Competence1
Situation1
Présentation situation clinique
Me T, patiente du docteur C, patiente porteuse de sondes urétérales type
JJ à demeure est pris en charge pour le remplacement de ces dernières
tous les six mois.
L’intervention consiste par voir endoscopique au remplacement
des tuteurs urétéraux type double J (DMI 1) entre le rein et la
vessie à l’aide d’un fil guide et d’un contrôle scopie.
Après avoir saisi l’extrémité vésical du tuteur urétéral à l’aide
d’un cystoscope et une pince à préhension, le chirurgien monte
un leader2 à travers la sonde jusqu’au bassinet avant de retirer
le tuteur en place. Il fera glisser le nouveau DMI sur ce dernier
sous contrôle scopie pour vérifier que la sonde soit bien en place
dans le bassin et puis dans la vessie avant de retirer totalement
son fil guide.
Le tuteur urétéral double J est un tube souple et fin (environ 3
mm de diamètre) dont les extrémités forment chacune une
boucle (d’où le terme double J) ce qui permet à la sonde de
rester en place entre le rein et la vessie. Il peut être constitué
de différentes matières, de différents diamètres et de
différentes longueurs.
Une « sonde JJ »3 est mise en place pour prévenir ou contourner
un obstacle au niveau de l’uretère. Elle permet l’écoulement des
urines à travers de sa lumière interne.
Cette patiente présente un handicap moteur (difficultés de mobilisation de
ses membres inférieurs) et un retard mental sans mesure de protection
juridique. Elle a pour antécédent un syndrome de jonction bilatérale et une
PTH4 droite. Elle est âgée de 44ans, mesure 1m35 et pèse 55kgs
Cette patiente est allergique au latex, allergie confirmée par le passage
chez un allergologue en 2012.
Le score ASA de la malade est de 3
1
Dispositif médical implantable
2
Fil guide
3
Tuteurs urétéraux
4
Prothèse de hanche
Le score ASA a été mis au point 1941 par la société américaine
des anesthésistes American Society of Anesthesiologists (ASA).
Il est utilisé en médecine pour exprimer l’état de santé pré-
opératoire d'un patient.
Il permet d'évaluer le risque anesthésique et d'obtenir un
paramètre prédictif de mortalité et morbidité péri-opératoire.
Allant de 1 à 65, c'est un indicateur de la probabilité de mortalité
péri-opératoire globale. Si ce score est supérieur ou égal à 3, il
est considéré comme un facteur de risque anesthésique.
Présentation de l’intervention
L’intervention prévue est le remplacement des tuteurs urétéraux JJ par
voie cystoscopique sous contrôle radiologique.
Je me positionne en tant que circulant pour la prise en charge de cette
patiente.
L’intervention est classée III sur l’échelle d Altemeier 6, cependant elle sera
réalisée en premier dans le programme opératoire dû à l’allergie au latex.
L’intervention se déroulera dans la salle A de norme iso 7 7.
Temps pré opératoire
Avant la prise en charge de la patiente, Je me renseigne sur le type
d’intervention prévu et ses spécificités grâce au logiciel Web100t.
Web 100T est un logiciel de traçabilité destiné aux
établissements publics et privés pour la prise en charge des
patients, la collecte de l’activité, le dossier patient/dossier soin,
la facturation et le PMSI (programme de médicalisation des
systèmes d’information).
Je retrouve sur la fiche d’intervention :
- L’ordre de passage => 1ere position
- Le type d’intervention prévue => changement « sonde jj »
bilatérale
- Les demandes de matériel spécifique => aucune ne demande
- Les allergies => Latex
- Le poids => 55kgs
5
Cf. Annexe Classification ASA
6
Cf. compétence 3 classifications du niveau infectieux d’une intervention
7
Cf. compétence 3 Normes iso des salles opératoires
- Le type d’installation => gynécologique
- Le type d’anesthésie => anesthésie générale
- Le statut infectieux => pas d’isolement
L’ibode prépare la MECSS8 de la salle et le matériel pendant que je
m’occuperai de l’accueil de la patiente.
