Cours Pathologie Soins II
Cours Pathologie Soins II
MINISTERE DE LA SANTE
SECRETARIAT GENERAL
Patron
COURS DE
COURS DE PATHOLOGIE
PATHOLOGIE ET
ET SOINS
SOINS
AA LL’USAGE DES
’USAGE DES ELEVES
ELEVES DE
DE LA
LA 2ème
2ème
ANNEE A2
ANNEE A2
1
2.2. Pathologies et soins.
" Mon corps pleure"
2
2.15. les médicaments utilisés en
gynéco
obstétrique,
2.16. les médicaments de l’appareil
génito-urinaire,
2.17. les cytostatiques ou
médicaments
anticancéreux.
Bibliographie :
PATHOLOGIE INFECTIEUSE
Plan du cours
Première partie : GENERALITES
2. Objectifs spécifiques
2.4 A la fin du cours, l’apprenant doit être capable d’expliquer par ses
propres mots l’évolution de chaque maladie infectieuse,
3
2.6 A la fin du cours, l’apprenant doit être capable d’identifier les
complications des maladies infectieuses,
4
Première partie : GENERALITES
II.1 Contagion
C’est la transmission de la maladie d’un sujet (homme, animal ou objet)
à un sujet sain.
II.2 Prophylaxie
C’est l’ensemble des moyens mis en œuvre pour empêcher la
propagation ou l’éclosion de la maladie.
II.3 Etiologie
C’est l’étude des causes et des conditions d’apparition des maladies.
Elle peut être intrinsèque ou extrinsèque.
II.4 Symptomatologie
C’est l’étude des symptômes ou signes de la maladie.
Il faut distinguer la symptomatologie de la sémiologie (ou séméiologie) qui
est l’étude des variations d’un symptôme en soi.
5
- La période d’état
- Le déclin ou terminaison
- La convalescence
II.6 Pathogénie
II.9 Diagnostic
II.10 Traitement
6
Deuxième partie :
DIFFERENTES MALADIES INFECTIEUSES
2.1.1 La Rougeole
2.1.2 La rubéole
2.1.3 La varicelle
2.1.4 La variole
2.1.5 Le zona
2.1.6 L’herpès
2.1.7 La poliomyélite
2.1.8 La rage
2.1.9 La fièvre hémorragique (Ebola)
2.1.10 La fièvre jaune
2.1.11 Le monkey pox
2.1.12 La dengue
2.1.13 Le sida
2.1.14 La grippe
2.1.15 Les oreillons
2.1.16 Les pneumonies atypiques (information)
2.1.17 Le virus du poulet (information)
2.1.18 Le virus de la vache folle (information)
2.1.19 Le charbon
2.2.1 La lèpre
2.2.2 La diphtérie (information)
2.2.3 Le tétanos
2.2.4 Le choléra
2.2.5 La shigelose (diarrhée sanguinolente)
2.2.6 La fièvre typhoïde ou paratyphoïde
2.2.7 La méningite
2.2.8 Les septicémies
2.2.9 Les rickettsioses : - Typhus exanthématique
- Typhus marin
2.2.10 La lèpre
2.2.11 La peste
2.2.12 Le botulisme
2.2.13 Les infections à staphylocoque
2.2.14 Les infections à streptocoque
2.2.15 La scarlatine (information)
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2.3 LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES
1.1 LA ROUGEOLE
8
1.1.1 Définition : C’est une maladie infectieuse aiguë ou encore une
fièvre éruptive, endemo – épidémique, due à un virus spécifique
unique. C’est la plus fréquente des fièvres éruptives de l’enfance.
1.1.3 Epidémiologie
Facteurs favorisant :
- Malnutrition
- Promiscuité
- Manque d’hygiène
- Couverture vaccinale insuffisante
a) Incubation : 9 à 14 jours
b) Invasion : 3 à 4 jours
Phase très contagieuse de la maladie marquée par :
- La fièvre : elle persiste toute la zone de cette période
Température de 39° à 40°. Elle est généralement le premier
signe de la rougeole et marque un début brutal.
Si la début de la rougeole est progressif, il est marqué par un
malaise général.
- Catarrhe occulo-respiratoire
- Une conjonctivite avec photophobie et larmoiement
- Une rhinite catarrhale avec éternuement et parfois
épistaxis
- Une toux aboyante avec une vois rauque, une angine et
injection des muqueuses labiales et de la bouche
- Signe de Köplik ou les tâches de Köplik : ce sont de fines
tâches blanches nécrotiques siégeant sur les muqueuses des
joues. On les voit au 3 ème ou 4ème jour de la période d’invasion.
Elles sont pathognomoniques.
9
- L’exanthème ou éruption cutanée apparaît 3 – 5 jours après le
début de la fièvre et dure 4 à 7 jours.
Elle commence souvent la nuit, derrière les oreillons, sur le
front, sur le cou, de là elle gagne le tronc et les membres.
- Les éléments de l’éruption cutanée de la rougeole sont de
petites tâches légèrement saillantes sur une peau foncée
(maculo-papules)
Ils forment des plaques laissant toujours entre elles un
intervalle d’une peau saine.
d) Évolution
1.1.5 Diagnostic
- Formes symptomatiques
- forme frustres : symptômes atténues parfois sans
éruption
- forme maligne : éruption intense avec fièvre et délire
- forme hémorragique avec hémorragies multiples,
cutanées et
Viscérales (rougeole noire)
- Formes selon terrain
- rougeole des nourrissons : très grave
- rougeole de la femme enceinte avec :
- souvent avortement au 1er mois de
grossesse
- accouchement prématuré en fin de l
grossesse avec parfois la rougeole
congénitale
1.1.7 Complications de la rougeole
10
- adénopathies cervicales modérées
- otite moyenne
- encéphalite (rare)
- noma : ce sont des stomatites soit ulcéreuses soit
gangreneuses, parfois mutilantes
- gastro-entérite avec déshydratation
- malnutrition
1.1.9 Traitement
1.1.10 Prophylaxie
11
o Surveiller les signes vitaux surtout la courbe
de la température
o Désinfecter les nez (gouttes nasales)
o Instiller les gouttes ophtalmiques
o Administrer le traitement prescrit
o Surveiller la réhydratation de l’enfant
1.2 LA RUBEOLE
1.2.3 Épidémiologie
a) Réservoir
c) État :
12
L’éruption commence au village et s’étend en 24 heures au
moins, au tronc, aux membres supérieurs et inférieurs. Elle ne
dure que 1 à 3 jours au maximum et disparaît dans l’ordre de
son apparition. Pas de desquamation, elle donne aux joues une
teinte rouge vif.
1.2.6 Complications
a) Encéphalites
b) Arthrites
c) Purpura thrombopénique
d) La mort fœtale : si la femme enceinte est atteinte par la rubéole
avant la dixième semaine de la gestation, le nombre des
avortements augmente 20,4%.
e) La mortalité périnatale : si la rubéole apparaît chez la femme
enceinte avant toujours la dixième semaine de la gestation, la
mortalité périnatale atteint 9%.
f) Les malformations congénitales : leurs signes sont
- un faible poids du nouveau né à la naissance : poids inférieur à
2.500 grs (50 à 80 %), mais la durée de grossesse est normale
- les anomalies cardiaques : la persistance du canal artériel est
l’anomalie la plus fréquente puis les C.I.V, la tétralogie de
Fallot
- les anomalies de l’œil : cataracte bilatérale 70 % des cas
- déficit de l’audition : ou surdité congénitale.
13
Avec la scarlatine : Angine rouge de la scarlatine, la glossite avec un
aspect typique de V rouge et circonscrivant un triangle blanc, n’existent
pas dans la rubéole où la desquamation fait aussi défaut.
1.2.8 Traitement
- préventif : vaccination
- en cas d’épidémie de la rubéole :
. éloigner les femmes enceintes de source de
contage
. faire un séro – diagnostic de tous les sujets sains
. isoler les malades
- il n’y a pas d’antibiotiques spécifiques connus contre ce virus.
1.3 LA VARIOLE
1.3.3 Contagion
- Directe : par l’air expiré par le malade varioleux, par les
gouttelettes de Flügge.
- Indirecte : par les croûtes transportées par le vent, les
mouches, les vêtements ou les mains d’une tierce personne.
1.3.4 Clinique
Période d’incubation : elle est comprise entre 9 et 15 jours
En moyenne, elle est de 14 jours, à retenir car ce délai est
exceptionnellement dépassé. Ainsi, 14 jours après contact un
varioleux, le sujet ayant eu ce contact est considéré comme hors
d’ennuie.
Invasion (4 jours)
- Signes généraux :
. Fièvre : température 40° précédée d’un grand frisson
. Douleur : brusque et violente, céphalées rebelles et
rachialgies-
facies vultueux.
. Troubles digestifs : vomissements
. Troubles respiratoires : dyspnée d’ordre toxique
14
. Catarrhe occulo – respiratoire
. Rash préeruptif
- Formes clinique
a) Variole grave :
- F. Confluentes avec coma au 12ème jour
- F. Malignes due à une haute virulence des virus, exception
faite de toutes complications. La dyspnée, les douleurs
nerveux et surtout les hémorragies sont les éléments de la
malignité
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- F. Hémorragique primitive avec hyperthermie – dyspnée
violente – coma et mort par collapsus (foudroyant).
- Diagnostic
- Traitement de la variole
1) Préventif
- isolement de tout cas de variole
- déclaration obligatoire du cas identifié de variole
- vaccination de la population saine avec du vaccin
antivariolique
- les règlements internationaux ont rendu obligatoire
l’inspection sanitaire des aérodromes, des bateaux et des
frontières entre pays pour que voyageur soit mis au point de
vue vaccination antivariolique
Il faut savoir que l’on n’est pas deux fois atteint par la variole.
De ce fait, en période de l’épidémie, il serait inutile de vacciner
contre la variole celui qui en a déjà souffert, mais ce sujet déjà
immunisé contre la variole pour l’avoir eu, reste toujours
capable d’en assurer une transmission indirecte.
Sérothérapie : se fait pour les individus sains ayant eu des
contacts avec les malades varioleux.
1.4 LA VARICELLE
16
1.4.1 Définition : La varicelle est une maladie infectieuse aiguë,
épidémique due au virus et caractérisée par une éruption vésico –
buleuse à poussées successives et observées surtout chez l’enfant.
1.4.3 Epidémiologie
17
vésicules séparées par un délai de deux à quatre jours. Les éléments sont
d’âges évolutifs et différents.
1.4.6 Complications
- Les complications locales de surinfection : érysipèle, adénites
suppurées par le grattage
- Complications des voies respiratoires : laryngite, pneumonie
- Complications oculaires
- Néphrites
- Nerveuses : encéphalite
1.4.8 Diagnostic
Il est surtout clinique : de part les éléments éruptifs
Diagnostic différentiel : il se fera avec :
- Le prurigo strophulus : son éruption est diffusée, respecte le
cuir chevelu, affecte la paume des mains et la plante des
pieds.
- Le pemphigus infectieux ou l’impétigo bulleux
- La variole
1.4.9 Traitement
a) Préventif
- isolement du malade en box jusqu’à la dessiccation
- soins du corps avec des solutions antiseptiques
- désinfection du rhino-pharynx
- antibiotiques contre les complications
b) curatif : nul
Pédiatrie : en cas d’éruption sur tout le corps, température élevée
38°, il faut éviter que l’enfant se gratte et tenir sa peau dans une
grande propreté, sans oublier de l’isoler.
18
1.5 LE ZONA
1.5.2 Étiologie
L’agent du zona est le virus identique à celui de la varicelle. Ce virus
se localise sur un ganglion spinal, sur la racine postérieure correspondante
et sur la portion de la moelle épinière adjacente à cette racine. La
pénétration du virus dans l’organisme se fait par le pharynx.
1.5.3 Symptomatologie
Nous prendrons pour type de description le zona intercostal qui est très
fréquent.
Début : phase pré éruptive d’une durée de 2-4 jours, marquée par :
- Une légère augmentation de température avec céphalée et
malaise,
- Une vive douleur intercostale, unilatérale, à topographie
radiculaire, avec à l’examen une hyperesthésie cutanée,
- Adénopathie axillaire légèrement douloureuse. Cette phase
peut parfois manquer et c’est l’éruption qui seule permettre
d’affirmer le diagnostic
État :
- L’éruption : d’ores et déjà remarquable par sa topographie :
. strictement unilatérale, ne dépassant pas la ligne
médiane
. Radiculaire
- Signes associés
° Les douleurs ayant la même topographie que l’éruption,
d’intensité
variable, elles sont à type de brûlure ou de cuisson
° L’examen montre :
. une adénopathie axillaire unilatérale, peu volumineuse
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. des signes neurologiques consistant surtout en
une hypoesthésie ou une anesthésie dans le territoire de l’éruption,
contrastant avec la douleur spontanée (anesthésie douloureuse)
Evolution :
Formes symptomatiques
- formes érythémateuses pures (sans vésicules)
- formes où l’éruption est réduite à un seul placard
- formes sans éruption (douleurs radiculaires, adénopathie et
éventuellement réaction méningée).
- Formes hémorragiques
- Formes à localisations multiples, voire bilatérales ou générales
(exceptionnelles).
20
Formes selon l’âge
- enfant :Zona souvent indolore, fébrile, avec éruption intense
- vieillard : Zona très douloureux avec la fréquence des algies
post-zostériennes.
1.5.5 Complications
- les algies post-zostériennes
- les complications oculaires du zona ophtalmique
- l’infection de l’éruption est rare
- les paralysies zostériennes, surtout dans les zones des nerfs
crâniens
(paralysie faciale en particulier) et dans les zonas des membres.
1.5.6 Diagnostic
Facile, basé essentiellement sur la morphologie et surtout sur la
topographie strictement unilatérale de l’éruption.
1.5.7 Traitement
Essentiellement symptomatique :
a) local :
lésions cutanées : s’abstenir de toute thérapeutique inutile ou
irritante.
Il faut plutôt talquer et désinfecter avec un antiseptique doux
lésions ophtalmologiques : il faut instiller des collyres anti-infectieux
éventuellement un pansement occlusif.
b) général :
- Antalgique : Aspirine, Novalgine
vitamine B1 et B12
sédatifs divers
antihistaminique
- Antibiotique : contre les surinfections
- Pour les algies post-zostériennes, outre les antalgiques
banaux : Lévomépromazine (Nozinan), Novocaïne locale ou IV,
Zadiothérapie et parfois neurochirurgie
- Spécifique : efficacité incertaine : virustat.
21
- la désinfection des mains du personnel soignant
- assurer une bonne surveillance pour reconnaître de manière
précoce des complications.
1.6.2 Etiologie
- l’agent pathogène de la Poliomyélite est un virus. Il lest l’un
des plus petits virus que l’on connaisse : 15 à 20 millimicron. Il résiste
bien au froid et aux antiseptiques, mais il détruit par la chaleur à 50°C.
- on en distingue actuellement trois types entre lesquels il
n’existe pas d’immunité croisée :
type I ou Brunhilde
type II ou Langsing
type III ou Léon
1.6.3 Epidémiologie
Le type Branhilde est le plus souvent mis en cause : 85% des cas.
Le virus de la Poliomyélite est présent éliminé massivement dans les selles
pendant les deux premières semaines de la maladie
1.6.4 Contagion
- La contagion directe est possible par les sécrétions rhino-
pharyngées, mais en pratique, elle est exceptionnelle.
- La contagion est habituellement indirecte, avec la pénétration
du germe par la voie digestive
- La contamination se fait à partir des matières fécales, par
l’intermédiaire de l’eau souillée dans laquelle le virus demeure
très longtemps virulent. Les aliments peuvent être également
souillés par l’intermédiaire des mouches et des mains sales.
- Le virus se multiplie dans l’intestin et passe ensuite dans la
circulation générale. Il faut surtout noter la fréquence des
formes inapparentes de la maladie et le rôle primordial que
jouent ces formes dans la propagation de l’affection.
- La Poliomyélite atteint avec prédilection les jeunes enfants de
2 à 4 ans, mais aussi les adolescents. Elle survient par cas
sporadiques et par vague épidémique, en général pendant la
saison chaude.
- Une première atteinte confère une immunité durable.
1.6.5 Clinique
Type de description : forme spinale ou paralysie infantile classique.
22
1. Incubation : silencieuse, sa durée est difficile à préciser : 4 à 5
jours en moyenne
2. Invasion ou période pré paralytique : dure en moyenne 3 à 4
jours, délai extrême 1 à 10 jours
a) signe de Lasègue
douleur lorsqu’on tente d’amener un membre inférieur à l’angle droit
par rapport au tronc tut en maintenant le genou en extension
b) signe du Tripode
lorsqu’on tente d’asseoir l’enfant, en le soulevant par des épaules, il
réagit en rejetant sa tête en arrière et en prenant un appui sur le lit
ave ses membres supérieurs pour se soutenir.
- Un syndrome méningé parfois, comportant céphalées, raideur de la
nuque et signe de Kernig, souvent difficile à apprécier à cause du
syndrome douloureux.
- De trouble de sphincter non constants : rétention urinaire, rarement
incontinence.
23
faisceaux peuvent être épargnés, et dans un groupe, certains
muscles peuvent être respectés.
Néanmoins, deux muscles sont touchés avec une fréquence
particulière : ce sont le jambier antérieur et le deltoïde.
Leur caractères témoignent de leur origine périphérique. Ce sont des
paralysies flasques avec atrophie musculaire et conservation de la
sensibilité
24
Les accidents respiratoires constituent la principale cause de mort
au cours de la poliomyélite. Ils peuvent relever de différents mécanismes
qui sont :
- la paralysie des muscles respiratoires
- l’obstruction des voies aériennes consécutive à la paralysie de
la déglutition
- l’atteinte des centres respiratoires bulbaires
- en plus du risque immédiat de la mort par asphyxie, les
formes respiratoires de la poliomyélite comporte un risque
d’infection pulmonaire surajoutée, d’autant plus important que
l’encombrement bronchique est plus accentuée.
1.6.7 Diagnostic
En présence de paralysie, il est généralement faciles sur les seules
données cliniques
A la période d’invasion et dans le cas de formes non paralytiques, il
au contraire très difficile
La notion d’épidémie est d’intérêt capital, de même que l’étude du
LCR
La mise en évidence du virus par culture est devenue possible grâce
aux techniques récentes
Les tests sérologiques peuvent être utilisés.
1.6.8 Traitement :
Il est purement symptomatique. A la phase pré-paralytique, la
suspicion du diagnostic commande le repos absolu au lit dans l ‘espoir de
minimiser l’atteinte paralytique.
25
1- Traitement des paralysies des Membres : comporte différents
éléments
* dès le 1e jour, prévention des déformations dues aux rétractions :
- mobilisation passive, précoce et douce
- fixation des membres en bonne position
- éviter la chute du pied en équin
- proscrire la position assise trop précoce, source de scolioses
ultérieures
* bains chauds pour atténuer les douleurs et lutter contre les troubles
vasomoteurs
* restauration de la force musculaire par la mobilisation passive et active
méthodiques portant sur chacun des muscles paralysés.
* réadaptation fonctionnelle persévérante.
* appareillage provisoire ou définitif et éventuellement chirurgie
orthopédique.
2- Traitement des accidents respiratoires
Il est dominé par deux impératifs
1) Assurer la perméabilité des voies respiratoires :
- Supprimer l’alimentation par la bouche
- Mettre le malade en position déclive
- Aspiration pharyngée
2) Assurer la ventilation correcte : on recours ;
- Soit au poumon d’acier, dans les paralysies des muscles
respiratoires sans obstruction du carrefour aéro-digestif
- Soit, le plus souvent actuellement, à la respiration artificielle
par insufflation trachéale après trachéotomie.
