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Cours Audit Financiers

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COURS D'AUDIT FINANCIER

HATEM FATHALLAH
Expert Comptable
AUDIT FINANCIER
Support de cours

OBJECTIFS ET PRINCIPES GENERAUX DE L’AUDIT

L’objectif de l’audit des comptes est de permettre à l’auditeur d’exprimer une opinion
indiquant si les comptes sont réguliers, sincères et donnent une image fidèle de la situation
financière de l’entité et des résultats de ses opérations conformément au système comptable
des entreprises.

L’auditeur se doit de respecter le Code des devoirs professionnels tel qu’approuvé par l’arrêté
du ministre des finances du 26 juillet 1991 (voir notre règlement intérieur).

L’auditeur conduit et réalise sa mission selon les normes de la profession. Celles-ci


définissent les principes fondamentaux et précisent leurs modalités d'application.

L’auditeur planifie et conduit sa mission en faisant preuve d’esprit critique et en étant


conscient que certaines situations peuvent conduire à des anomalies significatives dans les
comptes.

L’auditeur définit les diligences requises pour réaliser la mission selon les normes de la
profession en prenant en compte les exigences de ces normes, les règles édictées par certains
organismes de contrôle ou de tutelle (ex : la Banque Central de Tunisie), les dispositions
particulières des textes légaux et réglementaires régissant la mission et, le cas échéant, les
termes et conditions de la mission et les exigences en matière de rapport.

Un audit réalisé selon les normes de la profession vise à obtenir une assurance raisonnable
que les comptes pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. Le
concept d'assurance raisonnable se rapporte à tous les éléments probants collectés sur lesquels
s’appuie l’auditeur pour pouvoir conclure que les comptes, pris dans leur ensemble, ne
contiennent pas d’anomalies significatives. Ce concept s’applique au processus d’audit dans
sa globalité.

L’auditeur est chargé de formuler une opinion sur les comptes, alors que la Direction de
l’entité est responsable de la préparation et de la présentation de ceux-ci. En aucun cas l’audit
des comptes n’exonère la Direction de ses responsabilités.

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AUDIT FINANCIER
Support de cours

L’APPROCHE D’AUDIT PAR LES RISQUES

Cette approche permet d’orienter les efforts de l’auditeur vers les zones dites à risque accru,
c’est le risque que les états financiers comportent des anomalies significatives. Selon cette
approche on doit collecter l’information nécessaire pour apprécier le risque d’anomalies et
choisir les procédures d’audit adéquates pour contre carrer ce risque.

PRISE DE CONNAISSANCE PRELIMINAIRE

ACCEPTATION DE LA MISSION

PLANIFICATION DE LA MISSION

EVALUATION PRELIMINAIRE DU CONTROLE


INTERNE

SI EFFICACE SI NON EFFICACE

EVALUATION APPROFONDIE DU
SYSTEME DE CONTROLE INTERNE

TESTS DE VALIDATION CIBLE TESTS DE VALIDATION EXTENSIFS

FINALISATION ET RAPPORT

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AUDIT FINANCIER
Support de cours

1. PLANIFICATION DE L’AUDIT SELON L’APPROCHE PAR LES RISQUES :

La planification de l’audit est la phase au cours de laquelle on évalue les facteurs qui influent
sur la probabilité de distorsions importantes des états financiers et on fixe l’orientation
générale de la mission et l’étendu des travaux de vérification à exécuter.

Cette planification se fait par une approche de haut en bas (top-down approach). Celle ci
nous donne l’assurance que :

 Nous identifions les facteurs de risques critiques qui affectent l’entité ;


 Nous évaluons l’efficience des dirigeants dans leur gestion de ces risques ;
 Nous élaborons une approche de révision qui répond à ces risques.

Planification et prise en compte des risques

Objectifs globaux
Opinion sur les états financiers
Valeur
Efficience Continuité de ajoutée au
Erreurs Irrégularités client
l’exploitation

Appréciation du risque général


Compréhension de l’affaire Identifier les attentes du client
Evaluer la structure du contrôle interne Evaluer le seuil de signification
Etablir l’approche globale d’audit

Fixer les risques spécifiques des comptes

Développer un plan d’audit efficace et efficient

Tests substantifs Tests de contrôle

L’approche top-down commence par l’assimilation des objectifs globaux de la mission, c’est
à dire ceux visés, de manière générale par un audit, en l’occurrence l’expression d’une
opinion sur les états financiers, répondre aux attentes du client, faire un travail efficace et
efficient.

L’approche par les risques ne se limite pas à détecter les indicateurs de risque, elle amène à
identifier les contrôles susceptibles d’atténuer l’incidence de ces risques sur la qualité de
l’information financière divulguée par la société, sur lesquels l’équipe d’audit s’appuie pour
restreindre les tests d’authenticité.

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AUDIT FINANCIER
Support de cours

La planification de l’audit se fait selon les étapes suivantes :

1.1 Prise de connaissance des affaires du client :

- revoir le dossier de travail de l’exercice passé,


- revoir les données sur l’activité et le secteur,
- visiter les usines, magasins et bureaux du client,
- réaliser des entretiens avec le comité d’audit interne,
- réaliser des entretiens avec la direction et les principaux responsables,
- identifier l’existence de parties liées,
- évaluer la bonne application des principes comptables et des normes d’audit,
- s’informer sur l’environnement juridique de l’entreprise.

1.2 Examen analytique (préliminaire ou global) :

Un privilège est, en particulier, donné à l’application des procédures analytiques pour mettre
en évidence les zones de risques critiques qui demandent à être soigneusement considérées et
requièrent des jugements motivés.

La procédure analytique se résume ainsi :

- Identifier les calculs et les comparaisons à effectuer,


- Développer des estimations prévisibles,
- Réaliser les calculs et les comparaisons,
- Analyser les données et identifier les différences significatives,
- Faire des investigations concernant les différences significatives,
- Déterminer l’impact de ces différences sur le plan d’audit : il s’agit de facteurs
augmentant le risque d’inexactitudes dans les comptes. En conséquence, prévoir
des tests plus étendus sur les comptes présentant de telles différences.

1.3 Jugement préliminaire du niveau du seuil de signification :

Le Seuil de Signification est généralement défini comme la limite à partir de laquelle une
inexactitude ou un ensemble d’inexactitudes contenues dans un élément donné sont de nature
à influencer la décision des utilisateurs de cet élément. C’est aussi la limite à partir de laquelle
un élément cesse d’être considéré comme fiable.

La notion de seuil de signification est relative dans le temps et dans l’espace.

1.4 Prise en considération des risques d’audit :

Il s’agit surtout du risque inhérent identifié notamment de la prise de connaissance des


affaires du client et de l’examen analytique. A ce niveau, le risque inhérent peut être estimé
avec une précision suffisante.

L’appréciation du risque inhérent se fait lors de la prise de connaissance des affaires du client,
son secteur, son environnement, son organisation, sa performance financière, etc. Cette

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AUDIT FINANCIER
Support de cours

analyse préliminaire des risques se fait par une étude approfondie des activités du client, une
mesure de l’impact des événements significatifs de l’exercice et une revue analytique des
opérations de la société afin de dégager les résultats et identifier les ratios et autres indicateurs
de risque potentiels.

1.5 Compréhension et évaluation du système de contrôle interne :

Après avoir estimé les risques généraux de l’entité auditée, on procède à la détection des
risques spécifiques. Pendant cette phase on effectue une évaluation de l’aptitude de la
structure de contrôle interne de la société à gérer les risques généraux préalablement décelés.

On évalue le système de contrôle interne de l’entité dans son ensemble, y compris le contrôle
de gestion et les contrôles informatiques généraux. Ceux ci, agissant en profondeur sur les
structures de l’entité, déterminent l’orientation générale à donner aux contrôles des comptes
spécifiques et à la conception des tests de révision afin d’en assurer l’efficacité.

La compréhension du système de contrôle interne permet d’émettre un jugement sur


l’opportunité de s’appuyer sur les procédures de contrôle pour restreindre l’étendue des tests
de validation. Lors de cette phase on insiste sur l’efficacité du système dans la prévention, la
détection et la correction des anomalies significatives.

Le système de contrôle interne comporte trois composantes :

 système d’organisation ou environnement du contrôle interne


 les procédures ou les activités de contrôle
 le système comptable

A/ Le système d’organisation du contrôle interne ou environnement du contrôle interne:

C’est l’ensemble des comportements, degrés de sensibilisation et actions des administrateurs


et de la direction concernant le SCI et son importance dans l’entité.

Les facteurs qui déterminent le SCI sont :

1 – la fonction du Conseil d’Administration et de ses comités;


2 – la philosophie, l’intégrité et le style de direction;
3– la structure de l’entité et les méthodes de délégation des pouvoirs et des responsabilités.

L’environnement du contrôle interne se compose :

- de la philosophie, de l’intégrité et du style de direction ;


- de la structure organisationnelle ;
- des méthodes d’attribution et de délégation des autorités et des responsabilités ;
- des méthodes et des mécanismes de contrôle appliqués par la direction ;
- du comité d’audit / audit interne ;
- de la politique de gestion et de motivation du personnel, répartition des tâches;
- des influences externes.

B/ Les procédures ou les activités de contrôle :

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AUDIT FINANCIER
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Les activités de contrôle sont les procédures et actions menées à tous les niveaux
hiérarchiques pour approuver, autoriser, vérifier, rapprocher, apprécier les performances,
protéger les actifs et séparer les tâches.

C’est l’ensemble des politiques et procédures définies par la direction afin d’atteindre les
objectifs spécifiques de l’entité et qui complètent le SCI.

Il peut s’agir:

 de l’établissement, la revue et l’approbation des rapprochements ;


 de la vérification de l’exactitude arithmétique des documents ;
 du contrôle des applications et de l’environnement informatique ;
 de la tenue et la revue des comptes collectifs et des balances auxiliaires ;
 de l’approbation et le contrôle des documents ;
 de la comparaison des données internes avec des sources externes d’information
(i.e. :rapprochement bancaire) ;
 de la comparaison des résultats des comptes de trésorerie, de titres et de stocks avec les
documents comptables (i.e. : inventaire physique) ;
 de la restriction de l’accès physique directe aux actifs et aux documents ;
 de la comparaison et l’analyse des résultats financiers avec les montants budgétisés.

C/ Le système comptable :

Le SC est l’ensemble des procédures et des documents d’une entité permettant le traitement
des transactions aux fins de leur enregistrements dans les comptes. Ce système identifie,
rassemble, analyse, calcule, place, enregistre, récapitule et fait la synthèse des transactions et
autres événements.

Cette appréciation approfondie du risque permet à l’auditeur de limiter l’étendue de ses


travaux en ciblant ses contrôles sur les modules qu’il juge à risque, et ce en effectuant un plan
de révision répondant plus directement aux problèmes identifiés. Le plan consiste
généralement en une combinaison de prises d’appui sur des contrôles à tester et les tests
d’authenticité.

1.6 Etablissement des stratégies préliminaires d’audit pour chaque assertion :

Selon son appréciation du système de contrôle interne, l’auditeur établit la stratégie à suivre
lors de ses travaux de validation des comptes. Il décidera s’il va ou non s’appuyer sur le
contrôle interne pour valider les comptes. L’auditeur optera alors pour l’une des deux
stratégies suivantes:

A/ Stratégie corroborative :

Si l’auditeur estime que le SCI est inexistant ou inefficace, ou que les coûts de réalisation
d’une compréhension et des tests de permanence sont supérieurs aux coûts des tests
substantifs, alors l’auditeur optera pour :

 Utilisation d’un RC max. ou proche du max.,


 Prévoir un min de compréhension des modules de CI les plus pertinents,
 Prévoir un min de tests de contrôle de fonctionnement du SCI(tests de permanence),

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AUDIT FINANCIER
Support de cours

 Prévoir un max. de tests de validation basés sur un niveau de RND faible.

B/ Stratégie mixte :

Si l’auditeur estime que les contrôles existent et sont hautement efficaces, et que les coûts de
compréhension du SCI et de son évaluation sont inférieurs aux coûts relatifs aux tests de
validation extensifs, l’auditeur optera pour :

 Utilisation d’un niveau de RC prévu qui est modéré ou faible ;


 Prévoir d’obtenir une compréhension extensive des modules de CI les plus pertinents ;
 Prévoir de réaliser des tests de permanence qui déterminent si, en définitif, les
mécanismes de contrôle sont efficaces et appliqués de façon permanente justifiant ainsi le
faible niveau du RC jugé dans cette phase de planification ;
 Prévoir des tests de validation restreints basés sur un niveau de RND modéré ou élevé.

Stratégie d’audit
+ -
Approche corroborative Approche Mixte

Estimation du R.C
+ -
maximum élevé modéré minimum

Extension de la
compréhension du CI
Niveau estimé
des tests de fonctionnement .

niveau estimé des tests


de validation validité.
Diagramme de l’approche par les risques

Rassembler et
Appréciation du Appréciation des Développement du
évaluer l’information
risque général risques spécifiques plan d’audit
préliminaire

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AUDIT FINANCIER
Support de cours

 Comprendre l’activité  Identifier l’impact  Identifier les  Faire un plan d’audit


du client des facteurs de indicateurs de risques efficient et efficace
- événements risques :  Identifier les qui répond à la nature
courants - événements contrôles et l'amplitude du
- la performance courants compensatoires risque préalablement
financière - la performance  Identifier les tests de apprécié
- caractéristiques du financière contrôle  Le plan doit contenir
secteur - caractéristiques  Evaluer le risque la nature, l’étendu et
- informations sur des du secteur résiduel le timing des tests de
firmes similaires - informations sur contrôle et les tests
- autres informations des firmes substantifs
de base sur l’entité similaires  Développement d’un
 Evaluation de la  Evaluation de la programme de travail
structure du contrôle structure du
interne contrôle interne
- environnement du - environnement du
contrôle interne contrôle interne
- système comptable - système
- compréhension du comptable
STED - compréhension
- risque général lié au du STED
STED - risque général lié
 Identifier les attentes au STED
du client - commentaire du
 Jugement seuil de
préliminaire du seuil signification
de signification.  Résumé de
l’approche globale
de révision
 Optimiser le
service au client
 Considérer les
implications de la
dispersion
géographique

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AUDIT FINANCIER
Support de cours

2. MISE EN ŒUVRE DU PLAN D’AUDIT

2.1 Concepts de base : les éléments probants ( E.P)

A/ Définition :

ISA 500 : “L’auditeur doit réunir des EP suffisants et adéquats pour parvenir à des
conclusions raisonnables sur lesquelles il va fonder son opinion.
Les EP sont obtenus à partir d’une combinaison adéquate de tests de procédures et de
contrôles substantifs. Dans certaines circonstances, les EP peuvent provenir exclusivement
des contrôles substantifs.”
Les EP désignent les informations obtenues par l’auditeur pour aboutir à des conclusions sur
lesquelles l’opinion d’audit sera fondée. Ce sont donc les pièces justificatives, documents
comptables, correspondances, dossiers, etc. supportant les EF.

B/ Caractéristiques des EP :

- suffisants : se rapporte à la quantité d’EP.


- adéquats : ce caractère s’apprécie par rapport à la pertinence, la qualité et la validité des
EP collectés appliqués à une assertion particulière.

Ces deux caractères sont indissociables.

C/ Principes de collecte des EP :

- Généralement, les EP conduisent d’avantage à des déductions plutôt qu’à des


conclusions ;
- Généralement, un auditeur cherchera des EP issus de plusieurs sources différentes afin
d’étayer une même assertion ;
- La fiabilité des EP dépend de leur origine : Les EP d’origine externe sont plus fiables que
ceux d’origine interne ;
- Les EP d’origine interne sont plus fiables lorsque les systèmes comptables et le CI sont
efficaces ;
- Les EP obtenus directement par l’auditeur sont plus fiables que ceux fournis par l’entité ;
- Les EP sous forme de documents et de déclarations écrites sont plus fiables que ceux
obtenus par des déclarations orales ;
- Les EP sont plus convaincants lorsque les informations provenant de différentes sources
se corroborent. A l’inverse, lorsque ceux-ci ne convergent pas, l’auditeur déterminera des
procédures supplémentaires nécessaires pour remédier à cette incohérence ;
- L’auditeur tiendra compte de la difficulté et du coût d’obtention de chaque EP. Ceci ne
justifie pas la non réalisation d’une procédure nécessaire ;
- Si l’auditeur est dans l’impossibilité de réunir des EP suffisants et adéquats, il doit
formuler une opinion avec réserve ou une impossibilité d’exprimer une opinion (selon les
normes de l’Ordre des Experts Comptables de la Tunisie lorsque l’auditeur se trouve dans
l’impossibilité d’exprimer une opinion, il doit formuler une opinion avec réserves).

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AUDIT FINANCIER
Support de cours

D/ Les assertions d’audit :

Les assertions sous-tendant l’établissement des comptes sont l'ensemble des critères,
explicites ou non, retenus par la direction dans leur préparation et qui peuvent être regroupés
comme suit :

(a) existence : actif ou passif existant à une date donnée,


(b) droits et obligations : actif ou passif se rapportant à l’entité à une date donnée,
(c) rattachement : opération ou événement de la période se rapportant à l’entité,
(d) exhaustivité : ensemble des actifs, des passifs, des opérations ou des événements
enregistrés de façon complète et tous faits importants correctement décrits,
(e) évaluation : valorisation d’un actif ou d’un passif à sa valeur d'inventaire,
(f) mesure : opération ou événement enregistré à sa valeur de transaction et produits ou
charges rattachés à la bonne période, et
(g) présentation et informations données : information présentée, classée et décrite selon le
référentiel comptable identifié.

En règle générale, des éléments probants sont réunis pour chaque assertion des comptes. La
nature, le calendrier et l’étendue des contrôles substantifs variant selon les assertions
concernées, des contrôles peuvent fournir des éléments probants relatifs à plusieurs assertions.

Du fait du degré d’incertitude associé aux assertions sous-tendant l’établissement des comptes
pour ce qui concerne les parties liées, l’auditeur doit tenir compte de toute circonstance
identifiée
qui :
 augmente le risque d’anomalie au-delà du risque normalement escompté, ou
 indique l’existence d’une anomalie significative concernant des parties liées.

Si l’existence d’une telle circonstance est suspectée, l’auditeur modifie les procédures d’audit
initialement prévues, les étend ou procède à des travaux complémentaires.

2.2 Allocation du SSG :

L’appréciation du SSG rubrique par rubrique est nécessaire car l’auditeur acquiert et
accumule une évidence d’audit module par module et non pas globalement. Pour ce faire, il
effectue une répartition du SSG en erreurs maximums tolérables.

 Allocation proportionnelle à l’importance de la rubrique : ne tient pas compte du volume


et de la difficulté du travail associés à chaque rubrique.

 Allocation en fonction du risque : l’auditeur prend en compte les éléments suivants:


- Son jugement professionnel, son expérience et sa connaissance du dossier.
- Le coût des travaux. Ainsi, aux rubriques les plus coûteuses à auditer seront alloués
des EMT élevées.

La norme 14 de l’OECT fixe pour chaque rubrique un pourcentage maximum d’erreur


tolérable.

2.3 L’évaluation approfondie du contrôle interne :

11
AUDIT FINANCIER
Support de cours

A/ Les tests sur les procédures :

ISA 500 : Les tests de procédures désignent les tests permettant d’obtenir des EP sur
l’efficacité de la conception et du fonctionnement des SC et CI.

Ces tests supposent que le CI est jugé au préalable comme efficace et fiable. Ces tests ont
pour objet de s’assurer de :

- l’existence,
- l’efficacité et
- la permanence des contrôles.

Ces tests permettent également de s’assurer que :

- les SC et de CI sont bien conçus de manière à prévenir et/ou détecter et corriger les
anomalies significatives,
- les systèmes existent et ont fonctionné de manière satisfaisante pendant toute la période
concernée.

