Cours Audit Financiers
Cours Audit Financiers
HATEM FATHALLAH
Expert Comptable
AUDIT FINANCIER
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L’objectif de l’audit des comptes est de permettre à l’auditeur d’exprimer une opinion
indiquant si les comptes sont réguliers, sincères et donnent une image fidèle de la situation
financière de l’entité et des résultats de ses opérations conformément au système comptable
des entreprises.
L’auditeur se doit de respecter le Code des devoirs professionnels tel qu’approuvé par l’arrêté
du ministre des finances du 26 juillet 1991 (voir notre règlement intérieur).
L’auditeur définit les diligences requises pour réaliser la mission selon les normes de la
profession en prenant en compte les exigences de ces normes, les règles édictées par certains
organismes de contrôle ou de tutelle (ex : la Banque Central de Tunisie), les dispositions
particulières des textes légaux et réglementaires régissant la mission et, le cas échéant, les
termes et conditions de la mission et les exigences en matière de rapport.
Un audit réalisé selon les normes de la profession vise à obtenir une assurance raisonnable
que les comptes pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. Le
concept d'assurance raisonnable se rapporte à tous les éléments probants collectés sur lesquels
s’appuie l’auditeur pour pouvoir conclure que les comptes, pris dans leur ensemble, ne
contiennent pas d’anomalies significatives. Ce concept s’applique au processus d’audit dans
sa globalité.
L’auditeur est chargé de formuler une opinion sur les comptes, alors que la Direction de
l’entité est responsable de la préparation et de la présentation de ceux-ci. En aucun cas l’audit
des comptes n’exonère la Direction de ses responsabilités.
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Cette approche permet d’orienter les efforts de l’auditeur vers les zones dites à risque accru,
c’est le risque que les états financiers comportent des anomalies significatives. Selon cette
approche on doit collecter l’information nécessaire pour apprécier le risque d’anomalies et
choisir les procédures d’audit adéquates pour contre carrer ce risque.
ACCEPTATION DE LA MISSION
PLANIFICATION DE LA MISSION
EVALUATION APPROFONDIE DU
SYSTEME DE CONTROLE INTERNE
FINALISATION ET RAPPORT
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La planification de l’audit est la phase au cours de laquelle on évalue les facteurs qui influent
sur la probabilité de distorsions importantes des états financiers et on fixe l’orientation
générale de la mission et l’étendu des travaux de vérification à exécuter.
Cette planification se fait par une approche de haut en bas (top-down approach). Celle ci
nous donne l’assurance que :
Objectifs globaux
Opinion sur les états financiers
Valeur
Efficience Continuité de ajoutée au
Erreurs Irrégularités client
l’exploitation
L’approche top-down commence par l’assimilation des objectifs globaux de la mission, c’est
à dire ceux visés, de manière générale par un audit, en l’occurrence l’expression d’une
opinion sur les états financiers, répondre aux attentes du client, faire un travail efficace et
efficient.
L’approche par les risques ne se limite pas à détecter les indicateurs de risque, elle amène à
identifier les contrôles susceptibles d’atténuer l’incidence de ces risques sur la qualité de
l’information financière divulguée par la société, sur lesquels l’équipe d’audit s’appuie pour
restreindre les tests d’authenticité.
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Un privilège est, en particulier, donné à l’application des procédures analytiques pour mettre
en évidence les zones de risques critiques qui demandent à être soigneusement considérées et
requièrent des jugements motivés.
Le Seuil de Signification est généralement défini comme la limite à partir de laquelle une
inexactitude ou un ensemble d’inexactitudes contenues dans un élément donné sont de nature
à influencer la décision des utilisateurs de cet élément. C’est aussi la limite à partir de laquelle
un élément cesse d’être considéré comme fiable.
L’appréciation du risque inhérent se fait lors de la prise de connaissance des affaires du client,
son secteur, son environnement, son organisation, sa performance financière, etc. Cette
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analyse préliminaire des risques se fait par une étude approfondie des activités du client, une
mesure de l’impact des événements significatifs de l’exercice et une revue analytique des
opérations de la société afin de dégager les résultats et identifier les ratios et autres indicateurs
de risque potentiels.
Après avoir estimé les risques généraux de l’entité auditée, on procède à la détection des
risques spécifiques. Pendant cette phase on effectue une évaluation de l’aptitude de la
structure de contrôle interne de la société à gérer les risques généraux préalablement décelés.
On évalue le système de contrôle interne de l’entité dans son ensemble, y compris le contrôle
de gestion et les contrôles informatiques généraux. Ceux ci, agissant en profondeur sur les
structures de l’entité, déterminent l’orientation générale à donner aux contrôles des comptes
spécifiques et à la conception des tests de révision afin d’en assurer l’efficacité.
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Les activités de contrôle sont les procédures et actions menées à tous les niveaux
hiérarchiques pour approuver, autoriser, vérifier, rapprocher, apprécier les performances,
protéger les actifs et séparer les tâches.
C’est l’ensemble des politiques et procédures définies par la direction afin d’atteindre les
objectifs spécifiques de l’entité et qui complètent le SCI.
Il peut s’agir:
C/ Le système comptable :
Le SC est l’ensemble des procédures et des documents d’une entité permettant le traitement
des transactions aux fins de leur enregistrements dans les comptes. Ce système identifie,
rassemble, analyse, calcule, place, enregistre, récapitule et fait la synthèse des transactions et
autres événements.
Selon son appréciation du système de contrôle interne, l’auditeur établit la stratégie à suivre
lors de ses travaux de validation des comptes. Il décidera s’il va ou non s’appuyer sur le
contrôle interne pour valider les comptes. L’auditeur optera alors pour l’une des deux
stratégies suivantes:
A/ Stratégie corroborative :
Si l’auditeur estime que le SCI est inexistant ou inefficace, ou que les coûts de réalisation
d’une compréhension et des tests de permanence sont supérieurs aux coûts des tests
substantifs, alors l’auditeur optera pour :
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B/ Stratégie mixte :
Si l’auditeur estime que les contrôles existent et sont hautement efficaces, et que les coûts de
compréhension du SCI et de son évaluation sont inférieurs aux coûts relatifs aux tests de
validation extensifs, l’auditeur optera pour :
Stratégie d’audit
+ -
Approche corroborative Approche Mixte
Estimation du R.C
+ -
maximum élevé modéré minimum
Extension de la
compréhension du CI
Niveau estimé
des tests de fonctionnement .
Rassembler et
Appréciation du Appréciation des Développement du
évaluer l’information
risque général risques spécifiques plan d’audit
préliminaire
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A/ Définition :
ISA 500 : “L’auditeur doit réunir des EP suffisants et adéquats pour parvenir à des
conclusions raisonnables sur lesquelles il va fonder son opinion.
Les EP sont obtenus à partir d’une combinaison adéquate de tests de procédures et de
contrôles substantifs. Dans certaines circonstances, les EP peuvent provenir exclusivement
des contrôles substantifs.”
Les EP désignent les informations obtenues par l’auditeur pour aboutir à des conclusions sur
lesquelles l’opinion d’audit sera fondée. Ce sont donc les pièces justificatives, documents
comptables, correspondances, dossiers, etc. supportant les EF.
B/ Caractéristiques des EP :
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Les assertions sous-tendant l’établissement des comptes sont l'ensemble des critères,
explicites ou non, retenus par la direction dans leur préparation et qui peuvent être regroupés
comme suit :
En règle générale, des éléments probants sont réunis pour chaque assertion des comptes. La
nature, le calendrier et l’étendue des contrôles substantifs variant selon les assertions
concernées, des contrôles peuvent fournir des éléments probants relatifs à plusieurs assertions.
Du fait du degré d’incertitude associé aux assertions sous-tendant l’établissement des comptes
pour ce qui concerne les parties liées, l’auditeur doit tenir compte de toute circonstance
identifiée
qui :
augmente le risque d’anomalie au-delà du risque normalement escompté, ou
indique l’existence d’une anomalie significative concernant des parties liées.
Si l’existence d’une telle circonstance est suspectée, l’auditeur modifie les procédures d’audit
initialement prévues, les étend ou procède à des travaux complémentaires.
L’appréciation du SSG rubrique par rubrique est nécessaire car l’auditeur acquiert et
accumule une évidence d’audit module par module et non pas globalement. Pour ce faire, il
effectue une répartition du SSG en erreurs maximums tolérables.
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ISA 500 : Les tests de procédures désignent les tests permettant d’obtenir des EP sur
l’efficacité de la conception et du fonctionnement des SC et CI.
Ces tests supposent que le CI est jugé au préalable comme efficace et fiable. Ces tests ont
pour objet de s’assurer de :
- l’existence,
- l’efficacité et
- la permanence des contrôles.
- les SC et de CI sont bien conçus de manière à prévenir et/ou détecter et corriger les
anomalies significatives,
- les systèmes existent et ont fonctionné de manière satisfaisante pendant toute la période
concernée.
L’étendue des tests sur les procédures dépend de la stratégie retenue pour chaque assertion.
Les moyens suivants seront utilisés pour réaliser les tests :
les tests de cheminement : Consistent à parcourir le circuit des documents depuis leur
naissance jusqu’à leur enregistrement et leur classement pour parfaire la compréhension
du SCI. Ils sont utilisés dans la phase de planification.
les contrôles de prévention : C’est l’ensemble des sécurités mises en œuvre pour empêcher
que des erreurs se produisent. Ces contrôles fonctionnent en même temps que la
réalisation des opérations. Ils sont matérialisés par des visas, signatures, cachets, etc.
les contrôles de détection : L’objectif de ces contrôles est de détecter les erreurs
résiduelles éventuelles malgré les CI préventifs. Ces contrôles fonctionnent après la
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réalisation des opérations. Ils sont matérialisés par des rapprochements, des états, des
comparaisons, des tableaux, des étude, etc.
A l’issue des tests de procédures, l’auditeur détermine les écarts par rapport à la procédure.
Ces écarts peuvent être classés en 2 catégories :
B/ fixation du niveau du RC :
Pour chaque module il existe des check-lists énumérant les inexactitudes potentielles pour
chaque assertion. L’auditeur utilise ces listes et sa connaissance du CI du client pour se fixer
définitivement une idée sur les inexactitudes qui peuvent avoir lieu.
b/ Identifier les contrôles mis en œuvre pour prévenir et détecter ces inexactitudes :
Pour chaque module il existe des check-lists énumérant les contrôles nécessaires pour
prévenir et détecter chaque inexactitude. Si l’auditeur estime qu’un contrôle nécessaire est
inexistant ou n’est pas effectué, il doit d’abord, et avant de conclure à l’existence de
faiblesses, chercher s’il existe des contrôles compensatoires dont l’effet pourrait prévenir ou
détecter l’inexactitude.
L’auditeur effectue un prélèvement sur les documents et s’assure que les contrôles
s’effectuent normalement.
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- analyser les différents EP obtenus et voir si les différentes sources convergent sur le fait
que ces contrôles sont effectifs. Si elles convergent, le degré d’assurance est élevé, sinon,
le degré d’assurance est faible.
- si le nombre d’exceptions dégagées par les tests de contrôles excèdent le nombre toléré, le
contrôle sera alors considéré comme non effectif.
- si le nombre d’exceptions est inférieur au nombre toléré, le contrôle sera considéré comme
effectif.
- la fixation définitive du RC fait appel au jugement professionnel de l’auditeur basé sur
une analyse prudente des EP obtenus par les tests de contrôle.