Le temps d’accueil est un moment de rencontre et d’échange
avec le patient. L’ide doit fixer deux axes principaux dans
l’accueil du patient au bloc opératoire : la lutte contre son
anxiété et la garantie de sa sécurité.
J’accueille la patiente avec attitude calme, bienveillant et rassurante
à visage découvert dans le sas de transfert9 en présence d’une collègue
Je veille à adapter mon vocabulaire afin de tout ce que j’explique soit
compris par la patiente.
J’adresse à cette dernière un « bonjour madame, je m’appelle Théodore, je
suis l’infirmier qui va vous prendre en charge pour votre intervention
avec… » Et présente l’équipe présente qui m’accompagnera par la suite
en salle opératoire. Je lui précise que nous serons auprès d’elle tout au
long de son intervention et somme prêts à répondre à ces questions. Cela
a pour but que la patiente ait des points de repères durant son expérience
au bloc opératoire afin de réduire son anxiété.
Je vérifie et l’équipe de la tenue selon les normes de l’asepsie
progressive10, je m’assure que l’article coiffant ne contient pas d’élastique
pouvant contenir du latex.
Je réalise alors mon interrogatoire dans le cadre de ma première
partie de Check-List pour cette intervention. Dans notre établissement, il
est convenu que le coordinateur de la check-list est le personnel
paramédical. La présence de l’anesthésiste permet une vérification
conjoint du dossier et permet de valider les formalités de la check-List
avant l’arrivée en salle d’intervention. Etant absent lors de mon
interrogatoire, je lui transmettrai les informations obtenues avant
l’induction.
La check-list est un outil majeur et obligatoire selon les
recommandations de l’HAS11 depuis janvier 2010, dans le cadre
8
Cf. compétence 2 situation 1 La mise en conformité et sécurité de la salle
9
Le sas de transfert est un espace individualisé et calme afin de préserver la pudeur et l’intimité
10
Cf. compétence 3 situation1 règles d’asepsie progressive
11
Haute Autorité de Santé
de la certification des établissements de santé12.
La dernière version est de 2018 et a été renouvelée deux fois
entre deux (2011 pour le TIME-OUT et 2016 pour la prise en
charge d’un mineur).
La check-list a pour objectif de garantir en permanence la
sécurité des patients. C’est un outil simple et efficace de
contrôles prioritaires à effectuer impérativement pour améliorer
le travail en équipe, la communication interprofessionnelle et
favoriser une considération active de la sécurité des patients à
chaque intervention.
Les professionnels de santé doivent la maitriser et l’utiliser dans
un échange personnalisé où le patient est acteur. C’est grâce à
une participation active et un échange que les éléments à
risques seront décelés.
Le professionnel de santé doit repérer durant cet échange les
éléments qui sont indispensables à une prise en charge
sécuritaire du patient. Tous problèmes décelés doivent être
signalés à l’équipe médicale (chirurgien, MAR13).
La check-list sera archivée dans le dossier patient après sa
sortie.
A chaque information prise, une vérification est effectuée sur le dossier
puis avec le patient et enfin sur le bracelet d’identification quand il
comporte les informations recherchées.
Selon la HAS, le dossier patient est un lieu de recueil et de
conservation des informations administratives, médicales, et
paramédicales, formalisées et actualisées, enregistrées pour
tout patient accueilli, à quelque titre que ce soit. Il assure la
traçabilité de toutes les actions effectuées.
Il est l’outil de communication, de coordination et d’information
entre les acteurs de soins et avec les patients. Il permet de
suivre et comprendre le parcours hospitalier du patient. Il est un
élément primordial de la qualité des soins en permettant leur
continuité dans le cadre d’une prise en charge pluri
professionnelle et pluridisciplinaire. Le rôle et la responsabilité
de chacun des différents acteurs pour sa tenue doivent être
définis et connus.
