Rapport de Licence Fofana Adama
Rapport de Licence Fofana Adama
Thème :
A notre famille…
Remerciements
Notre gratitude va également à l’endroit de Docteur Abdoulaye Séré qui n’a de cesse
motiver ses anciens étudiants à terminer ce cycle. Nous lui disons sincèrement merci
pour sa compréhension, son soutien sans faille. Que tout son équipe en l’occurrence
Monsieur Monsieur Adama OUEDRAOGO qui nous a encadrés malgré ses multiples
occupations. Qu’il daigne trouver ici l’expression de nos sentiments de reconnaissance
pour l’encadrement et les orientations tout au long de la rédaction de ce document.
Depuis la conception jusqu’à l’aboutissement de ce travail, les premiers responsables
et les agents de la Direction Provincial de l’Éducation Préscolaire Primaire et Non
Formelle du Tuy (PEPPNF) et de la Circonscription d’Éducation de Base de Houndé 1
nous ont donné un cadre et des conditions idéales pour réaliser cette étude. C’est le lieu
de témoigner toute notre reconnaissance à leur endroit.
A toutes ces merveilleuses personnes dont les noms n’ont pas été cités et sans lesquelles ce
document ne serait réalisée, qu’elles reçoivent notre sincère gratitude.
Sommaire
Liste des sigles et abréviations
AG : Assemblée Générale
AGR : Activités Génératrices de Revenus
BA : Bilan Annuel
CCC : Coordination Communale des COGES
CCEB : Chef de Circonscription d’Éducation de Base
CEB : Circonscription d’Éducation de Base
CEBNF : Centre d’Éducation de Base Non Formelle
COGES : Comité de Gestion d’école
CPI : Conseiller Pédagogique Itinérant
CSE : Conseil Supérieur de l’Éducation
CVD : Conseil Villageois de Développement
IAC : Instituteur Adjoint Certifié
IC : Instituteur Certifié
IEPD : Inspecteur de l’Enseignement du Premier Degré
IP : Instituteur Principal
JICA : Agence Japonaise de Coopération Internationale
NTIC : Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication
ODD : Objectifs du Développement Durable
ONG : Organisation Non Gouvernementale
ONU : Organisation des Nations Unies
PA : Plan d’Action
PACOGES : Projet d’Appui aux Comités de Gestion d’écoles
PCD : Plan Communal de Développement
PV : Procès-Verbal
SG : Secrétaire Général
SNEP-PD : Syndicat National des Encadreurs Pédagogiques du Premier Degré
SYNATEB : Syndicat National des Travailleurs de l’Éducation de Base
SYNEA-B : Syndicat National des Enseignants Africains du Burkina
UNESCO : United Nations Educational Scientific and Cultural Organization
siggeOrganisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture
Liste des figures
Liste des tableaux
Introduction générale
Les systèmes éducatifs dans le monde, et particulièrement en Afrique, sont confrontés à des
défis complexes liés à la gestion des ressources, à l'accès équitable à l'éducation, et à la qualité
des enseignements dispensés. La gestion des structures éducatives, notamment dans les zones
rurales, est souvent compromise par des moyens financiers limités, une faible implication des
communautés locales et des infrastructures inadéquates. Pour répondre à ces défis, de
nombreuses initiatives de coopération internationale ont vu le jour avec pour objectif de
renforcer les capacités locales et d'améliorer la gestion déconcentrée des établissements
éducatifs. Parmi ces initiatives figure le Projet d’Appui aux Comités de Gestion des Écoles
(PACOGES), mis en œuvre par l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) dans
plusieurs communes du Burkina Faso, dont celle de Houndé.
Dans ce contexte, la commune de Houndé, située dans la région des Hauts-Bassins, est l’une
des localités bénéficiaires du PACOGES. Cette commune, bien que disposant de plusieurs
établissements éducatifs, fait face à des problèmes relatifs à la gestion de ses structures
scolaires, notamment en ce qui concerne l’entretien des infrastructures, la qualité des
enseignements dispensés et la faible participation des parents d’élèves dans la gestion des
écoles. Mon stage au sein de cette commune, en tant que point focal du PACOGES et conseiller
pédagogique, m’a permis de m’impliquer directement dans l’accompagnement des COGES et
d’observer de près les impacts de ce projet sur la gestion déconcentrée des établissements
scolaires.