L’étendue des tests sur les procédures dépend de la stratégie retenue pour chaque assertion.
Les moyens suivants seront utilisés pour réaliser les tests :

- interroger le personnel pour savoir qui exécute la procédure,


- observer le personnel concernant l’application effective des procédures,
- vérifier les documents et rapports pour déterminer comment la procédure est exécutée,
- refaire certains travaux pour s’assurer que la procédure est correctement appliquée.

Il existe 2 types de tests de procédures :

 les tests de cheminement : Consistent à parcourir le circuit des documents depuis leur
naissance jusqu’à leur enregistrement et leur classement pour parfaire la compréhension
du SCI. Ils sont utilisés dans la phase de planification.

 les tests de conformité : Ces tests répondent aux 5 questions suivantes :

- est-ce-qu’un CI a existé et a fonctionné comme nous l’avons compris ?


- est-ce-qu’un CI a été effectué en temps opportun ?
- est-ce-qu’un CI a été fondé sur des informations fiables ?
- est-ce-qu’un CI a permis de corriger les erreurs éventuelles ?
- est-ce-qu’un CI a concerné l’ensemble de la période auditée (tests de permanence) ?

Remarque : Il existe 2 types de contrôles :

 les contrôles de prévention : C’est l’ensemble des sécurités mises en œuvre pour empêcher
que des erreurs se produisent. Ces contrôles fonctionnent en même temps que la
réalisation des opérations. Ils sont matérialisés par des visas, signatures, cachets, etc.

 les contrôles de détection : L’objectif de ces contrôles est de détecter les erreurs
résiduelles éventuelles malgré les CI préventifs. Ces contrôles fonctionnent après la

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AUDIT FINANCIER
Support de cours

réalisation des opérations. Ils sont matérialisés par des rapprochements, des états, des
comparaisons, des tableaux, des étude, etc.

A l’issue des tests de procédures, l’auditeur détermine les écarts par rapport à la procédure.
Ces écarts peuvent être classés en 2 catégories :

 faiblesses de conception : Ces faiblesses concernent la cohérence du système comme, par


exemple :

- conception générale du CI inadéquate ;


- absence de séparation des tâches ;
- dispositifs inadéquats pour la sauvegarde des actifs.

 faiblesses d’application : Ces faiblesses concernent une mauvaise application du système.


Elles revêtent l’une des formes suivantes :

- contrôle effectué par une personne non autorisée ;


- contrôle non effectué durant un temps déterminé ;
- contrôle mal effectué.

B/ fixation du niveau du RC :

a/ Identifier les inexactitudes potentielles :

Pour chaque module il existe des check-lists énumérant les inexactitudes potentielles pour
chaque assertion. L’auditeur utilise ces listes et sa connaissance du CI du client pour se fixer
définitivement une idée sur les inexactitudes qui peuvent avoir lieu.

b/ Identifier les contrôles mis en œuvre pour prévenir et détecter ces inexactitudes :

Pour chaque module il existe des check-lists énumérant les contrôles nécessaires pour
prévenir et détecter chaque inexactitude. Si l’auditeur estime qu’un contrôle nécessaire est
inexistant ou n’est pas effectué, il doit d’abord, et avant de conclure à l’existence de
faiblesses, chercher s’il existe des contrôles compensatoires dont l’effet pourrait prévenir ou
détecter l’inexactitude.

c/ Obtenir l’assurance que ces contrôles sont effectifs :

L’auditeur effectue un prélèvement sur les documents et s’assure que les contrôles
s’effectuent normalement.

13
AUDIT FINANCIER
Support de cours

d/ Evaluation de cette évidence et fixation définitive du RC :

- analyser les différents EP obtenus et voir si les différentes sources convergent sur le fait
que ces contrôles sont effectifs. Si elles convergent, le degré d’assurance est élevé, sinon,
le degré d’assurance est faible.
- si le nombre d’exceptions dégagées par les tests de contrôles excèdent le nombre toléré, le
contrôle sera alors considéré comme non effectif.
- si le nombre d’exceptions est inférieur au nombre toléré, le contrôle sera considéré comme
effectif.
- la fixation définitive du RC fait appel au jugement professionnel de l’auditeur basé sur
une analyse prudente des EP obtenus par les tests de contrôle.
- La fixation du RC tiendra compte également des composantes du CI et du SC car ces
composantes sont en interaction et neutralisent ou accentuent les effets réciproques. Par
exemple, un mauvais SC ou une mauvaise procédure de contrôle peuvent être neutralisés
dans un bon environnement de contrôle.

14
AUDIT FINANCIER
Support de cours

Détail de la phase d’évaluation du CI :

Evaluation préliminaire

Collecte des Description narrative


procédures
Flows-charts

Tests de conformité : suivi des transactions critiques pour s’assurer de l’existence et


de la réalité du système.

QCI
L’activité de l’entreprise est divisée en cycles ou modules.
Pour chaque module, les objectifs du CI sont éclatés chacun
en un certain nombre de questions qui permettent de s’assurer
que ces objectifs sont atteints.
Ces questions, qui sont des CI, sont contenues dans le QCI.
Ces questions doivent être conçus (par le superviseur) de
manière à ce que chaque réponse par Oui constitue une force
et chaque réponse par Non une faiblesse. Les réponses par non
applicable dénotent surtout de la non adéquation du QCI à
l’entreprise concernée.
Evaluation finale

Non Oui

Points forts du
la réponse par Oui nous permet de vérifier l’existence du CI
Faiblesses de
système correspondant. Or, on doit vérifier aussi l’efficacité et la
conception
permanence de ces CI à travers les tests de CI ou le
programme de vérification du CI.

Tests de CI

(+) (-)

Allégement du programme de
Faiblesses Points forts vérification directe/renforcement du
d’application du système programme de vérification

Faiblesses du système (dossier de synthèse)

15
AUDIT FINANCIER
Support de cours

2.4 Prise en compte de l’environnement informatique :


Dans le cadre des normes d’audit, un environnement informatique existe lorsqu’un ordinateur,
quels que soit son type et ses capacités, est utilisé pour le traitement d’informations
financières d’importance significatives pour l’audit, que cet ordinateur soit exploité par
l’entité ou par un tiers.

L’auditeur prend en compte l’environnement informatique et son incidence sur la démarche


d’audit.

L’existence d’un environnement informatique ne modifie pas l’objectif et l’étendue de la


mission. Néanmoins, l’utilisation d’un ordinateur modifie la saisie et le processus de
traitement, la conservation des données et la communication des informations financières et
peut avoir une incidence sur les systèmes comptable et de contrôle interne de l’entité.

En conséquence, un environnement informatique peut avoir une influence sur :

• la démarche suivie par l’auditeur pour acquérir une connaissance suffisante des systèmes
comptable et de contrôle interne ;

• la prise en compte du risque inhérent et du risque lié au contrôle permettant d’évaluer le


risque d’audit ;

• la conception et l’exécution de tests de procédures et de contrôles substantifs nécessaires en


la circonstance pour atteindre l’objectif de l’audit.

Compétences

L’auditeur possède ou acquiert une connaissance suffisante de l’environnement informatique


de l’entité pour planifier, diriger, superviser et revoir les travaux de contrôle effectués. Il
détermine si des compétences informatiques particulières sont nécessaires pour réaliser la
mission. Si le recours à un tel professionnel est envisagé, l’auditeur rassemble suffisamment
d’éléments probants montrant que le travail effectué permet de répondre à l’objectif de
l’audit, selon la norme ISA 620 “ Utilisation des travaux d'un expert ”.

Planification

Conformément à la norme ISA 400 “ Evaluation du risque et contrôle interne ”, l’auditeur


acquiert une connaissance suffisante des systèmes comptable et de contrôle interne pour
planifier la mission et concevoir une approche d’audit efficace.

Dans la planification des aspects de l’audit susceptibles d’être influencés par l’environnement
informatique de l’entité, l’auditeur tient compte de l’importance et de la complexité des
systèmes informatiques ainsi que de la disponibilité des données pouvant être utilisées pour
l’audit, en particulier :

• de l’importance des différentes assertions sous-tendant l’établissement des comptes affectées


par le traitement informatisé d’une application comptable complexe.

16
AUDIT FINANCIER
Support de cours

• de l’organisation des activités informatiques de l’entité et du degré de concentration ou de


décentralisation du traitement informatique, notamment lorsqu’ils ont une influence sur la
séparation des tâches.

• de la disponibilité des données.

Dans un environnement informatique utilisant des systèmes importants et complexes,


l’auditeur acquiert également la connaissance de cet environnement et détermine si celui-ci
peut influencer l’évaluation du risque inhérent et l’évaluation du risque lié au contrôle.

La nature des risques et les caractéristiques du contrôle interne dans un environnement


informatique comprennent :

• le manque de trace matérielle justifiant les opérations ;


• l’uniformité du traitement des opérations ;
• la séparation insuffisante des tâches ;
• le risque d’erreurs et d’irrégularités ;
• le lancement ou l’exécution des opérations ;
• la dépendance vis-à-vis d’autres contrôles du traitement informatisé ;
• le renforcement potentiel de la supervision de la direction ;
• l’utilisation potentielle de techniques d’audit assistées par ordinateur.

Les risques, ainsi que les contrôles mis en œuvre, liés aux caractéristiques du système
informatique, ont une incidence potentielle sur l’évaluation du risque d’audit par l’auditeur, et
sur la nature, le calendrier et l’étendue des procédures d’audit.

Evaluation du risque

Conformément à la norme ISA 400 “Evaluation du risque et contrôle interne”, l’auditeur


évalue le risque inhérent et le risque lié au contrôle pour chacune des assertions importantes
sous-tendant l’établissement des comptes.

Le risque inhérent et le risque lié au contrôle dans un environnement informatique peuvent


avoir à la fois des effets diffus, et des effets spécifiques par type de postes sur la probabilité
d'anomalies significatives dans les circonstances suivantes :

• les risques peuvent résulter de déficiences dans les activités informatiques générales.

• les risques peuvent accroître la possibilité d’erreurs ou de fraudes dans des applications
spécifiques, des bases de données, des fichiers maîtres ou des traitements spécifiques.

17
AUDIT FINANCIER
Support de cours

Procédures d’audit

Conformément à la norme ISA 400 “ Evaluation du risque et contrôle interne ”, l’auditeur


prend en compte l’environnement informatique dans la définition de procédures d’audit visant
à réduire le risque d’audit à un niveau acceptable faible.

Les objectifs d’audit restent identiques, que les données comptables soient traitées
manuellement ou par informatique. Toutefois, les méthodes de mise en œuvre des procédures
d’audit pour réunir des éléments probants peuvent être influencées par le mode de traitement
utilisé.

L’auditeur peut appliquer des procédures d’audit manuelles, des techniques assistées par
ordinateur, ou combiner les deux pour rassembler suffisamment d’éléments probants. Il peut
également utiliser des outils d’audit informatisés généraux ou spécialisés pour l’exécution des
contrôles d’audit.

Dans certains systèmes comptables utilisant un ordinateur pour traiter des applications
importantes, il peut être difficile, voire impossible, pour l’auditeur de se procurer certaines
données à des fins d’inspection, de vérification ou de confirmation externe sans utiliser
l'informatique.

18
AUDIT FINANCIER
Support de cours

2.5 Prise en compte de l’audit interne :

L’auditeur prend en considérations les activités de l’audit interne, ainsi que leur incidence
éventuelle sur ses propres procédures d’audit.

Même si l’auditeur conserve l’entière responsabilité de l’opinion exprimée sur les comptes
ainsi que de la définition de la nature, du calendrier et de l’étendue de ses procédures d’audit,
certains aspects des travaux de l’audit interne peuvent lui être utiles.

Relations entre l’audit interne et l’auditeur

L’audit interne fait partie de l’entité. Quel que soit son degré d’autonomie et d’objectivité, il
ne peut jouir de la même indépendance que celle exigée de l’auditeur qui prend l’entière
responsabilité de l’opinion exprimée sur les comptes.

Cette responsabilité ne peut en aucune façon être réduite par un partage des travaux et donc
par l’utilisation faite des travaux de l’audit interne. Dès lors, tous les jugements relatifs à
l’audit des comptes relèvent de la responsabilité de l’auditeur.

Prise de connaissance des activités de l’audit interne et évaluation préliminaire

L’auditeur acquiert une connaissance suffisante des activités de l’audit interne dans le cadre
de la planification de ses travaux et de la définition d’une approche d’audit efficace.

Lors de la planification de l’audit, l’auditeur procède à une évaluation préliminaire de la


fonction d’audit interne lorsqu’il s’avère que les activités de celle-ci peuvent être utiles à
certains aspects de sa mission d’audit.

Pour acquérir cette connaissance et procéder à une évaluation préliminaire de la fonction de


l’audit interne, les critères suivants sont à prendre en compte :

(a) Place dans l’organisation : statut spécifique de l’audit interne dans l’entité et incidence de
ce statut sur l’objectivité des auditeurs internes.
(b) Etendue de la fonction : nature et étendue des travaux confiés à l’audit interne.
(c) Compétences techniques : réalisation des travaux par des personnes disposant d’une
formation technique adaptée et d’une bonne expérience en tant qu’auditeurs internes.
(d) Savoir-faire : planification, supervision, contrôle et documentation corrects des travaux.

Liaison et coordination

La coordination avec l’audit interne est plus efficace lorsque des réunions ont lieu à des
intervalles réguliers. L’auditeur doit être informé des rapports d’audit interne et y avoir accès ;
il doit être également tenu informé de toute question significative dont l’audit interne a
connaissance et susceptible d’avoir une incidence sur ses propres travaux. De même, il
informe l’audit interne, dans les limites et le respect des principes et règles applicables en
matière de secret professionnel, de toute question significative pouvant avoir une incidence
sur les travaux de l’audit interne.

Evaluation et revue des travaux de l’audit interne

19
AUDIT FINANCIER
Support de cours

Lorsque l’auditeur envisage d’utiliser des travaux spécifiques réalisés par l’audit interne, il
évalue et revoit ces travaux pour s’assurer de leur adéquation avec ses propres objectifs.

Dans la revue de ces travaux, il s’assure que leur étendue et les programmes de travail
correspondants sont adaptés et détermine si l’évaluation préliminaire qu’il a faite des activités
de l’audit interne reste toujours valable. Cette revue a pour objectif, entre autre, de déterminer
si :

(a) les travaux sont réalisés par des personnes disposant d’une formation technique et d’une
expérience suffisantes en tant qu’auditeurs internes et si ces travaux sont correctement
supervisés, contrôlés et documentés,
(b) des éléments probants suffisants et appropriés ont été réunis pour s’assurer que les
conclusions sont raisonnablement fondées,
(c) les conclusions formulées répondent aux objectifs et les rapports établis sont cohérents
avec le résultat des travaux,
(d) une solution satisfaisante a été apportée aux problèmes relevés ou aux questions
inhabituelles mises en évidence par les travaux.

L’évaluation et la revue des travaux effectués par l’audit interne font l’objet d’une
documentation appropriée dans les dossiers de travail de l’auditeur. Celle-ci peut comporter :

- les comptes-rendus d’entretien définissant la nature et l’étendue des travaux de l’audit


interne,
- une copie du programme de travail de l’audit interne,
- une copie des conclusions sur les travaux effectués par l’audit interne,
- une copie des rapports de l’audit interne,
- une description des contrôles effectués sur les dossiers de travail de l’audit interne.

20
AUDIT FINANCIER
Support de cours

2.6 Prise en compte des textes légaux et réglementaires :

Lors de la planification et de la réalisation de sa mission d’audit, ainsi que lors de l’évaluation


des résultats de ses travaux et de la communication de ses conclusions, il faut garder à l'esprit
que le non-respect par l’entité des textes légaux et réglementaires peut conduire à des
anomalies significatives dans les comptes.

La détection d’un non-respect, quelle que soit sa gravité, conduit à s’interroger sur l’intégrité
de la direction ou des employés et sur les répercussions possibles sur d’autres aspects de la
mission d’audit.

Le terme « non-respect » se rapporte à des omissions ou à des actes commis par l'entité, de
manière délibérée ou non, qui enfreignent les textes légaux et réglementaires en vigueur. Ces
actes englobent les opérations effectuées, ou au nom de l’entité, ou pour son compte, par un
membre de la direction ou par les employés. Ne sont pas visées les fautes personnelles sans
lien avec les activités de l’entité commises par un membre de la direction ou par les employés.

Il existe de nombreux textes légaux et réglementaires concernant le fonctionnement de l’entité


et les différents aspects de son activité. Certains régissent l’établissement ou la présentation
des comptes, les opérations à enregistrer ou les informations à fournir en annexe. D’autres
s’appliquent aux obligations de la direction ou définissent les conditions dans lesquelles
l’entité est autorisée à exercer ses activités. De même, certaines entités opèrent dans des
secteurs d’activités réglementés (banques ou industries chimiques par exemple) ; d’autres sont
soumises à des textes légaux et réglementaires afférents à leur exploitation (par exemple :
hygiène et sécurité sur le lieu de travail). Le non-respect des textes légaux et réglementaires
peut donc avoir des conséquences financières pour l’entité : amendes, procès, etc.
Cependant, en règle générale, l’attention doit être orientée vers la détection des cas de non-
respect des textes légaux et réglementaires ayant un rapport avec les événements ou
opérations traduits dans les comptes.

Responsabilité de la Direction quant au respect des textes légaux et réglementaires

Les dirigeants sont tenus de veiller à ce que l’entité exerce ses activités conformément aux
textes légaux et réglementaires. Ils sont donc responsables de la prévention et de la détection
du non-respect de ces textes.

Les politiques et procédures suivantes, entre autres, peuvent aider les dirigeants à faire face à
leurs responsabilités en termes de prévention et de détection du non-respect des textes :

 s’informer des obligations légales et réglementaires applicables à l’entité et s’assurer


que les procédures mises en place sont conçues pour les respecter ;
 définir et faire appliquer des contrôles internes appropriés ;
 élaborer, diffuser et appliquer un code de conduite ;
 veiller à ce que les employés soient correctement formés et comprennent le code de
conduite ;
 s’assurer du respect du code de conduite et prendre les mesures appropriées à l’égard
des employés qui l’enfreignent ;
 se faire assister de conseils chargés de tenir l'entité informée des obligations
légales ;
21
AUDIT FINANCIER
Support de cours

 tenir un registre dressant la liste des principaux textes que l’entité a l'obligation de
respecter dans son secteur d’activité.

Dans les entités de plus grande taille, ces politiques et procédures peuvent être
complétées en attribuant des responsabilités à :
 une fonction d’audit interne ;
 un comité d’audit.

Appréciation du respect des textes légaux et réglementaires

En application de la norme ISA 200 « Objectif et principes généraux d’une mission d’audit »,
l’auditeur planifie et conduit sa mission d’audit en faisant preuve d’esprit critique et en étant
conscient que ses contrôles peuvent mettre en évidence des conditions ou des événements
conduisant à s’interroger sur le non-respect par l’entité des textes légaux et réglementaires.
Lors de la planification de sa mission d’audit, l’auditeur prend connaissance du cadre légal et
réglementaire dans lequel s’inscrit l’entité et son secteur d’activité, et apprécie dans quelle
mesure elle s’y conforme.

A l’occasion de cette prise de connaissance, il faut garder à l’esprit que certains textes légaux
et réglementaires peuvent avoir des incidences décisives sur les activités de l’entité. Le non-
respect de ces textes peut en effet entraîner, dans certains cas, une cessation d’activité, ou
remettre en cause la continuité de l’exploitation. C’est par exemple le cas si l’entité ne
respecte pas les obligations relatives à une autorisation d’exploitation ou de toute autre
exigence conditionnant l’exercice de ses activités (pour une banque, le non-respect des ratios
de fonds propres ou de liquidité par exemple).

