propspection électrique:
Objectif du module :
Ce module consiste à une initiation aux méthodes de prospection
électrique
applicables à des problèmes géologiques, géotechnique et à
l’exploration des ressources
naturelles (surtout en hydrogéologie).
Au cours de cet apprentissage, les étudiants vont acquérir
progressivement les
compétences suivantes :
• Principe physique des méthodes électriques (loi dl’Ohm)
• Différents types de dispositifs d’acquisition (dipôles et quadripôles)
• Méthodes de prospection électriques (trainées, sondages électriques,
coupes
géo-électriques, tomographie électrique)
• Techniques d’interprétation qualitative et quantitative
introduction:
La plus ancienne utilisation des méthodes électriques date de Robert W.
1
Fox (1830). Il a remarqué qu’il y a une circulation du courant électrique
dans les mines de cuivre.
En 1882, Carl Barus conduit des expériences de prospection électrique
en introduisant des électrodes non polarisables.
Les bases de cette technique ont été faites par Conrad
Schlumberger, en 1912, pour l’utilisation active des méthodes
électriques dans la terre via des sources contrôlées (Fig. 1). Cette
technique devient une méthode commerciale utilisée, surtout, dans le
domaine minier.
Fig: 1
Qui ‘est-ce que la géophysique ?
L'institut de géophysique fait partie de l'Université de Lausanne, section Sciences
de
la Terre. Sous cet épithète sont regroupées:
La minéralogie : Étude des roches et des minéraux qui les composent
La géologie: étude de la structure et de l'Évolution de l'Écorce
2
terrestre
La géophysique : étude du sous-sol par le truchement de ses
propriétés physiques.
Le géologue, par exemple, utilise l'observation directe et visuelle, il examine les
roches qui affleurent, prélève des Echantillons, les Etudie et en déduit
l'architecture du sous sol. Le géophysicien lui aussi va essayer de déterminer
l'architecture du sous-sol caché en mesurant certaines propriétés physiques à
partir de la surface. Il existe de nombreuses
méthodes géophysiques, chacune fournit des indications sur la nature du sous-sol
par le biais de l'étude de la variation d'un paramètre physique. La géophysique est
donc essentiellement la mesure de contrastes dans les propriétés physiques de
matériaux constituant le sous-sol et la tentative de déduire la nature et la
distribution de ces matériaux responsables de ces observations.
prospection électrique:
La prospection électrique, comme la prospection magnétique, est très
largement utilisée en archéologie375. Elle mesure les variations de la
résistivité électrique (ρ) du sol qui traduit la difficulté avec laquelle un
courant électrique peut traverser un volume de terrain donné. La
résistivité électrique dépend essentiellement de la porosité des sols,
c'est-à-dire de la taille et de l’homogénéité des grains constitutifs du
sédiment. Un sol très hétérogène, avec une part de gravier grossier
importante est donc très résistant. Une couche sédimentaire alluviale
argileuse, où les grains sont fins et bien triés, présente une plus faible
résistivité.
Un des avantages de la méthode électrique découle de cette relation
entre la porosité d’un sol et sa résistivité. Elle est très efficace pour
détecter des différences, même minime, de la composition
sédimentaire. Les valeurs de résistivité électrique et de permittivité
diélectrique, dont dépend la méthode radar-sol, sont de plus très liées.
3
Les deux méthodes donnent donc des résultats complémentaires et
sont souvent couplées, comme nous l’avons fait au pied de la terrasse
de Persépolis. Prenons l’exemple d’un vestige archéologique de
résistivité supérieure à son encaissant, il provoque une augmentation de
la valeur de résistivité mesurée . Si les mesures sont prises sur
l’ensemble de la surface, le long de profils, il est alors possible de
cartographier l’anomalie de résistivité et ainsi d’obtenir une image du
vestige.
