Dérivées et formule de Leibniz
Dérivées et formule de Leibniz
MPSI 1 TD
Dérivabilité
1 Étude de dérivabilité.
⊲ Exercice 1.1.
1. Soit f une fonction définie sur [−1, 1], dérivable en 0 et de dérivée en 0 strictement négative. Montrer
qu’il existe η ∈ R∗+ tel que ∀x ∈]0, η[ , f (x) < f (0) et f (−x) > f (0).
2. Soit f ∈ D1 ([−1, 1], R) telle que f (0) = 0 et f ′ (0) > 0. Existe-t-il η ∈ R∗+ tel que f est croissante sur
[0, η] ?
⊲ Exercice 1.2. 1
Démontrer que la fonction f : R∗ → R définie pour tout x ∈ R∗ par f (x) = e−sh( |x| ) peut être prolongée par
continuité en une fonction f˜ définie sur R dont on étudiera la dérivabilité puis le caractère C 1 .
1
⊲ Exercice 1.3. Étudier la fonction g : R → R définie par g(x) = 0 si x ∈ R− et par g(x) = e− x2 si x ∈ R∗+ .
1. Montrer que, pour tout n ∈ N, il existe Pn ∈ R[x] tel que
Pn (x) − 12
∀x ∈ R∗+ , g (n) (x) = e x
x2n
2. Montrer que g est de classe C ∞ sur R et préciser les dérivées successives en 0.
3. Représenter graphiquement g.
⊲ Exercice 1.4.
√ √
1+x− 1−x
1. Étudier la dérivabilité en 0 de f : [−1, 1] → R, x 7→ 1 si x = 0 et x 7→ si x 6= 0.
x
2. La fonction dérivée de f est-elle continue en 0 ?
p
⊲ Exercice 1.5. Étudier, en fonction de α ∈ R∗+ la régularité de x(1 − x)α .
x
⊲ Exercice 1.6. Étudier la régularité de f : x 7→ et de g : x 7→ x|x|. Concernant f , on pourra étudier
1 + |x|
les dérivées successives sur leur domaine de définition. Concernant g, on pourra étudier la dérivabilité de g ′ puis
de g ′′ sur leurs domaines de définition.
⊲ Exercice 1.7. Soit f une fonction dérivable en a ∈ R, calculer la limite, lorsque h tend vers 0 de
f 2 (a + 3h) − f 2 (a − h)
.
h
2 Calculs de dérivées.
⊲ Exercice 2.1.
Déterminer les domaines de dérivabilité puis calculer les dérivées des fonctions suivantes et simplifier les expres-
sions afin de pouvoir lire facilement le signe de la fonction dérivée :
r q
√ p √ √
1) a(x) = 1 + 2 + x 2) b(x) = ln(x + 1 + x2 ) 3) c(x) = ln 2 sin x + 1 + 2 sin x − 1
p
ln x sin x 1 + sin x
4) d(x) = Arctan 5) e(x) = ex Arctan(ex ) − ln 1 + e2x 6) f (x) = + ln
3 2 cos2 x cos x
2x x2 Arctanx x
7) g(x) = Arcsin 8) h(x) = x 9) j(x) = − ln √
√ 1 +√x4 √ x 1 + x2
10) k(x) = xArcsin( x) + 1 − x
∀t ∈ R , y ′′ (t) + q(t)y(t) = 0
1
telles que u(0)v ′ (0) − u′ (0)v(0) = 1. Posons ψ la fonction définie pour tout t ∈ R par
Z t Z 0
ψ(t) = −u(t) v(s)h(s)ds − v(t) u(s)h(s)ds
0 t
Soit W la fonction définie pour tout t ∈ [0, 1] par W (t) = u(t)v (t) − u′ (t)v(t).
′
f ′ (x) g ′ (x)
2. Simplifier et .
f (x) g(x)
3. Calculer les dérivées de ln(f (x)2 ) et de ln(g(x)2 ).
⊲ Exercice 2.4. Formule de Leibniz.
1
1. Calculer les dérivées successives de x 7→ .
x
2. En déduire les dérivées successives de x 7→ ln(3x) puis celles de x 7→ x2 ln(x).
⊲ Exercice 2.5. Formule de Leibniz.
2x2 + x + 3 b c
1. Montrer qu’il existe (a, b, c) ∈ R2 tels que f (x) = =a+ + .
(x − 1)(x + 2) x−1 x+2
2. En déduire une expression simple la dérivée nième de f (x).
⊲ Exercice 2.6. Formule de Leibniz.
1. Calculer la dérivée nième de x 7→ xn (1 − x)n .
Xn 2
n 2n
2. En déduire que = .
k n
k=0
4. Montrer directement le résultat suivant, qui ressemble à la règle ci-dessus, mais dont l’énoncé présente des
hypothèses un peu différentes : supposons que f et g sont définies sur [a−1, a+1], vérifient f (a) = g(a) = 0,
f
sont dérivables en a, g ′ (a) 6= 0 et g ne s’annule pas ailleurs qu’en a sur un voisinage de a. Montrer que
g
f ′ (a)
tend vers ′ lorsque x tend vers a (on pourra soit utiliser une approximation de f et g au premier ordre,
g (a)
f (x)
soit faire apparaître le quotient comme un rapport de taux d’accroissement). Donner un exemple de
g(x)
cas où la règle de l’Hôpital permet de conclure alors que ce résultat ne s’applique pas et réciproquement.
2
5. Montrer sur un exemple que la “règle de l’Hôpital” se généralie en +∞ : si f et g sont dérivables sur R+ ,
f′
de limites nulles en +∞, si g ne s’annule pas sur un voisinage de +∞ et si ′ a une limite l ∈ R en +∞
g
f (x)
alors tend vers l lorsque x tend vers +∞.
g(x)
3
4 Comportement d’une fonction au voisinage d’un point en lequel
elle est dérivable.
⊲ Exercice 4.1. !
n
X k
Soit f une fonction de R dans R dérivable à gauche en 1. Montrer que la suite définie par −nf (1) + f 1− 2
n
k=1 n∈N∗
converge lorsque n tend vers +∞ et préciser sa limite.
⊲ Exercice 4.2.
n
X 1
1. Soit a ∈ R∗+ ∗
fixé. Posons, pour tout n ∈ N , Sn = .
n + ka
k=0
a a
(a) Montrer que ∀x ∈ R∗+ , 6 ln(x + a) − ln(x) 6 .
x+a x
a
(b) En déduire que ∀x ∈]a, +∞[, ln(x + a) − ln(x) 6 6 ln(x) − ln(x − a).
x
ln(1 + a)
(c) Montrer que la suite (Sn )n∈N∗ converge vers .
a
2. Soit f ∈ C 0 ([0, 1], [0, 1]), nulle en 0 et dérivable à droite en 0 de dérivée fd′ (0) 6= 0. Soit a ∈ R∗+ fixé. Montrer
X n
1 ln(1 + a)
que la suite (un )n∈N∗ , définie pour n ∈ N∗ par un = f , converge vers fd′ (0) .
n + ka a
k=0
4
⊲ Exercice 5.3. Méthode du facteur intégrant et accroissements finis généralisés.
Soit f ∈ D1 (R+ , R) telle que f ′ (x) + f (x) tend vers l ∈ R lorsque x tend vers +∞.
1. (*) Montrer que f (x) tend vers l lorsque x tend vers +∞.
On pourra utiliser la version généralisée de l’inégalité des accroissements finis proposée dans l’exercice 5.1.
2. (facile) Que dire de f ′ (x) lorsque x tend vers +∞.
6 Formules de Taylor
⊲ Exercice 6.1.
Soit f ∈ C 3 (I, R), I un intervalle ouvert et a ∈ I.
f (a + 3h) − 3f (a + 2h) + 3f (a + h) − f (a)
1. Calculer la limite de lorsque h tend vers 0.
h3
1
∗ (x + 3h)(x + h)3 h3
2. En déduire, pour x ∈ R+ fixé, la limite de lorsque h tend vers 0.
(x + 2h)3 x
⊲ Exercice 6.2.
f (a) + f (b)
Soient (a, b) ∈ R2 tels que a < b et f ∈ C 2 ([a, b], R). Montrer qu’il existe c ∈]a, b[ tel que =
2
a+b (b − a)2 ′′
f + f (c).
2 8
⊲ Exercice 6.3.
Soit f une fonction de C 2 ([a, b], R) ((a, b) ∈ R2 , a < b) telle que f ′ (a) = f ′ (b) = 0. Montrer que
(b − a)2
|f (b) − f (a)| 6 sup{|f ′′ (x)| | x ∈ [a, b]} .
4
⊲ Exercice 6.4.
Soit a ∈ R∗+ et f ∈ C 2 ([0, a], R) telle que f (0) = 0. Pour tout n ∈ N tel que 1/n < a, on définit un par
n
X
k
un = f .
n2
k=1
1. Montrer que cette suite converge et calculer sa limite. On pourra utiliser une encadrement issu de l’inégalité
de Taylor Lagrange.
n
X
k
2. Quelle est la limite de la suite vn = Arcsin .
n2
k=1
⊲ Exercice 6.6.
1 1 (−1)n+1
Montrer que la suite un = 1 − + − ...+ converge et calculer sa limite.
2 3 n
On pourra appliquer une formule de Taylor à la fonction x 7→ ln(1 + x).
⊲ Exercice 6.7.
Soit f ∈ C 2 (R, R) telle que ∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y)f (x − y) 6 (f (x))2 . Montrer que, ∀x ∈ R, f (x)f ′′ (x) 6 (f ′ (x))2 .
5
6. Toute fonction croissante sur R est dérivable à droite en tout point.
7. Toute fonction croissante et dérivable sur R a une fonction dérivée positive ou nulle en tout point.
8. Toute fonction strictement croissante sur R et dérivable en x0 ∈ R a une dérivée strictement positive en
x0 .
9. Si f est définie sur [−1, 1], si f ′ (1/2) = 0, alors f admet en 1/2 un extremum local mais il ne s’agit pas
nécessairement d’un maximum ou d’un minimum global.
10. Il existe des fonctions n’ayant pas forcément d’extremum. À quelle condition sur la régularité pouvez-vous
en expliciter sur un segment ? la même condition est-elle également nécessaire sur R ?
11. Si f est dérivable sur [0, 1], alors lim f ′ (t) = f ′ (0).
t→0
12. Si f est définie sur [0, 1], dérivable sur ]0, 1] et si lim f ′ (t) existe dans R, alors f est dérivable en 0 et
t→0
lim f ′ (t) = f ′ (0).
t→0
13. Soit f une fonction de D1 (R, R) telle que lim f (x) = l ∈ R, alors lim f ′ (x) = 0.
x→+∞ x→+∞
14. Soit f une fonction 1-périodique telle que f|[0,1] est dérivable. Alors f est dérivable sur R.
15. Soit f une fonction 1-périodique telle que f|[0,2] est dérivable. Alors f est dérivable sur R.
16. Montrer qu’il existe des fonctions pour lesquelles il existe une infinité de valeurs possibles pour le “c” qui
apparaît dans le théorème de Rolle et dans le théorème des accroissements finis.
