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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

FACULTE DE MEDECINE DE PHARMACIE ET D'ODONTO-STOMATOLOGIE

LABORATOIRE DE PHARMACOGNOSIE ET BOTANIQUE

COURS DE BOTANIQUE
2020-2021

PREMIERE PARTIE : BOTANIQUE GENERALE

LICENCE 1 PHARMACIE

UE : SCIENCES DU VIVANT 1

Pr William DIATTA, Maître de Conférences Agrégé, Botanique et Cryptogamie


E-mail : [email protected]

1
SOMMAIRE
PAGES
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION GENERALE A LA BOTANIQUE……………………5

I. DEFINITIONS………………………………………………………………………………...5

II. BREF APERCU HISTORIQUE……………………………………………………………...6

III. NOTIONS GENERALES………………………………………………………………….15

1. La Systématique……………………………………………………………………..15

2. Taxonomie…………………………………………………………………………..15

3. La Nomenclature botanique…………………………………………………………16

4. Notion d’espèce………………………………………………………………….......17

5. Divisions du règne végétal………………………………………………………......17

CHAPITRE 2 : LES PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DES PLANTES…………19

I. LA CELLULE VEGETALE…………………………………………………………………19

1. Les plastes………………………………………………………………………......19

2. La paroi squelettique…………………………………………………………….......20

3. La vacuole………………………………………………………………………......20

4. Les plasmodesmes………………………………………………………………….20

II. LES TISSUS VEGETAUX…………………………………………………………………22

III. LA MULTIPLICATION VEGETATIVE…………………………………………………23

IV. IMMOBILITE ET PLASTICITE DES VEGETAUX…………………………………….24

V. AUTOTROPHIE……………………………………………………………………………24

CHAPITRE 3 : NOTIONS DE PHYTOCHIMIE…………………………………………..28

I. DE LA PLANTE AU MEDICAMENT……………………………………………………..28

II. LES GROUPES DE METABOLITES SECONDAIRES…………………………………..29

1. Les composés phénoliques ou aromatiques…………………………………………30

2. Les composés terpéniques…………………………………………………………..31

3. Les alcaloïdes……………………………………………………………………….32

4. Glucosinolates………………………………………………………………………32

5. Hétérosides cardiotoniques ou cardiotoxiques………………………………………33

6. Hétérosides cyanogènes ou cyanogénétiques……………………………………….34

2
III. ROLE DES METABOLITES SECONDAIRES CHEZ LA PLANTE…………………….34

1- Co-piégeurs de photons (pigments accessoires)………………………………………...34

2. Guides à nectar…………………………………………………………………………..35

3. Défense de la plante……………………………………………………………………..35

IV. INTERET THERAPEUTIQUE DES METABOLITES SECONDAIRES………………...36

CHAPITRE 4 : MORPHOLOGIE DE L’APPAREIL VEGETATIF DES

SPERMAPHYTES…………………………………………………………37

I. LA RACINE…………………………………………………………………………………37

1. Organisation de la racine………………………………………………………………..38

1.1. L’apex…………………………………………………………………………….38

1.2. Le corps de la racine……………………………………………………………...39

2. Enracinement……………………………………………………………………………39

II. LA TIGE…………………………………………………………………………………….42

1. Structure de la tige………………………………………………………………………42

2. Hauteur de la tige……………………………………………………………………….44

3. Différents types de tiges………………………………………………………………..44

3.1. Tiges aériennes…………………………………………………………………...44

3.2. Tiges souterraines………………………………………………………………...47

III. LA FEUILLE……………………………………………………………………………...48

1. Constitution de la feuille……………………………………………………………….48

2. Types de feuilles……………………………………………………………………….48

2.1. Feuilles simples………………………………………………………………….48

2.2. Feuilles composées………………………………………………………………50

3. Phyllotaxie……………………………………………………………………………..52

3.1. Feuilles isolées…………………………………………………………………..52

3.2. Feuilles groupées………………………………………………………………..53

4. Polymorphisme foliaire ou hétérophyllie……………………………………………..54

5. Cas particuliers de feuilles……………………………………………………………54

CHAPITRE 5 : MORPHOLOGIE DE L’APPAREIL REPRODUCTEUR DES

ANGIOSPERMES………………………………………………………..56

I. GENERALITES…………………………………………………………………………...56

3
II. ORGANISATION FLORALE……………………………………………………………57

1. Inflorescences…………………………………………………………………………57

1.1. Inflorescences définies (ou cymes)……………………………………………..57

1.2. Inflorescences indéfinies (ou racèmes)…………………………………………59

1.3. Inflorescences composées………………………………………………………61

1.4. Inflorescences particulières…………………………………………………….62

2. Le réceptacle floral…………………………………………………………………...63

3. Disposition des pièces florales sur le réceptacle …………………………………….64

4. Notion de « mérie » ou de type de fleur……………………………………………...64

5. Symétrie de la fleur…………………………………………………………………..64

6. Les préfloraisons……………………………………………………………………..65

6.1. Les préfloraisons euverticillées………………………………………………..65

6.2. Les préfloraisons pseudoverticillées…………………………………………..66

7. Le périanthe…………………………………………………………………………67

8. Diagramme floral – Formule florale………………………………………………...69

8.1. Diagramme floral……………………………………………………………...69

8.2. Formule florale………………………………………………………………..70

9. Androcée……………………………………………………………………………70

10. Le gynécée………………………………………………………………………....75

10.1. Organisation du carpelle…………………………………………………….75

10.2. L’ovule……………………………………………………………………...76

10.3. La placentation……………………………………………………………...77

III. POLLINISATION ET FECONDATION……………………………………………..78

1. Pollinisation………………………………………………………………………...78

2. Fécondation…………………………………………………………………………81

IV. GRAINE – FRUIT ……………………………………………………………………82

1. La graine……………………………………………………………………………82

2. Le fruit………………………………………………………………………………83

2.1. Les ruits secs…………………………………………………………………..84

2.2 .Les fruits charnus……………………………………………………………...86

4
CHAPITRE 1 : INTRODUCTION GENERALE A LA BOTANIQUE

I. DEFINITIONS

Botanique : Science consacrée à l’étude des végétaux. Divisée en deux grandes sections :

 La Botanique pure = Botanique fondamentale :


• Botanique générale
 Morphologie végétale : description des organes et parties végétales.
 Histologie végétale : étude des tissus végétaux.
 Physiologie végétale : étude du fonctionnement de l’organisme végétal.
• Botanique spéciale
 Taxonomie ou Taxinomie : elle a pour objet de décrire la diversité des êtres vivants et
de les regrouper en taxons afin de les identifier, les décrire, les nommer et les classer.

 Systématique : dénombrement, dénomination et classification des taxons.


 Géobotanique : rapports globe terrestre – végétaux (répartition des espèces sur terre,
causes de la répartition, relations entre espèces….).

 Pathologie végétale : étude des maladies de plantes.


 La Botanique appliquée :
La connaissance des végétaux trouve des applications dans de nombreux domaines :

 Pharmacologie : étude des mécanismes d’interactions substance-organisme.


 Sélection et amélioration des plantes cultivées : elle vise à améliorer la productivité,
modifier les qualités nutritionnelles ou la résistance aux aléas.