1.6.9 Prophylaxie :
1° Mesures générales : elles ont trait à la surveillance des agents de
contamination indirecte :
- protection de l’eau potable
- surveillance de l’eau potable
- évacuation des eaux souillées
- interdiction de se baigner dans les rivières considérées comme
dangereuses
2° Mesures au tour du malade
- isolement
- désinfection du malade et on entourage : Rhino-pharynx,
selles, linges,
3° Sérothérapie préventive
Gamma-globulines standard à forte doses : 60-70 mg /Kg, le plus
souvent précocement possible chez des sujets non vaccinés
26
4° Vaccination
La vaccination est l ‘élément primordial de la prophylaxie
antipoliomyélitique. Elle peut être pratiquée,
o Soit par injection SC à l’aide du vaccin inactivé ; « le vaccin
Lépine »
o Soit par administration orale du vaccin atténué, « vaccin
Sabin » ; elle peut être associée : [Link]
5° Déclaration obligatoire.
1.7 L’HERPES
1.7.3Epidémiologie
La primo-infection herpétique
C’est une maladie autonome, propagée par les contacts corporels et
sexuels.
Incubation : 3 à 4 jours
Elle se présente le plus souvent sous forme de gengivo-stomatite chez
l’enfant. Les anticorps antiherpétiques circulants traversent la barrière
placentaire.
L’herpès secondaire
Il apparaît le plus souvent au cours d’une infection aiguë mais suivant
une fréquence inégale. Habituel au cours des Pneumococcies, des
Méningococcies, des spirochétoses, des grippes, des accès palustres, il
peut être secondaire à des chocs humoraux, à des traumatismes.
Herpès récurrent
Il est représenté par l’Herpès cataménial, l’Herpès du coït. Ses
localisations principales sont faciales, génitales ou fessières
1.7.4Symptomatologie
L’éruption est précédée de quelques heures par :
Début :
- Un prurit
- Des fourmillements
- Une sensation de brûlure locale
- Parfois de phénomènes névralgiques plus ou moins intenses
dans le territoire où va apparaître l’éruption.
L’éruption :
27
L’éruption herpétique est en « bouquet » de 6 à 12 éléments reposant
sur une base érythémateuse mais souple. Elle siège autour des orifices,
son contour est polycyclique.
Le fond des ulcérations est rouge vif au début, puis il se forme une
petite croûte sur la peau, tandis que sur la muqueuse, il se forme une
pellicule jaunâtre.
La rupture et dessiccation des vésicules se font en quelques jours avec
souvent une guérison en 8 à 15 jours.
1.7.5Traitement
a- Traitement curatif :
1- local : - solution antibiotique pour prévoir la surinfection.
- collyre antibiotique dans le cas de l’herpès oculaire.
2- général: - antibiotique pour prévenir ou traiter la surinfection
- vitamines B à hautes doses, salicylés et antalgiques
- acide ascorbique intraveineux
- œstrogène pour les herpès vulvaires
- traitement d’un éventuel terrain allergique.
b- Traitement préventif:
vaccin antiherpétique inactivé de Lépine
les gamma-globulines en cas d’herpès maternel pour prévenir
l’herpès du nouveau-né
recherche préalable de la sensibilité du sujet par IDR (intra dermo
réaction) à l’antigène herpétique dilué au 1/100e.
1.8 LA RAGE
1.8.4 Clinique
1) Chez l’homme :
a) Incubation : deux semaines à 3 mois, silencieuse
b) Invasion :
- céphalées
- troubles de caractères
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- troubles spasmodiques respiratoires
- puis laryngés et pharyngés, en accès survenant surtout à la
déglutition de liquide (accès hydrophobique)
- hydrophobie
c) Etat :
- hypersensibilité à la lumière et aux bruits
- hyperesthésies cutanées
- tremblements et secousses musculaires en accès du type
tétanique
- souvent délire avec excitation furieuse, écoulement de bave
- déshydratation
- entre les accès de rage, la lucidité est totale
- fièvre ascendante, sueurs, puis en quelques jours paralysies et
en coma ou collapsus.
* Le chien :
- pendant 2 à 3 jours, tristesse, indifférence apathie, sauf chez
le jeune chien qui assez souvent garde sa gaieté
- puis crise de fureur sans cause apparente, et vers le 5 e ou le 6e
jour commence les 1ers spasmes hydrophobiques. A cette
époque l’animal tend à s’enfouir et à mordre tout le monde (y
compris son maître) ou à avaler tout ce qui lui tombe sous les
dents, il erre ça et là.
* Le chat :
Les crises furieuses commencent dès le début.
A l’autopsie, on trouve dans l’estomac de ces animaux divers
objets mordus et lacérés, qui sont un bon signe de présomption
de rage.
1.8.5 Pronostic :
Mortalité :100% si rage déclarée
Mortalité : 1% si traitement avant confirmation
DD : - Tétanos
- Delirium tremens
1.8.7 Traitement
Il n’existe pas de traitement de la rage déclarée. Le traitement sera
donc uniquement préventif.
29
- nettoyer soigneusement la plaie de morsure
- désinfecter avec de l’alcool dénaturé ou iodé
- faire un pansement de la plaie sans suturer
- vaccination anti-rabique
- sérovaccination dans les cas graves
- sérum et vaccin antitétanique
- antibiothérapie de couverture
- neuro-sédatifs (Diazépam, Largactil, Luminal, …)
- myorelaxant (décontractyl)
- analgésiques et antipyrétiques (Fortal, Dipyrone)
- isoler le malade dans une chambre calme et éviter le contact
avec l’eau
- perfusion avec le sérum glucosé à 5 % et hypertonique avec
vitamines.
1.8.8 Prophylaxie
vaccination au vaccin antirabique
isoler le malade pour éviter toute morsure
abattre tout chien errant
traiter soigneusement toute plaie de morsure même minime
soit-elle.
1.9 LA FIEVRE HEMORRAGIQUE (EBOLA)
1.9.2 Etiologie : L’agent causal est le virus d’Ebola. Ce virus est très
sensible à ma chaleur et à la lumière.
1.9.4 Physiopathologie
Le réservoir de virus étant l’homme et le signe, la personne saine
entre en contact avec la maladie.
30
1.9.5 Autres arboviroses
a) Dengue
Est un arbovirose dont la source d’infections reste l’homme. La
transmission est par la piqûre des moustiques (Aèdes infectés).
Incubation : est de 3 à 14 jours
Début de fièvre : aiguë avec frisson, fièvre, céphalées, douleurs
oculaires, , arthralgies, éruptions cutanées.
La température : diminue 2 à 4 jours après, l’asthénie physique est
importante.
Tableau clinique :
- température élevée avec courbatures
- myalgies intenses
- vomissements, troubles digestifs
- diarrhée
- enathème, exanthème, ulcération buccale, oedèmes
- syndrome hémorragique
- atteinte rénale, hépatique et cardiaque
1.9.7 Traitement
a) Préventif
- prendre de précautions d’hygiène personnelle et collective en
évitant toutes contaminations du personnel soignant et des
autres membres de la famille du malade,
- éviter l rapport sexuel avec la personne suspecte,
31
- contrôler sévèrement les conditions de transport du malade ou
des personnes suspectes,
- isoler le patient dans un pavillon et ne le soigner qu’avec une
équipe spécialisée qui doit se munir des vêtements de
protection,
- isoler la zone atteinte pendant la période de la maladie et la
durée du traitement jusqu’à son éradication,
- éduquer la population sur le contact avec le suspect,
- isoler le malade et éviter tout contact avec ce dernier ( non
protégé)
b) Curatif
- pas de traitement spécifique contre la maladie
c) Symptomatique
- analgésiques
- antipyrétiques
- antidiarréiques ou antivomitifs
- hémostatiques,………
Remarques :
La fièvre hémorragique d’Ebola tire son origine en République
Démocratique du Congo. Elle a été découverte pour la première fois en
1976 au nord de l’Equateur et au sud du Soudan.
1.10.3 Epidémiologie
- le virus vit chez certaines espèces de signes de grandes forêts
tropicales d’Amérique Latine et d’ Afrique,
- le vecteur est un moustique Aèdes Aegypti ou Stegomya
Fasciata, suçant le sang d’un sujet atteint durant les 3
premiers jours de sa maladie, il devient infectant au bout de
10 jours et le reste toute sa vie.
En se nourrissant par la suite sur des individus sains, il leur
transmet la maladie.
- L’homme est contaminé par la piqûre d’un Aèdes infesté par le
virus,
32
Il peut, par l’intermédiaire d’autres moustiques, transmettre à
nouveau la maladie à d’autres hommes.
On distingue la forme sylvestre de la maladie (des forêts) et la
forme urbaine ou portuaire (des villes ou des ports).
- Autrefois, la fièvre jaune a provoqué des ravages sur la côte
occidentale d’Afrique et aux Amériques.
- La contagion : la transmission est indirecte. Elle est rarement
directe et accidentelle (accident de laboratoire).
1.10.5 Symptômes
c) Etat :
- Après cette phase rouge et stade septicémique, vient une
phase de rémission au 4e jour avec chute de température
brusque et régression des symptômes durant quelques
heures.
33
1.10.6 Pronostic : la mortalité varie de 10 à 80 %.
1.10.7 Diagnostic : essentiellement clinique et doit être rapide pour
éviter la
diffusion de l’affectation
1.10.8 Traitement :
- Symptomatique
Administration de sérum glucosé, de diurétique, de
tonicardiaque, d’antihémorragique, d’extraits de foie.
1.10.9 Prophylaxie
Mesure générale
- isoler le malade, le mettre à l’abri des moustiques
- détruire les larves de stegomyas et des gîtes près d’habitation
Mesure individuelle
- La vaccination anti amarile reste le meilleur traitement
préventif de la fièvre jaune et est valable pour 6 ans.
1.11.3 Epidémiologie
- Transmission inter humaine est relativement faible
- Transmission à l’homme par morsure ou contact avec le sang
d’un animal contaminé
1.11.5 Traitement
- symptomatique
- pas de traitement spécifique
1.12 DENGUE
1.12.3 Epidémiologie
- contagion indirecte par des moustiques du genre d’Aèdes
34
- vecteur, moustique.
a) Incubation : 3 à 10 jours
b) Invasion : début brutal avec une température de 40°C, céphalées
intenses, douleurs retro – oculaires, douleurs musculaires et
articulaires généralisées, face congestive, rachialgie.
c) Période d’état : éruption maculo – papuleuse sur le tronc entre le
3ème et 5ème jour de la maladie puis sur la face et aux extrémités,
adénopathies, anorexie, constipation, altération des sensations
gustatives. Chez les jeunes enfants, une atteinte des voies
respiratoires supérieures.
d) Fin de la maladie : la guérison se fait d’ordinaire sans quelles.
e) Convalescence : la convalescence est longue marquée surtout par la
fatigue, une intense dépression psychique, desquamation de la
peau.
Examens paracliniques ou de laboratoire relèvent une leucopénie
(glbl leucopénie)
f) Complications : au cours d’épidémie, peuvent apparaître des formes
hémorragiques mortelles
g) Traitement :
- Préventif : lutte contre la dissémination du virus, lutte contre
les moustiques en pulvérisant des insecticides.
- Traitement symptomatique : repos au lit, diète hydrique
rigoureuse, analgésique.
1.13 LE SIDA
35
par une entente internationale que ce virus soit en Français « le virus
d’immunodéficience humaine », VIH
1.13.4 Pathogénie
Comme tous les virus, le virus du SIDA ne peut vivre qu’à l’intérieur
des cellules vivantes. Sa particularité est de choisir ses cellules-hôtes.
Ces cellules sont des lymphocytes (le virus du SIDA intervient sur le
groupe des lymphocytes T-Helper ou T4 et aussi sue les T-suppresseur ou
T, considérées comme chef d’orchestre et l’Etat major de la défense
naturelle.)
Les différentes modes d’action de défense à déployer en cas
d’attaque initiées et coordonnées par ces cellules. Ce qui veut dire que la
diminution en nombre ou la disparition de T-Helper et T-Suppresseur
désorganise le système immunitaire or l’action du virus du SIDA a comme
conséquence la destruction des T-Helper et T-Suppresseur, ainsi, la
personne infectée devient fragile vis-à-vis infections variables,
mycosiques, parasitaires et certaines infections bactériennes.
Le manque de défense immunitaire ou immunodéficience causé par
le virus du SIDA est acquis ( c à d non congénital) et entraîne une série
des symptômes qui constituent le syndrome du SIDA.
1.13.5 Epidémiologie
- La transmission du SIDA est directe par contact direct sexuel et
indirect par objets contaminés : aiguilles ou seringues non stériles
ou transmission du sang ou des dérivés du sang contaminé.
- Elle peut se faire également de la mère à son enfant à travers le
sang ou à travers le lait maternel.
Facteurs favorisants :
La promiscuité sexuelle (constitue un facteur très favorisant c a d la
situation d’un homme ou d’une femme qui se livre aux relations sexuelles
non protégées fréquentes avec des partenaires multiples, variés et
souvent occasionnels.
Les prostituées sont des personnes à risque. Le malade africain n’est pas),
homosexualité, toxicomanie.
1.13.6 Clinique
On distingue deux grands groupes des manifestations de SIDA :
- les manifestations générales et non spécifiques
- et les manifestations systématiques
36
- L’anorexie: souvent présente, le malade mange peu et il est
rapidement rassasié.
- La fatigue, l’asthénie, le malaise.
Au début, la fatigue après un effort, parfois même sans effort.
L’asthénie s’installe au stade avancé de la maladie. Courbature,
myalgie, arthralgie et amaigrissement progressif sans cause.
La transpiration abondante parfois, nocturne, avec impression de
chaleur dans tout le corps.
1° digestives :
- la diarrhée est la plus importante, dans 70% des cas africains. Elle
subite et sans cause apparente. Les selles sont nombreuses, jusqu’à
10x /jour ou plus. Elles sont liquides, rarement sanguinolentes ;
l’émission est sans douleur abdominale. Elle est parfois
accompagnée de vomissement et rarement de fièvre. C’est une
diarrhée chronique, intermittente ou épisodique.
La candidose bucco œsophagienne entraîne parfois la dysphagie
chronique.
2° respiratoires :
- la toux est le principal symptôme respiratoire. Elle peut
s’accompagner d’une rhinite chronique, des douleurs thoraciques,
de fièvre et rarement de dyspnée.
3° cutanéo-muqueses
Très fréquentes en Afrique, 45% des cas. Le pririgo et la candidose
sont les plus importants.
Le Zona, l’Herpès génito-anal chronique et des nodules de Kaposi
généralisés, bien que moins fréquents ont une valeur diagnostique
pathognomonique.
4° ganglionnaires
Les localisations habituelles sont les régions cervicales, retro-
oriculaires, sous-mandibulaires, axillaire et inguinale. Leur apparition
en général annonce une infection HIV.
5° neurologiques
La céphalée est le symptôme principal. Elle annonce une
Cryptococcose cérébro-méningée ou une toxoplasmose cérébrale.
Elle est tenace, violente, presque insupportable. Elle s’accompagne
parfois d’agitation et d’insomnie
6° cardio-vasculaires
37
Peu fréquentes, quelques atteintes myocardiques et péricardiques
ont été signalées.
1.13.7 Diagnostic
Le diagnostic peut être sérologique ou symptomatique :
1° diagnostic sérologique :
On peut diagnostiquer la présence du VIH (virus du SIDA) dans
l’organisme par la mise en évidence des anticorps anti VIH dans le sang.
Il existe pour cela différents tests :
- ELISA
- HIVCHEK
- TESTPACK
- SERORIA
2° diagnostic clinique :
Incubation 3 mois et plus (incubation longue). A cause de manque
d’équipement adéquat dans beaucoup des régions d’Afrique et des pays
en voie de développement, le SIDA se définit en terme de symptômes et
des signes cliniques.
38
- Signes neurologiques
SIDA = 1 signe mineur
Affections pathognomoniques ou spécifiques :
- Kaposi généralisé
- Cryptococcose méningée
SIDA = 1 signe mineur
1.13.8 Evolution : fatale
Elle fonction de plusieurs facteurs :
1/ Infection HIV
L’évolution est mal connue à cause de l ‘histoire encore très récente du
SIDA. Cependant en Afrique, certaines observations font penser que le
porteur peut rester longtemps asymptomatique
La longueur de l’évolution est probablement fonction de plusieurs facteurs
encore inconnus dont certains accélèrent, tandis que d’autres freinent ou
ralentissent cette évolution.
2/ SIDA maladie
La maladie déclarée et diagnostiquée évoluera souvent à des périodes
d’accalmie.
Cependant, l’évolution peut s’accélérer avec l’apparition des infections
opportunistes intervenant dans le système nerveux central.
Dans ce cas, elle est courte, pouvant aller jusqu’à 6 mois. En dehors de
cas neurologique, la maladie peut évoluer pendant 5 ans ou plus.
Jusqu’à ce jour, elle est toujours fatale, 45% des malades meurent 1 an
après le diagnostic.
1.13.9 Traitement
Le traitement du SIDA est de deux ordres :
Contre le virus et contre l’immunodéficience. Certains médicaments se
sont révélés efficaces soit contre le virus, soit contre l’immunodéficience
39
- L’Imuthiolo (DTC)
- L’Interferon alpha
- L’Interleukin-2
INFECTION TRAITEMENT
- Virales
Zona Acyclovin (Zovirax)
Herpès simplex Acyclovin (Zovirax)
Cytomégalovirose Canciclovir
Hépatites En fonction de la cause
- Bactériennes
Classique
Tuberculose Classique
Salmonellose Classique
Shigellose Classique
Syphilis Classique
Gonococcie
- Mycosiques Daktarin gel oral, Ketoconazole
Antimycosiques
Candidose Amphotericine B+, 5-Fluo-
Mycose de la peau Cytosine
Cryptococcose
- Parasitaires Septrim ou Bactrim
Pyriméthamine + Sulfadiazine
Pneumocystose
Maloprim
Toxoplasmose
Cryptosporodiose
Classique
Esosporose
Classique
Helminthiase (vers)
Paludisme
1.14 LA GRIPPE
40
1.14.1 Définition : C’est une maladie infectieuse, contagieuse, pandemo-
épidémique, due à un virus filtrant spécifique.
1.14.3 Epidémiologie
La contagion directe, par des gouttelettes de Flügges. Le virus
grippa ne la résiste jamais en dehors de l’organisme. La contagiosité
commence dès l’invasion et ne persiste pas au-delà de la période fébrile.
La grippe est une maladie de tous âges.
1.14.4 Symptomatologie
c/ Etat :
Une fois déclarée, elle se caractérise par l’association d’un syndrome
nerveux, d’un syndrome infectieux et d’un catarrhe des muqueuses.
- Syndrome nerveux :
céphalées violentes, s’irradiant aux sinus frontaux et maxillaires
courbatures généralisées à tous les muscles
asthénie intense
- Syndrome infectieux :
Fièvre généralement élevée
Tachycardie, la courbe de température s’abaisse assez souvent,
mais pas toujours, vers le 3e ou le 4e jour pour reprendre ensuite,
dessinant ainsi le V grippal.
- Catarrhe oculo-nasal :
La gorge est rouge
Il existe de la dysphagie
La toux intense
La langue blanchâtre, anorexie, parfois vomissement
Des épistaxis sont parfois fréquentes
41
- Le laboratoire montre habituellement une leucopénie avec
Mononucléose relative
d/ Evolution :
1.14.5 Complication
Le virus grippal favorise souvent e développement de germes
associés qui sont responsables de la plupart des complications de la
grippe.