6
Correction des exercices
⊲ Corrigé de l’exercice 1.1
f (x) − f (0) |f ′ (0)|
1. Appliquons la définition de lim = f ′ (0) en remplaçant le ε de la définition par >0:
x→0 x−0 2
f (x) |f ′ (0)|
∃η ∈ R∗+ : ∀x ∈ [−η, η] \ {0} , − f ′ (0) 6
x 2
d’où
|f ′ (0)| f (x) |f ′ (0)|
∃η ∈ R∗+ : ∀x ∈ [−η, η] \ {0} , − 6 − f ′ (0) 6
| {z2 } x | {z2 }
f (0)
′
−f ′ (0)
= =
2 2
d’où
f ′ (0)
∃η ∈ R∗+ : ∀x ∈ [−η, η] \ {0} , f (x) 6 .
2
En particulier,
⋆ pour tout x ∈]0, η],
f (x) f ′ (0)
6 < 0 |{z}
⇒ f (x) < 0
x 2
x>0
⋆ pour tout x ∈ [−η, 0[,
f (x) f ′ (0)
6 < 0 |{z}
⇒ f (x) > 0
x 2
x<0
x
2. Non ! considérons la fonction définie pour tout x ∈ [−1, 1] par f (x) = + ψe2 (x). Alors
2
— f est dérivable sur [−1, 1] car car ψe2 est dérivable sur R (voir le cours),
1
— f ′ (0) = > 0 (car ψe2′ (0) = 0),
2
— pour tout x ∈ [−1, 1] \ {0},
1 1 1
f ′ (x) = − cos + 2x sin
2 x
| {z } | {z } x
prend toutes les valeurs entre −1 et 1 → 0
une infinité de fois au voisinage de 0 x→0
donc f ′ change une infinité de fois de signe au voisinage de 0 si bien que f n’est monotone sur aucun
voisinage de 0 (sinon sa dérivée aurait un signe constant sur ce voisinage de 0).
1
En posant u = (donc u → +∞ lorsque x → 0+ ), on obtient
x
s s
′ 2 1 2 − 21 sh(u) 1 1
0 6 f (x) = u 1 + 2 sh(u)e−sh(u) = u
| e {z } 1+ sh(u)e− 2 sh(u)
sh (u) sh2 (u) | {z }
→ 0 | {z } → 0
u→+∞ u→+∞
car ∀u ∈ R+ , shu > u donc → 1 1
1
u→+∞ car lim te− 2 t = 0
u2 e− 2 sh(u) 6 u2 e−u → 0 t→+∞
u→+∞
lim f ′ (x) = 0.
⋆ Par conséquent, x→0
x>0
lim f ′ (x) = 0.
On en déduit que x→0
x6=0
1
f est dérivable en 0,
Par conséquent le théorème de prolongement de la dérivabilité s’applique si bien que
f ′ (0) = 0 .
De même, en remplaçant l’hypothèse « f est dérivable sur R » par « f est de classe C 1 sur R∗ », on peut
∗
Pn (x) − 12
P(n) : « ∃Pn ∈ R[x] : ∀x ∈ R∗+ , g (n) (x) = e x »
x3n
⋆ Posons, pour tout x ∈ R, P0 (x) = 1 de sorte de P0 ∈ R[x].
1 P0 (x) 1
Par définition de g, ∀x ∈ R∗+ , g (0) (x) = e− x2 = 3×0 e− x2 .
x
Par conséquent, P(0) est vraie.
⋆ Soit n ∈ N fixé quelconque tel que P(n) est vraie.
Puisque P(n) est vraie,
Pn (x) − 12
∃Pn ∈ R[x] : ∀x ∈ R∗+ , g (n) (x) = e x
x3n
En dérivant les deux membres de l’expression ci-dessus (le membre de gauche est dérivable sur R∗+ car
g est de classe C ∞ sur R∗+ , le membre de droite est dérivable car c’est le produit de g ∈ C ∞ (]0, +∞[, R)
Pn (x)
et de la fraction rationnelle x 7→ 3n
qui est de classe C ∞ sur le complémentaire R∗ de ses pôles
x
donc elle est dérivable sur R∗+ ) :
Pn′ (x)x3n − 3nx3n−1 Pn (x) Pn (x) 2 1
∀x ∈ R∗+ , g (n) (x) = 6n
+ 3n × 3 e − x2
x x x
′
Pn (x)x − 3nx Pn (x) 2Pn (x)
3 2 1
= + 3n+3 e− x2
x3n+3 x
Posons, pour tout x ∈ R, Pn+1 (x) = x3 Pn′ (x) − 3nx2 Pn (x) + 2Pn (x).
On a d’une part Pn+1 ∈ R[x] et d’autre part
Pn+1 (x) − 12
∀x ∈ R∗+ , g (n+1) (x) = e x
x3(n+1)
Par conséquent, P(n + 1) est vraie.
2. Montrons que g est de classe C k sur R pour tout k ∈ N ce qui prouvera que g ∈ C ∞ .
• Méthode 1 : récurrence et utilisation du théorème de prolongement du caractère C 1 .
Considérons la propriété P(·) définie pour tout n ∈ N∗ par
3
3 X2
g ′ (x) = 2X 2 e−X = 2 −→ 0
eX x→0+
2
d’après le théorème des croissances comparées,
′
donc lim g|]−∞,0[∪]0,+∞[ (x) = 0.
x→0
Ainsi, d’après le théorème de prolongement du caractère C 1 , g ∈ C 1 (R, R) et, de plus, g ′ (0) = 0.
Par conséquent, P(1) est vraie.
•• Soit n ∈ N∗ fixé quelconque tel que P(n) est vraie.
⋆ g est de classe C n+1 sur ] − ∞, 0[∪]0, +∞[ donc g (n) est de classe C 1 sur ] − ∞, 0[∪]0, +∞[.
⋆ Puisque P(n) est vraie, g (n) est continue en 0.
⋆— pour x < 0, g (n+1) (x) = 0 −→ 0,
x→0−
Pn+1 (x) 1
— pour x > 0, g (n+1) (x) = 3(n+1) e− x2 .
x
1
Posons X = 2 de sorte que X −→+ +∞,
x x→0
3(n+1)
3(n+1) 1 X 2 1
g (n+1) (x) = X 2 Pn+1 √ e−X = X
Pn+1 √ −→ 0
X | e{z } | {z
X x→0+
}
−→+ 0 −→+ Pn+1 (0)
x→0
x→0
(th. des croissances comparées)
(n+1)
donc lim g|]−∞,0[∪]0,+∞[(x) = 0.
x→0
Ainsi, d’après le théorème de prolongement du caractère C 1 , g (n) ∈ C 1 (R, R) et, de plus, g n+1 (0) =
0.
Par conséquent, g ∈ C n+1 (R, R) et, sachant que P(n) est vraie, ∀i ∈ [[1, n]], g (i) (0) = 0 d’où
∀i ∈ [[1, n + 1]], g (i) (0) = 0.
Par conséquent, P(n + 1) est vraie.
• Méthode 2 : utilisation du théorème de prolongement du caractère C k .
Soit n ∈ N∗ fixé quelconque.
⋆ g est de classe C n sur ] − ∞, 0[∪]0, +∞[,
⋆ — pour x < 0, g(x) = 0 −→ 0,
x→0−
− x12
— pour x > 0, g(x) = e −→ 0,
x→0+
— g(0) = 0,
donc g est continue en 0,
⋆ Soit k ∈ [[1, n]] fixé quelconque.
— pour x < 0, g (k) (x) = 0 −→ 0,
x→0−
Pk (x) 1
— pour x > 0, g (x) = 3k e− x2 .
(k)
x
1
Posons X = 2 de sorte que X −→+ +∞,
x x→0
3k
3k 1 X2 1
g (k) (x) = X 2 Pk √ e−X = X
Pk √ −→ 0
X |e{z } | {z }
X x→0+
−→ 0 −→+ Pk (0)
x→0+
x→0
(th. des croissances comparées)
(k)
donc lim g|]−∞,0[∪]0,+∞[(x) = 0.
x→0
Ainsi, d’après le théorème de prolongement du caractère C n , g ∈ C n (R, R) et, de plus, ∀k ∈ [[1, n]],
g (k) (0) = 0. \
Ce résultat étant établi pour tout n ∈ N∗ , g ∈ C n (R, R) = C ∞ (R, R).
n∈N∗
3
Pn (x) 1
— pour x > 0, g (n) (x) = 3n e− x2 .
x
1
Posons X = 2 de sorte que X −→+ +∞,
x x→0
3n
3n 1 X 2 1
g (n) (x) = X 2 Pn √ e−X = X
Pn √ −→ 0
X | e{z } | {z
X x→0+
}
−→ 0 −→+ Pn (0)
x→0+
x→0
(th. des croissances comparées)
(n)
donc lim g|]−∞,0[∪]0,+∞[(x) = 0.
x→0
Ainsi, d’après le théorème de prolongement du caractère C ∞ , g ∈ C ∞ (R, R) et, de plus, ∀n ∈ N∗ ,
g (n) (0) = 0.
3.
y=1
−
→
j
0 −
→
−2 −1 i 2 3 4 5 6
donc x→0
lim f (x) − f (0) = 0 donc x→0
lim f (x) = f (0) si bien que f est continue en 0. Les théorèmes usuels sur
x6=0 x6=0
la stabilité de la dérivabilité par composition, combinaison linéaire ou quotient ne permettent pas de dire
si f est dérivable ou pas en 0. Il faut donc chercher la limite du taux d’accroissement de f en 0.
