D) Le théâtre au XVIIème siècle. La Renaissance.
Racine / Corneille / Molière
Le théâtre, en France, est professionnalisé désormais. Le statut de comédien est encore extrêmement
marginal et très mal perçu par la société.
Les pièces s’inspirent à nouveau des textes de l’Antiquité. On redécouvre la distinction tragédie /
comédie. Les auteurs de l’Antiquité sont adaptés (ou sources d’inspiration) par les dramaturges
français. Il y a une période baroque qui confère une certaine liberté aux dramaturges, puis une période
plus classique au cours de laquelle la rigueur, la morale, vont donner lieu à des règles extrêmement
précises. Ces règles sont édictées par les dramaturges eux-mêmes et par Boileau, qui théorise les
contraintes du Classicisme. C’est au nom de la vraisemblance, que les auteurs choisissent de respecter
les règles suivantes :
-La règle des trois unités (lieu / temps / action).
-La règle de bienséance.
-La vraisemblance.
La comédie classique se joue alors en trois actes. Elle possède un dénouement heureux, respecte les
contraintes citées plus haut, et est parfois en alexandrin (vers noble). Elle remplit la même fonction de
satire sociale et de divertissement.
La tragédie classique se joue en cinq actes. Elle place l’Homme en conflit avec ce qui le dépasse. Il est
souvent déchiré entre Passion et Honneur, entre Raison et Passion. Le dénouement est tragique, le
texte est versifié.
E) Le théâtre au XVIIIème siècle
Les œuvres théâtrales s’inscrivent dans la lignée de celles du siècle précédent. Néanmoins, les œuvres
prennent parfois des distances vis-à-vis des contraintes classiques. On voit apparaître des textes qui
représentent quelques variantes de la comédie (ou de la tragédie), comme le drame bourgeois ou la
comédie de mœurs. Les dramaturges reflètent souvent une société en pleine évolution. Les idées des
Lumières trouvent des moyens d’expression à travers les œuvres théâtrales.