1- Complications pulmonaires : Sont les plus importantes et forment la
gravité de la grippe
- congestion pulmonaire ou pleuro-pulmonaire ;
- pneumopathies latentes
- broncho-pneumonies grippales ;
- oedème aigu du poumon, grippal
- apoplexie pulmonaire grippale
3- Complications nerveuses :
prostration
réactions méningées
méningites purulentes à Streptocoques, à Pneumocoques ou à
bacille de Pfeiffer
4- Complications digestives :
- vomissement
- diarrhées sévère
- hémorragie intestinale parfois
5- Autres complications :
- Défaillance cardiaque grippale : mort par syncope ou Collapsus
- Néphrites grippales
- Complications oculaires
42
- Grippe du vieillard : grâce pare ses localisations pulmonaires
et son retentissement cardiaque.
1.14.7 Diagnostic
- clinique : fondé sur les signes cliniques
- laboratoire : recherche de Hirst pratiquée sur deux échantillons de
10 ml de sang prélevé à 10 jours d’intervalle.
1.14.8 Traitement
> Formes bénignes :
Repos au lit, diète hydrique, boissons chaudes et abondantes
Désinfection rhino-pharyngée
Antipyrétique : Aspirine, Antipyrétiques, etc.
Expectorant
Vitamine C
1.14.9 Prophylaxie
- l’isolement du malade. C’est la seule précaution nécessaire
dans la grippe non compliquée, étant donné la fragilité du
virus grippal
- vaccination antigrippale : ses indication sont restreintes à
cause de la durée très limitée de son immunité (environ 1 an),
et de l’impossibilité de préparer à l’avance un vaccin,
sûrement actif contre une épidémie future (apparition
constamment renouvelée de souches douées des propriétés
antigéniques nouvelles).
1.15.3 Epidémiologie
Par des gouttelettes de Flugge, la contamination est directe.
Porte d’entrée : la voie respiratoire et les conjonctives de l’œil
43
1.15.4 Pathogénie
Certains pensent que la multiplication du virus se ferait au niveau de
la porte d’entrée suivie d’une virémie.
Les glandes parotides et d’autres glandes salivaires ne seraient que des
voies d’élimination et des portes d’entrée des virus.
1.15.5 Clinique
a/ Incubation : 18 à 21 jours
b/ Invasion : 12 à 36 heurs, assez silencieuses chez les enfants,
marqués de fièvre avec frisson, un peu de malaise général ou de
vomissement chez l’adulte.
- parfois, en période d’épidémie, certains signes plus précis tels que :
légère dysphagie
difficulté à marcher
otalgie vive
peuvent orienter le diagnostic.
- les points douloureux de Rillet et Barthez doivent être recherchés
1° le point douloureux situé au niveau de l’articulation temporo-
maxillaire
2° le point douloureux situé à la pointe de la mastoïdite (derrière
l’oreille)
3° le point douloureux situé à l’angle de la mâchoire
- la gorge est rouge, avec parfois un endroit pultacé
l’embouchure du canal de Sténon est tuméfiée, rouge et saillant
c/ Etat : - douleur spontané, sourde et contusive,
douleur modérée chez l’enfant
peut être vive chez l’adulte
elle siège en avant du conduit auditif
elle peut déterminer un trismus réflexe très pénible.
- gonflement des glandes parotides
parfois discret, palpable que visible,
s’il est net, il déforme le visage et peut déborder sur la région sous-
maxillaire et envahir le cou.
stomatite
44
- perturbation de la sécrétion salivaire
tantôt sécheresse de la bouche
tantôt sécrétion plus abondante
- signes généraux
fièvre toujours modérée, rarement 38,5° C
courbature et anorexie fréquente
VS élevée dans les formes compliquées
d/ Evolution : elle dure 8 à 10
La T° baisse, la tuméfaction persiste encore quelques jours et
disparaît progressivement jamais les oreillons ne suppurent. Les rechutes
sont possibles après 10 jours ou plus
1.15.7 Complications
Orchite ourlienne : une des complications les plus fréquentes
de la maladie, secondaire à la virémie. Elle est exceptionnelle avant la
puberté et habituellement unilatérale. Elle survient entre le 4 e et 8e jour
après le début de la maladie.
Ses signes sont :
- douleur, chaleur et gonflement du testicule, fièvre
- frisson, céphalée et malaise général, Asthénie.
Cette orchite peut déterminer la stérilité si elle est bilatérale.
Autres localisations :
- prostate avec une prostatite ourlienne ;
- ovaire avec une ovarite ourlienne
- sein avec une mastite ourlienne ;
- méningite ourlienne
- méningo-encéphalite ourlienne, etc.
45
- désinfectant bucco-pharyngée avec :
* Aspirine
* et autres en fonction de l’intensité des douleurs et de l’âge
- S’il y a orchite :
immobilisation des bourses scrotales
administration du sérum de convalescent :
sérothérapie
cortisone (anti-inflammatoire)
1.16.3 Epidémiologie :
La contamination
- directe : par la voie aérienne à l’intermédiaire de gouttelettes
de Flügge (par la toux, l’éternuement, la parole)
- indirecte par des objets manipulés, l’air
1.16.4 Symptomatologie
a- Incubation : 2 à 10 jours ; 7 jours en moyenne.
b- Invasion et Etat:
- forte température : 39 à 40° C
- toux sèche
- douleur thoracique
- essoufflement
- céphalées parfois
- myalgie
- état du malaise
1.16.5 Diagnostic
- clinique : par la symptomatologie
- laboratoire : par la mise en évidence de l’agent pathogène les
expectorations du malade
1.16.6 Traitement
Il n’existe pas de traitement spécifique quelques antiviraux ont été
utilisés.
Ex. Zovirax, Garciclovin, etc.
46
Chapitre II : LES MALADIES BACTERIENNES
2.1 LA COQUELUCHE
2.1.3 Epidémiologie
- La contagion est exclusivement directe d’un enfant malade à un
enfant sain par des gouttelettes de Flugge.
- Le bacille de Bordet Gengou est présent dans les voies
respiratoires au début de la maladie
Fragile, il périt rapidement dans les mucosités protégées à l’extérieur.
- La maladie est contagieuse surtout pendant la période d’invasion
(phase catarrhale) et au début de la période des quintes
- La coqueluche atteint au maximum de fréquence entre 2 et 4
ans, mais elle peut s’observer aussi chez le nouveau-né chez qui
elle présente sa plus grande gravité.
- La première atteinte confère une immunité définitive.
2.1.4 Symptomatologie
1/ Incubation :
Elle est de 7 jours en moyenne, parfois 10 à 15 jours. Elle est
silencieuse.
47
L’enfant ressent un chatouillement laryngé qui provoque la toux. Après
une inspiration profonde, l ‘enfant expire par une série d’efforts explosifs,
suivie d’une pause de quelques secondes.
Après cette pause survient une seconde inspiration sifflante et
prolongée comparable au « chant de coq » qui termine la quinte.
- Plusieurs quintes constituent un accès, lequel se termine par
une expectoration abondante de mucosités filantes et ou par
des vomissements.
- Parfois la reprise de la quinte ne se fait pas, et l’enfant reste en
apnée pendant un temps plus ou moins long, particulièrement
fréquent chez les nourrissons qui peuvent une apnée en
absence des quintes.
- Pendant la quinte, l’enfant reste courbé en avant, attaché aux
objets voisins visage cyanosé, bouffi et anxieux, yeux injectés et
remplis des larmes, langue projetée entre les arcades dentaires.
- Après la quinte, soulagé, il reprend son jeu, mais souvent il
reste quelque temps essoufflé. La durée de la période d’état est
de 3 à 6 semaines
b) Signes physiques
- quelques râles bronchiques
- bouffissure de visage
- ulcération du frein de la langue
- Ecchymose sous-
c) Signes: généraux :
- Pas de fièvre, son apparition fait redouter une
complication.
- Pas d’insomnie et les vomissements peuvent entraîner une
altération de l’état général.
4/ Terminaison :
48
- les coqueluches des adultes et des vaccinés sont habituellement
légères.
- les coqueluches des nourrissons restent redoutables, par : la
fréquence, des vomissements ; les quintes asphyxiantes, la
fréquence des surinfections
2.1.6 Complications :
1- Complications respiratoires :
Ce sont surtout des broncho-pneumonies résultant d’une
surinfection. Naguère fréquente et grave, elles sont devenues plus rares
grâce aux mesures d’isolement et aux antibiotiques.
2- Complications nerveuses :
L’encéphalite coqueluche survient souvent chez l’enfant de moins de
1 an, vers la 5e – 6e semaine de la maladie
- fièvre élevée
- signes neurologiques : convulsions, coma, paralysie, la mort est
fréquente en 2 – 3 jours, suivie avec séquelles neuro-
psychiatriques graves.
2.1.7 Diagnostic
- clinique : la quinte typique seule est caractéristique
- laboratoire : la mise en évidence du Bacille de Bordet Gengou
- la N.F.S (Formule Leucocytaire) hyper leucocytose avec
lymphocyte
2.1.8 Pronostic
Sévère chez les petits nourrissons et chez les enfants atteints de
primo- infection TBC, Mortalité relativement faible.
2.1.9 Traitement
1) Curatif
- sédatif de la toux ; en fonction de l’âge de l’enfant
- gardénal
49
- antihistaminique : sirop phénergan, sirop théralène
- chlorpromazine (largactil) contre les vomissements
- les antibiotiques : ils n’ont qu’une efficacité relative sur la
coqueluche, mais stérilisent l’expectoration et sont utiles en cas
de surinfection, préventivement et curativement. Les employés
sont : la spiramycine, les tétracyclines, la colimycine, la
Typhomycine, la (streptomycine), ampicilline.
- Les gamma-globulines anticoqueluches (spécifiques, isolées du
sérum humain)
- L’oxygénothérapie en cas de quintes asphyxiantes et dans les
pneumocoqueluches sévères
- Traitement des complications : variable avec chaque cas
particulier
- Réhydratation
- Antibiotique
- Oxygénothérapie
- Tonicardiaques
- Corticoïdes
-
2) Prophylaxie :
- isolement (dès le début de la maladie)
- désinfection (lutte contre les germes des
surinfections)
- sérothérapie
- gamma-globuline
- sérum des convalescence
- vaccination : le meilleur des moyens de
prévention. Très efficace, comme dès le 3 e mois
d’âge après la naissance. On utilise souvent
l’association des vaccins anticoquelucheux,
antidiphtérique et antitétanique
- posologie : 1ère injection en SC à 6 semaines
après la naissance et suivre le calendrier
vaccinal
N.B le vaccin anticoqueluches est contre-indiqué chez des enfants
présentant des antécédents neurologiques (provoque l ‘encéphalite)
- il doit être évité en cas d’épidémie de
poliomyélite
- déclaration et désinfection obligatoires
2.2 LA DIPHTERIE
50
2.2.1 Définition : C’est une toxi-infection,, caractérisée cliniquement dans
sa localisation habituelle par une angine pseudo-membraneuse et
par des phénomènes d’intoxication générale dus à la toxine
diphtérique.
2.2.2 Etiologie
L’agent pathogène de la Diphtérie est le Bacille de Klebs-Löffler. Il
sécrète une toxine extrêmement active. Son pouvoir pathogène résulte à
la fois :
- de sa pullulation, qui explique les lésions locales (fausses
membranes diphtériques)
- de l’action de sa toxine qui est remarquable par son affinité
élective pour le système nerveux
2.2.3 Epidémiologie
- la contamination est essentiellement directe, inter humaine
par des gouttelettes de Flügge, elle peut être également
indirecte par des objets contaminés.
- le Bacille diphtérique vit et persiste parfois dans les rhino-
pharynx longtemps après la guérison. Les convalescents
peuvent rester porteurs de germes pendant des mois et même
des années.
- la diphtérie atteint surtout les enfants, avec un maximum de
fréquence entre 2 – 7 ans.
- une première atteinte ne confère pas toujours l’immunité, des
récidives sont fréquentes, mais avec une gravité atteinte
2.2.4 Symptomatologie
Nous envisageons : les angines diphtériques, les localisations extra-
pharyngées et les paralysies diphtériques.
1/ Angines diphtériques :
a) Forme commune :
Incubation : 2 à 5 jours, silencieuse.
Invasion : incidence, marquée par : la pâleur, l’anorexie,
l’abattement, une température modérée, 38° C.
Etat : marqué par :
- Les fausses membranes, très caractéristiques de la période
d’état. Elles se caractérisent par leur tendance à l’extension.
Elles sont adhérentes à la muqueuse sous-jacente qui saigne
lorsqu’on les en détache. Elles sont cohérentes, ne se
dissocient pas dans l’eau.
- Un Coryza à prédominance unilatérale, muqueux ou muco-
purulent.
- Une adénopathie sous-angulo-maxillaire bilatérale.
51
- Les signes fonctionnels sont discrets : légère dysphagie, voix
nasonnée
- La température reste souvent modérée. La pâleur et
l’abattement indiquent un certain degré d’intoxication.
Evolution :
Avec un traitement correct, les fausses membranes cessent de
s’étendre, se ramollissent et tombent en 48 heures.
Sans traitement tardif, la guérison est possible mais au prix
d’une longue convalescence avec risque de complications
L’évolution peut aussi être mortelle par extension de fausses
membranes aux larynx et bronches ou par transformation en
angine diphtérique maligne.
b) Formes cliniques:
1- Angine diphtérique maligne :
- début brutal avec : fièvre à 40° C, frisson, Dysphagie
- fausses membranes énormes
- coryza bilatéral avec jetage intense de liquide jaunâtre ou
sanglant
- adénopathie cervicale, volumineuse et douloureuse avec
infiltration oedémateuse péri ganglionnaire
- dysphagie intense
- signes généraux graves, traduisant une toxi-infection profonde.
L’évolution peut de faire vers la mort en 2 ou 3 jours.
2- Angine diphtérique grave ou submaligne :
Elle est caractérisée par l’association de signes locaux très
intenses, et un d’un syndrome toxique relativement modéré. Son
évolution est lente et souvent compliquée de paralysie. Elle peut
se faire vers la guérison ou vers la mort.
3- Angines atypiques :
Très fréquentes, elles sont loin d’être tours pseudo-membraneuses.
2/ Localisations extra-pharyngées :
a) Coryza diphtérique
Souvent associé à l’Angine, il peut être aussi primitif. C’est un
coryza.
- sero-sanguinolent
- bilatéral, avec jetage, érosion du bord des narines et parfois des
épistaxis
52
1- Période dysphonique : voix et toux
- d’abord simplement enrouées
- deviennent ensuite rauques et finalement aphones
2.2.5 Diagnostic
- Clinique : il repose sur le caractère pseudo-membraneux de
l’Angine ;
- Sur l’adénopathie
- Sur la notion d’épidémie
- Laboratoire : prélèvement de la gorge et culture et l’exsudat
pharyngé.
2.2.6 Traitement
1- Antibiotiques :
A la fois actifs contre le Bacille de Diphtérie et contre les germes
associés. Ils sont sans actions sur les complications toxiques.
Ce sont : Erythromycine, Pénicilline, etc.
2- Traitement complémentaire :
53
- soins locaux usuels : gargarisme, lavage de la gorge
- forme maligne : réhydration, tonicardiaques, corticoïdes
- croup : tubage ou trachéotomie
- paralysie : strychnine à forte dose, Vitamine B1
2.2.7 Prophylaxie
- dépistage et désinfection des porteurs des germes
- vaccination systématique
- séroprophylaxie et sérovaccination
- déclaration obligatoire
2.3 TETANOS
2.3.3 Pathogénie
- Le Bacille tétanique pénètre dans l’organisme à l’occasion d’une
plaie cutanée ou muqueuse souillée de terre ou à l’occasion d’une
manœuvre infectante. (avortement)
- Pour qu’il y ait l’éclosion du tétanos, il faut qu’il y ait à la fois
introduction des spores tétaniques et d’autres germes pathogènes.
Ceux-ci absorbent l’activité des globules blancs et les empêchent de
détruire les Bacilles de tétanos
- Le Bacille tétanos étant anaérobie, la privation d’oxygène réalisée
dans les plaies anfractueuses avec mortification des tissus serait
également une circonstance favorable à l’éclosion de la maladie.
Mais il n’est pas exceptionnel de ne retrouver aucune porte d’entrée
évidente.
- le Bacille de Nicolae reste localisé au niveau de la plaie tétanigène,
tandis que sa toxine diffuse non seulement le long du cylindraxe des
nerfs périphériques mais aussi elle pénètre également dans le sang
circulant.
- La contracture tétanique serait due essentiellement à l’atteinte des
plaques motrices des muscles striés résultant directement de la
présence de la toxine dans le sang circulant. Des doses faibles des
toxines se fixeraient uniquement sur les terminaisons motrices
54
voisines de la plaie et provoqueraient des manifestations localisées :
« tétanos localisé ».
Tandis que des fortes doses diffusant rapidement dans le sang
atteindraient des centres nerveux et les muscles les plus sensibles
(muscles masséters) d’où le trismus et les manifestations
généralisées : « tétanos généralisé ».
2.3.4 Symptomatologie
Type : tétanos aigu généralisé
1- Incubation : silencieuse d’une durée variable : 8 jours en
moyenne. Une incubation courte (moins de 7 jours) est un
indice de gravité tandis qu’une longue incubation est en
faveur d’une forme curable.
2- Invasion : le trismus ou contracture des masséters et des
ptérygoïdiens est le 1er signe du tétanos. Léger au début, il se
s’exagère rapidement et devient permanent, douloureux,
bilatéral et invincible.
3- Etat :
* Dans les 24 à 48 h les contractures se généralisent :
- le trismus reste intense et rend toute alimentation
impossible
- La contracture des muscles peauciers donne au visage une
expression spéciale : « rictus sardonier » ou rire
sardonique.
- La nuque est raide et la tête rejetée en arrière.
- Le tronc est généralement incurvé en arrière. C’est
opisthotonos.
- Plus rarement sur le côté, c’est emprosthotonos ou
rectitude, c’est orthotonos.
- Les membres supérieurs sont contracturés en flexion et les
membres inférieurs en extension.
Les contractures tétaniques sont permanentes,
irréductibles et très douloureuses. Elles s’exagèrent par
moment et réalisent des crises paroxystiques très intenses
d’une durée moyenne de 15 à 20 secondes. La moindre
cause (bruit, lumière, …) déclenche ces crises durant
lesquelles le malade se couvre des sueurs et dont il ressort
épuisé.
55
4- Evolution : pendant trois semaines environ, des complications
sont possibles et susceptibles d’entraîner la mort. Ce sont :
- accidents respiratoires : l’Insuffisance respiratoire aiguë
mortelle résultant de l’apnée consécutive à des paroxysmes.
Le spasme laryngé mortel. Inondation bronchique par fausse
déglutition
- accidents circulatoires : syncope, collapsus cardiovasculaire
- accidents sériques : dus à la sérothérapie
- autres : déséquilibre hydro-électrolytique, diverses
surinfections, escarres.
2.3.5 Traitement
Toujours dans un centre hospitalier.
1/ Sérum et Anatoxine :
- la sérothérapie sera précoce et massive : 100.000 U chez l’adulte
en SC ou IM, et 50.000 U chez l’enfant en SC ou IM. La dose totale
est à administrer en une seule séance
- Il est indiqué d’associer au sérum l’anatoxine : 3 à 4 injections SC
à un endroit différent du sérum, à 5 jours d’intervalle : 1 ml le 1e
jour avec le sérum, 2 ml le jour suivant.