- La fixation du RC tiendra compte également des composantes du CI et du SC car ces
composantes sont en interaction et neutralisent ou accentuent les effets réciproques. Par
exemple, un mauvais SC ou une mauvaise procédure de contrôle peuvent être neutralisés
dans un bon environnement de contrôle.
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Evaluation préliminaire
QCI
L’activité de l’entreprise est divisée en cycles ou modules.
Pour chaque module, les objectifs du CI sont éclatés chacun
en un certain nombre de questions qui permettent de s’assurer
que ces objectifs sont atteints.
Ces questions, qui sont des CI, sont contenues dans le QCI.
Ces questions doivent être conçus (par le superviseur) de
manière à ce que chaque réponse par Oui constitue une force
et chaque réponse par Non une faiblesse. Les réponses par non
applicable dénotent surtout de la non adéquation du QCI à
l’entreprise concernée.
Evaluation finale
Non Oui
Points forts du
la réponse par Oui nous permet de vérifier l’existence du CI
Faiblesses de
système correspondant. Or, on doit vérifier aussi l’efficacité et la
conception
permanence de ces CI à travers les tests de CI ou le
programme de vérification du CI.
Tests de CI
(+) (-)
Allégement du programme de
Faiblesses Points forts vérification directe/renforcement du
d’application du système programme de vérification
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• la démarche suivie par l’auditeur pour acquérir une connaissance suffisante des systèmes
comptable et de contrôle interne ;
Compétences
Planification
Dans la planification des aspects de l’audit susceptibles d’être influencés par l’environnement
informatique de l’entité, l’auditeur tient compte de l’importance et de la complexité des
systèmes informatiques ainsi que de la disponibilité des données pouvant être utilisées pour
l’audit, en particulier :
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Les risques, ainsi que les contrôles mis en œuvre, liés aux caractéristiques du système
informatique, ont une incidence potentielle sur l’évaluation du risque d’audit par l’auditeur, et
sur la nature, le calendrier et l’étendue des procédures d’audit.
Evaluation du risque
• les risques peuvent résulter de déficiences dans les activités informatiques générales.
• les risques peuvent accroître la possibilité d’erreurs ou de fraudes dans des applications
spécifiques, des bases de données, des fichiers maîtres ou des traitements spécifiques.
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Procédures d’audit
Les objectifs d’audit restent identiques, que les données comptables soient traitées
manuellement ou par informatique. Toutefois, les méthodes de mise en œuvre des procédures
d’audit pour réunir des éléments probants peuvent être influencées par le mode de traitement
utilisé.
L’auditeur peut appliquer des procédures d’audit manuelles, des techniques assistées par
ordinateur, ou combiner les deux pour rassembler suffisamment d’éléments probants. Il peut
également utiliser des outils d’audit informatisés généraux ou spécialisés pour l’exécution des
contrôles d’audit.
Dans certains systèmes comptables utilisant un ordinateur pour traiter des applications
importantes, il peut être difficile, voire impossible, pour l’auditeur de se procurer certaines
données à des fins d’inspection, de vérification ou de confirmation externe sans utiliser
l'informatique.
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L’auditeur prend en considérations les activités de l’audit interne, ainsi que leur incidence
éventuelle sur ses propres procédures d’audit.
Même si l’auditeur conserve l’entière responsabilité de l’opinion exprimée sur les comptes
ainsi que de la définition de la nature, du calendrier et de l’étendue de ses procédures d’audit,
certains aspects des travaux de l’audit interne peuvent lui être utiles.
L’audit interne fait partie de l’entité. Quel que soit son degré d’autonomie et d’objectivité, il
ne peut jouir de la même indépendance que celle exigée de l’auditeur qui prend l’entière
responsabilité de l’opinion exprimée sur les comptes.
Cette responsabilité ne peut en aucune façon être réduite par un partage des travaux et donc
par l’utilisation faite des travaux de l’audit interne. Dès lors, tous les jugements relatifs à
l’audit des comptes relèvent de la responsabilité de l’auditeur.
L’auditeur acquiert une connaissance suffisante des activités de l’audit interne dans le cadre
de la planification de ses travaux et de la définition d’une approche d’audit efficace.
(a) Place dans l’organisation : statut spécifique de l’audit interne dans l’entité et incidence de
ce statut sur l’objectivité des auditeurs internes.
(b) Etendue de la fonction : nature et étendue des travaux confiés à l’audit interne.
(c) Compétences techniques : réalisation des travaux par des personnes disposant d’une
formation technique adaptée et d’une bonne expérience en tant qu’auditeurs internes.
(d) Savoir-faire : planification, supervision, contrôle et documentation corrects des travaux.
Liaison et coordination
La coordination avec l’audit interne est plus efficace lorsque des réunions ont lieu à des
intervalles réguliers. L’auditeur doit être informé des rapports d’audit interne et y avoir accès ;
il doit être également tenu informé de toute question significative dont l’audit interne a
connaissance et susceptible d’avoir une incidence sur ses propres travaux. De même, il
informe l’audit interne, dans les limites et le respect des principes et règles applicables en
matière de secret professionnel, de toute question significative pouvant avoir une incidence
sur les travaux de l’audit interne.
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Lorsque l’auditeur envisage d’utiliser des travaux spécifiques réalisés par l’audit interne, il
évalue et revoit ces travaux pour s’assurer de leur adéquation avec ses propres objectifs.
Dans la revue de ces travaux, il s’assure que leur étendue et les programmes de travail
correspondants sont adaptés et détermine si l’évaluation préliminaire qu’il a faite des activités
de l’audit interne reste toujours valable. Cette revue a pour objectif, entre autre, de déterminer
si :
(a) les travaux sont réalisés par des personnes disposant d’une formation technique et d’une
expérience suffisantes en tant qu’auditeurs internes et si ces travaux sont correctement
supervisés, contrôlés et documentés,
(b) des éléments probants suffisants et appropriés ont été réunis pour s’assurer que les
conclusions sont raisonnablement fondées,
(c) les conclusions formulées répondent aux objectifs et les rapports établis sont cohérents
avec le résultat des travaux,
(d) une solution satisfaisante a été apportée aux problèmes relevés ou aux questions
inhabituelles mises en évidence par les travaux.
L’évaluation et la revue des travaux effectués par l’audit interne font l’objet d’une
documentation appropriée dans les dossiers de travail de l’auditeur. Celle-ci peut comporter :
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La détection d’un non-respect, quelle que soit sa gravité, conduit à s’interroger sur l’intégrité
de la direction ou des employés et sur les répercussions possibles sur d’autres aspects de la
mission d’audit.
Le terme « non-respect » se rapporte à des omissions ou à des actes commis par l'entité, de
manière délibérée ou non, qui enfreignent les textes légaux et réglementaires en vigueur. Ces
actes englobent les opérations effectuées, ou au nom de l’entité, ou pour son compte, par un
membre de la direction ou par les employés. Ne sont pas visées les fautes personnelles sans
lien avec les activités de l’entité commises par un membre de la direction ou par les employés.
Les dirigeants sont tenus de veiller à ce que l’entité exerce ses activités conformément aux
textes légaux et réglementaires. Ils sont donc responsables de la prévention et de la détection
du non-respect de ces textes.
Les politiques et procédures suivantes, entre autres, peuvent aider les dirigeants à faire face à
leurs responsabilités en termes de prévention et de détection du non-respect des textes :
tenir un registre dressant la liste des principaux textes que l’entité a l'obligation de
respecter dans son secteur d’activité.
Dans les entités de plus grande taille, ces politiques et procédures peuvent être
complétées en attribuant des responsabilités à :
une fonction d’audit interne ;
un comité d’audit.
En application de la norme ISA 200 « Objectif et principes généraux d’une mission d’audit »,
l’auditeur planifie et conduit sa mission d’audit en faisant preuve d’esprit critique et en étant
conscient que ses contrôles peuvent mettre en évidence des conditions ou des événements
conduisant à s’interroger sur le non-respect par l’entité des textes légaux et réglementaires.
Lors de la planification de sa mission d’audit, l’auditeur prend connaissance du cadre légal et
réglementaire dans lequel s’inscrit l’entité et son secteur d’activité, et apprécie dans quelle
mesure elle s’y conforme.
A l’occasion de cette prise de connaissance, il faut garder à l’esprit que certains textes légaux
et réglementaires peuvent avoir des incidences décisives sur les activités de l’entité. Le non-
respect de ces textes peut en effet entraîner, dans certains cas, une cessation d’activité, ou
remettre en cause la continuité de l’exploitation. C’est par exemple le cas si l’entité ne
respecte pas les obligations relatives à une autorisation d’exploitation ou de toute autre
exigence conditionnant l’exercice de ses activités (pour une banque, le non-respect des ratios
de fonds propres ou de liquidité par exemple).
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Mettre en œuvre des procédures visant à identifier des cas possibles de non-respect des
textes légaux et réglementaires qu’il conviendrait de considérer lors de la préparation des
comptes. A ce titre :
s’enquérir auprès des dirigeants du respect des textes ;
prendre connaissance de la correspondance reçue des autorités administratives ;
réunir des éléments probants suffisants et appropriés relatifs au respect des
textes légaux et réglementaires qui, à son avis, peuvent avoir un effet sur
l’évaluation des postes significatifs et sur les informations fournies dans
l’annexe. Pour ce faire, il convient qu’il ait une connaissance suffisante de ces
textes.
lecture des procès verbaux ;
demander des renseignements adressées à la direction ou au conseil
d’administration sur les procès, contentieux et impositions mises en
recouvrement.
Obtenir des déclarations écrites de la direction attestant que nous ont été révélés
tous les cas survenus ou potentiels de non-respect des textes légaux et
réglementaires dont les conséquences doivent être prises en compte lors de
l'établissement des comptes.
Par ailleurs, il faut examiner si les faits relevés sont constitutifs de fraudes à signaler.
Lorsqu’on estime qu’il peut y avoir non-respect des textes, il faut documenter ses
constatations dans son dossier de travail et s’en entretient avec la direction.
Si on considère que la direction n’a pas fourni suffisamment d’informations justifiant que les
textes légaux et réglementaires sont respectés, on peut s’entretenir de la situation avec
l’avocat de l’entité. Lorsque la consultation avec l’avocat de l’entité paraît inappropriée ou
lorsque on ne peut se satisfaire de l’avis de celui-ci, on peut demander à notre propre avocat
son opinion sur le non-respect d'un texte légal ou réglementaire, et quelles en sont les
conséquences juridiques éventuelles.
Lorsqu’il est impossible de réunir des informations suffisantes sur le non-respect supposé d'un
texte, on considère l’incidence de l’absence d’éléments probants sur l’expression de son
opinion.
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Tout cas de non respect des textes légaux et réglementaires doit être communiqué, dans les
meilleurs délais, à la direction.
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Un service bureau peut définir et mettre en œuvre des politiques et des procédures qui
affectent les systèmes comptable et de contrôle interne de l’entité cliente et qui sont
autonomes par rapport à celles de l’entité.
L’auditeur détermine l’importance des prestations fournies par le service bureau et leur
incidence sur sa mission d’audit.
Si l’auditeur conclut que les activités du service bureau ont une incidence significative sur le
fonctionnement de l'entité et peuvent en conséquence affecter la démarche d’audit, il
rassemble des informations suffisantes pour comprendre les systèmes comptable et de
contrôle interne du service bureau et évalue le risque lié au contrôle à un niveau élevé, ou à un
niveau inférieur (moyen ou faible) selon que des tests de procédures seront ou non réalisés.
