Postulats de la Mécanique Quantique
Postulats de la Mécanique Quantique
Mécanique Quantique
Semestre 5
Pr. T. Ouali
Année 2019-2020
T. Ouali Chapitre 0
3
T. Ouali Chapitre 0
1
4 Particules de spin 2
45
4.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
4.2 Expérience de Stern-Gerlach . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
4.2.1 Expérience : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
4.2.2 Prévision classique : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
1
4.3 Description mathématique de spin 2
: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
4.3.1 L’espace des états du spin et observable Sz : . . . . . . . . . . . . . . . . 47
4.3.2 Observables Sx et Sy : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
4.4 Illustration des postulats : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
4.4.1 Préparation des états et mesure de spin : . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
4.4.2 Evolution d’un spin 1/2 dans un champ magnétique uniforme : . . . . . . 51
5 Produit tensoriel 55
5.1 Définiton et Propriètés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
5.2 Définiton et Propriètés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
5.3 système de deux spins 1/2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
1.1 Introduction
Les valeurs propres d’une observable jouent un rôle primordial, elles sont au
centre du troisième postulat :
Postulat3 : La mesure d’une grandeur physique A représentée par l’observable
A ne peut fournir comme résulats que l’une des valeurs propres de l’opérateur
A.
Remarque : Rappelons que les valeurs propres de A sont réelles. Si le spectre
de A est discret, alors les grandeurs physiques sont quantifiées.
On vient de voir que les valeurs possibles d’une mesure appartiennent à un cer-
tain ensemble prédéterminé (le spectre de A). Il faut donc, pour la cohérence
de la théorie, énoncer une règle qui permet la prédiction effective des résultats
d’une mesure. Cette régle concerne la probabilité d’observer une parmi les va-
leurs possibles lors de la mesure d’une observable, elle est énnoncée sous forme
du postulat (appelé principe de décomposition spectrale)
Soit A | un i = an | un i, ai non P
dégénéré et {| ui i} base orthonormée de E. Soit
le système dans l’état : | ψi = ci | ui i
i
Postulat4 : La mesure de la grandeur physique représentée par l’observable A
effectuée sur un état quelconque | ψi (normalisé : hψ | ψi = 1) donne le résultat
an avec la probabilité :
P(an ) = |cn |2 = |hun |ψi|2 (1.1)
d’où :
| ψn i = Pn |ψi;
où Pn est l’opérateur de projection sur {|uin i}
gn
X
=⇒ hψn |ψn i = |cin |2 = P(an ). (1.4)
i=1
Sous cette forme (1.4) il est clair que P(an ) n’est pas affectée par un changement
de base dans En (de fait que la norme d’un ket ne dépend pas du choix de base).
On peut encore développer cette expression (1.4) pour écrire la probabilité sous
forme :
P(an ) = hψ|Pn† Pn |ψi = hψ|Pn |ψi, (1.5)
où on a utilisé les propriétes d’un projecteur, à savoir Pn† = Pn , et Pn2 = Pn .
On va se limiter ici au cas non dégénéré. On note les valeurs propres et états
propres d’une observable A comme suit : A|uα i = α|uα i, la décomposition de
l’état du système sur cette base des états propres de A est donnée par :
Z
|ψi = dαc(α)|uα i (1.6)
X gn
XX
P(an ) = |cin |2 = hψ|ψi = 1.
n n i=1
ce qui donne :
Cela signifie que deux vecteurs d’états égaux à une phase globale près
représentent le même état physique.
Attention ! |φi = λ1 |ψ1 i + λ2 |ψ2 i et |φ0 i = λ1 eiθ1 |ψ1 i + λ2 eiθ2 |ψ2 i ne
décrivent pas le même état ! (sauf si θ2 = θ1 + 2nπ)
Si une mesure est efféctuée sur un état |ψi et donne la valeur an à l’instant t,
alors une mesure à l’instant immédiatement postérieur t + dt ne peut donner
que an et avec certitude. D’où le postulat :
Postulat5 : Si la mesure A de l’observable A donne le résultat an et si la
valeur propre an est non dégénérée, alors immédiatement après cette mesure,
le système est dans l’état propre |un i :
juste avant la mesure immédiatement après
↓ ↓
Mesure de A donnant le résultat an
|ψi - |un i.
Cette évolution est une sorte de projection et pas une évolution dans le temps.
b- Cas dégénéré
k
Pn |ψi
- √
hψ|Pn |ψi
Etant donnée une grandeur physique classique, quel est son analogue en mécanique
quantique ?
Considérons par exemple un système constitué d’une particule (sans spin), on
a vu qu’on a la correspondance suivante :
→
− →
−
r (vecteur position) - R (observable position)
→
− →
−
p (vecteur impulsion) - P (observable impulsion).
a- Valeur moyenne :
La valeur moyenne ne donne aucune idée sur la dispersion des résultats que l’on
peut s’attendre à obtenir dans une mesure de A. Pour rendre compte de cette
dispersion, on définit l’écard quadratique moyen, noté ∆A, par
a- Probabilités :
P
Soit l’état du système donné par |ψi = cn,p,i |an , bp , ii ; calculons la probabi-
n,p,i
lité P(an , bp ) d’obtenir lors de la première mesure an et lors de la deuxième bp
1ere mesure :
— la probabilité de trouver an est donnée par :
X
P(an ) = |cn,p,i |2
p,i
2ieme mesure :
L’état du système est maintenant |ψn0 i :
— La probabilité de trouver bp est donnée par :
1 X
Pan (bp ) = P 2
|cn,p,i |2
|cn,p,i | i
p,i
|ψ”n,p i donné par (1.15) est un état propre commun à A et B, donc si on mesure
à nouveau A et B on trouve à coup sûr (an , bp ).
Si on inverse l’ordre de mesure (la première mesure porte sur B puis la deuxième
sur A), alors on aura :
|cn,p,i |2
P
P(bp , an ) =
i
= P1 2
P
|ϕ”p,n i r cn,p,i |an , bp , ii.
|cn,p,i | i
i
L’état final dépend de l’ordre dans lequel on a effectué les deux mesures. Deux
observables incompatibles ne peuvent pas être mesurées simultanément ; la se-
conde mesure fait perdre l’information fournie par la première.
b- Préparation d’état :
lescin sont fixés par la donnée de l’état avant la mesure |ψi. Ainsi l’état |ψ 0 i
après la mesure dépend donc de |ψi.
