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DM5 Corr

devoir maison cpge tsi

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Devoir maison no 5 : Correction

Exercice 1. (inspiré de CCINP TPC 2023 )


On considère la matrice  
−1 2 0
A =  0 1 0 ∈ M3 (R)
 
−2 2 1
et f l’endomorphisme de R3 canoniquement associé à A.
L’application identité de R3 est notée id et sa matrice associée est notée I3 .
1. Calculer le polynôme caractéristique de A. Avec seulement ce résultat, peut-on en déduire que A est
diagonalisable ? trigonalisable ?

• En commençant par développer selon la dernière colonne, on a :

λ + 1 −2 0
λ + 1 −2
χA (λ) = det(λI3 − A) = 0 λ−1 0 = (λ − 1) = (λ − 1)2 (λ + 1) ,
0 λ−1
2 −2 λ − 1

où la dernière égalité vient du fait que la matrice est triangulaire.


• Comme χA est scindé sur R, A est trigonalisable sur R . En revanche, comme 1 est valeur propre
de multiplicité 2, à ce stade, on ne peut pas conclure quant à la diagonalisabilité de A .

2. Déterminer Ker(A − I3 ) et Ker(A + I3 ).

• On a 
 
x
 
x −2x + 2y = 0


y 
 
∈ Ker(A − I3 ) ⇐⇒ (A − I3 )
y  ⇐⇒

0=0 ⇐⇒ y = x.
z z

−2x + 2y = 0

         
x 1 0 1 0
Ainsi un élément de Ker(A − I3 ) s’écrit x
 
= x
1

+ 0,
z 
1, 0} .
d’où Ker(A − I3 ) = Vect{   
z 0 1 0 1

• De façon analogue,

2y = 0
     (
x x 
y=0
y 
 
∈ Ker(A + I3 ) ⇐⇒ (A + I3 )
y 

⇐⇒ 2y = 0 ⇐⇒
z z

−2x + 2y + 2z = 0
 x=z

 
1
0} .
d’où Ker(A + I3 ) = Vect{ 
1

3. En déduire que A est diagonalisable et donner des matrices P ∈ GL3 (R) et D ∈ M3 (R) diagonale
telles que A = P DP −1 .

D’abord, d’après la question 1, χA est scindé sur R. De plus, m1 = 2 et m−1 = 1.


 
Par ailleurs, d’après la question précédente, on a dim E1 = dim Ker(A − I3 ) = 2 = m1 ainsi que
 
dim E−1 = dim Ker(A + I3 ) = 1 = m−1 . Par conséquent, la matrice A est diagonalisable sur R .

TSI2 - Les Lombards 1/4 2023–2024


   
1 0 0 1 0 1
Enfin, on a A = P DP −1 avec D = 0 1 0  et P = 1 0 0 .
   
0 0 −1 0 1 1

4. Calculer A2 .

On a aisément A2 = I3 .

5. En déduire que f est une symétrie vectorielle dont on précisera les éléments caractéristiques.

D’après la question précédente, on a f ◦ f = id donc f est une symétrie de R3 . De plus, d’après le


   
1 0
1, 0}
cours et la question 2, il s’agit de la symétrie par rapport à Ker(f −id) = Ker(A−I3 ) = Vect{   
0 1
 
1
parallèlement à Ker(f + id) = Ker(A + I3 ) = Vect{
0}.

1

TSI2 - Les Lombards 2/4 2023–2024


Exercice 2. (d’après ATS 2023 )
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 3. On définit l’application fn sur Rn [X] par

∀P ∈ Rn [X], fn (P ) = nXP − X 2 − 1 P ′ .


1. Montrer que fn est linéaire.

Soient P, Q ∈ Rn [X] et λ, µ ∈ R.

fn (λP + µQ) = nX(λP + µQ) − X 2 − 1 (λP + µQ)′




= λnXP + µnXQ − X 2 − 1 λP ′ + µQ′


 

= λ nXP − X 2 − 1 P ′ + µ nXQ − X 2 − 1 Q′
     

= λfn (P ) + µfn (Q).

Ainsi fn est linéaire .

2. Calculer fn (1), fn X n et, pour tout k ∈ {1, . . . , n − 1}, fn X k .


 

Tout d’abord, fn (1) = nX . Ensuite

✘ ✘ ✘ ✘
fn X n = nX × X n − X 2 − 1 nX n−1 = ✘ ✘n+1 ✘n+1 + nX n−1 = nX n−1 .
 
nX −✘
nX

Enfin, soit k ∈ {1, . . . , n − 1}. Par un calcul analogue au précédent,

fn X k = nX × X k − X 2 − 1 kX k−1 = (n − k)X k+1 + kX k−1 .