2.3.6 Prophylaxie :
Elle repose sur la vaccination et la séroprévention :
o vaccination systématique en association avec le vaccin
antidiphtérique,
o séroprophylaxie : 1500 à 3000 U en SC aussi précocement que
possible en cas de blessure,
56
o sérovaccination : consiste à associer le sérum et le vaccin.
2.4 LA SHIGELLOSE (synonyme Dysentérie bacillaire)
2.4.2 Bactériologie :
Contagion
2.4.3 Clinique
Incubation : 5 jours en moyenne
Invasion et état : début brutal. La symptomatologie comporte
deux éléments : le syndrome dysentérique et le syndrome
infectieux.
a) Syndrome dysentérique : il apparaît en général brusquement
- des douleurs abdominales paroxystiques, type
de coliques très violents. Ce sont des épreintes.
- Des ténèsmes, ce sont des sensations de
pésenteur et de tension dans la région anale.
- De diarrhée constituée non pas de matières
fécales, mais de l’exsudat que produit la
muqueuse colique.
Les selles sont muqueuses, muco-
sanguinolentes ou franchement hémorragiques.
Leur volume est minime mais leur nombre est
élevé : 20 à 100 fois par jour
- Une hémoconcentration
- Des troubles hydro-éléctrolytiques : il y a
chloropénie, hyponatremie et hypokaliémie
- Oligurie
- hypotension
57
b) Syndrome toxine infecteux. Il est variable : dans les formes graves,
on trouve :la fièvre élevée, le pouls très rapide et associé,
l’altération des facies, des graves signes de déshydratation (soif
intense, sécheresse de la bouche, chute pondérale)
Evolution
Malgré la gravité de tableau clinique, la dysentérie bacillaire e-évolue
souvent vers la guérison en dizaine de jours. Cependant, dans des formes
graves, hypertoxiques ou cholériformes, l’évolution est rapidement
mortelle en 24 à 48 heures ou en une semaine.
2.4.4 Complication
2.4.6 Traitement
Préventif
- Isolement du malade
- Désinfection des selles, des objets et des linges
du malade
2.5 LE CHOLERA
58
2.5.3 Epidémiologie :
La contagion est :
- directe par contact avec le malade, le
convalescent ou le porteur des germes sain
- indirecte par l’eau, les objets contaminés, par
déjection
Les mouches contaminent les aliments. La porte d’entrée est la voie
digestive. Le vibrion cholérique se localise dans l’intestin grêle.
2.5.4 Clinique
Incubation : de quelques heures à 5 jours, silencieuse
Invasion : début brutal par une diarrhée d’apparence banale
Etat : dans quelques heures, le choléra est capable de
transformer en moribond des individus jusque là bien portants.
Cette période est marquée par :
- une diarrhée d’aspect liquide contenant en
suspension des grains blanchâtres, semblables
à des grains de riz (selle riziforme) environs 50
à 100 selles par jour.
- Un état de déshydratation aiguë
- Des rampes musculaires violentes
- Un état d’algidité avec refroidissement de la
face et des extrémités qui se cyanosent, une
température rectale en dessous de 36 °C
- Collapsus cardio-vasculaire.
2.5.7 Traitement
59
1. Définition : Appelé aussi Chancrelle, le chancre mou est une
maladie vénérienne, infectieuse, contagieuse, caractérisée par une
ulcération des organes génitaux externes.
3. Clinique
1) Incubation : 2 à 5 jours.
2) Chancre mou :
Après une brève incubation, le début du chancre mou se fait par une
pustelette qui se rompe rapidement pour laisser place à une ulcération.
C’est une ulcération :
- profonde
- à bords décollés, souvent irréguliers
- à fond nécrotique, grisâtre
- à base souple, empâtée et non indurée
- toujours douloureuse
3) Evolution
Non traitée, l’ulcération va se maintenir pendant 6 à 8 semaines,
puis se fermer, en laissant une cicatrice.
- Cependant, dans près de la moitié des cas, le chancre mou se
complique d’une adénopathie.
- L’évolution est spontanée vers le ramollissement et la
fistulisation. La fistule s’élargit et peut former un véritable
chancre qui peut durer des mois, s’étendre et se multiplier,
aboutissement à des nécroses cutanées étendues :
Phagédénisme.
- Cette évolution a été modifiée avec l’usage des antibiotiques
qui entraînent la guérison du chancre en quelques jours et
rendent ces complications rares.
4. Diagnostic
Le chancre mou peut être confondu avec le chancre syphilitique,
mais celui-ci est plus plat, a une base due, ne saigne pas et ne donne pas
de suppuration véritable.
60
Le diagnostic clinique devra toujours être confirmé par le diagnostic
de laboratoire :
- la recherche du bacille de Ducrey
- la réaction de Bordet-Wassermann au 20 ème jours après
l’apparition du chancre.
Répétée 20 jours après si elle reste toujours négative, la
syphilis doit être écartée.
Le chancre mixte
5. Traitement
3. Clinique
Incubation : 5 à 15 jours
La maladie évolue comme une maladie du système réticulo-endothélial
dont les manifestations dominantes sont génitales et ano - rectales,
responsable de deux aspects de la maladie.
a) Lympho-granulomatose génitale
- Le chancre Lympho-granulomateux est la première
manifestation. C’est une ulcération superficielle non indurée
de très peu d’importance qui disparaît spontanément en 1 à 2
semaines et qui passe souvent inaperçue.
- Le bubon Lympho-granulomateux est l’élément fondamental
de la maladie. Il apparaît 10 à 20 jours après la lésion initiale.
Son début est insidieux, marqué par une hypertrophie d’un ou
de plusieurs ganglions inguinaux qui sont tuméfiés et indurés,
fixés entre eux et à la peau par une périadénite.
61
La peau est violacée. Plusieurs foyers de suppuration vont se
constituer, donnant l’aspect caractéristique de l’adénopathie
polyfistuleuse « en pomme d’arrosoir ».
- L’évolution spontanée est longue. Elle peut durer des années
pour aboutir à une sclérose toujours susceptible d’un réveil
inflammatoire.
- Les manifestations tardives très inconstantes relèvent d’un
stage lymphatique provoquée par l’évolution scléreuse du
bubon.
Elles se traduisent :
. chez l’homme par éléphantisis de la verge
. chez la femme par un œdème dur de la vulve,
avec des
érosions, des fistules et des végétations,
l’ensemble
réalisant l’esthiomène-vulvaire.
5. Traitement
- Médical : - l’auréomycine à la dose de 2 gr/jr pendant au moins
3
Semaines
- autres : terramycine, spiromycine, érythromycine
- Chirurgical : Ponction, aspiration, exérèse
3.3 LA SYPHILIS
Contagion :
62
- Dans l’immense majorité des cas, la contagion est vénérienne
(par rapport sexuel)
- Elle peut être indirecte et accidentelle par des objets souillés.
Ex. : Syphilis professionnelle des médecins et des infirmiers
Syphilis post-transfusionnelle
Sérologie :
Le tréponème, comme la plupart des microbes, se comporte comme
un antigène vis-à-vis de l’organisme infecté et fait apparaître des
anticorps dans le sérum des syphilitiques. Ce sont ces anticorps que
révèlent les réactions sérologiques de la syphilis.
a) la phase primaire
63
l’évolution
- Ce n’est qu’au bout de 5 à 10 jours que le chancre syphilitique
prend l’aspect décrit.
- En absence de tout traitement, le chancre persiste 3 à 5
semaines, puis s’épidermise lentement, pâlit et se cicatrise.
- Deux signes vont persister pendant des mois, ce sont :
l’adénopathie et l’induration
- Bien traité avec la pénicilline, les tréponèmes disparaissent
des lésions dans 24 heures et les signes cliniques dans 1 à 2
semaines.
b) la syphilis secondaire
64
Les accidents (manifestations) secondaires évoluent en deux
périodes :
Plus tardive, elle débute entre 4ème et 12ème mois de la maladie, soit
en continuité avec la roséole, soit après un intervalle libre de quelques
mois.
Elle se caractérise par des syphilides. Ce sont des éléments papuleux,
infiltrés.
- les éléments cutanés :
- les éléments muqueux
Evolution :
- avec le traitement, ces accidents disparaissent en 2 – 3
semaines
- non traitées, ces lésions vont évoluer par poussées. D’abord
disséminés, ils vont devenir moins nombreux avec tendance à
se regrouper notamment sur le visage « les syphilides
élégantes de Brocq »
Diagnostic
- toujours facile à affirmer ou confirmer par le laboratoire
- recherche des tréponèmes dans les lésions
- sérologie toujours positive à ce stade.
c) la syphilis tertiaire
65
Ce sont des accidents qui surviennent à partir de la 3 ème année de la
syphilis. Ils s’observent dans les syphilis non traitées et aussi dans les
syphilis insuffisamment traitées.
- la syphilis tertiaire cutano-muqueuse
diagnostic
. sérologie (sang et LCR)
. traitement d’épreuve
d) la syphilis congénitale
66
- splénomégalie, hépatomégalie,
néphrite,
orchite, pneumonie, syphilitique
- atteinte nerveuse (méningite)
les manifestations tardives sont des éléments de type tertiaire
avec comme particularité :
- rareté de l’atteinte aortique
- fréquence des atteintes sensorielles : surdité bilatérale et
définitive
- Kératite interstitielle
e) La syphilis sérologique
3. Traitement
Les médicaments :
- La pénicilline : est le médicament le plus actif
- Les autres antibiotiques
- Parmi les médicaments anciens, seuls sont utilisés : la cyanure
de mercure IV et le bismuth IM
3.4 LA GONOCOCCIE
3. Contagion
- Chez l’homme, elle est exclusivement vénérienne, toujours
contractée au cours d’un rapport sexuel.
- Chez la femme en période d’activité génitale, elle est le plus
souvent vénérienne. Par contre, chez la fillette, elle peut être
indirecte, par des objets de toilettes souillés.
4. Caractères généraux de la gonococcie
a) Les organes lésés
- chez l’homme, la gonococcie est essentiellement urétrale, elle
atteint la muqueuse et les glandes annexes à l’urètre. Les
67
autres locations sont secondaires et font figure de
complication, elles sont rares actuellement.
- Chez la femme, la gonococcie frappe plusieurs organes et
réalise schématiquement plusieurs foyers d’infection :
. périnéo-vulvaires : vulve, glandes de Bartholin et de
Skène,
urètre, anus
. vagino-utérins : vagin, (rare), col de l’utérus surtout
. péritonéo :annexiels, trompes, ovaires, péritoine
b) L’évolution
La maladie non traitée a une allure cyclique et évolue en trois
phases :
- une phase de suppuration aiguë qui est presque toujours bien
marquée chez l’homme alors qu’elle est souvent latente chez
la femme
- une phase de foyers localisés où la gonococcie se terre dans
des repaires glandulaires. Ces foyers sont à l’origine de
poussées infectieuses plus au moins diffuses. Dans l’intervalle
de poussées, l’affection est latente, source de contagion. C’est
à ce stade que la maladie se révèle chez la femme.
- Une phase d’obstruction avec, chez l’homme, un
rétrécissement de l’urètre (rare actuellement) et chez la
femme, obstruction tubaire et stérilité.
5. Clinique
a) la gonococcie chez l’homme
l’urètre aigu gonococcique
Incubation : 2 à 3 jours, silencieuse
Invasion : le début est marqué par :
- un prurit de l’extrémité de l’urètre
- un éréthisme sexuel
- puis le prurit se transforme en brûlures, surtout durant la
miction
- le méat devient rouge
- un écoulement peu abondant apparaît, d’abord opalin, puis
jaunâtre
Etat : au bout de 48 heures, les signes sont au maximum :
. les mictions fréquentes, difficiles et douloureuses.
. l’écoulement abondant, jaune verdâtre
. l’urine et trouble, purulente
. le méat et le gland sont oedématiés
. à la palpation, l’urètre apparaît comme un cordon dur
. une adénite inguinale est fréquente
La fièvre est rare est son existence est un signe de complication.
Diagnostic :
Le diagnostic bactériologique de l’urétrite aiguë se fait à l’examen
direct après un prélèvement de pus au fil de palatine ou à l’évolution,
68
avant la première miction du matin si l’écoulement est peu abondant. Ce
diagnostic est indispensable car les urétrites infectieuses d’autre nature
(microbienne, parasitaires, virales) sont fréquentes.
Evolution :
- Sans traitement, l’urétrite aiguë finie en quelques semaines
(2-3) et la maladie passe à la chronicité.
- Correctement traitée, les phénomènes douloureux
disparaissent instantanément ou presque, l’écoulement
devient clair en quelques heures. Reste à confirmer la
guérison bactériologique.
les complications locales
Les complications génito-urinaires sont devenues rares avec las
antibiotiques, néanmoins, lorsque l’urétrite est négligée, le gonocoque
peut envahir plusieurs glandes de l’appareil uro-génital masculin :
- les glandes péri-uréthrales de Littre et de Coper
- prostatite aiguë ou chronique
- vésiculite qui accompagne souvent la prostatite
- l’épididymite
la gonococcie chronique
Elle est due à la persistance du gonocoque dans un foyer glandulaire
et se manifeste par des poussées d’inflammation génitale à intervalle plus
au moins éloignés.
Le diagnostic bactériologique est difficile et il faut souvent recourir aux
recherches répétées et aux cultures.
Séquelles :
- le rétrécissement de l’urètre, très rare actuellement
- les urétrites post-gonococciques très fréquentes.
69
la gonococcie vagino-utérine aiguë
Elle est essentiellement caractérisée par une cervicite aiguë. Elle se
traduit par une pesanteur périnatale, un écoulement abondant. Au
spéculum, le col est tuméfié, rouge et du pus dans l’orifice.
Elle peut s’accompagner d’une endométrite et rarement d’une vaginite.
7. Traitement
le traitement de la gonococcie aiguë
Il est essentiellement médical. La plupart des antibiotiques et des
sulfamides sont actifs contre le gonocoque.
Ex. les médicaments : - les sulfamides retard
- la pénicilline retard ou mixte
- le chloramphénicol
- la spiramycine
- la kanamycine
- l’ampicilline
70
Ce traitement soulève deux problèmes :
- Gonococcie et syphilis
A part la Kanamycine et les sulfamides, ces antibiotiques sont actifs
contre les tréponèmes. Les doses capables de stériliser une gonococcie
sont plus souvent insuffisantes pour guérir radicalement une syphilis
contractée en même temps avec la gonococcie.
Il y a donc un risque de décapiter une syphilis avec ces
antibiotiques et d’allonger la période d’incubation, de retarder le virage de
la sérologique et même d’empêcher l’éclosion des manifestations
cliniques.
Il est donc prudent d’appliquer à la gonococcie récente soit un traitement
sans action sur le tréponème, soit un traitement à la fois gono et
tréponémicide.
- La guérison bactériologique
Cliniquement, la gonococcie aiguë guérit toujours, mais il est
indispensable de vérifier bactériologiquement que cette guérison est bien
réelle.
3.5 LE PIAN
1. Définition : C’est une maladie infectieuse et contagieuse due à un
spirochète : treponema pertenue.
2. Epidémiologie
Contamination : - directe par le contact non vénérien du malade avec le
sujet sain
- Indirecte par des mouches et des objets souillés de
malade.
Le pian s’observe dans les pays chauds et humides et frappe surtout
les personnes qui vivent dans de mauvaises conditions d’hygiène au
milieu rural. La maladie se développe pendant l’enfance et pendant
l’adolescence.
3. Clinique :
Incubation : moins d’un mois, silencieuse.
Début : après cette incubation, la maladie se développe en trois périodes
semblables à celles de la syphilis.
a) période primaire
Le chancre siège de préférence aux membres inférieurs. Il réalise
une ulcération végétante puis disparaît lentement en laissant une cicatrice
achromique.
71
Souvent, le chancre passe inaperçu.
b) période secondaire
Trois semaines plus tard, il y a : - atteinte modérée de l’état général
- pianomes cutanés et muqueux riches en
tréponèmes
- parfois accidents ostéo-périostés précoces
(polydactilite)
- le BW (Bordet Wassermann) devient positif
c) période tertiaire
C’est le pian tardif, phase où apparaissent surtout les accidents
ostéo-articulaires (ostéite, périostite).
La gangosa, qui est une rhuno - pharyngite ulcéreuse et mutilante.
Il n’y a au cours de cette phase tertiaire aucune complication viscérale
contrairement à la syphilis.
4. Diagnostic
Il repose sur :
- la recherche des tréponèmes pertenues dans des lésions
cutanées ou muqueuses
- les réactions sérologiques classiques de la syphilis qui sont
positives
- le test de Nelson qui est également positif
5. Traitement
- Curatif : - une injection unique d’extenciline suivant l’âge et le
poids du
malade : entre 600.000 U et 2.400.000 UI
- Bactrim, ampicilline, tétracycline.
- Préventif : hygiène du milieu, hygiène corporelle et
vestimentaire
SEMIOLOGIE MEDICALE
1. EXAMEN CLINIQUE
1.1 . ANAMNESE
PRINCIPES
ETAPES
a. symptômes
b. antécédents
c. histoire de la maladie actuelle
d. revue de systèmes organiques ou complément d’anamnèse
72
1.2. EXAMEN PHYSIQUE
2. EXAMENS PARACLINIQUES
3.1. HEMOGRAMME
3.2. EXAMEN DES URINES
3.3. EXAMENS DES LIQUIDES D’EPANCHEMENT
3.4. EXAMEN DE CRACHAT
3.5. EXAMEN RADIOLOGIQUE ( Radiographie )
3.6. ELECTROCARDIOGRAMME
3.7. TOUCHER RECTAL ET LE TOUCHER VAGINAL
3.8. LA BIOPSIE
3.9. ECHOGRAPHIE
OBJECTIFS DU COURS
73
1.2. la sémiologie médicale ou propédeutique ou la clinique médicale est l’étude des
divers procédés d’examens applicables au patient atteint d’une maladie en vue parvenir
à un diagnostic médical correct ;
1.3. le signe et le symptôme sont tous des manifestations des maladies à la seule
différence que le premier est objectif, découvert par l’examinateur et le deuxième est
subjectif et seul le malade qui le ressent peut le décrire ;
1.4. le procédé est la manière d’agir, mais dans ce cours est considéré comme un
enchaînement des opérations dont le but est de parvenir à un diagnostic
médical correct ;
1.5. la clinique : - comme service hospitalier ( établissement de soins médicaux),
- comme enseignement au chevet des malades,
- Comme tout ce qui est effectué auprès du client malade, sans
recourir aux examens de laboratoire, et sans utiliser d’appareil.
74
2. L’histoire de la maladie actuelle, a ce niveau,
on cherche à savoir : quels sont les symptômes du
début ? Depuis combien de temps ? A-t-il était
traité ou non ? avec quel médicament ? avec ou
sans succès ? c’est-à-dire l’évolution du
traitement.
3. Les antécédents, ils renferment tous les
problèmes médicaux ayant précédés dans le
temps ( antérieur ) en rapport avec la maladie.