Introduisons une deuxième observable B tel que [A, B] = 0 :
? Si {A, B} forme un E.C.O.C, alors il existe une base des états propres com-
muns unique : {|an , bp i}. P
Si la mesure de A et B sur l’état |ψi = cn,p |an , bp i donne (an , bp ) alors l’état
n,p
c
du système immédiatement après la mesure est : |ψ”n,p i = |cn,p
n,p
| |an , bp i ≡ |an , bp i
La donnée du résultat de mesure fixe de façon unique l’état final du
système ; indépendemment de l’état initial.
?? Si {A, B} n’est pas un E.C.O.C, alors au couple (an , bp ) correspond les états
propres communs |an , bp , ii, et l’état après la mesure ne sera pas déterminé de
manière unique. On recommence ainsi le même raisonnement en introduisant
une troisième observable C compatible avec A et B :
Pour que l’état du système après une mesure soit déterminée, dans
tous les cas, uniquement par le résultat obtenu, il faut que cette
mesure porte sur un E.C.O.C.
Ce qui justifie physiquement l’introduction de la notion d’E.C.O.C. La mesure
d’un E.C.O.C permet de préparer le système dans un état quantique déterminé.
Soit le système dans l’état |ψ(t)i à l’instant t, la valeur moyenne d’une ob-
servable A dans cet état est donnée par (1.10). Cette valeur moyenne peut
dépendre du temps et on l’écrit :
hAi(t) = hψ(t)|A|ψ(t)i.
En utilisant l’équation de Scrodinger (1.8) on montre que l’évolution de la
moyenne de A est régit par l’équation suivante :
d 1 ∂A
[hAi(t)] = h[A, H(t)]i + h i. (1.17)
dt i~ ∂t
Notons que hAi ne dépend que de temps t.
Exemple :
Considérons une particule plongée dans un potentiel scalaire V (→ −
r ), l’hamilto-
nien de ce système s’écrit :
→
−2
P →
−
H= + V ( R ). (1.18)
2m
A partir de (1.17) et en utilisant (??) et (1.18), on peut calculer les valeurs
→
− →
−
moyennes de R et P , on obtient :
d → − 1 → − 1 → − →
→
− −2
∂R P
dt h R i = i~ h[ R , H]i + h ∂t i = i~ h[ R , 2m ]i
d → − 1 → − 1 → − →
−
→
−
∂P
dt h P i = i~ h[ P , H]i + h ∂t i = i~ h[ P , V ( R )]i.
→
− →
−
On voit ici que R et P ne dépendent pas de temps contrairement au cas
classique (→−r (t), →
−
p (t)). Toute la dépendance en t est reportée dans le vecteur
d’état |ψ(t)i.
Finalement en utilisant le fait que ([A, F (B)] = [A, B] dFdB
(B)
voir TD), on montre
que :
d → − 1 →− d →− →
− → −
h R i = h P i, h P i = −h ∇V ( R )i. (1.19)
dt m dt
Ce résultat est appelé Théorème d’Ehrenfest, à comparer avec les équations
calssique de Newton (voir introduction de ce chapitre).
b- Systèmes Conservatifs :
•Etat stationnaires :
Si |ψ(t0 )i est lui même état propre de H de valeur propre En :
X
|ψ(t0 )i = cn,τ (t0 )|ϕn,τ i,
τ
alors
X
|ψ(t)i = cn,τ (t0 )e−iEn (t−t0 )/~ |ϕn,τ i = e−iEn (t−t0 )/~ |ψ(t0 )i ≡ |ψ(t0 )i.
τ
Il s’agit d’étudier des système quantiques soumis à des potentiels V (x) de formes
simples : constants et ne variant que par discontinuité en un certains nombres
de points. L’hamiltonien est donné par :
P2
H= + V (X)
2m
L’équation de Schrödinger (1.8) s’écrit en représentation {|xi} comme :
~2 ∂ 2 d
− ψ(x, t) + V (x)ψ(x, t) = i~ ψ(x, t) (1.24)
2m ∂x2 dt
Si |ψ(0)i est un état stationnaire (H|ψ(0)i = E|ψ(0)i), alors |ψ(t)i = e−iEt/~ |ψ(0)i
et
ψ(x, t) = hx|ψ(t)i = e−iEt/~ ψ(x, 0) = e−iEt/~ ϕ(x).
Dans ce cas (1.24) devient :
~2 d2 ϕ(x)
+ (E − V (x))ϕ(x) = 0 (1.25)
2m dx2
Pour résoudre cette équation différentielle il faut comparer E et V dans chaque
intervalle où V (x) = V est constant :
2m
1. Si E > V , on pose k 2 = ~2 (E − V ) et l’équation (1.25) devient :
d2 ϕ(x)
2
+ k 2 ϕ(x) = 0 (1.26)
dx
dont la solution est ϕ(x) = Aeikx + Be−ikx avec A et B des complexes.
2. Si E < V , on pose alors ρ2 = 2m
~2 (V − E) et ϕ(x) = Ceρx + De−ρx avec C
et D des complexes.
3. Si E = V alors ϕ(x) = ax + b, a et b des complexes.
Aux points de discontinuités (finie), les conditions de raccordements sont :
1. ϕ(x) est continue.
d2 ϕ(x)
2. dx2 est continue.
Pour voir la continuité de ϕ0 (x) integrons l’équation de Schrödinger autour d’un
point de discontinuité x0 , c.à.d. sur l’intervalle [x0 − , x0 + ], 1 :
Z x0 +
~2 0 0
− (ϕ (x0 + ) − ϕ (x0 − )) = (E − V )ϕ(x)dx
2m x0 −
R x +
Puisque V est fini alors lim x00− (E − V )ϕ(x)dx = 0 d’où la continuité de ϕ0 (x).