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L’auditeur peut être en mesure d’identifier les domaines des systèmes comptable et contrôle
interne de l’entité affectés par l’intervention du service bureau, en prenant connaissance des
rapports destinés aux tiers émis par le confrère intervenant au sein du bureau. En outre, il peut
également utiliser ces mêmes rapports dans son évaluation du risque lié au contrôle relatif à
des assertions influencées par les systèmes de contrôle du service bureau.
Lorsque l’auditeur arrive à la conclusion qu’il est plus efficace de réunir des éléments
probants au moyen de tests de procédures pour étayer une évaluation du risque lié au contrôle
à un niveau inférieur (moyen ou faible), il peut obtenir ces éléments :
• en réalisant des tests sur les contrôles auxquels l’entité soumet les prestations du service
bureau ;
Lorsque l’auditeur utilise le rapport d’un confrère intervenant dans le service bureau, il
examine la nature et les conclusions de ce rapport.
L’auditeur examine l’étendue des travaux effectués par le confrère intervenant dans le service
bureau et évalue au regard de l’objectif d’audit, si son rapport est utile et approprié.
Concernant les tests de procédures portant sur les opérations de l’entité et leurs résultats,
l’auditeur détermine si la nature, le calendrier et l’étendue de ces tests fournissent des
éléments probants suffisants et appropriés sur l’efficacité des systèmes comptable et de
contrôle interne afin d’étayer son évaluation du niveau de risque lié au contrôle.
Dans certains cas, le confrère intervenant dans le service bureau peut avoir reçu comme
mission d’effectuer des contrôles substantifs pour les besoins spécifiques de la mission
d’audit de l’auditeur. Cette mission peut relever de l’exécution de procédures convenues entre
l’entité et l’auditeur ou entre le service bureau et son propre expert-comptable ou autre
confrère.
Lorsque l’auditeur utilise le rapport d’un confrère intervenant dans le service bureau, aucune
référence n’y est faite dans son propre rapport.
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2.8 Utilisation des travaux d’un autre professionnel chargé du contrôle des comptes
d’une entité détenue :
Lorsque l’entité auditée détient des participations significatives au regard de ses comptes
annuels, l’utilisation des travaux d’autres professionnels chargés du contrôle des comptes des
entités détenues majoritairement ou minoritairement peut avoir lieu pour s’assurer que la
valeur comptable de ces participations n’est pas supérieure à leur valeur d’inventaire.
Dans le but d’exprimer une opinion sur les comptes consolidés, il y a lieu de :
examiner, dans le respect des règles de confraternité, les travaux des professionnels
chargés du contrôle des comptes des entités comprises dans la consolidation ;
apprécier dans quelle mesure il est nécessaire de procéder à des investigations
directement auprès de ces mêmes entités.
(a) l' importance au regard des comptes consolidés des entités concernées, et de la
méthode de consolidation qui leur est applicable,
(b) le niveau de connaissance des activités de ces entités,
(c) le risque d’anomalies significatives dans les comptes des entités concernées.
b) Réunir des éléments probants suffisants et appropriés montrant que les travaux du
professionnel répondent aux objectifs fixés.
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AUDIT FINANCIER
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Le dossier de travail doit comporter les informations concernant les entités détenues
dont les comptes ont été audités par d'autres professionnels telles que :
leur importance au regard des comptes de l’entité dans son ensemble ;
le nom de ces professionnels ;
les conclusions établissant que certaines entités ne sont pas significatives ;
les procédures mises en œuvre et les conclusions auxquelles elles ont
abouti ;
Toute information susceptible d’avoir une incidence sur le programme de
travail
Lorsqu’on conclut que les travaux de l’autre professionnel ne peuvent pas être utilisés et qu’il
n’a pas été possible de mettre en œuvre des procédures complémentaires suffisantes sur les
comptes de l’entité auditée par l’autre professionnel, on exprime une opinion avec réserve
pour cause d’impossibilité résultant de la limitation dans l’étendue des travaux d’audit.
Dans un rapport sur les comptes consolidés, l’auditeur de l’entité consolidante prend
entière responsabilité de l’opinion qu’il exprime et des motifs qui la justifient ; il ne
peut pas reprendre en la lui imputant nommément, l’opinion émise par un autre
professionnel chargé du contrôle des comptes d’une entité consolidée.
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A/ Détermination du RND :
Les tests de validité constituent la conséquence du niveau du RND. Le RND acceptable est
lui-même fonction de la fixation définitive du niveau du RC suite aux tests de contrôle ; le RI
étant fixé depuis la phase de planification.
RA
RND =
RI * RC
Par exemple, les comptes banque, caisse, sont alimentés au débit par des encaissements issus
du cycle des ventes et sont crédités par les décaissements issus du cycle des dépenses.
Dans ce cas, le jugement sur le RC relatif à l’assertion d’évaluation est le même que celui des
2 assertions issues des cycles des ventes et des dépenses.
Si RND acceptable est élevé alors, les tests de validité seraient limités et donc moins coûteux.
Si RND acceptable est bas alors, les tests de validité seraient étendus et donc plus coûteux.
ISA 500 : “Les contrôles substantifs désignent les procédures visant à obtenir des EP afin de
détecter des anomalies significatives dans les EF. Ils sont de 2 types :
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AUDIT FINANCIER
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- procédures analytiques.
Les tests substantifs permettent à l’auditeur de détecter des erreurs monétaires ou des
inexactitudes dans les enregistrements comptables des transactions et des soldes.
Les tests substantifs fournissent à l’auditeur une évidence sur le respect et la sincérité relative
aux assertions significatives des EF.
b – L’examen analytique :
Généralement, l’examen analytique n’est pas à lui seul une procédure de validation. Il est
souvent appelé examen analytique à assurance limitée. L’examen analytique permet
d’éliminer ou de couvrir 30% du RND. Il y a 2 types d’examens analytiques :
- estimer ce que devrait être le solde d’un compte à partir de données extra comptables ;
- comparer l’estimation avec le solde réel ;
- apprécier le caractère significatif de l’écart éventuel ;
- conclure sur la fiabilité du compte.
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Il est utilisé en association avec les autres tests et a pour objectif de confirmer les conclusions
issues des autres tests. On dira que l’examen analytique corroboratif corrobore les autres
contrôles.
C/ Autres remarques :
comptes affectés par des transactions issues de parties liées : tests de détail.
procédures d’audit :
D’après l’ISA 500, l’auditeur applique une ou plusieurs des procédures suivantes :
(1) Inspection :
Examiner les livres comptables, les documents ou les actifs physiques. L’inspection des actifs
physiques peut être appliquée aux immobilisations, stocks, portefeuille titres, effets à recevoir,
caisse.
Une confirmation est une réponse à une demande d’informations permettant de corroborer
une information interne avec une information externe. Généralement, elle fournit une forte
évidence d’audit.
- circularisation positive,
- circularisation négative,
- circularisation aveugle.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
A/ Responsabilité de la direction :
Autres indicateurs
B/ Rôle de l’auditeur :
L’auditeur ne peut prédire les faits ou les événements futurs qui pourront amener l’entité à
cesser son exploitation. De ce fait, l’absence dans son rapport de toute référence à une
incertitude en matière de continuité de l’exploitation ne peut être considérée comme une
garantie de la pérennité de l’exploitation.
32
AUDIT FINANCIER
Support de cours
C/ Planification de la mission :
Tout au long de sa mission, l’auditeur reste vigilant à tous faits ou événements susceptibles de
remettre en cause la continuité de l’exploitation. Si de tels faits ou événements sont relevés,
l’auditeur, en complément des procédures, examine si ces faits ou événements ont une
incidence sur son appréciation des composants du risque d’audit.
L’auditeur prend en compte la même période que celle retenue par la direction pour son
évaluation. Si cette période est inférieure à douze mois suivant la date de clôture de l’exercice,
il demande à la direction d’étendre son évaluation sur une période de douze mois à partir de
cette date.
E/ Période postérieure à celle prise en compte par la direction dans son évaluation :
F/ Procédures d’audit complémentaires lorsque des faits ou des événements sont identifiés :
a) examine les plans d’actions de la direction pour faire face aux problèmes relevés dans le
but de poursuivre l’exploitation,
b) rassemble des éléments probants suffisants et appropriés pour confirmer ou infirmer
l’existence d’une incertitude significative sur la continuité de l’exploitation ; cette collecte
d’éléments probants est réalisée par la mise en œuvre des procédures d’audit jugées
nécessaires, et notamment l’examen de l’effet de tous plans de la direction et de tous autres
facteurs pouvant permettre de réduire cette incertitude , et
c) obtient une déclaration écrite de la direction concernant ses plans d’actions pour l’avenir.
33
AUDIT FINANCIER
Support de cours
Lorsque l’analyse des flux de trésorerie est un élément significatif pour évaluer les
conséquences futures de faits ou d’événements, l’auditeur apprécie la fiabilité du système
utilisé par l’entité pour générer ces informations et le caractère raisonnable des éléments
servant de base aux hypothèses.
a) les informations financières prévisionnelles pour les périodes écoulées avec les réalisations
pour ces mêmes périodes et,
b) les informations financières prévisionnelles pour la période en cours avec les réalisations à
la date de sa revue.
Lorsque l’auditeur constate un retard important par rapport au calendrier habituel d’arrêté des
comptes et de leur approbation par les organes compétents de l’entité, notamment lorsqu’il est
demandé à un Tribunal un report de délai pour la tenue de l’assemblée, il s’enquiert des
raisons l’ayant entraîné. Lorsqu’il considère que ce retard peut être imputable à des faits ou
des événements ayant trait à la continuité de l’exploitation, l’auditeur envisage la nécessité de
mettre en œuvre des procédures d’audit complémentaires et, sur la base des conclusions qui
en résultent, en tire, le cas échéant, les conséquences sur l’expression de son opinion.
34
AUDIT FINANCIER
Support de cours
A partir des éléments probants réunis, l’auditeur détermine si, sur la base de son jugement
professionnel, les faits ou événements relevés susceptibles de remettre en cause la continuité
de l’exploitation, pris isolément ou ensemble, font peser une incertitude significative sur
celle-ci.
Si une information pertinente est donnée dans les notes aux états financiers, l’auditeur
exprime une opinion sans réserve, mais complète son rapport par une observation insérée dans
un paragraphe distinct placé après l’expression de son opinion. Dans ce paragraphe l’auditeur
attire l’attention sur l’existence d’une incertitude significative faisant peser un doute sur la
continuité de l’exploitation soulignant ainsi la situation décrite dans les notes aux états
financiers où sont données les informations.
Si une information pertinente concernant les incertitudes qui pèsent sur la continuité de
l’exploitation n’est pas donnée dans les notes aux états financiers, l’auditeur formule, selon
les circonstances, une opinion avec réserve ou un refus d’exprimer une opinion. Son rapport
comporte une référence précise au fait qu’il existe une incertitude significative faisant peser
un doute sur la continuité de l’exploitation et sur le fait que les principes comptables
généralement admis dans un contexte normal de poursuite des activités pourraient ne plus
trouver à s’appliquer.
Lorsqu’une décision de cessation d’activité a été prise ou a été formellement engagée par les
dirigeants, ou lorsqu’une décision judiciaire a été prononcée visant à mettre un terme aux
activités de l’entité, et que les comptes n’ont pas été établis en valeur liquidative, l’auditeur
formule une opinion défavorable pour désaccord.
