Chap 3 Mec
Chap 3 Mec
[Link]/news/article-1106231/[Link]
Dans les deux chapitres précédents, nous avons simplement décrit le mouvement des objets
sans nous soucier de ce qui causait ce mouvement. En d’autres termes, nous avons fait de
la cinématique. Nous allons maintenant voir comment on peut mettre un objet en
mouvement ou le garder en équilibre.
Intuitivement, on pourrait donc dire que la force est une action (poussée ou traction)
exercée pour changer l’état d’un objet.
Nous allons maintenant tenter de déterminer plus précisément quel est l’effet de ces forces
quand elles agissent sur un objet. Cette branche de la physique est appelée dynamique
(puisque dynamis signifie, force en grec).
On peut assez rapidement déterminer ce qui arrive quand il y avoir plusieurs forces qui
s’exercent sur un objet. Dans ce cas, il faudra trouver la force résultante de ces forces. Il
ne s’agit pas simplement d’additionner les grandeurs des forces agissant sur un objet parce
que la direction de la force est très importante. On peut comprendre pourquoi avec la
situation suivante.
[Link]/innovation/scientific-experiments/[Link]
Les chiens de traineaux tirent avec une force F de chaque côté du traineau. On se doute
bien que la force résultante n’est pas 2F et que les forces vont plutôt s’annuler. Cela montre
bien que la direction de la force est importante, et que les forces sont des vecteurs.
Donc, si on veut obtenir la force nette agissant sur un objet, il faut donc faire la somme
vectorielle des forces agissant sur l’objet.
Fnette = F
Il faut maintenant découvrir quel est l’effet de cette force nette agissant sur un objet.
Autrement dit, il faut trouver les lois de la dynamique. On étudie l’effet des forces depuis
près de 2500 ans, mais les véritables lois de la dynamique ont été trouvées il y a un peu
moins de 350 ans. Pourquoi a-t-il fallu près de 2000 ans avant qu’on trouve ces lois ?
Attention
Ceci est un historique. Les théories de cette section ne sont plus acceptées.
Toutefois, on peut apprendre beaucoup avec cet historique puisque ces
théories semblent assez logiques au premier coup d’œil et il arrive donc
souvent que nous les utilisions intuitivement. En les connaissant et en comprenant pourquoi
on a rejeté ces théories, on pourra plus facilement éviter leur utilisation.
On ne donnera pas de formules exactes reliant la force avec la vitesse parce qu’il y eut de
nombreuses variantes. Disons seulement qu’on sait que la friction (qu’on appelle souvent
résistance) fait diminuer la vitesse de l’objet, mais on ne sait pas trop si on doit diviser la
force par la résistance ou si on doit soustraire la résistance de la force.
L’idée d’associer la force à la vitesse semble tout à fait logique. Si on pousse une table,
elle se déplace à une certaine vitesse. Si on pousse plus fort, elle se déplace plus
rapidement. Si on cesse de pousser, la table s’arrête. Le lien entre la force et la vitesse
semble évident. Cette association entre la force et la vitesse ne doit pas être si mauvaise
puisqu’elle fut la seule théorie du mouvement durant plus de 2000 ans. Personne durant
cette période ne proposa d’associer la force à autre chose que la vitesse de déplacement
d’un objet. D’ailleurs, il est assez facile de trouver des gens qui font encore cette
association aujourd’hui. De nombreuses études montrent que la majorité des gens utilise
une physique intuitive qui associe la force à la vitesse. Par exemple, plusieurs gens pensent
que si on double la force exercée pour pousser une table, la table va deux fois plus vite. Il
y a là une association claire entre la vitesse et la force. Faites le test autour de vous pour
voir la réponse.
[Link]/[Link]
Mais voici le problème : pourquoi la rondelle continue-t-elle à avancer quand elle n’est
plus en contact avec le bâton ? Dès que le contact entre la
rondelle et le bâton de hockey cesse, il n’y a plus de force
sur la rondelle (en supposant qu’il n’y a pas de friction).
Selon la théorie, cette force nulle sur la rondelle devrait
signifier que la rondelle a une vitesse nulle. La rondelle
devrait donc arrêter d’un coup dès qu’elle n’est plus en
contact avec le bâton. De toute évidence, ce n’est pas ce qui
se passe.
[Link]/~cs61c/sp10/assignments/ice/
Comme la rondelle continue d’avancer alors qu’elle n’est plus en contact avec le bâton, il
devait y avoir une force qui permettait à la rondelle de continuer son mouvement selon
cette théorie. Restait à trouver cette force.
D’autres pensent que la force vient de l’objet lui-même. C’est la théorie de la force
imprégnée (qui prit plusieurs noms selon les époques et les endroits, le plus connu étant
l’impétus).
Cette théorie spécifie qu’en appliquant une force sur un objet, on le remplit de force, on
l’imprègne de force. L’objet poussé contient donc de la force en lui et c’est cette force qui
lui permet de se déplacer. Reprenons notre exemple de la rondelle pour illustrer cette
théorie. En poussant la rondelle avec le bâton, on imprègne de la force dans la rondelle.
Une fois que la force du bâton sur la rondelle cesse de s’appliquer, c’est cette force
imprégnée dans la rondelle qui fait la force qui permet à la rondelle de continuer d’avancer.
La force ne vient plus de l’extérieur de l’objet, comme c’était le cas avec les tourbillons
d’air, elle vient maintenant de l’intérieur de l’objet en mouvement.
La théorie des tourbillons d’air piétine. Les tourbillons semblent trop complexes pour
qu’on puisse prédire quoi que ce soit et on ne détecte pas ces mouvements d’air autour des
objets en mouvement.
Quant à la théorie de la force imprégnée, elle semble se contredire elle-même. D’une part,
la théorie dit qu’une force qui pousse un objet fait augmenter la force imprégnée, ce qui
fait augmenter v. Cela signifie que la force serait donc liée au changement de vitesse (c’est
en fait le début de l’association entre la force et l’accélération.) D’autre part, la théorie dit
que la force est liée à la vitesse v. Ainsi, on a une contradiction entre une force associé à la
vitesse et une force associée au changement de vitesse.
