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Logique Combinatoire

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La logique combinatoire

Comme nous l’avons vu dans la décomposition du processeur, un ordinateur est constitué de


nombreux circuits électroniques. Ces circuits sont intrinsèquement constitués de transistor. La
combinaison de plusieurs transistors permet de réaliser des circuits appelés portes logiques, et la
combinaison de nombreuses portes logiques permet de créer des schémas électroniques complexes
tel qu’un additionneur entre 2 bits ou plus.

Le transistor et la loi de Moore


Les circuits logiques sont
construits à base de
transistors. Un transistor est
un circuit électronique
fonctionnant comme un
interrupteur et pouvant
prendre deux états auxquels
sont associés les niveaux
logiques 0 et 1. Il existe
différentes technologies de
transistor mais celles-ci
mettent toutes en jeu un
même matériau : le semi-
conducteur silicium.
Un semi-conducteur est un
matériau à structure
cristalline qui se comporte
soit comme un conducteur,
soit comme un isolant. La
propriété de conduction du
silicium peut être altérée par
une augmentation de sa
température, ou par l’enrichissement de ce dernier en atomes chargés électriquement.

Les valeurs booléen


Le mot booléen est un adjectif désignant un type de donnée. Une donnée associée au type booléen
ne peut prendre que deux valeurs possibles : {vrai, faux}, {ouvert, fermé}, {0, 1}…
De cette représentation binaire des données découle une logique mathématique permettant
d’effectuer des opérations entre plusieurs de ces valeurs : on appelle cela la logique booléenne, ou
logique combinatoire.
Un schéma électronique composé de transistor acceptera des données booléennes en entrée
(présence ou non d’une tension électrique). La combinaison de plusieurs transistors qui chacun à
leur tour laisseront ou non passer une tension électronique fournira une certaine combinaison de
valeurs en sortie. Le schéma électronique réalise donc des opérations booléennes, on parle d’un
circuit combinatoire.

Découverte des fonctions logiques AND et OR


• Complétez la table de vérité suivante : l’état de la sortie S pour chaque combinaison de
valeurs possibles entre A et B (chacun pouvant prendre l’état 0 ou 1) :

A B S

On appelle cette fonction logique la fonction ET, ou AND en anglais. La sortie n’est dans l’état vrai
(1) que si toutes les entrées sans exception le sont aussi.

• Complétez la table de vérité suivante : l’état de la sortie S pour chaque combinaison de


valeurs possibles entre A et B (chacun pouvant prendre l’état 0 ou 1) :
A B S

On appelle cette fonction logique la fonction OU, ou OR en anglais. La sortie est dans l’état vrai (1)
si au moins une des entrées l’est aussi.

Fonctions logiques plus avancées


Voici la représentation d’une porte NON ou NOT en anglais (gauche) et son implémentation en une
combinaison de transistors (droite). Les trois barres en bas du schéma électrique représentent une
prise de masse. Lorsque qu’une prise de masse est connectée à un circuit sa fonction est d’absorber
tout le courant possible et de ne rien laisser aux autres sorties. En haut du schéma une entrée fourni
une tension continue.
En d’autre terme, si le transistor Q1 bloque le courant, soit l’entrée à l’état 0, la sortie vaut 1. Si
l’entrée est à l’état 1, le transistor se ferme et tout le courant se trouve absorbé par la prise de masse.
Donc la sortie est à l’état 0.

• Complétez la table de vérité de la porte NOT :

A S

• Complétez la table de vérité du circuit ci-dessous et devinez sa fonction


A B S

Introduction aux équations


Nous avons dis précédemment que la logique booléenne permet de réaliser des opérations entre
plusieurs valeurs. Il existe donc une logique mathématique booléenne, d’où découle certaines
propriétés.
Nous allons progressivement mettre en équation le schéma du XOR ci dessus.
• Opération AND : A∧B , peut aussi être représenter par un A×B
• Opération OR : A∨B , peut aussi être représenter par A + B
• Opération NOT : ¬ A ( peut aussi être représenter par une barre au dessus de la variable )
Voici donc la formule complète du XOR grâce à des AND, OR et NOT : S=¬( A∧B)∧( A∨B)
Cependant, l’opération XOR est très commune en logique combinatoire, elle dispose donc de son
propre symbole : A⊕B . Donc A⊕B=¬( A∧B)∧( A∨B) .
Dessinez les schéma correspondants aux équations suivantes et remplissez leur table de vérité :
• S= A∧B∧C∨D
• S=(¬ A)∨B∧¬( A∧¬C)
• S=(¬ A)∨B∧¬( A∧B)

Égalités
Lorsque l’on veut réaliser un circuit logique, on commence par établir sa table de vérité. Par
exemple, réaliser la table de vérité d’un additionneur 1 bit :

A B S1 S2

Désormais on sait dans quel état se trouve chaque sortie pour chaque combinaison d’entrées
possible. Écrivez l’équation complète d’un additionneur 1 bit pour S1 et S2.
L’équation produite est très longue. Heureusement, il est possible de la simplifié grâce à des
propriétés d’égalité. En voici une liste. Avant de simplifier l’équation de l’additionneur 1 bit, vous
allez vous exercer sur quelques exemples simples.

