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Économie de Madagascar : Agriculture et SMI

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FINANCES

INTERNATIONALES
Dr RALITERA Jaurès Christin
Introduction
Contexte macroéconomique de Madagascar :
• Le secteur agricole a toujours renfermé la majorité des emplois à Madagascar
: 42,3% en milieu urbain et 77,8% en milieu rural (INSTAT, 2010).

• les terres cultivables sont faiblement utilisées car les terres arables (ou
labourées) n’en représentent que moins de 6%.

• L’irrigation ne touche que 2% des terres cultivées.

• L’usage des avancées technologiques est de moins en moins fréquent.


Indicateurs du secteur agricole à Madagascar
Taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB)
Evolution du Taux d’Inflation et du Taux de Croissance,
2010-2016
VALEUR AJOUTÉE BRUTE PAR BRANCHE D'ACTIVITÉ (2020)
4000

3500

3000

2500

2000

1500

1000

500

Source : INSTAT, 2022


Répartition du PIB selon le secteur d’activités
(2020)

Agriculture Industrie Service


Evolution de l’Encours de la Dette Publique, 2013-2016
COMPARAISON INTERNATIONALE :
PIB dans les pays de la COI 2009-2013 (en milliards d’USD)

Source: [Link]
PIB par habitant dans les pays de la COI 2009-2013
Evolution des flux entrants d’IDE en milliards d’USD
Evolution des flux entrants d’IDE en milliards d’USD
Sources de financement des investissements publics et privés
• Sources de financement des investissements publics :
 Impôts et taxes

 Emprunts publics

 Fonds d'investissement publics

 Aides et subventions

 Partenariats public-privé (PPP)


Sources de financement des investissements publics et privés
• Sources de financement des investissements privés :
 Fonds propres

 Emprunts

 Investisseurs en capital-risque

 Financement participatif

 Subventions et aides gouvernementales

 Crédits-bails et locations

 Partenariats avec d'autres entreprises

 Marchés financiers
PLAN

• Chapitre 1 : Le Système Monétaire International (SMI)

• Chapitre 2 : Les institutions économiques internationales

• Chapitre 3 : La balance de paiement (BP)


Chapitre 4 : Le taux de changes

• Chapitre 5: Fondements conceptuels de l’Investissement Direct


Etranger
Chapitre 1 : Le Système Monétaire International (SMI)
1- Définition et fonctions
1-1. Définition
• On appelle SMI l’ensemble des méthodes utilisées pour permettre l’échange
des biens, des services et des dettes entre pays de devises ou monnaies
différentes.

• En d’autres termes, un SMI se définit comme l’ensemble des mécanismes qui


permettent aux transactions commerciales et financières entre résidents et non-
résidents d’être réglées.
Chapitre 1 : Le Système Monétaire International (SMI)
• 1-2. Fonctions

Le SMI remplit deux fonctions essentielles. Il doit :

 Permettre la circulation internationale des biens, des services et des capitaux.

 Assurer la coordination des politiques internes des États du monde afin que la
liberté la circulation des biens et des services puisse s'effectuer sans problème.

Un objectif important des SMI est de promouvoir la stabilité financière internationale


en évitant les crises monétaires et financières.
Chapitre 1 : Le Système Monétaire International (SMI)

1-3. Caractéristiques d’un SMI


On caractérise un SMI par :
• Les différentes monnaies employées au niveau international ;
• Les relations qui existent entre les flux de paiement entre pays et les
variables caractéristiques de l’activité économique des pays
• Les régimes de taux de change : flexibles ou fixes
• La Coopération internationale :
Chapitre 1 : Le Système Monétaire International (SMI)

2- Historique du système monétaire international :


• Des différents types de SMI se sont succédés depuis le XIXème siècle :
• L’étalon – Or ;
• Le système de Bretton- Woods ;
• Le système du flottement impur ;
• Le système monétaire européen.
2-1. L’étalon-or (XIXème siècle -1938)
• L’étalon-or est un système monétaire idéal analysé par les économistes
classiques.
• L'étalon-or était un système financier qui reposait sur l'utilisation de l'or
comme référence pour la valeur de la monnaie. Ce système repose sur les
principes suivants :
 sur l’utilisation de l’or comme monnaie de référence tant au niveau
interne qu’externe (toutes les monnaies sont convertibles en or)
 sur la fixation d’une valeur en or
 sur le régime de changes fixe (la fixité des changes).
• Le rôle de l’or
Dans le système d’étalon-or, les monnaies de tous les pays sont définies
par un certain poids d’or.
Les moyens monétaires utilisés sont l’or et des monnaies convertibles en
or (billets et monnaies divisionnaires).
La quantité d’or dont dispose la banque centrale d’un pays détermine la
masse monétaire de celui-ci, à cause de la convertibilité. Ce stock d’or
officiel dépend lui-même des entrées d’or dans le pays, liées aux
paiements de l’extérieur et des apports des particuliers qui désirent
convertir l’or qu’ils possèdent en pièces.
Fixité des changes et les points d’or

Si on suppose que le coût de transport de l’or entre les pays soit nul,
dans ce cas, le taux de change d’une monnaie en une autre est égal
au rapport des poids d’or des deux monnaies concernées.

Ce taux de changes résulte des arbitrages que les opérateurs réalisent


sur le marché des changes, lorsqu’ils comparent le taux de change au
prix officiel.
Exemple : supposons que la parité officielle de l’Ariary soit de 0,32
gramme d’or et que celle de la livre sterling soit de 8 grammes d’or. Le
taux de change d’équilibre va être :
8𝑔
1£ = = 25 Ar
0,32𝑔
• Abandon progressif :
La plupart des pays ont progressivement abandonné l'étalon-or au cours du
XXe siècle.
- Le système a été difficile à maintenir pendant la Grande Dépression des
années 1930, et de nombreux pays l'ont abandonné pour avoir plus de
flexibilité dans la gestion de leur politique monétaire.
- A la conférence de Gênes de 1922, les européens ont décidé :
 d’abandonner la convertibilité des billets en pièces d’or et de la limiter
au lingot d’or, qui peut-être utilisé pour financer les grosses transactions
internationales.
de permettre aux autorités monétaires d’avoir le choix entre les changes
flexibles et fixes.
Les principaux inconvénients de ce système sont :

• Rigidité économique : Les pays sous l'étalon-or étaient limités dans leur
capacité à réagir aux fluctuations économiques, car ils devaient maintenir la
parité or de leur monnaie.

• Déficit commercial : Les pays devaient équilibrer leurs échanges extérieurs


en or.

