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Analyse spatiale et géotraitements SIG

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ENSSMAL 2ème année Halieutique - Biodiversité Benzouaï S

V. Analyse spatiale
V.1 Analyse spatiale sur des données vecteur
Une fois les données géospatiales correctement intégrées dans le SIG, voire géoréférencées, éditées et
structurées, l'utilisateur peut alors faire une analyse spatiale sous forme d’un géotraitement et/ou d’une
requête spatiale afin de trouver les informations pertinentes pour une application spécifique.
A. Requêtes spatiales
Une requête permet à l'utilisateur de faire des recherches sur la localisation, la topologie et les
attributs des données géographiques gérées par un SGBD ou une géodatabase.
Telle que indiqué dans la définition, les types de requêtes sont :
 les requêtes thématiques portant sur les attributs des objets spatiaux
 les requêtes géométriques portant sur la géométrie des objets
 les requêtes topologiques portant sur les relations entre objets
Exemples : Tester la coïncidence géographique des données multi-sources
- Intersection (Intersection); à une distance de (Within distance of); contenu par (Contained by);
partage des entités avec (Share features with); touche les limites de (Touch the boundary of); est
traversé par une ligne de (Are crossed by the outline of); est complètement dans (and Completely in).
Les requêtes reposent sur un langage standardisé communément utilisé dans les bases de données
relationnelles non spatiales: Le « Structured Query Language » SQL.
Les constructeurs ont étendu ce langage afin de permettre la mise en œuvre de requêtes spatiales et ce,
en rajoutant les opérateurs spatiaux.
Le processus de mise en œuvre d’une requête est :
1) Création d'une requête
2) Soumission de la requête
3) Contrôle d'intégrité de la requête
4) Réponse
Le SQL est un Langage de Définition des Données (LDD), un Langage de Manipulation des Données
(LMD) et un langage de Contrôle des Données (LCD).
- Le LDD agit sur les tables en créant, en supprimant ou en modifiant leurs structures.
Exemples:
CREATE pour créer une nouvelle table
DROP pour supprimer une table
ALTER pour modifier la structure d'une table
UPDATE pour mette à jour une table
JOIN pour joindre des tables
TRANSFORM pour créer un tableau à double entrée
- Le LMD agit sur les objets d’une table en sélectionnant, en insérant, en supprimant ou en modifiant
ces derniers.
Exemples:
INSERT permet d'insérer de nouveaux objets
DELETE permet de supprimer des objets
SELECT permet de sélectionner des objets
GROUP permet de regrouper des objets
ORDER permet de trier des objets
- Le LCD agit au niveau des utilisateurs en contrôlant les privilèges d’accès à la base de données.
Les ordres SQL, en particulier le « Select », se composent de 4 types d’opérateurs.
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Les requêtes thématiques ont pour objectif de sélectionner ou de gérer des objets spatiaux sur la base
de leurs attributs.
Formalisme:
SELECT <Champ1, Champ2, Champn> FROM <Table1, Table2, Tablen> WHERE <Condition1>
<opérateur logique> <Condition2> ….
SELECT, FROM, WHERE sont des mots clés.
Exemple:
Select * from Wilaya where Code_W = 16
Les requêtes géométriques ont pour objectif de sélectionner les objets spatiaux sur la base de leur
géométrie.

Formalisme:
SELECT <Champ1, Champ2, Champn> FROM <Table1, Table2, Tablen> WHERE <Condition1>
<opérateur logique> <Condition2> ….
Exemples:
SELECT * FROM [Cultivated Fields] WHERE [y] > 3349
SELECT * FROM [Cultivated Fields] WHERE [AREA] > 20000
SELECT [Cultivated Fields].* FROM [Cultivated Fields], [Road] WHERE Distance([Cultivated

Opérateurs Désignations Opérateu Désignations


rs

1. Comparaison = Égal 3. Statistiques MAX Maximum


< Inférieur MIN Minimum
> Supérieur MEAN Moyenne
<= Inférieur ou égal StdDev Ecart-type
>= Supérieur ou VAR Variance
égal SUM Somme
<> Différent COUNT Nombre

2. Arithmétique + Addition 4. Logiques AND Et


- Soustraction OR ou inclusif
* Multiplication XOR ou exclusif
/ Division NOT et non
^ Exposant
mod Modulo
Fields].ID, [Road].ID, « m ») < 20
Les requêtes topologiques ont pour objectif Sélectionner les objets spatiaux sur la base de leur
topologie. Le modèle spatial choisi revêt ici toute son importance.
Formalisme:
SELECT <Champ1, Champ2, Champn> FROM <Table1, Table2, Tablen> WHERE <Condition1>
<opérateur logique> <Condition2> ….
Elles reposent sur l’utilisation des opérateurs topologiques tels que :
DISJOINT aucune intersection
ADJACENT intersection des bords uniquement
INTERSECT intersection des bords et des corps
CONTENANT corps du premier contient les bords du second
COUVRANT corps du premier est enveloppé par le corps du second
EQUAL les bords et les corps sont identiques
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B. Géotraitements
Le géotraitement permet de créer des données géographiques à partir d’une variété de données
géographiques par l’utilisation de fonctions.
Ces fonctions sont utilisées seules ou combinées rendant leurs nombre illimité.
Les développeurs de logiciels SIG ont heureusement prévu des outils d’automatisation des tâches
répétitives.
1. La conversion : Opérations qui convertissent des données géographiques d’un format à un autre.
2. La superposition (Overlay) : Superposition de deux ou plusieurs couches pour ressortir les
relations géographiques entre elles.
3. L’intersection : générer une nouvelle couche par le calcul de l’intersection géométrique des
données en entrée.
4. L’union : générer une nouvelle couche par le calcul de l’union géométrique des données en entrée.
5. La fusion (Dissolve) : générée par la fonction « Dissolve » ou « Fusion » ou encore « Merge ». Elle
regroupe les entités à caractéristiques communes (valeurs identiques d’un attribut particulier).
6. L’extraction (découpage clip, requête query) : L’extraction se fait sur la base d’une localisation
géographique par sélection, en utilisant une couche comme masque ou par des requêtes spatiales.
7. La proximité Proximity (tampon buffer) :
Sélectionne les entités géographiques en fonction de leur distance ou de leur proximité par rapport à
d'autres entités.
La zone tampon est une enveloppe équidistante de l’entité géographique (point, ligne ou polygone).
Cette distance euclidienne qui sépare l’entité du tampon est soit une constante introduite par
l’utilisateur, soit une valeur calculée à partir d’un attribut.
8. Gestion Managment (copier copy, créer create) : Gérer les données géographiques (# formes).
9. Transformation :
Un changement de référentiel cartographique (datum) ou une reprojection.