Liste des contrôles possibles

 recourt à notre connaissance du secteur d’activité de l’entité ;


 interroger la direction sur les politiques et les procédures visant à garantir le respect des
textes légaux et réglementaires et en particulier ceux susceptibles d’avoir une incidence
significative sur les activités de l’entité ;
 s’entretenir avec la direction des politiques ou des procédures adoptées pour identifier,
évaluer et suivre les litiges et pénalités ;
 s’entretenir avec les autres auditeurs du cadre légal et réglementaire des différentes filiales
dans d’autres pays (par exemple, si la filiale est tenue de se conformer aux
réglementations en matière de règles de sécurité applicables à la société mère).

22
AUDIT FINANCIER
Support de cours

 Mettre en œuvre des procédures visant à identifier des cas possibles de non-respect des
textes légaux et réglementaires qu’il conviendrait de considérer lors de la préparation des
comptes. A ce titre :
 s’enquérir auprès des dirigeants du respect des textes ;
 prendre connaissance de la correspondance reçue des autorités administratives ;
 réunir des éléments probants suffisants et appropriés relatifs au respect des
textes légaux et réglementaires qui, à son avis, peuvent avoir un effet sur
l’évaluation des postes significatifs et sur les informations fournies dans
l’annexe. Pour ce faire, il convient qu’il ait une connaissance suffisante de ces
textes.
 lecture des procès verbaux ;
 demander des renseignements adressées à la direction ou au conseil
d’administration sur les procès, contentieux et impositions mises en
recouvrement.
 Obtenir des déclarations écrites de la direction attestant que nous ont été révélés
tous les cas survenus ou potentiels de non-respect des textes légaux et
réglementaires dont les conséquences doivent être prises en compte lors de
l'établissement des comptes.

En cas de détection de non-respect de textes, il faut analyser :

 les conséquences financières potentielles, telles que celles résultant d'amendes,


de pénalités, de dommages et intérêts, de menace d’expropriation d’actifs, de
cessation forcée des activités ou de contentieux ;
 si les répercussions financières potentielles nécessitent d’en faire mention dans le
rapport ;
 si les conséquences financières potentielles sont susceptibles de remettre en
cause l’image fidèle que donnent les comptes.

Par ailleurs, il faut examiner si les faits relevés sont constitutifs de fraudes à signaler.

Lorsqu’on estime qu’il peut y avoir non-respect des textes, il faut documenter ses
constatations dans son dossier de travail et s’en entretient avec la direction.

Si on considère que la direction n’a pas fourni suffisamment d’informations justifiant que les
textes légaux et réglementaires sont respectés, on peut s’entretenir de la situation avec
l’avocat de l’entité. Lorsque la consultation avec l’avocat de l’entité paraît inappropriée ou
lorsque on ne peut se satisfaire de l’avis de celui-ci, on peut demander à notre propre avocat
son opinion sur le non-respect d'un texte légal ou réglementaire, et quelles en sont les
conséquences juridiques éventuelles.

Lorsqu’il est impossible de réunir des informations suffisantes sur le non-respect supposé d'un
texte, on considère l’incidence de l’absence d’éléments probants sur l’expression de son
opinion.

Communication du non-respect des textes légaux et réglementaires à la Direction

23
AUDIT FINANCIER
Support de cours

Tout cas de non respect des textes légaux et réglementaires doit être communiqué, dans les
meilleurs délais, à la direction.

Si on conclut que le non-respect d’un texte légal ou réglementaire a des conséquences


significatives sur les comptes qui n’ont pas été correctement traduites dans ceux-ci, il
émet une opinion avec réserve ou une opinion défavorable. Si on n’est pas à même de
déterminer si le non-respect d’un texte s’est produit du fait des limites imposées par les
circonstances et non par l’entité, on en tire les conséquences dans l’expression de son
opinion.

Aux autorités judiciaires


Le secret professionnel interdit en général à l’auditeur toute révélation du non-respect d'un
texte légal ou réglementaire à un tiers. Toutefois, dans certaines circonstances, le devoir de
secret professionnel cède le pas à la réglementation, à la loi ou aux tribunaux. Dans ces
situations, l’auditeur fait application des dispositions du code de déontologie de l’OECT.

Eléments indiquant la possibilité d’un non-respect des textes légaux et réglementaires

 Enquête de services administratifs ou paiement d’amendes ou de pénalités.


 Paiement de services à des consultants ou à des parties liées dont l’objet ou la cause
 ne sont précisés.
 Commissions sur ventes ou commissions d’agents disproportionnées par rapport à
celles habituellement payées par l’entité ou pratiquées dans la profession, ou par
rapport aux services effectivement rendus.
 Achat à des prix sensiblement supérieurs ou inférieurs à ceux du marché.
 Opérations inhabituelles avec des entités dont le siège se trouve dans un pays à
fiscalité privilégiée.
 Paiement de biens ou de services effectués dans un pays autre que celui d’où
provenaient les biens ou les services.
 Paiement sans remise de justificatif probant.
 Existence d’un système comptable qui, de par sa conception ou fortuitement, n’est
pas en mesure de fournir une trace matérielle permettant des contrôles ou
suffisamment d’éléments probants.
 Opérations non autorisées ou mal enregistrées.
 Article de presse ou commentaires dans les médias.

24
AUDIT FINANCIER
Support de cours

2.7 Eléments à considérer lorsque l’entité auditée fait appel à un service de


bureau :
Une entité peut faire appel à un service bureau dans différents domaines ; par exemple, pour
exécuter des tâches et tenir la comptabilité y afférente, ou enregistrer des opérations et traiter
les données correspondantes (ex : service bureau informatique).

Si l’entité fait appel à un service bureau, certaines politiques et procédures et certains


documents produits par ce dernier peuvent être utiles pour l’audit des comptes de l’entité.
L’auditeur évalue l’incidence des prestations fournies par le service bureau sur les systèmes
comptable et de contrôle interne de l’entité afin de planifier sa mission et concevoir une
approche d’audit efficace.

Eléments à prendre en compte par l’auditeur

Un service bureau peut définir et mettre en œuvre des politiques et des procédures qui
affectent les systèmes comptable et de contrôle interne de l’entité cliente et qui sont
autonomes par rapport à celles de l’entité.

L’auditeur détermine l’importance des prestations fournies par le service bureau et leur
incidence sur sa mission d’audit.

Pour ce faire, il prend en compte les éléments suivants :


• nature des prestations fournies ;
• conditions contractuelles et relations entre l’entité et le service bureau ;
• assertions significatives sous-tendant l’établissement des comptes qui peuvent être
influencées par le recours à un service bureau ;
• risque inhérent associé à ces assertions ;
• interactions entre les systèmes comptable et de contrôle interne de l’entité et ceux du service
bureau ;
• contrôles internes de l’entité auxquels sont soumises les opérations traitées par le service
bureau ;
• organisation interne et surface financière du service bureau et incidence éventuelle d'une
défaillance de ce dernier ;
• informations émanant du service bureau telles que celles figurant dans ses manuels
utilisateurs et ses manuels techniques ;
• informations disponibles sur les contrôles généraux et les contrôles informatiques relatifs
aux applications utilisées par le service bureau pour l’entité.

Si l’auditeur conclut que les activités du service bureau ont une incidence significative sur le
fonctionnement de l'entité et peuvent en conséquence affecter la démarche d’audit, il
rassemble des informations suffisantes pour comprendre les systèmes comptable et de
contrôle interne du service bureau et évalue le risque lié au contrôle à un niveau élevé, ou à un
niveau inférieur (moyen ou faible) selon que des tests de procédures seront ou non réalisés.

25
AUDIT FINANCIER
Support de cours

L’auditeur peut être en mesure d’identifier les domaines des systèmes comptable et contrôle
interne de l’entité affectés par l’intervention du service bureau, en prenant connaissance des
rapports destinés aux tiers émis par le confrère intervenant au sein du bureau. En outre, il peut
également utiliser ces mêmes rapports dans son évaluation du risque lié au contrôle relatif à
des assertions influencées par les systèmes de contrôle du service bureau.

Si l’auditeur utilise le rapport du confrère intervenant dans le service bureau, il envisage de


s’assurer de sa compétence professionnelle au regard de la mission spécifique qui lui a été
confiée.

Lorsque l’auditeur arrive à la conclusion qu’il est plus efficace de réunir des éléments
probants au moyen de tests de procédures pour étayer une évaluation du risque lié au contrôle
à un niveau inférieur (moyen ou faible), il peut obtenir ces éléments :

• en réalisant des tests sur les contrôles auxquels l’entité soumet les prestations du service
bureau ;

• en obtenant un rapport du confrère intervenant dans le service bureau sur l’efficacité du


fonctionnement des systèmes comptable et de contrôle interne de ce dernier et relatifs au
traitement des applications considérées dans sa mission d’audit ;

• en se rendant au service bureau pour effectuer lui-même des tests de procédures.

Rapport du confrère intervenant dans le service bureau

Lorsque l’auditeur utilise le rapport d’un confrère intervenant dans le service bureau, il
examine la nature et les conclusions de ce rapport.

L’auditeur examine l’étendue des travaux effectués par le confrère intervenant dans le service
bureau et évalue au regard de l’objectif d’audit, si son rapport est utile et approprié.

Concernant les tests de procédures portant sur les opérations de l’entité et leurs résultats,
l’auditeur détermine si la nature, le calendrier et l’étendue de ces tests fournissent des
éléments probants suffisants et appropriés sur l’efficacité des systèmes comptable et de
contrôle interne afin d’étayer son évaluation du niveau de risque lié au contrôle.

Dans certains cas, le confrère intervenant dans le service bureau peut avoir reçu comme
mission d’effectuer des contrôles substantifs pour les besoins spécifiques de la mission
d’audit de l’auditeur. Cette mission peut relever de l’exécution de procédures convenues entre
l’entité et l’auditeur ou entre le service bureau et son propre expert-comptable ou autre
confrère.

Lorsque l’auditeur utilise le rapport d’un confrère intervenant dans le service bureau, aucune
référence n’y est faite dans son propre rapport.

26
AUDIT FINANCIER
Support de cours

2.8 Utilisation des travaux d’un autre professionnel chargé du contrôle des comptes
d’une entité détenue :

Lorsque l’entité auditée détient des participations significatives au regard de ses comptes
annuels, l’utilisation des travaux d’autres professionnels chargés du contrôle des comptes des
entités détenues majoritairement ou minoritairement peut avoir lieu pour s’assurer que la
valeur comptable de ces participations n’est pas supérieure à leur valeur d’inventaire.

A cette fin, on considère :

(a) l’importance de la valeur de la participation détenue, dans chaque entité, par


rapport à la rubrique « titres de participation » et aux autres rubriques du bilan ;
(b) notre niveau de connaissance des activités de ces entités ;
(c) le risque d’anomalies significatives dans leurs comptes ;
(d) la nécessité d’obtenir le rapport du professionnel chargé du contrôle des comptes
de ces entités ;
(e) le cas échéant, et on le juge utile, la nécessité d’obtenir de ces mêmes
professionnels des informations sur les travaux effectués.

Dans le but d’exprimer une opinion sur les comptes consolidés, il y a lieu de :
 examiner, dans le respect des règles de confraternité, les travaux des professionnels
chargés du contrôle des comptes des entités comprises dans la consolidation ;
 apprécier dans quelle mesure il est nécessaire de procéder à des investigations
directement auprès de ces mêmes entités.

Pour déterminer la nature et l’étendue des procédures à mettre en œuvre, on prend en


considération :

(a) l' importance au regard des comptes consolidés des entités concernées, et de la
méthode de consolidation qui leur est applicable,
(b) le niveau de connaissance des activités de ces entités,
(c) le risque d’anomalies significatives dans les comptes des entités concernées.

Procédures mises en œuvre

a) Evaluer la compétence professionnelle de l’auditeur de l’entité détenue. Parmi les critères à


retenir pour évaluer cette compétence, on citera : son inscription en tant que membre d'un
même institut ou ordre professionnel, son appartenance ou son affiliation à un autre cabinet
connu ou la référence, en qualité de membre, à un réseau de cabinets auquel l’autre
professionnel appartient.

b) Réunir des éléments probants suffisants et appropriés montrant que les travaux du
professionnel répondent aux objectifs fixés.

27
AUDIT FINANCIER
Support de cours

c) Informer l’autre professionnel :


 de l’obligation d’indépendance vis-à-vis de l’entité et de celle dans laquelle elle
détient une participation ; et obtenir, le cas échéant, une déclaration écrite attestant
du respect de cette obligation,
 de l’utilisation prévue de ses travaux et de ses conclusions ainsi que le calendrier
de réalisation des travaux et des points nécessitant une attention particulière, par
exemple des procédures d’identification des opérations avec les entités liées
susceptibles d'être mentionnées dans l’annexe,
 des obligations comptables, des normes à appliquer en matière d’audit, de
communication des conclusions et de contenu du rapport.

Il est possible de procéder à des contrôles complémentaires auprès de cette entité.


Selon les circonstances, ces contrôles sont effectués par nos soins ou par l’autre
professionnel.

Le dossier de travail doit comporter les informations concernant les entités détenues
dont les comptes ont été audités par d'autres professionnels telles que :
 leur importance au regard des comptes de l’entité dans son ensemble ;
 le nom de ces professionnels ;
 les conclusions établissant que certaines entités ne sont pas significatives ;
 les procédures mises en œuvre et les conclusions auxquelles elles ont
abouti ;
 Toute information susceptible d’avoir une incidence sur le programme de
travail

Conséquences sur l’expression de l’opinion

Lorsqu’on conclut que les travaux de l’autre professionnel ne peuvent pas être utilisés et qu’il
n’a pas été possible de mettre en œuvre des procédures complémentaires suffisantes sur les
comptes de l’entité auditée par l’autre professionnel, on exprime une opinion avec réserve
pour cause d’impossibilité résultant de la limitation dans l’étendue des travaux d’audit.

Si l’autre professionnel établit ou a l’intention d’établir un rapport d’audit avec réserve


ou un refus d’opinion, il faut déterminer si la nature et l’importance de la réserve ou du
refus sont telles, au regard des comptes de l’entité objet de la mission, qu’une réserve
ou un refus d’exprimer une opinion s’impose dans le rapport.

Dans un rapport sur les comptes consolidés, l’auditeur de l’entité consolidante prend
entière responsabilité de l’opinion qu’il exprime et des motifs qui la justifient ; il ne
peut pas reprendre en la lui imputant nommément, l’opinion émise par un autre
professionnel chargé du contrôle des comptes d’une entité consolidée.

28
AUDIT FINANCIER
Support de cours

2.7 La détermination du risque de non détection (RND) et les tests substantifs :

A/ Détermination du RND :

Les tests de validité constituent la conséquence du niveau du RND. Le RND acceptable est
lui-même fonction de la fixation définitive du niveau du RC suite aux tests de contrôle ; le RI
étant fixé depuis la phase de planification.
RA
RND =
RI * RC

Il peut être fixé aussi qualitativement.

a/ Comptes alimentés par des classes de transactions uniques :

Exemple : ventes / achats de MP.

Dans ce cas, le jugement du RC relatif aux assertions d’existence et d’exhaustivité des


comptes ventes est le même que celui dégagé lors de l’examen du CI relatif au cycle des
ventes.

b/ Comptes alimentés par plusieurs classes de transactions :

Par exemple, les comptes banque, caisse, sont alimentés au débit par des encaissements issus
du cycle des ventes et sont crédités par les décaissements issus du cycle des dépenses.
Dans ce cas, le jugement sur le RC relatif à l’assertion d’évaluation est le même que celui des
2 assertions issues des cycles des ventes et des dépenses.

c/ Comptes alimentés par des estimations comptables :

Les estimations comptables sont des approximations d’éléments et comptes des EF en


l’absence de calcul objectif précis. Exemples de comptes alimentés par des estimations
comptables : provisions pour risques, provisions pour dépréciation, dotations aux
amortissements…
Ces estimations sont effectuées sous la responsabilité de la Direction. Elles n’obéissent à
aucun module de CI et ne sont par conséquent pas répétitives. Pour ces comptes, la stratégie
est corroborative.

d/ Relation entre le niveau du RND et les tests de validité :

Si RND acceptable est élevé alors, les tests de validité seraient limités et donc moins coûteux.
Si RND acceptable est bas alors, les tests de validité seraient étendus et donc plus coûteux.

B/ Les tests substantifs :

ISA 500 : “Les contrôles substantifs désignent les procédures visant à obtenir des EP afin de
détecter des anomalies significatives dans les EF. Ils sont de 2 types :

- contrôles portant sur le détail des opérations et des soldes ;

29
AUDIT FINANCIER
Support de cours

- procédures analytiques.

Les tests substantifs permettent à l’auditeur de détecter des erreurs monétaires ou des
inexactitudes dans les enregistrements comptables des transactions et des soldes.
Les tests substantifs fournissent à l’auditeur une évidence sur le respect et la sincérité relative
aux assertions significatives des EF.

a – Les tests sur le détail des opérations et les soldes :

 Tests sur le détail des opérations:


L’objectif de ces tests est de déceler des erreurs monétaires ou des irrégularités plutôt que des
exceptions ou des écarts d’application des contrôles. L’auditeur s’assure en effectuant ces
tests si les transactions enregistrées existent et que l’ensemble des transactions effectuées est
enregistré et concerne la période, si elles sont correctement classées, totalisées et rapportées
sur les fiches, GL et balances (comptes d’immobilisations).
Dans ces tests, l’auditeur obtient une évidence d’audit à partir d’un échantillon de
transactions.
Le coût de ces tests est supérieur à celui des examens analytiques, mais moins élevé que celui
des tests sur les soldes.

 Tests sur les soldes :


Ils fournissent une évidence directe à partir des soldes plutôt qu’à partir des mouvements
débits/ crédits qui forment ces soldes (comptes de bilan).

L’étendue et la nature des tests dépendent du niveau du RND.

b – L’examen analytique :

Généralement, l’examen analytique n’est pas à lui seul une procédure de validation. Il est
souvent appelé examen analytique à assurance limitée. L’examen analytique permet
d’éliminer ou de couvrir 30% du RND. Il y a 2 types d’examens analytiques :

(1) examen analytique persuasif : il consiste à :

- estimer ce que devrait être le solde d’un compte à partir de données extra comptables ;
- comparer l’estimation avec le solde réel ;
- apprécier le caractère significatif de l’écart éventuel ;
- conclure sur la fiabilité du compte.

Il est à signaler que le solde estimé doit se situer dans l’intervalle :


solde comptable +/- l’erreur tolérable.

30
AUDIT FINANCIER
Support de cours

(2) examen analytique corroboratif :

Il est utilisé en association avec les autres tests et a pour objectif de confirmer les conclusions
issues des autres tests. On dira que l’examen analytique corroboratif corrobore les autres
contrôles.

C/ Autres remarques :

 comptes de charges et de revenus : examen analytique persuasif.

 comptes affectés par des transactions issues de parties liées : tests de détail.

 procédures d’audit :

D’après l’ISA 500, l’auditeur applique une ou plusieurs des procédures suivantes :

(1) Inspection :

Examiner les livres comptables, les documents ou les actifs physiques. L’inspection des actifs
physiques peut être appliquée aux immobilisations, stocks, portefeuille titres, effets à recevoir,
caisse.

Ces procédures fournissent des EP relatifs à l’assertion d’existence uniquement.

(2) Observation : pour les tests de contrôle.

(3) Demande d’informations et confirmations : circularisation (ou confirmation directe).

Une confirmation est une réponse à une demande d’informations permettant de corroborer
une information interne avec une information externe. Généralement, elle fournit une forte
évidence d’audit.

On peut distinguer 3 types de circularisations :

- circularisation positive,
- circularisation négative,
- circularisation aveugle.