En partant de cette problématique, la question centrale à laquelle cette étude tentera de répondre
est la suivante : Dans quelle mesure le projet d’appui aux comités de gestion des écoles
(PACOGES) contribue-t-il à l’amélioration de la gestion des établissements scolaires dans la
commune de Houndé ?
L’intérêt de cette étude est multiple. D’une part, elle permet d’évaluer l’efficacité d’une
initiative internationale dans le renforcement des capacités locales de gestion scolaire. D’autre
part, elle offre l’opportunité d’identifier les forces et les faiblesses du PACOGES afin de
proposer des recommandations pour améliorer sa mise en œuvre. Enfin, ce mémoire pourra
servir de référence pour d’autres communes bénéficiant du même projet ou d’initiatives
similaires, ainsi que pour les chercheurs et les décideurs politiques intéressés par les questions
de décentralisation et de gestion participative des écoles.
De façon spécifique :
Évaluer les capacités de gestion des comités de gestion des écoles (COGES) formés
dans le cadre du projet PACOGES.
Identifier les défis et les opportunités liés à la mise en œuvre du PACOGES dans la
commune de Houndé.
Ce mémoire s’articule autour de trois chapitres principaux : le premier chapitre sera consacré
à la présentation de la structure d’accueil, ainsi que son contexte éducatif. Nous y aborderons
également le rôle de la JICA et les objectifs du PACOGES dans la commune de Houndé. Dans
le chapitre deux, nous exposerons les concepts théoriques relatifs à la gestion déconcentrée des
structures éducatives, en mettant un accent particulier sur le rôle des COGES dans la
gouvernance scolaire. Par ailleurs, nous présenterons la méthodologie adoptée pour la collecte
et l’analyse des données. Le chapitre trois sera consacré à la présentation des résultats obtenus
lors de notre stage en tant que point focal du PACOGES à Houndé. Nous y ferons également
un bilan des actions entreprises et formulerons des recommandations pour améliorer l’impact
du projet dans la gestion des écoles.
Chapitre 1 : Présentation de la zone et du terrain d’étude
Le réseau hydrographique est assez dense mais malheureusement, il ne constitue que les parties
supérieures de grands fleuves comme le Mouhoun, la Bougouriba, le Tuy (grand Balé). Les
eaux sont ainsi drainées vers ces fleuves situés hors du département sauf le Tuy (grand balé)
qui longe le département dans sa partie nord en la limitant avec la province des Balé.
Au Burkina Faso, la présence formelle de la JICA a été marquée par la signature, le 6 octobre
1998, d’un accord entre les gouvernements burkinabè et japonais. Cet accord portait sur
l’échange de Notes de Service des Volontaires Japonais pour la Coopération à l'Étranger
(JOCV), ce qui a officiellement marqué le début de la coopération bilatérale formalisée entre
les deux nations. En avril 2000, les trois premiers volontaires japonais sont arrivés au Burkina
Faso pour commencer leur mission de soutien dans divers secteurs de développement.
En avril 2006, le Bureau de la JOCV a évolué pour devenir le Bureau de l'Agence Japonaise
de Coopération Internationale (JICA) au Burkina Faso. Ce bureau, dirigé par un Représentant
Résident, est chargé de superviser et de coordonner l'ensemble des activités de coopération
menées par la JICA au Burkina Faso. Depuis lors, l'agence a consolidé sa présence dans le
pays, devenant un partenaire de choix pour le développement socio-économique du Burkina
Faso. La JICA a ainsi renforcé son rôle en tant qu'acteur clé du développement dans plusieurs
domaines, notamment l'éducation, la santé, l'agriculture, et l'intégration régionale.
1. La Coopération Technique : Cette modalité consiste à envoyer des experts japonais pour
travailler aux côtés des cadres locaux et transmettre des compétences techniques spécifiques.
Ces experts apportent leur savoir-faire dans des secteurs variés, contribuant ainsi au
renforcement des capacités locales et à l'amélioration de la gestion des projets de
développement.
3. Les Prêts de l’Aide Publique au Développement (APD) : Ces prêts sont accordés à des
conditions financières avantageuses pour financer des projets d’envergure, notamment dans le
domaine des infrastructures. Les conditions de remboursement sont généralement très souples,
ce qui permet aux pays bénéficiaires de réaliser des projets structurants sans alourdir leur dette.