• Rareté de l'or : L'étalon-or était limité par la disponibilité d'or

• Colonisation : La recherche d’or a favorisé la colonisation en Afrique et en


Amérique Latine
1-2. Le système de Bretton- Woods (1945 – 1971)

Le système issu du Bretton-Woods est un système de parité fixe accordant au

dollar un rôle monnaie internationale.

L'objectif principal du système était la stabilité monétaire internationale pour

faciliter les échanges commerciaux et les investissements internationaux.


Les principaux éléments du système de Bretton Woods sont :

- Le système de parités fixes : C’est un arrangement monétaire dans lequel les

taux de change entre les devises sont fixés à des niveaux spécifiques et ne

varient que très peu, voire pas du tout, par rapport à ces niveaux. En fait, les

taux de changes ne doivent pas s’écarter des parités officielles de plus ou

moins 1%.

- Le dollar : monnaie internationale : Le dollar et l’or se trouvent à la base du


système monétaire international mis en place après la seconde guerre
mondiale. Les Etats-Unis s’engagent à convertir tout dollar en or au cours de
35 $= l’once d’or, avec l’once d’or = 31 g d’or (1934).
- Création d'institutions internationales : La conférence de Bretton Woods a
également conduit à la création de deux institutions internationales clés :
• Le Fonds monétaire international (FMI) : Le FMI a été créé pour aider
les pays à maintenir la stabilité de leurs taux de change et à fournir des
prêts aux pays en difficulté financière.
• La Banque internationale pour la reconstruction et le développement
(BIRD), qui fait maintenant partie de la Banque mondiale, a été créée
pour financer la reconstruction des pays dévastés par la guerre.
Effondrement du système de Bretton Woods
• En 1958-1959, le système de Bretton-Woods connait ses premières
difficultés. Certains pays demandent la conversation de leurs encaisses
officielles en $ en or. Le stock d’or de la Banque fédérale américaine passe
de 23 milliards de $ en 1958, à 11 milliards de $ en 1970.

• En mars 1968, le prix de l’or se met à monter au-dessus du cours de 35$


l’once. Cet affaiblissement de la monnaie américaine à l’égard de l’or et des
autres monnaies conduit le président Nixon à suspendre la convertibilité
officielle du $ en or le 15 août 1971.
• En décembre 1971, le gouvernement des Etats-Unis et ceux des
principaux pays d’Europe signent à Washington un accord au terme
duquel :
• le dollar est dévalué de 7,9% (l’once d’or passe de 35$ à 38$),
• les marges de fluctuation de chaque monnaie par rapport à sa nouvelle parité en
or s’agrandissent et valent plus ou moins 2,25% alors qu’elles étaient
antérieurement de plus ou moins 1%.
• Le système monétaire international mis en place à Bretton Woods
disparait donc en mars 1973 puisque les 2 éléments sur lesquels il
repose (les changes fixes et la convertibilité du $ en or) ont été
abandonnés.
2-3. Le système du flottement impur (1973 à aujourd’hui)
• Les années 70’s et 80’s sont caractérisées par l’importance croissante des
transactions financières sur les marchés des changes. De plus, ces opérations
ont un caractère fortement spéculatif qui provoque l’instabilité des cours.

• Le système du "flottement impur", également appelé "flottement dirigé" ou


"flottement contrôlé", est un arrangement monétaire où les taux de change
des devises sont en grande partie déterminés par les forces du marché.
Les raisons pour lesquelles les gouvernements ou les banques centrales
choisissent d'adopter un système de flottement impur sont diverses :
Stabilité économique

Compétitivité économique

Prévention de crises monétaires

Contrôle de la spéculation
2-4. Le système monétaire européen

Le Système Monétaire Européen (SME) était un arrangement financier qui a


précédé la création de l'euro et qui a fonctionné de 1979 jusqu'à l'introduction
de l'euro en 1999.

Le SME avait pour objectif de favoriser la stabilité monétaire et la coordination


des politiques économiques entre les pays membres de la Communauté
Économique Européenne (CEE), qui est devenue plus tard l'Union
européenne (UE).
• Le SME avait pour but de créer un environnement de change stable et prévisible
entre les pays européens, favorisant ainsi le commerce et l'investissement au sein de
la CEE.

• En avril 1989, un processus d’unification monétaire qui doit déboucher sur


l’acceptation d’une monnaie unique est effectivement proposé par le plan Delors.

 Phase 1 : 1er juillet 1990 au 31 décembre 1993 :


La phase 1 est caractérisée par l’instauration de la liberté totale de la circulation des capitaux entre
les pays.
 Phase 2 : 01er janvier 1994- Décembre 1998 :
La phase 2 est une période de transition vers l’Union Européenne monétaire permettant au pays
de se conformer aux critères de convergence.

 Phase 3 : Janvier 1999- Janvier 2002 :


C’est une phase de passage à la monnaie unique.

En décembre 1995, le conseil Européen de Madrid décide que la monnaie unique s’appellera
l’Euro.
• Pour faire partie de la zone euro, les pays doivent se conformer à certains critères
économiques qu’on appelle les critères de convergence :
 Posséder une banque centrale indépendante ;

 Avoir un taux d’inflation qui ne dépasse pas la moyenne des taux d’inflation des 3 pays les moins
inflationnistes, moyenne augmentée de 1,5% au plus ;

 Présenter une dette publique qui ne dépasse pas 60% du PIB ;

 Posséder des taux d’intérêt à LT qui ne dépassent pas la moyenne des taux d’intérêt des 3 pays les
moins inflationnistes, moyenne augmentée de 2% ;

 Appartenir depuis au moins 2 ans au mécanisme de change européen.


3- Les limites du système de régulation actuel
Il existe plusieurs limites du système de régulation financière actuel qui sont variés d’un pays
à l’autres mais voici quelques exemples :

• La multiplicité des autorités de régulation : chaque pays est pourvu d’au moins une autorité
de régulation.

• L’innovation financière et la crise : Ces dernières années, se sont développés de nouveaux


produits financiers, les produits dérivés. L’utilisation de ses produits par des fonds
spéculatifs permet d’assurer la liquidité sur les marchés.

• L’absence de régulation : des opérateurs financiers non bancaires ont été créés pour
proposer des prêts aux ménages modestes et négocier avec les banques.
4- Régime monétaire
Le régime monétaire peut être défini comme l’ensemble des réglementations
constituées par l'autorité monétaire d'un État (généralement représentée par la
Banque centrale de l'État).

Il établit :

• la méthode de détermination du taux de change de la monnaie nationale de


l'État respectivement;

• la qualité de la monnaie nationale d'être convertible ou non ;

• le fonctionnement du marché des changes dans cet Etat.