Pour effectuer la mesure de résistivité, un courant électrique est injecté
dans le sol, grâce à deux électrodes d’injection. Un champ électrique se
crée et des lignes de courant se forment dans le sol entre les deux
électrodes d’injection. Le long de ces lignes de champ, d’intensité
électrique connue (exprimée en Ampère), une mesure de potentiel
(exprimée en Volt) est effectuée entre deux électrodes de mesure. Une
simple application de la loi d’Ohm (le potentiel électrique est égal à la
résistance du milieu multiplié par l’intensité mesurée) permet de
calculer la valeur de résistivité du sol. Cette résistivité étant mesurée
exprimée en Ω.m. La valeur de résistivité mesurée prend en compte un
entre deux points, le long des lignes de champ électrique, elle est
volume de sol hétérogène et intègre l’ensemble des contributions de
l’ensemble des milieux de résistivité propre. La valeur mesurée est donc
appelée résistivité apparente du sol, une même mesure peut en effet
correspondre à des réalités géologiques très différentes. L’un des
principaux avantages de la méthode électrique est la possibilité de
modifier la géométrie des électrodes et donc la forme des lignes de
champ créées dans le sol. Le plus souvent, on joue sur l’écartement
volume de sol pris en compte est important (Fig. 3-5). La profondeur
des électrodes. Plus les électrodes de mesure sont écartées, plus le
4
d’investigation est de ce fait directement proportionnelle à
l’écartement des électrodes. Cette profondeur peut être estimée
proche de la distance qui sépare les électrodes. Donc un écartement
d’électrode de 1 m permettra une profondeur d’investigation proche
du mètre. Si une structure archéologique se trouve à 1 m de
profondeur, il faut donc opter pour un écartement des électrodes de
mesure de 1 m. En faisant varier l’écartement des électrodes, il est
donc possible d’obtenir des informations à des profondeurs
différentes. Toutefois, plus les électrodes sont écartées, plus le
volume de sol pris en compte est important donc la résolution des
cartes de résistivité diminue. La taille des structures détectées est
donc également proportionnelle à l’écartement des électrodes.
L’inconvénient: principal de la méthode électrique est la
lourdeur et l’encombrement du matériel de prospection
électrique. La nécessité d’injecter un courant dans le sol
consomme beaucoup d’énergie et il est indispensable de
transporter de lourdes batteries reliées aux électrodes
par des mètres de fil électrique. La méthode électrique
peut être utilisée dans tous les types de milieu mais elle
est généralement réservée à de petites surfaces.
les étapes de la prospection électrique:
Première phase: Sondages Electriques
paramétriques Ils fournissent des INDICATIONS
PRELIMINAIRES sur les résistivités en présence et
permettent de choisir les longueurs de ligne ‡
utiliser pour le trôner.
5
Deuxième phase: Les cartes de résistivités Elles
fournissent des indications sur la REPARTITION
HORIZONTALE des résistivités et sur l'extension des
principales formations du sous-sol.
Troisième phase: Sondages Electriques et pseudo
sections ; Les sondages électriques
INTERPRETATIFS Ils fournissent des indications sur
la REPARTITION A LA VERTICALE des résistivités et
permettent de dessiner une " coupe " du sous-sol à
condition qu’il soient bien placés diaprés la carte des
résistivités.
Les pseudos sections Elles permettent de faire dans
des endroits choisis des coupes 2D du sous-sol.
Elles doivent être calibrées par des sondages
électrique .
Quatrième phase: Interprétation, intégration des
données, rapport et recommandations. Toutes les
méthodes classiques d'interprétations des sondages
électriques se fondent sur les deux hypothèse
fondamentales suivantes :
1. Les résistivités du sous-sol varient de faon
discontinue, à la verticale, sous le sondage.
2. Les résistivités du sous-sol ne VARIENT PAS, ou fort
peu, à l'horizontale dans la zone du sondage et cela
sur une distance au moins Egale à la longueur du
6
sondage.
IL EST INDISPENSABLE QUE CES DEUX
CONDITIONS SOIENT REMPLIES pour qu'un
sondage Électrique se prête à une interprétations
correcte. Lors de la première phase de la
prospection, le géophysicien ne sait rien de la
répartition des résistivités dans le sous-sol. Les
sondages paramétriques sont indispensables, ils sont
placés à proximité d'un forage mécanique ou sur des
affleurements. Ils permettent de se faire une idée
des résistivités dans une région et ils permettent en
outre de fixer les longueurs de ligne efficaces pour
l'exécution de la deuxième phase. C'est grâce aux
cartes de résistivités Etablies lors de la deuxième
phase que le géophysicien peut placer les sondages
électriques de la troisième phase de façon optimum,
c'est à dire, dans les zones intéressantes et de
manière à ce que les résistivités varient le moins
possible à l'horizontale.
LES PROFILES EST LES CARTES DE
RESISTIVITE.
l'Etablissement d'une carte de
potentiel est une méthode longue, fastidieuse,
qui demande des corrections topographiques, et
que d'autre part il faut souvent Etablir plusieurs
cartes pour différentes positions du pôle d'envoi
de courant. Finalement, l'idée est venue de
déplacer solidairement les quatre Électrodes
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AMNB, et d'effectuer ainsi des profils et des
cartes de résistivité. Nous avons vu en effet que
si l'on ferme un circuit d'intensité I à l'aide de
deux électrodes A et B, on peut entre M et N
mesurer la différence de potentiel créé par le
passage du courant
*Arrangements des électrodes de courant (C1 et C2) et de potentiel (P1 et P2) ‡ la
surface d’un terrain homogène et isotrope.