Cette association est précisée par les 2 premières lois de Newton. Commençons par la
1re loi de Newton.
La loi
Quand on associe la force à l’accélération, une force nulle donne une accélération nulle.
Cela signifie que la vitesse est constante quand il n’y a pas de force.
La force qui s’exerce sur l’objet doit être faite par un autre objet, d’où le nom de force
externe. La force ne peut pas provenir de l’objet lui-même (comme c’était le cas pour la
force imprégnée). L’objet ne peut donc pas modifier lui-même son mouvement. C’est ce
qu’on veut dire par inertie, d’où l’autre nom de loi de l’inertie donné à la cette loi.
On peut aussi voir que les objets en mouvement continuent à la même vitesse en l’absence
de force en examinant ce qui se produit lors d’un accident de voiture. Quand la voiture se
déplace à vitesse constante, il n’y a pas de force nette sur vous. Il n’est pas nécessaire
qu’une force vous pousse pour que vous puissiez avancer. D’ailleurs, vous ne sentez pas
qu’une force vous pousse quand vous avancez en voiture à vitesse constante. Les forces
exercées par le siège (qui sont là pour annuler la gravitation) sont exactement les mêmes
que quand la voiture est arrêtée, la sensation est exactement la même. Vous sentez des
forces supplémentaires uniquement quand la vitesse de l’automobile change. Dans ce cas,
il faut qu’il y ait des forces sur vous pour que vous puissiez accélérer avec votre auto.
Voyons maintenant ce qui arrive si vous foncez dans un mur sans porter une ceinture de
sécurité. Dès que l’auto entre en contact avec le mur, une force s’exerce sur l’auto pour la
ralentir. Si vous n’avez pas de ceinture de sécurité, vous n’avez rien qui vous retient au
siège et aucune force ne peut s’exercer sur vous. Vous continuez donc votre mouvement à
vitesse constante pendant que l’auto s’arrête. Résultat : vous foncez dans le volant et le
parebrise. Regardez bien la personne continuer avec sa vitesse initiale pendant la collision
dans ce vidéo (première moitié du vidéo).
[Link]
La découverte de la loi
(Cliquez ici pour voir une version plus détaillée de cet historique
[Link]
Newton n’a pas découvert la 1re loi de Newton. Quand Newton publie ses lois, la loi de
l’inertie est presque unanimement acceptée depuis près de 50 ans. Newton le sait et il ne
prétend pas avoir découvert cette loi.
Il faut attendre le début du 17e siècle avant de voir apparaitre les premiers arguments en
faveur de la 1re loi de Newton. Galilée et Descartes (aidé par son ami Beeckman) sont les
premiers qui arrivent à cette loi. On ne connait pas bien le raisonnement qui a amené
Descartes à la 1re loi, mais on sait que Galilée est arrivé à cette loi parce qu’il est convaincu
que la Terre tourne autour du Soleil. Si la Terre tourne autour du Soleil, alors la loi de
l’inertie doit être vraie. Voyons pourquoi.
En 1543, Copernic avait proposé un modèle dans lequel la Terre tourne autour du Soleil
(alors qu’on croyait jusque-là que c’était le Soleil qui tournait autour de la Terre). Il y avait
cependant une objection majeure à ce modèle : selon la physique qui associe la force à la
vitesse, ce mouvement de la Terre aurait des effets importants. Pour comprendre le
problème, imaginons que quelqu’un laisse tomber une pierre au sol pendant que la Terre
se déplace. Que devait-il se passer selon la physique qui associe la force à la vitesse ? Tant
que la pierre est dans la main de la personne, on pourrait dire que la main de la personne
fait une force sur la pierre
qui permet à celle-ci de se
déplacer à la même vitesse
que la Terre. Toutefois,
quand la personne lâche la
pierre, il ne peut plus y avoir
de force horizontale sur la
pierre. Ainsi, la pierre ne
peut plus avancer. La pierre
devrait donc s’arrêter
pendant que la Terre
continue son mouvement.
On aura alors la situation
montrée à droite, si on
suppose que la durée de la
chute de la pierre est de
0,6 seconde.
[Link]/tofergregg/gravity-and-fluid-dynamics/fullscreen#/22
La personne sur Terre verrait donc la pierre tomber derrière elle (si elle regarde dans la
direction du mouvement de la Terre). Si la Terre se déplaçait à seulement 10 m/s et qu’il
faut 0,6 seconde pour que la pierre tombe, cela voudrait dire que la Terre aurait avancé de
6 m pendant que la pierre est restée à la même position en x. La pierre serait donc tombée
6 m derrière la personne. En fait, la distance serait bien plus grande. Puisque la Terre se
déplace à près de 30 km/s autour du Soleil, la pierre tomberait environ 18 km derrière la
personne. De toute évidence, les objets ne tombent pas comme ça quand on les laisse
tomber. En raisonnant ainsi, on peut déduire toute une série d’effets qu’on devrait observer
si la Terre se déplaçait ou si elle tournait sur elle-même. Notons particulièrement ce vent
qu’il devrait y avoir continuellement à la surface de la Terre. L’air entourant la Terre ne
pourrait pas se déplacer avec la Terre et on aurait alors une Terre en déplacement dans de
l’air au repos. Cela donnerait l’impression qu’il y a un vent continuel dans le sens contraire
du déplacement de la Terre. Comme on n’observe pas ces effets, la plupart des savants de
l’époque en concluent qu’il est impossible que la Terre se déplace ou qu’elle tourne sur
elle-même. C’est un problème important pour ceux, comme Galilée, qui pensent que la
Terre tourne vraiment autour du Soleil. Il fallait éliminer cette objection.
Toutefois, Galilée comprend qu’on élimine le problème si on suppose que l’objet garde sa
vitesse quand il n’y a pas de force. Reprenons l’exemple de la pierre. Quand on lâche la
pierre, il n’y a pas de force
horizontale sur la pierre, ce
qui signifie, selon Galilée,
que la vitesse horizontale
de la pierre doit rester la
même. Ainsi, la vitesse en
x de la pierre reste toujours
identique à celle de la
Terre et elle avance au
même rythme que la Terre.
