0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
128 vues16 pages

Couveuse électrique automatique pour œufs

Initiation à la Fabrication des couveuses

Transféré par

Pougwende Alain Gnanda
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
128 vues16 pages

Couveuse électrique automatique pour œufs

Initiation à la Fabrication des couveuses

Transféré par

Pougwende Alain Gnanda
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16 1

ISSN 1813-548X, http://www.afriquescience.net

Conception, réalisation et expérimentation d’une couveuse électrique et


automatique pour l’incubation des œufs de poule à l’Institut Supérieur de
Technologie de Mamou, République de Guinée
Ansoumane SAKOUVOGUI 1*, Orabaou BEAVOGUI 2, Mohamed Salif CAMARA 2,
Jean Ouèrè TOUPOUVOGUI 2 et Mamby KEITA 3
1
Institut Supérieur de Technologie de Mamou, Département Energétique, BP 63, Mamou, Guinée
2
Institut Supérieur de Technologie de Mamou, Département Instrumentation et Mesures Physiques, BP 63,
Mamou, Guinée
3
Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, Faculté des Sciences, Département de Physique, BP 1147,
Conakry, Guinée
(Reçu le 24 Septembre 2023 ; Accepté le 05 Décembre 2023)
_________________
* Correspondance, courriel : [email protected]

Résumé
La présente étude a pour objectif, la conception et l’expérimentation d’une couveuse électrique et
automatique pour l’incubation des œufs de poules. La méthodologie consiste à déterminer les paramètres
géométriques de la couveuse ; choisir les différents composants électroniques et électriques ; programmer
les différentes commandes, faire le bilan thermique ; faire le schéma de l’ensemble du système ; construire
et expérimenter la couveuse. La couveuse conçue est caractérisée par les dimensions (80 × 66 × 32,5),
avec trois claies de 3600 cm2de surface chacune et le nombre d’alvéole par claie est de six. Le bilan
thermique journalier relatif au dispositif est de 2551,744 kJ. La température et l’humidité moyennes
journalières d’essai à vide à l’intérieur et dans le milieu ambiant sont respectivement 37,24°C et 57,68%.
Durant les 21 jours d’incubation, la température intérieure moyenne a varié de 36,10°C (21ème jour) à
37,65°C (3ème jour), avec une moyenne de 37,20°C. L’humidité relative a varié de 53 % (7ème jour) à 74 %
(20ème jour), avec une moyenne de 59,61 %. Le dispositif réalisé a permis d’éclore 470 œufs sur 540 dans la
couveuse soit un taux éclosion de 87 %.
Mots-clés : couveuse électrique et automatique, réalisation, expérimentation, œufs de poule.

Abstract
Design and construction of an electric and automatic incubator for the incubation of
chicken eggs at the Higher Institute of Technology at Mamou, Republic of Guinea
The objective of this study is to design and build an electric and automatic incubator for the incubation of
chicken eggs. The methodology consists of: determining the geometric parameters of the incubator; choose
the various electronic and electrical components; build the incubator; program the various commands, make
the heat balance; draw the diagram of the whole system and experiment with the incubator. The incubator

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


2 Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16

produced is characterized by the dimensions (80 × 66 × 32.5), with three racks with an area of 3600 cm2
each and the number of cells per rack is six. The total daily thermal balance relating to the device is
2551.744 kJ. The average daily vacuum test temperature and humidity indoors and in the ambient are
37.24°C and 57.68 % respectively. During the 21 days of incubation, the average internal temperature
varied from 36.10°C (21st day) to 37.65°C (3rd day), with an average of 37.20°C. The relative humidity varied
from 53 % (7th day) to 74 % (20th day), with an average of 59.61 %. The device produced made it possible to
hatch 470 eggs out of 540 in the incubator, i.e. a hatching rate of 87 %.
Keywords : electric and automatic incubator, realisation, experimentation, chicken eggs.

1. Introduction
Pour les besoins de survie, l’être humain est appelé à se nourrir. Cette alimentation doit être complète pour
assurer la croissance des hommes. Parmi les multiples aliments contribuant à cet équilibre figurent en
bonne place les protéines. Une des sources de ces protéines et pas des moindres est le poulet [1].
Actuellement en Afrique de l’Ouest, le développement de la filière avicole telle que la production de poulets
de chair et poules pondeuses, apporte une grande contribution dans la lutte contre la pauvreté. C’est
pourquoi la modernisation de la conception des incubateurs fait l’objet de recherche [2]. La République de
Guinée est un pays à forte tradition pastorale, disposant d’immenses potentialités naturelles grâce à la
diversité de ses conditions agro-écologiques. L’élevage demeure la deuxième activité du secteur rural après
l’agriculture. Il concerne plus 500 mille éleveurs recensés en 2015, dont les effectifs des cheptels en 2016
sont estimés à 6759 mille bovins, 2,38 millions ovins, 2,85 millions caprins, 130 mille porcins et 30 millions
de volailles. Il procure des revenus à 30 % de la population rurale [3]. L’aviculture guinéenne traditionnelle
ou moderne demeure une activité économique largement pratiquée par la population. L’aviculture moderne
est basée essentiellement sur l'élevage de poules pondeuses. Les poussins sont soit importés ou issus des
couvoirs locaux. Malgré les efforts des producteurs locaux, les aviculteurs guinéens font face à d’énormes
contraintes liées notamment au manque de financement, à l’approvisionnement en aliments de volailles et
surtout à la concurrence des importations de la viande de poulet [4].