4
⋆ À la main avec l’utilisation de l’expression conjugué :
√ √
1+x− 1−x
f (x) − f (0) −1
= x
x−0 x
1 1 + x − (1 − x)
= √ √ −1
x x( 1 + x + 1 − x)
1 2
= √ √ −1
x 1+x+ 1−x
√ √
2− 1+x− 1−x
= √ √
x( 1 + x + 1 − x)
√ √
1− 1+x+1− 1−x
= √ √
x( 1 + x + 1 − x)
√ √
1 1+x−1 1 − x − 1
= √ √ − +
1+x+ 1−x x−0 −x
| {z } | {z } | {z }
√′ √′
1 −→ · (1) −→ · (1)
−→
2 |
x→0
{z
x→0
}
x→0
1 1
−→ − + = 0
2 2
x→0
(1)
⋆ En utilisant les DL. Pour x ∈ [−1, 0[∪]0, 1],
√ √
1+x− 1−x
f (x) − f (0) −1
= x
x−0 x
2
x2
1 + x2 − x8 + o(x2 ) − 1 − x
2 − 8 + o(x2 )
−1
= x
x→0 x
x + o(x )
2
−1
= x
x→0 x
1 + o(x) − 1
=
x→0 x
= o(1)
x→0
donc
f (x) − f (0)
⋆ admet une limite finie lorsque x tend vers 0 donc f est dérivable en 0,
x−0
f (x) − f (0)
⋆ lim = 0 donc f ′ (0) = 0.
x→0 x−0
2. La fonction dérivée de f est
x x √ √
√ + √ − 1+x+ 1−x
2 1+x 2 1−x
∀x ∈] − 1, 0[∪]0, 1[ , f ′ (x) =
x2
1 x x √ √
= √ + √ − 1 + x + 1 − x
x2 2 1 + x 2 1 − x
1 x x x x
2
= 1 − + o(x) ) + 1 + + o(x) ) − x + o(x )
x→0 x2 2 2 2 2
o(x )
2
=
x→0 x2
= o(1)
x→0
x6=0
Remarque : ce dernier calcul nous suggère une autre approche pour répondre à la première question en
utilisant le théorème de prolongement du caractère C 1
5
⋆ f est continue sur ] − 1, 1[ (voir le calcul de limite de la question 1),
⋆ f est de classe C 1 sur ] − 1, 1[\{0} (d’après les théorèmes usuels),
⋆ f ′ admet une limite finie qui vaut 0 en 0 (voir le calcul ci-dessus).
Le théorème de prolongement du caractère C 1 permet de conclure que f est de classe C 1 sur ] − 1, 1[ et
que f ′ (0) = 0.
et
f 2 (a − h) = f 2 (a) − 2hf (a)f ′ (a) + hν(h) et lim ν(h) = 0 = ν(0)
h→0
En injectant ces expressions dans la quantité proposée puis en passant à la limite sur h tendant vers 0,
f 2 (a + 3h) − f 2 (a − h)
lim = 8f (a)f ′ (a).
h→0 h
— Méthode 2. Approximation linéaire au premier ordre de f 2 .
f dérivable en a donc f 2 est aussi dérivable en a si bien qu’il existe une fonction ε telle que f 2 (a + h) =
f 2 (a) + h(f 2 )′ (a) + hε(h) soit f 2 (a + h) = f 2 (a) + 2hf (a)f ′ (a) + hε(h) avec la propriété lim ε(h) = 0.
h→0
Ainsi,
f 2 (a + 3h) − f 2 (a − h) f (a)2 + 6hf (a)f ′ (a) + 3hε(3h) − f (a)2 + 2hf (a)f ′ (a) − hε(−h))
=
h h
8hf (a)f ′ (a) + 3hε(3h) + hε(−h)
=
h
= 8f (a)f ′ (a) + 3ε(3h) + ε(−h)
| {z }
→ 0
h→0
f 2 (a + 3h) − f 2 (a − h)
donc lim = 8f (a)f ′ (a).
h→0 h
— Méthode 3.
f 2 (a + 3h) − f 2 (a − h) f (a + 3h) − f (a − h)
= (f (a + 3h) + f (a − h))
h h
f (a + 3h) − f (a) f (a − h) − f (a)
= (f (a + 3h) + f (a − h)) 3 +
3h −h
et on évoque la continuité de f en a car f est dérivable en a et la dérivabilité de f en a pour passer à la
limite lorsque h tend vers 0. Le résultat est 8f (a)f ′ (a).
— Méthode 4.
f 2 (a + 3h) − f 2 (a − h) f 2 (a + 3h) − f 2 (a) − f 2 (a − h) + f 2 (a)
=
h h
f 2 (a + 3h) − f 2 (a) f 2 (a − h) − f 2 (a)
= 3 +
3h −h
où l’on reconnaît des taux d’accroissement de f 2 en a, or f est dérivable en a donc f 2 est dérivable en a
(produit de fonctions dérivables) et (f 2 )′ (a) = 2f (a)f ′ (a), d’où le résultat par passage à la limite lorsque
h tend vers 0.
1
∀x ∈ R∗+ , a′ (x) = √ q √ √ 3
8 x 2 + x + (2 + x) 2
6
p
2. b(x) = ln(x + 1 + x2 ). Définie sur R et dérivable sur R en appliquant le théorème sur la dérivabilité
d’une composée de fonctions.
1
∀x ∈ R, b′ (x) = √
x +1
2
[ π [ π
√ √ 5π 5π
3. c(x) = ln 2 sin x + 1 + 2 sin x − 1 . Définie sur + 2kπ, + 2kπ et dérivable sur + 2kπ, + 2kπ
6 6 6 6
k∈Z k∈Z
en appliquant le théorème sur la dérivabilité d’une composée de fonctions.
[ π 5π
cos x
∀x ∈ + 2kπ, + 2kπ , c′ (x) = p
6 6 (2 sin x + 1)(2 sin x − 1)
k∈Z
ln x
4. d(x) = Arctan . Définie sur R∗+ et dérivable sur R∗+ en appliquant le théorème sur la dérivabilité
3
d’une composée de fonctions.
3
∀x ∈ R∗+ , d′ (x) =
x(9 + ln2 x)
p
5. e(x) = ex Arctan(ex ) − ln 1 + e2x . Définie sur R et dérivable sur R en appliquant le théorème sur la
dérivabilité d’une composée de fonctions.
∀x ∈ R, e′ (x) = ex Arctan(ex )
[i π h [i π h
sin x 1 + sin x π π
6. f (x) = +ln . Définie sur − + 2kπ, + 2kπ et dérivable sur − + 2kπ, + 2kπ
cos2 x cos x 2 2 2 2
k∈Z k∈Z
en appliquant le théorème sur la dérivabilité d’une composée de fonctions.
[i π π h 2
∀x ∈ − + 2kπ, + 2kπ , f ′ (x) =
2 2 cos3 x
k∈Z
2x2
7. g(x) = Arcsin . Définie sur R et dérivable sur R \ {−1, 1} en appliquant le théorème sur la
1 + x4
dérivabilité d’une composée de fonctions.
−4x
si x ∈ R \ [−1, 1]
∀x ∈ R, g ′ (x) = 1 + x4
4x
si x ∈] − 1, 1[
1 + x4
2
8. h(x) = xx Définie sur R∗+ et dérivable sur R∗+ en appliquant le théorème sur la dérivabilité d’une composée
de fonctions.
2 2
∀x ∈ R∗+ , h′ (x) = xx +1 (1 + 2 ln x) = xx +1 ln(ex2 )
Arctanx x
9. j(x) = − ln √ . Définie sur R∗+ et dérivable sur R∗+ en appliquant le théorème sur la
x 1 + x2
dérivabilité d’une composée de fonctions.
Arctanx
∀x ∈ R∗+ , j ′ (x) = −
x2
√ √ √
10. k(x) = xArcsin( x) + 1 − x. Définie sur [0, 1] et dérivable sur ]0, 1[ en appliquant le théorème sur la
dérivabilité d’une composée de fonctions.
√
′ Arcsin( x)
∀x ∈]0, 1[, k (x) = √
2 x
7
1. u et v sont des solutions d’une équation d’ordre 2 sur R donc elles sont deux fois dérivables sur I, donc
u′ et v ′ sont dérivables sur I donc uv ′ et u′ v sont dérivables sur R (stab. de la dérivabilité par produit)
donc W = uv ′ − u′ v est dérivable sur R (stab. de la dérivabilité par combinaison linéaire) et
W′ = u′ v ′ + uv ′′ − u′′ v − u′ v ′
= uv ′′ − u′′ v
= u(−qv) − (−qu)v car u et v sont solutions de y ′′ + qy = 0
= 0
Ainsi, W est la fonction constante égale à W (0) = u(0)v ′ (0) − u′ (0)v(0) = 1 sur R.
2. ⋆ Par hypothèse, h ∈ C 0 (R, R) et v ∈ D2 (R, R) (car sol. d’une équation différentielle du second ordre)
Z t
donc v ∈ C 0 (R, R). Par stabilité de la continuité par produit, vh ∈ C 0 (R, R) donc t 7→ v(s)h(s)ds ∈
0
C 1 (R, R) et
Z t ′
t 7→ v(s)h(s)ds = vh
0
Z 0
De même, uh ∈ C 0 (R, R) donc t 7→ u(s)h(s)ds ∈ C 1 (R, R) et
t
Z 0 ′
t 7→ u(s)h(s)ds = −uh
t
Z t
Par conséquent, par stabilité de la dérivabilité par produit, t 7→ u(t) v(s)h(s)ds ∈ D1 (R, R) et t 7→
Z 0 0
v(t) u(s)h(s)ds ∈ D1 (R, R). Par stabilité de la dérivabilité par combinaison linéaire, ψ ∈ D1 (R, R)
t
et
Z t Z 0
′ ′ ′
∀t ∈ R , ψ (t) = −u (t) v(s)h(s)ds − u(t)v(t)h(t) − v (t) u(s)h(s)ds + v(t)u(t)h(t)
0 t
Z t Z 0
= −u′ (t) v(s)h(s)ds − v ′ (t) u(s)h(s)ds
0 t
8
⋆ Observons que
p+1
Y p
Y
fi = fi × fp+1
i=1 i=1
|{z}
| {z } ∈ D1 (I, R)
∈ D1 (I, R) par hypothèse
d’après P (p)
p+1
Y
or D1 (I, R) est un anneau donc fi ∈ D1 (I, R).
i=1
⋆ De plus, la formule permettant le calcul de la dérivée d’un produit de deux fonctions dérivables
p+1
!′
Y
donne l’expression de fi :
i=1
p+1
!′ p
!′ p
!
Y Y Y
′
fi = fi × fp+1 + fi × fp+1
i=1 i=1 i=1
Xp p
Y p+1
Y
′ ′
= fi fk × fp+1 + fp+1 × fk en utilisant P (p)
i=1 k=1 k=1
k6=i k6=p+1
p
X p+1
Y p+1
Y
= fi′ ′
fk + fp+1 × fk en utilisant P (p)
i=1 k=1 k=1
k6=i k6=p+1
p+1
X p+1
Y
= fi′ fk
i=1 k=1
k6=i
9
De même,
p
X p
Y
((x − ai )αi )′ (x − ak )αk
g ′ (x) i=1 k=1
k6=i
= p
g(x) Y
(x − ai )
i=1
p
X p
Y
αi (x − ai )αi −1 (x − ak )αk
i=1 k=1
k6=i
= p
Y
(x − ai )αi
i=1
p
Y
αi (x − ai )αi −1 (x − ak )αk
p
X k=1
k6=i
= p
Y
i=1
(x − ai )αi
i=1
p
X αi
=
i=1
x − ai
si bien que
−x + 7 −3(x − 1) + 2(x + 2) 3 2
∀x ∈ R \ {−2, 1} , f (x) = 2 + =2+ =2− + .