Principe de mesure - Mise en œuvre
Les dispositifs sont nombreux et variés, le
quadripôle reste le plus répandu.
1 La source de courant: On utilise généralement
des piles sèches de 90 volts en série. Plus rarement
une génératrice à essence couplée avec un
redresseur ou une batterie de voiture. Avec les
nouveaux appareils 10 piles en série peuvent être
utilisées . Les électrodes d'Émission: Ces
électrodes sont généralement constituées par des
piquets d'acier. Nous avons vu que la résistance de
passage se localise au voisina immédiat de
8
l'Électrode. En effet, supposons une Electrode
métallique parfaitement conductrice, et calculons la
résistance de contact de cette électrode. Nous
pouvons calculer la résistance du terrain en r en
prenant L = 1m par exemple.
et si nous admettons pour le terrain environnant
l'électrode une résistivité ρ de 30 ohms et un rayon
r = 0,02m, nous obtenons R = 234 ohms.
Conclusions: si le courant qui passe par ces
électrodes A et B est trop faible on peut
soit changer l'électrode et en mettre une de plus
gros diamètre
soit l'enfoncer plus profondément
soit diminuer la résistivité du terrain au voisinage
de l'électrode, en versant de l'eau salée par
exemple On comprend alors qu'il est nécessaire de
mesurer le potentiel vers le tiers central du
dispositif AB afin de s'affranchir de la résistance de
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contact (qui ne fournit pas d'information sur le
sous-sol).
2 Le circuit de courant :Le courant, pour passer,
doit parcourir un circuit fermé. L'Equivalent
Electrique de ce circuit est :
RelA et RelB: résistance Electrique de l'électrode A
et B et de la portion de terrain situé dans leur
voisinage immédiat.
RfilA et RfilB : résistance de la ligne d'amenée de
courant en A et B
Rpile: résistance interne de la pile, qui limite le
courant disponible aux bornes de celle-ci. Cette
résistance dépend bien s˚r de l'État de la pile neuve
ou usagée.
Ramp: résistance de l'appareil de mesure de
courant
Rterrain: résistance apparente Équivalente à la
portion de terrain dans laquelle passe le courant I.
Cette résistance est faible vu la section et la
longueur du conducteur.
10
4 Les électrodes de mesure de potentiel M et N
La mesure de I ne pose pas en fait de réels
problèmes, la mesure de ∆V est plus délicate. En
effet, dans le sol, M et N s'oxydent de façon
différente et sont polarisées. On parle de
polarisation spontanée des électrodes.
Pour limiter le plus possible le plus efficacement
possible le phénomène de polarisation des
électrodes, on choisit pour confectionner les
électrodes des métaux chimiquement assez stables
(cuivre, plomb). Cependant du fait de l'état
d'oxydation diffèrent sur la surface des deux
électrodes une différence de potentiel apparaît
entre M et N en l'absence de tout courant
extérieurs. Cette différence doit être Éliminé. On
utilise par exemple des électrodes impolarisables
ou, le plus souvent, on compense ce potentiel
parasite à l'aide d'une petite source de tension
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auxiliaire ajustable. Une fois cette compensation
effectuée, on peut mesurer le ∆V d˚ au passage du
courant que l'on envoie entre A et B. Dans certains
cas, le ∆V devient trop petit pour être mesure
convenablement, on remédie à cette difficulté de la
façon suivante:
! On augmente la sensibilité de l'appareil ! On
augmente la distance entre M et N. En effet, sur le
graphique de l'Évolution du champ et du potentiel,
on remarque qu'agrandir MN correspond ‡
augmenter ∆V. Cependant, un MN très grand
devient très réceptif ‡ toutes sortes de courants
parasites tels que:
♦ Une composante variable du réseau 50 hertz
♦ Une autre composante 16 hertz provenant des
lignes de chemin de fer
♦ Des courants très variables dans le temps, non
périodiques, dus à l'enclenchement de machines
diverses ....
♦ Des courants dus à des phénomènes naturels,
telluriques, foudre, etc..
4 . Le calcul de la résistivité
Ayant mesuré ∆V et I, il ne nous reste qu' à calculer
la résistivité. Dans un milieu homogène de
résistivité ρ avec deux pôles A et B, l'action
conjuguée de A et B donnera :
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pour un dispositif symétrique par rapport à O
milieu de AB (dV en millivolts, I en milliampères, ρ
en ohms.m, K = facteur géométrique qui dépend de
l'espacement entre les électrodes).