Lorsque les comptes sont établis en valeur liquidative, l’auditeur souligne le changement de
méthode dans un paragraphe d’observation situé après l’expression de son opinion dans lequel
il renvoie à l’information donnée dans l’annexe sur le changement de méthode et ses
incidences chiffrées.
Si la direction n’accepte pas de faire ou de compléter son évaluation lorsque l’auditeur le lui
demande, celui-ci s’interroge sur la nécessité de formuler une réserve pour limitation de
l’étendue de ses travaux d’audit.
35
AUDIT FINANCIER
Support de cours
A/ Achèvement de l’audit :
B/ Rapport d’audit :
Norme 15 et 4 de l’OECT,
ISA 700,710,510,580.
a – Rapport standard :
Destinataire : la personne ou l’organe qui a confié la mission d’audit (les actionnaires, les
administrateurs des entreprises publiques…).
- indication des EF de l’entité objet de l’audit ainsi que la date et période couverte.
- indication que les EF sont établis sous la responsabilité de la direction et que la
responsabilité de l’auditeur consiste uniquement à exprimer une opinion sur la base de
l’audit.
36
AUDIT FINANCIER
Support de cours
- indication que l’audit a été conduit en conformité avec les normes d’audit
généralement admises ;
- indication que les normes d’audit recommandent que l’auditeur planifie et accomplit
l’audit en vue d’obtenir une assurance raisonnable que les EF ne renferment pas
d’inexactitudes significatives ;
- indication que l’audit comporte :
l’examen sur la base d’échantillons d’EP justifiant les données et informations
contenues dans les EF,
l’appréciation des principes comptables appliqués par la direction pour
l’établissement des EF,
l’appréciation des estimations significatives retenues par la direction pour
l’établissement des EF,
l’appréciation de la présentation de l’ensemble des EF.
- indication que l’auditeur estime que l’audit effectué fournit une base raisonnable à
l’expression de son opinion.
Date, adresse et signature : Il s’agit de la date d’achèvement des travaux. Celle-ci ne doit
pas précéder la date d’arrêté des comptes. La date du rapport permet de délimiter la
responsabilité de l’auditeur quant aux événements survenus après cette date.
b – Rapport modifié :
C’est un rapport modifié par l’ajout d’un paragraphe d’observation sans incidence sur
l’opinion. Sur le plan de la forme, il est préférable d’insérer ce paragraphe après le paragraphe
d’opinion puisqu’il ne remet pas en cause l’opinion exprimée.
Une incertitude est une question dont l’issue dépend d’actions ou d’événements futurs qui
échappent au contrôle direct de l’entité, mais qui peut avoir une incidence directe sur les EF.
37
AUDIT FINANCIER
Support de cours
L’auditeur doit, chaque fois où il exprime une opinion autre que sans réserve, décrire
clairement dans le rapport les raisons qui la motivent et doit quantifier l’impact possible sur
les EF.
38
AUDIT FINANCIER
Support de cours
Lorsque le rapport sur les comptes de l’exercice précédent comporte une réserve, une opinion
défavorable ou un refus d’exprimer une opinion, l’auditeur examine les conséquences
éventuelles de cette situation sur les comptes de l’exercice afin de déterminer quelles peuvent
être les incidences sur son rapport.
Procédures d’audit
Lorsque l’auditeur a exprimé une opinion avec réserve, une opinion défavorable ou un refus
d’exprimer une opinion sur les comptes de l’exercice précédent, il examine si les causes ayant
conduit à la formulation de la réserve, de l’opinion défavorable, ou du refus d’exprimer une
opinion subsistent, ou si les anomalies précédemment constatées ont été corrigées ou ont
disparu.
Lorsque les problèmes antérieurement relevés ont été corrigés ou ont disparu, l’auditeur
apprécie si leur correction ou leur disparition a eu, ou non, une incidence sur les comptes de
l’exercice.
Conclusions et rapport
En fonction des conclusions résultant de ses travaux, l’auditeur en tire les conséquences sur
l’expression de son opinion (réserve, opinion défavorable, ou refus d’exprimer une opinion)
ou, le cas échéant, de l’ajout d’un paragraphe d’observation.
a) Le ou les motifs de désaccord ayant conduit à exprimer une opinion avec réserve ou une
opinion défavorable sur les comptes de l’exercice précédent n’ont pas été corrigés par l’entité
et continuent d’affecter les comptes de l’exercice.
Dans ce cas, l’auditeur formule une réserve ou une opinion défavorable de même nature, en
précisant qu’une réserve ou une opinion défavorable avait été formulée sur les comptes de
l’exercice précédent.
b) Le ou les motifs de désaccord ayant conduit à exprimer une réserve ou une opinion
défavorable sur les comptes de l’exercice précédent ne subsistent plus dans les comptes de
l’exercice. Si les comptes sont corrigés une information en notes aux états financiers doit être
formulée au niveau des capitaux propres d’ouverture et l’auditeur formule un paragraphe
d’observation sur le fait, sinon l’auditeur émet une réserve.
39
AUDIT FINANCIER
Support de cours
Réserve ou refus d’exprimer une opinion pour cause d’impossibilité résultant de la limitation
de l’étendue des travaux.
a) La limitation de l’étendue des travaux portant sur les comptes de l’exercice précédent
subsiste sur les comptes de l’exercice. l’auditeur formule une réserve ou un refus
d’exprimer une opinion de même nature sur les comptes de l’exercice, en précisant qu’une
réserve ou un refus de formuler une opinion avait été formulé pour le même motif sur les
comptes de l’exercice précédent.
b) La limitation de l’étendue des travaux portant sur les comptes de l’exercice précédent ne
subsiste plus, mais les travaux réalisés ont fait apparaître une incidence significative sur le
bilan d’ouverture et le résultat de l’exercice.
c) La limitation de l’entendue des travaux portant sur les comptes de l’exercice précédent
n’existe plus sur les comptes de l’exercice et les travaux réalisés sur les comptes de
l’exercice ont permis de s’assurer que le bilan d’ouverture ne comportait pas d’anomalies
significatives. Dans ce cas, l’auditeur n’a pas à assurer, dans son rapport, le suivi de la
réserve ou du refus d’exprimer une opinion sur les comptes de l’exercice précédent.
Refus d’exprimer une opinion pour cause d’impossibilité résultant des incertitudes
a) Les incertitudes graves et multiples ayant conduit à refuser l’expression d’une opinion sur
les comptes de l’exercice précédent continuent d’exister à la fin de l’exercice. Dans ce cas,
l’auditeur formule un refus d’exprimer une opinion en précisant qu’un refus de même
nature avait été formulé sur les comptes de l’exercice précédent.
b) Les incertitudes graves et multiples ayant conduit à un refus d’exprimer une opinion
n’existent plus, car elles ont été levées au cours de l’exercice. Dans ce cas, l’auditeur n’a
pas à assurer, dans son rapport, le suivi du refus d’exprimer une opinion sur les comptes de
l’exercice précédent. S’il l’estime nécessaire, il peut attirer l’attention, dans un paragraphe
d’observations, sur l’information donnée dans l’annexe sur la levée des incertitudes.
40
AUDIT FINANCIER
Support de cours
4.1 Introduction :
L’audit financier a été défini comme un examen critique en vue de formuler une opinion sur
les états financiers dans l’intérêt de tous les participants, actuels ou futurs, porté à l’avis de
l’entreprise, sous quelle que forme que ce soit. Cet examen critique correspond à la nécessité
de confirmer la validité des informations données par l’entreprise, pour le résultat et la
situation financière.
Dans cette définition, il serait fait référence à l’audit externe mené par des experts
indépendants de l’entreprise, et l’audit interne, dont les acteurs sont des salariés de
l’entreprise.
Emettre une opinion sur la qualité de l’information financière se fait à partir de quatre
critères :
La prudence : est l’appréciation raisonnable des faits afin d’éviter le risque de transfert, sur
l’avenir, des incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et les résultats de
l’entreprise.
L’image fidèle :les deux critères de régularité et de sincérité peuvent être contradictoires sur
certains points (estimation des investissements à leur coût historique, par exemple ; ou
prééminence, au plan formel, de l’objectif de régularité sur celui de la sincérité : ce choix
impose qu’on communique une information annexe aux utilisateurs des états financiers).
L’image fidèle constitue le principe à respecter lorsque la règle, ou le principe généralement
admis n’existe pas ou lorsqu’elle est insuffisante pour traduire la réalité. L’application de ce
principe doit permettre de donner une image la plus objective possible de cette réalité, en
évitant les déformations intentionnelles, les manipulations ou les omissions de faits
significatifs de par l’application des autres critères.
Afin d’être en mesure d’exprimer une opinion sur les comptes du premier exercice de sa
mission, l’expert-comptable réunit des éléments probants suffisants et appropriés lui
permettant d’obtenir l’assurance que :
(a) les soldes d’ouverture ne contiennent pas d’anomalies ayant une incidence significative
sur les comptes de l’exercice en cours,
(b) les soldes de clôture de l’exercice précédent ont été correctement repris ou, le cas
échéant, que le compte de résultat enregistre dans la rubrique appropriée les écritures de
redressement éventuelles sur exercices antérieurs et que l’annexe donne une information
pertinente,
41
AUDIT FINANCIER
Support de cours
(c) les politiques d’arrêté des comptes et les méthodes d’évaluation et de présentation sont
appropriées et ont été appliquées de manière constante ou que les modifications de ces
politiques et méthodes ont été régulièrement traitées.
Procédures d’audit
Les éléments probants suffisants et appropriés que l’expert-comptable réunit sur les soldes
d’ouverture dépendent notamment :
Lorsque les comptes de l’exercice précédent ont fait l’objet d’un audit par un autre expert-
comptable, l’opinion sans réserve émise sur les comptes par ce dernier constitue une
présomption de régularité et de sincérité du bilan d’ouverture. Le nouvel expert-comptable
s’enquiert auprès de son prédécesseur des diligences mises en œuvre par celui-ci et, avec son
accord, procède, lorsque celui-ci lui paraît nécessaire, à une prise de connaissance de ses
dossiers de travail.
Lorsque les comptes de l’exercice précédent ont fait l’objet d’un audit de la part d’un autre
professionnel indépendant chargé du contrôle des comptes, l’expert-comptable s’informe de la
nature, de l’étendue et des conclusions de la mission de celui-ci. Il s’enquiert également de la
compétence professionnelle et de l’indépendance vis-à-vis de l’entité contrôlée de cet autre
professionnel. Sur la base de cette prise de connaissance, l’expert-comptable détermine les
diligences qu’il estime nécessaire à l’effet de s’assurer que le bilan d’ouverture ne comporte
pas d’anomalies significatives.
Dans des cas exceptionnels, et notamment lorsque le nouvel expert-comptable n’a pas obtenu
de son prédécesseur ou de l’autre professionnel indépendant les informations estimées
nécessaires sur les travaux effectués par celui-ci sur les comptes de l’exercice précédent, il
effectue les travaux complémentaires appropriés pour fonder son propre jugement.
Si le rapport sur les comptes de l’exercice précédent comporte une réserve, une opinion
défavorable, un refus d’exprimer une opinion pour cause d’impossibilité, ou un paragraphe
d’observation, l’expert-comptable est particulièrement attentif au cours de sa mission au suivi
des questions qui ont engendré cette réserve, cette opinion défavorable ou ce refus d’exprimer
une opinion ou l’observation formulée.