L’incubation des œufs peut se faire naturellement ou artificiellement. Les incubateurs artificiels ont été
inventés pour mener à terme le développement des embryons sans l'aide de leurs géniteurs [5].
L'incubation artificielle est l'ensemble des opérations qui, à partir d'une quantité d'œufs pondus, permet
d'obtenir le maximum de poussins viables au coût le plus bas possible. Cette technique utilise des
incubateurs [6]. Un incubateur est un dispositif composé essentiellement d'une enceinte fermée, qui peut
être maintenue à une température et une humidité constantes grâce à un système de contrôle, et des œufs
y sont placés pendant l'incubation. Les matériaux utilisés pour l’enceinte doivent être non poreux et faciles
à entretenir pour le nettoyage ; le PVC et l’aluminium sont idéaux à cet effet. Ils doivent également être de
bons isolateurs thermiques [7, 8]. La durée d’incubation varie selon l’espèce, la souche, les conditions
physicochimiques, la durée de conservation des œufs, l’âge des reproducteurs et les conditions physiques
dans l’incubateur. Les paramètres importants agissant sur l’incubation sont : la température, l’humidité,
l’aération, la ventilation, le retournement et l’âge des œufs [9]. Le phénomène naturel de production du
poussin consiste à faire couver une poule pour une période de 21 jours. Ce processus artisanal ne peut
permettre de subvenir aux besoins de la population ; il se pose alors un problème de production en grand
nombre de poussins qui seront fournis aux aviculteurs pour leurs activités [10, 11]. La nécessité des
méthodes d’incubation artificielle s’impose et s’appuie sur la méthode artisanale. L’aviculteur optera pour
une production massive et habituelle. Les poules étant incapables d’assurer les ambitions de ce dernier, il

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16 3

se penchera sur les incubateurs artificiels. Ainsi, après une prise de décision, il faudrait que l’aviculteur
choisisse parmi les modèles déjà existants et adaptés à son environnement pour un meilleur rendement.
Nous nous rendons compte que les couveuses importées causent des problèmes dans nos industries dues
aux variations climatiques. C’est dans cet ordre d’idée que nous nous sommes proposé la conception et
l’expérimentation d’une couveuse électrique et automatique pour l’incubation des œufs de poule. L’objectif
global de ce travail consiste à concevoir et expérimenter une couveuse artificielle capable de recréer les
conditions idéales d’incubation d’œufs de poule. Cela inclut un contrôle de la température, de l’hygrométrie,
une certaine ventilation, mais aussi l’inclusion d’un mécanisme de retournement des œufs.
Ce travail vise à répondre aux hypothèses suivantes :
- Quels sont les paramètres à prendre en compte et comment les contrôler?
- Comment évaluer les besoins en énergie et les matériaux nécessaires à la réalisation des objectifs?
- Par quelles étapes passent la conception et la construction de la couveuse ?
- Comment poursuivre ce travail de recherche, l’améliorer et l’adapter à d’autres situations ?

2. Matériel et méthodes
2-1. Matériel
2-1-1. Présentation du cadre d’étude
Ce travail a été réalisé au laboratoire d’Electronique du département Instrumentation et Mesures Physiques
de l’Institut Supérieur de Technologie de Mamou. Ce département est l’un des six départements dudit
Institut qui fut crée par arrêté Ministériel N°: 2004/9245/MESRS/CAB du 25 août 2004. C’est une Institution
publique à caractère professionnel, scientifique, technique et technologique, relevant du Ministère de
l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation. Avec une étendue de 6 hectares,
elle est située au quartier Télico à 4 km du centre-ville de Mamou et à 270 km de Conakry [12].

2-1-2. Equipements de travail


Dans le cadre de ce présent travail, les équipements sont constitués : d’outils de travail ; de composants de
la partie mécanique, électrique et électronique.
a) Outils de travail
Les outils de travail sont : kit de tournevis, perceuse, plaque à essais, pinces, étain, paire de ciseaux, ruban
adhésif, paire de gants, papier de verre, centimètre, multimètre, colle, lame de scie, cutteur, etc.
b) Composants de la partie mécanique
Les composants de la partie mécanique sont : fer plat de 20 mm, cornière de 20 mm, vis-écrous, grillage,
châssis qui encadre le système de retournement, alvéoles en carton, support en isorel de 15 mm, plexiglas,
vitre, contreplaqué, formica, etc.

c) Composants de la partie électronique et électrique


Les composants de la partie électronique et électrique sont : carte Arduino uno, afficheur LCD, transistors
(C1815), capteur de température et d’humidité (DHT11), module de relais de 12v DC, ampoules de 60 W,
résistances de différentes valeurs, condensateurs chimiques et secs, régulateurs 7812 et 7809, diodes
1N4007, moteur électrique (lève vitre électrique), diodes électroluminescentes (DEL), batterie de 12V DC et
ventilateurs électriques 220V AC [13 - 15].

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


4 Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16

2-2. Méthodes
La méthodologie adoptée dans ce travail consiste à : élaborer l’organigramme du programme, faire la
programmation des commandes, faire le bilan thermique, choisir les différents composants électroniques et
électriques, faire le schéma de l’ensemble du système, réaliser et expérimenter le dispositif.