Le régime monétaire choisi par un pays dépend d'un ensemble de facteurs,
notamment : la taille du pays, son degré d'ouverture sur l'extérieur, le niveau de son
intégration financière internationale , le niveau d'inflation, le type de politique
pratique commerciale .
Chapitre 2 : Les institutions économiques internationales
I- Fonds monétaire international (FMI)

1. Organisation et fonctionnement

Le FMI était une société anonyme, dont les membres fondateurs sont les pays qui ont
participé à la conférence de Bretton Woods en 1944 et signe l'accord.

A partir de 1947, il devient un organe spécialisé de l'ONU et pour devenir membre,


il faut être membres de l’ONU.

Le siège du FMI est à Washington. Actuellement, le FMI compte 190 membres.

Madagascar est membre depuis 25 septembre 1963.


Le FMI a été créé pour atteindre 2 objectifs :

 assurer la stabilité financière

 assurer le financement des pays membres en difficulté

Il offre des conseils économiques et financiers aux pays membres, ainsi que des prêts
en cas de crise financière.

La structure organisationnelle :

Le FMI est dirigé par le conseil des gouverneurs, suivi du conseil


d'administration, et par un directeur général.
1.1 Le Conseil des gouverneurs

C’est l'organe décisionnel suprême du FMI, chaque pays membre nomme un


gouverneur et un suppléant pour une durée de 5 ans.

Les principales attributions du conseil des gouverneurs sont de :


approuver l'admission de nouveaux membres,

adopter les règles de fonctionnement du FMI ,

Revoir des quotes-parts

Les décisions du conseils du gouverneurs sont prises à la majorité.


1.2 Le conseil d'administration
Celui qui gère réellement les affaires courantes du fonds. C’est un organe permanent, qui se
réunit au moins une fois par semaine.

Il est actuellement composé de 24 administrateurs nommés ou élus. Il est présidé par le


Directeur général du Fonds.

Cinq (05) membres ayant les quotes-parts importants disposent d’office d’un administrateur.
Il s’agit des USA, de l’Allemagne, du Japon, de la France et de la Grande-Bretagne.

Les 19 autres représentent des groupes d'États. Parmi ces 19, trois (03) représentent
l’Arabie Saoudite, la Chine et la Russie.

L’élection des administrateurs se fait pour une durée de 2 ans.


Les administrateurs ont des attributions de :
 Examiner et approuver l'octroi de crédits
 Contrôler de l'utilisation des crédits
 Concevoir les mécanismes de crédit et le développement de programmes action du
fonds
 Suivre l'évolution du marché international des capitaux

1.3 Le Directeur général


Il est élu par le CA pour un mandat de 5 ans renouvelable. Il participe aux réunions du CA et
du Conseil des gouverneurs. Il joue un rôle fondamental dans la détermination des politiques
du Fonds.
2. Les ressources du FMI

Les principales source de financement comprennent :

- Les parts souscrites par les pays membres au moment de leur adhésion

- Les emprunts

- Les revenus nets obtenus en fin d'année

En 2009, les ressources du FMI étaient 217,3 milliards de DTS. Actuellement, elles
s’élèvent à 983 milliards de DTS.
Source : FMI, 2023
3. Les réformes structurelles

Une série de mesures de politique structurelle étaient imposées aux Etats membres :

- La libéralisation des importations

- La libéralisation du système bancaire

- L’indépendance de la Banque centrale

- L’abandon des contrôles sur les mouvements des capitaux et sur les changes

- L’assouplissement des réglementations du marché du travail

- Le développement des fonds de retraite privé.


II. La Banque mondiale
Le groupe de la banque mondiale est formé par cinq institutions internationales
distinctes, créées au fil du temps pour répondre à de nouvelles demande. Il s’agit :
- La Banque Internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD),
créée en 1944
- La Société financière internationale (SFI), créée en 1955
- L’Association internationale pour le développement (IDA), créée en 1960
- Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux
investissements (CIRDI), créé en 1965 ;
- L’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI), créée en 1985.
1. La Banque Internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD)

Elle fut créée en 1945 à Bretton Woods en même temps que le FMI.

L’appartenance au FMI est une condition sine qua none pour adhérer à la BIRD.

Chaque Etats membres doit souscrire une part de capital de celle-ci en fonction de
son importance dans l’économie mondiale.

1.1 La structure de la BIRD

Elle est calquée sur celle du FMI.


1.1.1 Le conseil des gouverneurs

Il est composé d’un représentant par Etat. Ce sont en fait les même personnes que
celles qui siègent au Conseil des gouverneurs du FMI.

Il exerce toutes les compétences de la BIRD. Il s’agit de la :


- Admission des nouveaux Etats membres et de la fixation des conditions de leur admission ;
- Augmentation ou de la réduction de la capital social ;
- Suspension d’un Etat membre ;
- Conclusion des accords de coopération avec les autres organismes internationaux ;
- Suspension définitive des opérations de la Banque et la répartition de ses actifs ;
- Répartition du revenu net de la Banque.
1.1.2 Le Conseil des administrateurs

Il est composé de 24 membres. Les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Japon, le


Royaume-Uni, l’Arabie Saoudite, la Chine et la Russie nomment chacun un
administrateur. Les 16 autres sont élus par l’union des voix d’un groupe.

Il est présidé par le Président de la BIRD.

Il assure la gestion quotidienne des activités de la BIRD. Il doit notamment


approuver tous les projets et les garanties, décider des stratégies de la Banque…

Il se réunit au moins deux fois par semaine.


1.1.3 Le Président de la BIRD

Il est élu par le CA pour un mandat de 5 ans renouvelable. Il préside le CA. Il est le
directeur de toute administration de la banque.

Il est secondé par 15 vice-présidents. Quatre d’entre eux sont chargés de la gestion de la
banque. Les cinq supervisent les politiques de développement de la BIRD. Les restes
dirigent les bureaux régionaux.

1.1.4 La Commission consultative

Elle est chargée de conseiller la Banque sur sa politique d’ensemble. Elle est composée
de représentants des banques, du commerce, de l’industrie, du travail et de l’agriculture.
1.2 Objectifs et missions

Les objectifs de la création de la banque sont de :


contribuer à la reconstruction et au développement des pays membres en favorisant
les investissements à des fins productives ;

encourager les investissements étrangers et privés ;

encourager le développement équilibré et à long terme du commerce international

coordonner les prêts accordés


La Banque assure plusieurs missions :
Octroyer ou garantir les prêts à long terme aux pays membres pour la
reconstruction et le développement socioéconomique ;

Coordonner les aides internationales au développement accordée par les pays


développés à ceux en développement ;

Fournir une assistance technique en réalisant des analyses technicoéconomiques


concernant les projets d'investissement pour le développement ;

Former les cadres supérieurs des pays en développement.


