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Comprendre le compte de résultat en comptabilité

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Comprendre le compte de résultat en comptabilité

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Le compte de résultat

Comment déterminer le résultat d'un exercice ?

1- Généralités

Dans l'introduction, nous venons de voir que toute entreprise commerciale


(individuelle ou société) devait tenir une comptabilité pour, entre autres :
 Déterminer le montant du résultat de l'exercice
Pour ce faire, on établira un compte de résultat qui montrera si, pendant la
période étudiée, l'activité de l'entreprise a permis de dégager un bénéfice ou
une perte.
 Connaître la situation de l'entreprise à un moment donné
Pour cela on établira un bilan qui montrera (au moment où l'on établit ce bilan)
ce que possède l'entreprise (l'actif) et tout ce qu'elle doit (le passif).

Remarque
1. La loi oblige les entreprises à fournir un compte de résultat et un bilan au moins
une fois tous les 12 mois.
En comptabilité, 12 mois correspondent à un exercice. Toutefois, un exercice ne
débute pas obligatoirement le 1er janvier de chaque année. Il peut commencer
le 1er juillet par exemple. Dans le 1er cas, l'exercice débute le 1er janvier et se
termine le 31 décembre. Dans le 2ème cas, l'exercice débute le 1er juillet et se
termine le 30 juin de l'année suivante.
2. Si rien n'est précisé dans l'énoncé (ou aucun moyen de prouver le contraire), on
supposera implicitement que l'exercice coïncide avec l'année civile.

2- Procédure pour déterminer le résultat de l'exercice


Pour connaître le résultat d'une entreprise, on utilise le document appelé : le compte
de résultat.
 On se situe à la fin de l'exercice N par exemple.
 On additionne toutes les charges qu'a supportées l'entreprise et tous les
produits qu'elle a générés pendant l'exercice.
 Le total le plus élevé des charges et/ou des produits devient le total général.

Ce total général (donc le plus élevé entre les charges et les produits) permet de
déterminer si l'entreprise a fait des pertes ou des bénéfices.
 Si le total des produits est > au total des charges, le résultat est bénéficiaire
(bénéfice).
 Si le total des produits est < au total des charges, le résultat est déficitaire
(perte).

Remarque

Les charges et les produits sont classés en trois catégories :


 Exploitation
 Financier
 Exceptionnel

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3- Représentation très simplifiée d'un compte de résultat

Remarque

Pour l'exercice N, le total des charges est de 1 400 et le total des produits est de
2 000. Il y a eu 600 de produits de plus que de charges → Donc le bénéfice de N est
de 600.

Par convention, on inscrit le bénéfice du côté des charges car le total général doit
être le même des deux côtés (2 000).

Attention

Cela ne veut pas dire bien sûr que le bénéfice est une charge ! On fait juste
apparaître le bénéfice du côté des charges et la perte du côté des produits par souci
d'équilibre !

4- Représentation d'un compte de résultat développé

Préambule

Il existe deux façons de représenter un compte de résultat développé :


 Le compte de résultat « en compte » (le seul qui nous intéresse pour le
moment).
Cf. modèle ci-dessous.
 Le compte de résultat « en liste ».
Le modèle se trouve à la fin de ce cours.

D'autre part, le compte de résultat (comme le bilan) est composé de postes (de
lignes si vous préférez).

Chaque poste contient des comptes de charges et de produits (des comptes d'actif et
de passif pour le bilan).

Ces comptes sont identifiés par des numéros que vous retrouverez donc dans les
modèles ci-après (entre parenthèse).

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Remarque

1) Vous trouverez à la fin de ce chapitre la présentation officielle du compte de


résultat tel qu'il apparait dans une « vraie » liasse fiscale.

2) La liste des comptes du compte de résultat ainsi que leur placement sont indiqués
ici à titre pédagogique et sont destinés à vous aider pour effectuer les cas pratiques
associés à ce chapitre. Donc en aucune manière il s'agit d'apprendre par cœur les
postes (les lignes) et les comptes du compte de résultat !

Il s'agit simplement dans un 1 er temps de vous familiariser et de vous habituer à


chercher la place des comptes dans un compte de résultat.
Le compte de résultat présenté « en compte »

Remarque
1. Les nombres entre parenthèse correspondent aux numéros des comptes inclus
dans les postes du compte de résultat. Pour avoir la liste exhaustive des
comptes inclus dans les postes du compte de résultat, cf. partie « Le compte de
résultat « en liste » avec n° de comptes » de ce cours.
2. Le symbole (±) devant certains postes signifie que ce poste peut, selon le cas,
être positif ou négatif.

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La numérotation du Plan Comptable Général (PCG)

1- Le principe

Toutes les entreprises doivent utiliser une même terminologie et une même
classification pour exprimer comptablement leurs opérations (achats, ventes,
règlements, amortissements, etc). C'est l'objet du PCG.

2- Les classifications du PCG

Le PCG est divisé en 8 classes et chaque classe est identifiée par un chiffre.