(4) calcul : vérifier principalement l’exactitude arithmétique.

(5) Procédures analytiques.

31
AUDIT FINANCIER
Support de cours

2.8 Prise en compte de la continuité de l’exploitation :

Lors de la planification et de la réalisation de l’audit, et de l’évaluation des résultats qui en


découlent, l’auditeur apprécie le bien-fondé de l’utilisation par la direction de la convention
comptable de base de continuité de l’exploitation pour l’établissement des comptes.

A/ Responsabilité de la direction :

L’évaluation par la direction de la validité de la convention comptable de base de continuité


de l’exploitation implique l’exercice d’un jugement, à un moment donné, sur la survenance de
faits ou d’événements qui sont, par nature, incertains. Les facteurs suivants sont à prendre en
considération :

Indicateurs de nature opérationnelle

- Départ de cadres sans remplacement ;


- Perte d’un marché important, d’une franchise, d’une licence ou d’un fournisseur principal ;
- Troubles sociaux ;
- Pénuries de matières premières indispensables.

Autres indicateurs

- Non-respect des obligations relatives au capital social ou d’autres obligations statutaires ;


- Procédures judiciaires en cours à l’encontre de l’entité pouvant avoir des conséquences
financières auxquelles l’entité ne pourra faire face ;
- Modifications dans la législation ou la politique gouvernementale qui risquent d’avoir des
effets défavorables sur l’entité.

B/ Rôle de l’auditeur :

Le rôle de l’auditeur est de s’interroger sur la validité de l’utilisation par la direction de la


convention comptable de base de continuité de l’exploitation pour l’établissement des
comptes et d’apprécier s’il existe des incertitudes significatives sur la poursuite de
l’exploitation devant être mentionnées dans l’annexe.

L’auditeur ne peut prédire les faits ou les événements futurs qui pourront amener l’entité à
cesser son exploitation. De ce fait, l’absence dans son rapport de toute référence à une
incertitude en matière de continuité de l’exploitation ne peut être considérée comme une
garantie de la pérennité de l’exploitation.

32
AUDIT FINANCIER
Support de cours

C/ Planification de la mission :

Lors de la planification de sa mission d’audit, l’auditeur prend en compte l’existence de faits


ou d’événements susceptibles de remettre en cause la continuité de l’exploitation.

Tout au long de sa mission, l’auditeur reste vigilant à tous faits ou événements susceptibles de
remettre en cause la continuité de l’exploitation. Si de tels faits ou événements sont relevés,
l’auditeur, en complément des procédures, examine si ces faits ou événements ont une
incidence sur son appréciation des composants du risque d’audit.

D/ Appréciation de l’évaluation faite par la direction :

L’auditeur apprécie l’évaluation faite par la direction de la capacité de l’entité à poursuivre


son exploitation.

L’auditeur prend en compte la même période que celle retenue par la direction pour son
évaluation. Si cette période est inférieure à douze mois suivant la date de clôture de l’exercice,
il demande à la direction d’étendre son évaluation sur une période de douze mois à partir de
cette date.

E/ Période postérieure à celle prise en compte par la direction dans son évaluation :

L’auditeur s’informe auprès de la direction de faits ou d’événements, dont elle aurait


connaissance, pouvant intervenir postérieurement à la période couverte par son évaluation et
susceptibles de remettre en cause la continuité de l’exploitation.

F/ Procédures d’audit complémentaires lorsque des faits ou des événements sont identifiés :

Lorsque des faits ou événements susceptibles de remettre en cause la continuité de


l’exploitation ont été identifiés, l’auditeur :

a) examine les plans d’actions de la direction pour faire face aux problèmes relevés dans le
but de poursuivre l’exploitation,
b) rassemble des éléments probants suffisants et appropriés pour confirmer ou infirmer
l’existence d’une incertitude significative sur la continuité de l’exploitation ; cette collecte
d’éléments probants est réalisée par la mise en œuvre des procédures d’audit jugées
nécessaires, et notamment l’examen de l’effet de tous plans de la direction et de tous autres
facteurs pouvant permettre de réduire cette incertitude , et
c) obtient une déclaration écrite de la direction concernant ses plans d’actions pour l’avenir.

33
AUDIT FINANCIER
Support de cours

Les procédures applicables en la matière peuvent comporter :

- l’analyse et la discussion avec la direction des besoins de trésorerie, des résultats


prévisionnels et d’autres prévisions,
- l’analyse et la discussion avec la direction des derniers comptes intermédiaires,
- l’examen des conditions et des obligations des contrats de prêt afin de déceler tout Non-
respect de leurs dispositions,
- la lecture des procès-verbaux du conseil d’administration et des comités spécialisés afin d’y
déceler des références à des difficultés financières,
- des demandes d’informations adressées aux avocats de l’entité concernant les procès et les
contentieux, leur issue probable et leurs conséquences financières,
- la confirmation de l’existence, de la validité et conditions d’application des accords conclus
avec les parties liées ou des tiers visant à assurer ou à maintenir un soutien financier et
l’évaluation de la capacité financière de ces parties à accorder un financement
supplémentaire,
- l’examen des mesures envisagées pour faire face aux commandes clients non honorées,
- l’examen des événements postérieurs à la clôture de l’exercice pour déterminer les éléments
pouvant affecter la continuité de l’exploitation ou, le cas échéant, améliorer la situation.

Lorsque l’analyse des flux de trésorerie est un élément significatif pour évaluer les
conséquences futures de faits ou d’événements, l’auditeur apprécie la fiabilité du système
utilisé par l’entité pour générer ces informations et le caractère raisonnable des éléments
servant de base aux hypothèses.

En outre, l’auditeur compare :

a) les informations financières prévisionnelles pour les périodes écoulées avec les réalisations
pour ces mêmes périodes et,
b) les informations financières prévisionnelles pour la période en cours avec les réalisations à
la date de sa revue.

G/ Retard dans l’arrêté et l’approbation des comptes :

Lorsque l’auditeur constate un retard important par rapport au calendrier habituel d’arrêté des
comptes et de leur approbation par les organes compétents de l’entité, notamment lorsqu’il est
demandé à un Tribunal un report de délai pour la tenue de l’assemblée, il s’enquiert des
raisons l’ayant entraîné. Lorsqu’il considère que ce retard peut être imputable à des faits ou
des événements ayant trait à la continuité de l’exploitation, l’auditeur envisage la nécessité de
mettre en œuvre des procédures d’audit complémentaires et, sur la base des conclusions qui
en résultent, en tire, le cas échéant, les conséquences sur l’expression de son opinion.

34
AUDIT FINANCIER
Support de cours

H/ Conclusions et incidence sur l’expression de l’opinion :

A partir des éléments probants réunis, l’auditeur détermine si, sur la base de son jugement
professionnel, les faits ou événements relevés susceptibles de remettre en cause la continuité
de l’exploitation, pris isolément ou ensemble, font peser une incertitude significative sur
celle-ci.

Si une information pertinente est donnée dans les notes aux états financiers, l’auditeur
exprime une opinion sans réserve, mais complète son rapport par une observation insérée dans
un paragraphe distinct placé après l’expression de son opinion. Dans ce paragraphe l’auditeur
attire l’attention sur l’existence d’une incertitude significative faisant peser un doute sur la
continuité de l’exploitation soulignant ainsi la situation décrite dans les notes aux états
financiers où sont données les informations.

Si une information pertinente concernant les incertitudes qui pèsent sur la continuité de
l’exploitation n’est pas donnée dans les notes aux états financiers, l’auditeur formule, selon
les circonstances, une opinion avec réserve ou un refus d’exprimer une opinion. Son rapport
comporte une référence précise au fait qu’il existe une incertitude significative faisant peser
un doute sur la continuité de l’exploitation et sur le fait que les principes comptables
généralement admis dans un contexte normal de poursuite des activités pourraient ne plus
trouver à s’appliquer.

Lorsqu’une décision de cessation d’activité a été prise ou a été formellement engagée par les
dirigeants, ou lorsqu’une décision judiciaire a été prononcée visant à mettre un terme aux
activités de l’entité, et que les comptes n’ont pas été établis en valeur liquidative, l’auditeur
formule une opinion défavorable pour désaccord.

Lorsque les comptes sont établis en valeur liquidative, l’auditeur souligne le changement de
méthode dans un paragraphe d’observation situé après l’expression de son opinion dans lequel
il renvoie à l’information donnée dans l’annexe sur le changement de méthode et ses
incidences chiffrées.

Si la direction n’accepte pas de faire ou de compléter son évaluation lorsque l’auditeur le lui
demande, celui-ci s’interroge sur la nécessité de formuler une réserve pour limitation de
l’étendue de ses travaux d’audit.

35
AUDIT FINANCIER
Support de cours

2.9 Achèvement et rapport d’audit :

A/ Achèvement de l’audit :

 Examen des événements postérieurs à la date de clôture.(appelé aussi revue subséquente.)


 Examen des PV des réunions du CA.
 Obtention d’une lettre d’affirmation de la part de la direction de la société : attestant que
tous les faits significatifs ont été signalés à l’auditeur (ISA 580).
 Achèvement de l’examen analytique : revue légère de la cohérence d’ensemble de EF
rectifiés.
 Jugement final du SS et du risque d’audit : les données changent en fonction du temps,
l’auditeur doit actualiser le SS qui va servir à déterminer l’opinion et la responsabilité de
l’auditeur.
 Formulation de l’opinion et projet de rapport.
 Revue finale des papiers de travail et du dossier : revoir les remarques et se conformer aux
normes de qualité (documentation, présentation…).
 Communication avec l’entreprise auditée au sujet du rapport d’audit : connaître les
contraintes temporaires (formalisme) et communication relative à l’opinion à émettre dans
le rapport d’audit.
 Revue du projet du rapport
 Signature et remise du rapport d’audit.

B/ Rapport d’audit :

Norme 15 et 4 de l’OECT,
ISA 700,710,510,580.

a – Rapport standard :

C’est un avis sans réserves ni contestations ni modifications ni refus de certification.

 Intitulé : Rapport de l’auditeur indépendant.

 Destinataire : la personne ou l’organe qui a confié la mission d’audit (les actionnaires, les
administrateurs des entreprises publiques…).

 Paragraphe de présentation ou d’introduction :

- indication des EF de l’entité objet de l’audit ainsi que la date et période couverte.
- indication que les EF sont établis sous la responsabilité de la direction et que la
responsabilité de l’auditeur consiste uniquement à exprimer une opinion sur la base de
l’audit.

36
AUDIT FINANCIER
Support de cours

 Paragraphe d’étendue et de description des travaux réalisés :

- indication que l’audit a été conduit en conformité avec les normes d’audit
généralement admises ;
- indication que les normes d’audit recommandent que l’auditeur planifie et accomplit
l’audit en vue d’obtenir une assurance raisonnable que les EF ne renferment pas
d’inexactitudes significatives ;
- indication que l’audit comporte :
 l’examen sur la base d’échantillons d’EP justifiant les données et informations
contenues dans les EF,
 l’appréciation des principes comptables appliqués par la direction pour
l’établissement des EF,
 l’appréciation des estimations significatives retenues par la direction pour
l’établissement des EF,
 l’appréciation de la présentation de l’ensemble des EF.
- indication que l’auditeur estime que l’audit effectué fournit une base raisonnable à
l’expression de son opinion.

 Paragraphe de l’opinion : le rapport d’audit doit clairement exprimer l’opinion de


l’auditeur sur l’image fidèle ou la régularité et la sincérité que donnent les EF dans leurs
aspects significatifs conformément à un référentiel comptable identifié.

 Date, adresse et signature : Il s’agit de la date d’achèvement des travaux. Celle-ci ne doit
pas précéder la date d’arrêté des comptes. La date du rapport permet de délimiter la
responsabilité de l’auditeur quant aux événements survenus après cette date.

b – Rapport modifié :

C’est un rapport autre que standard qui contient soit :

 un paragraphe d’observation sans incidence sur l’opinion ;


 une opinion autre que sans réserves.

 rapport contenant un paragraphe d’observation sans incidence sur l’opinion :

C’est un rapport modifié par l’ajout d’un paragraphe d’observation sans incidence sur
l’opinion. Sur le plan de la forme, il est préférable d’insérer ce paragraphe après le paragraphe
d’opinion puisqu’il ne remet pas en cause l’opinion exprimée.

Il y a 2 sortes de paragraphes possibles :

- existence d’un problème significatif concernant la continuité de l’exploitation, alors que


les EF sont sincères et réguliers.
- Existence d’incertitudes importantes dont l’issue dépend d’événements futurs et qui sont
susceptibles d’avoir une incidence sur les EF.

Une incertitude est une question dont l’issue dépend d’actions ou d’événements futurs qui
échappent au contrôle direct de l’entité, mais qui peut avoir une incidence directe sur les EF.

37
AUDIT FINANCIER
Support de cours

 Une opinion autre que sans réserves :

 Une opinion avec réserves :


L’auditeur exprime une opinion avec réserves lorsqu’il estime ne pas pouvoir exprimer une
opinion sans réserve et que cette réserve, portant sur un désaccord avec la direction ou une
limitation de l’étendue des travaux d’audit, n’est d’une importance telle ou ne concerne pas un
nombre important de rubriques, qu’elle entraînerait une opinion défavorable.
Une opinion avec réserves est exprimée lorsque les EF, pris dans leur ensemble, sont fiables
mais, certains postes renferment des erreurs significatives qui affectent les décisions
spécifiques des utilisateurs se basant sur les informations contenues dans ces postes.

 Impossibilité d’exprimer une opinion :


Cette impossibilité doit être formulée par l’auditeur lorsqu’il y a une restriction de l’étendue
des travaux de l’auditeur qui est si importante ou concerne un nombre si important de
rubriques que l’auditeur n’est pas parvenu à obtenir des EP suffisants et adéquats pour
pouvoir se prononcer sur les EF.
En Tunisie, dans le cadre d’un audit légal, cette impossibilité n’est pas permise. L’auditeur
devrait refuser de certifier les comptes.

 Une opinion défavorable ou refus de certification :


Cette opinion est exprimée lorsque le désaccord est si important ou concerne un nombre si
important de rubriques que l’auditeur estime qu’une réserve ne suffirait pas pour qualifier la
nature incomplète et trompeuse des EF. Cette opinion est exprimée si la majorité ou si toutes
les décisions des utilisateurs se basant sur les EF seraient affectées.

L’auditeur doit, chaque fois où il exprime une opinion autre que sans réserve, décrire
clairement dans le rapport les raisons qui la motivent et doit quantifier l’impact possible sur
les EF.

38
AUDIT FINANCIER
Support de cours

2.10 Suivi des réserves :

Lorsque le rapport sur les comptes de l’exercice précédent comporte une réserve, une opinion
défavorable ou un refus d’exprimer une opinion, l’auditeur examine les conséquences
éventuelles de cette situation sur les comptes de l’exercice afin de déterminer quelles peuvent
être les incidences sur son rapport.

Procédures d’audit

Lorsque l’auditeur a exprimé une opinion avec réserve, une opinion défavorable ou un refus
d’exprimer une opinion sur les comptes de l’exercice précédent, il examine si les causes ayant
conduit à la formulation de la réserve, de l’opinion défavorable, ou du refus d’exprimer une
opinion subsistent, ou si les anomalies précédemment constatées ont été corrigées ou ont
disparu.

Lorsque les problèmes antérieurement relevés ont été corrigés ou ont disparu, l’auditeur
apprécie si leur correction ou leur disparition a eu, ou non, une incidence sur les comptes de
l’exercice.

Conclusions et rapport

En fonction des conclusions résultant de ses travaux, l’auditeur en tire les conséquences sur
l’expression de son opinion (réserve, opinion défavorable, ou refus d’exprimer une opinion)
ou, le cas échéant, de l’ajout d’un paragraphe d’observation.

Les diverses situations possibles et leurs conséquences sont les suivantes :

Réserve ou opinion défavorable pour désaccord.

a) Le ou les motifs de désaccord ayant conduit à exprimer une opinion avec réserve ou une
opinion défavorable sur les comptes de l’exercice précédent n’ont pas été corrigés par l’entité
et continuent d’affecter les comptes de l’exercice.

Dans ce cas, l’auditeur formule une réserve ou une opinion défavorable de même nature, en
précisant qu’une réserve ou une opinion défavorable avait été formulée sur les comptes de
l’exercice précédent.

b) Le ou les motifs de désaccord ayant conduit à exprimer une réserve ou une opinion
défavorable sur les comptes de l’exercice précédent ne subsistent plus dans les comptes de
l’exercice. Si les comptes sont corrigés une information en notes aux états financiers doit être
formulée au niveau des capitaux propres d’ouverture et l’auditeur formule un paragraphe
d’observation sur le fait, sinon l’auditeur émet une réserve.

39
AUDIT FINANCIER
Support de cours

Réserve ou refus d’exprimer une opinion pour cause d’impossibilité résultant de la limitation
de l’étendue des travaux.

a) La limitation de l’étendue des travaux portant sur les comptes de l’exercice précédent
subsiste sur les comptes de l’exercice. l’auditeur formule une réserve ou un refus
d’exprimer une opinion de même nature sur les comptes de l’exercice, en précisant qu’une
réserve ou un refus de formuler une opinion avait été formulé pour le même motif sur les
comptes de l’exercice précédent.

b) La limitation de l’étendue des travaux portant sur les comptes de l’exercice précédent ne
subsiste plus, mais les travaux réalisés ont fait apparaître une incidence significative sur le
bilan d’ouverture et le résultat de l’exercice.

c) La limitation de l’entendue des travaux portant sur les comptes de l’exercice précédent
n’existe plus sur les comptes de l’exercice et les travaux réalisés sur les comptes de
l’exercice ont permis de s’assurer que le bilan d’ouverture ne comportait pas d’anomalies
significatives. Dans ce cas, l’auditeur n’a pas à assurer, dans son rapport, le suivi de la
réserve ou du refus d’exprimer une opinion sur les comptes de l’exercice précédent.

Refus d’exprimer une opinion pour cause d’impossibilité résultant des incertitudes

a) Les incertitudes graves et multiples ayant conduit à refuser l’expression d’une opinion sur
les comptes de l’exercice précédent continuent d’exister à la fin de l’exercice. Dans ce cas,
l’auditeur formule un refus d’exprimer une opinion en précisant qu’un refus de même
nature avait été formulé sur les comptes de l’exercice précédent.

b) Les incertitudes graves et multiples ayant conduit à un refus d’exprimer une opinion
n’existent plus, car elles ont été levées au cours de l’exercice. Dans ce cas, l’auditeur n’a
pas à assurer, dans son rapport, le suivi du refus d’exprimer une opinion sur les comptes de
l’exercice précédent. S’il l’estime nécessaire, il peut attirer l’attention, dans un paragraphe
d’observations, sur l’information donnée dans l’annexe sur la levée des incertitudes.

40
AUDIT FINANCIER
Support de cours

4. LES TESTS DE VALIDATION

4.1 Introduction :

L’audit financier a été défini comme un examen critique en vue de formuler une opinion sur
les états financiers dans l’intérêt de tous les participants, actuels ou futurs, porté à l’avis de
l’entreprise, sous quelle que forme que ce soit. Cet examen critique correspond à la nécessité
de confirmer la validité des informations données par l’entreprise, pour le résultat et la
situation financière.
Dans cette définition, il serait fait référence à l’audit externe mené par des experts
indépendants de l’entreprise, et l’audit interne, dont les acteurs sont des salariés de
l’entreprise.
Emettre une opinion sur la qualité de l’information financière se fait à partir de quatre
critères :

La prudence : est l’appréciation raisonnable des faits afin d’éviter le risque de transfert, sur
l’avenir, des incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et les résultats de
l’entreprise.

La régularité : des comptes signifie la conformité à la réglementation( textes législatifs et


réglementaires) ou, en son absence, aux principes généralement admis.