1.3 Les ressources de la BIRD

1.3.1 Le capital souscrit

Chaque Etat membre de la BIRD a dû souscrire une part du capital de celle-ci.

A chaque augmentation du capital autorisé, les Etats membres sont invités à souscrire
un certain souscrire un certain nombre de part, sans y être légalement obligés.

La valeur des prêts accordés par la Banque ne peut pas dépasser 60% du montant du
capital autorisé.
1.3.2 La réserve

La banque dispose d’une réserve spéciale composée des intérêts et des commissions
qu’elle prélève sur les prêts qu’elle réalise. Elle replace aussi une partie de ses fonds
sur les marchés internationaux des capitaux.

1.3.3 Les emprunts

La quasi-totalité des ressources de la BIRD provient des emprunts qu’elle contracte


sur les marchés internationaux des capitaux, auprès des banques centrales des Etats
membre ou d’autres organisations internationales, aux conditions du marché.
2. L’Association internationale pour le développement (IDA)

L’IDA fut fondée en 1960 afin de fournir des prêts à très long terme (35-40 ans) à un
taux d’intérêt nul aux pays les moins avancés, afin de leur permettre d’éviter d’avoir
recours aux prêts coûteux de la BIRD.

2.1 La structure de l’IDA

Tout Etat membre de la BIRD peut devenir membre de l’IDA sans qu’il y ait aucune
obligation.

La structure institutionnelle de l’IDA est identique à celle de la BIRD. Le Président


de la BIRD est également de l’IDA.
2.2 Les ressources de l’IDA

Les ressources de l’IDA proviennent principalement de :

- La souscription initiale et la reconstitution des ressources

- Les ressources fournies par la BIRD sur ses bénéfices

- Les commissions sur les crédits

- Les contributions volontaires de certains pays.

2.3 Les bénéficiaires des crédits de l’IDA

Un pays doit remplir trois critères pour pouvoir bénéficier des crédits de l’IDA :

- Le revenu national par habitant doit être inférieur à 1065 dollars par an

- Absence de solvabilité permettant d’emprunter sur les marchés internationaux de capitaux

- Application de bons principes de gestion économiques


3. Société Financière Internationale
L’objectif de la SFI, créée en 1956, est d’encourager l’établissement et le
développement du secteur privé dans les pays en développement.

3.1 La structure de la SFI

Pour être membre de la SFI, l'État concerné doit être membre de la BIRD. En 2010,
SFI compte 179 membres

La structure de la SFI est identique à celle de la BIRD. Le président de celle-ci est


d’office président de la SFI. SFI dispose un vice-président qui charge spécifiquement
de la gestion de la société. Contrairement à l’IDA, elle dispose de locaux.
3.2 Les ressources de la SFI

- La SFI dispose d’un capital propre de 2,45 milliards de dollars. Les Etats membres sont
invités à y souscrire. Le nombre de voix de chaque Etat dépend de la part du capital qu’il a
souscrit.

- La SFI effectue les prêts auprès de la BIRD ou sur les marchés internationaux des
capitaux.

- La SFI est autorisés à céder à des tiers (personnes privées ou de droit publics) ses
participations. L’objectifs de la SFI est d’aider au lancement de nouvelles entreprises, pas
de détenir un portefeuille d’actions. Lorsque l’entreprise a atteint un seuil de rentabilité, la
SFI est autorisée à vendre ses parts afin de dégager de nouveaux moyens pour d’autres
prises de participation.
3.3 Les missions de SFI

La SFI a les orientations d’ action suivantes :

Soutenir le développement des entreprises privées dans le domaine de la


production ;

Fournir une assistance technique dans la réalisation de plans d'affaires, et dans


mobilisation de fonds pour les investissements ;

Offrir des conseils auprès des autorités nationales dans l’assistance technique
aux projets de privatisation et sur les mesures à prendre afin d’attirer les
investisseur étranger.
3.4 Les prêts de la SFI

Les prêts sont accordés pour des projets d'investissement qui :


contribuent à la création de nouveaux emplois ;
conduisent à une meilleure exploitation des ressources naturelles ;
favorisent l'introduction du progrès technique ;
assurent le remboursement des sommes dans un horizon temporel donné.

Les prêts sont accordés pour une durée comprise entre 7 et 12 ans, à un taux d'intérêt
proche de celui du marché.
4. Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI)

L’AMGI a pour objectif d’encourager les investissements dans les pays du Sud par la
prise en charge d’un certain nombre de risques politiques liés à ceux-ci.

4.1 La structure de l’AMGI

Seuls les Etats membres de la BIRD peuvent adhérer à l’AMGI. En 2019, celle-ci
compte 181 membres.

La structure de l’AMGI est calquée sur celle de la BIRD. Leurs conseils des
administrateurs sont distincts. Celui de l’AMGI ne compte que 12 membres. Le
président de la BIRD est le président du CA de l’AMGI. Un vice-président exécutif
est chargé de la gestion de l’Agence.
4.2 Les missions de l’AMGI

 L’AMGI assure un certain nombre des risques non commerciaux auxquels sont soumis
les investissements réalisés dans le pays du Sud :

- l’impossibilité de transfert des devises ;

- L’expropriation

- Les guerres civiles et les troubles sociaux

- Les ruptures abusives de contrats

L’investisseur désireux de souscrire une assurance auprès de l’AMGI peut choisir les
risques contre lesquels il souhaite être couvert. Le contrat d’assurance peut être conclu
pour une durée allant jusqu’à 15, voire 20 ans.
4.2 Les missions de l’AMGI

 L’AMGI peut également intervenir pour aider à la résolution des litiges en matière
d’investissement avant qu’ils aboutissent au dépôt d’une action judiciaire formelle.

L’AMGI intervient majoritairement en Amérique latine.

Elle mène des recherches sur les flux d’investissement et les possibilités de faire des
investissements dans les pays en développement.
5. Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux
investissements (CIRDI)

5.1 La structure du CIRDI

Seuls les Etats membres de la BIRD peuvent s’affilier au CIRDI. En 2022, il compte
157 membres.

La structure du CIRDI est calquée sur celle de la BIRD. Le président de la BIRD est
le président du CA du CIRDI. Un vice-président exécutif est chargé de la gestion du
Centre.
5.2 La procédure

Le CIRDI offre des services de conciliation ou d’arbitrage afin de resoudre les litiges
relatifs aux investissements internationaux.