Si le sous-sol est homogène et isotrope, avec un
dispositif de ce type on obtiendra la résistivité
vraie. Si par contre, le sous-sol est hétérogène, on
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mesurera la résistivité apparente, qui est fonction
de la nature du sous-sol et de la dimension du
dispositif utilisé.
Les résultats que l'on obtient en maintenant
constante la distance entre A, B, M, et N,
l'ensemble se déplaçant le long d'un profil, servent
à Etablir les profils et cartes de résistivité. Une
carte de résistivité apparente dessinée à partir de
plusieurs profils est une carte des anomalies
relatives qui se rapporte à une longueur et une
orientation sensiblement constante de tout le
dispositif de mesure. En effet, à une longueur
déterminée de AMNB correspond une profondeur
d'investigation à peu près constante, donc à l'Étude
d'une tranche de terrain d'Épaisseur et de largueur
déterminées. Les dimensions du dispositif seront
donc choisies en fonction du problème à traiter. Il
est souvent nécessaire de dresser des cartes avec
plusieurs longueurs de ligne pour pouvoir
interpréter correctement les résultats.
[Link] dispositifs utilisés
Pour l'Etablissement d'une carte de résistivité les
dispositifs les plus variés peuvent être envisagés.
Tout dispositif de mesure comporte en fait quatre
électrodes, deux A et B, pour l'envoi de courant "
circuit d'émission " et deux M et N, pour la mesure
du potentiel ∆V "circuit de mesure".
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5.1 Les dipôles ou pole - pole
On ne rejette à l'infini qu'une des quatre
électrodes, on obtient un tripole AMN ou ABM. En
vertu du principe de réciprocité, on peut
théoriquement utiliser ABM ou AMN. En fait le
dispositif avec MN très Ecarté est peu commode
car l'influence des vagabonds et des telluriques
devient prépondérante. Le tripole le plus courant
est celui o˘ les trois électrodes sont disposés sur
une même ligne droite, A Étant à l'extérieur de MN.
De plus généralement, ou bien ces trois électrodes
sont Equidistantes, ou bien la distance MN est
petite par rapport à AN. On peut aussi, au lieu de
rejeter B assez loin pour que son influence soit
négligeable, le placer de manière qu'il crée le
même potentiel en M et N. En milieu homogène, il
suffit de le placer sur la médiatrice de MN. Ainsi,
l'effet de B s'élimine des ∆V mesurés. En pratique,
il faut Eloigner B suffisamment pour que les
dissymétries introduites par la non-homogénéité du
sous-sol puissent être négligées.
5.2 Les dipôles ou pole - pole
Les électrodes B et N sont placées à l'infini, on ne
s'occupe que de A et M. Ce dispositif est
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théoriquement simple puisque le potentiel mesuré
en M est d˚ à A seul. Dans la pratique cependant ce
dispositif est encombrant à cause de la longueur
des câbles nécessaires pour rendre négligeable
l'effet des électrodes placées à l'infini.
Il y’a donc plusieurs dispositifs. Et on a
cité seulement deux .
6. La représentation des résultats
La représentation des résultats obtenus ne pose
aucun problème particulier. Pour les dispositifs
symétriques, on reporte au centre du dispositif la
valeur de la résistivité apparente obtenue. Dans le
cas des dispositifs dissymétriques, MN extérieurs
par exemple, on convient de reporter les résultats à
l'aplomb du milieu des électrodes MN. Cette
convention est arbitraire. Il est important de
pouvoir, en tout temps, disposer des données
brutes (voir feuille de données, avec la longueur de
ligne, l'espacement des mesures, les valeurs
mesurées). Dans le dossier on doit aussi trouver un
plan de situation de l'étude avec l'Échelle, les
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coordonnées, les renseignements
topographiques,...Les résultats d'un ensemble de
profils sont représentés sous forme de cartes de
résistivités apparentes , chacune correspond à une
longueur de ligne bien définie qui doit être
indiquée. A l'emplacement O de tous les milieux de
MN on inscrit la valeur de la résistivité apparente
obtenue, on trace en suite par interpolation entre
les points de mesure des courbes d'égale valeur de
cette résistivité. Dans tous les cas, une carte de
résistivité doit être accompagnée de la longueur de
ligne utilisée, de l'échelle, de l'espacement des
mesures, d'une légende permettant de localiser
l'étude.
17
fait par :
Laila bahja
Fatima ezzahra
tadaout
Khadija idyous
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19