Remarque :
1. Seules les classes 1 à 7 sont au programme de ce cours,
2. Les comptes 1 à 5 se rapportent au bilan,
3. Les comptes 6 et 7 se rapportent au compte de résultat,
4. À l'intérieur des classes, il y a des comptes comportant au moins deux chiffres.
Plus il y a de chiffres, plus on est précis sur ce que l'on veut exprimer !
À titre d'exemple :
21 - Immobilisations corporelles
211 - Terrains
2115 - Terrains bâtis
21151 - Ensembles immobiliers industriels

Attention :
- Vous devez, à partir de ce moment du cours, utiliser le Plan Comptable Général
(PCG) pour vous habituer à chercher les numéros des comptes.

- Vous pouvez télécharger le plan comptable sur votre plateforme de


formation → Médiathèque → Comptabilité générale → Plan Comptable Général

Nous vous précisons toutefois que lors de l'examen vous devrez posséder un plan
comptable dit « Autorisé aux examens » car il n'est pas obligatoirement fourni par les
centres d'examens. Il vous faudra donc vous en procurer un d'ici la date de votre
examen.
D'autre part, le plan comptable étant autorisé aux examens, il est donc inutile de
connaître par cœur tous les numéros des comptes !

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Remarque :
Le plan comptable est dit général parce qu'il a vocation à s'appliquer à toutes les
entreprises industrielles et commerciales ou à toutes les entités qui ont une activité
économique et doivent établir un bilan, un compte de résultat et une annexe.
Mais il existe des secteurs d'activité qui ne peuvent pas utiliser le plan comptable
général à cause de certaines de leurs particularités.

Quelques exemples
 Plan comptable destiné aux établissements de crédit,
 Plan comptable destiné aux huissiers de justice,
 Plan comptable destiné aux notaires,
 Plan comptable destiné aux sociétés d'assurance,
 Plan comptable destiné aux associations.
Attention
Ces plans comptables particuliers ne sont pas étudiés dans ce cours.

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Le compte de résultat détaillé

 Préambule
 Détail des comptes de charges (classe 6)
 Détail des comptes de produits (classe 7)

1-Préambule

Nous allons donc reprendre chaque poste du compte de résultat détaillé et nous
allons étudier les comptes qui sont inclus à l'intérieur.

Remarque

Pensez à utiliser le plan comptable général pour vous habituer à chercher les
numéros de comptes !

2- Le détail des comptes de charges (classe 6)

Définition d'une charge

Les charges comprennent :

 Les sommes ou valeurs versées ou à verser :


o En contrepartie de marchandises, approvisionnements, travaux et
services consommés par l'entreprise,
o En exécution d'une obligation légale.
 Les dotations aux amortissements, aux dépréciations et aux provisions.
 La valeur d'entrée diminuée des amortissements des éléments d'actif cédés,
détruits ou disparus (VCEAC).

Les charges d'exploitation (comptes 60 à 65 + 681)

 Les achats de marchandises (compte 607)

Définition comptable d'une marchandise : bien destiné à être vendu en l'état. Il n'y a
donc pas de transformation du bien, dans l'entreprise, avant la vente.

Exemple

Pour une librairie, l'achat de livres constitue un achat de marchandises.

La plupart des achats d'une grande surface (épicerie, boissons, produits frais, bazar,
etc.) sont des achats de marchandises.

 RRRO sur achats de marchandises (compte 6097)

Il s'agit des Rabais, Remises et Ristournes Obtenus par l'entreprise, faisant l'objet
d'une facture d'avoir. Ces RRRO viennent donc logiquement en déduction du montant
des achats de marchandises.

Les rabais sont des réductions exceptionnelles liées à la nature ou à la qualité des
marchandises livrées (défaut, livraison non conforme, fin de série, etc.).
Les remises sont des réductions accordées en raison de l'importance d'une vente
ponctuelle (remise de 10 % pour toute commande supérieure à 10 000 €).

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Les ristournes sont déductions consenties en fonction d'un volume de chiffre
d'affaires réalisé. Elles sont donc le plus souvent accordées en fin d'année (ristourne
de 1 % si le chiffre d'affaires annuel est supérieur à 800 000 €).

 Variation du stock de marchandises (compte 6037)

Principe
Cette variation est égale à : valeur du stock initial - Valeur du stock final
→ (SI - SF).

Conséquences
 Si cette variation est > 0 → Elle est à inscrire en charges avec le signe +,
 Si cette variation est < 0 → Elle est à inscrire en charges avec le signe -.

Remarque

Pourquoi intégrer cette variation de stocks de marchandises dans les charges ? Car,
c'est la consommation de marchandises qui est à considérer fiscalement comme une
charge et non uniquement les achats de marchandises au sens strict !

Consommation = SI + Achats de la période - SF

Autrement dit :

 Consommation de marchandises = Achats de marchandises sur la


période + (SI - SF).
 Consommation de marchandises = Achats de marchandises sur la
période + (Variation de stocks de marchandises).

Exemple

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Exemple

 Achats de matières 1ères et autres approvisionnements (601, 602)

Définition comptable des matières 1ères (601)


Il s'agit de biens destinés à l'élaboration de produits finis, fabriqués dans
l'entreprise.

Exemple
Pour un menuisier, l'achat de bois constitue un achat de matières 1 ères. Il achète des
planches de bois pour fabriquer des meubles.
Faites la différence avec un magasin de bricolage par exemple qui achèterait des
planches pour les revendre en l'état. Le magasin achèterait dans ce cas des
marchandises et non des matières 1ères.