Soit un phénomène morbide qui a précédé une
maladie et pouvant contribuer à l’expliquer. A ce
niveau, nous distinguons quatre groupes
d’antécédents :
PEDIATRIE
OBJECTIF GENERAL
OBJECTIFS SPECIFIQUES
75
- D’expliquer les différentes pathologies du nouveau-né et de l’enfant
- De poser les diagnostics par les examens cliniques et para clinique
appropriés
- Décrire les manifestations pathologiques courantes à la naissance
- Déterminer la gravité de la maladie et l’urgence du traitement§ et
savoir adresser à temps l’enfant au spécialiste
- D’administrer les soins infirmiers en fonction de besoin de m’enfant
- Promouvoir les actions de préventions pour toutes les maladies
courantes
- Eduquer la mère de l’enfant
PLAN DU COURS
III. INTRODUCTION
- Définition de la Pédiatrie
- Subdivision de la pédiatrie
76
1.1. Les manifestations liées aux traumatismes
1.2. Les manifestations liées à l’infection
1.3. Les ictères
1.4. La maladie hémolytique néonatale
1.5. Les malformations congénitales
5.1. Rougeole
5.2. La varicelle
5.3. Les oreillons
6.1. La drépanocytose
6.2. Hémophilie
6.3. Les cardiopathies congénitales
77
8.3. Les angines
INTRODUCTION
Subdivision de la pédiatrie :
- Néonatologie
- Gastro-entérologie
78
- Néphrologie
- cardiologie pédiatrique
- Pneumologie pédiatrique
- Hématologie
- Neuro-Pédiatrie
CHAPITRE PREMIER :
LES MANIFESTACTIONS ATHOLOGIQUES A LA
NAISSA NCE
79
Cephalohematome : c’est une accumulation du sang entre le
périoste et l’os pariétal.
[Link] rien faire, car la résorption est spontanée dans 4-6
semaines.
CLINIQUE :
- Cri faible et intermittent ou perçant et aigu
- Asphyxie
- Troubles de la succion
- Convulsions
- Mouvement violant des membres
- Faciès anxieux avec yeux grandement ouvert
- Cyanose, réflexe faible
- Fontanelle bombée
- Température élevée
PRONOSTIC : Dépend de l’étendu de la lésion et les enfants sont
sujet à des troubles des comportements, à
l’épilepsie et au retard mental.
80
Lésions des viscères :
Se manifeste par une mobilité d’un seul coté de la figure,
lorsque le bébé pleure la bouche est attirée du coté sain et
l’œil reste habituellement ouvert du même coté.
a) Les ictères
81
Selon les causes, nous distinguons :
- Ictère simple ou physiologique
Commence entre 2-5ème jour, son évolution est favorable au
bout des quelques jours, sauf chez le prématurés ou il peut
être longue et accompagnée des troubles généraux et digestif.
Cet ictère est causé par l’immaturité hépatique et son
traitement se fait par photothérapie.
82
qui entre dans la circulation de la mère au moment de
l’accouchement.
- Dose : 300microgram
- méningite purulente
- neuropaludisme
83
- tétanos
- Encéphalopathie grave
- Crise convulsive hyperpyrexie simple : survient au cours des
premières heures d’une brusque ascension thermique, entre 6
mois et 6 ans habituellement elle est brève et bénigne.
Examens complémentaires :
- une ponction lombaire
- une goutte épaisse
- une glycémie chez les nouveau-nés
Traitement immédiat :
- traiter l’affection en cause
- traitement symptomatique :
. lutter contre l’hyperthermie
. obtenir l’arrêt de convulsion qui dure plus
de 10 minutes par le Diazépam 0.25mg
/kg/ dose I .V.2-3 minutes ou en intra
rectal.
- si nécessaire, répéter la moitié de la dose initiale
(éventuellement chaque 3-4 h)
- le Diazépam peut déprimer la respiration
Phénobarbital 2-3 mg / kg/ j(en 1 à 3 doses ) après, l’arrêt
Des convulsions pour éviter une récidive rapide
84
Exemple : ingestion des corrosifs
- faire boire pour diluer le produit avec l’eau potable
- si le poison est alcalin : gel d’aluminium ( phosphalugel ) ou
jus de citron ou du vinaigre
- si le poison est acide : bicarbonate de sodium ou le blanc de
l’œuf ou magnésie 2cc dans un verre d’eau.
- S’il s’agit de l’eau de javel ou permanganate de K: hyposulfite
de sodium , suivi de phosphalugel.
Faire la purgation
Il est indiqué pour l’intoxication par un produit dont l’absorption est
lente ,d’ou il faut administrer sulfate de soude ou de salbitol.
3. 1 Les bronchites
C’est une inflammation aiguë ou chronique de la muqueuse des
bronches
Sortes :
a) aiguë : caractérisée par : - toux sèche surtout la nuit
- absence ou présence de la fièvre
- respiration accélérée
- râles ronflants à l’auscultation
85
Facteurs favorisants : rhume d’origine virale ou infection rhino-
pharyngée ou refroidissement
traitement :antibiotique, antitussif expectorant, fluidifiant
b) chronique : caractérisée par une toux productive surtout au lever
absence de fièvre ou fièvre passagère ,respiration bruyante.
c) spastique /allergique : caractérisée par les battements des ailes
du nez ,tirage inter et sous costal, dyspnée râles sibilants .
diagnostic :hyper clarté pulmonaire
gazométrie Pco2 augmente
Ionogramme sanguin Nahco2 diminue
traitement : Aminophylline /ventoline
suppositoire 7 mg/ kg toutes les 8 h
oxygénothérapie selon la gazométrie
antibiothérapie contre la surinfection
3. 2. La broncho-pneumonie et Pneumonie
La maladie ne se limite pas seulement aux bronches, mais aussi au
niveau de des alvéoles=broncho-pneumonie.
Au cas ou l’atteinte concerne un lobe du poumon : pneumonie lobaire.
Cette pathologie est fréquente comme complication de : la rougeole,
coqueluche et sur le terrain de malnutrition.
Broncho-pneumonie
définition : est une inflammation des bronches et des poumons
Etiologie :le plus souvent ce sont les staphylocoques ,mais aussi
le bacille de Bordet et Gengou (pertusiis) et parfois le
pneumocoque ,staphylocoque et certains virus
Symptomatologie : -fièvre élevée
-toux
-polypnée
-battement des ailes du nez
-tirage intercostal
Toutefois, ces signes sont aggravés par les situations ou les enfants
sont enrhumés, grippés et affaiblis par la malnutrition et aussi
quand la broncho-pneumonie est secondaire à la rougeole ou coqueluche.
86
a) radiographie : selon l’étiologie, nous pouvons être en face
de :
- Pneumocoque : opacité systématique
- Staphylocoque : opacités diverses ou épanchement pleural
- Coqueluche /virus : absence d’anomalie caractéristique
b) sang : *hyper leucocytose, parfois une leucopénie dans les
formes graves.
*hyper lymphocytose en cas de coqueluche.
Traitement :
2°) Antibiothérapie :
- staphylocoque : ATB antistaphylococcique (cloxacilline)
- coqueluche : érythromycine 50 mg/kg toutes les 8 heures ou
chloramphénicol 50-100mg/kg
- Pneumocoque : pénicilline
3.3. La coqueluche
Epidémiologie
- La contagion est exclusivement directe d’un enfant malade à un
enfant sain par des gouttelettes de Flugge.
87
- Le bacille de Bordet Gengou est présent dans les voies
respiratoires au début de la maladie fragile, il périt rapidement
dans les mucosités protégées à l’extérieur.
- La maladie est contagieuse surtout pendant la période d’invasion
(phase catarrhale) et au début de la période des quintes
- La coqueluche atteint au maximum de fréquence entre 2 et 4
ans, mais elle peut s’observer aussi chez le nouveau-né chez qui
elle présente sa plus grande gravité.
- La première atteinte confère une immunité définitive.
Symptomatologie
1/ Incubation :
Elle est de 7 jours en moyenne, parfois 10 à 15 jours. Elle est
silencieuse.
88
- Pendant la quinte, l’enfant reste courbé en avant, attaché aux objets
voisins visage cyanosé, bouffi et anxieux, yeux injectés et remplis
des larmes, langue projetée entre les arcades dentaires.
- Après la quinte, soulagé, il reprend son jeu, mais souvent il reste
quelque temps essoufflé. La durée de la période d’état est de 3 à 6
semaines.
e) Signes physiques
- quelques râles bronchiques
- bouffissure de visage
- ulcération du frein de la langue
- Ecchymose sous-
f) Signes généraux :
- Pas de fièvre, son apparition fait redouter une complication.
- Pas d’insomnie et les vomissements peuvent entraîner une
altération de l’état général.
4/ Terminaison :
Le déclin s’installe insensiblement et dure en moyenne 15 à 20
jours.
- Les accès des quintes diminuent en nombre et en
gravité
- la toux devient catarrhale, grasse et facile
- L’expectoration devient muco-purulente
- Les vomissements disparaissent et l’appétit revient, l’enfant reste
longtemps pâle et fatigué. Même guéri, il peut parfois garder
l’habitude de tousser en coqueluche pendant des mois.
Formes Cliniques
1) Formes asymptomatiques :
- Forme légère : températures fréquentes, souvent méconnues,
tirent leur importance du fait qu’elles disséminent la maladie.
- Formes graves : caractérisées par le nombre et l’intensité des
quintes et par la fréquence des vomissements avec dénutrition
2) Formes selon le terrain :
- les coqueluches des adultes et des vaccinés sont habituellement
légers.
- les coqueluches des nourrissons restent redoutables, par : la
fréquence, des vomissements ; les quintes asphyxiantes, la
fréquence des surinfections
Complications :
89
1- Complications respiratoires : Ce sont surtout des broncho-
pneumonies résultant d’une surinfection. Naguère fréquente et grave,
elles sont devenues plus rares grâce aux mesures d’isolement et aux
antibiotiques.
2- Complications nerveuses : L’encéphalite coqueluche survient
souvent chez l’enfant de moins de 1 an, vers la 5 e – 6e semaine de la
maladie
- fièvre élevée
- signes neurologiques : Convulsions, coma, paralysie, la mort est
fréquente en 2 à 3 jours, suivie avec séquelles neuro-
psychiatriques graves.
a) Associations Coqueluche avec d’autres maladies :
L’association avec la Rougeole favorise l’apparition des broncho-
pneumonies
La coqueluche au cours de la primo-infection ou d’une TBC évolutive
entraîne souvent une aggravation
b) Complications oculaires : hémorragies sous-conjonctivales.
Diagnostic
- clinique : la quinte typique seule est caractéristique
- laboratoire : la mise en évidence du Bacille de Bordet Gengou
- la N.F.S (Formule Leucocytaire) hyper leucocytose avec
lymphocyte
Pronostic
Sévère chez les petits nourrissons et chez les enfants atteints
de primo- infection TBC
Mortalité relativement faible.
Traitement
1) Curatif
- Sédatif de la toux ; en fonction de l’âge de l’enfant
- gardénal
- antihistaminique : sirop phénergan, sirop théralène
- chlorpromazine (largactil) contre les vomissements
- les antibiotiques : ils n’ont qu’une efficacité relative sur la
coqueluche, mais stérilisent l’expectoration et sont utiles en cas de
surinfection, préventivement et curativement. Les employés sont :
la spiromycine, les tétracyclines, la colimycine, la Typhomycine, la
(streptomycine), ampicilline.
- Les gamma-globulines anti-coqueluches (spécifiques, isolées du
sérum humain)
- L’oxygénothérapie en cas de quintes asphyxiantes et dans les
pneumo coqueluches sévères
- Traitement des complications : variable avec chaque cas particuli
- Réhydratation
- Antibiotique
90
- Oxygénothérapie
- Tonicardiaques
- Corticoïdes
Prophylaxie :
- isolement (dès le début de la maladie)
- désinfection (lutte contre les germes des surinfections)
- sérothérapie
- gamma-globuline
- sérum des convalescences
- vaccination : le meilleur des moyens de prévention. Très efficace,
comme dès le 3e mois d’âge après la naissance. On utilise souvent
l’association des vaccins anti-coquelucheux, antidiphtérique et
antitétanique
- posologie : 1ère injection en SC à 6 semaines après la naissance et
suivre le calendrier vaccinal
N.B. : le vaccin anti-coqueluches est contre-indiqué chez des enfants
présentant des antécédents neurologiques (provoque
l ‘encéphalite)
- il doit être évité en cas d’épidémie de poliomyélite
- déclaration et désinfection obligatoires.
Soins Infirmiers
- surveiller constamment le système respiratoire
- donner la position appropriée pendant la quinte
- aspirer les mucosités
-administrer l’oxygène si apnée respiratoire artificielle
-après la quintet, realimenter le malade
3.4. Asthme infantile
C’est une maladie caractérisée par des crises récidivantes de
dyspnée expiratoire liée à une obstruction des voies bronchiques.
La maladie asthmatique relève d’étiologies diverses (allergie, infection,
effort et psychologie )
Mécanisme d’apparition
Quelque oit le facteur déclenchant (allergène, infection, effort)la
crise d’asthme est toujours la conséquence d’une obstruction des voies
bronchiques dans laquelle interviennent : Bronchospasme, hypersécrétion
bronchique et l’œdème des parois bronchiques.
Signes cliniques
- Le début est nocturne le plus souvent
- Procession de la crise par les prodromes variables d’un enfant à
l’autre (anxiété, trouble de comportement toux, rhinorhée,)
- Dyspnée expiratoire bruyante et sifflante qui oppresse l’enfant et
le réveille, celui-ci se tient assis sur son lit angoisse, thorax
distendu et bloqué en expiration
- une toux sèche au début
91
- si diminution du gène respiratoire, l’enfant s’endort
- Polypnée chez le petit enfant
- Bradypnée chez le grand
- Auscultation : râles sifflants(sibilants)diffus
- Percussion : hyper sonorité
Evolution : En absence du traitement, i l y a des récidives 3-4 fois la
nuit.
Avec le traitement, la crise est écourtée et il n’ y a pas des
récidives.
CHAPITRE QUATRIEME :
LES AFFECTIONS DU SYSTEME NEURVEUX
92
- staphylocoque pneumoniae
- Neisseria meningitidis
- Méningocoque et le pneumocoque.
Complications : - hydrocéphalie
- retard mental
- surdité
- hypertonie et ataxie
- abcès cérébral
- Cécité
- effusion subdural et paresie
93
- Il existe une méningite décapitée c’est à dire une méningite
dont la clinique
est étouffée par un traitement anticipatif.
- Il existe également une méningite à nuque molle.
4.2. TETANOS
Pathogénie
Symptomatologie
94
5- Incubation : silencieuse d’une durée variable : 8 jours en
moyenne. Une incubation courte (moins de 7 jours) est un
indice de gravité tandis qu’une longue incubation est en
faveur d’une forme curable.
6- Invasion : le trismus ou contracture des masséters et des
ptérygoïdiens est le 1er signe du tétanos. Léger au début, il se
s’exagère rapidement et devient permanent, douloureux,
bilatéral et invincible.
7- Etat :
* Dans les 24 à 48 h les contractures se généralisent :
i. le trismus reste intense et rend toute alimentation impossible.
ii. La contracture des muscles peauciers donne au visage une
expression spéciale : « rictus sardonier » ou rire sardonique.
iii. La nuque est raide et la tête rejetée en arrière.
iv. Le tronc est généralement incurvé en arrière. C’est opisthotonos.
v. Plus rarement sur le côté, c’est emprosthotonos ou rectitude, c’est
orthotonos.
vi. Les membres supérieurs sont contracturés en flexion et les
membres inférieurs en extension.
Traitement
95
Toujours dans un centre hospitalier.
1/ Sérum et Anatoxine :
- la sérothérapie sera précoce et massive : 100.000 U chez l’adulte en
SC ou IM, et 50.000 U chez l’enfant en SC ou IM. La dose totale est
à administrer en une seule séance.
- Il est indiqué d’associer au sérum l’anatoxine : 3 à 4 injections SC à
un endroit différent du sérum, à 5 jours d’intervalle : 1 ml le 1e jour
avec le sérum, 2 ml le jour suivant.
2/ Antibiotique : l’antibiothérapie doit être systématique pour lutter contre
les infections surajoutées.
3/ Traitement local de la porte d’entrée : ouverture, nettoyage et
désinfection locale de la plaie après l’administration du
sérum
4/ corticothérapie : contre les accidents sériques
5/ les sédatifs
6/Soins Infirmiers :
- isolement dans le calme et dans le demi-lumière
- surveillance absolue et permanente
- alimentation liquide ou semi-liquide : sonde naso
gastrique
- réhydratation
- tonicardiaques
- trachéotomie avec soins appropriés
- curarisation en cas des paroxysmes intenses et
incessants
-
prophylaxie :
Elle repose sur la vaccination et la séroprévention :
o vaccination systématique en association avec le vaccin
antidiphtérique,
o séroprophylaxie : 1500 à 3000 U en SC aussi précocement que
possible en cas de blessure,
o sérovaccination : consiste à associer le sérum et le vaccin.
Etiologie
96
- on en distingue actuellement trois types entre lesquels il n’existe
pas d’immunité croisée :
type I ou Brunhilde
type II ou Langsing
type III ou Léon
Epidémiologie
Le type Branhilde est le plus souvent mis en cause : 85% des cas. Le
virus de la Poliomyélite est présent éliminé massivement dans les selles
pendant les deux premières semaines de la maladie
Contagion
Clinique
97
c) signe de Lasègue
d) signe du Tripode
98
La régression commence en moyenne au bout d’une dizaine de
jours. Elle est variable et capricieuse et se fait sans ordre :
- Certains ou groupes de muscles récupèrent complètement en
quelques jours
- Pour d’autres, la récupération reste partielle et lente, se
poursuivant pendant plusieurs mois
- D’autres enfin, définitivement touchés, s’atrophient
rapidement.
Parmi les déformations les plus fréquentes : le pied bot varus équin
et la scoliose.
Formes cliniques
Forme respiratoire
Les accidents respiratoires constituent la principale cause de mort
au cours de la poliomyélite. Ils peuvent relever de différents mécanismes
qui sont :
- la paralysie des muscles respiratoires
- l’obstruction des voies aériennes consécutive à la paralysie de la
déglutition
- l’atteinte des centres respiratoires bulbaires
- en plus du risque immédiat de la mort par asphyxie, les formes
respiratoires de la poliomyélite comporte un risque d’infection
pulmonaire surajoutée, d’autant plus important que
l’encombrement bronchique est plus accentuée.
99
Formes purement douloureuses : avec céphalées, myalgies évoluant en 3
à 4 jours avec la guérison sans paralysie ni séquelles ;
Formes catarrhales : sans signes neurologiques : coryza banal, un peu de
malaise avec fièvre modérée e quelques troubles digestifs passagers.
Formes latentes : sans signes cliniques apparents.
Diagnostic
100
2) Assurer la ventilation correcte : on recours ;
- Soit au poumon d’acier, dans les paralysies des
muscles respiratoires sans obstruction du carrefour
aéro-digestif
- Soit, le plus souvent actuellement, à la respiration
artificielle par insufflation trachéale après
trachéotomie.
Prophylaxie :
1° Mesures générales : elles ont trait à la surveillance des agents de
contamination indirecte :
- protection de l’eau potable
- surveillance de l’eau potable
- évacuation des eaux souillées
- interdiction de se baigner dans les rivières considérées comme
dangereuses
4° Vaccination
La vaccination est l ‘élément primordial de la prophylaxie
antipoliomyélitique. Elle peut être pratiquée,
- Soit par injection SC à l’aide du vaccin inactivé ; « le vaccin
Lépine »
- Soit par administration orale du vaccin atténué, « vaccin
Sabin » ; elle peut être associée : [Link]
5° Déclaration obligatoire.
101
CHAPITRE CINQUIEME : LES MALADIES
INFECTIEUSES
5.1. LA ROUGEOLE
Définition : C’est une maladie infectieuse aiguë ou encore
une fièvre éruptive, endemo – épidémique, due à un virus
spécifique unique. C’est la plus fréquente des fièvres
éruptives de l’enfance.