 

3. En déduire que fn est un endomorphisme de Rn [X].

• D’après la question 1, fn est linéaire. Il ne reste donc qu’à montrer que pour tout P ∈ Rn [X],
fn (P ) ∈ Rn [X].
n
X
• Soit P ∈ Rn [X]. On écrit P = ak X k avec a0 , . . . , an ∈ R.
k=0
n
X
ak fn X k . Or dans la question précédente on a

Par linéarité de fn (question 1), on a fn (P ) =
k=0
montré que, pour tout k ∈ J0 ; nK, fn X k ∈ Rn [X]. Ainsi, par stabilité par combinaison linéaire dans


l’espace vectoriel Rn [X], on obtient fn (P ) ∈ Rn [X].


D’après ces deux points, fn est un endomorphisme de Rn [X] .

On définit les polynômes P0 , . . . , Pn par

Pk = (X − 1)k (X + 1)n−k pour k ∈ {0, . . . , n}.



On admet (provisoirement) que la famille P0 , . . . , Pn est une base de Rn [X].
4. Pour k ∈ {0, . . . , n}, montrer que Pk′ = (nX + 2k − n)(X − 1)k−1 (X + 1)n−1−k .

Soit k ∈ {0, . . . , n}. Par dérivée d’un produit, on a

Pk′ = k(X − 1)k−1 (X + 1)n−k + (X − 1)k (n − k)(X + 1)n−k−1


= (X − 1)k−1 (X + 1)n−1−k k(X + 1) + (n − k)(X − 1)
 

= (X − 1)k−1 (X + 1)n−1−k ✟
 
✟ + k + nX − ✟
kX ✟− n + k
kX
= (nX + 2k − n)(X − 1)k−1 (X + 1)n−1−k .

TSI2 - Les Lombards 3/4 2023–2024


5. Justifier que, pour tout k ∈ {0, . . . , n}, le polynôme Pk est vecteur propre de fn et donner la valeur
propre associée.

Soit k ∈ {0, . . . , n}. D’après la question précédente et en écrivant X 2 − 1 = (X − 1)(X + 1), on a

fn (Pk ) = nXPk − X 2 − 1 Pk′




= nX(X − 1)k (X + 1)n−k − X 2 − 1 (nX + 2k − n)(X − 1)k−1 (X + 1)n−1−k




= nX(X − 1)k (X + 1)n−k − (nX + 2k − n)(X − 1)k (X + 1)n−k


= (X − 1)k (X + 1)n−k ✟✟−✟ 
✟ − 2k + n 
nX nX
= (n − 2k)Pk .

Autrement dit, Pk est vecteur propre de fn pour la valeur propre (n − 2k) .

6. En déduire que fn est diagonalisable.

Méthode 1 : D’après le résultat admis et la question précédente, (P0 , . . . , Pn ) est une base de Rn [X]
constituée de vecteurs propres de fn . C’est la définition de fn diagonalisable .

Méthode 2 : D’après la question précédente, fn admet n+1 valeurs propres distinctes (les entiers n−2k

pour k ∈ {0, . . . , n}) et dim Rn [X] = n + 1 donc fn est diagonalisable .

7. ⋆ Montrer le résultat précédemment admis, i.e. que P0 , . . . , Pn est une base de Rn [X].

Méthode 1 : en utilisant la question 5.


Les vecteurs de la famille P0 , . . . , Pn sont des vecteurs propres de fn associés à des valeurs propres
deux à deux distinctes (respectivement n, n − 2, . . . , −n). D’après le cours, cette famille est donc libre.

De plus, elle contient n + 1 vecteurs et dim Rn [X] = n + 1 donc il s’agit d’une base de Rn [X] .

Méthode 2 : sans utiliser la question



5. 
Comme la famille P0 , . . . , Pn contient n + 1 vecteurs et dim Rn [X] = n + 1, il suffit de montrer que
cette famille est libre pour montrer qu’il s’agit d’une base de Rn [X].
n
X
Soient λ0 , . . . , λn ∈ R tels que λk Pk = 0Rn [X] (∗).
k=0
En évaluant cette égalité en X = 1 et en remarquant que P0 (1) = 2n mais Pk (1) = 0 dès que k > 1, il
ne reste que λ0 2n = 0, d’où λ0 = 0.
n
X
L’égalité (∗) devient donc λk Pk = 0Rn [X] ou encore
k=1

n
X n
k n−k
X
0Rn [X] = λk (X − 1) (X + 1) = (X − 1) λk (X − 1)k−1 (X + 1)n−k .
k=1 k=1

On peut alors tout simplifier par (X − 1) qui est un polynôme non nul. En évaluant alors en X = 1
l’égalité après simplification, il ne reste que λ1 2n−1 = 0, d’où λ1 .
En répétant ce processus, on montre que λk = 0 pour tout k ∈ J0 ; nK, i.e. que la famille (P0 , . . . , Pn )

est libre. Comme cette famille contient n + 1 = dim Rn [X] vecteurs, c’est une base de Rn [X] .

TSI2 - Les Lombards 4/4 2023–2024

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