Il peut être saisi directement par un investisseur

5.3 La commission de conciliation

Le litige peut être soumis à une commission de conciliation. Celle-ci est chargée
d’établir les faits et de rechercher un compromis acceptable pour les deux parties au
litige.
III- La banque africaine de développement (BAD)

La BAD est créée en 1963. Son siège se trouve à Abidjan (Côte d’Ivoire)

Elle a pour mission de fournir des ressources aux Etats africains afin de stimuler leur
croissance et leur développement. Elle compte 77 membres, dont 24 n’appartiennent pas à sa
zone géographique.

1. Les ressources

En 2022, la BAD dispose un capital de 253,04 milliards de dollars.

La majorité de ses ressources proviennent d’emprunts effectués sur les marchés


internationaux des capitaux.
3. Les compétences

La BAD consent à ses membres des prêts destinés à la réalisation de projets


particuliers ou au financement de la restructuration de leurs économies. La plupart
de ses projets sont cofinancés par la Banque mondiale.
Chapitre 3 : La Balance des Paiements (BP)
1. Introduction

Les échanges d’un pays avec l’étranger sont enregistrés dans un document comptable

appelé Balance de Paiements (BP).

Les transactions enregistrées dans la balance des paiements comprennent les

transactions courantes sur biens, revenus, services et les mouvements de capitaux.


À quoi sert la balance des paiements ?

• Instrument primordial d'analyse des relations financières et non financières d’une


économie vis-à-vis de l’extérieur
• Indicateur capital porté à la connaissance des pouvoirs publics
• Élément clef pour le calcul de certains agrégats de la comptabilité nationale

L'objectif principal de la balance des paiements est de suivre la capacité d'un pays à
payer ses obligations extérieures, à évaluer son niveau d'endettement, et à
comprendre comment il interagit économiquement avec le reste du monde.
1. Introduction
• Principe de construction d’une BP

Un pays fait avec le reste du monde des transactions portant sur des biens, des services, des titres et des

monnaies.

La balance des paiements est un état statistique qui retrace sous forme comptable l’ensemble des flux
d’actifs réels, financiers et monétaires entre les résidents d’un pays et les non résidents au cours d’une
période donnée.

Elle ne fournit pas l’état des dettes et des créances du pays à un moment donné mais donne le montant
des flux pendant une période.

La balance des paiements obéit aux règles de la comptabilisation. Toute opération fait l’objet d’un
double enregistrement en crédit et en débit.
2 - Les transactions courantes

On distingue généralement quatre (04) types de transaction :


 Les transactions sur les marchandises

Elles sont constituées par les importations et les exportations. Les


importations et les exportations constituent la balance commerciale.

 Les transactions sur services

Il s'agit d'opérations telles que tourisme, assurance, transports de


marchandises et de personnes.
2 - Les transactions courantes

 Les revenus d'investissement et de placement.

Ce sont les profits, dividendes et intérêts perçus par des résidents sur des
fonds investis ou placés à l'extérieur.

 Les transferts sans contrepartie.

Ce sont les dons et transferts unilatéraux de fonds : comme lorsque


Madagascar reçoit des dons en nature ou en espèces de la part d’Angleterre.

L'ensemble des transactions sur biens, services et revenus, constitue la balance


des transactions courantes ou encore balance des comptes courants.
3. Principe d’enregistrement
La BP est un compte tenu en crédit et en débit.

Crédit : diminution d’Avoirs ou cession d’actifs ou augmentation


d’engagement.
Débit : augmentation d’Avoirs ou acquisition d’actifs ou diminution
d’engagement.
4. Exemples d’écritures

Supposons qu’une entreprise résidente exporte des marchandises pour Ar


100.000.000. Cette exportation est une cession d’actifs réels, et s’enregistre en
crédit sur la ligne « exportation de marchandises ». En contrepartie, cette vente de
Biens donne lieu à un règlement ou paiement qui peut prendre plusieurs formes :

A. s’il y a échange de compensation


B. Si le paiement des marchandises se fait immédiatement et en devises
étrangères, l’entreprise résidente reçoit une valeur de 100 000 000 d’Ar sous
formes de devises étrangères et les dépose dans un compte bancaire. Le pays
voit donc son stock de devises étrangères augmenter.
Cette augmentation d’avoir est enregistrés en débit sur la ligne :
« Avoirs en devises étrangères »
• C. Si le paiement des exportations est effectué au comptant et en devises
nationales en l’occurrence en Ar, le stock d’Ar détenu par les non-résidents
diminue.
• Ces quelques exemples permettent de comprendre comment s’effectue
l’enregistrement des principales opérations :
Les exportations de marchandises et les ventes de services à l’extérieur
sont inscrites en crédit ;
Les importations de marchandises et les achats de services à extérieur
sont inscrits en débit
Les achats de titres à LT et à CT à l’extérieur (acquisition de capitaux par
les résidents) sont inscrits en débit ;
Les ventes de titres à LT et à CT à l’extérieur (acquisition de capitaux par
les non-résidents) sont inscrites en crédit ;
Les acquisitions de devises étrangères et nationales par les résidents
auprès des non-résidents sont inscrites en débit ;
Les versements de devises étrangères et nationales par les résidents aux
non-résidents sont inscrits en crédit.
L’enregistrement des transactions gratuites

• Une transaction gratuite ou don ne possède pas de contrepartie


contrairement à toutes les transactions. Pour garder le principe de l’équilibre
comptable sur lequel est fondée la BP, on convient d’enregistrer deux fois
chaque transaction gratuite : une fois en tant que flux versé ou reçu par les
résidents et une autre fois dans des postes de transferts.

• NB : Ces transferts peuvent être réguliers (transferts courants) ou


exceptionnels (transferts en capital)
• Exemple : si l’Etat malagasy fait un don en nature de 500.000.000 Ar à un
pays en difficulté ; ce don est assimilé à une exportation de marchandises en
tant que flux versé à l’extérieur. La contrepartie comptable sont inscrits au
débit sur la ligne « transfert des administrations publiques »

• Dons en nature de l’Etat malagasy à un pays étranger


• Si à l’inverse une société agricole malagasy reçoit une subvention au titre
humanitaire d’un montant de 700.000.000 d’Ar, le versement vient
augmenter le stock d’Ar du pays et la contrepartie comptable est au crédit de
la ligne « transfert au secteur privé».


4. Les soldes de la BP

• Les principales transactions

Le FMI impose un certain nombre de règles en matière de présentation de la BP.