Etiologie : L’agent causal est un virus morbilleux unique
spécifique. Il se trouve dans le rhino-pharynx de l’enfant dès
le début.
Epidémiologie
Porte d’entrée : voies respiratoires supérieures.
Transmission :
La contagion est directe par gouttelettes de Flügge.
Il n’existe pas de porteurs sains
Exceptionnelle avant l’âge de 6 mois, elle est fréquente entre 2 et
10 ans, mais elle peut s’observer également plus tard et même chez
l’adulte.
Elle est endémique et est par contre en dehors des agglomérations
urbaines, surtout épidémique. Elle confère une protection durable et
rarement on fait deux fois la rougeole dans sa vie.
Facteurs favorisant :
- Malnutrition
- Promiscuité
- Manque d’hygiène
- Couverture vaccinale insuffisante
Clinique ou symptomatologie
f) Incubation : 9 à 14 jours
g) Invasion : 3 à 4 jours
Phase très contagieuse de la maladie marquée par :
- La fièvre : elle persiste toute la zone de cette période
Température de 39° à 40°. Elle est généralement le premier
signe de la rougeole et marque un début brutal.
Si la début de la rougeole est progressif, il est marqué par un
malaise général.
- Catarrhe occulo-respiratoire
- Une conjonctivite avec photophobie et larmoiement
- Une rhinite catarrhale avec éternuement et parfois
épistaxis
102
- Une toux aboyante avec une vois rauque, une angine et
injection des muqueuses labiales et de la bouche
- Signe de Köplik ou les tâches de Köplik : ce sont de fines
tâches blanches nécrotiques siègeant sur les muqueuses des
joues. On les voit au 3 ème ou 4ème jour de la période d’invasion.
Elles sont pathognomoniques.
h) Etat ou période d’éruption
- L’exanthème ou éruption cutanée apparaît 3 – 5 jours après le
début de la fièvre et dure 4 à 7 jours.
Elle commence souvent la nuit, derrière les oreillons, sur le
front, sur le cou, de là elle gagne le tronc et les membres.
- Les éléments de l’éruption cutanée de la rougeole sont de
petites tâches légèrement saillantes sur une peau foncée
(maculo-papules)
Ils forment des plaques laissant toujours entre elles un
intervalle d’une peau saine.
Diagnostic
Il est surtout clinique de par :
- les tâches de Köplik
- l’éruption cutanée
Formes cliniques
- Formes symptomatiques
- forme frustres : symptômes atténuent parfois sans
éruption
- forme maligne : éruption intense avec fièvre et délire
- forme hémorragique avec hémorragies multiples,
cutanées et
viscérales (rougeole noire)
- Formes selon terrain
- rougeole des nourrissons : très grave
- rougeole de la femme enceinte avec :
. souvent avortement au 1er mois de grossesse
. accouchement prématuré en fin de la grossesse
avec parfois la rougeole congénitale
Complications de la rougeole
103
- respiratoires : ce sont les plus courantes : broncho –
pneumonie ou pneumonie
- adénopathies cervicales modérées
- otite moyenne
- encéphalite (rare)
- noma : ce sont des stomatites soit ulcéreuses soit
gangreneuses, parfois mutilantes
- gastro-entérite avec déshydratation
- manutrition
Pronostic
Traitement
k) Prophylaxie
- Vaccination : avec du vaccin à basse de virus
vivants atténués.
- Sérothérapie : il s’agit de l’administration de gamma-
globulines
(anticorps) aux enfants ayant eu des
contacts
avec un rougeoleux aux enfants avec
malnutrition
l’immunisation du sujet par la sérothérapie
est
passive.
104
- Posologie : 40 mg de gamma-globulines (0,25 ml de
sérum)
par kg
- Soins infirmiers :
o Surveiller l’alimentation de l’enfant
o Surveiller les signes vitaux surtout la courbe
de la température
o Désinfecter les nez (gouttes nasales)
o Instiller les gouttes ophtalmiques
o Administrer le traitement prescrit
o Surveiller la réhydratation de l’enfant
5.2. LA VARICELLE
105
10ème jour laissant une cicatrice rosée qui
progressivement
disparaîtra.
Siège de l’éruption de la varicelle
- sur le tronc et la face surtout
- sur le cuir chevelu précocement
- sur les muqueuses bucco-pharyngées, oculaires et génitales
aussi
La paume de mains et la plante des pieds sont souvent épargnées.
L’évolution de l’éruption est souvent marquée par une à trois poussées de
vésicules séparées par un délai de deux à quatre jours. Les éléments sont
d’âges évolutifs et différents.
Laboratoire : leucopénie avec mononucléose.
i. Formes cliniques : les plus importantes et intéressantes
sont :
c) les formes de l’adulte : rares et graves
d) les varicelles hémorragiques (épitraxis sévères et hématémèses)
e) les formes graves : chez les enfants débilités avec :
- profonde altération de l’état général
. éruption intense
. complications pulmonaires et nerveuses
- complications viscérales et pulmonaires
- hémorragies, etc
Complications
- Les complications locales de surinfection : érysipèle, adénites
suppurées par le grattage
- Complications des voies respiratoires : laryngite, pneumonie
- Complications oculaires
- Néphrites
- Nerveuses : encéphalite
Traitement
c) Préventif
- isolement du malade en box jusqu’à la dessiccation
106
- soins du corps avec des solutions antiseptiques
- désinfection du rhino-pharynx
- antibiotiques contre les complications
d) curatif : nul
Pédiatrie : en cas d’éruption sur tout le corps,
température élevée 38°, il faut éviter que l’enfant se
gratte et tenir sa peau dans une grande propreté, sans
oublier de l’isoler.
Pathogénie
Certains pensent que la multiplication du virus se ferait au niveau de
la porte d’entrée suivie d’une virémie.
Les glandes parotides et d’autres glandes salivaires ne seraient que des
voies d’élimination et des portes d’entrée des virus.
D’autres auteurs pensent que la multiplication du virus se ferait au
niveau des glandes parotides et la virémie viendrait de ces glandes.
La contamination commence 6jours avant le début de la tuméfaction des
glandes et se poursuit jusqu’à 9 jours après le début de cette tuméfaction.
Des cas de contamination tardive ont été aussi observés et prouvés.
Les infections respiratoires concomitantes provoquent une diffusion plus
rapide et plus intense des oreillons avec la propagation des gouttelettes
de Flugge par la toux.
D’où la plus grande fréquence des épidémies dans les collectivités qui
favorisent au maximum les contacts directs et répétés entre individus :
orphelinats, écoles, crèches, hôpitaux pour enfants convalescents, …
Clinique
a/ Incubation : 18 à 21 jours
b/ Invasion : 12 à 36 heurs, assez silencieuses chez les enfants, marqués
de fièvre avec frisson, un peu de malaise général ou de vomissement chez
l’adulte.
107
- parfois, en période d’épidémie, certains signes plus précis tels que :
légère dysphagie
difficulté à marcher
otalgie vive
peuvent orienter le diagnostic.
- les points douloureux de Rillet et Barthez doivent être recherchés
1° le point douloureux situé au niveau de l’articulation temporo-
maxillaire
2° le point douloureux situé à la pointe de la mastoïdite (derrière
l’oreille)
3° le point douloureux situé à l’angle de la mâchoire
- signes généraux
fièvre toujours modérée, rarement 38,5° C
courbature et anorexie fréquente
VS élevée dans les formes compliquées
d/ Evolution : elle dure 8 à 10
la T° baisse, la tuméfaction persiste encore quelques jours et disparaît
progressivement jamais les oreillons ne suppurent.
Les rechutes sont possibles après 10 jours ou plus
Formes cliniques
formes frustres : chez les enfants surtout avec à peine une petite
tuméfaction
formes latentes : sans le moindre signe clinique
formes graves : exceptionnelles, avec œdème de la glotte, compression
trachéale et signes généraux très aiguës.
Complications
108
Orchite ourlienne : une des complications les plus fréquentes
de la maladie, secondaire à la virémie. Elle est exceptionnelle avant la
puberté et habituellement unilatérale. Elle survient entre le 4 e et 8e jour
après le début de la maladie.
Ses signes sont :
- douleur, chaleur et gonflement du testicule, fièvre
- frisson, céphalée et malaise général, Asthénie.
Cette orchite peut déterminer la stérilité si elle est bilatérale.
Autres localisations :
- prostate avec une prostatite ourlienne ;
- ovaire avec une ovarite ourlienne
- sein avec une mastite ourlienne ;
- méningite ourlienne
- méningo-encéphalite ourlienne, etc.
CHAPITRE SIXIEME :
LES AFFECTIONS DU SYSTEME CARDIO-
VASCULAIRE
6.1. La drépanocytose
Définition : c’est une anémie due à la présence du gène anormal
(SS). La maladie est héréditaire. L’anémie est due à la destruction
des globules rouges suite à l’hypoxie.
Physiopathologie : en face de *hypoxie *déshydratation *fièvre
*acidose *humidité *infection, l’hémoglobine soluble ( oxygéné)
devient polymérisé c’est à dire désoxygéné, ce qui entraîne une
falciformation réversible ayant comme suite la déformation réduite.
109
La déformation évolue soit en hémolyse (qui se manifeste par les
signes tels que : Ictère, pâleur) ou soit en donnant lieu aux crises
vasooclussives au niveau des articulations ( qui se manifestent par
le gonflement et les douleurs )
Symptomatologie
* Aspect général :
subictère
pâleur
retard staturoponderal
retard pubertaire
faciès singulier à cause de l’hyperplasie médullaire avec une
tête volumineuse, trait ascatiose et déformation de la
mâchoire.
Rate :splénomégalie
Foie hypertrophique surtout chez l’adulte
* crises hématologiques :
crise de séquestration splénique
crise hyper hémolytique
crise aplasique
*crises vasooclussives
NB - chez les nourrissons, il y a le syndrome des extrémités
( gonflement douloureux des pieds et des mains)
- Les crises abdominales sont chez les enfants sont associés
à des
Vomissements, fièvre, défense abdominale.
- Les crises articulaires arrivent souvent chez le grand
enfant
Diagnostic : -Test d’emmel :mise en évidence des drépanocytes ou
les
globules rouges sont allongés en faucilles
-Electrophorèse d’hémoglobine est l’examen de
certitude.
Traitement :
- Prévenir et traiter les infections avec les antibiotiques
-Chimioprophylaxie antipaludique
-hydratation suffisante
-Eviter l’hypoxie
-En cas de crise hématologique : transfusion +acide folique
-en cas de crise vaso-oclusive : Réhydratation, antalgique, sédatif,
parfois
oxygène
6.2 . Hémophilie
Transmission :
110
C’est une maladie héréditaire, à transmission récessive liée au sexe.
Les femmes sont conductrices, sels les hommes sont atteints.
Signes d’appel :
- les hémorragies ou saignement prolongées ( épistaxis,
gingivites et parfois les hémorragies digestives)
- les hémarthroses récidivantes
- les hématomes après traumatisme minime
- une hémorragie post-opératoire peut compliquer une
intervention banale (circoncision, amygdalectomie,
appendicectomie)
Traitement : * symptomatique :
- Substitution par voie veineuse de plasma frais ou facteur anti
hemophylitique A toutes les 8 heures et toutes les 12 heures
pour B.
- Interdiction de la prise d’Aspirine, température anale et injection
intramusculaire.
*Particulier :
- Ponction évacuatrice des hématomes
Anatomie pathologique
Les lésions élémentaires sont au nombre de 3 :
- un obstacle siégeant au niveau ou au voisinage de l’un des
orifices du cœur.
- une communication anormale entre cœur droit et cœur
gauche.
- un défaut majeur dans le cloisonnement du tube cardiaque
primitif.
111
gauche, autrement dit du sang dénaturé va contaminer du sang
oxygéné chassé vers la périphérie. Il en résulte une atteinte particulière
des téguments : la. Cyanose.
3. Hypertension pulmonaire : elle peut être la conséquence :
- d'une augmentation du débit pulmonaire
- d’une augmentation de résistance artériolaire pulmonaire
- de l'association de ces deux facteurs
Classification : à partir de ces notions de base, on peut diviser les
cardiopathies en 4 groupes :
Non-Cyanogène :
1. obstacle isolé :
- sténose pulmonaire
- sténose aortique
- coarctation aortique
2. Shunt gauche, droit isolé
- communication inter auriculaire
- communication inter auriculaire
- canal artériel persistant
Cyanogène
1. Shunt droit-gauche isolé :
- tétralogie de Fallot
- trilogie de Fallot
- maladie d'Eisenmeger
2. Shunt croisé :
- transposition des gros vaisseaux
- ventricule unique
- retour veineux pulmonaire
- anomalie totale
a) Obstacle isolé
1. sténose pulmonaire :
- pas de cyanose
- souffle systolique (SS) intense frémissement de l’EICG, irradiant dans
le dos.
Etiologie : cœur plus ou moins gros par hypertrophie du ventricule droit.
EGG (électro cardiogramme), signe d'hypertrophie ventriculaire droit.
2. sténose aortique :
- pas de cyanose
- SS intense, frémissement de 2ème EICD irradiant vers les vaisseaux
du cou
.
112
- abolition des battements fémoraux
113
- CIA
- HVD
Signes : - cyanose d'intensité variable
- SS intense de 2è EICG
Radiologie : - poumons clairs
- cœur plus ou moins gros par HVD et dilatation de
l'oreillette.
ECG : signe de surcharge ventriculaire droite.
3. syndrome d'Eisenmeger
- association CIVet hypertension pulmonaire
- cyanose tardive
- SS discret en rapport avec l'hypertension
pulmonaire
Radiologie : poumons : fortement vascularisé.
ECG : signe de surcharge ventriculaire droite.
Etiologie :
114
- Parentérale lorsque c’est en dehors de l’intestin.
Ex : Otites, mastoïdites, méningites, et les infections des voies
urinaires.
Alimentaires :
- Sevrage brusque
- apport insuffisant d’eau, qui entraîne un déséquilibre
qualitatif
Autres causes : certaines malformations cardiaques et
digestives
Clinique :
La gastro-entérite simple :
- Diarrhée : selles liquides/ muco-granuleuses, parfois verdâtres
ou
décolorées ;
-Coliques : provoquant des cris ou plaintes et rendant
l’abdomen
sensible à la palpation.
- Anorexie et vomissement.
115
N.B. : - Dans l’histoire, il faut vérifier le poids, durée des symptômes,
fréquence des selles, nourriture prise ; présence du sang ou du
pus, passage d’urines et autres signes digestifs
- Selon l’évolution de la déshydratation, nous pouvons être soit au
plan A, B ou C
Traitement : * Sans déshydratation, il est causal / hygiène des
aliments
* Avec déshydratation : - plan A=50ml / kg
- plan B=100 ml /kg
- plan C=150 ml /kg
116
7.3 Les constipations
Définition : c’est un relativement du transit intestinal et est une
affection fréquente, le plus souvent bénigne qui se traduit par
les selles dures et rares.
Etiologie : dans la plupart des cas il s’agit de constipation
primitive : ici les facteurs familiaux et psychologiques sont
au
premier plan
Secondaire : due à une alimentation déséquilibrée.
N.B. : En cas de constipation chronique sévère, deux affections doivent
être systématiquement évoquées : la maladie de Hirschprung
(mégacôlon congénital ) et l’hypothyroïdie.
Clinique : précise :
a) L’importance de la constipation : - fréquence et consistance
des selles
- caractère spontané ou
provoqué
de la défécation (usage de
suppositoire, lavement)
- caractère douloureux de
défécation
b) Existence de troubles secondaires :
- Etudes des antécédents familiaux et personnels
- Habitudes alimentaires et sphinctériennes de l’enfant
- Allure évolutive de la constipation et efficacité des
traitements et
de régimes déjà tentés.
Examens complémentaires : en cas de constipation chronique et
opiniâtre, faire le lavement baryté
Traitement : a) Etiologique
b) symptomatique : il comporte : -des mesures
diététiques
(régime comportant suffisamment d’eau et des
fibres, de fruits)
- Des mesures éducatives : demander à l’enfant d’aller à la selle
quand il ressent le besoin, sans retenir.
- Des mesures d’hygiène générale : augmentation de l’activité
physique.
- Si nécessaire, administrer, huile de paraffine ou suppositoire à base
de glycérine
117
CHAPITRE HUITIEME : LES AFFECTIONS DE
LA SPHERE O.R.L.
8.1. La rhino pharyngite
Définition : c’est l’inflammation aiguë ou chronique de la
muqueuse pharyngée, qui s’accompagne de rhume, de cerveau
( coryza) la laryngite ou d’amygdalite d’origine virale.
Clinique : - signes généraux : fièvre malaise, anorexie, toux
sèche, douleur
à la Déglutition.
118
Définition : c’est une inflammation de l’oropharynx touchant les
amygdales et le pharynx.
Clinique : Fièvre, dysphagie, adénopathie cervicale + les signes
digestifs
Formes : a) Angine érythémateuse ou érythemato-pultacé.
b) Angine Pseudomembraneuse
c) Angine Vésiculaire
d) Angine ulcéronécrotique
Complications : phlegmon periamygdalien, glomérulonéphrite,
RAA.
Traitement : - symptomatique : lutter contre la fièvre, aliments
adapter
en cas de dysphagie
- antibiotique
CHAPITRES NEUVIEME : LES AFFECTIONS RENALES
Généralités.
Elle est très fréquente chez les nourrissons et enfants, observée plus
chez la fille que le garçon. Elle est souvent bénigne.
L’infection se fait par voie ascendante, à partir des germes fécaux ;
le colibacille est le plus fréquent.
Signes cliniques :
Chez les nourrissons : les signes sont moins spécifiques,
d’ou la règle de pratiquer l’examen cytobactériologique des
urines (E.C.B.U.) devant :
- des accès de fièvre inexpliqués
- des vomissements
- une anorexie
- une mauvaise prise de poids
Chez le grand enfant : les signes sont souvent évocateurs :-
dysurie (brûlure mictionnelle)
- pollakiurie
- Fièvre, frissons
- urines troubles
- douleur lombaire, abdominal
Les infections urinaires asymptomatiques sont fréquentes surtout s’il
s’agit des récidives. Ce qui impose ECBU systématique de surveillance
après une infection urinaire.
Diagnostic :- il repose sur ECBU dont les résultats sont une
leucocyturie et une bactériurie
- La culture et l’antibiogramme : le colibacille surtout.
Bilan de l’infection urinaire : la localisation de cette dernière
nécessite un examen clinique et un bilan rénal biologique.
119
En faveur d’une infection urinaire basse :
- Une dysurie et pollakiurie sans fièvre
- Une vulvo-vaginite ou oxyurose
- Fonction rénale normale.
En faveur d’une infection urinaire haute :
- fièvre
- douleur lombaire
- gros rein
Bilan radiologie : peut montrer des anomalies :
-Sténose pyelo-uretérale
-sténose uretero-vesicale
-Valve de l’urètre
-lithiase rénale
-vessie neurogène
Caractéristiques des infections urinaires :
120
Glomérulonéphrite aiguë (GNA )
121
Traitement : - régime riche en protéines, avec peu lipide et sans
sel
- les diurétiques (lasix + potassium )
- Prednisolone per os pendant 14 jours, puis
diminuer
graduellement la dose sur 4-6 semaines jusqu’à 0.
Prophylaxie : éviter les infections des voies respiratoires
supérieurs.
9.4 Urétrite
Définition : c’est une infection aiguë ou chronique de l’urètre
Etiologie : le plus souvent gonococcique
Symptômes : Dysurie, écoulement du pus ou des glaires du meat
parfois une rétention partielle d’urines. L’urétrite chronique
récidivante avec atteinte des glandes peri-uretrale est une cause
commune des pyuries chez les jeunes filles.