Cela l’amène à toucher le
sol devant la personne,
directement sous la main
de la personne. C’est
exactement la même chose
que ce qu’on observerait si
la Terre ne se déplaçait
pas.
En utilisant des arguments similaires, on peut montrer qu’on ne verrait aucune différence
entre ce qui se passe à la surface d’une Terre immobile et à la surface d’une Terre en
mouvement à vitesse constante. Le mouvement de la Terre serait imperceptible (c’est le
principe de relativité qu’on verra un peu plus loin).
Galilée montre aussi que quelques autres phénomènes peuvent s’expliquer très simplement
si on suppose que la vitesse est constante en l’absence de force. C’est ainsi qu’il en vient à
décomposer le mouvement du projectile en un mouvement horizontal à vitesse constante
(puisqu’il n’y a pas de force horizontale) et un mouvement vertical à accélération
constante.
En fait, l’idée que la vitesse reste constante en l’absence de force élimine tellement de
difficultés en physique que la majorité des savants de l’époque sont convaincus que la loi
de l’inertie doit être vraie peu après la publication des traités de Galilée (1632 et 1638) et
de Descartes (1644). Plus besoin de chercher des forces d’origine obscure pour que les
objets avancent à vitesse constante. Plus besoin de chercher la force qui fait avancer la
rondelle de hockey une fois qu’elle a quitté le bâton. Tout devient nettement plus simple
avec la 1re loi de Newton.
La loi est si bien acceptée que Huygens (1656) et Newton (1687) n’ont même plus à
justifier ce choix quand ils la reprennent comme point de départ de leurs théories quelques
années plus tard. Ils n’ont qu’à dire que tous s’entendent sur cette loi maintenant considérée
comme évidente.
Dès 1643, Roberval argumentait que la loi n’était pas prouvée parce qu’elle est une
extrapolation de ce qu’on pense qui se passerait s’il n’y avait pas de forces. Par exemple,
on dit que la vitesse serait constante s’il n’y avait pas de friction, mais on n’a jamais pu
vérifier cela parce qu’on n’est jamais parvenu à éliminer complètement la friction. Même
dans la station spatiale, il y a des forces externes puisqu’il y a encore de la friction de l’air
et de la gravitation faite par la Terre (qui est presque aussi grande qu’à la surface de la
Terre comme on le verra au chapitre 6). Alors, si on n’a jamais pu vérifier cette loi et si
elle est une simple extrapolation de ce qu’on pense qui se passerait dans certaines
conditions impossibles à réaliser, comment sait-on que la loi est vraie ?
La 1re loi de Newton est en fait l’axiome de départ de la mécanique moderne. On n’a pas à
la prouver parce qu’elle représente ce qu’on suppose qui est vrai. Elle définit ce qu’on
considère comme étant le mouvement de référence qui n’a pas à être expliqué par des
forces. On a simplement décidé qu’on n’avait pas besoin d’expliquer comment se fait le
mouvement en ligne droite à vitesse constante. C’est uniquement quand un objet ne suit
pas ce mouvement de référence qu’on dit qu’une force agit sur l’objet.
vitesse peut prendre à peu près n’importe quelle valeur à cet endroit ? En plus de cette
difficulté à trouver les formules des forces, on avait beaucoup de mal à comprendre d’où
venait la force. Qu’est-ce qui faisait la force sur la rondelle pour qu’elle avance une fois
qu’elle a quitté le bâton ? Ce choix du repos comme mouvement de référence menait
finalement à toute une série de difficultés pratiquement insurmontables et a une théorie qui
ne pouvait pas fonctionner.
Le principe de relativité spécifie qu’il n’y a pas de nouveaux effets qui apparaissent quand
on se déplace à vitesse constante. Tout se passe comme si on était arrêté.
Par exemple, on sait comment verser un café quand est au repos (dans notre maison par
exemple). Si vous devenez un jour agent de bord et que vous devez verser un café dans un
avion en mouvement à vitesse constante, ne changez pas vos habitudes : versez le café
exactement de la même façon dans l’avion en mouvement qu’à la maison. Inutile de verser
le café un peu en avant de la tasse en se disant que le café partira un peu vers l’arrière de
l’avion à cause du mouvement. On peut jouer au billard dans un avion se déplaçant à vitesse
constante en jouant exactement de la même façon que dans une salle de billard. Il n’y a
aucune « compensation » à faire à cause du mouvement de l’avion.
Dans ce vidéo, on laisse tomber une balle d’un camion en mouvement. Ils ont mis une
planche pour donner une référence pour le mouvement de la balle. On peut voir que la balle
tombe en restant au milieu de la planche, exactement ce qui se serait produit si on avait
lâché la balle alors que le véhicule était arrêté.
[Link]
Tout cela veut aussi dire que si on vous enferme dans un avion en mouvement à vitesse
constante sans fenêtres, il vous sera impossible de dire si l’avion est en mouvement ou non.
S’il n’y a aucun nouvel effet qui apparait quand l’avion est en mouvement, tout se passera
exactement de la même façon que l’avion soit en mouvement ou non. Aucune expérience
ne pourrait vous indiquer que vous êtes en mouvement.
[Link]
Cela voudrait aussi dire que si on fermait les yeux dans une automobile en mouvement (si
on n’est pas en train de conduire évidemment), on ne pourrait pas dire si la voiture est en
mouvement ou non. Un instant, n’importe quel moron pourrait dire si la voiture est en
mouvement ou arrêté, il doit y avoir une erreur. En fait, non. On sait que la voiture se
déplace parce que les bosses sur la route secouent un peu la voiture. Toutefois, on dit que
le mouvement est indétectable si la vitesse est constante. Si on veut que ce soit le cas, il ne
faut pas qu’il y ait de bosses sur la route parce que ces bosses font accélérer la voiture dans
tous les sens. Imaginons donc que la route est fraichement asphaltée et qu’il n’y a aucune
bosse. Soudainement, il devient plus difficile de dire si la voiture se déplace ou non. On
entend toujours l’air qui frappe la voiture, mais ce pourrait être du vent qui arrive sur la
voiture arrêtée… Ce serait plus convaincant si on était dans un vaisseau spatial. Alors, il
n’y aurait pas de son de l’air ni de sons de la route et ce serait totalement impossible de
dire si le vaisseau est arrêté ou non avec les yeux fermés.