Cette présentation a subi des modifications importantes en 1993. Désormais, les
principaux postes de la BP des pays membres sont les suivants :

les transactions sur Biens ;

les transactions sur services (transport, tourisme, entreprise financière etc.)

les revenus c’est-à-dire les revenus reçus par les travailleurs résidents travaillant
à l’étranger ou par les travailleurs non-résidents dans le pays et les revenus du
capital (intérêt, dividende, loyer) reçus et versés par les résidents.
les transferts courants

les transferts en capital

les ventes ou achats de brevets ;

les investissements directs des non-résidents dans le pays ou des résidents à


l’étranger ;

les investissements de portefeuille effectués par les non-résidents dans le pays et


par les résidents à l’étranger ;
les autres investissements c’est-à-dire les crédits commerciaux et les variations
d’Avoirs auprès d’organismes financiers ;

les produits financiers dérivés : primes sur option, gain ou perte sur contrat
négocié sur les marchés à termes (MT ou LT) ;

les variations d’Avoirs de réserves c’est-à-dire les variations d’Avoirs et


d’engagements des autorités monétaires du pays à l’égard des étrangers.
• Le FMI regroupe ces divers postes en 3 comptes :
le compte des transactions courantes (biens, services, revenus et transferts
courants) ;

le compte de capital (transferts en capital et acquisition et cession d’actifs non


fin non produits) ;

le compte d’opérations financières qui rassemble toutes les opérations


(investissements et avoirs de réserves).
• Le compte des transactions courantes :

Le compte des transactions courantes ou compte courant est lui-même


subdivisé en balances :
- la balance commerciale : elle enregistre les flux de biens.

- la balance des services : elle retrace les opérations portant sur les échanges qui ne sont
pas matérialisées au passage des frontières

- la balance des revenus : elle enregistre les échanges des revenus des facteurs

- la balance de transfert : les transferts courants ou unilatéraux sont des opérations sans
réciprocité.
Le compte capital :

Le compte capital regroupe deux catégories d’opérations :

- Les transferts en capital effectués par les migrants et les remises des dettes des
administrations publiques et des autres secteurs au profit du secteur public.

- Les acquisitions d’actifs non financiers non produits concernent les avoirs
incorporels tels que l’achat ou la vente de brevets, les marques.
Le capital financier
Dans ce compte on enregistre les mouvements de capitaux qui retracent les
flux des créances et des engagements entre les résidents et les non résidents.
On distingue cinq catégories de ce type de mouvements de capitaux :
₋ Les crédits commerciaux
₋ Les investissements directs à l’étranger (IDE) y compris les bénéfices réinvestis
₋ Investissements de portefeuille
₋ Autres investissements : ils concernent le secteur public et correspondent aux
investissements qu’effectuent les gouvernements à l’étranger et leur participation au
capital des organismes internationaux.
₋ Prêts et emprunts
• Erreurs ou omissions

La balance comporte aussi un quatrième élément appelé « erreurs ou omissions » ou


« écart statistique ».

Elles sont destinées à équilibre la balance des paiements en cas d’écarts inexpliqués
dus à des difficultés d’enregistrement ou à des données pouvant manquer de
précision, voire qui n’ont pas été enregistrées du tout sur la balance.
CREDIT
• Exportation de marchandises
• Exportation des services
• Revenus des salariés et des investissements versés
• Transferts courant versés
• Transferts de capital versés
• Vente d’actifs non-financiers non produits (brevets)
• Investissement direct à l’étranger
• Investissements de portefeuille à l’étranger
• Revenues versés sur des produits financiers dérivés
• Diminution d’Avoirs ou augmentation des engagements des autorités
monétaires à l’égard des non-résidents.
DEBIT
• Importation de marchandises ;
• Importation de services ;
• Revenu des salariés et des investissements reçus ;
• Transferts courants reçus ;
• Transferts en capital reçus ;
• Achats d’actifs non financiers non-produits (brevets) ;
• Investissements directs des non-résidents dans le pays ;
• Investissements de portefeuille des non- résidents dans le pays ;
• Autres investissements des non-résidents dans le pays ;
• Revenus reçus sur des produits financiers dérivés ;
• Augmentation des avoirs ou diminution des engagements des autorités
monétaires à l’égard des non-résidents
Soldes

• Les soldes considérés comme les plus significatifs pour juger de la position
du pays à l’égard de l’extérieur sont les suivants :
- le solde commercial est égal à la différence entre les exportations des
marchandises et les importations des marchandises.
- le solde de biens et services est égal au solde commercial augmenté du
solde sur les opérations des services.
- le solde des opérations courantes est égal à la différence entre les crédits
des opérations courantes et les débits des opérations courantes.
- le solde des opérations courantes et du compte du capital est égal à la capacité
de financement ou au besoin de financement de la nation.

- le solde à financer (solde des transactions courantes + solde du compte de


capital + solde des investissements directs) est le solde de l’ensemble des
opérations réelles de nature non financière.

- le solde de la balance globale est égal au solde à financer + solde des autres
mouvements de capitaux hors mouvement de capitaux à CT et LT du
secteur bancaire et de la Banque Centrale.
5. Quelques indicateurs liés à la BP

• Taux de couverture = (Exportations de biens / Importations de biens)*100

• Degré d’ouverture = ((Exportations de biens et services / Importations de biens et


service)/2)/PIB

• Taux de pénétration = Importations / (PIB + Importations – Exportations)*100

• Effort d’exportations = Exportations / PIB

• Taux de capacité de financement = (Capacité de financement / PIB)*100


Chapitre 3 : Le taux de change
1- Définition du taux de changes
• Le taux de changes est le prix d’une monnaie en termes d’une autre monnaie.
Il est exprimé de deux façons :
- cotation au certain : le prix en unités de devise de la monnaie nationale ;
Exemple: 1 Ar = 0,00022 $
- cotation à l’incertain : le prix en unités de monnaie nationale de la devise.
Exemple: 1 $ = 4506,98 Ar
• Les taux de change fluctuent en fonction de divers facteurs économiques,
notamment l'offre et la demande sur le marché des changes, les taux d'intérêt,
l'inflation, …
2- Marché de change

• Les intervenants du marché des changes


On distinguera trois types de participants au marché de change : les banques, la
clientèle privée et les courtiers.
- Banques :
Il s'agit principalement des banques centrales et des banques commerciales qui
interviennent pour leur propre compte et celui de leur clientèle.
Les banques centrales interviennent soit pour régulariser l'évolution des
cours des devises.
Les banques commerciales sont au centre du marché de change, car toutes les
transactions internationales ou presque impliquent le débit d'un compte auprès
d'elles. Le commerce de devises entre banques, appelé marché interbancaire,
représente une part importante des activités du marché de change.

