CHAP.
0 : INTRODUCTION GENERALE
0.1. CONTEXTE
Les pays en voie de développement ressentent impérieusement la nécessité d’améliorer et construire
un réseau routier de communication permettant de relier plus efficacement et rapidement les
régions, ce qui engendre un de écloppement économique du pays.
En effet, l’amélioration de l’infrastructure en général, et l’infrastructure de transport en particulier est
considéré comme l’un des moyens efficaces pour promouvoir le développement économique d’un
pays. Dans le but de satisfaire les usagers vu l’évolution du trafic routier surtout dans le secteur du
transport rural, on est amené à élargir le réseau routier en construisant des trémies et des ponts.
La conception d’un pont doit satisfaire un certain nombre d’exigences destiné à offrir un service
d’usager. On distingue les exigences fonctionnelles qui sont les caractéristiques permettant au pont
d’assurer sa fonction, et les exigences naturelles qui sont l’ensemble des éléments de son
environnement influant sur sa conception. Sa conception consiste à faire une combinaison adéquate
vis-à-vis des contraintes naturelles et fonctionnelle imposée tout en respectant un aspect
architectural pour une meilleure intégration. Son dimensionnement constitue un travail de synthèse
des différentes discipline, telle que la statique, la dynamique, la résistance des matériaux, le caractere
spécifique du calcul des ponts réside dans l’indépendance des éléments de structures soumis
simultanément à des sollicitations combinées.
Ce travail de fin de cycle de licence format LMD consiste à faire la conception et le dimensionnement
des éléments structuraux du pont à poutre en béton armé d’une portée de 24m à ériger sur la rivière
BWANZA reliant le village Bwanza et la cité Kamba dans la province du Kongo central plus
précisément dans le territoire de Mbanza-Ngungu.
0 .2. PROBLEMATIQUE
Depuis l’histoire de l’humanité, la communication a toujours été un outil importance capitale
permettant l’échange mutuel entre les gens, le partage de biens et services. La communication
s’effectue sous différentes manières, dont l’objectif commun est le mouvement des biens et services,
à savoir : la communication via les moyens de transport (les voies routières, les voies maritimes, le
chemin de fer, voies aériennes etc.)
Dès lors il a toujours cherché à améliorer ses moyens de se déplacer afin de minimiser sa dépense
énergétique, corporelle tout en maximisant l’efficacité de ces moyens.
En effet, depuis plusieurs années, les habitant du village Bwenze et de la cité de Kamba précisément
dans la province de Kongo-central dans le territoire de Mbanza Ngungu, rencontrent des difficultés de
communication routière due à l’absence d’un ouvrage d’affranchissement sur la rivière bwenze. Il est
important de savoir que l’essor économique d’un pays dit développé sont ceux-là qui ont pu initier
entre des politiques cohérentes visant à promouvoir le secteur sensible de transport.
Au regard de ce qui précède, nous allons par ce travail concevoir et dimensionner un pont à poutre
en béton armé de 24m de portée à ériger sur la rivière bwenze reliant le village Bwenze et la cité de
Kamba.
0.3. METHODOLOGIE
La méthodologie de travail, base de tout travail scientifique, conduit à la réalisation des objectifs bien
définis. Pour rassembler toutes les données nécessaires à la réalisation de ce travail, il est impérieux
de suivre une certaine logique qui nous a conduit à exploiter la méthode de dimensionnement des
structures qui consiste à vérifier la stabilité des structures et à déterminer leurs sections nécessaires
en fonction des charges données. Elle vise aussi la détermination des charges maximales qu’une
structure peut supporter.
Les techniques de documentation et observation sont les principales techniques que nous avons
utilisées dans ce travail et nous ont conduit à :
- recourir à une série de documentation des cours techniques assimilés tout au long de notre
formation à l’institut National du Bâtiment et des Travaux Publics
- recourir au sites internet techniques, spécifiques à ce domaine ;
- consulter une série de documentation connexes, relative à la construction des ponts en béton
armé ;
- faire référence aux productions scientifique de ce genre et à l’expérience des ainés scientifiques.