2-2-1. Programmes des commandes


Les programmes et les différents codes dans le logiciel Arduino qui permettent de faire fonctionner le
système portent sur la programmation des commandes du DHT11 ; de l’affichage numérique via un écran
LCD ; des sources de chaleur et du moteur.

2-2-2. Bilan thermique


Le bilan thermique est constitué de pertes thermiques externes, des charges thermiques externes et
internes liées au dispositif.

a) Pertes thermiques externes


Les pertes thermiques (Qi) dues différentes parois de la couveuse sont déterminées par la Formule 1 [16].
Qi = Ki × Si × ΔT (1)
où, Q : pertes thermiques en (W) ; S : surface de la paroi considérée en (m²) ; ΔT : différence de température
entre les deux côtés de la paroi en (ᵒC) ; K : coefficient global de transmission thermique des parois
considérées exprimé en (W/m2°C) ; i : correspond aux numéros des différentes faces de la couveuse, allant
de 1 à 6. Avec :
1
Ki = 1 ei 1 (2)
+∑n
i λ +h
hex i in

où, hex: coefficient de convection extérieure en (W/m2°C) ; hin : coefficient de convection intérieur en
(W/m2°C) ; ei : épaisseur de la paroi considérée en (m) des différents matériaux utilisés qui sont : le
contreplaqué et le plexiglas ; 𝜆𝑖 : coefficient de conductivité thermique de la paroi considérée en (W/m°C).

Ainsi, les différentes pertes thermiques externes sont calculées comme suit :
- Pour la face 1 constituée de plexiglas (à travers lequel on regarde l’intérieur de la couveuse) et le
contreplaqué en bois on a (3) :
QF1 = QF1CP + QF1PG = (K1CP×S1CP×ΔT) + (K1PG×S1PG×ΔT) (3)
Pour la face 2 constituée de contreplaqué en bois on a (4) : QF2 = K2CP×S2CP ×ΔT (4)
Pour la face 3 constituée de contreplaqué en bois on a (5) : QF3 = K3CP×S3CP×ΔT
Pour la face 4 constituée de contreplaqué en bois on a : QF4 = QF3 (5)
Pour la face 5 constituée de contreplaqué en bois on a (6) : QF5 = K5CP×S5CP×ΔT (6)
Pour la face 6 constituée de contreplaqué en bois on a (7) : QF6 = K6CP×S6CP×ΔT (7)

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16 5

Les pertes de chaleur à travers les différentes parois de la couveuse sont donc (8) [17] :
Q1 = QF1 + QF2 + QF3 + QF4 + QF5 + QF6 (8)

Les pertes thermiques dues à l’ouverture de la porte (Q2) sont calculées comme suit (9):
Vu
Q2 = n × × ΔΗ (9)
V Si

65
avec, n = 𝑉 = 96,89 : taux de renouvellement de l’air extérieur ; Vu = L×l×h = 0,450m3 : volume utile
√ 𝑢
intérieur de la couveuse ; VSi= Vu/m = 0,163 m3/kg : volume spécifique intérieur et m = 2,755kg : masse de
la couveuse ; ΔH = Hin- Hex = 10 kJ/kg : différence d’enthalpie ; Hex = 88 kJ/kg : enthalpie extérieure ;
Hin = 98 kJ/kg : enthalpie intérieure.
Les pertes dues aux œufs (Q3) sont calculées comme suit (10) : Q3 = m×c×(T1 – T2) (10)
où, m = 50 g : masse d’un œuf ; c = 3,18 kJ/kg°C : chaleur massique ; T1 = 32°C et (T2= 37°C) sont
respectivement les températures du milieu ambiant et celles de la surface des œufs.
b) Charges thermiques internes
Les différentes charges thermiques internes de la couveuse sont : les apports dus à la respiration des œufs
et aux ventilateurs. Les pertes de charges thermiques dues à la respiration des œufs (Q4) sont calculées
comme suit (11) :
Q4 = m×qres (11)
où, m = 27 kg : Masse totale des œufs ; qres = 226 kJ/kg : Chaleur de respiration des œufs.
Apports dus aux ventilateurs (12).
Q5 = n × P × t (12)
avec, n = 2 : Nombre de ventilateurs ;P = 22 W : Puissance d’un ventilateur ;t = 24 h : le temps de
fonctionnement des ventilateurs.
c) Bilan thermique provisoire
Le bilan thermique provisoire (Qp) est la somme de différentes pertes de charges thermiques calculées (13) [18].

Qp = ∑51 Q i = Q1 + Q2 + Q3 + Q4 + Q5 (13)
d) Pertes thermiques non chiffrées
Les pertes thermiques non chiffrées représentent 4 % du bilan provisoire, soit (14) :
Q6 = 4 % × QP (14)
e) Bilan thermique total
Le bilan thermique total (Qt) lié au système est obtenu comme suit (15) :

Q t = QP + Q 6 (15)

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


6 Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16

f) Puissance thermique des lampes


La puissance thermique des lampes est déterminée par la Relation (16) :
Qt
P= (16)
t

avec, Qt : en (kJ) ; t = 86400 s : temps de fonctionnement de la couveuse en seconde.