(x − 1)(x + 2) (x − 1)(x + 2) x+2 x−1
10
2. Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.
f′
tend vers l ∈ R lorsque x tend vers a donc il existe η ∈ R∗+ tel que
g′
f ′ (c)
∀c ∈ [a − η, a + η] \ {a} , −l 6ε .
g ′ (c)
∃c ∈]a, x[ si x > a (resp. [x, a] si x < a) : f ′ (c)(g(x) − g(a)) = g ′ (c)(f (x) − f (a))
f (x)
−l 6ε .
g(x)
f (x)
Par conséquent, lim = l.
x→a g(x)
3. En utilisant le résultat précédent,
2
(x − sin x)′ 1 − cos x 2 sin x2
= =
(x )
3 ′ 3x2 3×4 x
2
x − sin(x) 1
donc lim = . De même,
x→0 x 3 6
1
(ln(1 + x) − x)′ 1+x −1 1
= =−
(x2 )′ 2x 2(1 + x)
ln(1 + x) − x 1
donc lim =− .
x→0 x 2 2
(ln(cos(ax)))′ −a sin(ax) cos(bx) a2 sin(ax) bx cos(bx)
= =
(ln(cos(bx)))′ −b cos(ax) sin(bx) b2 ax sin(bx) cos(ax)
ln(cos(ax)) a2
donc lim = 2.
x→0 ln(cos(bx)) b
4. Méthode 1. g ne s’annule pas aileurs qu’en a sur un voisinage de a donc ∃η ∈ R∗+ tel que ∀x ∈
[a − η, a + η] \ {a}, g(x) 6= 0. Par conséquent, Soit x
11
f (x) f ′ (a)
donc lim = ′ .
x→a g(x) g (a)
ln(1 + x) − x
Ce résultat ne s’applique pas pour calculer la limite en 0 de car la dérivée de x2 s’annule
x2
en 0 alors que la règle de l’Hôpital permet de conclure (voir la question précédente).
Pour exhiber une sutuation dans laquelle la règle e l’Hôpital ne s’applique pas, cherchons une fonction
R −→ (
R
1
dont la dérivée est discontinue, par exemple ϕ2 2
x sin si x 6= 0 qui est dérivable en 0
x 7−→
x
0 si x = 0
′ x
de dérivée nulle et pour laquelle ϕ2 (x) n’a pas de limite lorsque x tend vers 0. Alors la fonction
x + ϕ2 (x)
1
tend vers 1 = en 0 d’après le résultat de cette question mais la règle de L’Hôpital ne s’applique
1 + ϕ′2 (0)
pas car 1 + ϕ′2 (x) n’a pas de limite lorsque x tend vers 0.
5. Puisque g ne s’annule pas sur un voisinage de +∞, il existe A1 ∈ R tel que ∀x ∈ [A1 , +∞[, g(x) 6= 0.
Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.
f′
tend vers l ∈ R lorsque x tend vers +∞ donc il existe A2 ∈ R tel que
g′
f ′ (c)
∀c ∈ [A2 , +∞[ , −l 6ε .
g ′ (c)
Posons A = max(A1 , A2 ).
Soit x ∈ [A, +∞[ fixé quelconque. Soit t ∈ R∗+ fixé quelconque.
Les fonctions f et g sont continues sur [x, x + t] et dérivables sur ]x, x + t[ si bien que le résultat de la
première question :
Observons que g(x+ t)− g(x) 6= 0 car si g(x+ t) = g(x), alors le théorème de Rolle appliqué sur le segment
[x, x + t] prouve l’existence d’un point c′ supérieur ou égal à A2 en lequel g ′ s’annule ce qui est impossible
f ′ (t)
par construction de A ( ′ est bien défini pour tout t ∈ [A, +∞[). Le même argument permet d’affirmer
g (t)
′
que g (ct ) 6= 0 donc
f ′ (ct ) f (x + t) − f (x)
=
g (ct )
′ g(x + t) − g(x)
or ct > x > A2 donc
f (x + t) − f (x)
−l 6ε .
g(x + t) − g(x)
Cette majoration est vraie pour tout t ∈ R∗+ . Les deux membres de l’inégalité ont une limite lorsque
t tend vers +∞. En effet, le membre de droite est constant tandis que celui de gauche est le quo-
tient de deux expressions qui ont pour limite f (x) et g(x) et puisque x > A > A1 , g(x) 6= 0 donc
f (x + t) − f (x) f (x)
lim = . Par passage à la limite sur t,
t→+∞ g(x + t) − g(x) g(x)
f (x)
−l 6ε .
g(x)
f (x)
Ainsi, lim = l.
x→+∞ g(x)
12
donc le théorème de Rolle permet d’affirmer
∃x′i ∈]xi , xi+1 [ : P ′ (x′i ) = 0
Nous venons d’intercaler (n − 1) racines de P ′ entre les n racines de P :
x1 < x′1 < x2 < x′2 < . . . < xn−1 < x′n−1 < xn
***
dessin de x 7→ P (x)
***
Ainsi, P ′ admet au moins (n − 1) racines réelles distinctes, or P ′ est de degré n − 1 donc
⋆⋆ il n’admet pas d’autre racines dans C,
⋆⋆ ces (n − 1) racines sont simples.
Par conséquent, P ′ est un polynôme scindé dans R et à racines simples.
Application (Oral X MP).
Observons que le résultat ci-dessus appliqué à P ′ montre que P ” est aussi scindé à racines réelles simples.
Appliqué à P ”, il donne que P (3) est aussi scindé à racines réelles simples . . . jusqu’à la dérivée n-ième de
P (où n est le degré de P ) qui est constante.
Traitons un exemple. Supposons que P = X 5 + X 4 + X 3 + 3 soit scindé à racines simples dans R. Alors
P ′ = 5X 4 +4X 3 +3X 2 est scindé à racines simples dans R. Mais cela est faux car P ′ = 5X 4 +4X 3 +3X 2 =
X 2 (5X 2 + 4X + 3) donc 0 est racine double de P ′ !
Raisonnons par l’absurde en supposant qu’il existe un polynôme P réel scindé dans R et à racines simples
dont les coefficients d’indices k et k + 1 sont nuls. Notons n > k + 1 le degré de P .
D’après la première partie de la question, P (k) est un polynôme P réel scindé dans R et à racines simples.
On observe alors que X 2 se met en facteur dans P (k) (car les coefficients de X 1 et de X 0 dans P (k) sont
nuls) donc 0 est une racine multiple de P (k) , ce qui contredit le fait que P (k) est à racines simples.
2. Soit P un polynôme réel scindé dans R.
⋆ Si deg P 6 1, alors P ′ est constant.
⋆ Si deg P > 2, notons n le degré de P .
Puisque P est scindé dans R : il admet exactement m 6 n racines réelles distinctes x1 < x2 < . . . < xm
de multiplicités respectives (α1 , . . . , αm ) ∈ N∗ m .
Nous savons donc que
m
X
αi = n (2)
i=1
13
⋆⋆ il n’admet pas d’autre racines dans C,
⋆⋆ les (m − 1) racines x′1 < . . . < x′m−1 sont simples.
Par conséquent, P ′ est un polynôme scindé dans R et à racines simples ou constant.
⋆ S’il existe n0 ∈ N∗ tel que xn0 ou yn0 appartient à ]0, n0 [, alors f admet en ce point sur cet intervalle
ouvert un extremum local donc f ′ s’annule en ce point.
⋆ Sinon, pour tout n ∈ N∗ , (xn , yn ) ∈ {0, n}2 .
∗ ′ 1
⋆⋆ S’il existe n1 ∈ N , f (xn1 ) = f (yn1 ), alors f est constante sur [0, n1 ] donc f = 0.
2
∗ 2
⋆⋆ Sinon, pour tout n ∈ N , f (xn ) < f (yn ) (donc xn 6= yn ) et (xn , yn ) ∈ {0, n} .
S’il existe n2 ∈ N∗ , xn2 = n2 , alors yn2 = 0 et f (xn2 ) < f (yn2 ) ⇒ f (n2 ) < f (0) d’où
on obtient f (0) 6 f (n2 ) ce qui est en contradiction avec f (n2 ) < f (0).
Par conséquent, ∀n ∈ N, xn = 0 et donc, yn = n si bien que
Fixons t ∈ R quelconque.
Pour tout n > t, f (0) 6 f (t) 6 f (n) si bien qu’en passant à la limite pour n → +∞ dans ces
inégalités, f (0) 6 f (t) 6 f (0) donc f (t) = f (0).
Relâchons le caractère fixé de t, nous venons de prouver que f est la fonction constante égale
à f (0) donc f ′ (1) = 0.
2. Notons l ∈ R la limite de f en +∞ et en −∞.
(1) Méthode 1.
• Supposons que f est la fonction constante de valeur l.
Posons x0 = 2015. On a donc f ′ (x0 ) = 0.
14
• Sinon, ∃a ∈ R : f (a) 6= l.
Posons ε0 = |l − f (a)| > 0.
Traitons le cas l > f (a) (le cas l < f (a) s’en déduit en appliquant le résultat à −f ).
***
dessin
***
ε0
Appliquons les définitions de lim f (x) = l et lim f (x) = l pour ε ← :
x→−∞ x→+∞ 2
ε0
∃A1 ∈ R : ∀x ∈] − ∞, A1 ] , |f (x) − l| 6
2
ε0
∃A2 ∈ R : ∀x ∈ [A2 , +∞[ , |f (x) − l| 6
2
Posons x1 = min(a − 1, A1 ) et x2 = max(a + 1, A2 ) de sorte que x1 < a < x2 .
ε0 ε0
De plus, x1 6 A1 ⇒ f (x1 ) > f (a) + et x2 > A2 ⇒ f (x2 ) > f (a) + .
2 2
La fonction f
⋆ est continue sur le segment [x1 , a],
ε0 ε0 ε0
⋆ f (x1 ) > f (a) + et f (a) 6 f (a) + donc f (a) + est une valeur intémédiaire entre f (x1 )
2 2 2
et f (a),
si bien que le théorème des valeurs intermédiaires permet d’affirmer
ε0
∃t1 ∈ [x1 , a] : f (t1 ) = f (a) +
2
On montre de même
ε0
∃t2 ∈ [a, x2 ] : f (t2 ) = f (a) +
2
De plus, f (t1 ) 6= f (a) donc t1 < a et f (t2 ) 6= f (a) donc a < t2 .