→0
Par contre ϕ”(x) est discontinue.
Remarque : Si la discontinuité est infinie ϕ0 (x) n’est plus continue.
Exemples de potentiels importants :
• Marches de potentiel, Barière de potentiel, Puit de potentiel,...
L’exemple le plus simple est celui d’une particule de masse m dans un potentiel
V (x) = 12 kx2 . La force de rappel Fx = − dVdx = −kx attire la particule vers
la position d’équilibre stable x = 0 (minimun de V (x)). Le mouvement de q la
particule est une oscillation sinusoidale autour de x = 0 de pulsation ω = mk .
Le comportement d’un système au voisinage de la position d’équilibre stable
est régit par les équations d’un oscillateur harmonique (du moins à la limite
des petites oscillations). On cite les phénomènes de vibration des atomes d’une
molécule, les oscillations des atomes ou ions d’un réseau cristallin (phonons)...
Le champs électromagnétique (e.m.), en le dévoloppant suivant les modes propres
de la cavité où il existe, est formellement équivalent à un ensemble d’oscillateurs
harmoniques. C’est l’étude de ces oscillateurs à l’équilibre thérmique (corps
noir) qui a conduit Planck à introduire la constante h qui porte son nom.
L’oscillateur harmonique joue également un rôle important dans la description
d’un ensemble de particules identiques se trouvant toutes dans le même état
quantique (bosons) distantes les unes des autres d’un niveau d’énergie égale à
~ω.
⇒ x = xM cos(ωt − ϕ)
xM et ϕ sont des constantes qu’on détermine par les conditions initiales.
C’est un mouvement oscillatoire sinusoidale autour du point x = 0 d’amplitude
xM et de pulsation ω.
L’énergie totale E = 21 m( dx 2 1 2 2 1 2 2
dt ) + 2 mω x = 2 mω xM ; qui est constante par
rapport au temps.
En fixant E, l’énergie potentiel est maximum et l’énergie cinétique est nulle aux
points ±xM alors qu’en x = 0, Ep = 0 et Ec est maximale.
P2 1 ~ d
hx| + mω 2 X 2 |ϕi = Eϕ(x); P ≡ ; X ≡ x en representation{|xi}
2m 2 i dx
~2 d2 1
[− 2
+ mω 2 x2 ]ϕ(x) = Eϕ(x)
2m dx 2
Les observables telles que X et P et les quantités ω et ~ ont les dimensions sui-
vantes [X] : longueur ; [P ] : impulsion ; [ω] : inverse du temps et [~] :[action] :
énergie fois le temps.
Par conséquent, pour plus de commodité, on introduit les observables sans di-
mension suivantes :
r r
mω 1
X̂ = X et P̂ = P (2.1)
~ mω~
Mécanique Quantique 24/67 SMP/Semestre 5
T. Ouali Chapitre 2
P2 1 2 2
Ainsi [X, P ] = i~ devient [X̂, P̂ ] = i et l’hamiltonien H = 2m + 2 mω X devient
1
Ĥ = (X̂ 2 + P̂ 2 ) (2.2)
2
avec H = ~ω Ĥ. Ainsi au lieu de chercher les solutions de l’équation aux valeurs
propres H|ϕν i = Eν |ϕν i on cherche ceux de Ĥ|ϕν i = εν |ϕν i avec εν = E~ων .
Ainsi chercher les valeurs propres de H revient à chercher les valeurs propres
de Ĥ.
Dans le cas où x et p sont des nombres et non des opérateurs on peut écrire
x2 + p2 = (x + ip)(x − ip). Et puisque X̂ et P̂ sont des opérateurs qui ne
commutent pas on ne peut pas alors écrire X̂ 2 + P̂ 2 comme (X̂ + iP̂ )(X̂ − iP̂ )
mais toutefois on peut s’aider avec ces opérateurs en posant :
a = √1 (X̂
2
+ iP̂ ) : appelé opérateur d0 annihilation
(2.3)
a† = 1
√ (X̂
2
− iP̂ ) : appelé opérateur de création
On peut montrer facilement que
X̂ = √1 (a† + a)
2 (2.4)
P̂ = √ (a†
i
− a)
2
X̂ et P̂ étant hermitique, ce qui n’est pas le cas pour a et a† mais a est adjoint
de a† . On peut verifier facilement que [a, a† ] = 1.
Soit maintenant l’opérateur hermitique, N = a† a, appelé opérateur nombre. On
montre que d’après (2.2)
Ĥ = a† a + 21 = N + 1
2
Ĥ = aa† − 12
Ainsi les vecteurs propres de Ĥ sont vecteurs propres de N et vise versa. L’étude
de l’équation aux valeurs propres de H est remplacée par N |ϕν i = ν|ϕν i. Cal-
culons [N, a]
[N, a] = [a† a, a] = a† aa − aa† a = [a† , a]a = −a
donc [N, a] = −a de même [N, a† ] = a†
2.4.3 Spectres de N
(b) si ν > 0, alors le ket a|ϕν i est un vecteur propre non nul de N , de
valeur propre (ν − 1)
En effet :
(a) D’après le lemme1 on a k a|ϕν i k2 = νhϕν |ϕν i = 0 si ν = 0 ; or la
norme d’un vecteur est nulle ssi ce vecteur est nul : a|ϕ0 i = 0 ∀ |ϕ0 i
(b) si ν > 0 alors a|ϕν i 6= 0 puisque le carré de sa norme est non nul.
Montrons maintenant que a|ϕν i est vecteur propre de N :
On sait que [N, a]|ϕν i = −a|ϕν i c.à.d.
ce qui montre que a|ϕν i est vecteur propre de N avec la valeur propre
(ν − 1) 2
(b) Le ket a† |ϕν i est un vecteur propre non nul de N , de valeur propre
(ν + 1)
En effet :
(a)
k a† |ϕν i k2 = hϕν |aa† |ϕν i
= hϕν |(N + 1)|ϕν i
= (ν + 1)hϕν |ϕν i
ce qui montre que a† |ϕν i est vecteur propre de N avec la valeur propre
(ν + 1) 2
4. Théorème :
Le spectre des valeurs propres de N est constitué des nombres entiers non
négatifs
En effet :
supposons ν non entière, c.à.d. qu’il existe un nombre n ∈ N tel que :
n < ν < n+1(*) et soit la suite de vecteurs a|ϕν i, a2 |ϕν i, a3 |ϕν i,... an |ϕν i.