Laboratoire : on recherche l’agent pathogène en cause
Traitement : selon la cause.
Les infections.
Les septicémies (invasion du sang par les microbes), les
avortements septiques (c'est-à-dire compliqués d'infection), la fièvre
typhoïde et aussi la malaria.
Médicaments
122
Les plantes médicinales. Des études faites chez le noir
d'Afrique du Sud montrent que l'usage des plantes médicinales est
responsable de la majorité des cas d'insuffisante rénale aiguë.
Des antibiotiques toxiques pour les reins (ex. Kanamycine, Gentamicine,
etc...) et le autres médicaments, décrits dans l'atteinte appelée néphrite
interstitielle aiguë.
Perte excessive de sang.
Atteinte des glomérules.
123
- Peau froide et pale
- Attitude : l’enfant à faim, très attentif, vif.
- constipation ou diarrhée
N.B. : Au niveau biologie, il y a : anémie modérée, albuminémie
subnormal.
Evolution.
- Non traité, mortel à cause de la déshydratation aiguë ou une
infection intercurrente.
- Guérison avec un apport équilibré et riche en calories.
10.1.2 KWASHIORKOR
Ce mot vient de la langue des Ashantis en Afrique occidentale
Kwa si =garçon orkor =rouge, ce qui veut dire maladie survenant chez
un jeune éloigné de la mère à l’occasion d’une nouvelle grossesse.
Epidémiologie
- dû à une alimentation suffisamment riche en calorie, mais
carencée en protides
- Survient dans la 2ème ou 3ème année de la vie.
Toutefois, il peut y avoir le kwashiorkor précoce s’i l y a : une
lactation insuffisante, sevrage précoce, mort de la mère…
Symptomatologie
- les œdèmes
- retard de croissance souvent masqué par les œdèmes
- fonte musculaire apprécier par le périmètre brachial
- attitude : triste , apathique ,léthargique .
- Troubles digestifs : anorexie, atrophie des villosités de la
muqueuse duodénale.
- Les cheveux : fragiles et décolorés ou roux.
Evolution : souvent i l y a des complications infectieuses
(respiratoires, diarrhées)
Traitement de la MPC.
- Régime riche en calories et en protides (ration nécessaire :
protides 4 g/kg/j et / ou 80-150kcal/kg/j )
Si anorexie sévère : sonde nasogastrique
- Traiter les infections parasitaires et les parasitoses
- Education pour la santé à la mère
- Corriger les carences vitaminiques et hydroélectrolytiques.
Prophylaxie de la MPC
Dépistage et traitement de malnutrition fruste :
- Peser régulièrement les nourrissons ( CPS ) si le poids est
inférieur au poids théorique de son age.
- Périmètre brachial : inférieur à 13 cm dans la 2ème année
Conseils : allaitement maternel prolongé (18-24 mois ) et
apport complémentaire riche en protéines à partir de 6
mois.
10.1.3 Le rachitisme
124
Définition : est une dystrophie de l’os en croissance qui atteint
l’enfant et se caractérise par un gonflement et un ramollissement
des os.
Sortes :
- rachitisme nutritionnel
- rachitisme phosphore bases
- rachitisme vitamino-résistant hypoglycemique
- rachitisme résistant associé à des anomalies multiples des
tubules
Ex :syndrome de Fanconi
- rachitisme associé à une acidose tubulaire rénale
Ex :syndrome d’Abugdt
- rachitisme rénal : dystrophie rénale
a) RACHITISME NUTRITIONNEL
Est une malabsorption digestive de calcium due à une carence en
vitamine D diarrhée chronique, trouble d’assimilation de calcium et du
phosphore ou manque de soleil.
Symptomatologie : - signes osseux : Ramollissement des os
caractérisé par une déformation du squelette indolore.
Craniotabès=crane déformé comme un ballon de ping-pong
Retard de fermeture de fontanelle
Retard de dentition
Cyphose arrondie
- Signe musculo - tegumentaire : hypotonie
Pronostic : l’évolution est bonne si un traitement judicieux et
précoce est établit
Traitement : * préventif et hygiènodietetique: alimentation variée
précoce, exposition au soleil suffisante
* curatif : vitamine D, calcium, phosphore.
CHAPITRE ONZIEME : LES AFFE CTIONS
DERMATOLOGIQUES
Etiologie :
Facteurs loco-régionaux : la proximité aux orifices naturels
entraîne par l’ intermédiaire des selles et des urines, des
agressions répétées du siège, à la fois chimiques ( selles
acides ) et bactériologiques.
125
Hygiène générale : - utilisation des culottes imperméables
augmente la macération
- les changes insuffisants ou mal
faits.
Facteurs occasionnels : diarrhée aiguë, poussée dentaire,
infections ORL
Facteurs personnels : obésité, dénutrition.
Traitement :
11.2 Impétigo
Définition : est une dermatose bactérienne très contagieuse pouvant
apparaître sur la peau saine ou survenir sur les lésions cutanées
préexistantes, surtout lorsqu’elles sont prurigineuses. (varicelle,
gale ,eczéma ).
Etiologie :staphylocoque doré et streptocoque hémolytique
126
Description clinique : aspect : apparition d’une vésicule ou d’une
bulle à contenu louche, cernée par un liseré érythémateux. La bulle
se flétrit et se rompt laissant apparaître une érosion suintante qui se
recouvre rapidement d’une croûte épaisse, jaunâtre, adhérente.
Le nombre d’éléments varie de 1-5 ans au début, puis augmente
rapidement.
Les réalisent les placards calcinés, avec les bulles en périphérie et
au centre croûteux, érosif et suintant.
Localisation : face surtout la région péribuccale.
Complications : - dissémination de l’infection aux téguments
adjacents
- diffusion de l’infection à distance (septicémie, ostéo
arthrite)
- complication streptococcique : Glomérulonéphrite
Traitement : - désinfection au savon antiseptique
- Crème antibiotique (néomycine, bacitracine )2 x/j
- bain de permanganate, sauf pour la face 2x/j
- des mesures d’hygiène : lavage de mains, désinfection
des linges,
isolement du sujet atteint .
Le traitement général est basé sur l’antibiothérapie pendant 8 jours.
11.3 La gale
Définition : c’est une infestation par le sarcopte cabiai dont la
femelle fécondée pond ses œufs au fond du sillon.
Symptômes :
- Prurit surtout nocturne : aux mains, poignets, avant-bras, aisselles,
abdomen, racine des cuisses, fesses chez les enfants mais jamais au
visage.
- Il y a des lésions de grattage avec souvent de la surinfection.
Traitement : - il est externe
Il consiste à appliquer :
- la pommade à base de soufre pendant au moins 5 jours précédés
d’un brossage minutieux à l’eau et savon. Il faut changer des linges
et literie.
- le benzoate de benzyle : faire une ou deux applications le soir après
avoir ramolli la peau. Attention il y a danger d’irritation des reins.
127
Objectif Général
Objectifs spécifiques
PLAN DU CHAPITRE
1.1 Introduction
1.1.1 Rappel anatomophysiologique et Hygiène
1.1.2 Les principaux symptômes respiratoires
a. Douleurs thoraciques
b. Dyspnées
c. Toux
d. Cyanose
e. Les hémoptysies
f. Les expectorations
g. Les vomiques
h. Rhumes de foin …
1.1.3 Les moyens d’exploration des maladies respiratoires
128
1.2.2 Les urgences respiratoires
[Link] Oedème aiguë
[Link] Embolie pulmonaire
[Link] Pneumothorax spontané
- les poumons. : Sont des organes de la respiration par excellence. Ils sont au
nombre de deux : -le poumon droit a trois lobes et le poumon gauche en a
deux.
- Leur consistance est spongieuse. Il contient les nombreux alvéoles entourés
des capillaires, siège des échanges des gaz (O2 et gaz carbonique)
- Il est entouré d’une double membrane appelée :Plèvre.
- La cavité pleurale( espace entre les deux membranes ) contient un liquide
clair lubrifiant qui empêche le frottement des poumons contre la cage
thoracique pendant la respiration.
FONCTIONNEMENT DU SYSTEME RESPIRATOIRE
La respiration procède d’une inspiration et d’une expiration grâce aux muscles
respiratoires(muscles intercostaux, diaphragme) qui pendant l’inspiration l’air
pénètre dans les poumons de façon active et en sort passivement pendant
l’expiration. Les fonctions du système respiratoire sont :
- filtrer l’air
- chauffer l’air
- humidifier l’air
- fournir aux cellules l’oxygène de l’air et rejeter les gaz carboniques provenant de
métabolismes cellulaires.
129
-faire fonctionner la voie
-participer dans l’odorat
HYGIENE DE LA RESIPRATION
La respiration est une fonction vitale qu’il convient d’entretenir avec soin :
Pour cela :
- Respirer toujours un air pur
- Eviter tout ce qui rend l’air malsain : poussières, air mal odorant, gaz
néfaste, fumée, tabac.
- Respirer par le nez et non par la bouche
- Eviter d’introduire les doigts ou autres objets par les narines
- Favoriser le développement de la cage thoracique par les exercices
respiratoires, inspirer très profondément de l’air pur pour qu’il pénètre
jusqu’aux dernières alvéoles.
- Maintenir une bonne posture de la cage thoracique : épaules en arrière, la
poitrine bombée et le dos bien dressé.
- Garder toujours une bonne ventilation de la chambre. Ouvrir les fenêtres
pendant la journée pour laisser pénétrer l’air et les rayons solaires. de cette
manière, l’odeur et les poussières peuvent sortir.
- Ne pas dormir dans un courant d’air direct.
-
1.2. Les principaux symptômes respiratoires
1 - Douleurs thoraciques
(Point de côté) et est un signe subjectif par excellence d'une maladie broncho-
pulmonaire. Il peut être aigu ou subaigu.
Les douleurs thoraciques aiguës d’origine pleuro pulmonaire sont en
général :
- de l'installation rapide si non brutale
- de siège unilatéral prédominant en arrière
- irradiant vers le haut de l’omoplate
- exagérées par les mouvements respiratoires et la toux.
En présence de ces douleurs, il y a lieu de penser à :
- une pleurésie :
- un pneumothorax : la présence.
- une embolie pulmonaire.
Les mêmes douleurs peuvent être subaiguës et, marquer les affections de longue
durée
- TBC pulmonaire
- pleurésie purulente.
130
N.B. Les douleurs thoraciques ne sont pas toujours d’origine respiratoire
elles peuvent avoir d’autres origines :
2 - Dyspnée
A l'état normal, le rythme respiratoire est inférieur à 20mvt/' pour l’adulte et à 35mvt/'
chez un entant.
La dyspnée veut dire gêne respiratoire. On classe les dyspnées suivant leur rythme.
- dyspnée de décubitus: difficulté respiratoire survenant chez un malade
couché.
- dyspnée avec orthopnée: gêne respiratoire survenant à toutes les positions et qui
oblige
le malade à rester assis dans son lit.
- dyspnée, d'effort : celle qui survenant, à l’effort physique.
Ex : marcher, monter les escaliers.
- dyspnée paroxystique : gêne respiratoire survenant par crise ou axes apparemment
sans cause déclenchant.
Ex : asthme bronchique.
- dyspnée inspiratoire : gêne respiratoire portant sur l’inspiration en cas d’obstacle
laryngé.
- dyspnée expiratoire : portant sur le temps d’expiration en cas de tumeur
bronchique.
- bradypnée : une respiration lente (inspiratoire ou expiratoire).
- polypnée : une respiration rapide.
- apnée : un arrêt respiratoire.
Remarque : quelque soit son type et ses circonstances d’apparition, la dyspnée est
un signe d’existence d’une maladie respiratoire ou cardiaque sauf quelques
modifications dues à la différence de mouvement respiratoire.
1- Respiration de BIOT : il y a des périodes d’après qui apparaissent de façon
régulière tandis que le mouvement respiratoire reste d’égale amplitude : en cas de
méningite.
2- Respiration de cheyne stokes _ se voit en cas d'insuffisance rénale et atinte
cérébrale.
3- Respiration de kuss Maull.
Le malade retient sa respiration et il y a une expiration gémissante. En cas de coma
diabétique.
3 - La toux
C'est une expiration brutale et forcée. C'est aussi un reflex expiratoire survenant
après l'irritation de l’arbre trachéo-bronchique. Elle peut être volontaire ou
involontaire comme elle peut être : - sèche (sans expectoration) ou grasse (avec
expectoration).
- quinteuse : avec accès de toux répétée (coqueluche)
- rauque : en cas de laryngite.
N.B : La toux est bénéfique parce qu’elle facilite l’expectoration.
131
4 - La cyanose
Est une coloration bleuâtre des téguments et des muqueuses due à la réduction, ou
diminution de l'oxygène dans le sang. .
5 - Les hémoptysies
Elles constituent une urgence respiratoire.
L’hémoptysie : est un crachement de sang d’origine broncho-pulmonaire.
Sang rouge aéré avec bile d'air.
Classification
Elles sont classées en 3 catégories :
1. H. de petite abondance inférieure à 50 ml de sang
2. H. de moyenne abondance variant de 150 ml à 500 ml de sang.
3. H. de grande abondance, quantité supérieure à 500 ml de sang.
Causes
a) Broncho-pulmonaire.
- TBC pulmonaire
- Pneumopathie (virale ou bactérienne)
- abcès du poumon
- cancer bronchique
CAT
Soins de Nursing : consiste pour l’infirmier de :
- apaiser le malade
- surveiller la TA
- recueillir le sang dans un verre gradué
- préparer une éventuelle transfusion.
Soins médicaux : consiste à :
- un repos absolu au lit
- donner les boissons glacées pour favoriser la vasoconstriction
- donner la médication coagulante [Link] vit K, coagulène
- transfuser en cas d'hémorragie importante
6 - Les expectorations
L'expectoration est l'émission des secrétions provenant de la trachée des bronches
et des aréole rejetées sous les efforts de la toux.
Il faut recueillir les expectorations dans un verre gradué pour contrôler son
abondance et son odeur en vue de son analyse bactériologique au labo.
Aspects de l’expectoration.
- séreuse: elle est liquide et transparente.
En cas d’œdème pulmonaire.
132
- muqueuse: épaisse, collante avec de bile - hémorragique: teinté de sang
- rouillée en cas d'une pneumonie lobaire.
7 - Vomique
C'est le rejet brutal d'une quantité de pus .venant d'une collection purulente passées
par effraction dans les voies respiratoires. (elle ressemble à un vomissement).
Symptômes
- douleur thoracique vive
- toux incessante projetant par le nez soit par la bouche un flot
- dyspnée
- angoisse.
Etiologie
- bronchiectasie
- abcès du poumon
- phlegmon de la gorge
133
la palpation ,n’évoque pas grand chose en pathologie respiratoire mais
néanmoins on peut avoir une accélération ou une augmentation de vibrations
vocales.
134
1.2.2. Examens para cliniques :
Examen radiologique :- La radiographie simple des poumons
-La radioscopie
-La tomographie et la tomodensimetrie(Scanner)
-La bronchoscopie
Examen d’expectoration au laboratoire
-Examen microscopique des crachats et de liquide ou pus par la
coloration de gram ou soit par la coloration de Ziehl nelseen pour
rechercher des BK soit( culture dans les milieux spéciaux de
Lowstein.
- biopsie
BRONCHITES AIGUES
Définition
La bronchite aiguë est une inflammation aiguë de la muqueuse des
bronches.
Etiologie
-Agent pathogène :
- virus Influenzae
- bactéries : - pneumocoque
- streptocoque
facteurs favorisants
- Froid
- Allergie médicamenteuse
- Ingestion des substances irritantes( ex : pétrole etc…)
- Irritation de la muqueuse par la fumée de tabac, poussières et
allergènes
- Maladies anergisantes( ex : rougeole, grippe, coqueluche,
mononucléose infectieuse, etc…)
Clinique
Au début : - Fièvre, malaise,
- Toux sèche
- parfois douleurs retro sternale ou intercostale
A l’auscultation, il n’y a pas des râles.
Si présence des sifflements, on parle de bronchite asthmatiforme
En suite : La toux devient grasse et ramène une expectoration mucopurulente
135
Examens para cliniques
La Rx du thorax est normal dans la plupart des cas, mais rarement on trouve une
opacité au niveau du hile pulmonaire
L’examen bactériologique permet de mettre en évidence le germe en cause.
L’examen hématologique :la VS peu élevée, une leucocytose modérée,
Complications: - bronchiolite
- bronchopneumonie
Traitement
a) Préventif
- suppression de tabac
- Eviter les substances irritantes, poussières et
allergènes.
- Eviter les refroidissement brusques
b) Médical
- Repos en cas des malaises et des courbatures
- boire beaucoup d’eau.
- traitement symptomatique si cause virale
- antibiotique si cause bactérienne
- Si toux sèche, donner un sédatif de la
toux(ex :Codéine)
- Si toux productive, donner un
expectorant(ex :bétatoux, Eucalyptol etc…)
- Si douleur, donner un analgésique
- Si fièvre avec râles, donner un antibiotique.
- Si dyspnée, donner de l’oxygène en hospitalisation
136
BRONCHIE CHRONIQUE
C'est une inflammation chronique de la muqueuse bronchique
Etiologie
- Bronchite aiguë à répétition
- L’irritation permanente de la muqueuse des bronches par la fumée de tabac,
poussières etc…
-maladies respiratoires : ex : asthme, sinusite chronique
- maladies d’origine cardiaque ex : insuffisance cardiaque
Diagnostic différentiel :
-la TBC pulmonaire ( lésions au sommet des poumons)
-le cancer pulmonaire (persistance de l’opacité après l’antibiothérapie pendant 10
jours)
-la bronchiectasie( lésions à la base des poumons)
-l’insuffisance cardiaque (dyspnée expiratoire)
Traitement
- Eviter le tabac, le froid, l'allergie
- ATB
- soigner correctement les poussées aiguës de bron-
chite
- symptomatique.
- Exercices respiratoires
137
LA BRONCHECTASIE
Définition
C’est la dilatation anormale des bronches localisées surtout aux lobes inférieurs.
Etiologie :
- inconnue mais souvent secondaire à une infection
- sur prédisposition constitutionnelle
toutes bronchopathies sténosantes
toux chronique.
Signes
a) fonctionnels
- Toux avec expectoration matinale abondante (200-300ml)de crachat
qui sédimente en 3 Couches de haut en bas.
- une couche mousseuse
- une couche mucopurulente
- une couche purulente épaisse d’odeur fétide ou nauséabonde.
b) généraux
- E.G conservé
- pas de fièvre asthénie à l'absence de toute infection.
Diagnostic : le diagnostic de certitude se fait par la bronchographie au lipiodol qui
permet d’opacifier les lésions pulmonaires se trouvant généralement aux bases des
poumons.
IV. Traitement
V. Médical : - rééducation respiratoire
- AB.
- éventuellement drainage postural.
Chirurgical
Lobectomie dans les formes localisées et résistantes.
ASTHME BRONCHIQUE
Définition
C’est une inflammation des bronches caractérisée par une hypersensibilité de la
muqueuse bronchique à divers allergènes et marquée par des accès répétées de la
dyspnée expiratoire avec bruits de sifflement.