Il doit être :
- Un élément dynamique constitué pour être le support de
12
Cf. annexe check-list
13
Médecin anesthésiste et réanimateur
l’ensemble des informations recueillies à l’occasion de la
prise en soin du patient.
- Un outil de réflexion et de synthèse médicale et
paramédicale
- Un outil d’évaluation de la qualité des soins et de la tenue
du dossier
- Un support d’enseignement et recherche
- Un maillon de l’analyse médico-économique de l’activité et
du contrôle de la qualité
Le contenu du dossier patient est règlementé par l’article R.
1112-2 du CSP14
L’ide15 a un rôle important dans la tenue du dossier médical, il
établit pour chaque patient un dossier de soins infirmiers
contenant les éléments pertinents et actualisés relatifs à la
prise en charge et au suivi des soins apportés.
Dans le dossier papier, on y retrouve :
Les informations administratives (identité, adresse, prise en
charge sécurité sociale et mutuelle, médecin traitant,
étiquettes nominatives)
Les différents consentements
La consultation anesthésique de moins de deux mois
regroupant les antécédents, les traitements, les allergies, le
type d’anesthésie, le score ASA, les traitements et examens
pré-opératoire souhaités et les commentaires informatifs si
nécessaires
Les bilans sanguins et urinaires si besoin
Les examens radiologiques
Les consultations de spécialistes (chirurgien, cardiologue,
diététicienne, psychologue, diabétologue)
Il est le premier support de lien entre le patient et l’équipe du bloc
opératoire, nous renseigne sur l’état de santé du patient et doit
rassembler toutes les données nécessaires à l’intervention prévue.
14
Code de la Santé Publique
15
Infirmier diplômé d’état
Je réalise l’identitovigilance auprès de la patiente.
L’identitovigilance vise à garantir que tous les patients soient
correctement identifiés tout au long de leur prise en charge
dans l’hôpital et dans les échanges de données médicales et
administratives. L’objectif est de fiabiliser l’identification du
patient et les documents le concernant tout au long de la prise
en charge.
Je demande à la patiente de m’indiquer son identité complète (nom,
prénom, date de naissance). Le croisement des informations est correct
(patiente, bracelet, dossier, copie de carte d’identité).
Je vérifie le type d’intervention et le site opératoire.
Pour éviter toute erreur, le patient doit confirmer oralement
l’intervention subie et décliner l’identité de son opérateur.
Grâce aux consultations médicales pré-opératoires, le patient a
la connaissance de ce qui va se passer. Cette reformulation
identifie sa compréhension du geste et lui permet d’avoir encore
le choix de se rétracter.
La patiente me confirme oralement les informations que je retrouve dans
le dossier anesthésique, la lettre chirurgien et le programme opératoire, le
coté (la bilatéralité est confirmé par dossier, courrier, et la patiente).
J’insiste avec la patiente sur les côtés pour la rassurer sur la procédure
suivie pour éviter les erreurs.
Je vérifie la présence des autorisations d’opérer et d’anesthésie
signées et datées dans le dossier
Le consentement éclairé est régi par la loi n99-641 du 27 juillet
1998, il doit être libre et renouvelé à chaque acte médical même
si le type d’intervention est le même. Il s’obtient lors de la
consultation chirurgicale. Tout patient peut se réserver le droit
d’un délai de réflexion ou l’obtention d’un autre avis
professionnel
Le consentement d’anesthésie est obtenu 48heures avant
l’intervention dans le cadre d’une consultation d’anesthésie
comme le stipule la loi n94-1050 du 5 décembre 1994
Je m’assure que les autorisations correspondent à l’identité de la patiente.
Je lui demande si elle en a compris leur contenu. J’implique la patiente
dans la réalisation de la check-list, ainsi je cherche à diminuer son stress
en lui prouvant qu’elle remplit toutes les conditions pour débuter
l’intervention en sécurité.