- La clientèle privée

Elle n'intervient pas directement sur le marché de change, mais plutôt par

l'intermédiaire des banques en vue de satisfaire leurs besoins en devises

induits par les opérations commerciales ou financières internationales.


- Les courtiers :

Ils interviennent seulement en tant qu’intermédiaires. Ils n’agissent pas


pour leur propre compte, ils mettent en relation des agents économiques
à besoins complémentaires et préservent leur anonymat.
• Caractéristique du marché de change

Le caractère relativement spécifique du marché de change est lié à son


fonctionnement selon les règles des 3 unités :

Unité de temps

Unité de lieu

Unité d’opération
Les compartiments du marché des changes
Le marché des changes comporte plusieurs compartiments, on peut citer :
- Le marché des changes au comptant,
- Le marché des changes à termes.

Sur un marché de change au comptant s'effectuent les achats et ventes de


devises livrés au plus tard deux jours ouvrables après la date de
conclusion de contrat.

Exemple : Le lundi 11 septembre 2023, A et B décident de la


transaction suivante : A vend à B 5000 $ contre Ariary au taux de 1$ =
4500 Ariary. Le mercredi 13 septembre 2023, la transaction effective a
lieu et B reçoit sur son compte bancaire 5000 $ tandis que A reçoit sur
son compte 5000 x 4500 = 22 500 000 Ariary.
• Sur un marché à terme, les opérateurs contractent des engagements d'achat et
de vente de monnaie à un cours fixé au moment du contrat mais repoussent
la livraison et le paiement à une date ultérieure fixée au moment de
l'engagement (généralement 01 mois, 03 mois, 06 mois, voire une année).

• Ce marché permet aux entreprises et aux investisseurs de se protéger contre


les fluctuations défavorables des taux de change.
3- Les déterminants du taux de changes

• On peut distinguer plusieurs facteurs qui déterminent le niveau et les


variations du taux de changes. Parmi ces facteurs, on cite :
- La parité des pouvoirs d’achat
- L’influence du solde courant
- Parité des taux d’intérêt.
La parité des pouvoirs d’achat (PPA)
• La PPA absolue

L’idée sur laquelle repose la PPA absolue est simple : une unité monétaire du
pays domestique procure autant de biens et services dans le pays lui-même
qu’à l’étranger, une fois faite la conversion de la monnaie domestique en
monnaie étrangère.

Exemple : Si le prix du panier type acheté par le ménage français est de 100
euros et le prix du panier correspondant du ménage Malagasy est de 300 000
Ariary, alors le taux de changes selon la PPA absolue sera de :

= 3000Ariary
• Plus généralement, si P est le niveau général des prix dans le pays
domestique et P* le niveau général des prix dans le pays étranger et r le taux
de changes défini comme le nombre d’unités de monnaie domestique
obtenues avec une unité de monnaie étrangère, le taux de changes à la PPA
absolue (rPPA) est défini par :
𝑃
rPPA =
𝑃∗
• La parité relative mesure la variation de la PPA entre deux périodes, et
permet donc de souligner la différence d’inflation entre deux pays
Elle est donnée par la formule :

rt / rt-1 = (Pt / Pt-1)/(Pt* / Pt*-1)


• Exercice :
• En 2014, 1$ = 2500 Ar

• En 2014, P0 = 15 000 Ar et en 2015, P1 = 20 000 Ar

• En 2014, P*0 = 40$ et en 2015, P*1 = 45$

• Déterminer le taux de changes au comptant de 1$ en termes d’Ariary en 2015.


L’influence du solde courant

• Dans un système de change flexible, le solde des transactions courantes du


pays (mouvements sur biens, services, revenus et transferts unilatéraux) influe
sur le taux de change de la monnaie du pays par rapport à la monnaie
étrangère.

• Lorsque le pays dispose d’un excédent courant, il demande le paiement dans


sa monnaie nationale. Si le solde est déficitaire, le pays règle son déficit en
monnaie étrangère. On observe alors les relations suivantes :
La parité des taux d’intérêt (PTI)

• Selon cette théorie, il existe une relation entre les taux d’intérêt nominaux de
placements en monnaie nationale et étrangère et l’écart entre le taux de
change au comptant actuel et le taux de changes au comptant anticipé. Cette
relation est appelée relation de parité des taux d’intérêt. Elle s’écrit :

Taux d’appréciation anticipé de la monnaie étrangère par rapport à la monnaie


domestique = Taux d’intérêt des placements de la monnaie nationale - Taux d’intérêt des
placements en monnaie étrangère
• RESUME
Voici quelques-uns des principaux enjeux liés au taux de change :
• Compétitivité économique : Un taux de change favorable peut rendre les
exportations d'un pays moins chères sur les marchés internationaux, ce qui peut
stimuler la croissance économique en favorisant les exportations. À l'inverse, un
taux de change défavorable peut rendre les importations moins chères, ce qui peut
aider les entreprises locales à rester compétitives.
• Inflation : Les variations importantes des taux de change peuvent avoir un impact
sur l'inflation. Une dépréciation de la monnaie nationale peut augmenter le coût
des importations, ce qui peut entraîner une inflation plus élevée.
• Investissements étrangers : Les investisseurs étrangers prennent en compte le taux
de change lorsqu'ils décident d'investir dans un pays. Un taux de change stable et
prévisible peut attirer davantage d'investissements étrangers directs.
• Stabilité économique : Les fluctuations excessives du taux de change peuvent causer
de l'incertitude économique. Les gouvernements peuvent intervenir sur le marché
des changes pour maintenir la stabilité.
• Politique monétaire : La politique monétaire d'un pays, telle que les
taux d'intérêt, peut être influencée par le taux de change. Par exemple,
une banque centrale peut augmenter les taux d'intérêt pour défendre sa
monnaie en cas de forte dépréciation.
• Endettement extérieur : Les pays qui empruntent en devises étrangères
peuvent être vulnérables aux variations du taux de change. Une
dépréciation de leur monnaie nationale peut augmenter le fardeau de la
dette.
• Tourisme : Les taux de change influencent les flux touristiques. Une
monnaie plus faible peut rendre un pays plus attractif pour les touristes
étrangers, stimulant ainsi le secteur touristique.
• Commerce international : Les taux de change ont un impact direct sur les
transactions commerciales internationales. Ils déterminent les prix des
produits importés et exportés.
• Fluctuations spéculatives : Les marchés des changes sont parfois
influencés par des spéculateurs qui parient sur les mouvements futurs
des taux de change. Cela peut entraîner des fluctuations brusques et
excessives.
• Interventions gouvernementales : Les gouvernements peuvent
intervenir sur le marché des changes pour influencer la valeur de leur
monnaie nationale, par exemple en achetant ou en vendant leur propre
monnaie.
• En résumé, les taux de change ont un impact significatif sur l'économie
nationale et mondiale, et leur gestion est un enjeu complexe pour les
gouvernements et les entreprises. Ils peuvent avoir des répercussions
sur la compétitivité, l'inflation, l'investissement, la politique monétaire et
de nombreux autres aspects de l'économie.
Chapitre 5: Fondements conceptuels de l’Investissement Direct Etranger
1- Définition et objectifs

L'IDE est un concept économique qui désigne l'investissement réalisé par une
entreprise ou un individu d'un pays dans des activités économiques situées
dans un autre pays.