Conséquence :
Selon l'activité de l'entreprise, l'acquisition sera considérée comme un achat de
marchandises ou comme un achat de matières 1ères.
Ce n'est donc pas la nature de ce que l'on achète (les planches par
exemple) qui différencie l'achat (marchandises ou matières 1 ères) mais la
destination de ces achats (revente avec ou sans transformation dans
l'entreprise).

Les autres approvisionnements (602)


Dans le compte 602, on intègre les approvisionnements stockés (autres que les
marchandises et les matières 1ères). En comptabilité générale, on entend le mot
stocké dans le cas où l'entreprise tient des fiches de stocks de ce qu'elle achète !
Le problème ne se pose pas pour les achats de matières 1 ères (ni pour les achats de
marchandises) pour lesquelles l'entreprise doit obligatoirement tenir une fiche de
stocks. Les achats de matières 1ères sont donc obligatoirement inscrits en 601 et les
achats de marchandises en 607.
En revanche, le problème pourrait se poser pour les achats d'« Autres
approvisionnements » tels que les achats de fournitures de bureau, de fournitures
d'entretien, de carburant ou de combustible.

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La question à se poser est la suivante : sont-ils stockés ou non d'un point de vue

comptable ?

Si l'entreprise tient une fiche de stocks pour les fournitures de bureau, les fournitures
d'entretien, le carburant ou le combustible → Ces achats sont à inscrire en sous
compte 602 :

 60221 pour le carburant ou le combustible,


 60222 pour les achats de fournitures d'entretien,
 60225 pour les achats de fournitures de bureau.

Dans le cas contraire (l'entreprise ne tient pas de fiches de stocks pour les
fournitures de bureau, les fournitures d'entretien, le carburant ou le combustible),
ces achats sont à inscrire en sous compte 606 :

 6061 pour les achats de carburants et de combustible,


 6063 pour achats de fournitures d'entretien,
 6064 pour les achats de fournitures de bureau.
Ce compte 606 (et des subdivisions) est inclus dans le poste « Autres achats et
charges externes » (cf « Autres achats et charges externes (604, 605, 606, 61, 62) »
ci-après).
 Si ces achats sont stockés (au sens comptable du terme), c'est que l'entreprise
y attache une attention particulière (en raison de leur valeur ou du volume des
quantités achetées par exemple).
 Si ces achats sont non stockés (au sens comptable du terme), c'est que
l'entreprise considère qu'ils seront consommés entièrement pendant l'exercice.
Il n'en restera plus à la fin de l'exercice. Inutile donc de tenir des fiches de
stocks !

Comment savoir si les achats d'approvisionnements sont stockés ou non ?

1. Se reporter à l'énoncé !
2. Vérifier, si l'on dispose du bilan de l'exercice précédent, s'il existe ou non des
stocks d'approvisionnement ! En effet, si ces stocks apparaissent dans le bilan,
c'est obligatoirement qu'ils sont considérés comme stockés d'un point de vue
comptable.

 RRRO/Achats de matières 1ères et autres approvisionnements (6091,


6092)

Même principe que pour RRRO sur achats de marchandises.

 Variation des stocks de matières 1ères et autres approvisionnements


(6031, 6032)

Même principe que pour les marchandises → C'est la consommation de matières


1ères et des autres approvisionnements stockés qui est à considérer comme une
charge et pas seulement les achats au sens strict !
Consommation de matières 1ères = Les achats de matières 1ères + (variation de stocks
de matières 1ères).

Autres achats et charges externes (604, 605, 606, 61, 62)

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Remarque :

Nous allons ici énumérer les exemples les plus fréquemment utilisés.

 Achat d'études et de prestations de services (604). Ce compte est utilisé


quand une entreprise achète une étude pour les besoins d'un de ses clients
(autrement dit il s'agit dans ce cas de la sous-traitance).
 « Achat » d'électricité : (6061). Notez que l'électricité n'est donc pas stockée !
 Achat de carburant ou de combustible non stockés (6061).
 Achats de fournitures d'entretien non stockés (6063).
 Achats de fournitures administratives non stockés (6064).
 Loyer lié à des biens pris en crédit-bail (612).
 Location : 613.

Nous étudions les charges, donc il s'agit bien du cas où c'est l'entreprise qui est
locataire. Dans le cas contraire, si l'entreprise donnait à louer un de ses locaux, il
s'agirait d'un produit.

Remarque :
1. Un contrat de crédit-bail est un contrat de location d'un bien mobilier ou
immobilier comportant une option d'achat.
Autrement dit il s'agit d'un contrat de location comportant la possibilité pour le
locataire d'acheter le bien à la fin de la période de location. La valeur de l'option
d'achat est connue dès la signature du contrat. Le rachat du bien (la levée de
l'option) à la fin du contrat est donc facultatif.
2. Quelles sont les différences entre le crédit-bail et le leasing ?
o Le leasing s'adresse à toute personne physique ou morale alors que le
crédit-bail s'adresse uniquement aux professionnels.
o Le crédit-bail inclut toujours une option d'acquisition alors que le leasing
n'inclut pas automatiquement cette faculté.
o Le crédit-bail est également appelé location avec option d'achat (par
exemple : LOA pour un bateau, une voiture, ou un camping-car, etc.).
 Charges locatives : 614.
 Frais d'entretien et de réparations (615).
Garagiste, plombier, électricien, services de nettoyage, etc.
 Frais d'assurance (616).
 Études et recherches (617). Ce compte est utilisé quand une entreprise
achète une étude pour ses propres besoins internes.
 Frais de documentation (618).
 Rémunération du personnel intérimaire (6211).