0.4. DELIMITATION DU TRAVAIL
Vu l’ampleur du travail, les limites des moyens financiers, la durée prévue pour sa
réalisation et l’accessibilité limitée aux données parfois conditionnée, le présent travail se limite dans
le temps et dans l’espace à l’étude de conception, de dimensionnement et de protection de
l’ouvrage.
0.5. INTERET DU SUJET
Les intérêts, faisant que la conception et dimensionnement de ce pont soit l’objet de ce
travail, prennent quelques aspects suivants :
• Sur le plan individuel, ce sujet nous permet d’élargir nos connaissances dans le domaine
de construction des ouvrages d’art en général, et des ponts en particulier ;
• Sur le plan social, ce travail contribuera au désenclavement des entités citées ci-haut en
garantissant des conditions d’exploitation acceptable au profit des usagers, dans le cadre
de la révolution de la modernité ;
• Sur le plan scientifique, ce travail servira de référence et d’éclaircissement pour les futurs
chercheurs qui voudront emboiter les pas dans le domaine de génie civil ;
• Sur le plan pratique, il nous permettra de marier les connaissances théoriques apprises
tout au long de notre formation à l’I.N.B.T. P NGALIEMA aux réalités pratiques qui
s’avèrent être légèrement pertinentes, et cela nous permettra d’acquérir certaines
techniques empiriques sur la réalisation de certains ouvrages de génie civil et plus
précisément des ouvrages d’art.
0.6. OBJECTIF DU SUJET
L’idéal de cette monographie est la réalisation d’un pont tout à la fois stable,
économique, durable et répondant aux caractéristiques suivantes :
- Un pont franchissable à tout moment sans interruption, même après une grande
averse ;
- Un pont faisant priorité à la voie portée par ses dimensions transversales.
0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Ce travail est subdivisé en 6 grands chapitres qui sont :
Chapitre 0 : Introduction générale
Cette première partie est subdivisée en 8 points :
0.1 : INTRODUCTION
0.2 : PROBLEMATIQUE
0.3 : METHODOLOGIE
0.4 : DELIMITATION DU TRAVAIL
0.5 : INTERET DU SUJET
0.6 : OBJECTIF POURSUIVI
0.7 : SUBDIVISION DU TRAVAIL
Chapitre I : Généralités sur le sujet
Cette deuxième partie sera subdivisée en 3 points :
1.1 : DEFINITION DES CONCEPTS ET ILLUSTRATION
1.2 : GENERALITES SUR LES PONTS EN BETON ARME
1.3 : HISTORIQUE DES PONTS
Chapitre II : Présentation des données
Cette troisième partie sera subdivisée 4 points :
2.1 : DONNEES NATURELLES
2.2 : DONNEES FONCTIONNELLES
2.3 : CHOIX ET CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX
2.4 : METHODES ET NORMES DE CALCUL
Chapitre III : Etude de la superstructure
Cette quatrième partie comprendra 4 points :
3.1 : CHOIX DE LA FORME ET DES DIMENSIONS PRINCIPALES
3.2 : PREDIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS
3.3 : EVALUATION DES CHARGES ET CALCUL DES COEEFICIENTS DE
MAJORATION DYNAMIQUE
3.4 : DIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS
Chapitre IV : Etude de l’infrastructure
Cette cinquième partie comprendra points :
4.1 : PREDIMENSIONNEMENT DE L’INFRASTRUCTURE
4.2 : CALCUL DES ELEMENTS DE L’INFRASTRUCTURE
4.3 : DIMENSIONNEMENT DES PIEUX
Chapitre V : Evaluation de cout du projet
Cette sixième partie comprendra un devis quantitatif et estimatif.
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LE PONT
I.1. DEFINITION
D’une façon générale, on appelle pont tout ouvrage permettant à une voie de surculation
(route, rail, canal, aqueduc, oléoduc …) de franchir un obstacle naturel (cour d’eau, vallée, …) ou
artificiel (une autre voie de circulation). Cette définition est un peu imprécise dans la mesure où elle
ne se réfère à aucune notion de dimension, de forme ou de nature d’ouvrage.