2-2-3. Choix des composants


Les différents composants pour lélaborartion de l’alimentation sont :
a) Choix des régulateurs
Pour le bon fonctionnement du dispositif, nous aurons besoin des régulateurs: 7805 qui délivrent une
tension continue de 5V lorsqu’il reçoit une tension supérieure à la tension d’au moins de 3V qui est la chute
de tension aux bornes du régulateur intégré ; le 7812 qui va délivrer une tension continue de 12V et un
courant de 1,5A lorsque la tension appliquée est d’au moins supérieure à la tension de sortie de 3V pour
l’alimentation du module de relais ; le 78T12 qui est un régulateur de tension capable de fournir une tension
continue de 12V et un courant de 3A lorsqu’il reçoit à l’entrée une tension supérieure à la tension de 3V.
b) Choix du condensateur de filtrage
Un condensateur se charge et se décharge à courant constant pour maintenir une tension constante à ses
bornes en éliminant les parasites autour d’une tension continue. La tension minimale à l’entrée du
régulateur 7812 est de (17) :
Ucmin = Usortie.rég.+Udif.rég.= 12V + 3V = 15V (17)
La tension maximale aux bornes du condensateur est de (18) :

UCmax = √2U2eff - 2UDiodes= √2 ×15V – 2×0,7V= 19,8V (18)


L’ondulation residuelle aux bornes du condensateur est de (19) :
ΔU = UCmax - UCmin =19.8V– 15V = 4,8V (19)
La capacité du condensateur de filtrage est déterminée par la relation (20) :
IS
C= = 6250 µF (20)
∆U×F

où, IS = 3A : Courant de sortie du régulateur ;F = 100Hz : Fréquence.

c) Choix du transformateur
Le prix d’une alimentation est fonction du condensateur de filtrage et du transformateur ; il faudra donc
trouver un compromis entre le condensateur de filtrage et le transformateur. Ce choix depend des éléments
suivants : la tension efficace au primaire du transformateur V1 ; la tension efficace au secondaire V2 ; et la
puissance apparente : P = V2× I2 , avec V2 = 1.2×VS. On prendra un transformateur de tension efficace
secondaire égale à 15V.

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16 7

2-2-4. Expérimentation de la couveuse


a) Essai à vide de la couveuse
Après la réalisation de la couveuse, nous avons procédé à un essai à vide le 02 mai 2022, durant douze (12)
heures de 6h00 à 18h00, pour que la température soit uniformément répartie à l’intérieur de la couveuse.
b) Suivi du fonctionnement de la couveuse
Les œufs ont été introduits dans la couveuse le 03/05/2022 à 6h00. L’évolution de la température, de
l’humidité à l’intérieur de la couveuse et dans le milieu ambiant ont été suivis et enregistrés chaque une
heure le premier jour ; le 10ème jour ; le 17ème jour et le 20ème jour. A partir du 18ème jour (début de l’éclosion),
les œufs ont été mirés avant de les transférer dans l'éclosoir. Durant les 21 jours du processus (du 03 au
24/05/2022) les températures moyennes journalières ont été enregistrées.
c) Test de performance de la couveuse
Le test de performance de la couveuse est fonction du taux d’éclosion des œufs. Ce taux est le rapport entre
le nombre d’œufs éclos (Nécl) et le nombre total des œufs (NToeuf) dans la couveuse. Il est déterminé par la
Formule 21 [5].
Nécl
Téclo = × 100% (21)
NToeuf

3. Résultats et discussion
Les résultats obtenus au cours de ce travail sont consignés dans les tableaux et représentés par les courbes
des Figures ci-dessous.

3-1. Caractéristiques géométriques de la couveuse


Les caractéristiques géométriques de la couveuse, le nombre de claies, d’alvéoles d’œufs et le taux
d’éclosion sont donnés dans le Tableau 1. Les principales dimensions de la couveuse déterminées sont : la
hauteur (80 cm) ; la longueur (66 cm) et la largeur (32,5 cm).
Tableau 1 : Caractéristiques géométriques de la couveuse
Caractéristiques Symbole Valeur Unité
Hauteur H 80 cm
Longueur L 66 cm
Largeur L 32,5 cm
Volume V 171600 cm3
Surface des claies Scl 3600 cm2
Nombre de claies Ncl 3 -
Nombre d’alvéole par claie Nal/cl 6 -
Nombre d’œufs par alvéole Nœuf/al 30 -

3-2. Couveuse réalisée


La couveuse réalisée avec ses différentes parties est donnée par la Figure 1. Elle est caractérisée par les
dimensions suivantes (80 × 66 × 32,5) ; soit un volume total de 171600 cm3. Avec trois (3) claies et dont la
surface de chacun est de 3600 cm2. Le nombre d’alvéole par claie est de six (6) et chaque alvéole contient 30
œufs soit un total de 540 œufs. Le dispositif réalisé est une petite couveuse expérimentale.

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


8 Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16

Figure 1 : Couveuse réalisée

3-3. Caractéristiques thermiques de la couveuse


Le bilan thermique total journalier relatif au dispositif est de 2551,744 kJ. Ce bilan a permis de déterminer
la puissance nécessaire des lampes à installer dans la couveuse pour le chauffage des œufs. Ainsi, les
lampes de 30 à 60 W peuvent être utilisées. Dans le cadre ce travail, des lampes de 30 W ont été utilisées.
Les caractéristiques thermiques du dispositif sont données dans le Tableau 2.