D’après le lemme2, cette suite est vecteurs propres de N avec les valeurs
propres (positives ou nulles d’après le lemme1) respectives : (ν−1), (ν−2),
(ν − 3),...(ν − n) ≥ 0,
or d’après (*) on a 0 < ν − n < 1 c.à.d. ν − n − 1 < 0 (**)
Considérons maintenant le vecteur a(an |ϕν i) qui est vecteur propre de N
de valeur propre ν − n − 1. Cette valeur propre est négative d’après (**),
ce qui contredit le lemme1. Donc ν est necessairement entière.
Si ν = n ∈ N alors an |ϕν i est vecteur propre de N avec la valeur propre
ν − n = n − n = 0 et d’après le lemme2 a(an |ϕν i) = 0
Dans la suite on prendra ν = n et on écrira :
a|ϕn i, a2 |ϕn i, a3 |ϕn i,... an |ϕn i, 0, 0, 0...
On remarque que cette suite est limitée car on ne peut jamais avoir des
vecteurs propres non nuls correspondant à des valeurs propres négatives.
5. Valeurs propres de H :
rappelons que H = ~ω Ĥ = ~ω(N + 21 )
1 2 3 ... n
on a en plus les équations aux valeurs propres N |ϕn i = n|ϕn i et d’après
le lemme2 N (a|ϕn i) = (n − 1)a|ϕn i. Or à la valeur propre (n − 1) corres-
pond un vecteur |ϕn−1 i tel que N |ϕn−1 i = (n − 1)|ϕn−1 i c.à.d. a|ϕn i et
|ϕn−1 i sont proportionnels ; autrement dit a|ϕn i = cn |ϕn−1 i. Calculons la
constante de proportionnalité cn . Pour cela calculons :
~ = ~r ∧ p~
L
31
T. Ouali Chapitre 3
3.1 Introduction
iα
⇒ R̂z,α ≈ I − Lz (3.4)
~
On dit que les moments cinétique Lx , Ly et Lz sont les générateurs infinitésimaux
du groupe des rotations
E E E E
0 0
On a à t = t0 , ψ (t0 ) = R̂z,α ψ(t0 ) et ψ (t1 ) = U (t1 , t0 ) ψ(t0 ) .
Ainsi suivant le chemin évolution-rotation, on obtient
E E
0
ψ (t1 ) = R̂z,α ψ(t1 )
E
= R̂z,α U (t1 , t0 ) ψ(t0 ) (3.7)
[Li , Lj ] = i~Lk
On ne peut pas connaitre simultanément les différentes composantes du moment
ciétique (ils n’ont pas de vecteurs propres commun, puisque le r’esultat de
mesure donne une valeur propre et le sysème se retrouve dans l’état propre
associé).
3.5 L’observable L2
On obtient
[Lz , L2z ] = 0
donc
[Lz , L2 ] = 0
De même
[Lx , L2 ] = 0 et [Ly , L2 ] = 0
L’opérateur L2 commute avec chacune de composantes de l’opérateur L. ~ Il est
donc possible de mesurer simultanément la norme du moment cinétique et l’une
de ses composantes (on prendra dans la suite celle dans la direction de l’axe
Oz, Lz ). Ainsi, on pourra leur trouver une base commune de vecteurs propres.
Et puisque [H, L2 ] = 0 et [H, Li ] = 0, (i = x, y, z), on peut par conséquent
trouver une base commune à H, L2 et l’une des composantes de L. ~ Tradition-
nellement, on choisit {H, L2 , Lz }.
[J 2 , Jx ] = 0, [J 2 , Jy ] = 0, [J 2 , Jz ] = 0 (3.15)
~ et spin S
On voit bien que les observales moment cinétique orbitale L ~ des
électrons obeissent à ces relations.
3.6.3 Quantification
j m vp de J 2 vp de Jz
0 0 0 0
1/2 1/2 et −1/2 3~2 /4 ~/2 et −~/2
1 1, 0 et −1 2~2 ~, 0 et −~
. ... . ...
et comme [J 2 , J+ ] = 0, on obtient
E E E
2 2 2
J J+ j, m = J+ J j, m = j(j + 1)~ J+ j, m (3.23)
E
ce qui montre que si j, m est ket propre commun à Jz et J 2 associé aux
E
2
valeurs propres m~ et j(j + 1)~ respectivement, alors J+ j, m est aussi ket
propre commun à Jz et J 2 associé aux valeurs propres
E (m + 1)~ et j(j + 1)~2
respectivement. On montre égalemnt que J− j, m est aussi ket propre commun
à Jz et J 2 associé aux valeurs propres (m − 1)~ et j(j + 1)~2 respectivement.
La norme de ces nouveaux ket propres, qui représente la clef de la quantification,
est donnée par
E 2 D E D E
†
J+ j, m = j, m J+ J+ j, m = j, m J− J+ j, m (3.24)
D E D E D E
= j, m J 2 j, m − j, m Jz2 j, m − ~ j, m Jz j, m
E 2
2
= (j(j + 1) − m(m + 1)) ~ j, m
Ce qui montre que la quantitée (j(j + 1) − m(m + 1)) est positive ou nulle.
On peut regarder cette quantitée comme un polynôme du second degré en m :
−m2 − m + j(j + 1). L’une de ces racines est m = j, et puisque le produit des
racines est égale à −j(j + 1), l’autre racine est −(j + 1). En se rappelant que j
est positive, le signe du polynôme est positive entre les racine. D’où la première
contrainte
−(j + 1) ≤ m ≤ j (3.25)
De même pour l’autre ket
E 2 E 2
J− j, m = (j(j + 1) − m(m − 1)) ~2 j, m
et on obtient la contrainte
−j ≤ m ≤ (j + 1) (3.26)
La valeur de m doit vérifier les deux contraintes simultanément c.à.d.