Ainsi, selon la voie de circulation portée, on distingue :
- Pont-route ;
- Pont canal ;
- Pont-rail ;
- Pont-aqueduc ;
- Pont-oléoduc.
1.2. DEFINITION DES CONCEPTS ET ILLUSTRATION
Voici les définitions des quelques terminologies utilisées sur un pont :
L’ouverture d’un pont : est la distance sous l’ouvrage entre les appuis extrêmes d’un pont.
Les culées : ce sont les appuis extrêmes d’un pont généralement constituées par des murs épais
en maçonnerie ou en béton armé. Elles supportent le poids du tablier à poutre ou la poussée de la
voute d’un pont en arc.
La pile : est un point d’appui intermédiaire d’un pont, situé entre les culées. Elle supporte le tablier
de l’ouvrage.
La portée : est la distance entraxe de la plus grande travée entre deux appuis successifs
La travée : Est l’espace entre deux culées ou entre une culée et une pile. Partis d’un édifice
compris entre deux points d’appuis.
L’aqueduc : est un canal ou une conduite destinée à capter et à conduire l’eau d’un lieu à un autre.
Le dalot : est un aqueduc dont la voute en maçonnerie est remplacée par une dalle. C’est un petit
canal recouvert d’une dalle, d’un élément de caniveau ou d’un ouvrage hydraulique semi-enterré.
La buse : est une canalisation en béton généralement circulaire, en poterie ou métallique d’un
diamètre inférieur à 1,50 m. Elle serve à l’écoulement des fluides.
La berge : est le bord d’une rivière d’un canal. C’est la rive.
Le lit mineur d’un cours d’eau : est la partie contenant les crues non débordantes d’un cours d’eau.
Le lit moyen d’un cours d’eau : est la partie contenant les crues débordantes les plus fréquentes d’un
cours d’eau.
Le lit majeur d’un cours d’eau : est la partie contenant les crues plus rares d’un cours d’eau.
Les murs en aile : ce sont des murs qui retiennent le remblai en bordure de la brèche franchie
(ouverture faite à un mur) qui prolonge les culées. Ils sont parallèles à la voie franchie ou
l’obstacle franchi.
Les murs en retour : ce sont des murs qui retiennent le remblai de la rampe d’accès. Ils sont
généralement perpendiculaires à l’axe des culées et sont parallèles à l’axe de la voie portée.
A noter que les murs en aile et en retour sont calculés comme des murs de soutènement.
La dalle d’accès/ dalle de flottante/ dalle de transition : est une partie qui raccorde le pont à la
route. Elle permet aux véhicules d’accéder facilement au pont et éviter le choc au pont.
Le tablier : est la partie sensiblement horizontale du pont située sous la voie portée.
Le platelage/ la couverture : est la partie supérieure du tablier qui comprend l’ensemble des
éléments destinés à supporter les efforts dus à la circulation et le transmettre à l’ossature.
Les garde-corps : ce sont des éléments qui servent à la protection des piétons.
Les trottoirs : ce sont des espaces plus élevés que la chaussée, ménagée de part et d’autre de
celles-ci pour la circulation des piétons.
La chaussée : est la partie réservée au passage des véhicules. La largeur utile : est la
distance entre les gardes corps.
La longueur d’un pont : est la distance entre les appuis extrêmes.
Appareils d’appuis : Sont des éléments intermédiaires interposés entre la superstructure et
l’infrastructure et qui ont le rôle de transmettre à l’infrastructure les réactions dues aux charges
auxquelles est soumise la superstructure.
Gabarit : est la hauteur statique maximale d’un véhicule avec son chargement, autorisé à passer
sous un ouvrage dans les conditions normales de circulation. Le gabarit est à respecter en tout point
du franchissement.
Tirant d’air : est la hauteur comprise entre le plus haut niveau des eaux et un obstacle à franchir
comme par exemple le tablier d’un pont. Dans un pont, il est obligatoire de prévoir le tirant d’air pour
diminuer les risques d’obstructions partielles ou totales du pont qui peut être causée par l’accrochage
et le bouchage des sections d’écoulement des eaux par des débris ou corps flottants. On adopte pour
les ponts de longueur inférieur à 50 m, un tirant d’air d’au moins :
• 1,0 m ou1,50 m en zone désertique ; • 2,0 m en zone de savane ;
• 2,50 m en zone forestière.