Ce qui devrait vraiment vous convaincre que rien ne change quand on se déplace à vitesse
constante est le fait que nous nous déplaçons autour du Soleil à 29,8 km/s et que ça ne
parait pas du tout. Encore mieux, le Soleil tourne autour du centre de la Galaxie à une
vitesse de 240 km/s, et ça ne parait pas non plus. Tout se passe comme si la Terre était
arrêtée.
S’il n’y a pas de nouveaux effets, c’est que les lois de la physique sont les mêmes pour tous
les observateurs, peu importe leur vitesse. Il n’y a pas de nouvelles forces qui entrent en
jeux, ce qui veut dire que les lois sont exactement les mêmes. Cela nous amène donc au
principe de relativité de Galilée (mais en fait formulé par Euler).
Le principe de relativité
Les lois de la physique sont les mêmes pour tous les observateurs se déplaçant
à vitesse constante.
La première loi de Newton doit être vraie selon le principe de relativité. Pour comprendre
pourquoi, examinons ce qui se passe dans un train qui va à vitesse constante selon un
observateur qui est dans le train et un autre observateur qui est sur le bord de la voie ferrée.
Selon le principe de relativité, la physique est la même pour les deux observateurs, ce qui
signifie ici que les forces doivent être les mêmes pour les deux observateurs.
C’est ce que dit la 1re loi de Newton, mais c’est aussi ce que disaient les théories qui
associaient la force à la vitesse.
[Link]/physics/[Link]
S’il n’y a pas de force sur le pot de fleurs selon Bob, alors il n’y a pas de force selon Joe
(puisque les lois de la physique doivent être les mêmes). Joe voit donc le pot de fleurs qui
se déplace à vitesse constante alors qu’il n’y a pas de force sur le pot de fleurs. En prenant
le point de vue de Joe, on arrive donc à la conclusion que la vitesse peut être constante en
l’absence de force. C’est ce qui dit la 1re loi de Newton, mais c’est contraire à ce qui disait
les théories qui associent la force à la vitesse. On arrive donc à la 1re loi de Newton si le
principe de relativité est vrai. Pierre Gassendi a donné pratiquement les mêmes arguments
(c’était un bateau plutôt qu’un train) en 1642 pour justifier que la vitesse pouvait être
constante en l’absence de force.
Parfois, les gens vont dire qu’un objet en mouvement continue son mouvement en ligne
droite parce que la force d’inertie agit sur l’objet. C’est vrai que l’inertie fait en sorte que
l’objet continue son mouvement, mais il n’y a pas de force d’inertie. L’objet garde la même
vitesse sans qu’aucune force n’agisse sur lui.
On retrouve souvent des erreurs de 1re loi de Newton dans les films de science-fiction. Dans
l’espace, il n’y a pas de friction et, s’il n’y a pas de planète ou d’étoile tout près pour faire
une force de gravitation, la seule force s’exerçant sur le vaisseau est celle du moteur. On
voit parfois une scène dans laquelle le moteur se brise et le vaisseau s’arrête. C’est bien sûr
une erreur de physique puisque si le moteur arrête, il n’y a plus de force et ainsi, le vaisseau
devrait continuer à vitesse constante ! D’ailleurs, pourquoi avait-on besoin de faire
fonctionner le moteur ? On n’avait qu’à le faire fonctionner au départ pour donner une
vitesse au vaisseau, laisser ensuite le vaisseau aller à vitesse constante sans moteurs pour
finalement arrêter le vaisseau en utilisant un moteur qui va ralentir le vaisseau. C’est
d’ailleurs comme ça, en gros, qu’on a procédé pour envoyer des astronautes sur la Lune.
Si on laisse fonctionner le moteur du vaisseau tout le temps, le vaisseau va accélérer sans
cesse. On peut bien le faire, mais le vaisseau va aller pas mal vite à l’arrivée et il ne pourra
pas s’arrêter facilement. Si le voyage a duré deux semaines, on ne pourra pas accélérer
pendant deux semaines et ralentir en deux minutes ; imaginer l’accélération que ça
prendrait ! Si on veut absolument utiliser le moteur, il faudrait plutôt accélérer pendant une
semaine et ensuite ralentir pendant une semaine.
Il y a une grosse erreur de première loi de Newton dans cette scène de Gravity
[Link]
Tout va bien pour les 39 premières secondes de cet extrait. À la fin de ces 39 secondes,
George Clooney tient le bout d’une corde et il a une vitesse constante (qui est la même que
celle de Sandra Bullock). C’est alors que les choses se gâtent et qu’il y a de gros problèmes
de première loi de Newton. Dans le film, George doit tenir continuellement la corde pour
maintenir sa vitesse. En réalité, la corde n’est pas utile puisqu’une fois que George a la
même vitesse que Sandra, aucune force n’est nécessaire pour qu’il se déplace à vitesse
constante. Quand George lâche la corde, il devrait continuer toujours à la même vitesse et
rester à la même distance de Sandra. Pourtant, dans le film, George commence à s’éloigner
de Sandra comme s’il fallait une force pour pouvoir continuer à vitesse constante. (S’ils
étaient dans l’atmosphère, la scène serait correcte parce que la force faite par la corde
devrait être là pour compenser la force de friction de l’air. Mais comme il n’y a pas d’air
dans l’espace, la physique dans cette scène est complètement erronée.)
Pour trouver le lien entre la force nette et l’accélération, on peut commencer avec
l’expérience suivante.