Tableau 2 : Caractéristiques thermiques du dispositif


Bilan thermique Symbole Valeur Unité
Pertes de chaleur à travers les différentes parois Q1 - 4774,92 kJ/j
Pertes thermiques dues à l’ouverture de la porte Q2 -2674,877 kJ/j
Pertes dues aux œufs Q3 - 0,795 kJ/j
Pertes de charges thermiques dues à la respiration des œufs Q4 6102 kJ/j
Pertes de charges thermiques dus aux ventilateurs Q5 3801,6 kJ/j
Bilan thermique provisoire Qp 2453,01 kJ/j
Pertes thermiques non chiffrées Q6 98,144 kJ/j
Bilan thermique total Qt 2551,744 kJ/j
Puissance thermique des lampes P 29,53 W

3-4. Schéma général du circuit de réalisation


Le schéma général du circuit de réalisation de la couveuse est donné par la Figure 2. A la mise sous
tension, les lampes s’allument en même temps, les ventilateurs se mettent en marche, la température et
l’humidité relative s’affichent à l’écran LCD, l’indicateur de mise sous tension de l’appareil s’allume ainsi
que la LED qui surveille la plage de température. L’unité de traitement des données qui est conçue autour
d’une carte Arduino, contrôle et affiche dans le moniteur série la température et l’humidité à chaque cinq
secondes. La régulation de température entre 37oC et 38oC à l’intérieur de la couveuse est réalisée grâce à
un capteur de température de type DHT11qui communique à l’unité de traitement des données (Arduino Uno)
la température de l’enceinte et envoie à son tour des impulsions de commande sur la base du transistor qui
commande l’ouverture et la fermeture des contacts du relais qui allume ou éteint les lampes qui apportent
de la chaleur à l’intérieur de la couveuse. Les lampes s’allument lorsque la température devient inférieure

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16 9

ou égale à 37oC et s’éteignent quand la température excède les 38oC. Le système de retournement est
déclenché par l’envoi d’impulsions de commande sur les grilles des MOSFET qui commandent le moteur et
met en marche le système de retournement. Après chaque huit heures de fonctionnement de l’appareil, le
moteur tourne d’un sens à l’autre pour le retournement automatique des œufs comme le fait une poule
naturelle afin d’avoir un bon taux d’éclosion des œufs.

Figure 2 : Schéma général du circuit de la réalisation

3-5. Expérimentation
3-5-1. Test à vide de la couveuse
Avant l’introduction des œufs dans la couveuse, le dispositif a été mis en marche pendant douze heures, de
6h à 18h pour que la température soit uniformément répartie à l’intérieur de la couveuse. Les courbes de la
Figure 3 montrent l’évolution de la température et de l’humidité d’essai à l’intérieur de la couveuse et
dans le milieu ambiant durant 12 heures de 6 h à 18 h. Les températures moyennes à l’intérieur de la
couveuse ont varié de 34°C à 39°C avec une moyenne journalière de 37,24°C, qui est relativement égale à
la valeur moyenne recommandée (37°C) qui certifie l’efficacité d’une couveuse avant l’introduction des œufs
[19]. Les températures moyennes du milieu ambiant ont varié de 23,20°C à 28,6°C, avec une moyenne
journalière de 26,18°C, qui correspond environ à la température moyenne de la zone d’étude. Les courbes
de variation de l’humidité relative moyenne sur l’axe secondaire de la Figure 3 montrent que l’humidité
relative moyenne à l’intérieur de la couveuse varie de 54 % à 64 %, avec une moyenne journalière de
57,68 % ; cette valeur se situe dans la gamme d’humidité relative (50 à 70 %) pour le bon fonctionnement
d’une couveuse à œuf [20]. La courbe de variation d’humidité relative à l’intérieur de la couveuse est
au-dessous de celle du milieu ambiant, dont les valeurs varient de 57 % à 70 %, avec une moyenne de
63,04 %, qui est relativement égale à la valeur moyenne mensuelle du milieu d’étude 65 %.

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


10 Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16

Figure 3 : Courbes d’évolution de la température et de l’humidité d’essai à vide

3-5-2. Température et humidité du 1er, 10ème et 20ème jour de fonctionnement


Les courbes d’évolution de la température et de l’humidité du 1 er, 10ème et 20ème jour de fonctionnement de
la couveuse sont données dans les Figures 4, 5 et 6. Les courbes de variation de la température et de
l’humidité du 1er jour (03/05/2023) de fonctionnement de la couveuse montrent que la température a varié
de 37,4°C à 37,78°C l’intérieur de la couveuse avec une moyenne de 37,60°C ; cette température reste
favorable pour le bon fonctionnement au processus d’incubation des œufs [21]. La température du milieu
ambiant a varié de 22,16°C à 28,15°C ; avec une moyenne de 24,85°C. L’humidité relative d’incubation et
dans le milieu ambiant a varié respectivement de 54 % à 56 % et de 70 % à 76 %, avec des moyennes de
55,08 % à 71,2 %. Ces valeurs sont acceptables pour le bon fonctionnement de la couveuse [22]. La courbe
de variation de l’humidité relative dans le milieu ambiant reste au-dessus de celle de l’incubation, cela se
justifie par le système de chauffage interne de la couveuse (Figures 4).