Je vérifie la présence de l’examen ECBU (présent dans le dossier,
résultat de cultures stériles confirmée par la patiente), ainsi qu’un bilan
sanguin pour l’anesthésie et les derniers clichés réalisés lors du précèdent
changement de sonde pour avoir une image de référence pour
l’intervention. Je vérifie qu’il y a un nombre d’étiquettes d’identification
suffisantes dans le dossier
Madame T sera installée en position gynécologique (décubitus
dorsal, membres inférieurs écartés et ramenés sur l’abdomen) tout en
respectant les contraintes physiques liées à son handicap.
Je vérifie que l’état cutané de la patiente (dépilation effectuée selon
protocole spécifique, absence de lésions cutanées) que la préparation
cutanée soit renseignée sur le dossier patient informatique (fiche de
liaison service/bloc dans le dossier Emed). Madame T a aussi bénéficié
d’une douche préopératoire avec un savon antiseptique type Bétadine® 16.
Je lui demande si elle a uriné avant d’arriver au bloc.
EMED est un logiciel de traçabilité destiné aux établissements
publics et privés pour la gestion des dossiers patient. Il
regroupe toutes les informations administratives, médicales et
paramédicales de chaque patient. C’est un outil de référence et
de transmissions pour tous les acteurs gravitant autour du
patient et de centralisation des prescriptions médicales des
différents spécialistes.
« L’écrit sur un support électronique à la même force probante
que l’écrit sur support papier. » comme le stipule le CV17 dans
l’article 1316-3
Un dossier informatisé permet d’améliorer la qualité du dossier,
notamment par sa structuration évitant les redondances et les
recopiages.
Il doit néanmoins être le garant de la confidentialité des
données relatives au patient. L’accès doit être protégé par une
signature électronique et un horodatage de toute donnée
insérée
Dans EMED on y retrouve :
Fiche d’identité du patient
Les prescriptions médicales
La consultation d’anesthésie et la consultation pré-anesthésique
16
Cf. compétence 3 situation 1 protocole de préparation cutanée de l’établissement
17
Code Civile
Les annotations médicales
Les différents bilans demandés
Les transmissions paramédicales
Les soins effectués
Fiche de liaison interservices
Les comptes rendu des consultations spécialisés
(stomathérapeute, psychologue, assistante sociale, etc.
Les courriers de consultations
Les courriers de sorties d’anciennes hospitalisations.
Le matériel est en salle d’opération, l’ensemble des dm est dépourvu
de latex.
Une anesthésie générale est prévue avec assistance respiratoire à
l’aide d’un masque laryngé.
Une allergie au latex est renseignée sur la fiche d’intervention, le
dossier (document et informatique) et par la patiente ainsi que la couleur
distinctive (vert) de son bracelet. Tout est mis en œuvre pour éliminer
l’agent allergène du bloc opératoire.
Pas de risque de saignement particulier car pas de maladie ou
traitement hypocoagulant, l’intervention est réalisé par les voies
naturelles avec du matériel peu invasif.
Pas de risque d’inhalation (syndrome Mendelson) car la patiente me
confirme qu’elle est à jeun stricte 18 depuis plus de 6h et elle ne porte pas
de prothèse dentaire.
Le syndrome de Mendelson, ou syndrome d'inhalation
bronchique, est une inflammation pulmonaire qui résulte de la
pénétration dans les bronches et les poumons de liquide
gastrique. C'est une des principales préoccupations de
la libération des voies aériennes
J’accompagne la patiente jusqu’à la salle opératoire tout en
discutant avec elle pour la mettre dans un contexte de confiance.
Arrivé dans le bloc opératoire, je précise ces informations au
chirurgien, au MAR et ma collègue à voix haute afin de valider ma
première partie de check-list. Je présente les derniers membres de
l’équipe à la patiente. L’anesthésie précise la présence d’un dossier de
consultation conforme.
18
Cf. Annexe : les recommandations du jeun par la SFAR
La consultation d’anesthésie est réalisée par un médecin
anesthésiste réanimateur qui consigne à l’écrit les résultats de
sa consultation avec d’éventuels examens complémentaires et
d’éventuelles consultations spécialisées.