[Link]/practical-physics/constant-and-varying-forces-between-trucks
On tire le charriot en s’assurant que l’allongement de tous les ressorts est le même. On
s’assure ainsi que la force exercée par chaque ressort est la même puisque la force exercée
par un ressort dépend de son allongement. Comme on constate qu’une force 2 fois plus
grande (quand il y a 2 ressorts) génère une accélération 2 fois plus grande, on en conclut
que l’accélération est proportionnelle à la force nette.
a ∝ Fnette
Toutefois, l’accélération ne dépend pas uniquement de la force qui agit sur l’objet, elle
dépend aussi de la masse de l’objet. Pour voir ce lien, examinons ce qui arrive quand il y a
une force identique faite par un ressort qui agit sur trois objets de masse différente (1 kg,
2 kg, 3 kg). On mesure ensuite les accélérations et disons que la force a une certaine
grandeur qui fait en sorte qu’on obtienne les accélérations indiquées sur la figure.
Ces résultats montrent clairement que l’accélération diminue quand la masse augmente.
On devrait donc avoir la relation suivante.
Fnette
a∝
m
C’est ce qu’on peut voir dans ce vidéo
[Link]
(De façon correcte, on ne voit pas l’accélération dans ce vidéo, on observe seulement la
vitesse finale de l’objet. Comme la vitesse finale est plus petite si l’accélération est plus
petite et que la distance sur laquelle l’objet accélère est toujours la même, on peut conclure
que l’accélération est plus petite quand la masse est plus grande.)
On arrive donc à
Fnette ∝ ma
F = ma
En composantes :
F x = max F y = ma y F z = maz
Cette loi est en fait la définition de la force. Notez qu’il y a quelques aspects arbitraires
dans cette définition. On a choisi d’associer la force à l’accélération, tel que le spécifie la
1re loi de Newton et on a choisi k = 1 comme constante de proportionnalité.
Le newton
1N = 1 kgm
s2
Pour vous donner une idée approximative de ce qu’est 1 newton, il faut environ 10 N pour
soulever une masse de 1 kg.
La découverte de la loi
On a vu que dans la théorie de la force imprégnée, une force appliquée sur un objet ajoute
ou enlève de la force imprégnée. Il y a une certaine confusion dans cette théorie parce qu’il
y a en fait 2 types de force. Il y a la force imprégnée qui est proportionnelle à mv et il y a
la force appliquée qui fait changer mv (donc liée à ∆mv). (Évidemment, personne n’écrit
mv et ∆mv à cette époque parce que le concept de masse n’est pas encore inventé, mais ça
revient à ça). La force appliquée fait donc changer mv et si mv change, alors v change.
Clairement, on a, dès de 14e siècle, un lien entre la force appliquée et l’accélération, mais
personne ne mentionne explicitement ce lien. Scaliger (1557) et Benedetti (1585) sont les
premiers à dire que la force appliquée est liée à l’accélération, mais ils ne spécifient pas
comment change la vitesse quand une force s’applique.
Premièrement, la 1re loi permet de conclure qu’il n’y a pas de force quand un objet va à
vitesse constante, ce qui signifie que la force imprégnée n’est pas une force. La force
imprégnée (liée à mv) va donc lentement disparaitre et on va se concentrer de plus en plus
sur l’effet de la force appliquée (liée à ∆mv).
Deuxièmement, la 1re loi permet d’obtenir le lien entre la force et l’accélération. Il leur
semblait évident que le changement de mv devrait être proportionnel à la force appliquée
et au temps d’application de la force. Cela voudrait dire qu’on a, en notation moderne, la
relation suivante.
F ∆t ∝ ∆ ( mv )
Premièrement, plusieurs croient encore que la force est liée à la vitesse. L’association entre
la force et l’accélération n’était qu’une idée récente et assez peu populaire parmi d’autres
théories qui associaient encore et toujours la force à la vitesse. L’association entre la force
et la vitesse semblait confirmée par les nombreuses expériences faites dans le but
d’observer les déformations engendrées par une collision. Comme ces déformations
augmentaient avec la vitesse, les expériences semblaient montrer que la force d’impact
augmentait avec la vitesse. Évidemment, il aurait été difficile de voir le lien entre la force
et l’accélération dans des expériences de collisions parce que la mesure de l’accélération
est presque impossible dans ce cas. Comme on pouvait seulement observer la vitesse avec
la collision, on pouvait facilement penser qu’il y avait un lien entre la force et la vitesse.
De ces expériences, certains sont arrivés à la conclusion que la force devait être
proportionnelle à mv ou même à mv².
Deuxièmement, ceux qui acceptent le lien entre la force et l’accélération n’arrivent pas
toujours à trouver le lien entre les deux parce qu’ils ont quelques problèmes avec les
mathématiques du mouvement accéléré. Plusieurs n’arrivent pas au bon résultat quand ils
calculent le déplacement généré par une accélération constante ! Galilée avait réussi le
calcul, mais plusieurs le ratent en traitant la vitesse instantanée d’une mauvaise façon. Par
exemple, Gassendi rate le calcul, ce qui l’amène à invoquer une poussée faite par l’air
(comme dans la physique d’Aristote) pour expliquer la différence entre sa formule de la
position et les observations. Cette difficulté fait en sorte que plusieurs pensent que la force
constante faite par la gravitation ne donne pas un mouvement à accélération constante et
que le lien entre la force et l’accélération n’est peut-être pas aussi simple que F ∝ a.
Plusieurs, comme Gassendi, finissent par corriger leur erreur au bout de quelques années
pour finalement conclure que la force de gravitation constante devrait bel et bien donner
une accélération constante.