 Agriculture (ager : champ ; cultura : culture) : aménagement des écosystèmes et


contrôle du cycle biologique des espèces en vue de produire des aliments et autres ressources utiles à
la société.

 Horticulture : culture de légumes, fleurs, arbustes et arbres fruitiers et d’ornement.


 Sylviculture : ensemble de techniques permettant la création et l’exploitation durable
des forêts.

5
II. BREF APERCU HISTORIQUE

Cette partie permet de voir l’évolution de la famille dans les classifications successives. En
effet, les classifications évoluent en fonction du savoir de l’époque. Le besoin de classer les
plantes remontent à nos origines. Ce besoin est guidé par la connaissance de l’intérêt de ces
plantes et de leurs dangers.

Les plantes fournissant des produits font l’objet de classifications vernaculaires ou


parataxonomies.

Ces classifications ont légué aux systématiciens actuels des informations sur les usages
médicinaux et autres utilisations traditionnelles.

Un manuscrit chinois (2 800 ans av. J.C.) mis en place pour décrire 300 plantes.

Plusieurs botanistes très célèbres :

THEOPHRASTE (environ 370-285 av. J.-C.)

Philosophe grec.

Père de la première classification.

Il range 480 espèces en fonction de leur port et de quelques caractères morphologiques de la


fleur (pétales unis ou séparés).

6
DIOSCORIDE (40-90)

Botaniste grec et médecin militaire dans l’empire romain.

Auteur de « Sur les plantes médicinales » : (plus de 600 plantes décrites, essentiellement
médicinales).

Grand voyageur ayant accumulé des connaissances sur les plantes médicinales du monde.

Son œuvre sera utilisée pendant quinze siècles.

A la fin du XVIe siècle : apparition d’une nouvelle proposition de classification.

Andrea CESALPINO (1519-1603)

Il propose une description des plantes basée sur le nombre et la forme des caractères.
Son système donne une priorité aux variations de l’organe fructifère.
Il considère l’embryon comme un caractère fondamental en systématique.

7
Kaspar BAUHIN (1560-1624)

Il fonde le premier jardin botanique de Genève.


Il invente un système binominal de nomenclature pour nommer les plantes qu’il décrit.
Il utilise les notions de genre et d’espèce.

Au tout début du XVIIIe siècle : premières classifications véritablement scientifiques

John RAY (1627 – 1705)

Il décrit 18 000 espèces.

Inventeur du concept d’espèce qu’il définit dans son Historia plantarum.


Il définit les espèces selon leurs ressemblances morphologiques en utilisant un grand nombre
de caractères.

Joseph Pitton DE TOURNEFORT (1656 – 1708) :

8
Il recommande l’utilisation d’un maximum de caractères dans la classification.
Il introduit les concepts de genre.
Il adopte un classement des végétaux basé sur la corolle : Apétales, Monopétales (=
Gamopétales), Polypétales (= Dialypétales).

Les grands principes de la classification sont ainsi posés.


Nombreuses classifications au XVIIIe siècle, en particulier :

Carl VON LINNE (1707-1778) : « Systema Naturae »

Père de la classification moderne.


Il adopte une classification basée sur le nombre, l’assemblage et la longueur des étamines : 24
classes (Monandria, Diandria, etc.).
Il utilise un système de nomenclature binomiale.
Premier auteur d’une flore mondiale.

Entre les XVIIIe et XIXe siècles, le concept de famille se dégage à partir des travaux de 3
français :

Michel ADANSON (1727 – 1806) :

9
Il étudie la complexité du matériel tropical, utilise le plus grand nombre possible de caractères
pour décrire les plantes.
Il crée la première méthode de systématique ou taxonomie numérique.
Il établit le principe fondamental de la taxonomie botanique moderne.

Antoine-Laurent DE JUSSIEU (1748 – 1836) :

Son système de classification naturelle faisait intervenir un maximum de caractères


hiérarchisés.

Il crée 3 grands groupes (Acotylédones = Cryptogames, Monocotylédones, Dicotylédones),


divisés en 15 classes et 100 sous-groupes naturels ou ordres.
Auteur de Genera plantarum, considéré comme le point de départ de la nomenclature des
familles.

Jean Baptiste Monet, Chevalier De LAMARK (1744 – 1829) :

Il émit l’hypothèse que les taxa peuvent changer au cours du temps.


Il ajoute ainsi aux piliers traditionnels de la systématique : morphologie, anatomie et milieu,
le facteur temps.
Il propose une méthode analytique d’identification des plantes, précurseur de clefs
dichotomiques de détermination modernes.

10
Nombreuses classifications au cours du XIXe siècle.
Ces classifications préfigurent les classifications évolutives. Les premières classifications
dites « phylogénétiques » furent l’œuvre de botanistes allemands. Elles cherchent à classer
les végétaux actuels dans un ordre qui retrace l’histoire évolutive des végétaux.

HAECKEL (1834-1919)

Il publia le premier « arbre généalogique ».

EICHLER (1839 – 1887)

Il a travaillé sur la symétrie du système floral.


Il développa un système de classification qui servira de base aux travaux de Adolf ENGLER

11
Adolf ENGLER (1844 – 1930)

Il propose le premier système complet partiellement évolutionniste.


Dans son système, il organise les groupes du plus simple au plus complexe.
Il place les Cycadales au début de la classification des Spermaphytes.
Il considère les Monocotylédones et les Dicotylédones comme des descendants de
Gymnospermes disparues, les deux lignées ayant évolué séparément.
Système de classification le plus universel.

Dans les systèmes phylogénétiques, le radical « - phyle » représente une « lignée » ou


« filiation ».
Un groupe polyphylétique rassemble des plantes issues de plusieurs lignées descendant
chacune d’une souche distincte.
Un « phylum » est un taxon de rang élevé, supposé monophylétique.
Aujourd’hui, des essais de reconstitution de l’évolution des végétaux se basent sur des études
moléculaires.
La comparaison des séquences de fragments d’ADN est utilisée pour mettre en évidence les
parentés génétiques.

12
CHASE, SOLTIS, OLMSTEAD & al (1993)

CHASE D. E. SOLTIS

Ils font une analyse cladistique de 500 séquences d’ADN représentant l’ensemble des plantes
à graines.
Leurs résultats ont permis de reconsidérer la phylogénie des plantes.

Angiosperm Phylogeny Group (APG) (1998)

L’explosion de la systématique moléculaire a abouti à la formation d’un groupe de botanistes,


le « Angiosperm Phylogeny Group » (APG).
Ce groupe publie une classification ordinale des plantes à fleurs.

13
14
III. NOTIONS GENERALES

1. La Systématique :
Les êtres vivants sont classés en groupes (ou taxons)
Systématique = branche de la biologie qui a comme objectif :

- la description ;

- la reconnaissance des espèces en fonction de leurs diverses caractéristiques et des


liens de parenté ;

- et leur regroupement par une classification en groupes.


La Systématique comprend deux branches :

- Phylogénétique (étude des liens de parenté entre les différents groupes);

- Taxonomie.