−j ≤ m ≤ j (3.27)
E
Soit le ket propre j, m avec −j ≤ m ≤ j. L’application successive de l’opérateur
J+ nous donne
E à une constantes
E de normalisation près, les ket
E propres suivants
E
eme p
j, (m + 1) , j, (m + 2) ,... etc. Soit la p action J+ j, m = cte j, (m + p) .
p
Pour m + p = j, l’action de J+ donne un vecteur nul ce qui E implique Eque
j − m doit être un entier p. L’action de J+p donne j, (m + 1) , j, (m + 2) ,...
E E
j, (m + p) = j, j et les autres vecteurs sont nuls.
E E
De la même façon, J− j, m = cte j, (m − q) et l’action de J−q donne j, (m −
q
E E E E
1) , j, (m − 2) ,... j, (m − q) = j, −j et les autres vecteurs sont nuls.
On aura donc à la fois
j−m =p p∈ℵ
=⇒ 2j = p + q ∈ ℵ et −j ≤m≤j (3.28)
j+m =q q ∈ℵ
ou encore
j ∈ {0, 12 , 1, 23 , 2, ...}
(3.29)
m ∈ {−j, −j + 1, 23 , ..., j}
Si p et q sont de même parités, alors jet m sont entiers. C’est le cas des parti-
cules dans un potentiel central.
Si p et q sont de parités opposées, alors j et m sont demi entiers. C’est le cas
des particules de spin de l’électron ayant j = 1/2.
E
On peut montrer que l’action de J± sur le ket j, m est (voir T.D.)
E p E
J+ j, m = ~ (j(j + 1) − m(m + 1) j, m + 1 (3.30)
E
J+ j, j = 0 (3.31)
et
E p E
J− j, m = ~ (j(j + 1) − m(m − 1) j, m − 1 (3.32)
E
J− j, −j = 0 (3.33)
On a
∂ ∂
Lx = ypz − zpy =⇒ Lx = Y (−i~) ∂z − Z(−i~) ∂y
∂ ∂
Ly = zpx − xpz =⇒ Ly = Z(−i~) ∂x − X(−i~) ∂z
Lz = xpy − ypx =⇒ Lz = X(−i~) ∂ − Y (−i~) ∂
∂y ∂x
1 ∂2
2 2 1 ∂ ∂
L = −~ sin θ + (3.39)
sin θ ∂θ ∂θ sin2 θ ∂ϕ2
+iϕ ∂ ∂
L+ = ~e + i cot θ (3.40)
∂θ ∂ϕ
∂ ∂
L− = ~e−iϕ − + i cot θ (3.41)
∂θ ∂ϕ
Fonctions propres de Lz
~ ∂
Si ψ(~r) est fonction propre de Lz = i ∂ϕ avec la valeur λ, alors
2πλ
Y (θ, ϕ + 2π) = Y (θ, ϕ) =⇒ = 2πm, avec m entier (3.45)
~
Les valeurs propres de Lz sont de la forme m~ (ce qui confirme le choix de cette
valeur déjà prise auparavant) et les fonctions propres associées sont de la forme
Ym (θ, ϕ) = eimϕ Fm (θ), l’indice m refère à la valeur propre m~
Fonctions propres de L2
Imposant maintenant que Y (θ, ϕ) = Yl,m (θ, ϕ) = eimϕ Fl,m (θ) est fonction propre
de L2 avec la valeur propre l(l + 1)~2 c.à.d.
L2 Yl,m (θ, ϕ) = l(l + 1)~2 Yl,m (θ, ϕ) = l(l + 1)~2 eimϕ Fl,m (θ) (3.46)
Les indices l et m sont relative aux valeurs propres l(l + 1)~2 et m~. et puisque
qu’on a déjà vue que −l ≤ m ≤ l avec un incrément de 1 et on sait que m est
un entier alors l est aussi entier.
∂ ∂
=⇒ + i cot θ eilϕ Fl,l (θ) = 0
∂θ ∂ϕ
∂
=⇒ − l cot θ Fl,l (θ) = 0
∂θ
La solution de cette équation différentielle de premier ordre est unique
1
Y0,0 = √ (3.54)
4π
Mécanique Quantique 42/67 SMP/Semestre 5
T. Ouali Chapitre 3
De la même façon, Ron peut calculer les autres harmoniques sphériques en posant
π
(pour l 6= 0) I2l = 0 sin2l θ sin θdθ
Z π
I2l = sin2l θd(− cos θ) = [sin2l θ(− cos θ)]π0
0Z
π
+ cos θd(sin2l θ) = 0 + 2l sin2l−1 θ cos2 θdθ = 2l sin2l−1 θ(1 − sin2 θ)dθ
0
= 2l (I2l−2 − I2l ) (3.55)
d’où par récurence et sachant que Yl,l (θ, ϕ) = cl (sin θ)l eilϕ (Eq. (3.49)) et à une
1
phase globale près, cl = √2πI
2l
I0 (l = 0) = 2
I2 (l = 1) = 32 I0 = 23 .2 = 34
=⇒
I (l = 2) = 54 I2 = 4.2
5.3 .2 = 15
16
4
etc.
Y0,0 (θ, ϕ) = √14π
q
3
sin θeiϕ
Y (θ, ϕ) =
1,1 8π
q
Y2,2 (θ, ϕ) = 32π 15
sin2 θe2iϕ
etc. =⇒ etc.