Bien que ces trois secteurs soient prioritaires, la JICA intervient également dans d’autres
domaines tels que la santé, l’environnement, l’eau et l’assainissement. Ces secteurs, bien que
secondaires, sont considérés comme essentiels pour améliorer les conditions de vie des
populations et promouvoir un développement durable.
Au sein du bureau, on retrouve plusieurs départements qui sont chargés de la mise en œuvre
des différents programmes de coopération. Ces départements sont organisés de manière
sectorielle, chaque secteur disposant d'une équipe dédiée pour la gestion des projets qui lui sont
attribués. Par exemple :
Dans ce chapitre, nous avons pu démontré que le Bureau de la JICA au Burkina Faso joue un
rôle crucial dans le développement socio-économique du pays. Par son engagement dans des
secteurs clés tels que l’éducation, l’agriculture, et l'intégration régionale. La JICA contribue
activement à l'amélioration des conditions de vie des populations et au renforcement des
capacités locales. À travers ses programmes de coopération technique, son soutien financier,
et l’envoi d’experts et de volontaires, la JICA s’impose comme un partenaire stratégique pour
le Burkina Faso dans la réalisation de ses objectifs de développement durable.
Chapitre 2 : Cadre théorique et Démarche méthodologique de
l’étude
2.1.1. L’école
Selon son étymologie, « école » provient du latin « scholaris » ou « schola » qui renvoie à ce
qui est propre à l’enseignement et aux élèves ou au lieu dédié à l’apprentissage (Le grand
Robert 2010).
Nous partageons cette conception dans le cadre de la présente étude, en précisant toutefois que
l’école désigne un établissement public ou privé, officiellement reconnu, dans lequel est
dispensé un enseignement collectif. En tant qu’institution scolaire, elle constitue l’unité
organisationnelle de base du système éducatif, au sein de laquelle sont mises en œuvre les
actions éducatives et pédagogiques.
Dans le contexte scolaire au Burkina Faso, l’école primaire couvre trois (3) sous-cycles : les
cours préparatoire, élémentaire et moyen. Elle s’intéresse aux enfants de six (6) à onze (12) ans
et correspond au premier palier de l’enseignement de base obligatoire.
Conformément à l’actuelle réforme du système éducatif, chaque école primaire doit disposer
d’un COGES. Que signifie alors ce concept ?
En abrégé COGES, le Comité de Gestion d’école est, quant à lui, « l’organe d’administration
et de gestion de l’école » (Article 2 de l’arrêté no2013-029/MENA/MATS/MATD/MEF du 27
mars 2013 portant composition et fonctionnement du COGES). C’est une organisation à
caractère communautaire pour consolider le partenariat autour de l’école. « Il est constitué des
membres de la communauté, des acteurs et des partenaires agissant à l’école aux plans
administratif, pédagogique, financier et matériel » (MENA 2017, p.6).
Il dispose d’un organe dirigeant qui regroupe les membres de droit et les membres élus.
Ces derniers forment le bureau exécutif, lequel ne saurait admettre un membre de droit en son
sein, conformément aux dispositions de l’article 7 de l’arrêté régissant ces comités : « Les
membres élus du bureau exécutif ne proviennent pas des membres de droit ». Le même article,
en son dernier alinéa, ajoute que « La durée du mandat des membres élus est de trois (3) ans
renouvelable une fois ».
Au niveau des CEB, le suivi-accompagnement des COGES est assuré par les CCEB et les CPI
selon les termes de l’article 12 de l’arrêté susdit. Plusieurs écoles d’une même localité peuvent
partager un COGES commun : dans ce cas, on parle de COGES fusionné. Au niveau
communal, il existe une cellule de coordination des COGES dénommée Coordination
Communale des COGES.
Les missions assignées au COGES, telles que déclinées dans le guide sur la gestion
participative des COGES (MENA, 2013, p. 7), se résument comme suit :
Selon Decentralization and Local Governance (2003), la déconcentration est un processus par
lequel l'État délègue certaines de ses responsabilités à des autorités locales sans pour autant
leur conférer l'autonomie. Les décisions restent sous le contrôle de l'administration centrale.