2. Taxonomie (ou Taxinomie) :


Science des lois de la nomenclature et de la classification des organismes vivants en plusieurs
groupes ou taxons. La classification se fait du général au spécifique de la manière suivante :

Règne : bionta

Embranchement (division ou phylum) : phyta

Sous-embranchement : phytina

Classe : opsida (phyceae pour les algues)

Sous-classe : idae (phycidae pour les algues)

Ordre : ales

Famille : aceae ou acées

Genre :

Espèce :

15
3. La Nomenclature botanique :
Depuis LINNE, une espèce est désignée par deux noms latins (binôme). Ce nom peut être
latinisé (ex : Guiera senegalensis).
Le premier nom est celui du genre ;

Ex : Papaver
Le second nom est celui de l’espèce ;

Ex : somniferum
Parfois, un troisième nom est ajouté pour indiquer le nom de la variété ou de la sous-espèce ;

Ex : var. album.

NB :
ère
- La 1 lettre du nom du genre est toujours une majuscule ; toutes les autres lettres sont
des minuscules.
- Les binômes sont écrits en italique (on peut les souligner si on écrit à la main).
- Le nom d’espèce est suivi du nom de l’auteur qui a décrit cette espèce, en abrégé suivi
d’un point.

16
Abréviation du nom d’auteur : première syllabe + première lettre de la deuxième syllabe du
nom d’auteur suivies d’un point.

Ex : LAMARK La + m : Lam.

Pour LINNE, on met seulement L., De CANDOLLE : DC.

4. Notion d’espèce :
Du latin species, « type » ou « apparence ».
L’espèce est le taxon de base de la systématique.
C’est l’ensemble des individus qui présentent des caractères très proches ou similaires qui les
distinguent des autres individus de même genre (critère de ressemblance).

Ex : Combretum glutinosum et Combretum micranthum sont deux espèces


différentes du même genre.
Les individus d’une même espèce peuvent s’entrecroiser et produire de nouveaux individus de
la même espèce (critère d’interfécondité).
L’espèce varie. Les espèces sont apparues peu à peu au cours des âges, les plus primitives
précédant les espèces plus perfectionnées (critère d’évolution).
Dès qu’une « barrière » empêche l’interfécondité des individus d’une même espèce (par
exemple un isolement géographique ou saisonnier, une mutation), il se crée des variétés, des
sous-espèces ou des espèces nouvelles ; c’est la spéciation.

5. Divisions du règne végétal :


Le monde vivant est divisé en 5 règnes :
 Procaryotes ou Monères (Bactéries, Cyanophytes)
 Protistes : eucaryotes unicellulaires (Algues, Paramécie)
 Fungi (Champignons, lichens)
 Végétaux ou Plantae
 Animaux.

17
Au sein du règne des Végétaux il existe deux sous-règnes :
 Sous-règne des Thallophytes (appareil végétatif = thalle) :

- Algues pluricellulaires
 Sous-règne des Cormophytes (tiges + racines + feuilles = Cormus) :

- Embranchement des Bryophytes (Cryptogames non vasculaires)

- Embranchement des Ptéridophytes (Cryptogames vasculaires)

- Embranchement des Préspermaphytes (plantes à pseudo-graines)

- Embranchement des Spermaphytes (plantes à graines) :


 Sous-embranchement des Gymnospermes (graine nue)
 Sous-embranchement des Chlamydospermes (graine ±
enveloppée)
 Sous-embranchement des Angiospermes (graine dans le fruit).

N.B. : De nouvelles classifications (APG) ont apporté des révisions à cette approche
systématique :
- Les Préspermaphytes sont désormais intégrées dans les Gymnospermes où elles constituent
le clade des Gymnospersmes archaïques.
- Le Sous embranchement des Chlamydospermes est également inclus dans les
Gymnospermes où il forme le clade des Gymnospermes surévoluées.
- Les Spermaphytes ne comptent plus que deux sous embranchements : Gymnospermes et
Angiospermes.

18
CHAPITRE 2 : LES PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DES PLANTES

I. LA CELLULE VEGETALE

Elle se distingue par la présence :

1-1- Les plastes :

Organites intracellulaires ou cytoplasmiques qui jouent un rôle dans la synthèse de diverses


substances organiques.

Trois types de plastes :

- les chloroplastes : synthèse de chlorophylle

- les amyloplastes : synthèse de l’amidondon (fruits, racines)

19
- les chromoplastes : production des caroténoïdes rouges ou orangés qui avec les
anthocyanes, sont responsables de la couleur des fleurs et fruits.

1-2- La paroi squelettique :


Elle est de nature pectocellulosique. C’est un cadre rigide formé de longues chaînes de
cellulose prises par un ciment de pectine et de substances voisines telles que les
hémicelluloses.
La rigidité de la paroi empêche tout mouvement : d’où l’immobilité et la fixation au sol des
plantes.
1-3- La vacuole :

Elle a un volume important. Elle a un rôle dans l’équilibre osmotique au niveau cellulaire.

Le suc vacuolaire, solution colloïdale aqueuse renfermant des substances de réserve (grains

d’amidon, lipides, protides), des ions minéraux et organiques.

La vacuole peut aussi renfermer des métabolites secondaires (alcaloïdes).

1-4- Les plasmodesmes :

Ce sont des communications intercellulaires sous forme de pores au niveau de la paroi

cellulaire. Les plasmodesmes permettent l’échange entre cellules contiguës.

20
21
II. LES TISSUS VEGETAUX

Plusieurs cellules s’associent de différentes manières pour former des tissus. Le

développement d’une plantule à partir de l’embryon de graine se fait grâce à l’activité des

méristèmes apicaux (tissus embryonnaires). Les plantes, grâce à leurs méristèmes, ont une

croissance indéfinie (différence fondamentale avec les animaux).

Tous les tissus de la plante se forment à partir des méristèmes, par différenciation.

Différenciation = processus permettant à des cellules génétiquement identiques

(cellules méristématiques) de devenir différentes les unes des autres.

22
III. LA MULTIPLICATION VEGETATIVE

Très répandue chez les végétaux et exceptionnelle chez les animaux. Théoriquement, tout

fragment de plante (explant) est capable, dans certaines circonstances, de donner un nouvel

individu : c’est la totipotence cellulaire.

La totipotence s’accompagne d’une multiplication infinie, donc d’une croissance indéfinie.

23
IV- IMMOBILITE ET PLASTICITE DES VEGETAUX

Les végétaux sont incapables de se déplacer à cause de la paroi pectocellulosique. Le

« déplacement » des plantes se fait par simple allongement des organes.

Cependant, les végétaux sont capables de coloniser de très grandes surfaces grâce à

diverses stratégies :

- dispersion par des spores (Bryophytes, Ptéridophytes), graines (Spermaphytes) ou des


fruits (Angiospermes).

- colonisation par des rhizomes (tiges souterraines) ou par des stolons (tiges rampantes
enracinées).

Ils sont douées d’une grande capacité d’adaptation : on parle de plasticité.

V. AUTOTROPHIE

Les végétaux sont autotrophes, c’est-à-dire capables de faire la synthèse des

composés organiques à partir du CO de l’air, de l’eau et de l’énergie lumineuse


2

Photosynthèse. Ce phénomène est rendu possible par la présence dans la cellule végétale, de

24
plastes. L’énergie lumineuse est captée par des pigments assimilateurs dont la chlorophylle.

La photosynthèse se déroule au niveau des chloroplastes.