Sachant qu’on a pu calculer les Yl,l (θ, ϕ), les Yl,m (θ, ϕ) peuvent aussi être construites 2 ,
à partir des Yl,l (θ, ϕ), en partant de l’expression différentielle de L− (Eq. (3.41))
−iϕ ∂ ∂
L− = ~e − + i cot θ (3.57)
∂θ ∂ϕ
et de l’Eq. (3.50) 3
1
Yl,m−1 (θ, ϕ) = ± p L− Yl,m (θ, ϕ) (3.58)
~ (l(l + 1) − m(m − 1)
e−iϕ
∂Yl,m ∂Yl,m
= ±p − + i cot θ (3.59)
(l(l + 1) − m(m − 1) ∂θ ∂ϕ
2. Ces fonctions propres doivent être normalisées c.à.d ; ont la forme
eiα
Yl,m−1 (θ, ϕ) = p L− Yl,m (θ, ϕ) (3.56)
~ (l(l + 1) − m(m − 1)
3. En faite on n’a pas seulement le signe ± dans l’équation (3.58) mais tout un ensembel de valeurs qui
proviennent de la phase globale eiα
q
3
Exemple : Calculer Y1,0 c.à.d. l = 1 et m = 1. On sait que Y1,1 = 8π sin θeiϕ
e−iϕ
∂Y1,1 ∂Y1,1
Y1,0 = ± √ − + i cot θ (3.60)
2 ∂θ ∂ϕ
r
e−iϕ 3
− cos θeiϕ − cot θ sin θeiϕ
= ±√ (3.61)
8π
r2 r
3 3
= ± × − cos θ = ∓ × cos θ (3.62)
4π 4π
q
3
On prend généralement le signe ” + ” : Y1,0 = 4π cos θ.
De même pour l = 1 et m = 0, on obtient
r
3
Y1,−1 = sin θe−iϕ (3.63)
8π
Particules de spin 12
4.1 Introduction
4.2.1 Expérience :
Cette experience a été réalisée en 1921, son principe consiste à envoyer un jet
d’atomes neutres paramagnétiques (dans l’expérience originale, on a utilisé l’Ar-
gent) dans un champ magnétque fortement inhomogène.
45
T. Ouali Chapitre 4
→
−
Les caractéristiques du champ magnétique B sont :
→
−
— B est le même sur une même parallèle à Oy.
→
−
— B n’a pas de composante suivant Oy,
— Sa plus grande composante est suivant Oz et varie fortement avec z.
→
−→−
Puisque ∇ B = 0, il y a aussi une composante suivant Ox qui varie avec
x.
→
− →
−
à l’axe Oz ( F = Mz ∂B ∂z k ). C’est cette force qui produit la déviation HN de
z
l’atome :
Mesurer HN revient en fait à mesurer Mz ou Lz .
Puisque les moments des différents atomes sont orientés au hasard avant la
−
→ −→
traversée de l’entrefer (toutes les valeurs de Mz comprises entre |M | et −|M |
sont réalisées), on s’attend à ce que le jet formera sur l’écran une seule tache
symetrique par rapport à H. Ces prévisions à partir de la théorie classique sont
en contradiction avec ce qu’on observe expérimentalement ; on n’observe pas
1
4.3 Description mathématique de spin 2 :
Lz est une grandeur physique, donc on lui associé une observable, qu’on note
par Sz , dont les valeurs propres sont + ~2 et − ~2 . On admet que ces deux va-
leurs propres sont nondégénérées et on note les états propres correspondants
respectivement par |+i et |−i, c-à-d :
~ ~
Sz |+i = |+i, Sz |−i = − |−i, (4.3)
2 2
avec :
h+|+i = h−|−i = 1, h+|−i = 0.
L’espace des états de spin est de dimension deux, qu’on note par Es . On a ainsi :
— Sz forme à elle seule un E.C.O.C
— {|+i, |−i} est une base de Es : (R.F) |+ih+| + |−ih−| = 1.
— Un état quelconque de Es (normé) s’écrit de façon générale sur cette base
comme :
|ψi = α|+i + β|−i, |α|2 + |β|2 = 1
— dans la base {|±i} la matrice associée à Sz s’écrit :
~ 1 0 1 0
Sz = ; |+i = , |−i = (4.4)
2 0 −1 0 1
4.3.2 Observables Sx et Sy :
propres correspondants sont notés |+ix et |−ix pour Sx et |+iy et |−iy pour
Sy :
~ ~
Sx |±ix = ± |±ix ; Sy |±iy = ± |±iy .
2 2
Sx et Sy peuvent être représentées dans la base {|±i} par des matrices 2 × 2
hermitiques. Ces matrices sont (admettons ce résultat) :
~ 0 1 ~ 0 −i
Sx = Sy = . (4.5)
2 1 0 2 i 0
cos(θ) sin(θ)e−iϕ
~
Su = , (4.6)
2 sin(θ)eiϕ − cos(θ)
les valeurs propres de Su sont toujour ± ~2 , et les états propres associés sont
notés |±iu . On voit ainsi que toutes les observables Sz , Sx , Sy et Su ont les
mêmes valeurs propres. Ceci n’a rien de surprenant physiquement, puisque une
rotation de l’appareil de Stern-Gerlach ne doit pas changer les phénomènes
observés. Pour les vecteurs propres de chaque observable on a dans la base
{|±i} :
(v.p) ~
2 − ~2
Sx |+ix = √12 (|+i + |−i) |−ix = √12 (|+i − |−i)
Sy |+iy = √12 (|+i + i|−i) |−iy = √12 (|+i − i|−i)
Su |+iu = cos( θ
2
)e−iϕ/2 |+i + sin( θ
2
)eiϕ/2 |−i |−iu = − sin( θ
2
)e−iϕ/2 |+i + cos( θ
2
)eiϕ/2 |−i
Pour avoir des prédictions sur le résulat d’une mesure, il faut connaitre l’état
du système (ici le spin) avant la mesure.
b- Mesures de spin :
c- Valeurs moyennes :
→
−
De même si on mesure Sx ( cette fois-ci B 2 k Ox), on trouve hSx i = ~2 sin θ et
théoriquement on a
~
hψ|Sx |ψi = sin θ.
2
Remarque : On peut ici établir un lien entre la mécanique classique et la
mécanique quantique à travers les valeurs moyennes. S’il s’agit d’un moment
cinétique classique de module ~2 dirigé suivant l’axe de ”polariseur”, et dont les
composantes sont :
suivant Ox : ~2 sin θ, suivant Oz : ~2 cos θ.