Ainsi, la fonction f
⋆ est continue sur le segment [t1 , t2 ],
⋆ est dérivable sur l’ouvert ]t1 , t2 [,
⋆ vérifie f (t1 ) = f (t2 ) avec t1 < t2 ,
donc le théorème de Rolle permet d’affirmer qu’il existe x0 ∈]t1 , t2 [ tel que f ′ (x0 ) = 0.
(2) Méthode 2, elle nécessite l’hypothèse supplémentaire f ∈ C 1 (R, R).
Raisonnons par l’absurde en supposant que f ′ ne s’annule pas sur R.
Alors, puisque f ∈ C 1 (R, R) ⇒ f ′ ∈ C 0 (R, R), le théorème des valeurs intermédiaires permet d’affirmer
que la non-annulation de f ′ garantit que f ′ est de signe constant sur R.
Quitte à changer f en −f , supposons que f ′ > 0 sur R.
Alors f est croissante sur R si bien que, d’après le théorème de la limite monotone, en −∞,
l = inf f (R)
et en +∞,
l = sup f (R)
donc inf f (R) = sup f (R).
Par ailleurs, f ′ > 0 sur R donc f est strictment croissante sur R et par stricte monotonie de f ,
donc inf f (R) 6 f (0) < f (1) 6 sup f (R) si bien que inf f (R) < sup f (R), d’où une contradiction avec
inf f (R) = sup f (R).
3. Il nécessaire de supposer λ 6= 0 car sinon, dans le cas où P est un polynôme réel simplement scindé de
degré q, nous savons que P ′ = P ′ + 0 × P est aussi simplement scindé et admet donc exactement q − 1
racines réelles deux à deux distinctes et non q !
Remarquons que la dérivée de
R → R
Posons f
t 7→ P (t)eλt
Remarquons que la dérivée de f est
∀t ∈ R , f ′ (t) = P ′ (t) + λP (t) eλt
15
1. Considérons la propriété P(·) définie pour k ∈ [[1, n]] :
• Par hypothèse, g est n-fois dérivable sur [a1 , an+1 ] et g possède au moins (n + 1) zéros deux à deux
distincts a1 < a2 < . .. < an < an+1 .
g est continue sur [ai , ai+1 ]
Pour tout i ∈ [[1, n]], g est dérivable sur ]ai , ai+1 [ donc le théorème de Rolle permet d’affirmer
g(ai ) = 0 = g(ai+1 )
De plus, les intervalles (]ai , ai+1 [)i∈[[1,n]] étant deux à deux disjoints, la construction ci-dessus prouve
l’existence d’au moins n + 1 − 1 zéros distincts pour g (1) sur ]a1 , an+1 [ donc P(1) est vraie.
• Soit k ∈ [[1, n − 1]] fixé quelconque tel que P(k) est vraie.
Puisque P(k) est vraie, g (k) possède au moins (n + 1 − k) zéros distincts sur ]a1 , an+1 [ donc
n+1−k ∀i ∈ [[1, n + 1 − k]] , g (k) (ci ) = 0 ,
∃(c1 , . . . , cn+1−k ) ∈ R
a1 < c1 < c2 < . . . < cn+1−k < an+1 .
(k)
g est continue sur [ci , ci+1 ] (car k < n et g de classe Dn )
Pour tout i ∈ [[1, n − k]], g (k) est dérivable sur ]ci , ci+1 [ (car k < n et g de classe Dn )
g(ai ) = 0 = g(ai+1 )
donc le théorème de Rolle permet d’affirmer
′
∃di ∈]ci , ci+1 [ : g (k+1) (di ) = g (k) (di ) = 0
De plus, les intervalles (]ci , ci+1 [)i∈[[1,n]] étant deux à deux disjoints et inclus dans ]a1 , an+1 [, la construc-
tion ci-dessus prouve l’existence d’au moins n − k = n + 1 − (k + 1) zéros distincts pour g (k+1) sur
]a1 , an+1 [ donc P(k + 1) est vraie.
Par conséquent, P(n) est vraie donc
Cette fonction
(i) est de classe C ∞ sur R donc de classe Dn sur R,
(ii) s’annule en x1 , en x2 , . . . et en xn ,
(iii) a une dérivée n-ième constante : ∀x ∈ R , P (n) (x) = n! (car c’est une fonction polynomiale de degré
n dont le coefficient dominant vaut 1).
Soit x ∈ [x1 , xn ] fixé quelconque.
(x − x1 )(x − x2 ) . . . (x − xn )
⋆ Si x ∈ {x1 , . . . , xn }, alors d’une part f (x) = 0 et d’autre part, = 0 si
n!
x1 + xn
bien que y = ∈]x1 , xn [ satisfait
2
(x − x1 )(x − x2 ) . . . (x − xn ) (n)
f (x) = f (y) .
n!
⋆ Sinon, x ∈
/ {x1 , . . . , xn }.
Notons i0 = max{i ∈ [[1, n]] | xi < x}.
On a donc x1 < . . . < xi0 < x < xi0 +1 < . . . < xn .
R → R
Considérons la fonction fb = f − P (x) f (x) qui est bien définie car
t 7→ f (t) − P (t)
P (x)
P (t) = 0 ⇐⇒ t ∈ {x1 , . . . , xn }
fb
16
⋆ est définie sur R,
⋆ est de classe Dn sur [x1 , xn ] (différence de deux fonctions de classe Dn sur [x1 , xn ], propriété (i)
de P ),
⋆ possède au moins n + 1 zéros deux à deux distincts x1 < . . . < xi0 < x < xi0 +1 < . . . < xn
(propriété (ii) de P d’une part et calcul direct de fb(x) d’autre part),
donc le résultat de la question 1 s’applique pour n ← n, (a1 , . . . , an+1 ) ← (x1 , . . . , xi0 , x, xi0 +1 , . . . , xn )
et g ← fb :
∃y ∈]x1 , xn [ fb(n) (y) = 0
Or fb(n) = f (n) − P (n) donc en utilisant la propriété (iii) de P ,
f (x)
∃y ∈]x1 , xn [ f (n) (y) − n! =0
P (x)
soit aussi
P (x) (n)
∃y ∈]x1 , xn [ f (x) = f (y)
n!
(x − x1 )(x − x2 ) . . . (x − xn ) (n)
Ainsi, pour tout x ∈ [x1 , xn ], il existe y ∈]x1 , xn [ tel que f (x) = f (y).
n!
∃M ∈ R+ : ∀t ∈ [a, b] , |f ′ (t)| 6 M
f est continue sur le segment [a, b], (car C 1 (R, R) ⊂ C 0 (R, R))
On a f est dérivable sur l’ouvert ]a, b[ (car C 1 (R, R) ⊂ D1 (R, R))
′
|f | est majorée par M sur ]a, b[
donc l’inégalité des accroissements finis donne
R → R
Considérons la fonction f
t 7→ t2
⋆ Elle est de classe C 1 sur R.
⋆ Montrons qu’elle n’est pas lipschitzienne sur R.
Raisonnons par l’absurde en supposant que f est lipschitzienne sur R.
Alors, ∃K ∈ R+ : ∀(x, y) ∈ R2 , |x2 − y 2 | 6 K|x − y|.
En particulier, pour tout t ∈ R, en appliquant l’inégalité ci-dessus pour x ← t et y ← 0,
t2 6 K|t|
17
soit aussi
∃η ∈ R∗+ : ∀t ∈ R , |t2 − (t + η)2 | 6 1
donc
∃η ∈ R∗+ : ∀t ∈ R , |η 2 + 2tη| 6 1
1
ce qui est faux pour t = , d’où une contradiction.
η
Ainsi, une fonction de classe C 1 sur R n’est pas forcément lipschitzienne ni uniformément continue sur R.
Pour prouver que g est croissante, il suffit de montrer que ∀x ∈ R∗+ , g ′ (x) > 0, ce qui équivaut à ∀x ∈ R∗+ ,
f (x)
f ′ (x) > .
x
Soit x ∈ R∗+ fixé quelconque.
est continue sur [0, x] par hypothèse
La fonction f
est dérivable sur ]0, x[ (car f ∈ D1 (R∗+ , R))
donc la formule des accroissements finis permet d’affirmer
f (x) − f (0)
∃c ∈]0, x[ : f ′ (c) =
x−0
f (x)
or f (0) = 0 par hypothèse donc f ′ (c) = si bien que la croissance de f ′ impose, puisque c 6 x,
x
f (x)
f ′ (x) > f ′ (c) =
x
f (x)
donc f ′ (x) > .
x
donc
⋆ g est strictement décroissante sur R,
⋆ g est continue sur R,
⋆ lim g(x) = +∞ et lim g(x) = −∞,
x→−∞ x→+∞
donc g réalise une bijection de R dans R.
Par conséquent, l’équation g(x) = 0 admet une unique solution x0 = g −1 (0).
Or f (x) = x ⇐⇒ f (x) − x = g(x) ⇐⇒ g(x) = 0 donc f admet un unique point fixe x0 .
18
3. Pour tout n ∈ N, l’inégalité des accroissements finis appliquée à la fonction f continue sur le segment
d’extrémités x0 et un et dérivable sur l’ouvert d’extrémités x0 et un ,
1
|un+1 − x0 | = |f (un ) − f (x0 )| 6 kf ′ k∞,R |un − x0 | = |un − x0 |
2
Une récurrence immédiate permet alors de prouver que,
1
∀n ∈ N , |un − x0 | 6 |un − x0 |
2n
1
lim |un − x0 | = 0 donc la majoration ci-dessus permet d’affirmer que u converge vers x0 .
n→+∞ 2n
⊲ Corrigé de l’exercice 4.1
n
X !
k
Soit f une fonction de R dans R dérivable à gauche en 1. Montrer que la suite définie par −nf (1) + f 1− 2
n
k=1 n∈N∗
converge lorsque n tend vers +∞ et préciser sa limite.
Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.
f (1) − f (1 − h)
f est dérivable à gauche en 1 donc lim = fg′ (1). Appliquons la définition de cette limite pour ε :
h→0
h>0
1 − (1 − h)
f (1) − f (1 − h)
∃h0 ∈ R∗+ : ∀h ∈]0, h0 ], − fg′ (1) 6 ε
h
soit
∃h0 ∈ R∗+ : ∀h ∈]0, h0 ], −εh 6 f (1) − f (1 − h) − hfg′ (1) 6 εh (3)
1 1 1
Posons N0 = + 1 si bien que N0 > soit 6 h0 .
h0 h0 N0
Soit n ∈ N fixé quelconque tel que n > N0 .
k 1 1
Alors pour tout k ∈ [[1, n]], 0 6 2 6 6 6 h0 donc il est possible d’appliquer l’encadrement (3) pour
n n N0
k
h = 2 soit
n
k k k k
∀k ∈ [[1, n]] , −ε 2 6 f (1) − f 1 − 2 − 2 fg′ (1) 6 ε 2
n n n n
si bien qu’en sommant ces n encadrements,
n
X n
X n
X n
X
k k ′ k k
−ε 2
6 nf (1) − f 1 − 2
− f g (1) 2
6 ε
n n n n2
k=1 k=1 k=1 k=1
d’où
X n
n(n + 1) k n(n + 1) n(n + 1)
−ε 6 nf (1) − f 1 − 2 − fg′ (1) 6ε
2n 2 n 2n2 2n2
k=1
soit,
X n
ε (n + 1) 1 ′ k 1 εn+1 1 ′
− + fg (1) 6 nf (1) − f 1− − fg′ (1) 6 + f (1) (4)
2 n 2n n2 2 2 n 2n g
k=1
Attention à la technique de conclusion, il est hors de question
— d’évoquer un passage à la limite sur n car la convergence de la suite encadrée n’est pas
connue,
— d’utiliser le théorème d’existence de limite par encadrement car les deux suites extrêmes
ne convergent pas vers la même limite
— de passer à la limite sur ε → 0 (pour n fixé) car le N à partir duquel l’encadrement est établi
dépend de ε (et tend a priori vers +∞ lorsque ε tend vers 0)
Observons que
ε (n + 1) 1 ′ ε
⋆ lim − + fg (1) = − donc
n→+∞ 2 n 2n 2
ε (n + 1) 1 ′
∃N1 ∈ N : ∀n ∈ N , n > N1 ⇒ − + f (1) > −ε
2 n 2n g
ε (n + 1) 1 ′ ε
⋆ lim + f (1) = donc
n→+∞ 2 n 2n g 2
ε (n + 1) 1 ′
∃N1 ∈ N : ∀n ∈ N , n > N2 ⇒ + f (1) 6 ε
2 n 2n g
19
Posons N = max(N0 , N1 , N2 ).
Soit n ∈ N fixé quelconque tel que n > N .
Alors n > N > N0 donc l’encadrement (4) est valide si bien que
X n
ε (n + 1) 1 ′ k 1 εn+1 1 ′
− + fg (1) 6 nf (1) − f 1 − 2 − fg′ (1) 6 + f (1)
2 n 2n n 2 2 n 2n g
k=1
n
X !
k 1
Par conséquent, la suite −nf (1) + f 1− 2 converge vers − fg′ (1).
n 2
k=1 n∈N∗
20
Sommons ces (n + 1) encadrements sur k = 0 . . . n puis réalisons le télescopage pour obtenir
Les deux termes extrêmes de l’encadrement ci-dessus convergent vers ln(1 + a) donc le théorème
d’existence de limite par encadrement permet d’affirmer que la suite (Sn )n∈N∗ converge et que sa
ln(1 + a)
limite est .
a
2. Soit ε ∈ R∗+ fixé quelconque.
f (x) − f (0) ε
Appliquons la définition de lim = fd′ (0) pour « » :
x→0 x−0 4
f (x) − f (0) ε
∃η ∈ R∗+ : ∀x ∈]0, η] , − fd′ (0) 6
x−0 4
Fixons un tel η.
Utilisons que f (0) = 0 et mutiplions par x > 0 :
ε
∀x ∈]0, η] , |f (x) − xfd′ (0)| 6 x (5)
4
1 1 1
Posons N = + 1 de sorte que N > si bien que 6 η.
η η N
Soit n ∈ N fixé quelconque tel que n > N .
• Méthode 1.
1 1 1
Pour tout k ∈ [[0, n]], n + ka > n donc 0 < 6 6 6 η ce qui permet d’appliquer la
n + ka n N
1
relation (5) pour x ← :
n + ka
1 f ′ (0) ε ε
f − d 6 6
n + ka n + ka 4(n + ka) 4n
Par conséquent,
n
X X n
1 fd′ (0)
|un − Sn fd′ (0)| = f −
n + ka n + ka
k=0 k=0
Xn
1 f ′ (0)
= f − d
n + ka n + ka
k=0
n
X
1 fd′ (0)
6 f −
n + ka n + ka
k=0
Xn
ε
6
4n
k=0
(n + 1)ε n+1 1
6 or 6
4n 2n 2
ε
6 (6)
2
ln(1 + a) ln(1 + a)
La suite (Sn )n∈N converge vers donc la suite (Sn fd′ (0))n∈N∗ converge vers fd′ (0) .
a a
ε
Appliquons la définition de cette convergence pour « » :
2
ln(1 + a) ε
∃N ′ ∈ N∗ : ∀n ∈ N∗ , n > N ′ ⇒ Sn fd′ (0) − fd′ (0) 6 (7)
a 2
21
Posons N ” = max(N, N ′ ).
Soit n ∈ N fixé quelconque tel que n > N ”.
ln(1 + a) ln(1 + a)
un − fd′ (0) = un − Sn fd′ (0) + Sn fd′ (0) − fd′ (0)
a a
ln(1 + a)
6 |un − Sn fd′ (0)| + Sn fd′ (0) − fd′ (0)
| {z } a
ε | {z }
6 car n > N ” > N ε
2 6 car n > N ” > N
donc la majoration (6) s’applique 2
donc la majoration (7) s’applique
6 ε
ln(1 + a)
Par conséquent, la suite u converge vers fd′ (0) .
a
• Méthode 2.
1 1 1
Pour tout k ∈ [[0, n]], n + ka > n donc 0 < 6 6 6 η ce qui permet d’appliquer la
n + ka n N
1
relation (5) pour x ← :
n + ka
1 fd′ (0) ε ε 1 fd′ (0) ε
f − 6 donc − 6f − 6
n + ka n + ka 4(n + ka) 4(n + ka) n + ka n + ka 4(n + ka)
Par conséquent, en sommant ces n + 1 encadrements,
Xn Xn Xn n
X
ε 1 fd′ (0) ε
− 6 f − 6
4(n + ka) n + ka n + ka 4(n + ka)
k=0 k=0 k=0 k=0
d’où
ε ε
− Sn 6 un − Sn fd′ (0) 6 Sn
4 4
1
si bien qu’en observant que Sn > 0 ce qui permet de multiplier par et de préserver le sens des
Sn
inégalités
ε un ε un ε
6 − fd′ (0) 6
− donc − fd′ (0) 6
4 Sn 4 Sn 4
un
Par conséquent, la suite converge vers fd′ (0), or d’après la première question, (Sn )n∈N∗
Sn n∈N∗
ln(1 + a) un ln(1 + a)
converge vers donc la suite u = × Sn converge vers fd′ (0) en tant que
a Sn n∈N ∗ a
produit de suites convergentes.
22
n
X
donc f ′ (xk ) = n.
k=1
k−1 k
De plus, pour tout k ∈ [[1, n]], xk ∈ , donc
n n
1 2 3 n−2 n−1 n
0 < x1 < < x2 < < x3 < < . . . < < xn−1 < < xn <
n n n n n n
donc 0 < x1 < x2 < . . . < xn−1 < xn .
2. Posons a0 = 0, il vérifie f (a0 ) = 0.
1
f est continue sur [a0 , 1] = [0, 1] et ∈ [f (a0 ), f (1)] (f (a0 ) = 0 et f (1) = 1) donc le théorème des valeurs
n
1
intermédiaires permet d’affirmer qu’il existe a1 ∈ [a0 , 1] : f (a1 ) = .
n
Fixons un tel a1 .
2 1
f est continue sur [a1 , 1] et ∈ [f (a1 ), f (1)] (f (a1 ) = et f (1) = 1) donc le théorème des valeurs
n n
2
intermédiaires permet d’affirmer qu’il existe a2 ∈ [a1 , 1] : f (a2 ) = .
n
Fixons un tel a2 .
k
Supposons construit sur ce modèle ak pour k ∈ [[0, n − 2]] tel que f (ak ) = .
n
k+1 k
f est continue sur [ak , 1] et ∈ [f (ak ), f (1)] (f (ak ) = et f (1) = 1) donc le théorème des valeurs
n n
k+1
intermédiaires permet d’affirmer qu’il existe ak+1 ∈ [ak , 1] : f (ak+1 ) = .
n
Fixons un tel ak+1 .
Cette construction donne a0 , a1 , . . ., an−1 .
Posons an = 1 de sorte que f (an ) = 1.
Nous obtenons ainsi des valeurs 0 = a0 6 a1 6 a2 6 . . . 6 an−1 6 1 = an qui vérifient
k
∀k ∈ [[1, n]] , f (ak ) =
n
De plus, comme f prend des valeurs distinctes sur les (ai )06i6n ,
Fixons un tel yk .
On a donc, compte tenu des valeurs de f en les (ai )06i6n ,
1
∀k ∈ [[1, n]] , = (ak − ak−1 )f ′ (yk )
n
Le membre de gauche de l’égalité étant non nul, f ′ (yk ) 6= 0 donc
1
∀k ∈ [[1, n]] , = ak − ak−1
nf ′ (yk )
En sommant les n égalités ci-dessus, après télescopage,
n
1X 1
= an − a0 = 1 − 0 = 1
n f ′ (yk )
k=1
n
X 1
d’où = n.
f ′ (yk )
k=1
Enfin, par construction des (yk )16k6n ,
0 = a0 < y1 < a1 < y2 < a2 < y3 < . . . < an−1 < yn < an = 1
23
⊲ Corrigé de l’exercice 5.1
Considérons les fonctions h = f + g et k = f − g.
h et k sont dérivables sur ]a, b[ comme combinaisons linéaires de fonctions dérivables sur ]a, b[ et de plus,
donc
f (x) + g(x) 6 f (y) + g(y) et f (x) − g(x) > f (y) − g(y)
donc
f (x) − f (y) 6 g(y) − g(x) et f (x) − f (y) > g(x) − g(y)
soit
−(g(y) − g(x)) 6 f (x) − f (y) 6 g(y) − g(x)
donc |f (x) − f (y)| 6 g(y) − g(x).
• Supposons que (x, y) ∈ [a, b]2 fixés quelconques tels que x 6 y (par rapport au point précédent, x et y
peuvent prendre les valeurs a et b).
Alors, on approche x et y par des suites (xn )n∈N ∈]a, b[N et (yn )n∈N ∈]a, b[N telles que ∀n ∈ N, xn 6 yn
en posant :
y−x y−x
⋆ si x < y, xn = x + n+1 et yn = y − n+1 ,
2 2
b−x
⋆ si x = y < b, xn = yn = x + n+1 ,
2
b−a
⋆ si x = y = b, xn = yn = b − n+1 .