Réaction générale simplifiée de la Photosynthèse (PS) :

Photons
n CO + nH O (CHOH) + nO
2 2 n 2

Matière organique

Les végétaux jouent un rôle de premier plan des plantes dans la biosphère. Ils sont le premier

maillon de la chaîne alimentaire grâce à leur faculté de synthèse. Ils produisent une grande

quantité de matières organiques utilisables par les autres êtres vivants : ce sont des

Producteurs primaires.

En outre, la photosynthèse réduit la quantité de CO atmosphérique et enrichit celle-ci en


2

oxygène. La vie animale est largement dépendante de la vie végétale.

N.B. : Certains végétaux se distinguent par l’acquisition de caractères particuliers :

25
► Plantes carnivores (ou plutôt insectivores) :

Autotrophes, mais elles tirent un complément azoté et minéral à partir de la digestion


d’insectes.
Ex : Dionée, Drosera, Nepenthes.

► Plantes parasites :
Le parasitisme est une vie aux dépens d’un autre être vivant. Plantes dépourvues de
chlorophylle.
Ex : Cuscute

► Plantes hémiparasites :
Présence de chlorophylle, mais pas de racines. Elles vivent sur une plante hôte servant
De support. Ex : le Gui

26
►Symbiose : « association à bénéfices réciproques » entre deux êtres vivants.

Ex : - Orchidées avec Rhizoctonia (champignon)

- Fabacées avec Rhizobium (bactéries) dans les nodosités

- Lichens : champignon avec Cyanophytes (procaryote) ou algue verte unicellulaire


(protiste)

Dans le nature, environ 80% des Angiospermes forment une symbiose avec des

champignons au niveau de leurs racines (mycorhizes).

27
CHAPITRE 3 : NOTIONS DE PHYTOCHIMIE

I. DE LA PLANTE AU MEDICAMENT
La Médecine par les plantes est aussi vieille que l’humanité. L’Homme chasseur et cueilleur
savait reconnaître les plantes à propriétés curatives. Dans la Nature, plusieurs espèces
possèdent des molécules biologiquement actives.

Les progrès de la chimie organique ont permis la découverte de molécules bioactives, utilisées
en thérapeutique. Donc les plantes sont à l’origine de la plupart des médicaments.

Découverte des vertus des plantes souvent suite à l’étude des médecines traditionnelles.

L’obtention d’un médicament à partir d’une plante suit un protocole bien défini (voir
schéma).

28
II. LES GROUPES DE METABOLITES SECONDAIRES
Deux types de métabolisme chez les plantes :

 Métabolisme primaire :
Il implique des molécules indispensables à la vie végétale :

- acides aminés

- amidon

- cellulose

- chlorophylle, etc.
Les métabolites primaires élaborés par la plante ont une grande valeur nutritive pour l’homme
et les animaux.

 Métabolisme secondaire :

Réactions impliquant des molécules non indispensables à la vie végétale. C’est un


métabolisme d’adaptation de la plante à son environnement (rôles de défense, protection).

Ce métabolisme caractéristique du monde végétal.

Ces substances jouent un rôle de messagers chimiques, responsables des relations établies
entre les êtres vivants :

Ex : - Noyer, Eucalyptus colonisent le territoire en produisant des phytotoxines qui


éliminent les espèces concurrentes.

- La production de substances toxiques (alcaloïdes, tanins) ou répulsives (lactones


sesquiterpéniques) protège les plantes des herbivores.
Bon nombre de ces métabolites secondaires développent une activité pharmacologique sur
l’homme et les animaux.

Il existe une diversité de métabolites secondaires (environ 40 000 structures chimiques


connues).

Le règne végétal est loin d’avoir été totalement exploré dans le domaine phytochimique.

29
1. Composés phénoliques ou aromatiques :

► Acides phénoliques :

Ex 1 : Acide salicylique Ex 2 : Acide vanillique

► Coumarines :

Ex : Furanocoumarines ou furocoumarines (ex : Bergaptène) présentes chez les Apiacées. Ils


provoquent des phénomènes de photosensibilisation.

► Flavonoïdes :
Présents dans presque tous les végétaux supérieurs au niveau des feuilles, mais surtout au
niveau des fleurs et fruits. Ils existent sous forme d’hétérosides
Hétéroside = Génine - Sucre(s)

30
Plusieurs sous-classes :
Ex : ● Flavones
incolores à ± jaunâtres ; fleurs blanches, jaunes.
● Flavanols

● Isoflavones : feuilles des Fabacées ; graines de Soja.

● Anthocyanes : du rose au bleu violacé (fleurs et fruits de géraniums, cerises,


raisins…)
● Tanins : fruits, vin, écorces d’arbres.

► Lignines :
ème
Parfois intégrées dans le métabolisme primaire. 2 biomasse en quantité après la cellulose.
Elles confèrent aux tissus leur rigidité : bois, noyau des fruits…

2. Composés terpéniques :

Dérivés de l’isoprène : C H
5 8

Plusieurs sous-classes :

31
C10 : Monoterpènes ex : menthol, camphre

C15 : Sesquiterpènes ex : acide abscissique, artémisinine

C20 : Diterpènes ex : acides résiniques des Conifères

C30 : Triterpènes ex : phytostérols

C40 : Tétraterpènes ex : caroténoïdes (carotène, lycopène)

Polyterpènes (plus de 40 carbones ; jusqu‘à 5 000 unités isoprènes)

Dans le latex des Euphorbiacées (caoutchouc naturel de Hevea brasiliensis), latex du

Sapotillier (chewing-gum).

3. Alcaloïdes :

Substances caractérisées par la présence d’azote, d‘une réaction alcaline,de propriétés

pharmacologiques le plus souvent et une toxicité fréquente.

Il existe différents types selon le noyau de base. Ils sont rencontrés essentiellement chez les

Angiospermes Dicotylédones :
- Solanacées : atropine, solanine, nicotine, hyoscyamine.
- Papavéracées : morphine, codéine, papavérine.
- Liliacées (Monocotylédones) : colchicine.

4. Glucosinolates :
Leur hydrolyse libère du glucose et des composés soufrés volatils, à forte odeur piquante.
Fréquents chez les Brassicacées.

Ex 1 : Glucotropaeoline (Chou)

32
Ex 2 : Sinigroside (Moutarde noire)

5. Hétérosides cardiotoniques ou cardiotoxiques


La génine est un alcaloïde ou un terpène à action spécifique sur le coeur.

Ex 1 : Digoxine (Digitale pourpre)

Ex 2 : Convalatoxine (Muguet)

Ex 3 : Oléandrine (Laurier rose)

33
6. Hétérosides cyanogènes ou cyanogéniques :
Leur hydrolyse libère de l‘acide cyanhydrique.

Hétéroside cyanogénique

Enzyme

Sucre HCN (acide cyanhydrique)

Fréquents chez les Rosacées :

Ex 1 : Prunasoside (Laurier cerise).

Ex 2 : Amygdaloside (Amandes amères, graines d’haricots, de pêche, de prune).

Amandier amer

III. ROLE DES METABOLITES SECONDAIRES CHEZ LA PLANTE

1- Co-piégeurs de photons (pigments accessoires)

Les pigments accessoires participent à côté de la chlorophylle à la capture de l’énergie

lumineuse pour la photosynthèse.