Dussault et Dubois (2003) considèrent que la déconcentration est une forme de décentralisation
qui renforce les capacités des administrations locales tout en maintenant le contrôle étatique
sur les grandes orientations politiques.
Selon nous, la gestion déconcentrée peut être vue comme une modalité de gestion qui permet
de rapprocher l'administration des citoyens en déléguant certaines responsabilités
opérationnelles à des acteurs régionaux ou locaux. Cette approche vise à renforcer l'efficacité
de l'administration publique tout en maintenant une coordination centrale.
Dans les dernières décennies, plusieurs pays africains ont opté pour des réformes de
décentralisation dans le secteur de l’éducation, répondant à la nécessité de rapprocher les
centres de décision des acteurs locaux. De Grauwe et Naidoo (2004) explorent les impacts de
la décentralisation sur la qualité de l’éducation en Afrique subsaharienne, en soulignant que la
participation locale, notamment à travers les COGES, peut améliorer la gestion des ressources
et l’appropriation par les communautés. Cependant, ils notent que la réussite de ces réformes
dépend fortement de la formation des membres des COGES et de la disponibilité des ressources
financières.
Selon Blimpo et Evans (2011), la décentralisation, lorsqu'elle est bien mise en œuvre, permet
d'améliorer l'efficacité dans la gestion des établissements scolaires et d'accroître la participation
des parents et des communautés dans la gestion des écoles. Cependant, ils soulignent que des
défis tels que le manque de formation, la faible capacité des acteurs locaux et l'insuffisance des
financements peuvent limiter les impacts attendus.
Dans le cadre du Burkina Faso, Chaponnière (2009) a mis en lumière le rôle clé de la JICA
dans le financement de projets éducatifs, notamment à travers la formation des enseignants et
l'amélioration des infrastructures scolaires. Il note que de tels projets, en encourageant les
partenariats locaux, contribuent à renforcer la gestion participative des écoles via les COGES.
La théorie de la décentralisation est l’une des plus pertinentes pour cette étude. Rondinelli
(1981) définit la décentralisation comme un processus de transfert de responsabilités et
d'autorité des niveaux centraux de gouvernement vers des niveaux inférieurs, souvent plus
proches des citoyens. Il distingue quatre formes de décentralisation : la déconcentration, la
délégation, la dévolution, et la privatisation. Dans le cadre de notre étude, nous nous
concentrerons sur la déconcentration, qui implique un transfert de responsabilités vers des
entités locales tout en restant sous l’autorité de l’État.
Selon Ostrom (1990), la décentralisation permet d'améliorer l'efficacité des services publics
en encourageant la participation des citoyens et en responsabilisant les autorités locales.
Cependant, elle souligne que la réussite de ce processus dépend de la capacité des acteurs
locaux à prendre en charge ces nouvelles responsabilités et à gérer les ressources de manière
efficace.
Pretty (1995), quant à lui, distingue différentes formes de participation communautaire, allant
de la participation symbolique à la participation interactive, où les membres de la communauté
prennent part activement à la planification, à la mise en œuvre et à la gestion des projets. Cette
théorie est particulièrement pertinente dans le contexte des COGES, où l’implication des
membres de la communauté est cruciale pour le succès des initiatives locales.
- Le profil des membres des COGES : âge, sexe, niveau d’éducation, expérience dans la gestion
scolaire.
- Les défis rencontrés : difficultés dans la gestion des ressources scolaires, interaction avec les
autorités locales, etc.
Ce questionnaire sera administré via des entretiens en face-à-face, permettant de recueillir des
réponses précises et d’observer les attitudes des répondants.
b) Recherche documentaire
La recherche documentaire est un élément clé de notre démarche méthodologique. Nous nous
appuierons sur des rapports d’évaluation du PACOGES, des documents publiés par la JICA et
d’autres organismes internationaux, ainsi que sur des articles scientifiques relatifs à la gestion
déconcentrée des écoles et à la coopération internationale.
Enfin, une recherche sur Internet sera réalisée pour obtenir des informations supplémentaires
sur les expériences similaires dans d’autres pays. Cela nous permettra de comparer les résultats
obtenus à Houndé avec ceux d’autres projets similaires soutenus par la JICA ou d’autres
agences de coopération internationale.