Cette consultation réponde à un cadre réglementaire précis,
défini par le décret n° 94-1050 du 5 décembre 1994 relatif à la
sécurité des patients et à la pratique de l’anesthésie.
Il précise que :
- La consultation pré anesthésie doit être réalisée lors d’une
intervention programmé
- Elle doit avoir lieu au moins 48h avant l’acte opératoire
- Elle est réalisée en consultations externes pour les
patients non hospitalisés
La consultation d’anesthésie est renforcé pour un visite pré
anesthésique la veille ou avant l’arrivée au bloc pour les PEC 19
ambulatoires. Elle vise à revoir l’état de santé du patient et
reparler de la notion de jeûne.
La SFAR20 renforce les textes réglementaires par des
recommandations pour l’anesthésie et les actes qui s’y
apportent.
Transfert
Madame T ne pouvant se déplacer seul, je la transfère sur la table
d’opération avec l’aide de mon collègue équipé d’une planche type
Rollboard afin de prévenir les TMS21 pour la patiente et moi-même.
Malgré la connaissance de la patiente pour la manœuvre, j’explique
de nouveau à cette dernière afin de réduire le stress amené par ce
changement de position.
Après être positionné sur la table opératoire, je signale à la patiente
que j’éloigne le brancard de la table opératoire et lui demande de ne plus
d’appuyer sur ce dernier.
Installation avant l’anesthésie
J’installe la patiente en décubitus dorsal stricte, les bras en croix
la position de décubitus dorsal est la posture chirurgicale la plus
fréquente. C’est la position provisoire préalable à toute
19
Prise en charge
20
Société française d’anesthésie-réanimation
21
Cf. compétence 2 situation 2 : les troubles musculo squelettiques.
installation qui permet l’induction anesthésique avant l’acte
chirurgicale.
Elle permet l'abord chirurgical de la plupart des sites
opératoires.
Le patient est installé en décubitus strict, couché à plat sur le
dos, le ou les bras le long du corps ou dégagés en abduction à
moins de 90°. cette installation peut être complétée de position
déclive ou proclive, latéralisée ou non, avec ou sans billot.
Cette position chirurgicale comporte de nombreux risques pour
le patient en fonction de son état de santé, de sa morphologie.
J'analyse donc la situation spécifique à cette intervention avec
l'ensemble de l'équipe afin d'entreprendre les bons gestes qui mettront en
sécurité l'installation.
Risques FDR22 Manifestati Mise en position, Points de
ons précautions, contrôle
Patients
actions
,
anesthé
sie,
chirurgi
e
Blessures PTH droite Douleurs post- Aligner l'axe Demander au
ostéo- opératoires tête/cou/tronc patient s’il ne
Chute de
articulaire ressent pas
membre Respecter les angles
s de gêne dans
lors de naturels des
les
l’induction articulations des
articulations
membres supérieurs en
des MI ou de
positionnant le bras sur
douleurs.
des supports fixes, en
respectant leur
continuité avec la
table ; en vérifiant la
solidité de la fixation du
support bras ; en
installant les mains en
supination, sans
hyperextension des
coudes, les bras
dégagés du corps, en
abduction, à moins de
22
Facteurs de risque
90°.
respecter les courbures
naturelles du rachis en
expliquer que
installant des coussins
lors de
cervicaux et lombaires ;
l’induction les
en mettant en place un
muscles se
coussin sous les genoux
relâchent et
afin de soulager la
que nous
courbure lombaire.
prévenons les
Positionner des liens sur risques de
chacun de ses bras et chute.
une ceinture au niveau
de ses membres
inférieurs
Blessures Compressions Veiller à ce que le Demander à
trophiques au niveau des matelas de la table soit la patiente si
points d'au moins 3cm. la table est
d'appuis se confortable et
Placer des coussins
manifestant si elle ne
viscoélastiques sous les
par des ressent pas
points d'appuis.