Figure 4 : Courbes de la température et humidité du 1er jour de fonctionnement

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16 11

Les courbes de variation de la température et de l’humidité du 10ème jour (12/05/2023) d’incubation sont
relativement similaires à celles du 1er jour ; la température a varié de 37,45°C à 37,73°C l’intérieur de la
couveuse avec une moyenne de 37,59°C. La température du milieu ambiant a varié de 22°C à 28,15°C, avec
une moyenne de 24,63°C ; ces valeurs restent presque les mêmes que le premier jour. L’humidité relative
d’incubation et dans le milieu ambiant a varié respectivement de 56 % à 57 % et de 66 à 78 %, avec des
moyennes de 56,29 % à 71,96 %. Ces valeurs sont très proches de celles du premier jour et restent toujours
dans la gamme d’incubation optimale des œufs de 37°C à 38°C et 54 % à 70 % (Figures 5) [23]. Ce qui montre
une très faible perturbation de la température et de l’humidité d’incubation dans le milieu ambiant.

Figure 5 : Courbes de la température et humidité du 10ème jour de fonctionnement

Les courbes de variation de la température et de l’humidité du 20 ème jour (22/05/2023) à l’intérieur de la


couveuse et dans le milieu ambiant restent uniformes à celles du premier jour et du 10 ème jour d’incubation.
Les valeurs moyennes de la température et de l’humidité d’incubation et dans milieu ambiant
sont respectivement : 37,15°C ; 24,43°C ; 71,42 % et 72,75 %. A partir de ce 20ème jour, certains œufs ont
éclos, ce qui a entrainé une légère augmentation de l’humidité relative et une diminution de la température
dans la couveuse (Figure 6).

Figure 6 : Courbes de la température et de l’humidité du 20ème jour de fonctionnement

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


12 Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16

3-5-3. Température et humidité relative d’incubation du 1er, 10ème et 20èmejour


Les courbes de la (Figure 7) font une comparaison entre l’évolution de la température et de l’humidité
relative d’incubation pendant le 1er, 10ème et 20ème jour. Les courbes de variation de température
d’incubation du premier jour et du 10ème jour restent très similaires et uniformes, avec des valeurs
minimales et maximales respectives suivantes : le 1er jour (37,40°C et 37,78°C) et le 10ème jour
(37,45°C et 37,73°C). Avec une même moyenne journalière égale à 37,59°C. Ce qui montre une uniformité
relative de température dans la couveuse durant les deux premières semaines dans la couveuse. La courbe de
variation du 20ème jour montre de brusques variations les 24 heures, avec une variation de température de
36,40°C à 37,65°C, pour une moyenne journalière de 37,15°C. Cette courbe est en dessous des deux autres du
1eret du 10ème jour. Cela se justifie par la période d’éclosion des œufs, du 18ème au 21ème jour d’incubation [24].
L’allure des courbes d’humidité relative d’incubation pendant les trois jours (1er, 10ème et 20ème) restent
relativement uniformes, avec des variations suivantes : 1er jour de 54 % à 56% pour une moyenne de
55,08 % ; 10ème jour de 53 % à 58 % pour une moyenne de 56,29 % ; 20ème jour de 65 % à 76 % pour une
moyenne de 71,42 %. Les valeurs de l’humidité relative du 20ème jour restent supérieures à celles du 1eret du
10ème jour ; ainsi, la courbe de variation de l’humidité relative du 20ème jour est au-dessus de celles du 1eret du
10ème jour. Cela se justifie par la période d’éclosion des œufs [25].

Figure 7 : Température et humidité relative d’incubation du 1er, 10ème et 20ème jour

3-5-4. Température et humidité moyennes durant les 21 jours


Les courbes de variation de la température et de l’himidité (interne et externe) de la couveuse durant les 21
jours d’incubation sont illustrées par la Figure 8. Les courbes de température et d’humidité moyennes
journalières des 21 jours d’incubation et dans le milieu extérieur montrent que, la courbe de variation de la
température à l’intérieur de la couveuse est restée relativement uniforme durant les 17 premiers jours
d’incubation, avec une légère diminution durant les quatre derniers jours du 18 au 21ème jour. Durant les 21
jours d’incubation, la température intérieure de la couveuse a varié de 36,10°C (21ème jour) à 37,65°C
(3ème jour), avec une moyenne de 37,20°C ; cette valeur est optimale pour de meilleures éclosions des œufs [26].
Celle du milieu extérieur a varié de 23,50°C (14ème jour) à 26,70°C (17ème jour), avec une moyenne de 25,21°C.
L’humidité relative à l’intérieur de la couveuse a varié de 53% (7ème jour) à 74% (20ème jour), avec une moyenne
de 59,61 %, qui est une valeur favorable pour le processus d’éclosion des œufs [27]. Celle du milieu ambiant a
varié de 67 % (13ème jour) à 74 % (16ème jour), avec une moyenne de 70,43 %. Le nombre d’œufs éclos est de
470 sur un total de 540 œufs, soit un taux éclosion de 87% ; cette valeur est relativement inférieure à celle
trouvée par [28]. Ce rendement montre une bonne efficacité du dispositif réalisé.

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16 13

Figure 8 : Courbes de la température et de l’humidité moyennes journalières de fonctionnement

LesFigures9 à 14 montrent certaines étapes de la réalisation de la couveuse et de son expérimentation.