2.3.2 Échantillonnage
D.E SG/ 33 01 34
COGES
Points focaux 02 0 02
C.CEB 00 02 02
Chargé 00 01 01
d’éducation de
la commune
PACOGES 00 01 01
Total 35 05 40
Source : Résultats de l’enquête 2024 sur impact des PACOGES dans la gestion des écoles
2.3.3. Méthode d’analyse des données
Les données quantitatives issues du questionnaire seront analysées à l’aide du logiciel SPSS
ou d’Excel pour produire des statistiques descriptives, telles que des fréquences et des
pourcentages. Cela nous permettra de quantifier les perceptions des membres des COGES sur
l’impact du PACOGES.
Renforcement du suivi des projets : J’ai aidé à améliorer le suivi des activités des
COGES en collectant des données supplémentaires sur le terrain et en participant à la
mise à jour des bases de données. Cela a permis à l’équipe de projet de mieux
comprendre les défis rencontrés par les écoles et d’ajuster les interventions en
conséquence.
Soutien à la formation des COGES : Mon implication dans l’organisation des
formations a contribué à renforcer les capacités des membres des COGES, ce qui est
essentiel pour améliorer la gestion locale des écoles.
Amélioration de la communication : J’ai participé à la rédaction de communiqués et
de rapports pour informer les partenaires et les parties prenantes des avancées du projet,
ce qui a renforcé la visibilité des actions de la JICA sur le terrain.
1. Gestion de projet : J’ai appris à suivre l’avancement d’un projet, à collecter et analyser des
données, et à rédiger des rapports d’évaluation, ce qui m’a permis de mieux comprendre les
différentes étapes de la gestion des projets de développement.
13%
87% masculin
feminin
Dans la figure 3.2. Nous constatons que la majorité des répondants sont des directeurs d'école
100%. Cela souligne l'importance de la direction dans le fonctionnement des COGES et pose
la question de l'exclusivité et de la représentation des enseignants et des membres de la
communauté. Une diversité professionnelle dans les réponses pourrait enrichir la
compréhension des défis et des réussites des COGES.
RÉPARTITION PAR PROFESSION
enseignant
0%
directeur ecole
100%
Dans la figure 3.3 nous remarquons que la majorité des COGES ont une ancienneté de plus de
3ans soit 85%.Cette ancienneté peut être un atout, car elle suggère une certaine stabilité et une
capacité à développer des processus et des relations au sein de la communauté. Toutefois, cela
peut également signifier que certaines pratiques et idées peuvent devenir obsolètes, nécessitant
une évaluation régulière et un renouvellement des stratégies pour rester pertinentes.
Anciennetée
5% 10%
85%
oui
85%
La figure 3.5 montre que la quasi-totalité des COGES sont fonctionnels soit un taux de 95%
contre 5%. Cela signifie qu'ils jouent un rôle actif dans la gestion des écoles. Toutefois, il serait
pertinent d'explorer la nature de cette fonctionnalité : est-elle véritablement efficace et perçue
comme telle par la communauté ? La fonctionnalité ne garantit pas nécessairement l'efficacité
ou l'impact positif.
Bureau fonctionnel
5%
95%
oui non
Dans la figure 3.6 nous constatons qu’il y’a un plan d’action au sein de chaque COGES soit un
taux de 85% contre 15%. En effet, la présence d'un plan d'action est cruciale pour orienter les
activités des COGES. Cela montre qu'il existe une vision stratégique, mais il serait intéressant
d'examiner la mise en œuvre de ces plans et leur adaptation aux réalités locales. Un plan sans
exécution efficace risque de rester lettre morte.
15%
85% oui
non
non
20%
oui
80%
Dans le tableau 3.2 les difficultés identifiées, telles que le désintérêt de la population et le
manque de financement, sont préoccupantes. Cela souligne un besoin urgent de sensibilisation
et d'engagement communautaire. Le fait que la population perçoive les COGES comme une
charge supplémentaire indique peut-être un manque de communication sur les bénéfices des
COGES. La confusion des rôles entre COGES et APE peut également entraver l'efficacité,
nécessitant une clarification des responsabilités.