34
2- Guides à nectar
Ils attirent et guident les insectes vers le nectar, favorisant ainsi une meilleure
efficacité de la fécondation.

3- Défense de la plante :
■ Contre les virus et micro-organismes
■ Contre les insectes : insecticides naturels
- alcaloïdes : nicotine
- flavonoïdes : roténone, tanins
- hétérosides cyanogènes
- terpénoïdes : pyréthrines
■ Contre les herbivores : alcaloïdes, tanins, glucosinolates
■ Contre la concurrence des autres plantes :
ex : Juglone (Noyer)
■ Contre les rayons UV : flavonoïdes

35
IV. INTERET THERAPEUTIQUE DES METABOLITES SECONDAIRES
Plusieurs structures de métabolites secondaires ont été isolés des plantes. L’intérêt
thérapeutique des métabolites secondaires réside dans leur bio-activité.

Plusieurs métabolites secondaires à propriétés biologiques :

 Activité au niveau du système nerveux :

ex : Alcaloïdes (morphine)
 Activité au niveau du muscle cardiaque :

ex : Hétérosides cardiotoniques (digoxine)


 Activité antiseptique :

ex : Huiles essentielles (mono. et diterpènes)


 Activité paludique :

ex : Alcaloïdes (quinine) ; Sesquiterpènes (artémisinine)


 Activité anticancéreuse :

ex : Diterpènes (paclitaxel et dérivés).


 Activité antioxydante et anti-inflammatoire :

ex : Composés phénoliques (anthocyanes, flavonols).

36
CHAPITRE 4 : MORPHOLOGIE DE L’APPAREIL VEGETATIF DES
SPERMAPHYTES

L’appareil végétatif permet la croissance de la plante. Il est constitué de 2 parties :

- Partie souterraine comprenant les racines

- Partie aérienne portant la tige et les feuilles.

I. LA RACINE
Organe souterrain d’une plante ayant :

- un rôle de fixation au sol

- un rôle d’absorption d’eau et des sels minéraux.


Caractéristiques de la racine :

- sa structure interne

- son géotropisme positif

- présence d’une coiffe terminale

- présence de poils absorbants

- absence de feuilles

différence avec la tige

- absence de bourgeons.
La racine est le siège de symbioses avec les bactéries et champignons du sol.

Parfois des adaptations racinaires facilitent le développement des plantes dans un


environnement particulier.

Ex : racines de palétuviers.

37
Certaines racines servent à stocker des nutriments.
(Ex : Manioc, Betterave)

Certaines racines sont comestibles (ex : Manioc) ou à usage médicinal (Tinospora bakis),
d’autres hautement toxiques (Aconit).

Tinospora bakis Aconit Racine d’Aconit

1- Organisation de la racine
La racine peut être subdivisée en 2 zones : l’apex et le corps.

1.1. L’apex :
Portion terminale juvénile, non ramifiée, siège de la croissance en longueur et de l’absorption.

C’est un site de la perception et de la réponse aux influences externe et interne à la plante.

L’apex comporte :

- la coiffe, enveloppe protectrice lubrifiante qui facilite la progression de la racine

- le méristème ou point végétatif, siège de la production des tissus construisant la


racine et assurant son allongement.

38
1-2- Le corps de la racine :
Situé à l’arrière de l’apex, le corps de la racine est le siège de la ramification et de
l’épaississement en diamètre.

2- Enracinement

Plusieurs types de racines :


 Racine pivotante : La racine va chercher l'eau en profondeur. Ce sont principalement
les arbres et les plantes de régions sèches qui possèdent ce système. La racine pivotante ou
pivot a un volume plus important.

 Racine fasciculée : Les racines courent sous la surface du sol. Il n’ y a pas de racine
principale.

39
Racines fasciculées

 Racine adventive : Racine prenant naissance sur une tige souterraine ou aérienne
(Figuier). Elle sert souvent à la multiplication végétative et au bouturage des plantes.

 Racine traçante : Racine qui s'étend horizontalement. Elle peut donner des tiges
adventives ou drageons.

40
 Adaptations racinaires :
 Racines-crampons : Sortes de racines adventives qui permettent

à la plante de s'accrocher à son support.

Ex : Lierre

 Racines-échasses : Sur sol vaseux (boueux) de la mangrove.


Ex : Palétuviers

 Racines suçoirs : Chez les épiphytes, ces racines sont fixées sur une
plante-hôte.

Ex : Gui

41
 Racines respiratoires : pneumatophores

Chez les plantes de la mangrove.

Ex : Avicennia

II- LA TIGE

Axe cylindrique généralement aérien ou souterrain qui prolonge la racine et porte les
bourgeons et les feuilles.

1- Structure de la tige :
Chez les arbres et les plantes ligneuses on distingue :

- le tronc (tige principale)

- le houppier : ensemble des branches situées au sommet du tronc (branches,


rameaux).
Sur une tige on trouve :

- le collet : zone de raccordement entre tige et racine.

- les entre-nœuds : segments de tiges séparés les uns des autres par des nœuds.

- les nœuds : points d’insertion des feuilles.

- les bourgeons : zones de croissance de la tige (méristèmes).

42
On distingue deux types de bourgeons :
 Bourgeon terminal (à l’extrémité de la tige) : responsable de l’allongement de la tige
 Bourgeon axillaire (à l’aisselle des feuilles) : responsable de la ramification de la
tige.
Un bourgeon comporte :
 un point végétatif : méristème à l’origine des tissus de la tige et des feuilles.
 de jeunes feuilles ou écailles protégeant le point végétatif.

43
La tige peut porter des bourgeons adventifs (formés en des points inhabituels) :
 au niveau des cicatrices, blessures : ils donnent des rejets ;
 sur des feuilles : boutures (Ex : Bégonia) ;
 sur des racines : rameaux seront appelés drageons.

2- Hauteur de la tige
De quelques cm à plus de 100 m. La hauteur de la tige détermine le port des plantes.
On distingue :
 Herbes (moins de 50 cm de haut)
 Sous-arbrisseaux (50 cm à 1,20 m)
 Arbrisseaux (1,20 à 2 m)
 Arbustes (2 à 7 m)
 Arbres (plus de 7 m).

3- Différents types de tiges :


Deux grands types de tiges : tiges ariennes et tiges souterraines.

3-1- Tiges ariennes :


Elles correspondent à la description faite plus haut.
Plusieurs types de tiges aériennes :

- tige pleine : moelle intacte

- tige fistuleuse : moelle résorbée laissant un trou (ex : Bambou).

44
- tige ligneuse : rigide (arbres)

- tige herbacée : souple

- tige rampante : rampe sur le sol


Ex : Melon

45
- tige volubile : liane qui s’enroule autour d’un support servant d’appui.
-

- tige grimpante : s’accroche et s’élève sur les supports :


 à l’aide de vrilles (ex : Vigne),

 de crampons (ex : Lierre),


 de pétioles de leurs feuilles

Ex : Clématite,

 des aiguillons crochus


Ex : Gratteron.

46
3-2- Tiges souterraines :
Elles peuvent ressembler aux racines. Leur différence est anatomique.
Trois types :

- Le rhizome : tige poussant horizontalement dans le sol ou affleurant parfois en surface

Ex : Gingembre

- Le tubercule : tige chargée de réserves et poussant verticalement dans le sol :


Ex : Carotte

- Le bulbe : tige globuleuse verticale, disposant de feuilles modifiées servant d’organes


de réserves :

Ex : Oignon.