La sincérité : des comptes concerne l’évaluation correcte des valeurs comptables et


l’appréciation raisonnable des risques et des dépréciations de la part des dirigeants de
l’entreprise.

L’image fidèle :les deux critères de régularité et de sincérité peuvent être contradictoires sur
certains points (estimation des investissements à leur coût historique, par exemple ; ou
prééminence, au plan formel, de l’objectif de régularité sur celui de la sincérité : ce choix
impose qu’on communique une information annexe aux utilisateurs des états financiers).
L’image fidèle constitue le principe à respecter lorsque la règle, ou le principe généralement
admis n’existe pas ou lorsqu’elle est insuffisante pour traduire la réalité. L’application de ce
principe doit permettre de donner une image la plus objective possible de cette réalité, en
évitant les déformations intentionnelles, les manipulations ou les omissions de faits
significatifs de par l’application des autres critères.

4.2 Audit des soldes d’ouverture :

Afin d’être en mesure d’exprimer une opinion sur les comptes du premier exercice de sa
mission, l’expert-comptable réunit des éléments probants suffisants et appropriés lui
permettant d’obtenir l’assurance que :

(a) les soldes d’ouverture ne contiennent pas d’anomalies ayant une incidence significative
sur les comptes de l’exercice en cours,

(b) les soldes de clôture de l’exercice précédent ont été correctement repris ou, le cas
échéant, que le compte de résultat enregistre dans la rubrique appropriée les écritures de
redressement éventuelles sur exercices antérieurs et que l’annexe donne une information
pertinente,

41
AUDIT FINANCIER
Support de cours

(c) les politiques d’arrêté des comptes et les méthodes d’évaluation et de présentation sont
appropriées et ont été appliquées de manière constante ou que les modifications de ces
politiques et méthodes ont été régulièrement traitées.

Procédures d’audit

Les éléments probants suffisants et appropriés que l’expert-comptable réunit sur les soldes
d’ouverture dépendent notamment :

• des politiques d’arrêté des comptes et des méthodes d’évaluation et de présentation


appliquées par l’entité ;
• des comptes de l’exercice précédent, audités ou non, et, dans l’affirmative, de l’opinion
exprimée dans le rapport ;
• de la nature des postes apparaissant au bilan et du risque d'anomalies susceptibles d’affecter
les comptes de l’exercice en cours ;
• du caractère significatif des soldes d’ouverture au regard des comptes de l’exercice en cours.

Lorsque les comptes de l’exercice précédent ont fait l’objet d’un audit par un autre expert-
comptable, l’opinion sans réserve émise sur les comptes par ce dernier constitue une
présomption de régularité et de sincérité du bilan d’ouverture. Le nouvel expert-comptable
s’enquiert auprès de son prédécesseur des diligences mises en œuvre par celui-ci et, avec son
accord, procède, lorsque celui-ci lui paraît nécessaire, à une prise de connaissance de ses
dossiers de travail.

Lorsque les comptes de l’exercice précédent ont fait l’objet d’un audit de la part d’un autre
professionnel indépendant chargé du contrôle des comptes, l’expert-comptable s’informe de la
nature, de l’étendue et des conclusions de la mission de celui-ci. Il s’enquiert également de la
compétence professionnelle et de l’indépendance vis-à-vis de l’entité contrôlée de cet autre
professionnel. Sur la base de cette prise de connaissance, l’expert-comptable détermine les
diligences qu’il estime nécessaire à l’effet de s’assurer que le bilan d’ouverture ne comporte
pas d’anomalies significatives.

Dans des cas exceptionnels, et notamment lorsque le nouvel expert-comptable n’a pas obtenu
de son prédécesseur ou de l’autre professionnel indépendant les informations estimées
nécessaires sur les travaux effectués par celui-ci sur les comptes de l’exercice précédent, il
effectue les travaux complémentaires appropriés pour fonder son propre jugement.

Si le rapport sur les comptes de l’exercice précédent comporte une réserve, une opinion
défavorable, un refus d’exprimer une opinion pour cause d’impossibilité, ou un paragraphe
d’observation, l’expert-comptable est particulièrement attentif au cours de sa mission au suivi
des questions qui ont engendré cette réserve, cette opinion défavorable ou ce refus d’exprimer
une opinion ou l’observation formulée.

Lorsque les comptes de l’exercice précédent n’ont pas été audités ou si l’expert-comptable n'a
pas été en mesure de se satisfaire du résultat de l’application des procédures décrites il met en
œuvre d’autres procédures, pour s’assurer de l’absence d’anomalies provenant du bilan
d’ouverture et susceptibles d’affecter de façon significative le résultat de l’exercice en cours,
de la permanence des politiques d’arrêté des comptes et des méthodes d’évaluation et de
présentation, ainsi que du rattachement correct des produits et des charges à chaque exercice.

42
AUDIT FINANCIER
Support de cours

Conclusions et rapport

Lorsqu’il se révèle impossible de mettre en œuvre a posteriori les procédures mentionnées ci-
dessus, permettant à l’expert-comptable de réunir des éléments probants suffisants et
appropriés sur les soldes d’ouverture, il apprécie, compte tenu de son évaluation du risque
d’anomalies et de son incidence éventuelle sur les comptes, s’il convient de formuler une
réserve pour limitation de l’étendue des travaux d’audit ou le refus d’exprimer une opinion
pour cause d’impossibilité résultant de la limitation.

Si, à l’issue de ses travaux, l’expert-comptable conclut que les comptes de l’exercice en cours
pourraient être affectés par une anomalie significative provenant du bilan d’ouverture, et si
l’effet de cette anomalie n’est pas régulièrement traitée dans les comptes de l’exercice,
l’expert-comptable en apprécie l’incidence sur l’expression de son opinion.

Si les politiques d’arrêté des comptes et les méthodes d’évaluation et de présentation retenues
pour l’exercice n’ont pas été appliquées de manière constante et si le changement intervenu
n’a pas été régulièrement traité, l’expert-comptable en apprécie l’incidence sur l’expression
de son opinion.

Si le rapport sur les comptes de l’exercice précédent comportait une réserve, une opinion
défavorable ou un refus d’exprimer une opinion, l’expert-comptable fait application de la
norme ISA 700A « Suivi des réserves, de l’opinion défavorable ou du refus d’exprimer une
opinion sur les comptes de l’exercice précédent ».

L’expert-comptable ne mentionne pas, dans son rapport, qu’un autre expert-comptable ou


professionnel indépendant a exprimé une opinion sur les comptes de l’exercice précédent,
sauf dans le cas où il formule une réserve ou un refus d’exprimer une opinion pour cause
d’impossibilité résultant de la limitation de l’étendue des travaux sur le bilan d’ouverture.

Lorsque les comptes de l’exercice précédent n’ont pas été soumis à un audit, l’expert-
comptable le mentionne dans son rapport. Cette mention dans le rapport est faite même si la
colonne des chiffres comparatifs comporte l’indication du fait que ceux-ci n’ont pas été
audités.

La mention dans le rapport figure dans une phrase ajoutée à la fin de l’introduction du rapport.
Cette phrase peut être rédigée ainsi : « Nous précisons que les comptes de l’exercice
précédent n’ont pas fait l’objet d’un audit ».

4.3 Le questionnaire de contrôle des comptes :

Ce questionnaire a pour objectif de servir de guide à l’auditeur pour préparer un programme


spécifique pour chaque catégorie de compte en fonction de ses particularités et de
l’appréciation du contrôle interne.

43
AUDIT FINANCIER
Support de cours

IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que tous les frais engagés par la société et répondant aux définitions sont inscrits
à l’actif de façon constante et conformément aux principes comptables généralement
admis.
B. S’assurer que l’amortissement des éléments susceptibles d’être amortis est calculé de
façon constante.
C. S’assurer qu’il n’existe aucune perte latente par rapport aux valeurs nettes comptables des
immobilisations incorporelles.

LISTE DES CONTROLES POSSIBLES

1. Obtenir le tableau des mouvements (brut, amortissements) des immobilisations


incorporelles.

2. Vérifier les soldes d’ouverture avec les comptes de l’exercice précédent.

3. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
elles devront l’être.

4. S’assurer par examen du tableau des mouvements qu’aucune variation anormale n’est
intervenue depuis les travaux effectués sur le contrôle interne qui pourrait remettre en
cause les conclusions.

5. Vérifier les mouvements de l’exercice avec les justificatifs. S’assurer que tous les droits
de mutation ont été payés.

6. Passer en revue les comptes de charges et confirmer qu’aucun élément, qui aurait dû être
comptabilisé en immobilisation incorporelle, n’a été passé en charges.

7. Vérifier que les amortissements sont calculés de manière constante et sur une durée
comptable avec la nature de chaque catégorie (durée de protection, durée de bail, etc.).

8. Vérifier que la valeur récupérable n’est pas inférieure à la valeur comptable nette ;

9. En cas de cession en cours d’exercice, vérifier le calcul des plus ou moins-values et leur
traitement fiscal.

10. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les immobilisations.

11. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

44
AUDIT FINANCIER
Support de cours

IMMOBILISATIONS CORPORELLES
OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que les montants inscrits aux postes d’immobilisations reflètent l’intégralité :
- Des biens dont l’entreprise est propriétaire et qu’elle utilise.
- Des coûts encourus pour l’acquisition ou la création de ces biens.

B. S’assurer que les montants figurant en dotation aux amortissements et en amortissements


cumulés reflètent la charge de l’exercice et l’intégralité des amortissements calculés
conformément aux principes comptables généralement admis, appliqués de façon
constante.

LISTE DES CONTROLES POSSIBLES

1. Obtenir le tableau des mouvements d’immobilisations (valeurs brutes et amortissements).

2. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
elles devront l’être.

3. S’assurer par examen du tableau des mouvements qu’aucune variation anormale n’est
intervenue depuis les travaux effectués sur le contrôle interne qui pourrait remettre en
cause les conclusions.

I- CONTROLE DE L’EXISTENCE :

1. Si la société procède à un inventaire physique.

a) Examiner les procédures suivies.


b) Assister à la prise d’inventaire.
c) Vérifier que le fichier et les comptes sont mis à jour.
d) Obtenir des explications pour tout écart important.

2. Si des immobilisations importantes sont détenues par des tiers, appliquer la procédure de
confirmation directe.

3. Vérifier l’existence physique des actifs importants.

II- CONTROLE DE LA PROPRIETE :

1. Vérifier les titres de propriété de la société en ce qui concerne les terrains et les
immeubles et s’assurer auprès du conservateur des hypothèques ou au moyen d’autres
procédures s’ils sont ou non hypothéqués, ou s’ils ont subi une autre aliénation possible.

2. Pour les acquisitions et cessions de l’exercice voir ci-après.

III-CONTROLE DE LA VALIDITE :

A/ Contrôle général :
45
AUDIT FINANCIER
Support de cours

1. Rapprocher les soldes d’ouverture (valeur brute et amortissement) avec les comptes de
l’exercice précédent.

2. S’assurer que les soldes au fichier des immobilisations correspondent aux totaux inscrits
sur le compte du grand-livre.

3. Tester l’exactitude des calculs arithmétiques du fichier des immobilisations.

4. Vérifier l’exactitude des totaux du tableau des mouvements (brut et amortissement).

B/ Acquisition :

1. Vérifier les principales acquisitions de l’exercice physiquement et avec des contrats,


procès-verbaux du Conseil d'administration, des budgets d’investissements et des
justificatifs (commandes, factures, paiements).

2. S’assurer, concernant les acquisitions, que les frais de transport, droits de douane, frais
d’installation et de montage ainsi que la T.V.A. sur véhicules de tourisme et des
logements, sont immobilisés.

3. S’assurer, concernant les acquisitions, que les droits d’enregistrement et les commissions
ou la T.V.A sur les équipements autres que les véhicules de tourisme et des logements, ne
sont pas immobilisés.

4. Vérifier que les acquisitions des immobilisations ont bien été soumises aux droits de
mutation correspondant à leur nature (vérification du domaine respectif de la T.V.A.
immobilière et des droits d’enregistrement).

5. S’assurer que la T.V.A n’a pas été récupérée indûment sur des biens exclus du droit à
déduction.

6. Attacher une attention particulière aux divers travaux effectués sur des locaux ou des
terrains de clientèle.

7. Vérifier que l’entreprise n’a pas passé en charges des éléments constitutifs du prix de
revient des immobilisations (honoraires d’architectes, coût d’installation et travaux
d’aménagement d’un terrain, taxe d’équipement, etc.…).

8. Rechercher les dépenses dont l’importance et la nature leur confèrent le caractère


d’immobilisations (attacher une attention particulière en ce qui concerne les « grosses
réparations » susceptibles d’être rejetées des charges de l’exercice) et inversement
s’assurer qu’aucune charge n’a été immobilisée.

9. Au cas où il y aurait eu production d’immobilisations par l’entreprise, s’assurer que les


coûts imputés sont corrects.

C/ Cessions :

46
AUDIT FINANCIER
Support de cours

1. Vérifier les principales cessions de l’exercice avec les documents justificatifs (facture,
autorisation, encaissement du prix, certificat de destruction…).

2. Vérifier que la valeur brute et les amortissements ont été sortis des comptes et du fichier.

3. Au cas où il y aurait eu des cessions d’immobilisations, s’assurer que les plus ou moins-
values dégagées sont comptabilisées correctement, et que la ventilation entre plus et
moins-value à long terme et à court terme est correcte. Consulter les règles fiscales.

4. En cas de cession d’un bien immobilisé, vérifier le reversement de T.V.A.

D/ Amortissements :

1. Déterminer si la base d’évaluation et les taux utilisés pour l’amortissement sont


appropriés, compte tenu des durées de vie probables des actifs et de leur utilisation
pendant l’exercice.

2. Vérifier avec le dossier permanent que les taux utilisés (et mode) sont les mêmes que ceux
de l’exercice précédent. Sinon évaluer l’impact du changement sur le résultat.

3. Vérifier que la charge d’amortissement de l’exercice a été correctement calculée et


enregistrée. Vérifier notamment.

a) L’application du prorata temporis sur les acquisitions et cessions de l’exercice


b) La dotation sur les immobilisations antérieures
c) La concordance entre le montant passé en charge et les mouvements du bilan.

4. S’assurer que la limitation des amortissements des véhicules de tourisme (y compris ceux
acquis en leasing et les locations de plus de 3 mois) a bien été respectée.

5. Vérifier le respect des règles fiscales en matière de comptabilisation de l’amortissement


linéaire minimum.

6. Vérifier les modalités de constatation des amortissements dérogatoires.

7. Vérifier le respect des différentes dispositions réglementaires relatives aux aides fiscales à
l’investissement.

47
AUDIT FINANCIER
Support de cours

E/ Solde de fin d’exercice :

1. S’assurer que le compte « immobilisations en cours » ne contient pas des actifs déjà en
service. Comparer les coûts (y compris pour les en-cours terminés pendant l’exercice)
avec les budgets. Expliquer les écarts importants.

2. Rapprocher les montants immobilisés de ceux portés sur la déclaration de taxe


professionnelle.

3. Si certaines immobilisations ne sont plus utilisées, vérifier que leur valeur nette n’excède
pas la valeur de réalisation.

F/ Réévaluation de fin d’exercice :

Lorsque les immobilisations ont été réévaluées, s’assurer que leur valeur d’utilité ne s’est pas
dépréciée.

1. S’assurer qu’aucun élément ne permet de penser que la valeur des immobilisations a pu se


déprécier :

- Transactions ou expertises récentes à un prix inférieur à celui ayant servi à la


réévaluation ;
- Mesures d’ordre administratif (exemples : expropriation, loi antipollution…) ;
- Cessions ayant dégagé des moins-values comptables.

2. Si les terrains et les constructions ne sont plus utiles à la réalisation de l’objet social, la
valeur de marché, frais de vente déduits, reste-t-elle au moins égale à la valeur réévaluée ?

3. Existe-t-il un dossier justifiant que la valeur des immobilisations, calculée selon des bases
identiques à celles ayant servi pour la réévaluation, n’a pas diminué ?

4. Les amortissements ont-ils été calculés sur les valeurs réévaluées ?

5. Vérifier les mouvements de l’écart de réévaluation.

G/ Autres produits et charges :

1. Si des immobilisations sont données en location, vérifier, avec les contrats, que tous les
loyers de l’exercice ont été enregistrés.

H/ Informations complémentaires et hors bilan :

1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les immobilisations.
2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

48
AUDIT FINANCIER
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TITRES DE PARTICIPATION
TITRES DE PLACEMENT
ET CREANCES RATTACHEES A DES PARTICIPATIONS

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que les montants inscrits au bilan en titres de participation, en titres de


placement et en comptes courants reflètent l’ensemble des titres appartenant à la société,
valorisés en accord avec les principes comptables applicables à chacun de ces actifs.

B. S’assurer que les montants inscrits au compte de résultats représentent bien l’intégration
des produits, gains ou pertes imputables à l’exercice et correspondent à des transactions
effectuées à des conditions normales.

LISTE DES CONTROLES POSSIBLES.

1. Entretenir avec la Direction pour déterminer le critère long terme des participations.

2. Obtenir le tableau des mouvements de titres (en nombre, valeur brute et valeur nette) pour
chacune des catégories ainsi que le détail des comptes courants.

3. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.

4. S’assurer par examen du tableau des mouvements qu’aucune variation anormale n’est
intervenue depuis les travaux effectués sur le contrôle interne qui pourrait remettre en
cause les conclusions.

I- CONTROLE DE L'EXISTENCE ET DE LA PROPRIETE :

1. A)Vérifier l’existence et la propriété des titres par confirmation de l’inscription en compte


auprès de la société émettrice ou de l’intermédiaire habilité. Pour les participations qui ne
sont pas matérialisées par des titres (sociétés en nom collectif, sociétés civiles,
groupements d’intérêt économique, etc.…) prendre connaissance des documents sociaux
et obtenir les extraits certifiés par les dirigeants.

B) En faisant ce contrôle s’assurer que les titres sont au nom de la société et ne portent
aucune mention d’aliénation.

2. Pour les achats, vérifier la note de débit de l’agent de change ou de la banque, le paiement
et les écritures comptables d’entrée.

II- CONTROLE DE LA VALIDITE :

A/ Titres :

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1. Rapprocher les soldes d’ouverture (nombre de titres, valeur brute, provision pour
dépréciation) avec les comptes de l’exercice précédent.

2. Rapprocher les soldes de fin d’exercice avec le grand-livre (titres et comptes rattachés).

3. Vérifier l’exactitude des totaux du tableau des mouvements de titres, et des analyses de
solde des créances rattachées.

4. Vérifier que la classification est conforme au Plan comptable Tunisien.

B/ Créances rattachées :

1. Obtenir le détail des opérations passées dans les comptes et :

a) Analyser les opérations et obtenir les justificatifs appropriés.


b) Considérer le problème des conventions réglementées.

2. S’assurer que tous les rapprochements de comptes ont été effectués et que les écritures de
rapprochement ont été correctement comptabilisées.

3. Vérifier en particulier :
- les opérations diverses de fin d’exercice
- les transferts de fonds entre l’entreprise et ses sociétés apparentées à la fin de
l’exercice et au début de l’exercice suivant.

4. Analyser les soldes de façon à s’assurer qu’ils sont bien fondés et correctement classés.

5. Obtenir des confirmations directes des créances rattachées.

III- CONTROLE DE L’EVALUATION :

1. Vérifier la valeur d’origine d’achat ou d’apport des titres par les examens des notes de
débit des agents de change ou de la banque, les rapports des commissaires aux comptes,
aux apports et tout autre justificatif : s’assurer que les frais accessoires ne sont pas
compris dans cette valeur.

2. Se renseigner sur les critères retenus pour l’évaluation des titres à la clôture de l’exercice :
examiner les bilans certifiés et les documents présentés aux dernières assemblées et
estimer la valeur mathématique des titres.