Lorsque les comptes de l’exercice précédent n’ont pas été audités ou si l’expert-comptable n'a
pas été en mesure de se satisfaire du résultat de l’application des procédures décrites il met en
œuvre d’autres procédures, pour s’assurer de l’absence d’anomalies provenant du bilan
d’ouverture et susceptibles d’affecter de façon significative le résultat de l’exercice en cours,
de la permanence des politiques d’arrêté des comptes et des méthodes d’évaluation et de
présentation, ainsi que du rattachement correct des produits et des charges à chaque exercice.
42
AUDIT FINANCIER
Support de cours
Conclusions et rapport
Lorsqu’il se révèle impossible de mettre en œuvre a posteriori les procédures mentionnées ci-
dessus, permettant à l’expert-comptable de réunir des éléments probants suffisants et
appropriés sur les soldes d’ouverture, il apprécie, compte tenu de son évaluation du risque
d’anomalies et de son incidence éventuelle sur les comptes, s’il convient de formuler une
réserve pour limitation de l’étendue des travaux d’audit ou le refus d’exprimer une opinion
pour cause d’impossibilité résultant de la limitation.
Si, à l’issue de ses travaux, l’expert-comptable conclut que les comptes de l’exercice en cours
pourraient être affectés par une anomalie significative provenant du bilan d’ouverture, et si
l’effet de cette anomalie n’est pas régulièrement traitée dans les comptes de l’exercice,
l’expert-comptable en apprécie l’incidence sur l’expression de son opinion.
Si les politiques d’arrêté des comptes et les méthodes d’évaluation et de présentation retenues
pour l’exercice n’ont pas été appliquées de manière constante et si le changement intervenu
n’a pas été régulièrement traité, l’expert-comptable en apprécie l’incidence sur l’expression
de son opinion.
Si le rapport sur les comptes de l’exercice précédent comportait une réserve, une opinion
défavorable ou un refus d’exprimer une opinion, l’expert-comptable fait application de la
norme ISA 700A « Suivi des réserves, de l’opinion défavorable ou du refus d’exprimer une
opinion sur les comptes de l’exercice précédent ».
Lorsque les comptes de l’exercice précédent n’ont pas été soumis à un audit, l’expert-
comptable le mentionne dans son rapport. Cette mention dans le rapport est faite même si la
colonne des chiffres comparatifs comporte l’indication du fait que ceux-ci n’ont pas été
audités.
La mention dans le rapport figure dans une phrase ajoutée à la fin de l’introduction du rapport.
Cette phrase peut être rédigée ainsi : « Nous précisons que les comptes de l’exercice
précédent n’ont pas fait l’objet d’un audit ».
43
AUDIT FINANCIER
Support de cours
IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
A. S’assurer que tous les frais engagés par la société et répondant aux définitions sont inscrits
à l’actif de façon constante et conformément aux principes comptables généralement
admis.
B. S’assurer que l’amortissement des éléments susceptibles d’être amortis est calculé de
façon constante.
C. S’assurer qu’il n’existe aucune perte latente par rapport aux valeurs nettes comptables des
immobilisations incorporelles.
3. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
elles devront l’être.
4. S’assurer par examen du tableau des mouvements qu’aucune variation anormale n’est
intervenue depuis les travaux effectués sur le contrôle interne qui pourrait remettre en
cause les conclusions.
5. Vérifier les mouvements de l’exercice avec les justificatifs. S’assurer que tous les droits
de mutation ont été payés.
6. Passer en revue les comptes de charges et confirmer qu’aucun élément, qui aurait dû être
comptabilisé en immobilisation incorporelle, n’a été passé en charges.
7. Vérifier que les amortissements sont calculés de manière constante et sur une durée
comptable avec la nature de chaque catégorie (durée de protection, durée de bail, etc.).
8. Vérifier que la valeur récupérable n’est pas inférieure à la valeur comptable nette ;
9. En cas de cession en cours d’exercice, vérifier le calcul des plus ou moins-values et leur
traitement fiscal.
10. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les immobilisations.
11. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
44
AUDIT FINANCIER
Support de cours
IMMOBILISATIONS CORPORELLES
OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES
A. S’assurer que les montants inscrits aux postes d’immobilisations reflètent l’intégralité :
- Des biens dont l’entreprise est propriétaire et qu’elle utilise.
- Des coûts encourus pour l’acquisition ou la création de ces biens.
2. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
elles devront l’être.
3. S’assurer par examen du tableau des mouvements qu’aucune variation anormale n’est
intervenue depuis les travaux effectués sur le contrôle interne qui pourrait remettre en
cause les conclusions.
I- CONTROLE DE L’EXISTENCE :
2. Si des immobilisations importantes sont détenues par des tiers, appliquer la procédure de
confirmation directe.
1. Vérifier les titres de propriété de la société en ce qui concerne les terrains et les
immeubles et s’assurer auprès du conservateur des hypothèques ou au moyen d’autres
procédures s’ils sont ou non hypothéqués, ou s’ils ont subi une autre aliénation possible.
III-CONTROLE DE LA VALIDITE :
A/ Contrôle général :
45
AUDIT FINANCIER
Support de cours
1. Rapprocher les soldes d’ouverture (valeur brute et amortissement) avec les comptes de
l’exercice précédent.
2. S’assurer que les soldes au fichier des immobilisations correspondent aux totaux inscrits
sur le compte du grand-livre.
B/ Acquisition :
2. S’assurer, concernant les acquisitions, que les frais de transport, droits de douane, frais
d’installation et de montage ainsi que la T.V.A. sur véhicules de tourisme et des
logements, sont immobilisés.
3. S’assurer, concernant les acquisitions, que les droits d’enregistrement et les commissions
ou la T.V.A sur les équipements autres que les véhicules de tourisme et des logements, ne
sont pas immobilisés.
4. Vérifier que les acquisitions des immobilisations ont bien été soumises aux droits de
mutation correspondant à leur nature (vérification du domaine respectif de la T.V.A.
immobilière et des droits d’enregistrement).
5. S’assurer que la T.V.A n’a pas été récupérée indûment sur des biens exclus du droit à
déduction.
6. Attacher une attention particulière aux divers travaux effectués sur des locaux ou des
terrains de clientèle.
7. Vérifier que l’entreprise n’a pas passé en charges des éléments constitutifs du prix de
revient des immobilisations (honoraires d’architectes, coût d’installation et travaux
d’aménagement d’un terrain, taxe d’équipement, etc.…).
C/ Cessions :
46
AUDIT FINANCIER
Support de cours
1. Vérifier les principales cessions de l’exercice avec les documents justificatifs (facture,
autorisation, encaissement du prix, certificat de destruction…).
2. Vérifier que la valeur brute et les amortissements ont été sortis des comptes et du fichier.
3. Au cas où il y aurait eu des cessions d’immobilisations, s’assurer que les plus ou moins-
values dégagées sont comptabilisées correctement, et que la ventilation entre plus et
moins-value à long terme et à court terme est correcte. Consulter les règles fiscales.
D/ Amortissements :
2. Vérifier avec le dossier permanent que les taux utilisés (et mode) sont les mêmes que ceux
de l’exercice précédent. Sinon évaluer l’impact du changement sur le résultat.
4. S’assurer que la limitation des amortissements des véhicules de tourisme (y compris ceux
acquis en leasing et les locations de plus de 3 mois) a bien été respectée.
7. Vérifier le respect des différentes dispositions réglementaires relatives aux aides fiscales à
l’investissement.
47
AUDIT FINANCIER
Support de cours
1. S’assurer que le compte « immobilisations en cours » ne contient pas des actifs déjà en
service. Comparer les coûts (y compris pour les en-cours terminés pendant l’exercice)
avec les budgets. Expliquer les écarts importants.
3. Si certaines immobilisations ne sont plus utilisées, vérifier que leur valeur nette n’excède
pas la valeur de réalisation.
Lorsque les immobilisations ont été réévaluées, s’assurer que leur valeur d’utilité ne s’est pas
dépréciée.
2. Si les terrains et les constructions ne sont plus utiles à la réalisation de l’objet social, la
valeur de marché, frais de vente déduits, reste-t-elle au moins égale à la valeur réévaluée ?
3. Existe-t-il un dossier justifiant que la valeur des immobilisations, calculée selon des bases
identiques à celles ayant servi pour la réévaluation, n’a pas diminué ?
1. Si des immobilisations sont données en location, vérifier, avec les contrats, que tous les
loyers de l’exercice ont été enregistrés.
1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les immobilisations.
2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
TITRES DE PARTICIPATION
TITRES DE PLACEMENT
ET CREANCES RATTACHEES A DES PARTICIPATIONS
B. S’assurer que les montants inscrits au compte de résultats représentent bien l’intégration
des produits, gains ou pertes imputables à l’exercice et correspondent à des transactions
effectuées à des conditions normales.
1. Entretenir avec la Direction pour déterminer le critère long terme des participations.
2. Obtenir le tableau des mouvements de titres (en nombre, valeur brute et valeur nette) pour
chacune des catégories ainsi que le détail des comptes courants.
3. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.
4. S’assurer par examen du tableau des mouvements qu’aucune variation anormale n’est
intervenue depuis les travaux effectués sur le contrôle interne qui pourrait remettre en
cause les conclusions.
B) En faisant ce contrôle s’assurer que les titres sont au nom de la société et ne portent
aucune mention d’aliénation.
2. Pour les achats, vérifier la note de débit de l’agent de change ou de la banque, le paiement
et les écritures comptables d’entrée.
A/ Titres :
49
AUDIT FINANCIER
Support de cours
1. Rapprocher les soldes d’ouverture (nombre de titres, valeur brute, provision pour
dépréciation) avec les comptes de l’exercice précédent.
2. Rapprocher les soldes de fin d’exercice avec le grand-livre (titres et comptes rattachés).
3. Vérifier l’exactitude des totaux du tableau des mouvements de titres, et des analyses de
solde des créances rattachées.
B/ Créances rattachées :
2. S’assurer que tous les rapprochements de comptes ont été effectués et que les écritures de
rapprochement ont été correctement comptabilisées.
3. Vérifier en particulier :
- les opérations diverses de fin d’exercice
- les transferts de fonds entre l’entreprise et ses sociétés apparentées à la fin de
l’exercice et au début de l’exercice suivant.
4. Analyser les soldes de façon à s’assurer qu’ils sont bien fondés et correctement classés.
1. Vérifier la valeur d’origine d’achat ou d’apport des titres par les examens des notes de
débit des agents de change ou de la banque, les rapports des commissaires aux comptes,
aux apports et tout autre justificatif : s’assurer que les frais accessoires ne sont pas
compris dans cette valeur.
2. Se renseigner sur les critères retenus pour l’évaluation des titres à la clôture de l’exercice :
examiner les bilans certifiés et les documents présentés aux dernières assemblées et
estimer la valeur mathématique des titres.
50
AUDIT FINANCIER
Support de cours
a) n’a été faite titre par titre, mais par catégorie de titres de même nature, chaque
catégorie groupant les titres émis par une même société et conférant les mêmes droits
à leur détenteur.
- si la provision a été constituée par rapport à la valeur mathématique des titres, s’assurer
que cette valeur a été corrigée, s’il y a lieu pour tenir compte des sur ou sous-évaluations
des actifs ou passifs de la société émettrice des titres.
- Si la provision a été constituée par rapport au cours de la Bourse, s’assurer que les titres
font l’objet d’un marché significatif, et qu’il n’y a pas eu des variations anormales du
cours en fin d’exercice.