• Simplifiez les égalités suivantes en utilisant les propriétés listées.


Exemple :
• F=A∧¬B∨¬B∧C∨¬B∧¬ A
◦ F=¬B∧( A∨C∨¬A ) Distributivité du OU
◦ F=¬B∧( A∨¬ A∨C ) Commutativité du OU
◦ F=¬B∧(1∨C) Complémentation du OU
◦ F=¬B∧1 Élément absorbant du OU
◦ F=¬B Élément absorbant du ET
Vérifions :

A B C A∧¬B ¬B∧C ¬B∧¬ A F ¬B

0 0 0
0 0 1
0 1 0
0 1 1
1 0 0
1 0 1
1 1 0
1 1 1

Simplifiez de la même manière les équations suivantes :


• F=A∨(¬ A∧B)
• F=( A∧B)∨( A∧¬ B)
• F=(¬ A∨¬B)∨(¬ A∨B)∨( A∨¬B)
• F=( A∨B)∧( A∨C)
Pour allez plus loin…
• F=A∧B∧C∨ A∧¬B∧C∨ A∧B∧¬C
• F=(¬ A∨B)∧( A∨B∨D)∧¬ D
Revenons-en à notre additionneur.
• Simplifiez l’équation de votre additionneur 2 bits et dessinez le schéma obtenu.
Si vous avez terminé, essayez de dessiner la table de vérité d’un additionneur 2 bits A et B
acceptant une retenue R. Le fait de combinez plusieurs additionneurs 2 bits avec retenue permet de
créer des additionneurs à plusieurs bits. Simplifiez l’équation et dessinez le schéma.

La mémoire centrale
La mémoire centrale a pour rôle de stocker le programme (sous forme de liste d’instructions) et ses
données (générées lors de l’exécution de ce dernier). Le schéma ci-dessous représente les
principaux éléments de la mémoire centrale.
Chaque mot mémoire est une suite de plusieurs bits, et cet ensemble est référencé et accessible via
une adresse mémoire unique. Le bus d’adresse couplé à un démultiplexeur permet de sélectionner
un mot mémoire depuis son adresse. Le bus de commande permet de configurer les circuits internes
de la mémoire pour sélectionner l’opération de lecture ou d’écriture. En cas d’écriture, on peut
constater que chaque bit d’un mot mémoire est relié à un filin particulier du bus de données,
permettant de transférer l’intégralité du mot mémoire lu en un seul tic d’horloge.
• Donnez la relation mathématique entre la largeur du bus d’adresse L et le nombre d’adresses
disponibles.
• Dessinez le circuit combinatoire d’un démultiplexeur :
◦ S 1=A∧B
◦ S 2=¬ A∧B
◦ S 3= A∧¬B
◦ S 4=¬ A∧¬B
• Réalisez le circuit combinatoire d’une UAL tel que suit :
◦ Deux bits de données en entrée A et B (bus de données)
◦ Deux bits de commandes en entrée X et Y
◦ Une unique sortie en fonction des valeurs de X et Y :
▪ 0 – 0 : S= A∨B
▪ 0 – 1 : S= A∧B
▪ 1 – 0 : S= A⊕B
▪ 1 – 1 : S=¬( A∧B) 0
Les circuits séquentiels
Comment un circuit logique peut-il stocker une donnée en mémoire ? C’est à dire, comment un
circuit gravé dans le silicium qui ne changera jamais de structure peut-il altérer son état interne pour
stocker une donnée ? Nous allons parler des circuits séquentiels.

Un circuit séquentiel est un circuit logique pour lequel l’état des sorties dépend de l’état des entrées
mais aussi des sorties antérieurs. Ce type de circuit tient donc compte dans le temps des étapes
passées qu’il est capable de mémoriser. Tous ces circuits que l’on qualifie de bascules comprennent
donc un état de mémorisation qui permet de mémoriser la valeur de 1 bit.
Dans la figure ci-dessus, la sortie S est réinjectée à l’entrée du circuit. On parle de rétraction. L’état
du circuit va donc être influencé par l’état antérieur.

X1 X2 S F
0 0 0 1
0 1 S ¬S
1 0 0 1
1 1 1 0

Pour réaliser un mot mémoire (ici un registre), plusieurs bascules sont alignées comme le montre la
figure ci-dessous. Une bascule est un circuit séquentiel capable de mémoriser un bit. Nous ne
détaillerons pas leur fonctionnement ici. Sachez seulement que le circuit interne d’une bascule
admet plusieurs entrées de commandes (écriture, remise à 0, etc).

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