50
AUDIT FINANCIER
Support de cours

3. S’assurer que l’évaluation :

a) n’a été faite titre par titre, mais par catégorie de titres de même nature, chaque
catégorie groupant les titres émis par une même société et conférant les mêmes droits
à leur détenteur.

b) Tient compte des prêts et comptes courants.

4. Apprécier la justification des provisions pour dépréciations constituées :

- si la provision a été constituée par rapport à la valeur mathématique des titres, s’assurer
que cette valeur a été corrigée, s’il y a lieu pour tenir compte des sur ou sous-évaluations
des actifs ou passifs de la société émettrice des titres.
- Si la provision a été constituée par rapport au cours de la Bourse, s’assurer que les titres
font l’objet d’un marché significatif, et qu’il n’y a pas eu des variations anormales du
cours en fin d’exercice.
5. Si la valeur mathématique de fin d’exercice ou le cours moyen de la Bourse du dernier
mois font apparaître une diminution de la valeur par rapport à la valeur d’origine, et si une
provision pour constater cette diminution n’est pas constituée en raison d’une valeur
estimée (valeur de négociation éventuelle ou valeur d’usage), s’assurer qu’une explication
est donnée dans l’annexe.

6. Apprécier avec prudence cette valeur estimée, en examinant la base et le calcul : s’assurer
que les droits de préemption, s’il en existe, ont été pris en compte.

7. S’assurer que les plus-values basées sur le cours moyen de la Bourse du dernier mois ou
sur la valeur probable de négociation n'ont pas été constatées au bilan.

8. Si la baisse anormale de certains titres est apparue comme momentanée, et si, en


conséquence, la société n’a pas provisionné tout ou partie des moins-values constatées sur
ces titres, ni constitué de provision pour risque, examiner les critères utilisés pour justifier
ce caractère momentané (ex : cours de Bourse exceptionnellement bas en fin d’exercice)
et évaluer leur fiabilité.

9. S’assurer du respect des règles particulières aux amortissements prévus par des
législations spéciales (sociétés immobilières, sociétés conventionnées, etc.…).

10. Rechercher les titres relatifs à des sociétés ou groupement dont les membres encourent
une responsabilité non limitée à la mise en capital. Apprécier s’il y a lieu de constituer une
provision pour pertes et charges.

11. Vérifier que les montants à payer ou à recevoir en devises étrangères ont été convertis aux
taux appropriés et respectent les règles du contrôle des changes.

12. Si des titres ont été vendus après la clôture de l’exercice, comparer le prix de cession à la
valeur nette dans les livres à la clôture.

IV-REEVALUATION:

S’assurer que la valeur des titres réévalués ne s’est pas dépréciée.

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AUDIT FINANCIER
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1. Vérifier que la méthode utilisée par l’entreprise pour déterminer la valeur d’utilité des
titres a pu se déprécier :

- transactions récentes sur les titres à un prix inférieur à la valeur réévaluée ?


- cessions ayant dégagé des moins –values comptables ?
- changement d’activité de la filiale ?

2. Est-ce que ces critères sont toujours appropriés ?

3. Existe-t-il des éléments qui permettent de penser que la valeur d’utilité des titres a pu se
déprécier :

- Transaction récentes sur les titres à un prix inférieur à la valeur réévaluée ?


- Cessions ayant dégager des moins values comptables ?
- Changement d’activité de la filiale ?

4. Existe-t-il un dossier justifiant que la valeur des titres, calculée selon les mêmes bases que
pour la réévaluation, n’a pas diminué ?

V- CONTROLE DES REVENUS ET DES GAINS OU PERTES SUR LES


TRANSACTIONS :

1. S’assurer que les revenus inscrits dans le compte de résultat se rattachent à l’exercice :
rapprocher ces revenus des dividendes déclarés par les sociétés émettrices des titres.

2. Vérifier l’encaissement des revenus.

3. Pour les cessions, vérifier l’encaissement du prix de vente, les calculs des plus ou moins-
values, la réintégration des provisions antérieurement constituées, ainsi que les écritures
comptables de sortie.

4. Rapprocher les montants figurant au compte de résultat


a) du grand-livre
b) des montants figurant sur le tableau des mouvements de titres.

5. Rapprocher les dotations et reprises de provisions pour dépréciation des comptes courants
avec les mouvements du bilan.

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AUDIT FINANCIER
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VI-CONTROLE DU RESPECT DES REGLES RELATIVES AUX FILIALES


ET PARTICIPATIONS

1. Relever les participations nouvelles dont il doit être fait mention dans le rapport de gestion
du conseil d’administration ou du directoire. A cet effet, procéder à un examen du compte
«titres de participation » ainsi que du compte «titres de placement » en raison de la
confusion qui s’établit fréquemment entre ces deux comptes.

2. Vérifier le tableau des renseignements concernant les filiales et les participations, joint en
annexe au bilan.

3. Vérifier si les participations ont dépassé au cours de l’exercice 10 %, 33,33 % ou


50 % du capital d’une société, et si un avis a été donné à la société en cause.

4. S’assurer qu’il n’y a pas de participations croisées directes ou indirectes (réciproques,


triangulaires, etc…).

5. Vérifier qu’en cas de participation réciproque interdite par la loi, la régularisation de la


situation a été opérée dans les délais prévus par la loi.

6. En cas d’existence de participations croisées, évaluer les conséquences :

- sur le plan légal,


- sur la sincérité et la régularité des comptes annuels.

VII- INFORMATIONS FINANCIERES :

Considérer les engagements fermes d’achat ou de vente de titres qui devraient être mentionnés

53
AUDIT FINANCIER
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AUTRES IMMOBILISATIONS
FINANCIERES

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que les soldes figurant au bilan concernent des montants à recevoir entièrement
recouvrables et résultant d’opérations effectuées dans le cadre de l’activité normale de
l’entreprise.

B. S’assurer que toutes les charges et tous les profits relatifs à ces comptes ont été
correctement comptabilisés.

LISTE DES CONTROLES POSSIBLES

1. Comparer les soldes figurant au bilan avec les montants de l’exercice précédent : lorsque
les postes concernés sont un peu importants, l’explication des variations peut être
suffisante pour atteindre l’objectif recherché.

2. Pointer les montants inscrits au bilan avec les comptes du grand-livre.

3. Lorsqu’il existe des balances nominatives, les pinter avec les comptes individuels et
vérifier le solde avec le compte collectif.

4. Obtenir des confirmations directes pour les soldes importants.

5. Analyser les soldes et vérifier les documents justificatifs.

6. Vérifier les encaissements après la date de clôture.

7. Vérifier que les dépôts de garantie et cautionnements correspondent toujours à un service


rendu.

8. Vérifier les montants passés en charge et en profit en fonction des contrats.

9. Obtenir les détails des mouvements des provisions pour dépréciation et :

a) Pointer les soldes d’ouverture avec les comptes de l’exercice précédent ;


b) Examiner les justifications des mouvements de l’exercice ;
c) Juger du solde à la fin de l’exercice ;
d) Vérifier les critères fiscaux utilisés pour la déductibilité.

I-INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ET HORS BILAN :

1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les immobilisations.

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2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

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STOCKS

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que les montants inscrits dans les comptes annuels représentent tous les produits
physiquement identifiables qui appartiennent à l’entreprise.

B. S’assurer que ces produits sont évalués au plus bas du pris de revient ou de la valeur
réalisable.

C. S’assurer que les différences constatées entre l’inventaire permanent d’une part et
l’inventaire physique d’autre part, ont été expliquées, portées à l’attention de la Direction,
et ajustées dans les comptes du grand-livre, dans l’inventaire permanent, et sur les fiches
de stocks.

LISTE DES CONTROLES POSSIBLES

1. Obtenir le tableau récapitulatif des stocks et l’analyse des mouvements de provision par
rapport à l’exercice précédent.

2. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.

3. Examiner les variations de stocks d’un exercice à l’autre et l’évolution des principaux
ratios afin de s’assurer qu’aucune variation anormale n’est intervenue depuis les travaux
effectués sur le contrôle interne qui pourrait remettre en cause les conclusions.

I - VERIFICATION DES QUANTITES :

1) a) Assister à l’inventaire physique périodique et vérifier que les procédures (telles


qu’évaluées avec le questionnaire spécifique) sont correctement appliquées.

b) Rapprocher les informations relevées lors de l’inventaire de l’état final des stocks
(sondages ponctuels, exhaustivité de la récapitulation…).

c) Si les quantités finales par produits résultent de la centralisation de plusieurs zones de


comptages, vérifier les additions.

56
AUDIT FINANCIER
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2) Au cas où les inventaires physiques ont eu lieu à une date antérieure à celle du bilan :

a) Pointer les montants du grand-livre à la date de l’inventaire avec les états récapitulatifs
valorisés des stocks à cette date.

b) Rapprocher les montants inscrits en entrées et sorties de stocks au grand-livre avec les
achats (partie concernant les stocks), la production (sorties des stocks pour entrées en
production et sorties de production pour entrées en stocks) et les ventes.

3) En cas d’inventaires tournants :

a) Vérifier que le programme des comptages a bien couvert tous les stocks au moins une
fois dans l’année.

b) Assister à certains comptage pour vérifier que les procédures sont correctement
appliquées.

c) Vérifier le dépouillement des sondages effectués et la prise en compte des écarts.

d) Récapituler les écarts sur l’année et assurer qu’ils ne sont pas significatifs.

4) Pour les stocks détenus par des tiers ou pour des tiers : Appliquer la procédure de
confirmation directe ou assister aux prises d’inventaire physique.

5) Pour les stocks détenus par des tiers : appliquer la procédure de confirmation directe ou
assister aux prises d’inventaire physique.

6) Pour les travaux en cours, vérifier le stade d’avancement avec les documents permettant
de suivre la production (l’existence physique de ces travaux doit être vérifiée en même
temps que le reste des stocks).

II - SEPARATION DES EXERCICES :

1. En liaison avec le contrôle des postes clients et fournisseurs, ventes et achats vérifier que :

a) les dernières réceptions de l’exercice (achats et retours clients)


b) les dernières expéditions (ventes et retours fournisseurs)
c) les transferts entre ateliers avec les sous-traitants
d) Les autres mouvements ont été correctement pris en compte.

2. Pour les mêmes données, vérifier que les premiers mouvements de l’exercice suivant
n’ont pas été enregistrés sur l’exercice en cours.

3. Vérifier que les frais de transport relatifs à ces mouvements ont été correctement
enregistrés sur l’exercice.

57
AUDIT FINANCIER
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III -VALORISATION :

1. Pour les matières et marchandise vérifier avec les factures que les coûts d’acquisition
utilisés (calculés soit au prix moyen pondéré, soit suivant l’hypothèse première entrer
première sortie incluent bien les frais de transport, douane etc…) ;

2. Pour les produits semi-ouvrés, en cours ou finis :

a) Vérifier que les coûts imputés à la production de l’année correspondent aux charges
comptabilisées (hors effet de sous-activité).
b) Si les produits sont valorisés au coût de production réel par produit, vérifier les clefs
de répartition utilisées et refaire le calcul de certains coûts.
c) Si les produits sont valorisés à partir de coûts standard, analyser les écarts constatés et
leur réincorporation. S’assurer que la méthode utilisée aboutit à une évaluation des
stocks au coût réel de production.

3. Considérer s’il y a eu changement dans la méthode de valorisation, ou dans la méthode de


calcul de la provision pour dépréciation.

S’il y a eu changement, calculer l’effet de ce changement sur :


- les résultats de l’exercice
- le montant des stocks inscrits au bilan.

4. Comparer les stocks aux coûts des marchandises vendues pour les principales catégories
de stocks (déterminer le « nombre de jours de vente en stock »). Expliquer les variations
par rapport aux périodes précédentes et par rapport à la politique de la société.

5. Comparer les coûts d’acquisition ou de production des principales catégories de stocks


avec ceux de l’exercice précédent.

6. Vérifier les calculs et les additions des états des stocks : s ‘assurer que les montants sont
raisonnables.

IV- DEPRECIATION :

1. S’assurer que la provision pour dépréciation des stocks en mauvais état, invendables ou à
rotation lente est suffisante par :

- Comparaison des quantités en stock avec les quantités de ventes budgétisés pour
l’exercice suivant, ou, si le budget n’est pas fait en quantités, avec les quantités vendues
pendant l’exercice,
- Discussion avec le service commercial concernant l’évolution des ventes et les
commandes
- Discussion avec les services techniques et de production concernant les changements
technologiques pouvant affecter les produits fabriqués,
- Consultation des procès-verbaux du Conseil d’Administration pour les développements
économiques pouvant affecter l’entreprise,
- Evaluer les risques d’obsolescence des stocks à partir des projections des ventes et
d’analyses des marchés effectuées pour le secteur d’activité.

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Support de cours

2. Vérifier que les stocks ne sont pas valorisés au-dessus de leur valeur de réalisation :

- Matières : comparer avec le prix de remplacement


- Produits en cours : comparer avec le prix de vente prévisionnel moins coût de
transformation
- Produits finis : comparer avec le prix de vente prévisionnel ou réel de l’exercice
suivant.

3. Vérifier la distinction, effectuée par l’entreprise, entre provision déductible et non


déductible fiscalement.

V- ENREGISTREMENT COMPTABLE :

1. Vérifier le montant des stocks d’ouverture avec les comptes de l’exercice précèdent.

2. Pointer le montant des stocks, d’après l’état récapitulatif, avec la balance générale et les
comptes annuels.

VI- AUTRES CONTROLES :

1. Se renseigner pour savoir s’il y a des nantissements ou d’autres engagements sur les
stocks.

2. S’assurer que la couverture d’assurance sur les stocks est suffisante.

3. S’assurer que les stocks en provenance des sociétés de groupe n’ont pas été achetés et
valorisés à des coûts différents de ceux en vigueur sur le marché.

VII-INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ET HORS BILAN :

1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les stocks.

2. Vérifier l’information relative aux clauses de réserve de propriété.

3. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

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VENTES - CLIENTS

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que les produits et charges inscrits au compte de résultat et provenant des
opérations de ventes résultent uniquement de l’enregistrement intégral des transactions
réalisées dans l’exercice comptable considéré.

B. S’assurer que les comptes de tiers inscrits au bilan et provenant des opérations de ventes
sont correctement évaluées et bien classés.

LISTE DES CONTROLES POSSIBLES

1. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.

2. Procéder à une analyse des ratios significatifs (à déterminer pour chaque société, mais par
exemple clients + comptes rattachés / chiffre d’affaires TTC) et des variations par rapport
à l’exercice précédent afin d’identifier les anomalies apparentes qui pourraient remettre en
cause les conclusions du § précédent.

3. Appliquer la procédure de confirmation directe. Si cette procédure est appliquée avant la


date d’arrêté des comptes (pas plus de 3 mois) elle doit être suivie par :

a) une revue globale du compte collectif clients et notamment des débits (rapprocher au
journal des ventes et crédites (rapprocher au journal de trésorerie).
b) Justification des nouveaux soldes importants apparus entre la date de confirmation et
celle du bilan.
c) Justification des créances importantes soldées depuis la date de vérification.

4. Lorsque la procédure de confirmation directe ne peut pas être appliquée (ou donne des
résultats insuffisants) :

a) vérifier que les soldes individuels sont correctement analysés,


b) vérifier les paiements subséquents crédits sur ces comptes avec les avis bancaires,
c) pour les montants qui n’ont pas encore été payés depuis la date d’arrêté, examiner tout
document pouvant justifier le montant inclus dans le solde (bons d’expédition,
factures, correspondances).

5. Vérifier les additions de la balance clients.

6. Vérifier le rapprochement de la balance clients avec le compte collectif.

7. Pointer la balance clients avec les comptes individuels.

60
AUDIT FINANCIER
Support de cours

8. S’assurer que les clients créditeurs figurent au passif du bilan.

9. S’assurer que les soldes qui ne sont pas recouvrables avant 12 mois sont isolés dans
l’annexe.

10. Passer en revue les balances et analyses de comptes de la société pour :

a) Identifier les comptes dont les libellés sont imprécis (ou inexistants) ou toute autre
anomalie apparente ;
b) Obtenir les explications nécessaires. Pointer l’ensemble des comptes concernés avec le
grand-livre.

I- SEPARATION DES EXERCICES :

1. Examiner la ventilation du chiffre d’affaires par mois et identifier les variations anormales
(ex : accélération brutale et non justifiée des ventes de fin d’exercice).

2. Vérifier que les dernières livraisons de l’exercice sont sorties des stocks et facturées (ou
ont fait l’objet d’écritures de régularisation).

3. Vérifier que les premières livraisons de l’exercice suivant n’ont fait l’objet ni de sorties de
stocks, ni de facturation anticipée.

4. Procéder de même avec les retours de marchandises.

5. Si la société tient un état de rapprochement entre les livraisons et les facturations, vérifier
que les éléments qui apparaissent en écart ont bien fait l’objet d’une sortie de
régularisation.

6. Vérifier que les premières factures de l’exercice suivant correspondent à des sorties de
stocks sur l’exercice.

7. Vérifier que les premières factures de l’exercice suivant correspondent à des sorties de
stocks postérieures à la date d’arrêté des comptes.

8. Procéder de même avec les avoirs. Passer systématiquement en revue les avoirs émis
après la clôture et obtenir des explications pour les éléments significatifs.

9. Si la société a une politique de ristournes annuelles, vérifier que toutes les ristournes
relatives au chiffre de l’exercice ont été comptabilisées.

10. Vérifier que les autres charges calculées en fonction du chiffre d’affaires (ex. :
commissions…) ont été comptabilisées.

II-EVALUATION DES CREANCES :

1. Vérifier que les créances exprimées en devises ont été correctement comptabilisées.

2. Pour les créances déjà identifiées comme douteuses par la société :

61
AUDIT FINANCIER
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a) obtenir l’analyse de la variation de provisions d’un exercice à l’autre


b) réconcilier ces mouvements avec les montants passés au compte de résultats
c) examiner le bien-fondé des provisions constatées en fonction de la politique de la
société, du dossier…

3. Pour les autres clients :

a) obtenir la balance par ancienneté de créances


b) examiner les dossiers des créances anciennes pour lesquelles aucune provision n’a
été constituée et juger du bien-fondé de cette absence de provision
c) passer en revue les relevés bancaires de l’exercice suivant et obtenir des
explications pour tout impayé significatif
d) analyser les reports d’échéances.

4. Vérifier l’utilisation des provisions antérieurement constituées.

5. Vérifier l’annulation des provisions antérieurement constituées à raison des créances


douteuses encaissées.
(pour ces travaux il est important de tenir compte des particularités de la clientèle pour
évaluer les risques, ex. : administration).

6. Vérifier le bien-fondé de la déductibilité fiscale (ou non) de la provision pour créances


douteuses.

7. Vérifier que la restitution de la TVA sur créances annulées ou impayées s’est bien
accompagnée de la rectification préalable des factures initiales.

III- EFFETS A RECEVOIR :

1. Effectuer un examen physique à la date de clôture.

2. Rapprocher les effets remis à l’escompte avec les confirmations bancaires.

3. Rapprocher le montant de l’échéancier avec le grand-livre et s’assurer qu’il n’y a pas


d’échéances anormales.

4. Si les effets à recevoir n’ont pas été inclus dans la procédure de confirmation directe
vérifier qu’ils ont été honorés par la suite.

5. Evaluer s’il y a lieu de faire une provision pour les risques d’effets impayés ou frais
d’escompte et d’encaissement.

IV- AUTRES PROCEDURES DE VERIFICATION :

1. Vérifier les additions du journal des ventes.

2. Vérifier les additions des colonnes de ventilation du journal des ventes.

3. Vérifier le report de folio à folio au journal des ventes.

62
AUDIT FINANCIER
Support de cours

4. Vérifier le bien-fondé des avances reçues sur commandes en cours.

5. Vérifier que les taxes acquittées et relatives aux acomptes reçus sur les commandes en
cours ont été isolées.

6. En cas de relations avec des filiales étrangères ou des sociétés dépendantes sises à
l’étranger, contrôler le taux des rémunérations des prestations de service et, d’une
manière générale, le montant des prix de transfert.