Pour les ponts de plus de 50,0 m, on ajoute 0,50 m au tirant ci-dessus.
Le tirant d’air est seulement un moyen de défense contre le charriage de surface.
Le tirant d’eau : est la profondeur comprise entre le niveau le plus bas des eaux et le lit de la
rivière (ou le fond d’un canal).
Ouvrage d’art : Tous les ouvrages de travaux publics sont des ouvrages d’arts ; en titre d’exemple :
route, pont, aéroport…
I.2. HISTORIQUE1
Les premiers ponts se limitent probablement à un arbre, à des rondins placés en travers
d’un cours d’eau, ou encore à des lianes ou des cordes tendues au travers d’une vallée étroite. Ceci
justifie que les ponts furent d’abord tous en bois. Ainsi, grâce aux caractéristiques mécaniques du
bois, ces types des ponts permettent de franchir des distances considérables, plus grandes que celles
des ponts à pierre, avec une force portante suffisante pour le passage de voitures et même de
chariots lourdement chargés et aussi avec une remarquable économie de moyens.
Dans l’Antiquité tout comme au Moyen âge, les Romains construisent de nombreux ponts
sur chevalets en bois, dont l’un est décrit dans les Commentaires de Jules César. Ces ponts en bois
atteignent 30 m de portée. Dès le IIe siècle av. J.-C., ils construisent des ouvrages en maçonnerie dans
les rivières, grâce à un ciment appelé pouzzolane (mélange de chaux, de sable, de poudre de roche
volcanique de Pozzuoli et d’eau) et à la construction d’enclos provisoires appelés batardeaux. Ils
bâtissent des arcs à claveaux, semi-circulaires, pour lesquels la poussée s’exerce principalement.
L’historique des ponts peut se résumer en différentes périodes ci-dessous :
1
Encarta 2009 : Sciences et techniques, Ponts
- Période avant l’an 1500 : celle de la construction des ponts voute, en maçonnerie, période
empirique par les romains.
- Période de 1500 à 1800 : tels que Newton, Galilée, Hooke. Cette période c’est une période de
grands savants déterminé par la naissance de l’acier
- Période de 1800 à 1900 : c’est début de l’industrialisation d’où le début du chemin de fer et
de la construction des premiers ponts métalliques pour chemin de fer. Cette période se
termine par la naissance du béton armé.
- Période de 1900 à 1950 : apparition des voitures d’où des ouvrages d’art routier. Cette période
se termine par l’apparition du béton précontraint.
- Période de 1950 à 1975 : développement de l’autoroute. A partir de 1975, à cause de la crise
pétrolière, et de l’apparition des écologistes, on assiste à un frein dans la construction des
routes et des ponts.
- A partir de 1975 : les grandes lignes de l’évolution de la construction des ponts sont les
suivantes :
1) Evolution du trafic en flèche : le trafic a évolué qualitativement et quantitativement.
2) Evolution des techniques de construction : les techniques mettent à la disposition des
ingénieurs, des moyens de plus en plus surs du point de vue :
Matériaux
Calcul de stabilité
Exécution
CHAP 2 .
2.1. DONNEES NATURELLES
2.1.1. Données géographiques du site2
SITUATION GEOGRAPHIQUE DU SITE DE TRAVAIL
Le site se situe dans la province de Kongo-central, entre le village zundu et bwenze plus précisément
dans le territoire de Banza-Ngungu. Notre site est traversé par la rivière Bwenze avec une altitude de
660m, la largeur moyenne de la rivière et de 15,5m et la profondeur est de 2,3m.
[Link]. Données topographiques
La topographie du terrain naturel nous renseigne sur la morphologique du terrain
d’étude. Elle détermine les différents nivellements entre différents points de la zone
du projet.
Dans notre cas d’étude, le pont projeté sera au-dessus de la rivière.