rougeurs de douleur au
(talons, niveau des
mains, points
omoplates, d’appuis
sacrum,
coudes,
nuque) ou une
alopécie
occipitale
La patiente se dit en sécurité après explication. Je la couvre d’une
alèse pour prévenir le risque d’hypothermie, elle m’indique qu’elle n’a pas
froid
Dans notre établissement, nous aidons les anesthésies lors de
l’induction, je m’assure que tous les éléments de surveillance soient
opérationnels et reste auprès de la patiente en lui expliquant qu’après
l’intervention elle se réveillera en salle de réveil et lui conseillant de se
concentrer sur des pensées agréables avant de s’endormir. La patiente est
calme et se dit prête pour l’intervention.
L’induction et l’assistance respiratoire sont réalisées sans encombre.
Temps per opératoire
Je procède avec l’aide du chirurgien et ma collègue à l’installation
chirurgicale de la patiente. Dans ce cas précis, une installation
gynécologique est protocolisée23. La difficulté avec cette patiente est
l’amplitude de mouvement de ses membres inferieures.
La position gynéco-obstétricale, de la taille, périnéale et
vésicale est caractérisée par une position de décubitus dorsal
strict du haut du corps. Les bras sont positionnés en croix ou le
long de ce dernier. Les membres inférieurs sont surélevés dans
des supports spécifiques (jambières) puis mis abduction. Le
degré d’abduction doit permettre l’accès à la partie pelvienne
avec suffisamment d’espace pour le chirurgien et l’aide
opératoire. L’exposition devra respecter les contraintes
physiologiques du patient. L’exposition du siège au bord ou
débordant de la table, plus ou moins surélevé, dépend du type
de geste réalisé.
Risques Fdr 24 Manifestation Mise en position, Points de
Patients, s précautions, actions contrôle
anesthésie,
chirurgie
Hémodynami AG Hypotension Surélever et L’hémodynami
que, artérielle abaisser que est stable
Respiratoire Désamorçag progressivement durant la
e de la les membres manœuvre.
pompe inférieurs en
cardiaque coordination avec
l’équipe
d’anesthésie.
Position
gynéco à Risque La voie
réajuster d’arracheme veineuse et la
après nt des Accompagner les sonde
l’anesthési sondes et sondes et les d’intubation
e des voies voies veineuses sont en places
veineuses durant la après la
mobilisation mobilisation
Blessures AG Étirement du Accompagner les La position des
vasculo- Position plexus MS lors des MS est validée
nerveuses gynécologi brachial par translations par l’équipe
que une Position de médicale
extension en supination des MS
abduction
23
Cf. annexe protocole pose jj
24
Fdr : Facteur de risques
des MS25 à Respecter les
90° angles naturels
des articulations
compression des MS
du nerf Positionner le bras
cubital dans droit en abduction
la gouttière sur un support
épithrochléo- fixe sans espace,
olécranienne dans le
prolongement de
compression, la table en
élongation respectant un
du nerf angle inférieur à
médian 90°.
Vérifier la solidité
de la fixation du
support bras.
Installer le bras
gauche le long du
corps maintenu
par une poignée
fixée solidement à
la table.
Installer les MS en Les pouls
supination, sans fémoraux et
hyperextension pédieux sont
Compression des coudes perçus
s des
vaisseaux et Pose de gels
nerfs des MI viscoélastiques
étirement du sous les membres
grand Fléchir le creux
sciatique poplité, vérifier
l’absence de
contact entre la
cuisse et le
montant des
supports des
piquets
Libérer ou
protéger la tête
du péroné et la
face interne du
genou
lésions
nerveuses Installer les
cérébrales et cuisses en
médullaires. rotation externe
placer sous la tête
pouvant un gel de
entrainer : protection afin
25
Membres supérieures
Paresthésie respecter l’axe
Douleurs tête/cou/tronc
Impotences
fonctionnelle
s
Blessures PTH droite Douleur Lors du transfert Degré
ostéo- Lésion brancard/table, d’angulation à
articulaires Chute de articulaire évaluer les degrés définir selon
membre Luxation de de mobilité des MI protocole
pendant la hanche du patient et sa
manipulati limitation au
L’équipe
on mouvement chirurgicale
veille à ne pas
Mobilisation des s’appuyer sur
jambes de façon les jambes du
simultanée et patient.
symétrique.