5. Si la valeur mathématique de fin d’exercice ou le cours moyen de la Bourse du dernier
mois font apparaître une diminution de la valeur par rapport à la valeur d’origine, et si une
provision pour constater cette diminution n’est pas constituée en raison d’une valeur
estimée (valeur de négociation éventuelle ou valeur d’usage), s’assurer qu’une explication
est donnée dans l’annexe.
6. Apprécier avec prudence cette valeur estimée, en examinant la base et le calcul : s’assurer
que les droits de préemption, s’il en existe, ont été pris en compte.
7. S’assurer que les plus-values basées sur le cours moyen de la Bourse du dernier mois ou
sur la valeur probable de négociation n'ont pas été constatées au bilan.
9. S’assurer du respect des règles particulières aux amortissements prévus par des
législations spéciales (sociétés immobilières, sociétés conventionnées, etc.…).
10. Rechercher les titres relatifs à des sociétés ou groupement dont les membres encourent
une responsabilité non limitée à la mise en capital. Apprécier s’il y a lieu de constituer une
provision pour pertes et charges.
11. Vérifier que les montants à payer ou à recevoir en devises étrangères ont été convertis aux
taux appropriés et respectent les règles du contrôle des changes.
12. Si des titres ont été vendus après la clôture de l’exercice, comparer le prix de cession à la
valeur nette dans les livres à la clôture.
IV-REEVALUATION:
51
AUDIT FINANCIER
Support de cours
1. Vérifier que la méthode utilisée par l’entreprise pour déterminer la valeur d’utilité des
titres a pu se déprécier :
3. Existe-t-il des éléments qui permettent de penser que la valeur d’utilité des titres a pu se
déprécier :
4. Existe-t-il un dossier justifiant que la valeur des titres, calculée selon les mêmes bases que
pour la réévaluation, n’a pas diminué ?
1. S’assurer que les revenus inscrits dans le compte de résultat se rattachent à l’exercice :
rapprocher ces revenus des dividendes déclarés par les sociétés émettrices des titres.
3. Pour les cessions, vérifier l’encaissement du prix de vente, les calculs des plus ou moins-
values, la réintégration des provisions antérieurement constituées, ainsi que les écritures
comptables de sortie.
5. Rapprocher les dotations et reprises de provisions pour dépréciation des comptes courants
avec les mouvements du bilan.
52
AUDIT FINANCIER
Support de cours
1. Relever les participations nouvelles dont il doit être fait mention dans le rapport de gestion
du conseil d’administration ou du directoire. A cet effet, procéder à un examen du compte
«titres de participation » ainsi que du compte «titres de placement » en raison de la
confusion qui s’établit fréquemment entre ces deux comptes.
2. Vérifier le tableau des renseignements concernant les filiales et les participations, joint en
annexe au bilan.
Considérer les engagements fermes d’achat ou de vente de titres qui devraient être mentionnés
53
AUDIT FINANCIER
Support de cours
AUTRES IMMOBILISATIONS
FINANCIERES
A. S’assurer que les soldes figurant au bilan concernent des montants à recevoir entièrement
recouvrables et résultant d’opérations effectuées dans le cadre de l’activité normale de
l’entreprise.
B. S’assurer que toutes les charges et tous les profits relatifs à ces comptes ont été
correctement comptabilisés.
1. Comparer les soldes figurant au bilan avec les montants de l’exercice précédent : lorsque
les postes concernés sont un peu importants, l’explication des variations peut être
suffisante pour atteindre l’objectif recherché.
3. Lorsqu’il existe des balances nominatives, les pinter avec les comptes individuels et
vérifier le solde avec le compte collectif.
1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les immobilisations.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
STOCKS
A. S’assurer que les montants inscrits dans les comptes annuels représentent tous les produits
physiquement identifiables qui appartiennent à l’entreprise.
B. S’assurer que ces produits sont évalués au plus bas du pris de revient ou de la valeur
réalisable.
C. S’assurer que les différences constatées entre l’inventaire permanent d’une part et
l’inventaire physique d’autre part, ont été expliquées, portées à l’attention de la Direction,
et ajustées dans les comptes du grand-livre, dans l’inventaire permanent, et sur les fiches
de stocks.
1. Obtenir le tableau récapitulatif des stocks et l’analyse des mouvements de provision par
rapport à l’exercice précédent.
2. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.
3. Examiner les variations de stocks d’un exercice à l’autre et l’évolution des principaux
ratios afin de s’assurer qu’aucune variation anormale n’est intervenue depuis les travaux
effectués sur le contrôle interne qui pourrait remettre en cause les conclusions.
b) Rapprocher les informations relevées lors de l’inventaire de l’état final des stocks
(sondages ponctuels, exhaustivité de la récapitulation…).
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
2) Au cas où les inventaires physiques ont eu lieu à une date antérieure à celle du bilan :
a) Pointer les montants du grand-livre à la date de l’inventaire avec les états récapitulatifs
valorisés des stocks à cette date.
b) Rapprocher les montants inscrits en entrées et sorties de stocks au grand-livre avec les
achats (partie concernant les stocks), la production (sorties des stocks pour entrées en
production et sorties de production pour entrées en stocks) et les ventes.
a) Vérifier que le programme des comptages a bien couvert tous les stocks au moins une
fois dans l’année.
b) Assister à certains comptage pour vérifier que les procédures sont correctement
appliquées.
d) Récapituler les écarts sur l’année et assurer qu’ils ne sont pas significatifs.
4) Pour les stocks détenus par des tiers ou pour des tiers : Appliquer la procédure de
confirmation directe ou assister aux prises d’inventaire physique.
5) Pour les stocks détenus par des tiers : appliquer la procédure de confirmation directe ou
assister aux prises d’inventaire physique.
6) Pour les travaux en cours, vérifier le stade d’avancement avec les documents permettant
de suivre la production (l’existence physique de ces travaux doit être vérifiée en même
temps que le reste des stocks).
1. En liaison avec le contrôle des postes clients et fournisseurs, ventes et achats vérifier que :
2. Pour les mêmes données, vérifier que les premiers mouvements de l’exercice suivant
n’ont pas été enregistrés sur l’exercice en cours.
3. Vérifier que les frais de transport relatifs à ces mouvements ont été correctement
enregistrés sur l’exercice.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
III -VALORISATION :
1. Pour les matières et marchandise vérifier avec les factures que les coûts d’acquisition
utilisés (calculés soit au prix moyen pondéré, soit suivant l’hypothèse première entrer
première sortie incluent bien les frais de transport, douane etc…) ;
a) Vérifier que les coûts imputés à la production de l’année correspondent aux charges
comptabilisées (hors effet de sous-activité).
b) Si les produits sont valorisés au coût de production réel par produit, vérifier les clefs
de répartition utilisées et refaire le calcul de certains coûts.
c) Si les produits sont valorisés à partir de coûts standard, analyser les écarts constatés et
leur réincorporation. S’assurer que la méthode utilisée aboutit à une évaluation des
stocks au coût réel de production.
4. Comparer les stocks aux coûts des marchandises vendues pour les principales catégories
de stocks (déterminer le « nombre de jours de vente en stock »). Expliquer les variations
par rapport aux périodes précédentes et par rapport à la politique de la société.
6. Vérifier les calculs et les additions des états des stocks : s ‘assurer que les montants sont
raisonnables.
IV- DEPRECIATION :
1. S’assurer que la provision pour dépréciation des stocks en mauvais état, invendables ou à
rotation lente est suffisante par :
- Comparaison des quantités en stock avec les quantités de ventes budgétisés pour
l’exercice suivant, ou, si le budget n’est pas fait en quantités, avec les quantités vendues
pendant l’exercice,
- Discussion avec le service commercial concernant l’évolution des ventes et les
commandes
- Discussion avec les services techniques et de production concernant les changements
technologiques pouvant affecter les produits fabriqués,
- Consultation des procès-verbaux du Conseil d’Administration pour les développements
économiques pouvant affecter l’entreprise,
- Evaluer les risques d’obsolescence des stocks à partir des projections des ventes et
d’analyses des marchés effectuées pour le secteur d’activité.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
2. Vérifier que les stocks ne sont pas valorisés au-dessus de leur valeur de réalisation :
V- ENREGISTREMENT COMPTABLE :
1. Vérifier le montant des stocks d’ouverture avec les comptes de l’exercice précèdent.
2. Pointer le montant des stocks, d’après l’état récapitulatif, avec la balance générale et les
comptes annuels.
1. Se renseigner pour savoir s’il y a des nantissements ou d’autres engagements sur les
stocks.
3. S’assurer que les stocks en provenance des sociétés de groupe n’ont pas été achetés et
valorisés à des coûts différents de ceux en vigueur sur le marché.
1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les stocks.
3. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
VENTES - CLIENTS
A. S’assurer que les produits et charges inscrits au compte de résultat et provenant des
opérations de ventes résultent uniquement de l’enregistrement intégral des transactions
réalisées dans l’exercice comptable considéré.
B. S’assurer que les comptes de tiers inscrits au bilan et provenant des opérations de ventes
sont correctement évaluées et bien classés.
1. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.
2. Procéder à une analyse des ratios significatifs (à déterminer pour chaque société, mais par
exemple clients + comptes rattachés / chiffre d’affaires TTC) et des variations par rapport
à l’exercice précédent afin d’identifier les anomalies apparentes qui pourraient remettre en
cause les conclusions du § précédent.
a) une revue globale du compte collectif clients et notamment des débits (rapprocher au
journal des ventes et crédites (rapprocher au journal de trésorerie).
b) Justification des nouveaux soldes importants apparus entre la date de confirmation et
celle du bilan.
c) Justification des créances importantes soldées depuis la date de vérification.
4. Lorsque la procédure de confirmation directe ne peut pas être appliquée (ou donne des
résultats insuffisants) :
60
AUDIT FINANCIER
Support de cours
9. S’assurer que les soldes qui ne sont pas recouvrables avant 12 mois sont isolés dans
l’annexe.
a) Identifier les comptes dont les libellés sont imprécis (ou inexistants) ou toute autre
anomalie apparente ;
b) Obtenir les explications nécessaires. Pointer l’ensemble des comptes concernés avec le
grand-livre.
1. Examiner la ventilation du chiffre d’affaires par mois et identifier les variations anormales
(ex : accélération brutale et non justifiée des ventes de fin d’exercice).
2. Vérifier que les dernières livraisons de l’exercice sont sorties des stocks et facturées (ou
ont fait l’objet d’écritures de régularisation).
3. Vérifier que les premières livraisons de l’exercice suivant n’ont fait l’objet ni de sorties de
stocks, ni de facturation anticipée.
5. Si la société tient un état de rapprochement entre les livraisons et les facturations, vérifier
que les éléments qui apparaissent en écart ont bien fait l’objet d’une sortie de
régularisation.
6. Vérifier que les premières factures de l’exercice suivant correspondent à des sorties de
stocks sur l’exercice.
7. Vérifier que les premières factures de l’exercice suivant correspondent à des sorties de
stocks postérieures à la date d’arrêté des comptes.
8. Procéder de même avec les avoirs. Passer systématiquement en revue les avoirs émis
après la clôture et obtenir des explications pour les éléments significatifs.
9. Si la société a une politique de ristournes annuelles, vérifier que toutes les ristournes
relatives au chiffre de l’exercice ont été comptabilisées.
10. Vérifier que les autres charges calculées en fonction du chiffre d’affaires (ex. :
commissions…) ont été comptabilisées.