47
Oignon Bulbilles d’ail

III- LA FEUILLE
Organe essentiel où se déroule la photosynthèse. Elle présente une symétrie bilatérale et sa
croissance est limitée.

1. Constitution de la feuille :
 La feuille comprend deux parties essentielles :

- Le pétiole qui fixe la feuille à la tige. Une feuille sans pétiole est dite sessile.

- Le limbe ou lame généralement verte qui constitue la partie fonctionnelle essentielle


de la feuille. Le limbe comporte :
 une marge ou bords du limbe ;
 une base et un sommet ;
 une nervation (réseau de nervures).
A ces deux parties peuvent s’ajouter :

- une gaine à la base (Monocotylédones) ;


- des stipules (Dicotylédones) ;
- une ligule (Monocotylédones).

2. Types de feuilles :
Deux grands types : feuilles simples et feuilles composées.

2.1. Feuilles simples :


Le limbe est entier, c’est à dire non divisé.

48
On distingue plusieurs types de feuilles en fonction de ses différentes parties :

49
2.2. Feuilles composées :
Le limbe est divisé en plusieurs unités.

4 types de feuilles composées :

 Feuilles composées pennées :

Un axe ou rachis porte de part et d’autre des unités foliaires appelées folioles.

N.B. :
- Feuille composée paripennée : paire de folioles au sommet.
- Feuille composée imparipennée : une foliole au sommet.

50
 Feuille composée bipennée :

Le rachis primaire est ramifié en rachis secondaires qui portent des foliolules.

Ex : Flamboyant (Delonix regia)

 Feuille composée tripennée :

Le rachis primaire est ramifié en rachis secondaires lesquels donnent des rachis tertiaires qui

portent des foliolilules.

Ex : Feuille de Moringa oleifera

51
 Feuille composée digitée ou palmée :

Les folioles sont insérées à l’extrémité du pétiole comme les doigts de la main.

Ex : Feuille de Adansonia digitata

3. Phyllotaxie :
C’est le mode d’insertion des feuilles sur une tige.
Deux grands modes d’insertion : feuilles isolées et feuilles groupées.

3.1. Feuilles isolées :


Il existe une seule feuille par nœud : feuilles alternes ;

- Feuilles alternes distiques : feuilles sur deux rangées opposées.

Ex : Graminées.

- Feuilles alternes hélicoïdales : disposition selon une hélice autour de la tige.


Ex : Manguier.

52
3.2. Feuilles groupées :
Il y a plus d’une feuille sur un même nœud.

- Feuilles opposées : 2 feuilles opposées sur un même

- Feuilles opposées décussées : les axes de 2 paires de feuilles opposées voisines sont
perpendiculaires.

- Feuilles verticillées : plus de 2 feuilles sur un même nœud ou verticille.

53
4- Polymorphisme foliaire ou hétérophyllie :
Présence de différentes formes de feuilles sur une même tige (Leptadenia hastata).

5- Cas particuliers de feuilles :


On distingue différents aspects de feuilles chez les espèces archaïques :
- Feuilles en aiguilles (Conifères)

- Feuilles en épines (Cactus)

54
- Feuilles en écailles (Filao, Cyprès)

- Cladodes : tige aplatie à aspect de limbe (Asperge)

- Phyllodes : pétiole ayant l’aspect de limbe

Raquettes : tiges aplaties (cladodes) des cactus

55
CHAPITRE 5 : MORPHOLOGIE DE L’APPAREIL REPRODUCTEUR DES
ANGIOSPERMES

I. GENERALITES
La fleur provient d’un bourgeon floral ayant à sa base une feuille simplifiée, la bractée.
Ce bourgeon floral développe un rameau feuillé modifié qui est la fleur qui comporte :

- une tige ou pédoncule portant l’ensemble des pièces florales et se terminant par un
réceptacle floral.

- des pièces fixées sur le réceptacle floral qui sont de l’extérieur vers l’intérieur :
 des feuilles modifiées : les sépales et les pétales qui forment le
périanthe ;
 les étamines (organes reproducteurs mâles) dont l’ensemble constitue
l’androcée ;
 les carpelles (organes reproducteurs femelles) dont l’ensemble forme
le pistil ou gynécée.

56
II. ORGANISATION FLORALE

1. Inflorescences
Une inflorescence est un ensemble de fleurs situées sur un même axe ou pédoncule.
Plusieurs types d’organisation des inflorescences :

1.1. Inflorescences définies (ou cymes) :


Une inflorescence définie est un ensemble de fleurs dont l’axe est terminé par une fleur.
Plusieurs types :
 Les cymes bipares :
Le pédoncule est ramifié en axes secondaires.
 Dichasium : Deux axes secondaires non ramifiés. Inflorescence réduite à 3
fleurs.

 Cyme bipare : Deux axes secondaires ramifiés.

 La cyme multipare : Plus de 2 axes secondaires.

57
 Les cymes unipares :
Cymes bipares dont des fleurs ont subi un avortement pour devenir des cymes unipares.

Deux types de cymes unipares :

- Cymes hélicoïdes : disposition des axes secondaires de façon alternée (à droite et à


gauche).

- Cymes scorpioïdes : axes secondaires toujours du même côté. L’inflorescence


s’incurve en forme de queue de scorpion.

 Glomérule :
Le pédoncule est terminé par un plateau sur lequel reposent plusieurs fleurs. Les fleurs les
plus âgées sont au centre.

58
1.2. Inflorescences indéfinies (ou racèmes) :
L’axe floral est non terminé par une fleur, mais par un bourgeon végétatif. Sur l’axe la
floraison se fait de bas en haut (basifuge ou acropète)
Plusieurs types :
 La grappe :
Les pédicelles floraux sont insérés à différents niveaux sur l’axe principal.

 Les épis :
Ces sont des grappes à fleurs sessiles (sans pédicelles).
 L’épi classique

 L’épillet des Graminées


Elément dérivant d’un épi et portant des bractées appelées glumes.

59
 Le chaton : Epi très dense formé de fleurs unisexuées mâles et/ou femelles.

 Le spadice : Epi protégé par une grosse bractée appelée spathe

 Le corymbe : Grappe dont les fleurs sont dans un même plan.

 L’ombelle : Pédicelles floraux insérés au même niveau sur le pédoncule. Les bractées
forment une couronne appelée l’involucre

60
 Le capitule : Inflorescence dont l’extrémité du pédoncule est élargie en
réceptacle. Les bractées forment l’involucre. Les fleurs les âgées sont à la
périphérie.

1.3. Inflorescences composées :


 La panicule : Petites grappes disposées en une grappe.

 Le thyrse : Plusieurs cymes disposées en une grappe.

61
 L’ombelle d’ombellules :

1.4. Inflorescences particulières :


 Syconium : Figue contenant des fleurs mâles et femelles.

 Cyathium : Une fleur femelle entourée de fleurs mâles.

62
2. Le réceptacle floral
Support sur lequel sont fixées les pièces florales.