7. Contrôle identique à opérer en ce qui concerne les relations commerciales entre sociétés
du groupe implantées sur le territoire national (être très attentif lorsque certaines sociétés
sont en situation de déficit fiscal et d’autres en position bénéficiaire).

V-INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ET HORS BILAN :

1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les clients.

2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés ; en particulier vérifier l’information relative aux clauses
de réserve de propriété.

63
AUDIT FINANCIER
Support de cours

TRESORERIE

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que la situation de la trésorerie de l’entreprise à la clôture de l’exercice est


reflétée de façon exacte par les montants inscrits au bilan.

B. S’assurer que les frais et produits financiers concernant les opérations de trésorerie inscrits
au compte de résultat reflètent bien l’intégralité des frais et produits pour l’exercice
considéré.

LISTE DES CONTROLES POSSIBLES

1. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.

2. Obtenir le détail des comptes concernés et :

a) expliquer les variations par rapport à l’exercice précédent


b) s’assurer qu’aucune variation anormale ne pourrait remettre en cause les conclusions
de l’analyse du contrôle interne.

3. Appliquer la procédure de confirmation directe pour les soldes, découverts et prêts


bancaires, ainsi que pour les conditions (taux d’intérêt, commissions, plafond,
remboursement) qui y sont attachées. Obtenir également confirmation des signataires
autorisés, des intérêts ou autres concernant l’exercice et non encore débités.

I- BANQUES ET CAISSES :

1. S’assurer que les informations reçues directement des banques sont conformes aux
écritures passées dans les livres comptables.

2. Vérifier les rapprochements bancaires établis par l’entreprise : pointer les montants en
rapprochements (recettes et dépenses) avec les relevés bancaires du début du nouvel
exercice et les journaux du dernier mois. S’assurer que les délais entre les dates des
écritures comptables et les dates de l’écriture sur relevé bancaire sont raisonnables en ce
qui concerne les recettes.

3. Pour les écritures passées par la banque et non par la société, vérifier qu’elles ont fait
l’objet de provisions.

4. S’assurer que la ventilation des échéances dans l’annexe est correcte.

5. S’assurer que les transferts des fonds effectués entre les comptes bancaires sont
raisonnables.

64
AUDIT FINANCIER
Support de cours

6. Revoir les recettes d’importance exceptionnelle au début de l’exercice suivant pour


s’assurer qu’elles ne sont pas la « contrepartie » de facilités reçues à la fin de l’exercice
pour pouvoir donner une présentation améliorée de la situation de trésorerie.

7. Faire un comptage des espèces en caisse à la date de clôture de l’exercice. Si ceci a été fait
à une date antérieure, revoir le journal de caisse pour la période jusqu'à la clôture de
l'exercice, et s'assurer que le solde au bilan est correcte.

II- CHEQUES ET COUPONS A ENCAISSER :

Vérifie l'encaissement au début de l'exercice. S'assurer que les délais d'encaissement sont
raisonnables.

III- VIREMENTS INTERNE :

S'assurer que ces comptes sont soldés à la fin de l'exercice.

IV- AUTRES :

1. Pointer les montants inscrits au bilan et au compte de résultat avec le grand-livre.

2. Pointer les comptes du grand livre avec les journaux bancaires et avec les journaux des
caisse.

3. S'assurer que la partie au compte " différence de change " provenant des évaluations faites
en fin d'année des actifs et des passifs libellée en monnaie étrangère est correctement
calculée

V- INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ET HORS BILAN :

1. Se reporter au programme des vérifications des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant la trésorerie.

2. Vérifier que les informations qui figurent dans l'annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

65
AUDIT FINANCIER
Support de cours

EMPRUNTS ET DETTES ASSIMILEES

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que les montants inscrits au bilan sont correctement évalués et bien classifiés, et
qu’ils reflètent l’intégralité des emprunts et dettes.

B. S’assurer que les montants inscrits au compte de résultat reflètent bien l’intégralité des
charges ou produits pour l’année.

LISTE DES CONTROLES POSSIBLES

1. Obtenir le tableau des mouvements des emprunts par rapport à l’exercice précédent.

2. Procéder à une confirmation directe auprès des organismes prêteurs.

3. Pointer les chiffres d’ouverture avec les comptes de l’exercice précédent.

4. Pointer les montants inscrits au bilan et au compte de résultat avec le Grand-livre.

5. Vérifier chaque emprunt avec le tableau et les annuités de remboursement. Comparer avec
les écritures de l’année et avec les soldes en fin d’exercice.

6. Vérifier la ventilation long terme, court terme.

7. Pour les sommes encaissées ou remboursées pendant l’exercice, vérifier que :

- Les procès-verbaux de l’assemblée générale ;


- Les contrats ;
- Les relevés bancaires et avis de débit ou de crédit ;
- Le calcul des intérêts ;
- Le calcul des primes d’émission et de remboursement.

8. Noter les garanties données


9. Si l’emprunt est indexé, s’assurer que l’indexation a été faite en conformité avec le
contrat : vérifier les calculs.

10. Si l’emprunt est en monnaies étrangères, s’assurer qu’il a été comptabilisé au taux de
clôture et, si nécessaire, qu’une provision a été comptabilisée pour tenir compte des pertes
latentes.

11. S’assurer que les retenues à la source sur les intérêts courus pendant l’exercice ont été
versées à l’état ou inscrites au passif du bilan.

12. En cas d’émission d’obligations, s’assurer conformément à la loi que :

a) la société a bien deux années d’existence ;

66
AUDIT FINANCIER
Support de cours

b) deux bilans ont été régulièrement approuvés par les actionnaires ;


c) le capital est intégralement libéré ;
d) l’émission a été décidée par les actionnaires en assemblée générale ;
e) les conditions d’émission fixées par les actionnaires ont été respectées (échéance,
primes, garanties, etc…).

13. S’il existe des obligations convertibles, s’assurer que la société n’a pas au cours de
l’exercice :

- amortie ou réduit son capital ;


- modifiée la répartition des bénéfices.

14. Comparer le montant des intérêts pour l’exercice avec celui de l’exercice précédent :

- Expliquer toute variation, vérifier le montant passé en charges avec les taux des
emprunts et les capitaux.

15. Vérifier le paiement des coupons : s’assurer que la retenue à la source a été régulièrement
opérée.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ET HORS BILAN :

1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les emprunts.

2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

67
AUDIT FINANCIER
Support de cours

ACHATS – FOURNISSEURS

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que les charges et produits inscrits au compte de résultat et provenant des
opérations d’achats, résultent uniquement de l’enregistrement intégral des transactions
réalisées dans l’exercice comptable considéré.

B. S’assurer que les comptes de tiers inscrits au bilan et provenant des opérations d’achats
sont correctement évaluées et bien classifiés.

LISTE DES CONTROLES POSSIBLES

1. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.

2. Procéder à une analyse des ratios significatifs (à déterminer pour chaque société) et des
variations par rapport à l’exercice précédent afin d’identifier les anomalies apparentes qui
pourraient remettre en cause les conclusions du précédent.

3. Appliquer la procédure de confirmation directe.

4. Lorsque la procédure de confirmation directe ne peut pas être appliquée (ou donne des
résultats insuffisants) :

a) Vérifier que les soldes individuels sont correctement analysés ;


b) Pour les soldes principaux, rapprocher les soldes des relevés reçus ou de tout élément
justificatif (factures, bons de livraison…).

N.B. – La procédure doit couvrir également les effets à payer.

5. Vérifier les additions de la balance fournisseurs.

6. Vérifier le rapprochement de la balance avec le compte collectif.

7. Pointer la balance avec les comptes individuels.

8. S’assurer que les fournisseurs débiteurs figurent à l’actif du bilan.

9. S’assurer que les soldes qui ne sont pas payables avant 12 mois sont isolés dans l’annexe.

10. Passer en revue les balances et analyses de comptes de la société pour identifier les
comptes dont les libellés sont imprécis (ou inexistants) ou tout autre anomalie apparente.

I- SEPARATION DES EXERCICES

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AUDIT FINANCIER
Support de cours

Le volume des sondages dépendra du degré de confiance que l’auditeur aura dans les
procédures du client. Une partie de ces travaux doit être faite en liaison avec la vérification
des stocks.

a) Achats :

1. Vérifier que :

a) Les derniers bons de réception de l’exercice ont donné lieu à l’enregistrement de


factures ou de provisions.

b) Les derniers bons de retour de l’exercice ont donné lieu à l’enregistrement d’avoirs ou
de provisions pour avoirs à recevoir ;

c) Les dernières factures et les derniers avoirs comptabilisés correspondant à des


mouvements de l’exercice.

2. Vérifier que :

a) Les premières livraisons (et retours) de l’exercice suivant n’ont fait l’objet d’aucune
facture (ou avoir) ou provision ;

b) Les premières factures (ou avoirs) enregistrées sur l’exercice suivant ne correspondent pas
à des mouvements de stocks de l’exercice.

3. Si la société tient un état de rapprochement entre les réceptions (retours) et les facturations
(avoirs), vérifier que les éléments qui apparaissent en écart ont bien fait l’objet d’écritures
de régularisation.

4. Si certains fournisseurs ont une politique de ristourne annuelle, vérifier que toutes les
ristournes relatives aux achats de l’exercice ont été comptabilisées.

b) Charges récurrentes (ex. : loyers, assurances…).

Vérifier dans les comptes de charges que toutes les charges de l’exercice ont été
comptabilisées.

c) Charge non récurrente

1. Examiner l’ensemble des comptes de charges, en analysant les factures reçues et les
règlements effectués au début de l’exercice suivant, s’assurer qu’il n’y a pas eu
d’omission dans l’exercice considéré.

2. Comparer les montants passés en charges avec les budgets et expliquer les écarts
significatifs.

3. Si d’autres charges (ou produits liés aux charges) apparaissent dans les comptes de
régularisation que celles vérifiées aux points précédents, obtenir les justificatifs.

II- EVALUATION DES CREANCES ET PRESENTATION :

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AUDIT FINANCIER
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1. S’assurer que les dettes en devises sont converties au taux de clôture.

2. Vérifier que les dettes dont l’échéance est à plus d’un an sont montrées séparément.

3. Vérifier la ventilation des fournisseurs entre fournisseurs normaux et fournisseurs


d’immobilisations.

III- AUTRES CONTROLES :

1. Pour les différents comptes concernés, pointer les soldes avec :

a) les comptes auxiliaires ;


b) la balance générale ;
c) le bilan.

2. Pointer le grand-livre avec le journal des achats

3. Vérifier le report des factures et avoirs fournisseurs au journal des achats

4. Vérifier la ventilation des factures et avoirs fournisseurs dans le journal achats.

5. Vérifier le report des factures et fournisseurs dans les comptes de contrepartie.

6. Vérifier les additions du journal d’achats.

7. Vérifier les additions des colonnes de ventilation du journal d’achats.

IV- INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES :

1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les achats.

Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

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AUDIT FINANCIER
Support de cours

PAIE – PERSONNEL

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que les charges et produits inscrits au compte de résultat et ayant pour origine
les droits et les obligations de l’entreprise vis-à-vis de son personnel, résultent uniquement
de l’enregistrement intégral des transactions réalisées dans l’exercice comptable
considéré.

B. S’assurer que les comptes de tiers inscrits au bilan et provenant des transactions avec le
personnel sont correctement évalués et bien classifiés.

LISTE DES CONTROLES POSSIBLES

1. Prendre en considération l’étendue et les résultats des travaux effectués sur les procédures
de contrôle interne pour déterminer l’étendue des travaux à effectuer et la date à laquelle
ils devront l’être.

2. Obtenir le détail des comptes de charges et de tiers concernés et :

a) expliquer les variations par rapport à l’exercice précédent ;


b) s’assurer qu’aucune variation anormale ne pourrait remettre en cause les conclusions
de l’analyse du contrôle interne.

3. Etudier l’évolution des montants mois par mois, ainsi que les écarts par rapport aux
prévisions, et en expliquer les causes.

4. Pointer les montants des journaux de paie aux déclarations annuelles.

5. Pointer les montants au grand livre avec les journaux de paie (rémunérations dues,
retenues Sécurité Sociale ou autres, acomptes, etc…).

6. Comparer les montants au grand-livre avec les règlements ultérieurs.

7. Rapprocher le montant des charges sociales comptabilisées avec les bases.

8. Pour les calculs des primes de fin d’année, des primes de bilan, les congés payés, la
participation, etc… :

a) S’assurer que les bases n’ont pas changé depuis le dernier audit, les congés payés
,etc… ;
b) Vérifier les données variables avec les documents de base (catégorie professionnelle,
niveau hiérarchique, heures de présence, etc…) ;
c) Vérifier les calculs.

9. Contrôler l’assiette des commissions représentants, l’application correcte des taux et des
calculs.

71
AUDIT FINANCIER
Support de cours

10. Vérifier la conformité des rémunérations des gérants, administrateurs, P.D.G., avec les
décisions du Conseil ou de l’Assemblée.

11. Demander aux avocats et conseillers juridiques de l’entreprise s’il y a des litiges avec les
employés ou les anciens employés. Obtenir une réponse écrite.

12. Au cas où il y a des procès ou litiges, examiner avec un responsable de l’entreprise le


bien-fondé des provisions constituées.

13. Examiner les paiements effectués au personnel dans l’exercice suivant pour s’assurer que
rien n’a été oublié dans l’exercice faisant l’objet du contrôle.

14. Contrôler les justifiants (expression du besoin et réalisation), les bases et les calculs des
rémunérations du personnel extérieur à l’entreprise (personnel intérimaire, etc…).

15. Appliquer la procédure de confirmation directe des prêts, acomptes ou avances au


personnel.

16. Pointer tous les montants inscrits au bilan et compte de résultat avec le grand-livre et les
journaux de paie.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ET HORS BILAN

1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant la paie et le personnel.

2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

72
AUDIT FINANCIER
Support de cours

CAPITAUX PROPRES, RESERVES, SUBVENTIONS ET


PROVISIONS REGLEMENTEES

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que les comptes annuels présentent :

- Le capital, les réserves, les subventions et les provisions réglementées, ainsi que
l’affectation des résultats, conformément aux règles et principes généralement admis.
- Toutes les informations nécessaires à une appréciation juste de la situation de la
société.

B. S’assurer que la loi sur les sociétés et les statuts de la société ont été respectés.

I- CAPITAL-PRIMES :

1. Vérifier la répartition du capital par catégories d’actions avec les statuts et la


réglementation. Noter les conditions d’émission et les droits attachés.

2. Comparer le nombre total des actions en circulation avec le régime des actionnaires.
Contrôler les certificats non utilisés.

3. Vérifier les écritures comptables s’il y a lieu, concernant :

- la constitution de la société,
- les augmentations, les appels, les libérations et les réductions de capital,
- les conversions des parts bénéficiaires ou des obligations en actions,
- les fusions, scissions et apports partiels d’actif,
- les transformations de la forme juridique de la société.

Comparer les écritures comptables avec les décisions prises par le conseil d’administration
et par l’assemblée générale des actionnaires .
Vérifier le respect des formalités légales .

4. Pour les augmentations de capital par compensation, vérifier l’origine et la réalité de la


créance et la régularité des opérations figurant au compte.

5. Vérifier le paiement des droits d’apport ou d’augmentation de capital.

6. S’assurer que le capital est intégralement souscrit.

7. Contrôler que les minima légaux ont été respectés en ce qui concerne :
- le montant total du capital,
- le montant minimal des actions, des sociétés anonymes et des parts sociales de
S.A.R.L,
- le nombre des actionnaires ou des associés.

73
AUDIT FINANCIER
Support de cours

8. S’assurer que tous les administrateurs ou membres du conseil de surveillance sont


titulaires en pleine propriété du nombre des actions de garantie requises.

9. En cas de renonciation au droit préférentiel de souscription, s’assurer que les éléments de


calcul retenus par la société sont sincères et exacts ; apprécier le prix d’émission et
s’assurer de la régularité de l’assemblée.

10. S’assurer que l’égalité entre les actionnaires a été respectée.

II- ECART DE REEVALUATION

(N.B : Utiliser les travaux déjà effectués sur les immobilisations corporelles, incorporelles
et sur les titres ).

1. Vérifier les mouvements sur les postes d’écarts de réévaluation :


- S’assurer que les mouvements sur le poste «réserve de réévaluation » résultent
uniquement :
 D’un transfert au capital ;
 D’une cession d’actif non amortissable ayant fait l’objet d’une réévaluation ;

- Contrôler en liaison avec le compte de reprise sur provision réglementée que la variation
du poste «provision spéciale de réévaluation » résulte de la neutralisation des
amortissements calculés sur la partie réévaluée des biens amortissables ou d’une cession
d’actif amortissable réévalué ;
- Contrôler la rubrique «Autres écarts » en liaison avec le compte d’ordre inclus dans la
rubrique «Autres immobilisations ».

2. S’assurer que le détail des calculs de la rubrique «écarts de réévaluation »figure dans les
notes explicatives.

3. Vérifier que les diminutions de valeur constatées sur des biens réévalués ont donné lieu à
la comptabilisation d’une provision pour dépréciation imputée sur les postes d’écart.

III- RESERVES :

1. Vérifier que les écritures comptables et s’assurer que les prélèvements sur les réserves ont
été approuvés par les actionnaires réunis en assemblée générale.

2. S’assurer de la conformité de l’affectation des résultats avec les règles légales et les
obligations statutaires.

3. Contrôler le respect des règles fiscales propres à chacune des réserves.

4. S’assurer qu’il n’y a pas d’utilisation irrégulière des réserves (par exemple : prélèvement
pour constituer des provisions).

IV- REPORT A NOUVEAU :

1. S’assurer que l’affectation des résultats a été approuvée par les actionnaires réunis en
assemblée générale.

74
AUDIT FINANCIER
Support de cours

2. Vérifier le paiement des dividendes :

a) S’assurer que les distributions de réserves provenant de résultats d’exercice clos


depuis plus de 5 ans, ou de bénéfices n’ayant pas été soumis à l’I.S au taux plein ont
bien été soumises au précompte et au complément d’I.S pour les plus-values à long
terme. Vérifier que la déclaration 2750 a été déposée.

b) Vérifier l’application des retenues à la source et des conventions internationales


lorsque des dividendes sont versés à des résidents étrangers.

V- SUBVENTIONS :

1. Vérifier les subventions reçues avec les décisions d’attributions et titres de paiement.

2. S’assurer du respect des obligations mises à la charge des entreprises en contrepartie.

3. Vérifier la comptabilisation de la fraction des subventions créditées au compte de pertes et


profits.

4. Rechercher si des immobilisations acquises au moyen de subventions ont été cédées


pendant le temps où la subvention n’est pas définitivement acquise, et examiner les
conséquences au niveau de la subvention et du calcul de la plus-value ou de la moins-
value.

5. Rechercher les subventions d’équipement accordées par une entreprise à une autre ;
vérifier les obligations légales et les conditions d’imposition.

6. S’assurer du respect des règles fiscales.

VI- PROVISIONS REGLEMENTEES

1. S’assurer que les conditions pour la constitution de la provision sont remplies (en
particulier, pas de provision pour fluctuation des cours si l’exercice est déficitaire et
réalisation des investissements).

2. Vérifier les calculs.

3. S’assurer que les réintégrations dans le bénéfice imposable sont effectuées suivant les
règles fiscales.

4. Calculer la situation latente de ces réserves.

VII- INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ET HORS BILAN

1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les immobilisations.