Christiaan Huygens est le premier qui utilise correctement le lien entre la force et
l’accélération pour étudier autre chose qu’une simple chute des objets. En 1659, il trouve
la formule de la force exercée par une corde sur un objet qui fait un mouvement circulaire
en examinant les déplacements dus à l’accélération constante que génère cette force (en
prenant la bonne formule pour les déplacements à accélération constante). En fait, Huygens
a commencé à développer un peu plus l’association entre la force et l’accélération, mais il
n’a jamais terminé ses travaux. Peut-être qu’on parlerait aujourd’hui des lois de Huygens
plutôt que des lois de Newton s’il avait terminé son ouvrage. (C’est peut-être une bonne
chose que ces lois portent le nom de Newton parce que c’est assez difficile de prononcer
le nom de Huygens correctement
[Link]
C’est finalement Isaac Newton qui développe l’association entre la force et l’accélération
le premier. Des discussions avec Edmund Halley en 1684 l’amènent à étudier les orbites
des planètes et à publier ses résultats en 1687. Ne cherchez pas F = ma dans le livre de
Newton. Sa 2e loi est écrite en mots et non pas sous forme d’équation. Même en mots,
l’énoncé de la loi
Les changements qui arrivent dans le mouvement sont proportionnels à la force
motrice ; et se font dans la ligne droite dans laquelle cette force a été imprimée.
est incomplet (le temps d’application de la force et la masse devraient jouer un rôle) et un
peu flou (on ne sait pas trop ce qu’il veut dire par changement dans le mouvement). Il faut
examiner tous les autres définitions et corolaires en plus de suivre en détail les calculs de
Newton pour vraiment comprendre que ce qu’il fait est équivalent à F = ma. Vous pouvez
cliquer sur ce lien pour voir comment Newton utilise sa loi.
[Link]
Notez que Newton utilise des méthodes géométriques pour résoudre les problèmes. C’est
une méthode très utilisée à cette époque et qui est très différente de ce celle que nous
utilisons maintenant. Cela fait en sorte que les calculs sont très difficiles à suivre pour nous.
Comme Newton obtient une multitude de résultats en accord avec les observations,
plusieurs comprennent qu’on est finalement tombé sur quelque chose d’utile.
Newton dit qu’il n’a pas découvert la loi, mais, curieusement, il en attribue la découverte
à Galilée qui n’a pourtant jamais mentionné de lien entre la force et l’accélération.
Avant de voir la 2e loi de Newton apparaitre sous la forme qu’on connait, il faut abandonner
l’approche géométrique de Newton et utiliser une approche plus algébrique. Jakob
Hermann est le premier à commencer une reformulation la physique de Newton en utilisant
le calcul différentiel de Leibniz. Il devient alors le premier, en 1716, à obtenir une équation
équivalente à F = ma quand il écrit que ce que Newton fait est équivalent à F dt = dv où F
est la force par unité de masse. Toutefois, Hermann écrit cette équation au beau milieu
d’une preuve et on ne peut pas dire que la formulation est très explicite.
Au début du 18e siècle, les méthodes développées par Newton ne sont qu’une méthode
parmi d’autres utilisée à l’époque pour résoudre des problèmes de mécanique. La méthode
géométrique de Newton rend les calculs très difficiles et même Euler, probablement le plus
grand mathématicien de tous les temps, a de la difficulté à appliquer la méthode. On se
demande même si la méthode peut s’appliquer à autre chose que la gravitation, qui est le
sujet principal du livre de Newton. Toutefois, Euler reformule les méthodes de Newton (il
y a plusieurs versions faites entre 1736 et 1775) pour arriver essentiellement à ce qu’on
utilise aujourd’hui. C’est à partir de ce moment que les lois de Newton deviennent
beaucoup plus faciles à utiliser et qu’elles deviennent la méthode pour résoudre les
problèmes de mécanique. Ultimement, c’est donc Euler qui a clairement formulé F = ma
et ce qu’on utilise de nos jours est en réalité la mécanique de Euler.
1) Trouver toutes les forces agissant sur le ou les objets qu’on étudie.
F x = max F y = may
Exemple 3.4.1
On donne ici (sur la figure) les deux forces. (Il y en a plus que ça, mais on s’intéresse
uniquement à celles données ici.)
2e loi de Newton
F x = max
15000 N = 500kg ⋅ ax
Solution de l’équation
15000 N = 500kg ⋅ ax
ax = 30 sm²
x = x0 + v0t + 12 at 2
1000m = 0m + 0m + 12 ⋅ ( 30 sm² ) ⋅ t 2
t = 8,165s
Exemple 3.4.2
Une boite de 10 kg subit une force variable donnée par
Fx = 6 Ns ⋅ t + 2 N
et il n’y a pas d’autres forces dans la direction de l’axe des x. La vitesse initiale de la boite
est de 1 m/s vers la gauche.
F x = 6 Ns ⋅ t + 2 N
2e loi de Newton
F x = max
6 Ns ⋅ t + 2 N = 10kg ⋅ ax
Solution de l’équation
À t = 1 s, on a
6 Ns ⋅1s + 2 N = 10kg ⋅ ax
8 N = 10kg ⋅ ax
ax = 0,8 sm²
dvx
= 0, 6 sm³ ⋅ t + 0, 2 sm²
dt
Il faut donc intégrer pour trouver la formule de la vitesse.
vx = ( 0, 6 sm³ ⋅ t + 0, 2 sm² ) dt
= 0,3 sm³ ⋅ t 2 + 0, 2 sm² ⋅ t + constante
On peut trouver la constante parce qu’on sait que la vitesse à t = 0 s est -1 m/s.
2
−1 ms = 0,3 sm³ ⋅ ( 0s ) + 0, 2 sm² ⋅ 0s + constante
−1 ms = constante
À t = 10 s, la vitesse est
2
vx = 0,3 sm³ ⋅ (10s ) + 0, 2 sm² ⋅10s − 1 ms
= 31 ms
Comme vx = dx/dt, on a
dx
= 0,3 sm³ ⋅ t 2 + 0, 2 sm² ⋅ t − 1 ms
dt
Il faut donc intégrer pour trouver la formule de la position.
À t = 10 s, la position est
3 2
x = 0,1 sm³ ⋅ (10s ) + 0,1 sm² ⋅ (10s ) − 1 ms ⋅10s
= 100m
Le déplacement est donc
∆x = x − x0
= 100m − 0m
= 100m
Quand les forces sont directement dans la direction d’un axe (vers l’axe ou directement
opposés à l’axe), les composantes se trouvent facilement. La composante est positive si la
force est dans le sens de l’axe et elle est négative si la force est dans le sens opposée à l’axe.