Trois types de réceptacles :


 Réceptacle convexe (ou thalamus) :
L’ovaire est plus haut que les autres pièces florales : ovaire supère (ou fleur hypogyne).
Réceptacle retrouvé dans la série des Thalamiflores.

 Réceptacle plan :

Il est parfois légèrement concave. Il porte au centre, à l’intérieur de la corolle, un disque

nectarifère qui le surmonte.

Le gynécée et les autres pièces sont presque au même niveau : ovaire semi-infère (ou fleur

périgyne). Retrouvé dans la série des Disciflores.

63
 Le réceptacle concave :
Il est en forme de coupe. L’ovaire est plus bas que les autres pièces : ovaire infère (ou fleur

épigyne). Réceptacle caractéristique de la série des Caliciflores.

3- Disposition des pièces florales sur le réceptacle

Sur le réceptacle, les pièces sont disposées selon deux modes :


- Selon une spire continue : fleur spiralée.
- Selon un cercle ou verticille : fleur verticillée.

Ex. : Fleur tétracyclique : S+P+E+C

Fleur pentacyclique : S+P+E+E+C

4- Notion de mérie ou type de fleur :

Notion relative au nombre de pièces sur chaque verticille. Chez les Monocotylédones, les
fleurs sont trimères ou de type 3. Chez les Dicotylédones, les fleurs sont tétramères ou
pentamères et quelquefois dimères.

5- Symétrie de la fleur :
On retient deux types de symétrie de la fleur :
- Actinomorphie : symétrie par rapport à un axe.

64
- Zygomorphie : symétrie par rapport à un plan vertical ou horizontal.

6- Les préfloraisons

C’est le mode de disposition des pièces florales dans le bouton floral. Elles renseignent sur

l’ordre d’apparition des pièces d’un verticille.

Deux grands types d’insertion des pièces du périanthe : préfloraison spiralée (peu

d’intérêt) et préfloraison verticillée.

Deux modes d’insertion dans les fleurs verticillées : préfloraisons euverticillées et

pseudoverticillées.

6-1- Préfloraisons euverticillées :

Les pièces d’un même verticille apparaissent simultanément.

►Préfloraisons ouvertes : Les pièces ne se touchent pas par leurs bords. Les bords
des pièces peuvent se courber soit :
- vers l’extérieur : préfloraison ouverte révolutive
- vers l’intérieur : préfloraison ouverte involutive

65
► Préfloraisons valvaires : Les pièces du verticille se touchent bord à bord, sans se
recouvrir mutuellement. Les bords des pièces peuvent se courber soit :
- vers l’extérieur : préfloraison valvaire rédupliquée
- vers l’intérieur : préfloraison valvaire indupliquée.

►Préfloraisons tordues : Chaque pièce est recouvrante par un bord et recouverte par
l’autre.

6-2- Préfloraisons pseudoverticillées


Les pièces ne sont pas exactement au même niveau. Apparition des pièces, les unes
après les autres, les plus âgées étant les plus externes.

66
7. Périanthe

Constitué de deux verticilles (cycles) : calice et corolle.


Calice : ensemble des sépales.

Corolle : ensemble des pétales.

Les sépales et les pétales peuvent être d’apparence identique : on les appelle des tépales (le
périanthe devient un périgone).

Les pétales et les sépales peuvent manquer, on a alors des fleurs apérianthées.

On peut avoir un doublement ou une absence de verticilles.

Il existe différentes formes de corolles :

67
68
8. Diagramme floral - formule florale :

8.1. Diagramme floral :


C’est la représentation schématique d’une fleur sous forme d’une coupe théorique transversale
de la fleur.

Il est orienté par rapport à un axe floral (un rond) et à la bractée florale (un triangle) :

- les sépales S ;

- les pétales P ;

- les étamines E avec leurs loges vers l’extérieur (étamines extrorses) ou vers
l’intérieur (étamines introrses) ;

- les carpelles C, en section avec leur type de placentation.


En général les pièces alternent d’un verticille à l’autre. Quand les pièces sont soudées, on les
réunit par un onglet.

On doit faire ressortir la symétrie actinomorphe ou zygomorphe de la fleur.

69
8.2. Formule florale :
Elle numérise le diagramme floral.

9- L’androcée

Ensemble des étamines ou organes reproducteurs mâles d’une fleur. L’étamine comprend :
- le filet qui fixe l’étamine au réceptacle ;
- l’anthère constituée de 2 loges dont chacune a 2 sacs polliniques ;
- le connectif qui est le prolongement du filet dans l’anthère.

70
Plusieurs positions de l’anthère sur le filet :

 Anthère basifixe : Filet inséré à la base de l’anthère.

 Anthère médifixe : Filet inséré au milieu du dos de l’anthère.

 Anthère apifixe : Filet inséré au sommet de l’anthère.

Les filets des étamines d’une fleur peuvent se souder en :

- 1 faisceau ou colonne : androcée monadelphe

- 2 colonnes : androcée diadelphe

- plus de 2 colonnes : androcée polyadelphe.


Les filets des étamines d’une fleur peuvent être de longueur inégale :

71
- androcée didyname : 2 étamines longues et 2 étamines courtes

- androcée tétradyname : 4 longues étamines et 2 courtes.


Il existe plusieurs modes de déhiscence (ou ouverture) de l’anthère pour libérer le pollen :

 Déhiscence longitudinale : fente le long de l’anthère

Plusieurs types de déhiscence longitudinale :

- déhiscence introrse : fente vers l’intérieur de la fleur ;

- déhiscence extrorse : fente vers l’extérieur de la fleur ;

- déhiscence latérale : fente sur les côtés.


 Déhiscence valvulaire : ouverture des fentes semi-circulaires, sous forme de
valves.
 Déhiscence poricide : ouverture par des pores au sommet de l’anthère.

Le nombre d’étamines de l’androcée est caractéristique d’une fleur donnée. En général il y a 1


ou 2 cycles d’étamines dans les fleurs verticillées.

Cependant, des modifications sont possibles :

 Androcée diplostémone : 2 cycles d’étamines. Nombre d’étamines par cycle =


nombre de pétales ou de sépales. Alternance entre les étamines externes et les pétales :
alternipétalie

72
 Androcée isostémone : 1 seul cycle d’étamines.

 Androcée obdiplostémone : Semblable au type diplostémone, mais pas d’alternance


entre étamines externes et pétales : épipétalie.

 Androcée méristémone : De nombreuses étamines sur plusieurs cycles.

73
 Androcée polystémone : Nombreuses étamines à disposition spiralée.

Les grains de pollen se différencient au niveau des anthères. Le grain de pollen ou


gamétophyte mâle contient deux cellules :

- cellule végétative avec réserves nutritives et noyau ;

- cellule spermatogène (reproductrice)qui engendre deux gamètes mâles.


La paroi du grain de pollen a deux couches :

- à l’extérieur, l’exine, lisse ou ornementée, formée de sporollénine (substance


imperméable) ;

- l’intine, surtout formée de cellulose, et mince.


La paroi du grain de pollen est percée de pores ou apertures : en général 1 chez les
Monocotylédones et 3 chez les Dicotylédones.

74
Par gonflement d’eau, le cytoplasme du pollen fait saillie à l’extérieur, au travers d’un pore :
formation du tube pollinique. Le tube pollinique apporte les gamètes mâles au contact des
femelles.