L’analyse spatiale sur les données raster relève du domaine appelé « Map Algebra » initié par Tomlin
(1990) et basé sur les expressions mathématiques.
A. MapAlgebra
Elle peut faire appel aussi aux « Opérations locales » ou aux « Opérations de voisinage ».
A.1 Travailler avec des données Null
- Pour l’extraction d’une zone d’intérêt, il suffit d’affecter à cette dernière la valeur 1 et au reste 0.
L’extraction revient alors à supprimer les pixels dont les valeurs sont nulles.
- La valeur 0 est souvent remplacée par la valeur NULL ou NODATA afin d’éviter les 0 dans les
calculs (Ex: division).
A. 2 Traitement logique et conditionnel
Ces traitements contrôlent les résultats d’une fonction en évaluant certains critères et en précisant ce
qui va se passer si le critère est satisfait ou pas.
Le traitement logique évalue le vrai et le faux dans une procédure. Dans le domaine de la « map
algebra », une valeur « non nulle » est toujours considérée comme une valeur logique « vrai », et zéro,
une valeur logique « fausse » ou « false ».
Le traitement conditionnel implique qu'une action est spécifiée si la condition est évaluée à vrai ou à
faux selon les cas. L’instruction classique if-then-else en est un exemple. Il est utile dans la génération
de « masques”.
Exemple : If i < 15 then 1 else null where i = input pixel DN
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B. Opérations locales
Exemple d’une reclassification (opération unaire):

Exemple d’une addition (opération binaire) :

(a) Raster de la nature des sols (2 corresponds au sable terreux idéal pour la récolte), (b) raster des
précipitations (la valeur 0,2 est idéale pour la récolte), (c) raster résultant de l’addition de (a) et (b) (les
pixels 2,2 représentent les valeurs idéales pour une récolte)

C. Opérations de voisinage
C. 1 Voisinage local :
Ces opérations consistent à affecter à chaque pixel du raster en sortie une valeur calculée à partir de la
valeur du pixel correspondant dans l’image en entrée et des valeurs des pixels voisins.
Le voisinage local est défini par l’utilisateur. L’équivalent de cette opération dans le traitement
d’images est la convolution.
C.1 1 Distance :

C. 1. 2 Chemins de coûts :
Ces opérations utilisent les fonctions de coûts qui consistent à pondérer les valeurs sur lesquelles des
décisions doivent être prises.
Exemple: recherche du chemin le plus court entre 2 points.
C. 1. 3. Morphologie mathématique :
La morphologie mathématique est la combinaison de la «Map algebra » et de la théorie des ensembles.
Le concept a été développé en premier par Matheron (1975) puis est devenu un axe de recherche très
prisé. Les opérations se font sur le voisinage du pixel en étendant la notion de filtrage.
Exemples : Erosion, dilatation, ouverture et fermeture.
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La taille et la forme des pixels voisins sont contrôlées par l’élément structurant ou le kernel qui peut
avoir différentes formes (carré, unidimensionnel, circulaire, etc.). Les opérations se font sur des
images binaires et sont irréversibles.
Cette méthode a ses applications dans la topologie raster et les réseaux en plus de la reconnaissance de
forme, l’analyse texturale des images et l’analyse de terrain. Elles sont aussi utilisées dans l’extraction
de contour (edge feature extraction) et la segmentation d’images (filtre de canny et les ocr de détection
de texte).
3. 4 Affichage
Représentation graphique des phénomènes spatiaux en respectant les règles de la cartographie.
L’affichage communique une information, une synthèse ou une analyse à travers :
- un ordinateur lors de l’élaboration d’une étude ;
- Internet (Webmapping ) en respectant des contraintes de poids, de couleur, de format;
- Un support papier à présenter lors de séminaire ou tout autre événement scientifique ou socio-
économique.
Les logiciels SIG offrent les outils nécessaires à la réalisation d’une mise en page cartographique (Titre,
légende, barre d’échelle, etc.). Réaliser des cartes thématiques dans un environnement SIG est très
conviviale. L’analyse se fait sur la base des attributs stockés en base. La carte est un produit su SIG, il
est numérique, dynamique et donc facile à archiver et à mettre à jour ultérieurement.
4. Mise en œuvre d’un SIG
 Analyse des besoins
 Modélisation
 Acquisition
 Implémentation
 Développement
 Test

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