Le système de retournement favorise l’uniformisation de la température autour des œufs (Figure 9) ;
l’isolation thermique de l’enceinte de la couveuse est assurée par du contreplaqué (Figure 10) ; les
équipements électroniques et électriques sont montés sur la partie supérieure de la couveuse (Figure 11).
Le dispositif réalisé est illustré (Figure 12). Dès que la phase d’éclosion des œufs commence, ils sont
transférés dans l’éclosoir (Figures 13 et 14).

Figure 9 : Système de retournement Figure 10 : Réalisation du bâti

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


14 Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16

Figure 11 : Système électronique Figure 12 : Couveuse réalisée

Figure 13 : Phase d’éclosion Figure 14 : Phase d’éclosion

4. Conclusion
L’aviculture est une activité commerciale importante en Afrique de l’Ouest, notamment les centres urbains
et périurbains. Le développement de la filière avicole telle que la production de poulets de chair et poules
pondeuses, apporte une grande contribution dans la lutte contre la pauvreté grâce à l’auto-emploi qu’elle
génère. C’est pourquoi la modernisation de la conception des incubateurs fait aujourd’hui l’objet de
recherche. Ce présent travail a abouti à des résultats suivants : la détermination paramètres géométriques
de la couveuse (80 cm x 66cm x 32,5cm) ; sa réalisation et son expérimentation ; le bilan thermique
journalier relatif à la couveuse a été évalué (2551,744 kJ) ; le schéma de fonctionnement du dispositif est
réalisé ; l’expérimentation de la couveuse a permis d’éclore 470 œufs sur 540 soit un taux de 87 % ; la
température et l’humidité moyennes d’incubation durant les 21 jours ont été enregistrées (37,20°C et 59,61 %).
Le coût du dispositif est estimé à 5 millions de francs guinéens, comparativement aux coûts des couveuses
importées qui se chiffrent environ de 8 millions à 10 millions de francs guinéens. Il ressort de cette étude,
de faire la promotion et la vulgarisation de ce type d’incubateur artificiel dans tout le pays. De même, la
poursuite des travaux de recherche par l’amélioration des prototypes tout en les rendant autonomes du
point de vue source d’énergie par l’utilisation de système solaire photovoltaïque.

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16 15

Références
[1] - DIKY ZAKARIA, MUHAMMAD BILAL HAMZAH, DANY SYAUQI NAZHIF, MUHAMMAD HUSNI MUTTAQIN,
MUHAMMAD RIZALUL WAHID, REZKA BUNAIYA PRAYUDHA, AGUS RAMELAN, ADI NUGRAHA, ‘’Egg
Incubator Control System : A Review’’, Journal of Electrical, Electronic, Information, and
Communication Technology, 05 (1) (2023) 33 - 37
[2] - ABDOU KHADRE FALL, THIERRY DANIEL TAMSIR NESSEIM, SOKHNA DIARRA NDOUR, ‘’Déterminants
sociotechniques de l'élevage de la volaille au sein des concessions dans la commune de Bambey,
Sénégal’’, European Scientific Journal, Natural/Life/Medical Sciences, 17 (40) (2021) 158 - 177
[3] - ANSOUMANE SAKOUVOGUI, YOUNOUSSA MOUSSA BALDE, MAMADOU FOULA BARRY, CELLOU KANTE et
MAMBY KEITA, ‘’Évaluation du potentiel en biogaz de la bouse de vache, de la fiente de poule et en
codigestion à Mamou, République de Guinée’’, Afrique SCIENCES, 14 (5) (2018) 147 - 157
[4] - Rapport, Annuaire des ‘’Statistiques de l’élevage 2015 - 2019’’, Ministère de l’élevage Bureau de
Stratégie et de Développement (BSD), (2020) 98 p.
[5] - MAHDI HASHEMZADEH, NACER FARAJZADEH, ‘’A Machine Vision System for Detecting Fertile Eggs in the
Incubation Industry’’, International Journal of Computational Intelligence Systems, 9 (5) (2016) 850 - 862
[6] - B. A. AJAYI and G. F. KOLEDOYE, ‘’Effectiveness of Traditional Methods of Incubation and Hatching of
Eggs Among Indigenous Poultry Keepers in Kwara State, Nigeria’’, Agricultural and Food Science
Journal of Ghana, Vol. 13, (2020) 1291 - 1282
[7] - PHILIPPE EBUMA DONGO, JB. ZANYAKO BOSANZA, DAMAS BOBOY MANZONGO, BENJAMIN, ZOAWE
GBOLO, AMEDEE KUNDANA GBATEA, MUHAMMAD RIDWAN, KOTO-TE-NYIWA NGBOLUA, ‘’Design of Egg
Incubator Based-Palm Oil in Bokonzi City (Sud Ubangi Province), Democratic Republic of the Congo’’.
Budapest International Research in Exact Sciences (BirEx) Journal, 3 (2) (2021) 135 - 142
[8] - A. B. UMAR, K. LAWAL and M. 1 MUKHTAR and M. S. ADAMU, ‘’Construction of an Electrically-
Operated Egg Incubator’’, International Journal of Modern Engineering Sciences, 5 (1) (2016) 1 - 18
[9] - BF. GETACHEW, M. ABERRA, E. WONDMNEH, G. GEBEYEHU and D. TADELLE, ‘’Analysis of fertility,
embryonic death, hatchability of artificial incubator used and egg quality of indigenous chickens’
ecotypes in Gambella regional state Ethiopia’’, International Journal of Animal Science, Husbandry
and Livestock Production, 7 (3) (2021) 389 - 397
[10] - A. M. KINGORI, ‘’Review of the Factors That Influence Egg Fertility and Hatchabilty in Poultry,”
International Journal of Poultry Science, 10 (6) (2011) 483 - 492
[11] - L. NIRANJAN, C. VENKATESAN, A. R. SUHAS, S. AAQUIB NAWAZ, ‘’Design and implementation of
chicken egg incubator for hatching using IoT’’. Int. J. Computational Science and Engineering, 24 (4)
(2021) 363 - 372
[12] - Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique, Arrête, 2008/509/ MENRS/CAB,
‘’Portant Règlementation intérieur de l’Institut Supérieur de Technologie (IST) de Mamou, Conakry’’,
le 18 février 2018
[13] - Frimpong Kyeremeh and Forson Peprah,‘’Design and Construction of an Arduino
Microcontrollerbased EGG Incubator’’, International Journal of Computer Applications, Vol. 168, (1)
(2017) 15 - 23
[14] - T. A. ADEGBULUGBE, A. O. ATERE, O. G. FASANMI, ‘’Development of an Automatic Electric Egg
Incubator’’, International Journal of Scientific Engineering Research, (4) (9) (2013) 914 - 918
[15] - FRIMPONG KYEREMEH and FORSON PEPRAH, ‘’Design and Construction of an Arduino Microcontroller
based EGG Incubator’’, International Journal of Computer Applications, 168 (1) (2017) 15 - 23
[16] - A. B.1 UMAR, K. LAWAL, M. MUKHTAR and M. S. ADAMU, ‘’Construction of an Electrically-Operated
Egg Incubator’’ International Journal of Modern Engineering Sciences, 5 (1) (2016) 1 - 18