10. Gynécée
Le gynécée est constitué d’un ou de plusieurs carpelles.

10.1. Organisation du carpelle :


Carpelle : feuille modifiée repliée sur elle-même et dont les bords se soudent pour former :

- le stigmate, sorte de plateau au sommet ;

- le style, colonne qui conduit le tube pollinique ;

- l’ovaire, cavité close contenant les ovules.

L’ovaire peut être formé d’un seul carpelle ou de plusieurs carpelles.

Dans les ovaires à plusieurs carpelles, ces derniers peuvent être :

- indépendants : ovaires dialycarpellés

75
- soudés les uns aux autres : ovaires gamocarpellés.

10.2. L’ovule :
Composé de :

- un sac embryonnaire ou gamétophyte femelle ;


- un nucelle, tissu qui entoure le sac embryonnaire ;
- deux téguments qui entourent le nucelle ;
- un funicule, cordon qui fixe l’ovule au placenta.
Trois types d’ovules :

- droit : ovule orthotrope ;


- courbe : ovule campylotrope ;
- renversé : ovule anatrope.

76
Le sac embryonnaire a 8 noyaux haploïdes :

- 2 synergides ;
- 1 oosphère ;
- 2 noyaux centraux ou polaires ;
- 3 antipodes.

10.3. La placentation :
C’est le mode d’insertion des ovules dans l’ovaire.

Principaux types de placentation :

77
 Placentation axile

 Placentation pariétale

 Placentation centrale

III- POLLINISATION ET FECONDATION

1- La pollinisation :

C’est le dépôt du pollen sur le stigmate de la fleur. La pollinisation est souvent croisée chez

les Angiospermes. Plusieurs types de pollinisation :


 Pollinisation directe ou autogamie : Dépôt du pollen d’une fleur sur stigmate de la
même fleur.

L’autogamie est impossible dans les cas suivants :


- Fleurs unisexuées ;
- Fleurs autostériles : fleurs bisexuées ne pouvant être fécondées par son propre pollen

78
- Fleurs dichogames : pollen et ovules à maturité à des périodes différentes dans
l’année.
- 2 types de dichogamie :
 Protérandrie : pollen mûr avant les ovules
 Protogynie : ovules mûrs avant le pollen.
- Fleurs herkogames : Existence de dispositif morphologique empêchant le transport
direct du pollen sur le stigmate : anthères et stigmates bien séparés dans l’espace.

L’autogamie est obligatoire dans les fleurs cléistogames (fleurs qui ne s’ouvrent pas).

79
 Pollinisation croisée ou hétérogamie (= allogamie)

Le pollen d’une fleur se dépose sur le stigmate d’une autre fleur. Elle est possible dans toutes
les fleurs.

Deux types d’hétérogamie :

- Géitonogamie : pollinisation entre fleurs d’un même individu


- Xénogamie : pollinisation entre fleurs de pieds différents d’une même espèce.

- Hybridation : hétérogamie entre fleurs de variétés/ espèces différents.

Dans la nature, il existe différents types de plantes en fonction du sexe des fleurs :
- Des plantes dioïques : fleurs unisexuées (= diclines) mâles et femelles sur deux pieds
différents ;

Ex. : Papayer (Carica papaya)


- Des plantes monoïques : fleurs unisexuées mâles et femelles sur un même pied

Ex. : Maïs (Zea mays)


- Des plantes à fleurs hermaphrodites : chaque fleur a des organes reproducteurs
mâles et des femelles.

- Des plantes polygames : des fleurs unisexuées et des fleurs hermaphrodites sur un
même pied.

80
 Les agents pollinisateurs : Plusieurs agents peuvent transporter ou disséminer
le pollen sur le stigmate :

- l’homme : dissémination anthropophile ;

- le vent : dissémination anémophile ;


- les insectes : dissémination entomophile ;
- les oiseaux : dissémination ornithophile ;
- les chauve-souris : dissémination chéiroptérophile ;
- l’eau : dissémination hydrophile.

On utilise le suffixe « chore » pour la dissémination de la diaspore (plante ou partie de plante


capable de donner un individu).

2 – La fécondation

La fécondation n’intervient qu’après pollinisation. La germination du grain de pollen en tube

se fait au niveau du stigmate. Le tube pollinique chemine le long du style jusqu’au micropyle

de l’ovule. Le tube pollinique pénètre par le micropyle et atteint le nucelle où se trouve le sac

embryonnaire (gamétophyte femelle).

Au niveau du sac embryonnaire, les deux gamètes du tube pollinique fusionnent avec ceux du
sac embryonnaire de la manière suivante :
- l’oosphère avec un gamète mâle : il se forme un embryon (2n chr);

81
- les deux noyaux polaires du sac avec le deuxième gamète : il se forme l’albumen (3n
chr) qui est un tissu de réserves nutritives.

III- GRAINE – FRUIT

1. La graine
Après fécondation, l’ovule se transforme en une graine. Une graine comporte 3 parties
essentielles :

- l’embryon (2n chr) : issu de la fécondation de l’oosphère


ème
- l’albumen (3 n chr) : issu de la fusion du 2 gamète mâle avec les noyaux centraux
- les téguments séminaux qui sont les téguments ovulaires modifiés.

82
2. Le fruit :
L’ovaire se transforme en un fruit après la fécondation. Un ovaire dialycarpellé donne un fruit
composé (chaque carpelle donnant un fruit).

Fraise Framboise

Parfois il y a association de fleurs pour former un fruit


Ex : Ananas

La paroi du fruit ou péricarpe comporte 3 régions :

83
- épicarpe : région externe ou peau du fruit ;
- mésocarpe : région intermédiaire ;
- endocarpe : région interne contenant les graines.

Suivant le développement et la nature des cellules de ces 3 régions on distingue les fruits secs
et les fruits charnus.

2.1. Les fruits secs :

Les cellules sont plus ou moins complètement deshydratées.


 Les fruits secs indéhiscents :
Fruits qui ne s’ouvrent pas à maturité.

 Akène : Fruit sec à 1carpelle et 1 seule graine

84
 Caryopse : Akène à graine soudée au péricarpe = grain

 Samare : 1 graine, péricarpe en aile membraneuse

 Schizocarpe : akènes associés = polyakène

 Fruits secs déhiscents :


Fruits qui s’ouvrent à maturité.

 Follicule : 1 carpelle, 1 fente

85
 Gousse : fruit à 1 carpelle et déhiscent par 2 fentes

 Silique : 2 carpelles, 4 fentes

 Capsule : plusieurs carpelles, plusieurs fentes vers le sommet

2.2. Les fruits charnus


Les cellules du péricarpe sont gorgées d’eau.

 Drupes : Fruits à endocarpe dur (fruits à noyau).

86
Mangue Cerise Pomme

 Baies : Fruits à endocarpe charnu (mou).

Papaye Tomate Goyave

 Autres baies :

 Hespérides (= agrumes) : Cellules de l’endocarpe remplies de jus.

Orange Citron Pamplemousse

 Péponides : Baies de la famille des Cucurbitacées.


87
Calebasse Pastèque Melon

N.B. : Certains fruits sont obtenus sans fécondation : fruits parthénocarpiques. Ce sont des
fruits aspermes (sans graines).

Ex : Banane

88

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