Il est également crucial de prendre en compte les suggestions d'amélioration formulées par les
répondants. L'implication des enseignants et des autorités administratives, ainsi que la
formation continue des membres, pourraient conduire à une meilleure coordination et à une
plus grande efficacité des COGES.
En somme, bien que les COGES présentent des résultats positifs, leur impact pourrait être
considérablement amélioré par une approche inclusive et collaborative. Une évaluation
régulière de leur fonctionnement et de leurs résultats, ainsi qu'une adaptation continue aux
besoins de la communauté, seront essentielles pour maximiser leur potentiel en tant qu'outils
de développement éducatif.
3.3. Observations
3.3.1. Forces
Approche participative : L’une des grandes forces du PACOGES est son approche
participative, qui implique directement les communautés locales dans la gestion des
écoles. Cela permet une meilleure appropriation des projets par les bénéficiaires, ce qui
renforce la durabilité des actions menées.
Soutien technique et financier : La JICA apporte un soutien technique et financier
important, ce qui permet de répondre à des besoins concrets dans les écoles, notamment
en matière de formation des enseignants et de construction d’infrastructures.
Suivi régulier des projets : La JICA met en place un suivi régulier et rigoureux des
projets, ce qui permet de réajuster les interventions en fonction des résultats observés
sur le terrain.
3.3.2. Faiblesses
- Manque de ressources locales : Bien que la JICA apporte un soutien important, certaines
écoles manquent encore de ressources humaines et matérielles pour mettre en œuvre les projets
de manière optimale. Cela limite parfois l'impact des actions menées.
- Faible implication de certains membres des COGES : Dans certaines écoles, l’implication
des membres des COGES reste limitée, en partie en raison d’un manque de formation ou d’une
résistance au changement. Cela peut freiner la mise en œuvre effective des réformes.
3.3.3. Recommandations
À la lumière des observations faites durant mon stage, je formule les recommandations
suivantes :
4. Accroître les ressources logistiques : Il serait souhaitable de doter les écoles et les COGES
de ressources logistiques supplémentaires, notamment en matière de transport, pour faciliter
les visites de suivi et améliorer la gestion des projets sur le terrain.
Mon stage au sein DPEPPNF au Burkina Faso a été une expérience enrichissante tant sur le
plan professionnel que personnel. J’ai eu l’opportunité d’acquérir des compétences en gestion
de projet, en communication et en organisation de formations, tout en contribuant à la mise en
œuvre d’un projet de développement éducatif important pour la région. Les défis rencontrés
m’ont permis de mieux comprendre les réalités du terrain et d’apprécier l’importance de
l’implication des communautés locales dans la réussite des projets de développement.
Conclusion générale
Bibliographie
ouvrages
Rapport de stage
Webographie
Tables des matières
Annexes
Annexe 1 : questionnaire d’enquête
Questionnaire d’enquête
Madame/Monsieur, la production d’un mémoire est un impératif dans la soutenance. C’est ainsi qu’à
la fin de notre formation en management des collectivités territorial, nous avons porté la réflexion sur
« l’impact du projet d’appui au COGES mis en œuvre par la Coopérative Japonaise JICA dans la
gestion déconcentrée des structures éducatives : cas de la commune de houndé ».
Mais nous ne saurons mener cette étude à terme sans votre collaboration. C’est pourquoi nous vous
prions de bien vouloir renseigner ce questionnaire qui vous est adressé afin de recueillir des données
indispensables à notre recherche.
Nous vous donnons l’assurance que vos réponses serviront uniquement les causes de la recherche.
Elles seront exploitées sur la base de l’anonymat et de la confidentialité.
1. Genre
Masculin Féminin
2. Vous êtes ?
De la participation
Oui Non
5. Votre COGES est-il fonctionnel ?
Oui Non
6. Votre COGES a-t-il un plan d’action ?
Oui Non
7. Combien de rencontre avez-vous tenues ?
Oui Non
9. Qu’est-ce que votre COGES a réalisé pour votre école ?
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Des partenaires et l’ETAT
10. Avant la création des COGES, sur quoi a porté les réalisations de l’APE ?
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11. Quel rapport y’a t’il entre le bureau APE et le bureau COGES?
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12. Quel sont les difficultés que rencontre votre COGES?
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13. Quel sont vos suggestion pour améliorer l’action des COGES?
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