que les économies émergentes bénéficient d'un avantage par
rapport aux pays développés, car elles peuvent directement intégrer des technologies énergétiques
plus efficaces sans les coûts de transformation des infrastructures existantes. Cependant, pour les
pays industrialisés, le coût est important, car il s'agit de repenser radicalement des secteurs comme
le bâtiment, les transports, et l'industrie, avec des investissements massifs dans l'efficacité
énergétique et les énergies renouvelables.
Par ailleurs, l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) estime que pour atteindre les objectifs
climatiques d'ici 2030, les investissements annuels nécessaires dans l'énergie propre devraient
atteindre 4 000 milliards de dollars. Ce financement est indispensable pour assurer la décarbonation
des secteurs tels que les bâtiments, les transports, et l’industrie. En outre, il est souligné que la
transition énergétique favorise la création d'emplois dans les secteurs de la rénovation énergétique
et des nouvelles technologies.

2. "Penser et modéliser la transition énergétique" :


Le texte met en avant le coût indirect de la transition énergétique, notamment les effets sociaux tels
que les pertes d'emplois dans les secteurs liés aux énergies fossiles, créant des « travailleurs échoués
» (stranded workers). Ces coûts doivent être anticipés et intégrés dans les politiques publiques pour
minimiser les impacts négatifs. Il est également fait mention des modèles économiques hybrides
qui combinent les contraintes techniques et macroéconomiques pour évaluer les investissements
optimaux nécessaires à la transition.
Un autre aspect crucial abordé concerne le financement des capacités décarbonées et le rôle de
l'investissement public dans le soutien à cette transition. En particulier, il est mentionné que des
décisions politiques mal anticipées pourraient freiner la progression vers une décarbonation
efficace.
En résumé, les deux documents convergent sur l'importance des investissements colossaux
nécessaires à la transition énergétique, tout en soulignant les effets économiques, notamment la
création d'emplois et les défis liés à la reconfiguration des secteurs économiques traditionnels.
THEME 3 : L'environnement et l'économie numérique
1. "La face cachée du numérique"
Cet article développe en profondeur les conséquences environnementales des technologies de
l'information et de la communication (TIC). Il met en évidence un paradoxe fondamental : alors
que le numérique est souvent perçu comme un secteur de l'économie "immatériel", capable de
réduire l'empreinte écologique en dématérialisant les processus économiques, sa croissance rapide
et son expansion omniprésente ont des effets écologiques non négligeables. En effet, la production
et l'utilisation des infrastructures numériques (serveurs, centres de données, réseaux) ainsi que des
appareils électroniques (ordinateurs, smartphones) génèrent des coûts environnementaux
considérables. L’article révèle que le secteur des TIC est responsable de 2 % des émissions
mondiales de gaz à effet de serre, soit une empreinte similaire à celle de l’aviation, un secteur
souvent critiqué pour son impact climatique.
La fabrication d'appareils électroniques dépend de matières premières rares, dont l'extraction et le
traitement sont très polluants. De plus, le renouvellement rapide des équipements, favorisé par
l'obsolescence programmée et la demande croissante, génère un énorme volume de déchets
électroniques toxiques, difficiles à recycler. Malgré les efforts pour améliorer l'efficacité
énergétique et encourager des pratiques de recyclage, ces mesures ne suffisent pas à compenser
l'augmentation rapide des appareils et de la consommation énergétique liée aux services
numériques.
2. “L’économie numérique en question”
Cet article explore principalement la manière dont le numérique transforme la production,
l'innovation et les marchés, en mettant en avant l'émergence des grands acteurs du numérique
(GAFA – Google, Amazon, Facebook, Apple) et des modèles économiques de plateformes. Les
auteurs soulignent que cette économie numérique repose sur trois piliers : les technologies, avec
l'évolution rapide des capacités de traitement de données et des objets connectés, l'économie, avec
l'apparition de nouveaux acteurs et modèles d'affaires, et le social, avec l'impact sur les modes de
consommation et d'organisation sociale.
Toutefois, l'article ne traite pas en détail des effets environnementaux de cette transformation
numérique, même si l'on peut en déduire certaines implications écologiques. Par exemple, le
développement massif des plateformes numériques et des services en ligne implique une
augmentation significative de la demande en infrastructure numérique, ce qui est en lien direct avec
l’analyse du premier article sur l'impact écologique des centres de données et des réseaux. La
dématérialisation des services, si elle permet parfois de réduire les impacts environnementaux
immédiats dans certains secteurs (comme les transports grâce à la vidéoconférence), ne compense
pas toujours la consommation énergétique croissante des TIC.
L’accent de cet article est plutôt mis sur les effets du numérique sur la compétitivité économique,
l'innovation et les nouveaux modèles d’organisation. Il montre que les entreprises doivent s'adapter
rapidement à cette nouvelle donne numérique en réorganisant leurs chaînes de valeur, mais la
dimension écologique de cette transformation n’est pas explicitement traitée. Cela montre un
décalage dans la réflexion économique dominante sur le numérique, où les questions
environnementales restent souvent en arrière-plan par rapport aux préoccupations sur l'innovation,
la croissance et la concurrence.

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