2
D’après le point précédent,
or les deux membres de l’inégalité ci-dessus ont une limite lorsque n → +∞ (car f et g sont continues sur
[a, b] donc en x et en y) si bien qu’en passant à la limite,
Remarque : une autre façon de conclure consiste à montrer que h′ > 0 (resp k ′ 6 0) sur ]a, b[ et h
(resp. k) continue sur [a, b] implique h croissante sur [a, b] (resp. k décroissante sur [a, b]) ce qui évite la
distinction des cas selon que x et y sont dans l’ouvert ]a, b[ ou au bord du segment [a, b].
24
π
x 0 β α
2
f ”(x) + 0 −
f ′ (α)
f′ ր ց
f ′ (β) = 0 0
ր
4
1− <0
π2
f ′ (x) − 0 + 0
0 0
f ց ր
f (β)
f (x) 0 − 0
h πi
Ce tableau de variations prouve que f est négative ou nulle sur 0, :
2
h πi 4
∀x ∈ 0, , sin(x) − 2 x(π − x) 6 0
2 π
4
Ainsi, ∀x ∈ [0, π], sin(x) 6 x(π − x).
π2
i π h
2. Sachant que tan 0, =]0, 1[, il suffit de démontrer que
4
u
∀u ∈]0, 1[ , Arcsin(u) < √
1 − u2
[0, 1] → p R
Considérons la fonction f
u 7→ 1 − u Arcsinu − u
2
i πh tan x
Ainsi, ∀x ∈ 0, , Arcsin(tan x) < p .
4 1 − tan2 x
Autre méthode reposant sur la formule des accroissements finis pour prouver que
u
∀u ∈]0, 1[ , Arcsin(u) < √
1 − u2
Soit u ∈]0, 1[ fixé quelconque.
Appliquons la formule des accroissements finis à Arcsin continue sur le segment [0, u] et dérivable sur
l’ouvert ]0, u[ :
u
∃c ∈]0, u[ : Arcsin(u) − Arcsin(0) = (u − 0) × Arcsin′ (c) = √
| {z } 1 − c2
=0
1 1
Or 0 < c < u donc √ < √ donc
1 − c2 1 − u2
u
Arcsinu < √
1 − u2
25
]0, 1[∪]1, +∞[ → R
3. Posons f x ln x
x 7→
x2 − 1
1
Observons que, pour tout x ∈]0, 1[, ∈]1, +∞[ et
x
1
1 ln 1 − x1 ln x x ln x
f = x2 x = 1−x = 2 = f (x)
x 1
− 1 x 2
2
x −1
x
1
donc il suffit de démontrer que f (]1, +∞[) ⊂ 0, pour pouvoir affirmer que l’encadrement cherché est
2
vrai sur ]0, 1[∪]1, +∞[.
[1, +∞[ → R
Considérons la fonction g x2 − 1
x 7→ x ln x −
2
g ∈ D2 ([1, +∞[, R) et
∀x ∈ [1, +∞[ , g ′ (x) = ln x + 1 − x
1
∀x ∈ [1, +∞[ , g”(x) = −1
x
x 1 +∞
g”(x) 0 −
0
g′ ց
−∞
g ′ (x) 0 −
0
g ց
−∞
On déduit de ce tableau de variations que g est strictement négative sur ]1, +∞[ donc
x2 − 1
∀x ∈]1, +∞[ , x ln x − <0
2
donc
x2 − 1
∀x ∈]1, +∞[ , x ln x <
2
d’où
x ln x 1
∀x ∈]1, +∞[ , <
x −1
2 2
x ln x > 0 x ln x
Par ailleurs, x > 1 ⇒ ⇒ 2 > 0 donc, finalement,
x2 − 1 > 0 x −1
x ln x 1
∀x ∈]1, +∞[ , 0 < <
x2 − 1 2
Cet encadrement, établi sur ]1, +∞[ est vrai sur ]0, 1[∪]1, +∞[ d’après la remarque faite initialement.
x ln x 1
Ainsi, ∀x ∈]0, 1[∪]1, +∞[, 0 < < .
x −1
2 2
26
Multiplions cette inégalité par ex :
donc
∀x ∈ [A, +∞[ , |f ′ (x)ex + f (x)ex | 6 εex
d’où
∀x ∈ [A, +∞[ , |(f (x)ex )′ | 6 εex
Posons A” = max(A, A′ ).
Soit x ∈ [A”, +∞[ fixé quelconque.
|f (x)| 6 |f (A)eA−x | + ε 6 2ε
|{z} |{z}
x > A” x > A”
donc x > A donc x > A′
donc (8) s’applique donc (9) s’applique
2. Sachant que f ′ = (f + f ′ ) − f , puisque (f + f ′ )(x) tend vers l et f (x) tend vers l en +∞, f ′ admet une
limite finie en +∞ qui est la combinaison linéaire des limites finies de f + f ′ et f .
donc
f (a + 3h) − 3f (a + 2h) + 3f (a + h) − f (a)
= f (3) (a) + 27ε(a + 3h) + 24ε(a + 2h) + 3ε(a + h)
h3 | {z }
−→ 0 car lim ε(x) = 0
h→a x→a
27
2. Soit x ∈ R∗+ fixé.
1
(x + 3h)(x + h)3 h3 ln(x + 3h) + 3 ln(x + h) − 3 ln(x + 2h) − ln x
= exp
(x + 2h)3 x h3
La fonction ln est de classe C 3 sur ]0, +∞[ donc la question 1 appliquée pour f ← ln et a ← x donne
ln(x + 3h) − 3 ln(x + 2h) + 3 ln(x + h) − ln(x) 2
lim 3
= ln(3) (x) = 3
h→0 h x
1
2 (x + 3h)(x + h)3 h3 2
Par continuité de l’exponentielle en 3 , lim = e x3 .
x h→0 (x + 2h)3 x
(a − m)2 ′′ (a − b) ′ (b − a)2 ′′
∃c1 ∈]a, m[ : f (a) − f (m) = (a − m)f ′ (m) + f (c1 ) = f (m) + f (c1 )
2 2 8
puis à f ∈ C 2 ([m, b], R) :
(b − m)2 ′′ (b − a) ′ (b − a)2 ′′
∃c2 ∈]m, b[ : f (b) − f (m) = (b − m)f ′ (m) + f (c2 ) = f (m) + f (c2 )
2 2 8
Ainsi, en effectuant la somme des deux égalités ci-dessus :
(b − a)2
|f (b) − f (a)| 6 sup{|f ′′ (x)| | x ∈ [a, b]} .
4
a+b
Posons c = le milieu de [a, b].
2
Méthode 1. Tentative en utilisant uniquement la formule des accroissements finis (non aboutie).
Appliquons la formule des accroissements finis à f ∈ C 0 ([a, c], R) ∩ D1 (]a, c[, R) :
b−a ′
∃c1 ∈]a, c[ : f (c) − f (a) = (c − a)f ′ (c1 ) = f (c1 )
2
puis à f ∈ C 0 ([c, b], R) ∩ D1 (]c, b[, R) :
b−a ′
∃c2 ∈]c, b[ : f (b) − f (c) = (b − c)f ′ (c2 ) = f (c2 )
2
Ainsi, en sommant les égalités ci-dessus
b−a ′
f (b) − f (a) = (f (c2 ) + f ′ (c1 ))
2
28
Appliquons la formule des accroissements finis à f ′ ∈ C 0 ([a, c1 ], R) ∩ D1 (]a, c1 [, R) :
∃c′1 ∈]a, c1 [ : f ′ (c1 ) − f ′ (a) = (c1 − a)f ′′ (c′1 ) ⇒ f ′ (c1 ) = (c1 − a)f ′′ (c′1 )
Ainsi,
b−a
f (b) − f (a) = ((c1 − a)f ′′ (c′1 ) − (b − c2 )f ′′ (c′1 )) (10)
2
On pourrait être tenté de conclure :
(b − a)2 ′′
f (b) − f (a) = (f (c1 ) − f ′′ (c2 ))
8
si bien que
(b − a)2 ′′ (b − a)2
|f (b) − f (a)| = |f (c1 ) − f ′′ (c2 )| 6 × 2 × max |f ′′ |([a, b])
8 8
où max |f ′′ |([a, b]) = max{|f ′′ (x)| | x ∈ [a, b]} est bien définie car f ′′ est continue sur le segment [a, b].
1. f ∈ C 2 ([0, a], R) donc f ′′ est continue sur le segment [0, a] si bien que
|x − 0|2
∀x ∈ [0, a] , |f (x) − f (0) − xf ′ (0)| 6 M
2
soit, puisque f (0) = 0,
x2 x2
∀x ∈ [0, a] , −M 6 f (x) − xf ′ (0) 6 M (11)
2 2
1 1 1
Posons N0 = + 1 si bien que N0 > soit 0 6 6 a.
a a N0
Soit n ∈ N fixé quelconque tel que n > N0 .
29
k 1 1
Alors pour tout k ∈ [[1, n]], 0 6 2
6 6 6 a donc il est possible d’appliquer l’encadrement (11)
n n N0
k
pour x = soit
n2
k2 k k ′ k2
∀k ∈ [[1, n]] , M 6f − f (0) 6 M 4
2n4 n2 n 2 2n
si bien qu’en sommant ces n encadrements,
n
X n
X n
X n
X
k2 k ′ k k2
M 6 f − f (0) 6 M
2n 4 n 2 n 2 2n4
k=1 k=1 k=1 k=1
d’où
n
n(n + 1)(2n + 1) X k n(n + 1) n(n + 1)(2n + 1)
M 6 f − f ′ (0) 6M
12n4 n2 2n2 12n4
k=1
Ainsi,
n
∗ (n + 1)
′ (n + 1)(2n + 1) X k (n + 1) (n + 1)(2n + 1)
∀n ∈ N , n > N0 ⇒ f (0) +M 6 f 6 f ′ (0) +M
2n 12n3 n2 2n 12n3
k=1
1
Les deux membres extrêmes de l’encadrement ci-dessus tendent vers la même limite finie f ′ (0) lorsque
2
n tend vers +∞ donc le théorème d’existence de limite par encadrement permet de conclure que
Xn !
k
⋆ la suite u = f converge,
n2
k=1 n∈N∗
1
⋆ lim un = f ′ (0).
n→+∞ 2
n
X !
k 1
Par conséquent, la suite f converge vers f ′ (0).
n 2 2
k=1 ∗ n∈N
1
2. La fonction Arcsin est de classe C 2 sur 0, et s’annule en 0 ce qui permet d’appliquer le résultat de la
2
1
question précédente en utilisant que Arcsin′ (0) = √ = 1.