1. Vérifier que les créances exprimées en devises ont été correctement comptabilisées.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
7. Vérifier que la restitution de la TVA sur créances annulées ou impayées s’est bien
accompagnée de la rectification préalable des factures initiales.
4. Si les effets à recevoir n’ont pas été inclus dans la procédure de confirmation directe
vérifier qu’ils ont été honorés par la suite.
5. Evaluer s’il y a lieu de faire une provision pour les risques d’effets impayés ou frais
d’escompte et d’encaissement.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
5. Vérifier que les taxes acquittées et relatives aux acomptes reçus sur les commandes en
cours ont été isolées.
6. En cas de relations avec des filiales étrangères ou des sociétés dépendantes sises à
l’étranger, contrôler le taux des rémunérations des prestations de service et, d’une
manière générale, le montant des prix de transfert.
7. Contrôle identique à opérer en ce qui concerne les relations commerciales entre sociétés
du groupe implantées sur le territoire national (être très attentif lorsque certaines sociétés
sont en situation de déficit fiscal et d’autres en position bénéficiaire).
1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les clients.
2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés ; en particulier vérifier l’information relative aux clauses
de réserve de propriété.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
TRESORERIE
B. S’assurer que les frais et produits financiers concernant les opérations de trésorerie inscrits
au compte de résultat reflètent bien l’intégralité des frais et produits pour l’exercice
considéré.
1. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.
I- BANQUES ET CAISSES :
1. S’assurer que les informations reçues directement des banques sont conformes aux
écritures passées dans les livres comptables.
2. Vérifier les rapprochements bancaires établis par l’entreprise : pointer les montants en
rapprochements (recettes et dépenses) avec les relevés bancaires du début du nouvel
exercice et les journaux du dernier mois. S’assurer que les délais entre les dates des
écritures comptables et les dates de l’écriture sur relevé bancaire sont raisonnables en ce
qui concerne les recettes.
3. Pour les écritures passées par la banque et non par la société, vérifier qu’elles ont fait
l’objet de provisions.
5. S’assurer que les transferts des fonds effectués entre les comptes bancaires sont
raisonnables.
64
AUDIT FINANCIER
Support de cours
7. Faire un comptage des espèces en caisse à la date de clôture de l’exercice. Si ceci a été fait
à une date antérieure, revoir le journal de caisse pour la période jusqu'à la clôture de
l'exercice, et s'assurer que le solde au bilan est correcte.
Vérifie l'encaissement au début de l'exercice. S'assurer que les délais d'encaissement sont
raisonnables.
IV- AUTRES :
2. Pointer les comptes du grand livre avec les journaux bancaires et avec les journaux des
caisse.
3. S'assurer que la partie au compte " différence de change " provenant des évaluations faites
en fin d'année des actifs et des passifs libellée en monnaie étrangère est correctement
calculée
1. Se reporter au programme des vérifications des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant la trésorerie.
2. Vérifier que les informations qui figurent dans l'annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
A. S’assurer que les montants inscrits au bilan sont correctement évalués et bien classifiés, et
qu’ils reflètent l’intégralité des emprunts et dettes.
B. S’assurer que les montants inscrits au compte de résultat reflètent bien l’intégralité des
charges ou produits pour l’année.
1. Obtenir le tableau des mouvements des emprunts par rapport à l’exercice précédent.
5. Vérifier chaque emprunt avec le tableau et les annuités de remboursement. Comparer avec
les écritures de l’année et avec les soldes en fin d’exercice.
10. Si l’emprunt est en monnaies étrangères, s’assurer qu’il a été comptabilisé au taux de
clôture et, si nécessaire, qu’une provision a été comptabilisée pour tenir compte des pertes
latentes.
11. S’assurer que les retenues à la source sur les intérêts courus pendant l’exercice ont été
versées à l’état ou inscrites au passif du bilan.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
13. S’il existe des obligations convertibles, s’assurer que la société n’a pas au cours de
l’exercice :
14. Comparer le montant des intérêts pour l’exercice avec celui de l’exercice précédent :
- Expliquer toute variation, vérifier le montant passé en charges avec les taux des
emprunts et les capitaux.
15. Vérifier le paiement des coupons : s’assurer que la retenue à la source a été régulièrement
opérée.
1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les emprunts.
2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
67
AUDIT FINANCIER
Support de cours
ACHATS – FOURNISSEURS
A. S’assurer que les charges et produits inscrits au compte de résultat et provenant des
opérations d’achats, résultent uniquement de l’enregistrement intégral des transactions
réalisées dans l’exercice comptable considéré.
B. S’assurer que les comptes de tiers inscrits au bilan et provenant des opérations d’achats
sont correctement évaluées et bien classifiés.
1. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.
2. Procéder à une analyse des ratios significatifs (à déterminer pour chaque société) et des
variations par rapport à l’exercice précédent afin d’identifier les anomalies apparentes qui
pourraient remettre en cause les conclusions du précédent.
4. Lorsque la procédure de confirmation directe ne peut pas être appliquée (ou donne des
résultats insuffisants) :
9. S’assurer que les soldes qui ne sont pas payables avant 12 mois sont isolés dans l’annexe.
10. Passer en revue les balances et analyses de comptes de la société pour identifier les
comptes dont les libellés sont imprécis (ou inexistants) ou tout autre anomalie apparente.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
Le volume des sondages dépendra du degré de confiance que l’auditeur aura dans les
procédures du client. Une partie de ces travaux doit être faite en liaison avec la vérification
des stocks.
a) Achats :
1. Vérifier que :
b) Les derniers bons de retour de l’exercice ont donné lieu à l’enregistrement d’avoirs ou
de provisions pour avoirs à recevoir ;
2. Vérifier que :
a) Les premières livraisons (et retours) de l’exercice suivant n’ont fait l’objet d’aucune
facture (ou avoir) ou provision ;
b) Les premières factures (ou avoirs) enregistrées sur l’exercice suivant ne correspondent pas
à des mouvements de stocks de l’exercice.
3. Si la société tient un état de rapprochement entre les réceptions (retours) et les facturations
(avoirs), vérifier que les éléments qui apparaissent en écart ont bien fait l’objet d’écritures
de régularisation.
4. Si certains fournisseurs ont une politique de ristourne annuelle, vérifier que toutes les
ristournes relatives aux achats de l’exercice ont été comptabilisées.
Vérifier dans les comptes de charges que toutes les charges de l’exercice ont été
comptabilisées.
1. Examiner l’ensemble des comptes de charges, en analysant les factures reçues et les
règlements effectués au début de l’exercice suivant, s’assurer qu’il n’y a pas eu
d’omission dans l’exercice considéré.
2. Comparer les montants passés en charges avec les budgets et expliquer les écarts
significatifs.
3. Si d’autres charges (ou produits liés aux charges) apparaissent dans les comptes de
régularisation que celles vérifiées aux points précédents, obtenir les justificatifs.
69
AUDIT FINANCIER
Support de cours
2. Vérifier que les dettes dont l’échéance est à plus d’un an sont montrées séparément.
1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les achats.
Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
PAIE – PERSONNEL
A. S’assurer que les charges et produits inscrits au compte de résultat et ayant pour origine
les droits et les obligations de l’entreprise vis-à-vis de son personnel, résultent uniquement
de l’enregistrement intégral des transactions réalisées dans l’exercice comptable
considéré.
B. S’assurer que les comptes de tiers inscrits au bilan et provenant des transactions avec le
personnel sont correctement évalués et bien classifiés.
1. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.
3. Etudier l’évolution des montants mois par mois, ainsi que les écarts par rapport aux
prévisions, et en expliquer les causes.
5. Pointer les montants au grand livre avec les journaux de paie (rémunérations dues,
retenues Sécurité Sociale ou autres, acomptes, etc…).
8. Pour les calculs des primes de fin d’année, des primes de bilan, les congés payés, la
participation, etc… :
a) S’assurer que les bases n’ont pas changé depuis le dernier audit, les congés payés
,etc… ;
b) Vérifier les données variables avec les documents de base (catégorie professionnelle,
niveau hiérarchique, heures de présence, etc…) ;
c) Vérifier les calculs.
9. Contrôler l’assiette des commissions représentants, l’application correcte des taux et des
calculs.
71
AUDIT FINANCIER
Support de cours
10. Vérifier la conformité des rémunérations des gérants, administrateurs, P.D.G., avec les
décisions du Conseil ou de l’Assemblée.
11. Demander aux avocats et conseillers juridiques de l’entreprise s’il y a des litiges avec les
employés ou les anciens employés. Obtenir une réponse écrite.
13. Examiner les paiements effectués au personnel dans l’exercice suivant pour s’assurer que
rien n’a été oublié dans l’exercice faisant l’objet du contrôle.
14. Contrôler les justifiants (expression du besoin et réalisation), les bases et les calculs des
rémunérations du personnel extérieur à l’entreprise (personnel intérimaire, etc…).
16. Pointer tous les montants inscrits au bilan et compte de résultat avec le grand-livre et les
journaux de paie.
1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant la paie et le personnel.
2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
- Le capital, les réserves, les subventions et les provisions réglementées, ainsi que
l’affectation des résultats, conformément aux règles et principes généralement admis.
- Toutes les informations nécessaires à une appréciation juste de la situation de la
société.
B. S’assurer que la loi sur les sociétés et les statuts de la société ont été respectés.
I- CAPITAL-PRIMES :
2. Comparer le nombre total des actions en circulation avec le régime des actionnaires.
Contrôler les certificats non utilisés.
- la constitution de la société,
- les augmentations, les appels, les libérations et les réductions de capital,
- les conversions des parts bénéficiaires ou des obligations en actions,
- les fusions, scissions et apports partiels d’actif,
- les transformations de la forme juridique de la société.
Comparer les écritures comptables avec les décisions prises par le conseil d’administration
et par l’assemblée générale des actionnaires .
Vérifier le respect des formalités légales .
7. Contrôler que les minima légaux ont été respectés en ce qui concerne :
- le montant total du capital,
- le montant minimal des actions, des sociétés anonymes et des parts sociales de
S.A.R.L,
- le nombre des actionnaires ou des associés.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
(N.B : Utiliser les travaux déjà effectués sur les immobilisations corporelles, incorporelles
et sur les titres ).
- Contrôler en liaison avec le compte de reprise sur provision réglementée que la variation
du poste «provision spéciale de réévaluation » résulte de la neutralisation des
amortissements calculés sur la partie réévaluée des biens amortissables ou d’une cession
d’actif amortissable réévalué ;
- Contrôler la rubrique «Autres écarts » en liaison avec le compte d’ordre inclus dans la
rubrique «Autres immobilisations ».
2. S’assurer que le détail des calculs de la rubrique «écarts de réévaluation »figure dans les
notes explicatives.
3. Vérifier que les diminutions de valeur constatées sur des biens réévalués ont donné lieu à
la comptabilisation d’une provision pour dépréciation imputée sur les postes d’écart.
III- RESERVES :
1. Vérifier que les écritures comptables et s’assurer que les prélèvements sur les réserves ont
été approuvés par les actionnaires réunis en assemblée générale.
2. S’assurer de la conformité de l’affectation des résultats avec les règles légales et les
obligations statutaires.
4. S’assurer qu’il n’y a pas d’utilisation irrégulière des réserves (par exemple : prélèvement
pour constituer des provisions).