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.


16 Afrique SCIENCE 23(6) (2023) 1 - 16

[17] - SHAYMAA A. HASSAN, MUBARAK M. MUSTAFA, MARWA S. ABDO and MAHMOUD Z. ATTAR,
‘’Thermochemical battery for poultry egg incubation’’, Misr Journal of Agricultural Engineering, 39
(3) (2022) 475 - 492
[18] - A. A. SUNDAY, O. A. OGUNBODE, E. GODWIN BABATUNDE & A. MUYIDEEN OLALEKAN, Design and
Construction of Automated Eggs Incubator for Small Scale Poultry Farmers. International
Journal of Technical Research & Science, 5 (8) (2020) 1 - 9
[19] - B. SC. JORGE RETAMOZO, Ph.D. Freddy J. Rojas, ‘’Design and economic analysis of a solar poultry
incubator for rural sectors located in Pucallpa-Peru’’ 20th International Conference on Renewable
Energies and Power Quality (ICREPQ’22) Vigo (Spain), 27th to 29th July (2022) 318 - 323
[20] - FORSON PEPRAH, SAMUEL GYAMFI, MARK AMO-BOATENG, ERIC BUADI, MICHAEL OBENG, ‘’Design and
construction of smart solar powered egg incubator based on GSM/IoT’’, Scientific Africane0132617,
(2022) 10 p.
[21] - SHAYMAA A. HASSAN, MUBARAK M. MUSTAFA, MARWA S. ABDO and MAHMOUD Z. ATTAR,
‘’Thermochemical battery for poultry egg incubation’’, MISR Journal of Agricultural Engineering, 39
(3) (2022) 475 - 492
[22] - SUSMITA M. CHOUGULE, VIRASHREE B. DESAI, POOJA S. GAIKWAD, SHWETA S. KAMBLE, Prof. Vishal T.
Metkari, ‘’Smart egg incubator’’, InternationalJournal of Advance Scientific Research and
Engineering Trends, 6 (6) (2021) 72 - 75
[23] - A. NAWAZ, ‘’Design and implementation of chicken egg incubator for hatching using IoT’’, Int. J.
Comput. Sci. Eng., 24 (4) (2021) 363 - 372
[24] - MUKHTAR IBRAHIM BELLO, ALHASSAN BALA, ABDU IBRAHIM ADAMU, ABDULKADIR SHEHU BARI,
MUHAMMAD AHMAD BABALLE, ‘’Construction of the Artificial Egg Incubator’’, Global Journal of
Research in Engineering & Computer Sciences, 03 (04) (2023) 40 - 44
[25] - F. KYEREM EH & F. PEPRAH, ‘’Design and Construction of an Arduino Microcontroller - based egg
Incubator’’. International Journal of Comput er Applications, 168 (1) (2017) 15 - 23
[26] - S. SHAFIUDIN & N. K HOLIS, Monitoring System and Temperature Controlling on PID Based Poultry
Hatching Incubator. IOP Conference Series : Materials Science and Engin eering, 336 (1) (2018) 10 p.
[27] - T. ANDRIANI & M. HIDAYATULAH, “Application of I2C SHT11 Sensors on Automatic Egg Hatching
Machines”. International Journal of Electronics Communication and Computer Engineering, 9 (4)
(2019) 130 - 134
[28] - MOHAMMED JUHAR MUSA ADAME, YESIHAK YUSUF, NABIYU TILAHUNKUDA, ‘’Influences of Types of
Incubators on Hatchability of Eggs’’, Advances in Applied Sciences, 8 (3) (2023) 80 - 85

Ansoumane SAKOUVOGUI et al.

Vous aimerez peut-être aussi