Remarque

Ne pas confondre le compte 6211 « Rémunération du personnel intérimaire » avec le


compte 641 « Rémunération du personnel ».

La différence est liée au fait que le personnel intérimaire ne fait pas partie
juridiquement du « personnel de l'entreprise » mais bien du « personnel de l'agence
d'intérim ». Cette dernière louant ses services à l'entreprise.

 Rémunération d'intermédiaires et honoraires (622).


On peut citer à titre d'exemple les honoraires d'un expert-comptable, d'un
architecte, d'un avocat, d'un huissier,etc. (6226).
 Frais de publicité (623).
 Frais de transport (624).
o Transport sur achats de marchandises ou de matières 1éres (6241)
o Transports sur ventes de marchandises ou de produits finis (6242)

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 Frais de déplacements (625).
Les frais de déplacement sont les dépenses exposées par le salarié dans le
cadre de son activité professionnelle lorsque celle-ci l'oblige à des
déplacements.
Il peut s'agir de dépenses afférentes au transport (frais kilométriques, billets de
transport, taxis, parking), de frais relatifs à l'hébergement et aux repas pris par
le salarié au cours de ses déplacements.
 Frais postaux et de télécommunication (626).

Attention

Il s'agit ici des frais de téléphone, d'internet et de timbres postaux.

Il ne s'agit donc pas des timbres dits « Amendes » qui seront inscrits en 6712
(charges exceptionnelles), ni de timbres fiscaux liés à des droits d'enregistrement.
Ces derniers sont enregistrés dans le compte 6354 « Droits d'enregistrement et de
timbres » ci-après.

 Services bancaires et assimilés (627).


Attention

Ne pas confondre les services bancaires et assimilés avec les intérêts dus à la suite
d'un emprunt effectué auprès d'un établissement de crédit ! En effet, les intérêts sur
emprunts sont à classer dans le compte 661 « Charges d'intérêts » et font partie des
charges financières et non des charges d'exploitation. Ici, il s'agit des services rendus
et facturés par la banque à l'entreprise.

Exemple

Frais de location de coffre, frais sur achats de titres, frais de cartes bancaires.

 RRRO sur autres achats et charges externes (6094 à 6096 + 619 et 629)

Même principe que pour les RRRO sur achats de marchandises ou de matières 1 ères.

Impôts, Taxes et Versements Assimilés (ITVA) (compte 63)

Exemple
 Taxe sur les salaires (6311)
 Taxe d'apprentissage (6312)
 Taxe foncière (63512)
 Droits d'enregistrement et de timbres (6354)
Remarque

Les droits d'enregistrement définissent une taxe ou un impôt perçu à l'occasion d'un
acte juridique appelé l'enregistrement.

Les droits d'enregistrement concernent un très grand nombre d'actes à la fois


notariés, comme le transfert de propriété immobilière ou les démarches de
succession lors de décès, et juridiques lors de procédures judiciaires.

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Attention

Dans les comptes 63 (ITVA), on n'intègre pas l'impôt sur les bénéfices. Ce dernier
sera inscrit dans le compte 695 dans le dernier poste de charges.

Remarque

Ne pas confondre « Impôts, taxes et versements assimilés » avec « Taxe sur la


valeur ajoutée » !!

Salaires et traitements (641, 644)

 Rémunération du personnel de l'entreprise (641),


 Rémunération du travail de l'exploitant (644).
Remarque

Rappelons que la rémunération du personnel extérieur à l'entreprise s'inscrit dans les


comptes 621 !

Charges sociales (645, 646, 647, 648)

Cotisations URSSAF, Pôle emploi, retraite, mutuelles, etc.

Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions d'exploitation


(compte 681)

Ce poste correspond :

 À la constatation comptable (au titre de l'exercice) de la dépréciation définitive


(amortissements) ou provisoire (dépréciations) d'éléments de l'actif du bilan.

Et/ou

 À la constatation de l'augmentation provisoire (au titre de l'exercice) de certains


postes de passif (provisions).

Ces éléments d'actif étant liés à l'exploitation.

Remarque

Ceci sera vu en détail dans les parties du cours concernant le bilan et les opérations
d'inventaire.

Autres charges de gestion courante (65)

Exemples les plus fréquents :

Redevances payées (651)

Compte utilisé lorsqu'une entreprise utilise (loue) une marque ou un brevet déposé
(protégé) par une autre entreprise.

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Jetons de présence (653)

Mode de rémunération des administrateurs d'une société pour leur participation au


Conseil d'Administration.

Remarque

La loi PACTE du 22 mai 2019 a remplacé ce terme par celui de "rémunération des
administrateurs", mais sans modifier le régime existant en la matière.