L'objectif de l'IDE peut être varié, notamment :


 Accès à de nouveaux marchés
 Accès à des ressources
 Réduction des coûts de production.
 Diversification des activités
2- Fondements conceptuels de l’IDE

• Les fondements conceptuels de l'IDE reposent sur plusieurs principes et théories


économiques. Voici quelques concepts de l'IDE :
 Avantages comparatifs : Un pays a intérêt à se spécialiser dans la production de
biens et services pour lesquels il est relativement plus efficaces que d'autres
pays.
 Théorie de l'internalisation : Cette théorie explique que les entreprises peuvent
investir à l'étranger pour internaliser des activités qui seraient moins coûteuses
ou plus efficaces si elles étaient réalisées en interne plutôt que par le biais du
marché.
• Théorie du cycle de vie du produit : Cette théorie suggère que les entreprises ont tendance
à investir à l'étranger lorsque leurs produits atteignent la maturité sur leur marché
domestique.

• Théorie de la mondialisation : Cette théorie considère l'IDE comme un résultat de la


mondialisation de l'économie mondiale.

• Théorie de l'apprentissage : Selon cette théorie, les entreprises investissent à l'étranger pour
apprendre de nouvelles compétences, acquérir de nouvelles technologies et accéder à de
nouvelles connaissances.

• Théorie du cycle de vie de l'entreprise : Cette théorie suppose que les entreprises passent
par différents stades de développement, de la création à la maturité, et que leurs besoins en
investissement changent en conséquence.
3- Historique de l’IDE
• L'histoire de l‘IDE s'étale sur plusieurs siècles.
• Période préindustrielle : Les premiers exemples d'IDE remontent à l'Antiquité

• Colonialisme et impérialisme

• Première vague de mondialisation

• Entre-deux-guerres : L'IDE a connu une certaine stagnation pendant l'entre-


deux-guerres en raison des conflits mondiaux et de la Grande Dépression.

• Après la Seconde Guerre mondiale : Après la Seconde Guerre mondiale, de


nombreuses économies occidentales ont adopté des politiques favorables à
l'IDE pour stimuler la reconstruction et la croissance économique.
• Années 1970 et 1980 : Cette période a vu l'émergence de multinationales de
grande envergure dans des secteurs tels que la technologie, l'automobile et la
finance.

• Années 1990 à nos jours : La chute du mur de Berlin et la fin de la guerre


froide ont ouvert de nouvelles opportunités pour les IDE en Europe de l'Est
et en Asie.
4- Déterminant des IDE

• Les déterminants des IDE sont les facteurs qui influencent les décisions des
entreprises et des investisseurs internationaux en ce qui concerne l'allocation de
leurs ressources financières et humaines dans des pays étrangers. Les
principaux déterminants des IDE sont :
Taille et croissance du marché
Accès aux ressources
Coûts de main-d'œuvre et de production
Stabilité politique et réglementaire
 Traités commerciaux et accords bilatéraux
 Infrastructure et facilité de faire des affaires
 Stabilité monétaire et taux de change
 Avantages fiscaux et incitations
 Accès à la technologie et à l'innovation
 Réseau de fournisseurs et de clients
 Facteurs culturels et linguistiques
Sécurité nationale et contrôle des investissements
5- L’Entreprise d’investissement direct étranger

• Une entreprise d’IDE est une entreprise qui investit dans des activités
économiques situées dans un pays étranger. Elle détient au moins 10 % des
actions ordinaires ou des droits de vote.

• Ces investissements peuvent prendre diverses formes, notamment la création


de filiales, l'acquisition de participations majoritaires ou minoritaires dans des
entreprises existantes, la création de coentreprises avec des partenaires
locaux, ou l'achat de biens immobiliers et d'actifs dans un pays étranger.
• On peut identifier cette entreprise par la part de capital que les
investisseurs étrangers apportent. Ce sont :
 Filiale qui est une entreprise dotée de la personnalité morale dont l’investisseur
direct détient plus de 50% de droit de vote de l’actionnaire ou le droit de
désigner ou de révoquer une majorité de membre du conseil d’administration.

 Entreprise affiliée : c’est une entreprise par laquelle l’investisseur direct


apporte au plus 50% du capital et au moins 10%.

 Succursale
• Les entreprises d'IDE peuvent être des multinationales, des grandes entreprises,
des PME ou même des entrepreneurs individuels.

• Les entreprises d'IDE doivent gérer des opérations internationales, ce qui implique
de prendre en compte les différences culturelles, les réglementations locales, les
devises étrangères et les marchés spécifiques.

• Les entreprises d'IDE adoptent différentes stratégies d'expansion internationale.

En résumé, les entreprises d'IDE jouent un rôle clé dans la mondialisation de


l'économie, en contribuant à la croissance économique tant dans les pays d'accueil
que dans les pays d'origine.
6- Impact de l’Investissement Direct Etranger

• Les entreprises d'IDE ont un impact significatif sur l'économie des pays
d'accueil, notamment en contribuant :
- à la croissance économique
- à la création d'emplois
- au transfert de technologies.
Elles influencent également les politiques fiscales, commerciales et
réglementaires.
Impact sur les pays d'accueil :

• Stimulation de la croissance économique


• Réduction de la pauvreté
• Transfert de technologies
• Création d'emplois
• Amélioration de l'infrastructure
• Stabilité financière
• Développement du capital humain
Impact sur les pays d'origine :
• Retour sur investissement
• Exportations
• Apprentissage et expérience internationale
• Stimulus à l'innovation
Impact sur les entreprises :
• Expansion des marchés
• Réduction des coûts de production
• Risque de change
• Diversification des risques

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