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Convergence et limites de suites numériques

capes

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PC* - Devoir surveillé 2

4h

INTRODUCTION

L’objet du problème est l’étude de la suite (sn )n≥1 définie par :

n
1
∀n ≥ 1, sn =
k=1
k2

Dans une première partie, nous nous attacherons à démontrer, de différentes façons,
par des méthodes élémentaires, que cette suite converge. Les parties 2, 3 et 4 suivantes
seront consacrées à la détermination de sa limite S par divers moyens. Les parties 5 et
6 utiliseront la valeur de S pour calculer la somme de certaines séries numériques.
On rappelle que, pour tous entiers m , n vérifiant m ≤ n , on note [[m, n]] l’intervalle
d’entiers
[[m, n]] = {p ∈ Z | m ≤ p ≤ n}

PREMIÈRE PARTIE : Convergence de la suite


Dans cette partie, le candidat utilisera uniquement les connaissances faisant partie
du programme de Terminale S.
1. Première méthode
a) Démontrer que, pour tout entier k ≥ 2 , on a la majoration

1 1 1
2 ≤ k−1 − k
k
b) En déduire que la suite (sn )n≥1 est majorée.
c) Démontrer que la suite (sn )n≥1 converge et donner un majorant de sa limite.
Dans toute la suite du problème, on notera S cette limite.

2. Deuxième méthode
On considère la suite (tn )n≥1 , définie par :

1
∀n ≥ 1, tn = sn +
n
a) Démontrer que les suites (sn )n≥1 et (tn )n≥1 sont adjacentes.
b) Donner, en le justifiant, un encadrement d’amplitude 10−1 de S.

3. Troisième méthode
Prouver, par comparaison à une intégrale, la convergence de la suite (sn )n≥1 .

1
DEUXIÈME PARTIE : Utilisation de polynômes

1. Soit P ∈ C[X] un polynôme de degré n ≥ 1 : P (X) = a0 +a1 X +a2 X 2 +· · ·+an X n .


 n
Rappeler la formule permettant de calculer la somme σ1 = αi = α1 + · · · + αn
i=1
des racines de P en fonction de ses coefficients ak , k ∈ [[0, n]].

2. a) Soient p ∈ N et ϕ ∈ R . Démontrer l’égalité

  
p 2p+1 
sin (2p + 1)ϕ = (−1)k cos2p−2k (ϕ) sin2k+1 (ϕ)
2k+1
k=0

2p+1 
où désigne le coefficient binômial pour k ∈ [[0, p]] .
2k+1

b) En déduire que, pour tout entier p ∈ N et pour tout réel ϕ ≡ 0[π] , on a

  
p 2p+1   p−k
2p+1
sin (2p + 1)ϕ = sin (ϕ) (−1)k cotan 2 ϕ
2k+1
k=0

cos ϕ
où cotan ϕ = .
sin ϕ
3. Soit p ∈ N∗ et P ∈ R[X] le polynôme défini par :


p 2p+1 
k
P (X) = (−1) X p−k
2k+1
k=0
On rappelle que cotan=1/tan
 
a) Pour tout entier k ∈ [[1, p]] , on pose γk = cotan 2 2pkπ+ 1 . Calculer P (γk )
pour tout k ∈ [[1, p]].

b) Vérifier que, pour tout k ∈ [[1, p]] , le réel appartient à l’intervalle
2p + 1
]0, π
2 [ . En déduire que le polynôme P possède p racines distinctes, que l’on
déterminera.

c) En déduire les égalités :


p  
2 kπ p(2p − 1)
cotan =
2p + 1 3
k=1


p
1 2p(p + 1)
 =
kπ 3
k=1 sin2
2p + 1

2
4. a) Démontrer, pour tout réel ϕ ∈]0, π
2 [ , les encadrements

0 < sin ϕ < ϕ < tan ϕ

b) En déduire que, pour tout entier p ≥ 1 , on a l’encadrement

(2p + 1)2  1
p
p(2p − 1) 2p(p + 1)
< 2 2 <
3 π k 3
k=1

π2
c) Démontrer que S = .
6
5. Montrer que les suites (un )n≥1 , (vn )n≥1 et (wn )n≥1 défines par :


n
1 
n
1 
n
(−1)k+1
∀n ≥ 1, un = vn = wn =
k=1
(2k)2 k=0
(2k + 1)2 k=1
k2

sont convergentes et déterminesr les valeurs exactes de leurs limites, respectivement


notées U , V et W.

TROISIÈME PARTIE : Utilisation des intégrales de Wallis

Pour tout entier n ∈ N , on pose


π π
2 2n 2 4n (n!)2
In = cos t dt, Jn = t2 cos2n t dt et Kn = Jn
0 0 (2n)!

1. Calculer les intégrales I0 et J0 .

2n + 1
2. a) Démontrer que pour tout n ∈ N, on a : In+1 = In
2n + 2
(Indication : on pourra penser à une intégration par parties.)