Fx = 50 N Fy = 0 N
Fx = −50 N Fy = 0 N
Fx = 0 N Fx = 0 N
Fy = 50 N Fy = −50 N
Si la force n’est pas la direction d’un axe, on utilise les formules de décomposition vues au
chapitre 2.
Fx = 50 N ⋅ cos 55°
Fy = 50 N ⋅ sin 55°
Pour séparer en composantes en utilisant ces formules, rappelez-vous qu’il faut trouver
l’angle que fait la force avec l’axe des x positifs et qu’il faut trouver le signe de l’angle.
Le sens positif pour l’angle est toujours dans la direction de rotation qui va de l’axe des x
positif vers l’axe des y positifs.
Exemple 3.4.3
On tire sur une barge de 100 tonnes avec les forces indiquées sur la figure (le 3000 N est
la friction de l’eau). Quelle est l’accélération de la barge ?
[Link]/pivot/book/[Link]?acode=0x0200
Comme on connait les forces agissant sur l’objet, on peut trouver l’accélération à l’aide
de la 2e loi de Newton.
On donne ici (sur la figure) les trois forces. (Il y en a plus que ça, mais on s’intéresse
uniquement à celles données ici.)
On va utiliser les axes montrés sur la figure pour séparer chacune des forces.
F1 (remorqueur du haut)
F1x = 10 000 N ⋅ cos 30° = 8660 N
F1 y = 10 000 N ⋅ sin 30° = 5000 N
F2 (remorqueur du bas)
F2 x = 10 000 N ⋅ cos ( −30° ) = 8660 N
F2 y = 10 000 N ⋅ sin ( −30° ) = −5000 N
F3 (friction)
F3 x = −3000 N
F3 y = 0 N
2e loi de Newton
La deuxième loi de Newton nous donne alors les deux équations suivantes.
Exemple 3.4.4
[Link]/homework-help/questions-and-answers/f1-0-f2-5-
go-three-astronauts-propelled-jet-backpacks-push-guide-03-120-kg-
asteroid-toward-q57871544
On va utiliser les axes montrés sur la figure pour séparer chacune des forces.
F1 (astronaute du bas)
F1x = 32 N ⋅ cos 30° = 27, 71N
F1 y = 32 N ⋅ sin 30° = 16 N
F2 (astronaute du milieu)
F2 x = 55 N
F2 y = 0 N
F3 (astronaute du haut)
F3 x = F3 x
F3 y = F3 y
F x = 27, 71N + 55 N + F3 x F y = 16 N + 0 N + F3 y
= 82, 71N + F3 x = 16 N + F3 y
2e loi de Newton
ax = 0, 01 sm2 ay = 0
16 N + F3 y = 0
F3 y = −16 N
F = Fx2 + Fy2
2 2
= (117, 29 N ) + ( −16 N )
= 118, 4 N
Fy
θ = arctan
Fx
−16 N
= arctan
117, 29 N
= −7, 77°
Puisque la force nette est directement proportionnelle à l’accélération selon Fnette = ma, le
graphique de la force nette sur un objet en fonction du temps est identique à celui de
l’accélération, à l’exception de la graduation de l’axe vertical. Par exemple, voici les
graphiques de la force nette et de l’accélération pour un objet de 5 kg.
Les deux graphiques sont identiques, à l’exception de la graduation sur l’axe vertical.
En ayant un graphique de la
position dont la pente n’a pas de
saut brusque, on obtient un graphique continu pour la vitesse et une accélération qui n’est
jamais infinie. Remarquer qu’il peut y avoir des sauts brusques de la pente dans les
graphiques de la vitesse et de l’accélération.
La loi
Les forces sont toujours générées par l’interaction entre 2 objets. Ce peut être, par exemple,
une force de contact générée lors d’une collision entre deux objets, une force d’attraction
gravitationnelle entre deux planètes ou une force de répulsion électrique entre 2 objets
ayant des charges électriques identiques. Pour toutes les interactions, les 2 objets subissent
une force.
Les forces viennent toujours de l’interaction entre 2 objets. Chaque objet
qui interagit subit une force.
Illustrons cela avec une collision. Imaginons qu’une balle A se dirige vers une balle B
immobile.
[Link]/watch?v=yRj_7CO38GA
Après la collision, la balle B se dirige vers la droite alors que la balle A a perdu de la
vitesse.
Si la balle B a maintenant une vitesse vers la droite, c’est qu’elle a eu une accélération vers
la droite et donc qu’elle a subi une force vers la droite.
Si la balle A a perdu de la vitesse, c’est qu’il y a eu une accélération dans le sens contraire
de la vitesse, donc vers la gauche. Il y a donc eu une force vers la gauche lors de la collision.
Il y a donc eu les forces suivantes lors de la collision. (La force faite sur l’objet A par l’objet
B est notée FAB . La force faite sur l’objet B par l’objet A est notée FBA .)
On remarque que les deux forces sont dans des directions opposées. La force sur la balle B
est vers la droite et la force sur la balle A est vers la gauche. Les forces sont toujours dans
des directions opposées, peu importe le type de force.
Les forces viennent toujours de l’interaction entre 2 objets. Chaque objet
qui interagit subit une force et les deux forces sont toujours dans des
directions opposées.
Mais attendez, ça va encore plus loin. La force qui agit sur l’objet A a toujours la même
grandeur que la force qui agit sur l’objet B. Si les forces n’avaient pas la même grandeur,
alors les objets pourraient accélérer d’eux-mêmes sans qu’il y ait de force externe, ce qui
serait contraire à ce que dit la première loi de Newton (cette justification, qu’on prouvera
seulement au chapitre 11, est essentiellement la même que celle donnée par Newton). On
arrive donc à la conclusion suivante.
On dit alors que ces deux forces sont associées par la troisième loi de Newton.
La 3e loi signifie que pour chaque force, il y a toujours une autre force opposée qui existe
quelque part dans l’univers. Les forces viennent donc toujours par paires. Il est impossible
d’avoir une force sans qu’il y ait quelque part une force qui lui est associée par la troisième
loi de Newton. Il n’y a aucune exception à ce principe.