Accompagner
l’articulation de la
hanche durant la
mobilisation du MI
Limiter
l’hyperflexion des
MI (limiter
l’abduction
rotation interne)
fixer les poignets et les
mollets par un lien
souple autour des
agrès.
Blessures Rougeurs Placer des gels Vérification
trophiques Escarres par viscoélastiques cutanée lors du
compression sous l’occiput et transfert
des points le sacrum
d’appuis se
manifestant
par des
rougeurs ou
une alopécie
occipitale
Essuyer les
Brûlures excédents de
chimiques se liquide
manifestant antiseptiques
par des après le badigeon
rougeurs sur les zones hors
puis champs
phlyctènes opératoire.
liées à
l'écoulement
et la
macération
de produits
liquides
La partie basse la table est retiré pour l’équipe est accès à la
position gynécologique de la patiente.
Le chirurgien et l’anesthésiste valide l’installation.
Je réalise la dernière étape de la préparation cutanée de ma patiente
à l’aide du protocole Bétadine de l’établissement 26 et du matériel ne
contenant pas de latex (gants stériles sans latex, pince a badigeon,
compresses stériles).
J’habille le chirurgien et l’aide opératoire selon les règles de l’asepsie
progressive27 en veillant à leur fournir des gants stériles sans latex.
Je procède au branchement des différents appareils (camera,
lumière froide, amplificateur de brillance, aspiration) et donne les derniers
DM stériles. Les tuteurs urétéraux sont en salle et seront données au
moment où l’équipe chirurgicale sera prête pour les mettre en place.
Les champs sont mis par le chirurgien. Je profite de ce moment pour
réaliser mon TIME-OUT ou la deuxième partie de la check-list en présence
de l’équipe pluridisciplinaire (chirurgien, anesthésiste et infirmier 28).
J’exprime à voix haute en veillant à ce que chacun m’écoute pour valider
chaque item :
« Nous sommes en présence de Me T, née le…, venant pour un
changement de tuteurs urétéraux double JJ bilatéraux par voie
cystoscopique en position gynécologique, les examens ECBU et
radiologiques sont vérifiés et affichés en salle, la patiente ne présente pas
de risque d’infection. Me T présente une allergie au latex et possède un
PTH à droite. Nous avons à notre disposition deux sondes urétérales JJ de
taille identique à celle posées il y a six mois. Me T est sous masque
laryngée (position déclive proscrit risque inhalation). Pas de risque
particulier en vue de l’intervention, une antibioprophylaxie a été réalisée
par Céfazoline 2gr selon les recommandations de la SFAR 29. La préparation
cutanée respecte le protocole en vigueur. »
L’ensemble de l’équipe confirme les informations données, l’acte peut
débuter. Je valide la deuxième partie de ma check-list.
26
Cf. compétence 3, protocole de désinfection cutanée d’un opéré
27
Cf. compétence 3, Habillage de l’équipe chirurgicale
28
Cf. compétence 4
29
Société française d’anesthésie et réanimation.
Avant le début de l’intervention, j’identifie les risques liés à l’acte
chirurgical. Je suis attentif au déroulement de l’intervention pour parer à
l’un dans d’eux, je suis à disposition de l’équipe chirurgicale durant
l’intervention pour toute demande particulière.
Les risques identifiés :
- Perforation des voies naturelles (urètre, vessie, uretère, rein)
- l’hémorragie
- chute du guide
- risque infectieux sur pose de matériel
- remonté du tuteur jj dans l’uretère.