1. S’assurer que l’affectation des résultats a été approuvée par les actionnaires réunis en
assemblée générale.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
V- SUBVENTIONS :
1. Vérifier les subventions reçues avec les décisions d’attributions et titres de paiement.
5. Rechercher les subventions d’équipement accordées par une entreprise à une autre ;
vérifier les obligations légales et les conditions d’imposition.
1. S’assurer que les conditions pour la constitution de la provision sont remplies (en
particulier, pas de provision pour fluctuation des cours si l’exercice est déficitaire et
réalisation des investissements).
3. S’assurer que les réintégrations dans le bénéfice imposable sont effectuées suivant les
règles fiscales.
1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les immobilisations.
2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
A. S’assurer que les montants figurant au bilan sont justifiés et suffisants pour couvrir les
risques encourus par l’entreprise.
1. Obtenir le tableau des mouvements des provisions par rapport à l’exercice précédent
(dotations, utilisations, reprises …)
6. S’assurer que tous les risques encourus ont fait l ‘objet d’une provision :
8. Pointer les chiffres qui figurent au bilan et au compte de résultats avec le grand-livre.
1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
relatifs aux provisions.
2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
A. S’assurer que les soldes figurant à l’actif du bilan concernent des montants à recevoir
entièrement recouvrables.
I- TOUS COMPTES
1. Comparer les soldes figurant au bilan et au compte de résultat avec les montants de
l’exercice précédent : lorsque les postes concernés sont peu importants, l’explication des
variations peut être suffisante pour atteindre l’objectif recherché.
3. Lorsqu’il existe des balances nominatives, les pointer avec les comptes individuels et
vérifier le solde avec le solde collectif.
7. S’assurer que les montants sont correctement répartis entre le long terme et le court terme
dans l’annexe.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
1. Passer en revue les factures reçues et/ou montants payés au début de l’exercice suivant (ou
utiliser tout autre moyen approprié à l’entreprise) pour vérifier qu’aucune charge
significative n’a été omise et s’assurer de leur rattachement au poste de bilan concerné.
1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les débiteurs et créditeurs divers.
2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
COMPTE DE RESULTAT
A. L’objectif est de s’assurer que les compte de résultat reflète bien l’activité de l’entreprise
pendant l’exercice considéré.
I- GENERALITES
L’auditeur devra commencer le contrôle des comptes par une revue analytique du compte de
résultat et des principaux ratios de l’entreprise. Cette revue lui permettra d’identifier les
variations anormales qui pourraient remettre en cause les conclusions de l’analyse du contrôle
interne et/ou justifier la modification du programme de contrôle des comptes.
Les moyens de vérification pour les revenus et les charges ayant leur origine dans les
opérations de vente, d’achat, de paie, d’investissements, de trésorerie… ont déjà été
mentionnés dans les sections correspondantes du bilan. Ne sont repris dans cette section que
les autres comptes auxquels il convient de porter une attention particulière.
2. S’assurer que les éléments justifiant ces charges ne nécessitent pas de provisions
complémentaires.
80
AUDIT FINANCIER
Support de cours
V- AUTRES CONTROLES
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
A. S’assurer que les montants d’impôts et taxes figurant au bilan et au compte de résultat sont
correctement calculés et comptabilisés.
B. S’assurer que les comptes annuels de l’entreprise ne dissimulent pas un risque fiscal
important. Le chiffre éventuellement.
I- TOUT COMPTES
3. Juger de la nécessité (en fonction des travaux sur le contrôle interne) d’approfondir les
sondages sur la récupération de T.V.A. (bien-fondé, décalage…).
3. Vérifier que les déclarations sont dépassées dans les règles de forme et de délais.
Vérifier les montants passés en charges et s’assurer que tous les impôts sont correctement
provisionnés.
82
AUDIT FINANCIER
Support de cours
2. Vérifier le calcul de l’impôt de l’exercice (sans oublier les impôts de l’exercice précédent
dont le paiement a été étalé et l’utilisation des moins-values reportées).
V- RISQUES
2. Obtenir les conclusions (ou projets) de tout contrôle en cours à la fin de l’exercice.
1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les impôts.
2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.
3. S’assurer notamment que les notes concernant la situation fiscale latente, la ventilation de
l’impôt entre résultat courant et résultat exceptionnel et l’incidence des évaluations
fiscales sont correctes.
83
AUDIT FINANCIER
Support de cours
Rechercher les engagements reçus et donnés ainsi que les passifs éventuels existant à
la fin de l’exercice et s’assurer qu’ils font l’objet d’une information adéquate dans les
comptes annuels.
1. Examiner les procès-verbaux des réunions des assemblées et conseils dans le but
d’en extraire les mentions de contrats ou toute autre forme d’engagement ou passifs
éventuels.
2. Examiner de la même façon, s’il y a lieu, les rapports des comités de direction.
84
AUDIT FINANCIER
Support de cours
10. Examiner les contrats d’assurances pour vérifier que les actifs sont correctement
assurés et les risques couverts d’une façon adéquate.
11. Revoir les résultats physiques de façon à s’assurer qu’il n’existe pas de notes dans
les dossiers indiquant que les actifs examinés étaient gagés ou nantis. (Plaques
aliénant la propriété, par exemple).
4.4 Réévaluation :
S’assurer que les notes explicatives précisent que les montants relatifs à la réévaluation
qui figurent dans la situation nette n’ont pas été soumis à l’impôt.
L’observation physique est une technique, à haut niveau de force probante, qui est utilisée
pour confirmer l’existence d’un actif.
Stocks
Immobilisations corporelles
Effets de commerce
Titres de participation
Espèces en caisse
Etc.
- Les biens figurant dans les comptes existent effectivement et peuvent être identifiés ;
- Tous les biens existant physiquement dans l’entreprise et qui lui appartiennent sont
effectivement inclus dans les comptes.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
Domaines sensibles ;
Nature et volume des sondages et contrôles à effectuer ;
Nature des informations à collecter,
et une prévision des collaborateurs nécessaires compte tenu des travaux planifiés.
Si certains stocks de l’entreprise sont détenus par des tiers, il convient de prévoir également
l’envoi de demandes de confirmation directes aux tiers. Les mêmes demandes pourront être
effectuées pour les stocks détenus par l’entité appartenant à des tiers.
En complément de ces informations, l’auditeur doit visiter les lieux de stockage afin de
s’assurer qu’ils prêtent à une saisie correcte des quantités (rangement, accès, etc.) et identifier
les particularités qui devront être prises en considération dans la préparation des instructions.
Il est souhaitable que l’auditeur (ou ses collaborateurs) soit présents pendant toute la durée de
l’inventaire. Sinon, il est important d’assister au début de l’inventaire et à sa fin.
Au début pour s’assurer que l’inventaire va se dérouler dans de bonnes conditions, que les
instructions ont été bien comprises et sont correctement suivies ;
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
Les contrôles de l’auditeur portent essentiellement sur la façon dont la prise d’inventaire a été
effectuée par le personnel de l’entreprise et par conséquent sur la façon dont les procédures
sont appliquées.
Il observe les équipes, vérifie par sondages la qualité des informations portées sur les fiches
ou feuilles de comptages.
L’auditeur effectue un certain nombre de comptages qu’il consigne dans ses dossiers pour
contrôle ultérieur avec l’inventaire définitif.
Les informations consignées dans les dossiers de l’auditeur doivent être suffisamment
explicites pour que le suivi ultérieur ne pose pas de difficulté :
- De sa connaissance de l’entreprise,
- Du contrôle interne de la fonction stock,
- De la qualité de la procédure d’inventaire,
- De la qualité de l’application de cette procédure.
Toutefois, les sondages effectués portent, de préférence sur les articles ayant une forte valeur
pour essayer, même lorsque les sondages sont peu nombreux, de les rendre plus significatifs
par rapport au montant qui figurera au bilan.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
Sur les aires de stockage, et s’assure qu’ils sont (ou seront) correctement saisis sur les
fiches de comptages ;
Sur les fiches de comptage de l’entreprise et s’assure qu’ils existent bien physiquement.
Les sondages effectués, relevés sur ses feuilles de travail, lui permettront de s’assurer que les
fiches n’ont pas été modifiées.
Il est à noter que l’auditeur doit relever les informations nécessaires aux contrôles des
chevauchements ou de la séparation des exercices. L’auditeur prend soin de s’assurer que:
Les articles situés sur les aires de réception, et qui ont fait l’objet d’un bon de réception,
sont bien pris dans l’inventaire,
Les articles n’ayant pas fait l’objet d’un bon de réception avant l’inventaire sont exclus
des comptages,
Les articles ayant fait l’objet d’un bon d’expédition avant l’inventaire, et tenus à la
disposition des clients sur les aires de livraison, sont exclus de l’inventaire.
Lorsque l’inventaire est effectué à une date antérieure à la date de clôture, les contrôles
supplémentaires sont à prévoir pour vérifier la fiabilité de l’inventaire permanent :
Rapprochement des comptages effectués avec l’inventaire permanent pour vérifier que ce
qui est compté figure bien sur cet état ;
Sélection d’éléments figurant sur l’inventaire permanent pour s’assurer qu’ils existent
bien physiquement.
Après l’inventaire l’auditeur doit s’assurer que le résultats du comptages ont été correctement
utilisés pour établir l’état des stocks servant de base à la valorisation.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
Tout écart ou anomalie significatifs décelés lors de ces travaux doivent faire l’objet d’analyses
plus approfondies et éventuellement de corrections.
Si ces travaux ont démontré la fiabilité des quantités en stock, l’auditeur peut procéder au
contrôle de la valorisation.
Immobilisations
Si un inventaire physique est réalisé par l’entreprise, l’auditeur procède de la même façon que
pour les stocks.
Si tel n’est pas le cas l’auditeur procède, par sondage, à l’examen physique des acquisitions de
l’exercice les plus significatives. Il effectue également, lors de sa première mission, des
sondages croisés sur les soldes d’ouverture :
A partir des comptes ou, lorsqu’il existe, du fichier, il sélectionne un certain nombre
d’actifs et en constate l’existence physique ;
A partir des existants, il sélectionne certaines immobilisations et vérifie leur
enregistrement dans le fichier et/ou dans les comptes d’immobilisations.
Ces contrôles sont effectués lors d’une visite des locaux ou peuvent être combinés avec
l’observation physique des stocks.
Pour ce qui concerne les terrains et les constructions, l’intérêt de l’observation physique est
plus limité car la propriété et, par voie de conséquence, l’existence de cette catégorie d’actifs
peuvent être confirmée par la conservation foncière. Toutefois l’auditeur peut obtenir des
informations utiles lors d’une visite des lieux sur :
Le contrôle physique aura lieu à la clôture de l’exercice, souvent en même temps que
l’inventaire physique des stocks.
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AUDIT FINANCIER
Support de cours
Il porte essentiellement sur la matérialité de l’effet mais il peut fournir certaines indications
sur sa liquidité :
Echéances lointaines,
Effets prorogés,
Echéance dépassée,
Effets retournés impayés.
Espèces en caisse
Les fonds et valeurs doivent toujours être comptés en présence du caissier. Les espèces sont
recensées sur un document préétabli prévu à cet effet. L’auditeur note également tous les
documents justifiant des sorties de fonds non encore enregistrées, note le dernier numéro des
pièces de recettes les chèques reçus contre remise d’espèce etc., en s’assurant que les
opérations sont justifiées et autorisées et en vérifiant les dates portées sur ces documents.
Le rapprochement avec le livre de caisse est fait immédiatement ou bien les dernières
opérations comptabilisées sont notées afin que le rapprochement puisse être fait
ultérieurement.
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