(2n)! π
b) En déduire que pour tout n ∈ N, on a : In =
4n (n!)2 2

3. Soit n ≥ 1 .
a) Démontrer la relation In = n(2n − 1)Jn−1 − 2n2 Jn
π
b) En déduire que Kn−1 − Kn = 2
4n
π 1
n
c) Démontrer la relation
4 2 = J0 − Kn
k=1
k
π
4. a) Démontrer que, pour tout réel x ∈ [0, π
2 ] , on a : x ≤ sin x
2
3
b) En déduire que, pour tout entier n , on a

π 2 In π3
0 ≤ Jn ≤ puis 0 ≤ Kn ≤
8(n + 1) 16(n + 1)

c) Retrouver la valeur de S.

QUATRIÈME PARTIE : Noyau de Dirichlet

Pour tout entier n ≥ 1 , on note Dn le noyau de Dirichlet, défini par :

1 
n
∀x ∈ R, Dn (x) = + cos(kx)
2
k=1

1. Démontrer que, pour tout entier n ≥ 1 et tout réel x ≡ 0[2π] , on a


 
1
sin n + x
1 2
Dn (x) = x
2 sin
2
2. Pour tout entier n ≥ 1 , on note Ln l’intégrale
π
Ln = xDn (x) dx
0

π
a) Calculer l’intégrale x cos(kx) dx pour tout entier k ≥ 1 .
0
b) En déduire que
π2  1  n n
1
Ln = − 2 + (−1)k 2
4 k k
k=1 k=1

3. On note f le prolongement par continuité en 0 de la fonction définie sur l’intervalle


]0, π] par : x → 
x .
x
sin
2
Démontrer que la fonction f est de classe C1 sur l’intervalle [0, π] .
4. Soit φ : [0, π] → R une fonction de classe C1 sur [0, π] . Démontrer que
π
lim φ(x) sin(λx) dx = 0
λ→+∞ 0

(Indication : on pourra penser à une intégration par parties.)


5. a) Démontrer que lim Ln = 0.
n→+∞
b) Retrouver la valeur de S. (On utilisera la relation entre W et S obtenue à la
question 5 de la deuxième partie)

4
CINQUIÈME PARTIE : Une somme double

L’objet de cette partie est de calculer la limite de la somme double


N 
M
1
lim lim
M →+∞ N →+∞
n=1 m=1
nm(n + m − 1)

N
1
On pose, pour tout entier N ≥ 1, HN =
n=1
n

1. a) Démontrer que pour tout entier N ≥ 1, on a : ln(1 + N ) ≤ HN ≤ 1 + ln(N )


HN
b) En déduire que lim =0
N →+∞ N

c) Démontrer que pour tout entier M ≥ 2, on a :


M −1 
M
Hm 1 HM
= 2 −
m=1
m(m + 1) m=1 m M


+∞
Hm
d) En déduire que la série converge et déterminer sa limite.
m=1
m(m + 1)

2. Pour tous entier N ≥ 1 et pour tout entier m ≥ 2, on pose


N
1
ZN,m =
n=1
n(n + m − 1)

a) Démontrer que pour tout entier m ≥ 2

1 
N +m−1
1
ZN,m = Hm−1 −
m−1 n
n=N +1

Hm−1
b) En déduire que lim ZN,m =
N →+∞ m−1
3. a) Montrer que pour tout entier N ≥ 1 et pour tout entier M ≥ 2 on a :


N 
M
1 
N
1 M
ZN,m
= +
n=1 m=1
nm(n + m − 1) n=1 n 2
m=2
m

b) Montrer que


N 
M
1 π2 M
Hm−1
lim = +
N →+∞
n=1 m=1
nm(n + m − 1) 6 m=2
m(m − 1)

5
c) En déduire alors


N 
M
1
lim lim
M →+∞ N →+∞
n=1 m=1
nm(n + m − 1)

SIXIÈME PARTIE : La fonction Dilogarithme

Pour tout réel x ∈ [−1, 1[ , on considère l’intégrale


x
ln(1 − t)
Li (x) = − dt
0 t

1. Justifier l’existence de cette intégrale pour tout réel x ∈ [−1, 1[ .


2. On définit la fonction Dilogarithme

[−1, 1[ −→ R
Li :
x −→ Li (x)

Démontrer que la fonction Li est prolongeable par continuité en 1 . On notera


encore Li ce prolongement par continuité.

3. a) Montrer que pour tout x ∈] − 1, 1[, on a


+∞ n
x
Li (x) = Uniquement pour les 5/2
n=1
n2

b) En déduire la valeur de Li (1).

4. a) Pour x ∈]0, 1[ , calculer la dérivée de Li (x) + Li (1 − x)


b) Démontrer la relation fonctionnelle

π2
∀x ∈]0, 1[, Li (x) + Li (1 − x) = − ln(1 − x) ln(x)
6

+∞
1
5. Déduire de la question précédente, la valeur de la somme n 2
n=1
2 n
6. a) Pour tout réel x ∈] − 1, 1[ , démontrer la relation

1
Li (x) + Li (−x) = Li (x2 )
2

+∞
(−1)n
b) Retrouver la valeur de la somme
n=1
n2

6
7. a) Pour tout réel x ∈]0, 1[ , démontrer la relation
     
1−x x−1 π2 1+x
Li (x) − Li (−x) + Li − Li = + ln ln(x)
1+x 1+x 4 1−x

+∞ √
 ( 2 − 1)2n+1
b) En déduire la valeur de la somme
n=0
(2n + 1)2

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