Pertes sur créances irrécouvrables (654)

Compte utilisé lorsqu'une entreprise a la certitude qu'une de ses créances clients ne


sera pas honorée (à la suite d'une liquidation prononcée par le tribunal de commerce
par exemple).

Remarque

Les pertes sur créances irrécouvrables seront abordées en détail dans la partie du
cours concernant les opérations d'inventaire.

Perte de change sur créances et dettes commerciales (656)

Remarque

L'Autorité des Normes Comptables (ANC) a réformé les modalités d'enregistrement


des gains et des pertes de change constatés lors du règlement des factures libellées
à l'origine en devise.

Désormais on doit utiliser des comptes différents concernant les gains et les pertes
de change selon qu'ils concernent des opérations commerciales (656/756) ou des
opérations de nature financière (666/766) tels les emprunts. Auparavant quels
qu'était la nature des gains et des pertes de change (commerciale ou financière), on
utilisait uniquement les comptes 666 et 766.

Principe

Les pertes de change sur créances de nature commerciales (656) correspondent à


des charges liées à la variation, à la baisse, de la parité de change d'une devise au
moment du règlement par rapport à la parité de change de cette même devise lors
de l'enregistrement de la facture (d'achat ou de vente).

À l'inverse les gains de change sur créances de nature commerciales (756)


correspondent à des produits liés à la variation, à la hausse, de la parité de change
d'une devise au moment du règlement par rapport à la parité de change de cette
même devise lors de l'enregistrement de la facture (d'achat ou de vente).

Exemple

Le 15 janvier une entreprise française vend des marchandises aux USA pour un
montant de 10 000,00 $. À cette date, le $ cote 1,50 €.

Imaginons que le règlement du client américain soit effectué le 31 mars et qu'à cette
date 1 $ cote soit 1,45 € soit 1,60 €.

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Conséquences :

Rappelons que la comptabilité française doit être tenue en €. La vente est donc
enregistrée pour : 1,50 * 10 000,00 = 15 000,00 €.

 Si le 31/03 la cote du $ est de 1,45 €


Lorsque l'entreprise changera dans une banque les 10 000 $ reçus du client
américain, elle ne percevra que : 10 000,00 $ * 1,45 € = 14 500,00 €.
L'entreprise devra constater une perte de change sur créances de nature
commerciales de 500,00 € (compte 656).
 )Si le 31/03 la cote du $ est de 1,60 €
Lorsque l'entreprise changera dans une banque les 10 000 $ reçus du client
américain, elle percevra :
10 000,00 $ * 1,60 € = 16 000,00 €.
L'entreprise devra donc constater un gain change sur créances de nature
commerciales de 1 000,00 € qui apparaîtra donc dans les produits d'exploitation
(compte 756).
Remarque
1. Bien entendu le problème se pose de la même façon en cas d'achats à régler en
devises étrangères.
2. En cas de règlement comptant lors d'un achat ou une vente dans une devise il
n'y a donc pas de différence de change.

Les charges financières (comptes 66 et 686)

 Dotations aux Amortissements, Dépréciations et Provisions financières


DADP (compte 686)

Compte essentiellement utilisé pour constater la dépréciation de la valeur des titres


(actions, obligations par exemple) possédés par l'entreprise.

Exemple :

Pendant l'exercice l'entreprise a acheté des titres pour une valeur de 50 000 €. Si, au
moment où l'on fait le bilan, la cote boursière de ces titres est < à 50 000 €,
l'entreprise a l'obligation de constater une dépréciation provisoire de la valeur des
titres.

Remarque :

Ceci sera vu en détail dans les parties du cours concernant le bilan et les opérations
d'inventaire.

 Intérêts et charges assimilés (661, 665)

Intérêts des emprunts et dettes contractés par l'entreprise (661)

Rappelons que dans l'annuité (plus souvent la mensualité) que règle l'entreprise à sa
banque suite à un emprunt, il y a une part d'intérêts et une part de remboursement
du capital emprunté.

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Exemple

Escomptes accordés (665)

Réduction de prix accordée à un client parce qu'il règle sa dette plus rapidement que
ne le prévoit le contrat d'origine.

Remarque

Bénéficier d'un escompte ne veut pas systématiquement dire que l'acheteur règle
son achat comptant. En effet, si les conditions générales de vente précisent un
règlement à 30 jours, le fournisseur peut parfaitement accorder au client un
escompte de 2 % par exemple s'il règle à 7 jours, un escompte de 1 % s'il règle à
15 jour,s etc.

 Pertes de change financières (666)

Charges liées à la variation à la baisse de la parité de change d'une devise au


moment du règlement d'une mensualité (ou annuité) d'emprunt, par rapport à la
parité de change existante de cette même devise lors de l'enregistrement de la dette
d'emprunt.

Remarque
1. Il s'agit donc du même principe que pour les pertes de change de nature
commerciale.
2. Le problème des pertes et des gains de change financiers sur emprunt fait
l'objet d'un cours spécifique (avec les opérations d'inventaire).

 Charges nettes sur cession de Valeurs Mobilières de Placement (VMP)


(667)

Compte utilisé lorsqu'une entreprise cède des VMP (actions ou obligations) achetées
dans un but purement spéculatif et qu'elle réalise des pertes sur la vente (prix
d'achat > au prix de vente).