1 − 02
n
X
k 1
Ainsi, la suite vn = Arcsin converge vers .
n2 2
k=1
f (h) − f (0)
∃h0 ∈ R∗+ : ∀h ∈ [−h0 , h0 ] \ {0}, − f ′ (0) 6 ε
h
30
si bien qu’en sommant ces n encadrements,
n
X n
X n
X
k k k
(f ′ (0) − ε) 6 f 6 (f ′
(0) + ε)
n2 n2 n2
k=1 k=1 k=1
d’où
n
n(n + 1) X k n(n + 1)
(f ′ (0) − ε) 6 f 6 (f ′ (0) + ε)
2n2 n2 2n2
k=1
soit,
X n
ε (n + 1) 1 ′ k 1 εn+1 1 ′
− + f (0) 6 f − f ′ (0) 6 + f (0) (13)
2 n 2n n2 2 2 n 2n
k=1
X n
ε (n + 1) 1 ′ k 1 εn+1 1 ′
− + f (0) 6 f − f ′ (0) 6 + f (0)
2 n 2n n2 2 2 n 2n
k=1
n
X !
k 1 ′
Par conséquent, la suite f converge vers f (0).
n2 2
k=1 n∈N∗
31
(k − 1)!
or, ∀k ∈ N∗ , ∀x ∈ [0, 1] , f k (x) = (−1)k+1 d’où
(1 + x)k
n
X
(−1)k+1 1 n! 1
ln(2) − 6 max | x ∈ [0, 1] =
k (n + 1)! (1 + x)n+1 n+1
k=1
n
X
1 (−1)k+1
Or lim = 0 donc lim = ln(2).
n→+∞ n + 1 n→+∞ k
k=1
h2 ′′
∀h ∈ R , f (a + h) = f (a) + hf ′ (a) + f (a) + h2 ε(h) et lim ε(h) = 0 .
2 h→0
Les deux membres de l’inégalité ayant une limite lorsque h → 0, on peut passer à la limite lorsque h tend vers 0
pour obtenir
f (a)f ′′ (a) − f ′ (a)2 6 0
et ce pour tout a ∈ R, d’où l’inégalité différentielle cherchée.
32
Toute primite d’une fonction paire continue n’est pas impaire en général (x3 + 1 primitive de x2 ), sauf si
c’est LA primitive qui s’annule en 0.
Toute primitive d’une fonction impaire continue est paire.
Toute primitive d’une fonction périodique continue n’est pas périodique en général (sin x + x primitive de
cos x + 1), sauf si la fonction dont on prend la primitive est de valeur moyenne nulle sur une période.
Toute primitive d’une fonction monotone continue n’est en général pas monotone, sauf si la fonction
monotone dont on prend la primitive est de signe constant.
3. Si f et g sont dérivables sur R, la fonction max(f, g) est continue sur R et dérivable sur R.
FAUX.
Pour f (x) = x et g(x) = −x, max(f (x), g(x)) = |x| n’est pas d’erivable en 0 alors que f et g le sont.
4. Si f et g sont dérivables sur R, la fonction exp(3f + 2g) est dérivable sur R.
VRAI.
Tout d’abord une combinaison linéaire de fonctions définies et dérivables sur R est dérivable sur R donc
3f + 2g est dérivable sur R. Ensuite, le Théorème de dérivabilité des composés donne que exp(3f + 2g)
est dérivable sur R comme composée de 3f + 2g et de exp qui sont des fonctions définies et dérivables sur
R.
5. Si f est définie sur [−1, 1], dérivable sur ] − 1, 1[ et bornée sur [−1, 1], alors il existe x0 ∈] − 1, 1[ tel que
f ′ (x0 ) = 0.
FAUX.
[−1, 1] −→ R
La fonction f : vérifie les hypothèses de l’énoncé sans que sa dérivée ne s’annule !
x 7−→ x
6. Toute fonction croissante sur R est dérivable à droite en tout point.
FAUX.
R −→ R
La fonction f : 1 si x > 0 est croissante et n’est pas dérivable à droite en 0.
x 7−→
0 si x 6 0
Le résultat est identique pour la dérivabilité à gauche : la fonction x 7−→ ⌊x⌋ est croissante sur R et non
dérivable à gauche en les points entiers (sinon elle serait continue en ces points !).
7. Toute fonction croissante et dérivable sur R a une fonction dérivée positive ou nulle en tout point.
VRAI.
Soit x ∈ R fixé quelconque. Pour h ∈ R∗+ , f (x + h) − f (x) > 0 par croissance de f donc
f (x + h) − f (x)
∀h ∈ R∗+ , >0
h
or le membre de gauche tend vers f ′ (x) lorsque h tend vers 0 puisque f est dérivable en x donc, par
passage à la limite pour h tendant vers 0, f ′ (x) > 0.
8. Toute fonction strictement croissante sur R et dérivable en x0 ∈ R a une dérivée strictement positive en
x0 .
FAUX.
f (x) = x3 est strictement croissante sur R est sa dérivée s’annule en 0.
9. Si f est définie sur [−1, 1], si f ′ (1/2) = 0, alors f admet en 1/2 un extremum local mais il ne s’agit pas
nécessairement d’un maximum ou d’un minimum global.
FAUX.
Un point d’annulation de la dérivée est un candidat à être extremum, mais il reste à étudier les variations
de f à son voisinage avant de conclure.
[0, 1] −→
2
R
1 1 1
x− sin si x ∈ [0, 1] \ { }
Par exemple, pour f : 2 1
x− 2 2 est dérivable sur
x 7−→
1
0 si x =
2
1 1
[0, 1], possède une dérivée nulle en et pourtant le point d’abscisse n’est ni un maximum local ni
2 2
1 1
un minimum local puisque f = 0 alors que f change une infinité de fois de signe autour de .
2 2
10. Il existe des fonctions n’ayant pas forcément d’extremum. À quelle condition sur la régularité pouvez-vous
en expliciter sur un segment ? la même condition est-elle également nécessaire sur R ?
Il existe des fonctions n’ayant pas forcément d’extremum : VRAI f (x) = x3 n’a pas d’extremum sur R
puisque lim f (x) = −∞ et lim f (x) = ∞.
x→−∞ x→∞
33
Pour qu’une fonction définie sur un segment n’admette pas d’extrema, il faut qu’elle ne soit pas continue
(sinon elle est bornée et atteint ses bornes ce qui signifie qu’elle admet au moins un maximum global et
un minimum global !)
[−1, 1] −→ (
πx
R
Par exemple la fonction f : tan si x ∈ ]−1, 1[ n’admet pas d’extre-
x 7−→ 2
0 si x = −1 ou si x = 1
mun sur [−1, 1].
Cette condition de non-continuté n’est pas nécessaire sur R comme le montre l’exemple x 7−→ x3 .
11. Si f est dérivable sur [0, 1], alors lim f ′ (t) = f ′ (0).
t→0
FAUX.
[0, 1] −→ (
R
1
Prenons f : 2
x sin si x ∈ ]0, 1] . Alors f est dérivable en 0 mais sa dérivée sur
x 7−→ x
0 si x = 0
′ 1 1
]0, 1], f (x) = 2x sin − cos n’a pas de limite lorsque x tend vers 0.
x x
12. Si f est définie sur [0, 1], dérivable sur ]0, 1] et si lim f ′ (t) existe dans R, alors f est dérivable en 0 et
t→0
lim f ′ (t) = f ′ (0).
t→0
FAUX.
[0, 1] −→ R
Par exemple la fonction f : x si x ∈ ]0, 1] satisfait les hypothèses énocées et n’est
x 7−→
1 si x = 0
pourtant pas dérivable en 0 puisqu’elle n’est pas continue en 0.
Il manque la continuité de f en 0
13. Soit f une fonction de D1 (R, R) telle que lim f (x) = l ∈ R, alors lim f ′ (x) = 0.
x→+∞ x→+∞
FAUX.
1 1
Prenons f (x) = l + sin(x4 ). f ′ (x) = − 2 sin(x4 ) + 4x3 sin(x4 ) n’a pas de limite en +∞.
x x
En fait, un résultat vrai est : soit f une fonction de D1 (R, R) telle que lim f (x) = l ∈ R, alors si
x→+∞
lim f ′ (x) existe dans R, alors cette limite est nulle.
x→+∞
14. Soit f une fonction 1-périodique telle que f|[0,1] est dérivable. Alors f est dérivable sur R.
FAUX.
2 1 1
En effet, la fonction définie par f (x) = x sur − , puis prolongée à R par 1 périodicité a sa restriction
2 2
1
à [0, 1] dérivable en tout point. En revanche, f n’est pas dérivable en car sa dérivée à droite vaut −1
2
alors que sa dérivée à gauche vaut 1.
15. Soit f une fonction 1-périodique telle que f|[0,2] est dérivable. Alors f est dérivable sur R.
VRAI.
Soit x ∈ R fixé quelconque.
1 1 f (x + h) − f (x) f (1 + h) − f (1)
• si x ∈ Z, alors pour tout h ∈ − , , = , or f est dérivable en 1
2 2 h h
donc ce taux d’accroissement admet une limite losrque h tend vers 0 donc f est dérivable en x.
f (x + h) − f (x) f (x − ⌊x⌋ + h) − f (x − ⌊x⌋)
• si x ∈
/ Z, alors pour tout h ∈ ]⌊x⌋ − x, ⌊x⌋ + 1 − x[, = ,
h h
or f est dérivable en x − ⌊x⌋ ∈]0, 2[ donc ce taux d’accroissement admet une limite losrque h tend vers
0 donc f est dérivable en x.
16. Montrer qu’il existe des fonctions pour lesquelles il existe une infinité de valeurs possibles pour le “c” qui
apparaîdans le théorème de Rolle et dans le théorème des accroissements finis
[0, 1] −→ ( p
R
1
La fonction f définie sur [−1, 1] par f |x| sin si x ∈ [−1, 0[∪]0, 1] est continue
x
7−→ x
0 si x = 0
sur [−1, 1], f (−1) = − sin 1 < 0, f (1) = sin 1 > 0 et lorsqu’on applique le théorème des valeurs intermé-
diaires sur [−1, 1], il existe une infinité de valeurs c telles que f (c) = 0, par exemple tous les termes de la
1
suite .
nπ n∈N∗
34
1
0, −→ R
1 2π
La fonction g définie sur 0, par g √ 1 1 est continue sur
2π
x sin si x ∈ 0,
x 7 →
− x 2
0 si x = 0
1 1
0, et dérivable sur 0, et lorsqu’on applique le théorème de Rolle, il existe une infinité de valeurs
2π 2π
de c telles que f (c) = 0, ceci peut se voir graphiquement et se prouver en observant qu’au voisinage de
1 1
0, f ′ (x) = √ sin + O(1) ce qui prouve que f ′ (x) chage une infinité de fois de signe au voisinage
2 x x
de 0, or elle est continue sur ]0, 1] donc elle s’annule une infinité de fois d’après le théorème des valeurs
intermédiaires.
35