- Résorption du liquide d’irrigation
Le chirurgien procède au remplacement des sondes une par une à
l’aide du cystoscope d’un fil guide et de la scopie selon une procédure qui
lui permet de réduire les risques de cette intervention.
Les sondes sont changées, le chirurgien procède à l’évacuation de
la vessie du liquide d’irrigation (sérum physiologique), je réalise le bilan
entrée sortie de ce dernier qui est positif et retire les champs opératoires.
Aucun textile ni aiguille n’est utilisé pour l’intervention. Je constate
avec l’aide opératoire que nous avons bien récupéré deux fils guides sur la
table.
J’imprime les clichés de contrôle réalisés durant l’intervention,
j’effectue les différentes traçabilités pour le dossier (pharmacie,
transmissions écrites, enregistrement des horaires opératoires)
L’intervention est terminée.
Temps post opératoire
Cette intervention ne nécessite pas de pansement. Je m’attèle donc
à nettoyer la patiente de l’excédent d’antiseptique afin d’éviter des
rougeurs cutanées dues à une exposition trop longue au produit
antiseptique. Je préfère utiliser de l’eau contenu dans bidon chauffé dans
une étuve pour éviter le risque d’hypothermie.
Je repositionne la partie basse de la table en vue de mettre la
patiente en décubitus dorsal stricte pour son transfert sur le brancard. Je
demande l’autorisation de retirer les jambes de la patiente de façon
symétrique des accessoires de table (prise de tension artérielle entre
position pour éviter une hypovolémie pouvant entrainer un collapsus).
Je vérifie par la même occasion sur les membres de la patiente la
présence de signes de compressions liées à la position et réalise un
effleurage cutané. Je porte une attention particulière à la hanche droite de
la patiente porteuse d’une prothèse (pas de déformation d’articulation, MI
toujours dans son axe naturel, mobilité de du membre facile, présence
d’un pouls pédieux bilatéraux).
Je reste proche de ma patiente pour éviter les risques de chute.
Je retire les accessoires de table, et viens positionne le brancard à
côté de la table. Je m’assure que les freins soient enclenchés 30 et réalise
avec ma collègue et le médecin anesthésiste le transfert de la malade sur
le brancard en utilisant le Rollboard31.
Je m’assure de travailler en sécurité avec le brancard pour éviter les
risques de chute32.
Je réunis et remplis les différents éléments du dossier :
-examens personnels rangés
-clichés de l’intervention joint au dossier
-traçabilité des DM utilisés
-item de transmissions entre bloc/SSPI dans dossier informatique
rempli.
Je valide avec l’équipe la dernière partie de la check-list à voix haute
en confirmant que les prescriptions médicales ont été effectuées dans le
dossier, que l’intervention n’as pas présentée d’évènements indésirables,
l’intégrité du matériel est valide après vérification, aucun prélèvement n’a
été effectué.
J’accompagne la patiente en SSPI où je réalise des transmissions orales.
Remise en condition de la salle
Afin de continuer mon programme, j’appelle les agents d’entretien
pour réaliser le bionettoyage, j’enchaine en appelant le brancardier afin de
m’amener le patient suivant33.
Je sors et range les DM non utilisés. J’élimine les déchets selon la
classification de ces derniers par les protocoles d’établissement 34. Je
30
Cf. compétence 2 les risques environnementaux
31
Cf. Compétence 2 situation 2 : Les Troubles musculo squelettiques.
32
Cf. compétence 2 situation 2
33
Cf. compétence 4 Protocole d’appel d’un patient
34
Cf. compétence 3 situation1 élimination des déchets
renseigne les documents de pré désinfection avec le matériel utilisé 35 et
réalise la pré-désinfection des DMR selon le protocole d’établissement 36.
Ma prise en charge infirmière pour cette intervention est terminée
35
Cf. compétence 3 situation 2 traçabilité en stérilisation
36
Cf. compétence 3 situation 2 pré-désinfection des DMR