[Link]. Données Géotechniques3
Elles conditionnent le type de fondations des appuis. Le sol en présence dans notre
site est un sol pulvérulent (graves argileuses) dont les caractéristiques sont les
suivantes :
2 Données recueillis auprès de l’institut géographique du Congo
3 Données recueillis auprès du laboratoire national des travaux publics. 3
Données recueillis auprès de l’institut géographique du Congo.
• La cohésion c = 0 ;
• La masse volumique : 𝛾 =1,9 T/m3 ;
• La contrainte admissible du sol sur lequel seront construits les semelles est de 0,1
Mpa à la profondeur de 1,5 m ;
• L’Angle de frottement interne : 𝜑 = 35°
• Une nappe phréatique à 0,50 m du niveau de la berge avec𝛾𝑠𝑎𝑡 =
2,16T/m3 .
• Le substratum résistant (la bonne roche) sur lequel seront construit les pieux est à 3m
du sol d’assise des semelles.
[Link]. Données Hydrauliques3
Notre site présente les caractéristiques suivantes :
• Vitesse d’écoulement des eaux : 1,2 m/s ;
• Surface du bassin versant : 5700 ℎ𝑎 ;
• Pente moyenne : 5 % ;
2.2. DONNEES FONCTIONNELLES
2.2.1. Données relatives à la voie portée
Il s’agit :
Tracé en plan
Voir annexe
Profils en long
Voir annexe
Profils en travers
Voir annexe
2.2.2. Données relatives à l’obstacle franchi4
L’obstacle franchi est la rivière BWENZE
• Le tirant d’air : 1,5 m
• Le tirant d’eau : 1,6 m
• PBE : Plus Basse Eau (étiage) qui est de 0,8 m
• PHEC : Plus Haute Eau Connue qui est de 3,5 m (janvier 2020)
• L’ouverture (largeur du cours d’eau) : 10 m
• Lit mineur : 5 m
• Lit majeur : 20 m
• Espace de liberté : 22m (à cause du relief du site)
4 Données recueillis auprès de l’institut géographique du Congo.
Méthode de calcul
Les états limites
Un ouvrage doit être conçu et calculé de manière à présenter pendant toute sa durée de vie des
sécurités suffisantes vis-à-vis :
On distingue :
Les états limites ultimes (ELU) : qui correspondent au seuil au-delà duquel la structure ou une
partie de celle serait soumise à la ruine et perdrait sa stabilité. On distingue :
- L’état limite d'équilibre statique (renversement d’un mur de soutènement, …)
;
- L’état limite de la résistance de l'un des matériaux constitutifs, … ;
- L’état limite de la stabilité de forme.
CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX
Notre pont sera réalisé dans un milieu urbain de la ville province de KINSHASA et c’est dans un but
définitif. Pour ce faire nous avons opté comme matériau le béton mais de son insuffisance en
traction, nous allons lui associer les aciers passifs pour en faire un béton armé pour lui permettre de
résister en traction et compression.
Le béton armé
Le béton armé peut être défini comme l’association judicieuse de deux matériaux, le béton et
l’acier. Ces aciers sont appelés armatures. On distingue les armatures longitudinales disposées
suivant l’axe longitudinal de la pièce et les armatures transversales disposées dans des plans
perpendiculaires à l’axe de la pièce.
[Link] Application
A. Pour le béton
• Résistance caractéristique du béton à 28 jours : 𝑓𝑐28 = 25 Mpa =250daN/cm² ;
• Contrainte de calcul du béton à ELU :
• Contrainte de compression du béton :
0,85×25 0,85×250
𝒇𝒃𝒖 = 1,5
= 1,5 = 141,66daN/cm²
• Fissuration peu préjudiciable.
B. Pour l’acier
• Limite élastique des armatures longitudinales : fe = 500 MPa=5000daN /cm² ;
𝑓𝑠 5000
• Contrainte de calcul de l’acier à l’ELU : 𝐟𝐬𝐮 = 1,15 = 1,15
= 4347,82daN/cm²
• Contrainte limite 𝜇𝑙𝑖𝑚 = 0,372