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Charges exceptionnelles (67, 687)

 Charges exceptionnelles sur opérations de gestion (671)

ExemplePrincipaux exemples
 Amendes fiscales (6712)
 Dons versés par l'entreprise (6713)
RemarqueLes dons versés par une entreprise

Les dons effectués par des entreprises peuvent être faits à différents organismes :

 Les œuvres ou organismes d'intérêt général, comme une association


humanitaire ou sportive locale,
 Les fondations ou associations reconnues d'utilité publique, comme les Restos
du cœur,
 Certains établissements d'enseignements, publics ou privés agréés,
 L'État, ses établissements publics, et collectivités territoriales.

Les dons auprès des associations (ou le mécénat) offrent un avantage fiscal : une
réduction d'impôt de 60 % du montant du don, quel que soit le régime fiscal (IS ou
IR), dans la limite d'un plafond de 5 ‰ du CA annuel.

 Charges exceptionnelles sur opérations de capital (675, 678)

Principal exemple
Valeurs Comptables des Éléments d'Actif Cédés (VCEAC) : compte 675.
 Compte utilisé essentiellement en cas de cession d'une immobilisation de l'actif
du bilan.
Attention

Il ne s'agit pas du prix de cession ! (En effet, ce dernier constituerait un produit et


non une charge par définition).

Remarque

Ceci sera vu en détail dans les parties du cours concernant le bilan et les opérations
d'inventaire.

 Dotations aux amortissements, dépréciations et provisions


exceptionnelles (compte 687)

Compte utilisé essentiellement en cas de constatation comptable d'un


amortissement, d'une dépréciation ou d'une provision à caractères exceptionnels.

Remarque

Ceci sera vu en détail dans les parties du cours concernant le bilan et les opérations
d'inventaire.

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Participation des salariés aux résultats (691)

Dans les entreprises de + de 50 salariés, une partie des bénéfices annuels doit être
redistribuée à ces mêmes salariés.

Mode de calcul de la participation au titre d'un exercice

Participation au titre de l'exercice N =12* [(B - 0,05 C) *SVA]

 B = « Bénéfice net » de l'exercice,


 C = Capitaux propres à l'arrêté des comptes de l'exercice,
 S = Salaires bruts versés au titre de l'exercice,
 VA = Valeur ajoutée dégagée au cours de l'exercice.

Remarque

Compte tenu de la formule ci-dessus, pour qu'il y ait une participation, encore faut-il
que l'entreprise dégage un bénéfice mais également que ce bénéfice soit supérieur à
5 % des capitaux propres tels que définis ci-après.

Impôts sur les bénéfices et assimilés (695)

S'il s'agit d'une société (SARL, EURL….)

Ses éventuels bénéfices seront imposés au titre de l'impôt sur les sociétés (environ
1/3 du résultat fiscal).

Remarque :

C'est la société qui calcule elle-même l'impôt dû au titre de l'exercice contrairement


à ce qui se passe pour les entreprises individuelles → cf ci-dessous.

S'il s'agit d'une entreprise individuelle (EI)

Nous parlons donc de commerçants, d'artisans, d'agriculteurs ou d'une profession


libérale.

Leurs éventuels bénéfices seront imposés au titre de l'impôt sur le revenu, dans la
catégorie :
 Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) pour les commerçants et
artisans,
 Bénéfices Non Commerciaux (BNC) pour les professions libérales,
 Bénéfices Agricoles (BA) pour les agriculteurs.

Conséquences
1. Seuls les impôts des sociétés apparaissent dans le compte de résultat.
2. Les impôts dus par les entreprises individuelles n'apparaissent pas dans leur
compte de résultat par définition ! En effet la déclaration de revenu est
effectuée par l'entrepreneur lui-même qui l'envoie aux services fiscaux dont il
dépend et ce sont ces mêmes services fiscaux qui calculent le montant dû au
titre de l'impôt sur le revenu.

3- Le détail des comptes de produits (classe 7)

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Définition d'un produit

 Définition

Les produits comprennent :

 Les sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :


o En contrepartie de la fourniture par l'entité de biens, travaux, services
ainsi que des avantages qu'elle a consentis,
o En vertu d'une obligation légale existant à la charge d'un tiers.
 La production stockée ou déstockée au cours de l'exercice,
 La production immobilisée,
 Les reprises sur amortissements et provisions,
 Les transferts de charges,
 Le Prix de Cession des Éléments d'Actifs cédés (PCEA).

Les produits d'exploitation (70, 71, 72, 74, 75, 781, 791)

 Les ventes de marchandises (707)

Compte utilisé pour constater les ventes de marchandises, par l'entreprise.

 RRRA sur vente de marchandises (7097)

Il s'agit des Rabais, Remises et Ristournes Accordés par l'entreprise, faisant l'objet
d'une facture d'avoir.

Ces RRRA viennent donc logiquement en déduction du montant des ventes


effectuées par l'entreprise.

 Production vendue (701 à 706 + 708)

Vente de produits finis (701)


Il s'agit de la vente de produits issus de la transformation, dans l'entreprise, des
matières premières.