De façon générale les valeurs moyennes de Sx , Sy et Sz dans un état |+iu sont
données par :
E+ − E− = ~ω0 ∝ B0 E+ |+i
fréquence de Bohr unique : E− |−i
ω0
ν± = h1 (E+ − E− ) = 2π
Remarque :
→
− →
−−
• Si B 0 k →
−
u alors H = ω0 Su (Su = S →
u ).
• Pour l’atome d’argent, γ < 0 =⇒ ω0 > 0 (E+ > E− ).
∗ Précession de Larmor :
Si à t = 0 l’état du système est donné par :
θ θ
|ψ(0)i = |+iu = cos( )e−iϕ/2 |+i + sin( )eiϕ/2 |−i,
2 2
alors à t > 0 on a :
|ψ(t)i = cos( 2θ )e−iϕ/2 e−iE+ t/~ |+i + sin( 2θ )eiϕ/2 e−iE− t/~ |−i
(4.13)
= cos( 2θ )e−i(ϕ+ω0 t)/2 |+i + sin( 2θ )ei(ϕ+ω0 t)/2 |−i.
→
−
Ainsi la présence de B 0 implique un déphasage proportionnel au temps entre
les coefficients affectés aux kets |+i et |−i. D’après (4.13) on a
|ψ(t)i ≡ |+iu ,
où la direction de → −
u (t) suivant laquelle la composante de spin est + ~2 avec
certitude est définie par les angles polaires :
θ(t) = θ
ϕ(t) = ϕ + ω0 t,
−
→
on voit que →
−u (t) tourne autour de Oz (direction de B0 ) à la vitesse angulaire
−
→
ω0 (proportionnelle à B0 ). On retrouve ici un phénomène concernant le moment
magnétique classique appelé précession de Larmor.
−
→
L’effet du champ B0 est de faire tourner le moment magnétique
−
→
autour de B0 avec une vitesse augulaire constante : précession de Larmor
On remarque ainsi que hSx i, hSy i et hSz i se comportent comme les composantes
d’un moment cinétique classique de module ~2 qui serait animé du mouvement
de précession de Larmor.
Produit tensoriel
Nous avons déjà parlé d’espace des états d’un système à partir de la notion de
la fonction d’onde de la particule.
A une dimension, la fonction d’onde
D Eψ(x) qui appartient à l’espace des fonctions
d’onde s’écrit comme ψ(x) = x ψ c.à.d. qu’on lui associe l’état du système
E
ψ appartenant à l’espace des états Ex .
A trois dimensions,
D E la fonction d’onde est ψ(~r) = ψ(x, y, z) et elle
E s’écrit comme
ψ(~r) = ~r ψ c.à.d. qu’on lui associe l’état du système ψ appartenant à
l’espace des états E~r qui est produit tensoriel des espaces des états Ex , Ey et Ez
qu’on note E~r = Ex ⊗ Ey ⊗ Ez .
Un autre type d’espace des états construit par produit tensoriel est celui formé
par l’espace des états des degré de liberté externe E~r et celui des degré de liberté
interne tel que l’espace des états de spin Es des particules ayany un spin. On
note cet espace E = E~r ⊗ Es .
La notion de produit tensoriel (PT) joue un role important lorsqu’on considère
deux système physique qui agissent dans deux espaces des états différents. En
regrouppant les deux systèmes en un seul et unique système, l’espace des états
global de ce nouveau système est produit tensoriel d’espace des états de chaque
système.
55
T. Ouali Chapitre 5
E E P E
Soit χ(2) ∈ E2 =⇒ χ(2) = i bi vi (2) .
On appel produit tensoriel de E1 et E
E2 l’espace des états
E E qu’on note E = E1 ⊗E2 .
Si à tout couple de vecteurs φ(1) ∈ E1 et χ(2) ∈ E2 , on associe le vecteur
de E noté E E E E E
φ(1) ⊗ χ(2) = φ(1) χ(2) = φ(1), χ(2)
alors cette correspondance vérifie les conditions suivantes
et on peut écrire
hD D ih E Ei D ED E
ui (1) ⊗ vl (2) uj (1) ⊗ vm (2) = ui (1) uj (1) vl (2) vm (2) = δij δlm
4. Vecteur de EE E E
Soit { ui (1) vl (2) } une base orthonormée complète dans E et soit ψ
un ketE appartenant à E
cet espace.
E
P
•• ψ = ai bl ui (1) vl (2)
E E E
•• ai bl sont les coordonnées de ψ dans la base { ui (1) vl (2) } avec
E P E E P E
φ(1) = i ai ui (1) et χ(2) = i bi vi (2) .
Toutes les propriètées du produit scalaire sont toujours valables dans l’es-
pace E.
6. Produit tensoriel de deux opérateurs A(1) et B(2) : A(1) ⊗ B(2)
Soient A(1) et B(2) deux opérateurs linéaires agissant respectivement
dans E1 et E2 .
Le produit tensoriel A(1) ⊗ B(2) est l’opérateur linéaire de E définit par
E E
A(1) ⊗ B(2) φ(1) ⊗ χ(2) = (5.2)
E E E
A(1)B(2) φ(1) χ(2) = A(1)B(2) φ(1), χ(2)
E E E E
A(1) φ(1) B(2) χ(2) = B(2) χ(2) A(1) φ(1)
et D E
ui (1), vl (2) A(1)I(2) uj (1), vm (2) = Aij (1)δlm (2) (5.7)
Les opérateurs identité I(1) et I(2) sont souvent omises des expressions.
8. Remarques :
• Si A (B) est une observable dans E1 (E2 ), alors il est aussi observable
dans E.
• Le spectre de A (B) est le même dans E1 (E2 ) que dans E.
• Toutefois si une valeur propre est dégénérée gn fois dans E1 (E2 ), alors
elle est dégénérée gn × dimE2 (gn × dimE1 ) fois dans E.
Les espaces des états, E1 et E2 , des deux spins 1/2 sont des espaces à deux
dimensions (2s + 1) = 2 × 1/2 + 1 = 2. L’espaces des états du système formé par
les deux spins, E = E1 ⊗ E2 , est E dimensions (2 × 2). Les états propres
E à quatre
des opérateurs S1z et S2z , 1 et 2 avec i = ±1, sont choisi comme base
orthonormée de E1 et E2 .