2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

75
AUDIT FINANCIER
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76
AUDIT FINANCIER
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PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que les montants figurant au bilan sont justifiés et suffisants pour couvrir les
risques encourus par l’entreprise.

B. S’assurer que les dotations et reprises, au compte de résultat sont correctement


comptabilisées.

LISTE DES CONTROLE POSSIBLES

1. Obtenir le tableau des mouvements des provisions par rapport à l’exercice précédent
(dotations, utilisations, reprises …)

2. Pointer les montants à l’ouverture avec les comptes de l’exercice précédent.

3. Obtenir tous les justificatifs des mouvements enregistrés dans l’exercice.

4. Vérifier l’évaluation des risques provisionnés à la fin de l’exercice.

5. Vérifier l’évaluation des risques liés à des évènements postérieurs à la clôture de


l’exercice.

6. S’assurer que tous les risques encourus ont fait l ‘objet d’une provision :

- Garanties, pertes sur marchés…


- Litiges (à référencer avec les confirmations des avocats et conseillers juridiques).
- Revue des procès-verbaux de conseil.

7. Vérifier les critères retenus pour la déductibilité fiscale des provisions.

8. Pointer les chiffres qui figurent au bilan et au compte de résultats avec le grand-livre.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ET HORS BILAN

1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
relatifs aux provisions.

2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

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DEBITEURS ET CREDITEURS DIVERS


ET AUTRES

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. S’assurer que les soldes figurant à l’actif du bilan concernent des montants à recevoir
entièrement recouvrables.

B. S’assurer que toutes les dettes diverses de l’entreprise sont comptabilisées ou


provisionnées.

LISTE DES CONTROLE POSSIBLES

I- TOUS COMPTES

1. Comparer les soldes figurant au bilan et au compte de résultat avec les montants de
l’exercice précédent : lorsque les postes concernés sont peu importants, l’explication des
variations peut être suffisante pour atteindre l’objectif recherché.

2. Pointer les montants inscrits au bilan avec les comptes du Grand-livre.

3. Lorsqu’il existe des balances nominatives, les pointer avec les comptes individuels et
vérifier le solde avec le solde collectif.

4. Obtenir des confirmations directes pour les soldes importants.

5. Analyser les soldes et vérifier les documents justificatifs.

6. Vérifier les encaissements après la date de clôture.

7. S’assurer que les montants sont correctement répartis entre le long terme et le court terme
dans l’annexe.

II- DEBITEURS DIVERS

Obtenir les détails des mouvements des provisions pour dépréciations et :

a) Pointer les soldes d’ouverture avec les comptes de l’exercice précédent ;


b) Examiner les justifications des mouvements de l’exercice ;
c) Juger du solde à la fin de l’exercice et les risques associés ;
d) Vérifier les critères fiscaux utilisés pour la déductibilité.

II- COMPTES D’ATTENTE ET TRANSITOIRES

1. Vérifier que les comptes d’attente sont soldés en fin d’exercice.

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AUDIT FINANCIER
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2. Vérifier le montant des écarts de conversion.

III- COMPTE DE CHARGES A PAYER

1. Passer en revue les factures reçues et/ou montants payés au début de l’exercice suivant (ou
utiliser tout autre moyen approprié à l’entreprise) pour vérifier qu’aucune charge
significative n’a été omise et s’assurer de leur rattachement au poste de bilan concerné.

IV- INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ET HORS BILAN

1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les débiteurs et créditeurs divers.

2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

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AUDIT FINANCIER
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COMPTE DE RESULTAT

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

A. L’objectif est de s’assurer que les compte de résultat reflète bien l’activité de l’entreprise
pendant l’exercice considéré.

LISTE DES CONTROLE POSSIBLES

I- GENERALITES

L’auditeur devra commencer le contrôle des comptes par une revue analytique du compte de
résultat et des principaux ratios de l’entreprise. Cette revue lui permettra d’identifier les
variations anormales qui pourraient remettre en cause les conclusions de l’analyse du contrôle
interne et/ou justifier la modification du programme de contrôle des comptes.

Cette analyse sera plus ou moins développée selon la complexité de l’entreprise.

Il conviendra d’obtenir l’explication auprès de la Direction de l’entreprise de ces évolutions et


de juger si les explications de la Direction sont raisonnables et, en conséquence, mettre au
point un programme de contrôle des comptes.

Les moyens de vérification pour les revenus et les charges ayant leur origine dans les
opérations de vente, d’achat, de paie, d’investissements, de trésorerie… ont déjà été
mentionnés dans les sections correspondantes du bilan. Ne sont repris dans cette section que
les autres comptes auxquels il convient de porter une attention particulière.

II- CHARGES EXCEPTIONNELLES

1. Obtenir l’explication des montants significatifs.

2. S’assurer que les éléments justifiant ces charges ne nécessitent pas de provisions
complémentaires.

III- SUBVENTION D’EXPLOITATION

Vérifier le bien-fondé de la constatation du profit (clause suspensive).

80
AUDIT FINANCIER
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IV- PRODUITS EXCEPTIONNELS

Obtenir des explications pour tout élément significatif. Vérifier le bien-fondé de la


constatation du profit.

V- AUTRES CONTROLES

1. Passer en revue les comptes de l’entreprise et déterminer la nécessité de travaux


complémentaire en fonction de ses particularités.

2. Vérifier les informations de l’annexe relatives au compte de résultat.

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AUDIT FINANCIER
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ETAT : IMPOTS ET TAXES

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES :

A. S’assurer que les montants d’impôts et taxes figurant au bilan et au compte de résultat sont
correctement calculés et comptabilisés.

B. S’assurer que les comptes annuels de l’entreprise ne dissimulent pas un risque fiscal
important. Le chiffre éventuellement.

LISTE DES CONTROLE POSSIBLES

I- TOUT COMPTES

1. Comparer les montants au bilan et au compte de résultat avec l’exercice précédent.


Expliquer les variations importantes.

2. Pointer les soldes avec le grand-livre.

II- COMPTES DE T.V.A.

1. Obtenir et vérifier l’état de rapprochement entre les déclarations et la comptabilité.

2. Vérifier les montants du bilan avec les déclarations et les journaux.

3. Juger de la nécessité (en fonction des travaux sur le contrôle interne) d’approfondir les
sondages sur la récupération de T.V.A. (bien-fondé, décalage…).

II- IMPOTS ET TAXES SUR REMUNERATIONS

1. Vérifier les montants passés en charges avec les bases.

2. Vérifier le paiement des acomptes et les soldes restant à payer

3. Vérifier que les déclarations sont dépassées dans les règles de forme et de délais.

III- AUTRES IMPOTS ET TAXES

Vérifier les montants passés en charges et s’assurer que tous les impôts sont correctement
provisionnés.

IV- IMPOT SUR LES SOCIETES

1. Vérifier la liquidation de l’impôt de l’exercice précédent et le paiement des acomptes.

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2. Vérifier le calcul de l’impôt de l’exercice (sans oublier les impôts de l’exercice précédent
dont le paiement a été étalé et l’utilisation des moins-values reportées).

3. Vérifier le respect des règles de forme quant à l’établissement de la déclaration fiscale.

V- RISQUES

1. Suivant la situation de l’entreprise, juger de l’opportunité de demander l’avis d’un


spécialiste fiscal sur les risques encourus.

2. Obtenir les conclusions (ou projets) de tout contrôle en cours à la fin de l’exercice.

VI- INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES ET HORS BILAN

1. Se reporter au programme de vérification des engagements hors bilan et faire les travaux
concernant les impôts.

2. Vérifier que les informations qui figurent dans l’annexe sont complètes et conformes aux
chiffres précédemment vérifiés.

3. S’assurer notamment que les notes concernant la situation fiscale latente, la ventilation de
l’impôt entre résultat courant et résultat exceptionnel et l’incidence des évaluations
fiscales sont correctes.

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ENGAGEMENTS HORS BILAN

OBJECTIFS DU CONTROLE DES COMPTES

Rechercher les engagements reçus et donnés ainsi que les passifs éventuels existant à
la fin de l’exercice et s’assurer qu’ils font l’objet d’une information adéquate dans les
comptes annuels.

LISTE DES CONTROLES POSSIBLES

1. Examiner les procès-verbaux des réunions des assemblées et conseils dans le but
d’en extraire les mentions de contrats ou toute autre forme d’engagement ou passifs
éventuels.

2. Examiner de la même façon, s’il y a lieu, les rapports des comités de direction.

3. Examiner les réponses des confirmations de la conservation des hypothèques.

4. Demander auprès du Greffe du Tribunal de Commerce un état des inscriptions de


privilèges : crédit-bail, Trésor Public, Sécurité Sociale, nantissements.

5. Analyser les réponses de confirmation directe des banques, organismes financiers,


débiteurs et créditeurs, afin d’en extraire les renseignements relatifs aux
engagements hors bilan ou qui permettraient de déceler un risque pour l’entreprise.

6. Appliquer la procédure de confirmation directe pour les avocats et conseillers


juridiques ou fiscaux. Analyser les réponses et référencer les informations
concernant les litiges et procès en cours aux feuilles de travail sur lesquelles ont été
analysées les provisions correspondantes. S’assurer que tous les litiges et procès
sont provisionnés ou si les circonstances ne justifiant pas une provision, que la
situation est clairement expliquée dans l’annexe.

7. Examiner les conditions des contrats exceptionnels d’achats et de ventes en


recherchant les stipulations restrictives ou les clauses de garantie ou toute condition
inhabituelle.

8. Obtenir une récapitulation des informations concernant les opérations de crédit-bail


et les baux à long terme non résiliables et vérifier avec les contrats.

9. Obtenir une récapitulation des commandes fermes d’acquisitions


d’immobilisations. En fonction du système de contrôle sur les acquisitions,
s’assurer que cette récapitulation est correcte, complète et en accord avec les
budgets approuvés.

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10. Examiner les contrats d’assurances pour vérifier que les actifs sont correctement
assurés et les risques couverts d’une façon adéquate.

11. Revoir les résultats physiques de façon à s’assurer qu’il n’existe pas de notes dans
les dossiers indiquant que les actifs examinés étaient gagés ou nantis. (Plaques
aliénant la propriété, par exemple).

4.4 Réévaluation :

S’assurer que les notes explicatives précisent que les montants relatifs à la réévaluation
qui figurent dans la situation nette n’ont pas été soumis à l’impôt.

4.5 Observation physique :

L’observation physique est une technique, à haut niveau de force probante, qui est utilisée
pour confirmer l’existence d’un actif.

Cette technique peut s’appliquer principalement aux :

 Stocks
 Immobilisations corporelles
 Effets de commerce
 Titres de participation
 Espèces en caisse
 Etc.

L’organisation et la réalisation des inventaires étant la responsabilité de l’entité, la


responsabilité de l’auditeur est de s’assurer que la prise d’inventaires est faite correctement et
que les quantités inventoriées à la date donnée le sont de manière sincère.

L’objectif principal lors d’un contrôle physique consiste à s’assurer que :

- Les biens figurant dans les comptes existent effectivement et peuvent être identifiés ;
- Tous les biens existant physiquement dans l’entreprise et qui lui appartiennent sont
effectivement inclus dans les comptes.

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A/ Démarche générale pour l’observation physique des stocks :


Les différentes étapes de l’intervention de l’auditeur se situent avant, pendant et après la prise
d’inventaire.

Avant la prise d’inventaire

Avant la prise de l’inventaire, l’auditeur recueille les informations relatives à :

- La valeur et la nature des différentes catégories de stocks,


- La localisation des stocks,
- La saisie des quantités(date et modalités),
- Les méthodes de valorisation,
- Les instructions d’inventaire.

En fonction de ces informations générales, il est établi un planning :

 Dans le temps, en fonction des dates prévues ;


 Dans l’espace, en fonction des lieux où se déroule l’inventaire

et un programme de travail adapté tenant compte des particularités de l’entreprise :

 Domaines sensibles ;
 Nature et volume des sondages et contrôles à effectuer ;
 Nature des informations à collecter,

et une prévision des collaborateurs nécessaires compte tenu des travaux planifiés.

Si certains stocks de l’entreprise sont détenus par des tiers, il convient de prévoir également
l’envoi de demandes de confirmation directes aux tiers. Les mêmes demandes pourront être
effectuées pour les stocks détenus par l’entité appartenant à des tiers.

En complément de ces informations, l’auditeur doit visiter les lieux de stockage afin de
s’assurer qu’ils prêtent à une saisie correcte des quantités (rangement, accès, etc.) et identifier
les particularités qui devront être prises en considération dans la préparation des instructions.

Pendant la prise d’inventaire

Il est souhaitable que l’auditeur (ou ses collaborateurs) soit présents pendant toute la durée de
l’inventaire. Sinon, il est important d’assister au début de l’inventaire et à sa fin.

 Au début pour s’assurer que l’inventaire va se dérouler dans de bonnes conditions, que les
instructions ont été bien comprises et sont correctement suivies ;

 A la fin, pour contrôler la procédure de centralisation des fiches ou feuilles de comptages


et pour prendre une copie de la feuille de suivi des fiches. Celle-ci lui permettra de
s’assurer ultérieurement que l’état final d’inventaire inclut bien tous les stocks recensés et
seulement ceux là. Ce contrôle est essentiel pour s’assurer que rien n’est modifié
ultérieurement, sans que l’auditeur soit informé

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Les contrôles de l’auditeur portent essentiellement sur la façon dont la prise d’inventaire a été
effectuée par le personnel de l’entreprise et par conséquent sur la façon dont les procédures
sont appliquées.

Il observe les équipes, vérifie par sondages la qualité des informations portées sur les fiches
ou feuilles de comptages.

Il s’assure au moyen de sondages que :

 Les unités de comptage sont correctement utilisées ;


 Les appareils de mesure ou de comptage sont fiables ;
 Le contenu des cartons ou autres conteneurs correspond bien aux articles relevés ;
 Les piles ne comportent pas de manquants ;
 Toutes les zones où peuvent se trouver des stocks sont bien repérées ;
 Les fiches de comptage sont correctement remplies par les équipes de comptages.

L’auditeur effectue un certain nombre de comptages qu’il consigne dans ses dossiers pour
contrôle ultérieur avec l’inventaire définitif.

Les informations consignées dans les dossiers de l’auditeur doivent être suffisamment
explicites pour que le suivi ultérieur ne pose pas de difficulté :

- Désignation, référence et localisation de l’article


- Unité de comptage
- Quantité comptée figurant sur les fiches de stock ou de l’inventaire permanent.

Le volume des sondages est fixé par l’auditeur en fonction :

- De sa connaissance de l’entreprise,
- Du contrôle interne de la fonction stock,
- De la qualité de la procédure d’inventaire,
- De la qualité de l’application de cette procédure.

Toutefois, les sondages effectués portent, de préférence sur les articles ayant une forte valeur
pour essayer, même lorsque les sondages sont peu nombreux, de les rendre plus significatifs
par rapport au montant qui figurera au bilan.

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L’auditeur organise ses contrôles pour s’assurer que :

 Tout élément existant physiquement est correctement recensé,


 Tout élément recensé existe physiquement.

Pour ce faire, il sélectionne des éléments :

 Sur les aires de stockage, et s’assure qu’ils sont (ou seront) correctement saisis sur les
fiches de comptages ;
 Sur les fiches de comptage de l’entreprise et s’assure qu’ils existent bien physiquement.

Les sondages effectués, relevés sur ses feuilles de travail, lui permettront de s’assurer que les
fiches n’ont pas été modifiées.

Il est à noter que l’auditeur doit relever les informations nécessaires aux contrôles des
chevauchements ou de la séparation des exercices. L’auditeur prend soin de s’assurer que:

 Les articles situés sur les aires de réception, et qui ont fait l’objet d’un bon de réception,
sont bien pris dans l’inventaire,
 Les articles n’ayant pas fait l’objet d’un bon de réception avant l’inventaire sont exclus
des comptages,
 Les articles ayant fait l’objet d’un bon d’expédition avant l’inventaire, et tenus à la
disposition des clients sur les aires de livraison, sont exclus de l’inventaire.

Lorsque l’inventaire est effectué à une date antérieure à la date de clôture, les contrôles
supplémentaires sont à prévoir pour vérifier la fiabilité de l’inventaire permanent :

 Rapprochement des comptages effectués avec l’inventaire permanent pour vérifier que ce
qui est compté figure bien sur cet état ;
 Sélection d’éléments figurant sur l’inventaire permanent pour s’assurer qu’ils existent
bien physiquement.

Après la prise d’inventaire :

Après l’inventaire l’auditeur doit s’assurer que le résultats du comptages ont été correctement
utilisés pour établir l’état des stocks servant de base à la valorisation.

Ce contrôle s’effectue ainsi :

 Vérification de la centralisation des fiches de comptage( séquences numériques par


exemple) ;
 Rapprochement des sondages effectués avec l’état des stocks ;
 Sondages croisés entre l’état des stocks et les autres fiches de comptages ;
 Comparaison avec les fiches de stock (inventaire permanent), évaluation et explication des
écarts significatifs ;
 Vérification du respect de la séparation des exercices à partir des éléments relevés lors de
l’inventaire ;

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 Si nécessaire, vérification de la dépréciation des stocks endommagés ou anciens relevés


lors de l’inventaire et contrôle des confirmations directes des stocks détenus par des tiers,
etc.

Tout écart ou anomalie significatifs décelés lors de ces travaux doivent faire l’objet d’analyses
plus approfondies et éventuellement de corrections.

Si ces travaux ont démontré la fiabilité des quantités en stock, l’auditeur peut procéder au
contrôle de la valorisation.

B/ Observation physique d’actif autres que les stocks

Immobilisations

Si un inventaire physique est réalisé par l’entreprise, l’auditeur procède de la même façon que
pour les stocks.

Si tel n’est pas le cas l’auditeur procède, par sondage, à l’examen physique des acquisitions de
l’exercice les plus significatives. Il effectue également, lors de sa première mission, des
sondages croisés sur les soldes d’ouverture :

 A partir des comptes ou, lorsqu’il existe, du fichier, il sélectionne un certain nombre
d’actifs et en constate l’existence physique ;
 A partir des existants, il sélectionne certaines immobilisations et vérifie leur
enregistrement dans le fichier et/ou dans les comptes d’immobilisations.

Ces contrôles sont effectués lors d’une visite des locaux ou peuvent être combinés avec
l’observation physique des stocks.

Pour ce qui concerne les terrains et les constructions, l’intérêt de l’observation physique est
plus limité car la propriété et, par voie de conséquence, l’existence de cette catégorie d’actifs
peuvent être confirmée par la conservation foncière. Toutefois l’auditeur peut obtenir des
informations utiles lors d’une visite des lieux sur :

 L’existence et l’état d’avancement des constructions en cours,


 L’état de vétusté d’une construction ou des agencements et installations.

Effets à recevoir, warrants

Le contrôle physique aura lieu à la clôture de l’exercice, souvent en même temps que
l’inventaire physique des stocks.

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Il porte essentiellement sur la matérialité de l’effet mais il peut fournir certaines indications
sur sa liquidité :

 Echéances lointaines,
 Effets prorogés,
 Echéance dépassée,
 Effets retournés impayés.

Espèces en caisse

Les fonds et valeurs doivent toujours être comptés en présence du caissier. Les espèces sont
recensées sur un document préétabli prévu à cet effet. L’auditeur note également tous les
documents justifiant des sorties de fonds non encore enregistrées, note le dernier numéro des
pièces de recettes les chèques reçus contre remise d’espèce etc., en s’assurant que les
opérations sont justifiées et autorisées et en vérifiant les dates portées sur ces documents.
Le rapprochement avec le livre de caisse est fait immédiatement ou bien les dernières
opérations comptabilisées sont notées afin que le rapprochement puisse être fait
ultérieurement.

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