Ventes de produits résiduels (703)


Exemple
1. Vente de sciure par une scierie industrielle.
2. Vente d'huile ou de goudron par une raffinerie (ce sont bien des produits
résiduels par rapport au carburant qui constitue le produit principal de la
raffinerie).

Prestations de services (706)


Exemple

Prestations effectuées par un cabinet d'architecture ou une entreprise de nettoyage


ou un cabinet d‘expertise comptable.

Produits des activités annexes (708)

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En fait, il s'agit de la facturation, par l'entreprise, de tout ce qui est annexe à
son activité principale et qui n'est pas résiduel !
Exemple
1. Si le fournisseur facture du port service à un client, on utilisera le compte 7085
"Port et frais accessoires facturés".
2. Si l'entreprise est propriétaire de locaux affectés à une activité professionnelle
et qu'elle les donne à louer (alors que ce n'est pas son activité principale), on
utilisera le compte 7083 "Locations diverses".

 RRRA sur production vendue (7091 à 7096 + 7098)

Même principe que RRRA sur ventes de marchandises.

 Production stockée (713)

Principe

Il s'agit de la variation de stocks de ce que l'entreprise fabrique → Variation des


stocks de produits finis, semi-finis, en-cours ou résiduels.

Remarque

La variation des stocks de marchandises n'apparaît pas dans la production stockée


tout simplement car l'entreprise ne les fabrique pas !

Mode de calcul de la production stockée

La production stockée = Valeur du stock final - Valeur du stock initial


→ (SF - SI).

C'est donc l'inverse du mode de calcul des variations de stocks allant en charges (SI -
SF). Comme pour la variation de stocks apparaissant en charges, elle pourra donc
être > 0 ou < 0.

Bien comprendre la raison pour laquelle cette variation apparaît en produits. En fait
ce qui est considéré comme un produit d'un point de vue comptable et fiscal, c'est la
production réelle de la période (ce qu'a fabriqué l'entreprise pendant la période) et
non uniquement la production vendue !

 On peut écrire → SI + Production réelle - Ventes = SF


 Ce qui revient à écrire → Production réelle = Vente + (SF - SI)
 Ce qui revient à écrire → Production réelle = Vente + (variation de stocks).

Exemples :

Exemple 1 :
Le 01/01/N il existait pour 20 000 € de stocks de produits finis.
Pendant N l'entreprise a vendu pour 500 000 € de produits finis (compte 701).
Le 31/12/N il reste 70 000 € de produits finis.

Conséquence :

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Autrement dit ici l'entreprise a fabriqué pendant la période plus qu'elle n'a vendu
pendant la même période ! Elle a donc vu son stock de produits fabriqués augmenter
entre le début et la fin de la période.

Dans le compte de résultat (en produits) cela se présentera ainsi :

 Production vendue : 500 000


 Production stockée : 50 000

Exemple 2 :

Le 01/01/N il existait pour 20 000 € de stocks de produits finis.

Pendant N l'entreprise a vendu pour 500 000 € de produits finis (compte 701).

Le 31/12/N il reste 0 € de produits finis.

Conséquence :

Autrement dit ici l'entreprise a fabriqué pendant la période moins qu'elle n'a vendu
pendant la même période ! Elle a donc vu son stock de produits fabriqués diminuer
entre le début et la fin de la période.

Dans le compte de résultat (en produits) cela se présentera ainsi :

 Production vendue : 500 000


 Production stockée (ou déstockage de production) : - 20 000

 Production immobilisée (72)

Compte utilisé quand une entreprise fabrique, pour elle-même, une immobilisation
(un bâtiment, une machine, etc.).

L'immobilisation sera valorisée (estimée) à son coût de production.

Exemple

Une entreprise de construction bâtit pour elle-même un entrepôt.

Remarque

La production immobilisée est donc à peu près assimilable à un chiffre d'affaires qui
ne sera pas encaissé par l'entreprise mais qui sera imposable fiscalement (c'est un
produit) ! Au premier abord ceci peut paraître anormal mais en fait c'est tout à fait
logique !

En effet la production immobilisée est estimée à son coût de production, or le coût de


production correspond à la somme des charges engagées pendant l'exercice pour
produire cette immobilisation.

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Imaginons (d'une façon très simplifiée) que pour produire son propre entrepôt
l'entreprise ait engagé 100 000 € de matières 1ères, 20 000 € de salaires de ses
propres salariés et 30 000 € d'autres charges diverses.

Ces 150 000 € seront donc réparties dans les charges du compte de résultat (avec
les autres achats, etc.) et correspondront au montant que l'entreprise fera apparaître
en production immobilisée dans les produits. Donc d'un point de vue fiscal la
production immobilisée est neutre pour l'entreprise !

 Subvention d'exploitation (74)

Il s'agit de subventions dont bénéficie l'entreprise pour lui permettre de compenser


l'insuffisance de certains produits d'exploitation ou de faire face à certaines charges
d'exploitation.

Par exemple les aides et primes versées pour l'embauche ou l'emploi de salariés
doivent être comptabilisées comme des subventions d'exploitation.

Attention

Ne pas confondre les subventions d'exploitation (74) avec :

 Les subventions d'équilibre, classées en produits exceptionnels (7715) → cf ci-


après,
 Les subventions d'investissements, inscrites au passif du bilan (13) → cf ci-
après.
Remarque

Ceci sera vu en détail dans la partie du cours concernant les opérations d'inventaire.