La 3e loi de Newton est souvent écrite sous la forme de la loi de l’action et de la réaction :
à toute action, il y a une réaction opposée de même grandeur. Cette formulation est à éviter
puisqu’elle laisse penser que les deux forces ne sont pas simultanées, que la réaction se
produit un peu après l’action. Les deux forces associées par la troisième loi de Newton
agissent toujours simultanément et sont parfaitement symétriques. Il n’y a pas de force qui
prime sur l’autre force.
Si vous poussez sur un mur, alors le mur pousse sur vous selon la troisième loi de Newton.
Pourtant, il ne semble pas y avoir d’effet, car vous n’êtes pas projeté. Ici, c’est moins
évident, car la friction avec le sol vous empêche de reculer. Si on élimine la friction, en
étant en patin sur de la glace par exemple, l’effet devient plus évident. Si vous poussez sur
la bande, vous exercez une force sur la bande et, selon la troisième loi de Newton, la bande
fait une force sur vous dans la direction opposée. Cette force vous fait accélérer et vous
vous éloignez de la bande.
[Link]/testprep/books/sat2/physics/[Link]
Vous pouvez voir une démonstration de cela (avec un skateboard) dans ce vidéo.
[Link]
aussi accéléré puisque, selon la troisième loi de Newton, la chaise de Raphaël a exercé une
force vers la gauche sur Daryl quand Daryl a exercé une force vers la droite sur la chaise
de Raphaël. C’est cette force qui a propulsé la chaise de Daryl vers la gauche.
Si, tout comme moi, vous avez été impliqué dans une bataille au secondaire et que vous ne
saviez pas vous battre, vous pouvez vous réconforter en vous disant que vous avez donné
de grands coups de face sur le poing de votre adversaire (mes salutations ici à Michel
Gouin). En effet, chaque fois que votre adversaire vous donne un coup de poing et exerce
ainsi une force sur votre face, votre face exerce exactement la même force sur le poing de
votre adversaire. Pauvre petit poing ! Vous pouvez admirer cette douleur au poing dans ce
vidéo très édifiant.
[Link]
Les exemples précédents nous montrent qu’il y a bien deux forces, mais il est plutôt
difficile de dire si les deux forces ont la même grandeur. Dans le vidéo qui suit, on pourra
s’en convaincre. Vous pouvez admirer de nombreuses collisions entre deux charriots de
différentes masses. Encore une fois, quand un charriot A exerce une force sur le charriot B
lors de la collision, alors le charriot B exerce une force sur le charriot A dans la direction
opposée. Les deux charriots subissent donc une force. Ce qui rend ce vidéo intéressant,
c’est la présence d’un anneau, en face des charriots, qui se déforme sous l’effet des forces.
Plus la force sur le charriot est grande, plus l’anneau se déforme. On remarque alors que
lors des collisions, la déformation des anneaux des deux charriots est identique, ce qui
montre que la force sur chacun des charriots est identique comme le prévoit la troisième
loi de Newton.
[Link]
Les premiers astronautes ont eu beaucoup de difficultés à travailler dans l’espace à cause
de la troisième loi de Newton. Par exemple, chaque fois qu’un astronaute forçait pour visser
une vis, il y avait une force sur l’astronaute qui le faisait tourner dans l’autre sens, ce qui
compliquait drôlement cette tâche. Ce documentaire (en anglais) vous renseignera
davantage à ce sujet.
[Link]
Même si on vous a dit que les forces sont les mêmes quand deux objets entrent en collision,
plusieurs diraient que dans une collision entre un camion et une petite voiture, la voiture
subit une force plus grande que le camion. On dirait bien sur ce vidéo que la petite voiture
subit une plus grande force que la voiture plus massive.
[Link]
Il ne faut pas confondre la force avec l’effet qu’aura cette force. La force est la même sur
les deux voitures, mais l’accélération ne sera pas la même. Selon F = ma, la voiture la
moins massive subira l’accélération la plus grande. Les occupants de cette voiture seront
donc plus affectés que ceux de la voiture plus lourde. Dans une collision entre un camion
et une petite voiture, les deux véhicules subissent la même force, mais l’accélération de la
voiture sera immense alors que celle du camion sera petite. La vitesse de l’auto change
alors énormément et celle du camion change peu.
Fnette = F
F = ma
En composantes : F x = max F y = ma y F z = maz
FAB = − FBA
2. Une voiture de 1200 kg s’arrête sur une distance de 80 m quand elle va à une vitesse
de 100 km/h. Quelle est la grandeur de la force s’exerçant sur la voiture pendant le
freinage ?
3. Le moteur d’un Toyota Tundra de 1800 kg fait une force maximale suffisante pour
passer de 0 à 28,8 km/h en 1 seconde quand il ne tire pas une remorque. Combien
de temps faudra-t-il pour que ce camion atteigne la vitesse de 10 km/h s’il tire
maintenant une remorque de
133 000 kg si le moteur fait
toujours la même force
maximale ? (Évidemment, on
néglige la friction entre la route
et la remorque et la friction de
l’air sur la remorque.)
[Link]/2012/09/[Link]
Fx = 120 Ns ⋅ t + 500 N
Cliquez sur approximate forms si vous voulez que Wolfram calcule la valeur
des solutions.)
[Link]/homework-help/questions-and-answers/22-
kg-child-ride-teenagers-pull-32-kg-sled-ropes-indicated-figure-
figure -1--teenagers-pull-q2939212
[Link]/homework-help/questions-and-answers/result-force-vertically-
upward-850n-i-f1-319n-i-having-trouble-finding-theta-best-way-angl-q1954937
[Link]/science/stroyan/hphys/CH4/ch4wq/[Link]
Défis
(Questions plus difficiles que les questions qu’il y aura à l’examen.)
agit sur cet objet. Quelle distance aura parcourue cet objet quand sa vitesse sera
nulle ?
v = 2 sm1 ⋅ x 2
Quelle est la formule de la force qui agit sur l’objet en fonction de sa position ?
Défis
10. 5 m
11. F = 16 s2m2 x3
kg