Etiologie :
L’asthme est une maladie allergique et dépend de la disposition de l’individu. parmi
les facteurs favorisants nous avons :
a) Le pneumallergènes (poussières, la fumée, les pollens des fleurs, les poils des
bêtes, les odeurs piquantes, l’air sec et l’air froid etc…)
b) Certaines infections(pneumonie, bronchite chronique, sinusite, larves des vers
intestinaux, micro filaires etc…)
c) le refroidissement, différentes périodes de la journée surtout la nuit par la
baisse des catécholamines.
d) vives émotions : colère, jalousie, tristesse, peur
e) les allergènes alimentaires à l’exemple de certaines protéines comme le lait et
certains fruits
f) les allergènes chimiques ou médicamenteux locaux par exemple l’aérosol ou
138
généraux.
VI. Le terrain allergique est strictement individuel, souvent à
prédisposition héréditaire ; l’allergie bronchique s’alterne
d’ailleurs avec d’autres manifestations allergiques telles
que la rhinite allergique, urticaire, l’œdème de Quincke et
l’eczéma.
VII. En Afrique les fréquentes infestations parasitaires
peuvent aussi être une prédisposition
VIII. Pathogénie
Trois facteurs dans l’apparition de la crise :
- spasme au niveau de la musculature circulaire de la bronche
- oedème au niveau de la paroi bronchique
- hypersécrétion bronchique visqueuse.
Ces phénomènes sont d’origines allergiques si la rencontre antigène (allergène)
contre anticorps provoque une réaction avec libération exagérée des médiateurs
chimiques comme l’histamine et accessoirement la sérotonine, l’héparine, la
plasmine ; seule déjà l’histamine avec son action parasympathomimétique explique
le bronchospasme et la congestion de la muqueuse bronchique.
Clinique :
- la crise se déclenche le plus souvent la nuit ; elle est précédée d’une aura
c’est – à – dire un éternuement, coryza, angoisse , des céphalées, migraine,
une flatulence, un prurit local…
- le malade s’éveille brusquement souvent la nuit par une dyspnée suffocante
de type orthopnée et une bradypnée expiratoire accompagnée d’angoisse et
se terminant habituellement après une à deux heures avec une
expectoration difficile de quelques crachats visqueux(crachats perlés) ; la fin
de la crise étant marquée par un accès de polyurie, des éructations et une
sensation de lassitude et détente.
- Généralement on trouve le malade assis dans son lit, les traits de visage tirés
et de teint grisâtre( pâleur, cyanose et des sueurs.
NB : Il n y a pas de retentissement cardiaque ni des modifications tensionnelles.
Pas de fièvre ni douleur thoracique.
Examen physique :
Auscultation
- Râles sifflants ou sibilants à l’expiration dans les deux champs pulmonaires,
A la percussion, il y a une hyper tympanisme dans les zones pulmonaires à cause
d’air retenu.
Paraclinique
139
Formes cliniques
-Asthme infantile : Avec légère fièvre et dyspnée moins caractéristique( souvent
polypnée) l’évolution peut s’arrêter spontanément à la puberté.
- Etat de mal asthmatique: crise prolongée ,ne cédant pas et
peut être fatale s’il y a décompensation aiguë avec œdème
pulmonaire cela peut entraîner la mort du malade.
-
Diagnostic Différentiel
-Asthme cardiaque : les crises dyspnéiques de cardiaques sont de type polypnée
-Les crises de dyspnée obstructives d’origine laryngo-trachéiques poar exemple :
corps étranger, œdème de la glotte, laryngite striduleuse ou diphtérique sont de
forme inspiratoire accompagnées de tirage et cornage.
Complications
[Link] de gravité d’une crise d’asthme :
-la polypnée
-la cyanose
-la tachycardie
-le pouls paradoxal
-diminution ou abolition des murmures vésiculaires
-tirage, battement es ailes du nez et les pauses respiratoires
2. L’Etat de mal asthmatique qui est une urgence médicale en pneumologie.
Il est caractérisé par une crise d’asthme sévère résistant à la thérapeutique
habituelle.
3.L’Attaque d’asthme : C’est la repentir des crises plusieurs fois par jour, plusieurs
fois par semaine avec persistance d’une dyspnée entre les crises.
4. Autres complications :
-La crise suraigu par interruption totale d’une corticothérapie pouvant entraîner un
décès brutal.
-Le pneumothorax
-l’évolution vers une insuffisance respiratoire chronique
-Le retentissement psychoaffectif professionnel
Traitement
a) Durant la crise
-Médicaments de base : théophylline ou aminophylline en suppositoires chez
l’enfant, en injection IV lente chez l’adulte
-En cas des crises peu sévères, on donne les bétamimétiques en spray(ex :
salbutamol ou ventoline dose : 2 bouffées à renouveler toutes les 10 minutes plu
tard 4 à 6 bouffées par jour.
-Médicaments adjuvants : -Les antihistaminiques(ex : phenergan en IM
- Dérivés cortisoniques en IV dans les cas sévères.
b) Etat de mal asthmatique :
-Installer une perfusion intraveineuse lente de delta cortisone ou ACTH ou de
théophylline
-Associer l’oxygénothérapie, l’aminophylline intraveineuse et les
antihistaminiques en IM.
-Antibiothérapie systématique en IV( pas des médicaments de la famille de
pénicilline)
c) Traitement de fond(préventif)
140
1.Médicaments visant à espacer et a réduire les crises successives tels que :
théophylline, antihistaminiques, sédatifs et tranquillisants par voie orale
-Antibiotiques seulement en cas de bronchite concomitante ou bronchite
asthmatique.
2. désensibilisation c’est-à-dire éviction de l’allergène responsable soit :
-Non spécifique par cure d’injection des globulines.
–Spécifique après recherche de l’allergène responsable, on donne par injection
des doses prudemment croissante d’une suspension de l’allergène responsable.
3 Eviter la pollution atmosphérique et l’abus de tabac qui peut aggraver ou
entretenir les causes
4 gymnastique respiratoire renforçant le muscle expiratoire et le diaphragme
BRONCHO - PNEUMONIE
Causes
1. bactériennes : c’est le pneumocoque qui, le plus souvent, est en cause; mais on
peut rencontrer également le streptocoque, le staphylocoque, klebsiella
pneumoniae, haemophilis influenza…
141
pulmonaire.
Laboratoire : leucocytose et VS augmentée.
Complications :
- pneumothorax,
- méningite à pneumocoque
- pleurésie
- abcès du poumon
- décompensation cardiaque
Traitement : préventif
- une bonne hygiène
- bien traiter les rougeoles
142
EMPHYSEME PULMONAIRE
Définition :
C’est une affection pulmonaire chronique caractérisée par l’augmentation de volume
des espaces aériens distaux du poumon, par dilatation soit par destruction de leurs
parois. Ces lésions peuvent être diffuses ou localisées.
PNEUMONIE
Classification
1 - Selon la localisation
1.1 congestion pulmonaire
1.2 pneumonie lobaire
1.3 broncho pneumonie
143
2 - Selon l’étiologie
2.1 bactérienne : BK, staphylocoque, streptocoque, Pseudomonas aeroginas
Haemophilus influenza, klebsiella…
2.2 virale : grippe, para-influenza…
Complications:
-Atélectasie
-Evolution mortelle par insuffisance respiratoire aiguë ou par toxi-
infection aiguë
- abcès pulmonaire
- pleurésie purulente
- péricardite purulente
- endocardite
- arthrite
- méningite
- otite
Traitement
- pénicilline efficace lors que pneumocoque
- ampicilline
gentamicine
- Kanamycine
- si BK, RHEZ
144
- repos au lit
- alimentation légère
- calmer la toux, antipyrétique, vitamine C pourra augmenter la
résistance de l’organisme.
- Analeptique cardio-vasculaire ex : coramine surtout chez les
vieillards et les enfants
- Oxygénothérapie en cas de cyanose
Traitement : - symptomatique
- Antibiothérapie pour lutter contre les germes de surinfection.
145
IX. L’ABCES DU POUMON
Définition
Ce terme désigne toute collection purulente dans une cavité néoformée ou creusée
dans le parenchyme pulmonaire.
X.
XI. Etiologie
XII. -Agents pathogènes(staphylocoque, streptocoque,
pneumocoque)
-facteurs favorisants :
-Aspiration pulmonaire
- Corps étranger bronchique
- Dilatation des bronches
- Embolie septique
- Pneumonie insuffisamment traitée
- Nécrose d'origine cancéreuse
Cause a distance
- Rhinopharyngite
Pathogénie :
Les microbes détruisent les tissus pulmonaires et forment un abcès qui se
rompt dans une bronche et les pus sortent en grande quantité par les
crachats. C’est la vomique.
Symptômes
- Le début n'est pas typique, ressemble à une pneumonie.
- Après : - fièvre irrégulière
-Toux avec expectoration abondante et purulente (vomique) dans le cas
typique avec odeur de l'haleine nauséabonde ou fétide.
-Amaigrissement vers cachexie, parfois anémie.
XIII.
XIV. Diagnostic
Radiographie : Présence d’image hydroaérique.
Labo : - Bactériologie :
- La culture permet d’identifier le germe : si absence de BK, antibiogramme
est indispensable.
- Sang : Leucocytose et VS augmentée.
146
Traitement : Médical
- Antibiothérapie massive ou prolongée
- Repos au lit
- Corticothérapie
- Boisson abondante
- Régime alimentaire riche en protéine
- Chirurgical
- Thoracotomie
- Incision et drainage
- Soins infirmiers :
- Surveiller les signes vitaux.
- Drainage postural plusieurs fois par jour
Définition : Tumeur maligne à point de départ bronchique qui affecte les poumons.
Cause : inconnue
Cause favorisante : Tabagisme
XVI. Pathogénie :
la tumeur peut être primaire c’est à dire d’origine
pulmonaire. Elle va d’une bronche et pousse les métastases
vers les ganglions pulmonaires, le foie, les os, le cerveau
la tumeur peut être secondaire c’est à dire une métastase
d’une tumeur d’un autre organe tel que foie, estomac,
utérus ou intestin.
XVII. Clinique
- Début insidieux avec amaigrissement progressif .
- Toux résistante au traitement symptomatique sauvant chez de personne de plus de
10 ans.
- Expectoration rare, mais parfois hémoptysie.
- Douleur de forme différente.
- Dysphagie, douleur costale, douleur vertébrale.
- Dyspnée.
Signes physiques :
-Tableau clinique variable
- Parfois rien comme signe
- Parfois signe d’une bronchite, soit condensation pulmonaire soit signe
d’épanchementpulmonaire.
XVIII.
XIX. Para clinique
- RX thorax : infiltrat parenchymateux à contour floue; signe d’atélectasie,
ombre para hilaire entouré de prolongement. On peut avoir un
signe d’épanchement pleural.
147
148
Bronchoscopie
- Masse tumorale
On fait alors la biopsie bronchique ou on fait une thoracotomie exploratrice : biopsie
extemporanée.
Diagnostic différentiel
- Tuberculose pulmonaire
- Pneumonie
Complications :
- pleurésie hémorragique
- invasion du médiastin
- métastase à distance
- surinfection pulmonaire
Traitement
- chirurgical si tumeur précocement diagnostiquée, on fait alors une
lobectomie de la partie atteinte.
- Le traitement chirurgical est inefficace en cas de métastases.
- Traitement palliatif avec des analgésiques.
149
PLEURESIE
Etiologie : - le BK,
- staphylocoques,
- streptocoque,
- pneumocoque,
- amibe.
- traumatisme thoracique,
- péricardite,
- abcès du foie,
- cancer de la plèvre.
Classifications
- pleurésie sérofibrineuse : un liquide séreux se forme dans la plèvre souvent
d'origine TBC.
- pleurésie sèche : la plèvre est enflammée et une couche fibreuse se forme
entre les membranes pleurales qui empêche le glissement
normal des pleuvres. Chaque mouvement respiratoire
devient douloureux.
- pleurésie purulente :empyème ou pyothorax dans ce cas l’épanchement est
constitué de pus souvent liée à la complication d'une
pneumonie due aux coccies
- pleurésie hémorragique: Cancéreuse
- hémothorax : dû à un traumatisme thoracique.
Diagnostic
- ponction pleurale exploratrice permet de mettre en évidence la présence de
pus ou de liquide
- Radiographie montrant une opacité qui remplace la plante pulmonaire
- déplacement du médiastin du coté opposé de l’épanchement si celui-ci est
abondant
N.B : à l'examen clinique on recherche souvent le trépied pleurétique, une
triade des symptômes principaux :
- abolition des vibrations vocales.
- disparition des murmures vésiculaires.
- matité à la percussion.
150
Au laboratoire : ponction pleurale exploratrice ramène un liquide jaune citrin.
Rivaltat positif parce que ci est un Exsudat
- VS augmentée
- bactériologie : présence des germes.
- Cytologie : sédiment du liquide riche en lymphocyte en cas
de pleurésie sérofibrineuse (TBC)
- Formule Leucocytaire : neutrophile élevé : pleurésie
purulente.
- IDR (PPD de mantoux) peut être positif en cas de TBC ou
primo infection.
Evolution :
une fois que la maladie en cause disparaît la pleurésie disparaît également. Mais elle
peut se développer en TBC pulmonaire.
Complications : si non traitée, la maladie évolue vers :
- syncope mortelle (épanchement très abondant)
- pleurésie bilatérale
- péricardite
- pleurésie chronique ou récidivante altérant l'état général
Traitement : - étiologique
- symptomatique
- drainage thoracique en cas de pleurésie purulente et sérofibrineuse.
151
TUBERCULOSE PULMONAIRE
Maladie qui servit dans le tiers monde. Elle a tendance à disparaître dans le pays
développés.
Mode de transmission
La transmission se fait par voie aérienne ou voie flüggiène
Les Bacilles de Koch entrent dans l’organisme au niveau du parenchyme pulmonaire
se multiplient et un petit nombre arrive au hile par voie lymphatique.
C’est un ensemble qui constitue le complice primaire et les Bacilles de Koch feront
longtemps dans le ganglions hilaires.
Pathogénie
152
Dissémination des BK : A partir des poumons, les BK peuvent attaquer d’autres
organes et déterminer d’autres formes de TBC :
- TBC ganglionnaire
- TBC osseuse
- TBC cutanée
- TBC intestinale
- TBC méningée
Symptômes
- toux prolongée allant à plus de 15 jours avec crachats mucopurulent parfois
hémoptïque
- transpiration nocturne
- température élevée
- asthénie physique
- amaigrissement
- anorexie
- parfois douleur à la poitrine accompagnée des dyspnées.
Diagnostic
2 - Evolution de la maladie
3 - Complications
153
Tous les comprimés doivent être pris en une fois, le matin, à jeun.
Ce traitement peut servir aussi bien pour les nouveaux cas que pour les reprises de
traitement.
A un sujet de 50 Kgs on donne : 2 mois R600, H300, E1200, Z2000 7/7
4 mois R600, H900 2/7
N.B : le programme National Anti Tuberculeux Intégré (PATI) de la République
Démocratique du Congo qui a adopté les schémas de 8 mois prévoit 3 régimes de
traitement différents selon le cas en présence.
traitement.
Les cas à frottis positifs à la fin du 3è mois de traitement doivent continuer les
médicaments pendant 4 semaines (RHEZ). Si le frottis reste positif après le 8è mois
de traitement. Les soins sont arrêtés et le patient référé à un centre spécialisé pour
test de sensibilité et le traitement approprié.
154
* Régime de la Catégorie III :
Cas de, TBC pulmonaire à microscopie négative à lésions peu étendues
et autres cas de TBC extra pulmonaire
Il s'agit habituellement de :
- formes pulmonaires à lésion peu étendues
- adénite tuberculeuse
- la primo-infection tuberculeuse
Symptômes : elle peut être latente où le début est insidieux, il y a 3 AT, parfois la
maladie peut commencer par une hémoptysie.
Clinique : Peut être normal. On. peut entendre un souffle caverneux rarement un
souffle humide,il y a amaigrissement ++
Rx. : - présence d’une caverne
- une opacité arrondie avec une coque épaisse arrondie tout au tour qui peut
être
entourée de nodule avec bronche de drainage.
- on peut avoir, des infiltras systématiques.
TRAITEMENT :
Préventif :- relever le niveau social de la population
- éviter la promiscuité
- vacciner les enfants
155
LES URGENCES RESPIRATOIRES
1. Définition : c'est une brusque inondation des alvéoles pulmonaires par la sérosité
plasmatique issue des capillaires à travers leur paroi très fine.
2. Etiologie : Insuffisance ventriculaire par l’augmentation de pression qu'elle crée
dans la petite circulation soit par une hyperpression sanguine.
156
- Parfois trachéotomie pour favoriser l’oxygénation de l'appareil respiratoire.
-Antibiothérapie en cas d’infection.
6 - Rôle de l’infirmier
- surveiller les signes vitaux et la diurèse.
- Installer l’oxygène,
- pratiquer l’aspiration trachéale.
- surveiller toutes les complications.
-Surveillance des perfusions et transfusions.
Diagnostic différentiel :
-La pneumonie
-La pleurésie
157
158
5. Clinique : le tableau des embolies pulmonaires est extrêmement variable.
- Formes graves : - attaque cardiaque sévère et collapsus, formes syncopales,
asphyxiques, asystolique (défaillance cardiaque) aiguë
- Formes atypiques : forme, avec douleur abdominale ou lombaire.
A l'examen clinique : recherche des signes pulmonaires en foyer; des
râles, une réaction pleurale, variable que l'on pourra ponctionner, mais ces
signes peuvent être complètement absents.
A l’auscultation cardiaque: Bruits du cœur assourdis galop, chute de la pression
artérielle.
8. Traitement
* Curatif : l’embolie constitue une urgence médicale.
* Repos au lit.
* position mi-assise.
* analgésiques (morphine, pethidine…).
* perfusion IV lente associé aux sympatholytiques suppriment ou atténuent les
réflexes vasomoteurs artériolaires.
* Oxygénothérapie.
*analeptiques cardio-vasculaires (digitaline) contre la surcharge cardiaque en cas
de collapsus
* anticoagulant. (Ex : - héparine lV)
159
PNEUMOTHORAX
1°- Définition : est un épanchement d'air dans la cavité pleurale.
Le pneumothorax est dit spontané lorsqu'il provient d’une lésion pleurale ou
spontané pleuro-pulmonaire par opposition au pneumothorax provoqué par une plaie
thoracique ou par une ponction pleurale.
HYDROPNEUMOTHORAX : épanchement du liquide dans la cavité pleurale,
HEMOPNEUMOTORAX : épanchement du sang dans la cavité pleurale.
PYOPNEUMOTHORAX : épanchement du pus dans la cavité pleurale.
2°- Etiologie
- traumatique (Plaie perforante)
-fracture des côtes ;
-opération au niveau de la cage thoracique ;
- au cours de certaines ponctions pleurales d’origine infectieuse, ex :TBC
3°- Physiopathologie :
L’irruption d’air dans la cavité pleurale se fait par une communication (fistules) entre
le poumon et la plèvre.
L’air pénètre très brutalement dans la plèvre. En effet, ce poumon ne peut plus
occuper tout. le volume de l'hémi thorax; il est repoussé par l'air contenu dans la
cavité
pleurale. Le problème thérapeutique est donc d'éliminer l'air de la cavité pleurale et
de ramener les poumons à la paroi normale.
4°- Symptômes :Notion de traumatisme ou de maladie pulmonaire
- dyspnée
-douleurs thoraciques au coté atteint
- pouls rapide et petit - toux
-transpiration
- hypotension
- abolition des vibrations vocales.
- tympanisme à la percussion thoracique du coté atteint
5° Clinique
Auscultation :cœur: accélération du battement. Cardiaque..
Inspection : poumons râles sifflant parfois ronflant.
malade assise et, transpiration abondante.
160
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
LIVRES
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