 Reprises sur Amortissements, Dépréciations, Provisions et transferts de


charges d'exploitation - RADP (781 + 791)

Ce poste est essentiellement utilisé lorsque l'on doit reprendre une dépréciation ou
une provision d'exploitation qui n'a plus lieu d'exister.

Remarque

Ceci sera vu en détail dans la partie du cours concernant les opérations d'inventaire.

 Autres produits de gestion courante (75)

Exemples les plus usuels :

Redevances perçues par l'entreprise (7511)

Compte utilisé lorsqu'une entreprise donne à louer, à d'autres entreprises, un brevet,


une licence qui lui appartient.

Jetons de présence perçus par l'entreprise (753)

Compte utilisé lorsqu'une entreprise est elle-même administrateur d'une autre


société. Dans ce cas l'entreprise (représentée par un de ses dirigeants) perçoit en
son nom (en non en celui du dirigeant) des jetons de présence.

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Remarque

La loi PACTE du 22 mai 2019 a remplacé ce terme par celui de "rémunération des
administrateurs", mais sans modifier le régime existant en la matière.

Gains de change sur créances et dettes commerciales (756)

Les gains de change sur créances de nature commerciales (756) correspondent à des
produits liés à la variation, à la hausse, de la parité de change d'une devise au
moment du règlement par rapport à la parité de change de cette même devise lors
de l'enregistrement de la facture (d'achat ou de vente).

Les produits financiers (76 + 786 + 796)

 Revenus des produits de participation (761)

Dividendes perçus, par l'entreprise, car elle possède des titres de participation (des
actions) dans le capital d'une autre entreprise, que cette dernière fait des bénéfices
et qu'elle en distribue une partie aux actionnaires.

 Produits des autres immobilisations financières (762)

Remarque : 1er cas - Revenus provenant de titres immobilisés (7621)


Pour la différence entre les titres de participations et les titres immobilisés, se
reporter au cours sur le bilan ci-après.

2ème cas - Intérêts perçus, par l'entreprise (7626)


Il s'agit dans ce cas, d'intérêts perçus par l'entreprise à la suite d'un prêt qu'elle avait
accordé à un tiers : client, autre entreprise ou tout autre.

 Autres intérêts et produits assimilés (763, 764, 765, 768)

Principal exemple :

Escomptes obtenus (765) → cf. Les escomptes accordés inscrits en charges


financières.

 Reprise sur amortissements, dépréciations, provisions et transferts de


charges financières - RADP (786, 796)

Exemple principal
Reprise (fin N) d'une dépréciation effectuée (fin N-1) sur des titres possédés par
l'entreprise et qui n'a plus lieu d'exister.

Remarque :
Ceci sera vu en détail dans la partie du cours concernant les opérations d'inventaire.

 Produits nets sur cessions de Valeurs Mobilières de Placement (VMP)


(767)

Cf. compte 667 : charges nettes sur cessions de VMP.

 Gains de change financiers (766)

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Produits liés à la variation à la hausse de la parité de change d'une devise au
moment du règlement d'une mensualité (ou annuité) d'emprunt, par rapport à la
parité de change existante de cette même devise lors de l'enregistrement de la dette
d'emprunt.

Remarque

Le problème des pertes et des gains de change financiers sur emprunt fait l'objet
d'un cours spécifique (avec les opérations d'inventaire).

Produits exceptionnels (77, 787, 797)

 Produits exceptionnels sur opérations de gestion (771)

Principaux exemples :
 Libéralités (dons) reçues par l'entreprise (7713),
 Subventions d'équilibre perçues (7715). Par exemple subvention reçue par suite
d'une calamité naturelle.

 Produits exceptionnels sur opérations de capital (775, 777, 778)

Pour l'essentiel, ces comptes interviennent lors de la cession d'immobilisations par


l'entreprise.

Principal exemple
Compte 775 - Produits de Cessions des Éléments d'Actif (PCEA).

Il s'agit du prix de cession, pendant l'exercice, d'immobilisations appartenant à


l'entreprise.

Remarque

Ceci sera vu en détail dans la partie du cours concernant les opérations d'inventaire.

 Reprise sur amortissements, dépréciations, provisions et transferts de


charges exceptionnelles (787, 797)

Ce poste est essentiellement utilisé lorsque l'on doit reprendre une provision ou une
dépréciation exceptionnelle qui n'a plus lieu d'exister.

Remarque

Ceci sera vu en détail dans la partie du cours concernant les opérations d'inventaire.

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Le compte de résultat « en liste » avec n° de comptes

Dans ce document vous trouverez, les comptes inclus dans chaque poste du compte
de résultat présenté en liste (et pas en compte).

Bien comprendre toutefois que l'on retrouve exactement les mêmes postes et donc
les mêmes montants que dans le compte de résultat présenté en compte. Seule la
présentation est modifiée.

Les postes se trouvent dans la colonne de gauche et les numéros de comptes (inclus
dans les postes), se trouvent dans la colonne de droite.

Présentation officielle du compte de résultat en liste

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27/28
Présentation officielle du compte de résultat en liste

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