6.1 Problématique
[Lz , Lz Sz ] = 0 (6.3)
enfin
[Lz , W ] = i~K (Ly Sx − Lx Sy ) 6= 0 en général (6.4)
De la même façon, on trouve
Sz , Lx Sx = i~Lx Sy (6.5)
Sz , Ly Sy = −i~Ly Sx (6.6)
Sz , Lz Sz = 0 (6.7)
59
T. Ouali Chapitre 6
~2 = S12 + S22 + 2 W
2
J 2
= ~1 + S
S ~2 ~1 .S
= S12 + S22 + 2S (6.9)
K
K 2
J − S12 − S22
=⇒ W = (6.10)
2
Ce qui montre que l’interaction W est combinaison linéaire des autres obse-
vables. Le problème revient donc à chercher les valeurs et vecteurs propres de
S12 , S22 , J 2 et Jz en terme de ceux de S12 , S1z , S22 et S2z .
Exemple :
E E
Jz 1, 1 = ~ 1, 1 (6.14)
E E
J 2 1, 1 = 2~2 1, 1 (6.15)
E E
J+ 1, 1 = 0 × ~ 1, 2 = 0 (6.16)
E √ E
J− 1, 1 = ~ 2 1, 0 . (6.17)
Enfin on a
E ~ E E √ E
J− 1, 0 = √ S1− + S2− −, + + +, − = ~ 2 −, − (6.28)
2
en plus, d’après l’équation (6.13)
E √ E
J− 1, 0 = ~ 2 1, −1
E E
=⇒ 1, −1 = −, − (6.29)
et E (6.11) E E (6.13)
Jz 1, −1 = −~ 1, −1 et J− 1, −1 = 0 (6.30)
E E E
Ce qui montre que l’ensemble des vecteurs { 1, 1 , 1, 0 , 1, −1 } forme une
base de vecteurs propres communs d’un moment angulaire J = 1 et peuvent
s’écrire en terme de la base de vecteurs propres communs à la composition
de deux spins sans interaction. Dans notres cas, les deux spins interagissent et
l’espace produit tensoriel résultant est à quatre dimension. Ainsi Il faut chercher
le quatrième vecteur propre pour former la base produit tensoriel E1 ⊗ E2 .
On remarque que la valeur propre 0 de Jz (voir Eqts. (6.22)) est dégénérée deux
fois c.à.d.
E lui correspond deux vecteurs propres. L’un de ces vecteurs propres
est 1, 0 (voir Eqts. (6.11) et (6.27)). L’autre ne peut être que (voir travaux
dirigés)
E 1 E E
0, 0 = √ +, − − −, + (6.31)
2
et on peut vérifier que
E E
Jz 0, 0 = 0 et J± 0, 0 = 0 (6.32)
• d’un premier moment angulaire J~1 agissant sur l’espace des états Ej1 de
E di-
mension (2j1 + 1) (car −j1 ≤ m1 ≤ j1 ) et de base propre commune j1 , m1 aux
observables J12 et J1z .
• d’un deuxième moment angulaire J~2 agissant sur l’espace des états Ej2 de
E
dimension (2j2 + 1) (car −j2 ≤ m2 ≤ j2 ) et de base propre commune j2 , m2
aux observables J22 et J2z .
• leur moment angulaire composé J~ = J~1 + J~2 agissant sur l’espace des états
E = Ej1 ⊗ EjE2 de dimension
E (2j1 +
E 1)(2j2 + 1) et de base propre commune
j1 , m1 , j2 , m2 = j1 , m1 ⊗ j2 , m2 aux observables J12 , J22 , J1z et J2z telle que
E E
J12 j1 , m1 , j2 , m2 2
= j1 (j1 + 1)~ j1 , m1 , j2 , m2 (6.33)
E E
J22 j1 , m1 , j2 , m2 = j2 (j2 + 1)~2 j1 , m1 , j2 , m2 (6.34)
E E
J1z j1 , m1 , j2 , m2 = m1 ~ j1 , m1 , j2 , m2 (6.35)
E E
J2z j1 , m1 , j2 , m2 = m2 ~ j1 , m1 , j2 , m2 (6.36)
(6.37)
Cependant
h J~i1 et J~2 ne
h sonti pas généralement des constantes du hmouvement
i
~ ~ 2
c.à.d. H, J1 6= 0 et H, J2 6= 0 alors que J et Jz le sont c.à.d. H, J = 0 2
h i
et H, Jz = 0.
Le but est donc de construire une nouvelle base formée de vecteurs propres
communs à J 2 et Jz à partir de celle de J12 , J22 , J1z et J2z .
L’intérêt de cette nouvelle base est important une fois on cherche à déterminer
les états propres du système (état propre de H) dans laquelle la diagonalisa-
h i
2
tion de la matrice représentant H devient simple. En effet, comme H, J = 0
h i
et H, Jz = 0, cette se décompose en autant de blocs qu’il y a de sous es-
paces propres associés aux divers ensembles de valeurs propres de J 2 et Jz . Sa
structure (diagonale en blocs) est beaucoup plus simple que celle de la matrice
représentant H dans la base des vecteurs propres communs à J12 , J22 , J1z et J2z
puisque ni J1z ni J2z ne commutent en général avec H.
On la note
n Eo n Eo n Eo n Eo
j1 , j2 , m1 , m2 ≡ j1 , m1 ⊗ j2 , m2 ≡ m1 , m2 à j1 et j2 fixés
(6.38)
vérifiant les relation (6.33), (6.34), (6.35) et (6.36).
On la note n Eo n Eo
j1 , j2 , J, M ≡ J, M à j1 et j2 fixés (6.39)
vérifiant (6.33), (6.34) ainsi que
E E
2 2
J J, M = J(J + 1)~ J, M (6.40)
E E
Jz J, M = M ~ J, M (6.41)
(6.42)
inversement
E jX
1 +j2 +J
X E D E
m1 , m2 = J, M J, M m1 , m2 (6.44)
J=j1 −j2 M =−J | {z }
coef f icients de Clebsch−Gordon
67