Composition du lait humain vs lait de vache
Composition du lait humain vs lait de vache
Les caséines (phosphoprotéines), représentent 80% des protéines du lait de vache, les Beta
lactoglobulines 10% et les alpha lactalbumines 2% et autres substances mineures
a) Les caséines :
On précipite la fraction caséinique total par abaissement du pH du lait jusqu’à environ 4,7, elle
comprend plusieurs types de molécules :
- S-caséine 50%,
- -caséine 30%,
- k-caséine 15%,
- -caséine 5%.
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Ces composés, de PM proche de 25.000, à l’état monomère, peuvent être séparés par
électrophorèse et par ultracentrifugation.
A pH 7 et à 37°C, les caséines S et précipitent en présence d’ions Ca2+.
Lorsque les caséines sont coagulées, les autres protéines restent en solution en même temps que le
lactose et les sels, constituant le lactosérum.
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Schéma du modèle submicellaire
Diverses enzymes protéolytiques ont la capacité de coaguler le lait mais la présure est la plus
utilisée. La présure est constituée de deux enzymes, soit la chymosine, qui permet l’hydrolyse
de la caséine κ, et la pepsine. La coagulation du lait par la présure est divisée en trois étapes :
la phase d’hydrolyse enzymatique, la phase d’agrégation et la phase de formation du gel.
Elles sont décrites plus en détail ci-après et illustrées à la Figure ci dessous.
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Hydrolyse principale de la caséine k par la chymosine
Lors de cette première étape, l’enzyme vient couper le lien peptidique Phe105 -Met106 de la
caséine κ et la protéine est scindée en deux peptides, le CMP (caseinomacropeptide) et la
para-k-CN. Le mode d’action de l’enzyme n’est pas encore bien défini. Il est possible que
l’enzyme s’attaque à une micelle, en suive la surface et hydrolyse toutes les caséines κ sur
son passage ou bien qu’après l’attaque d’une molécule de caséine κ elle retourne en solution
pour diffuser jusqu’à la prochaine micelle. L’hydrolyse progressive de la caséine κ durant la
phase primaire altère les propriétés des micelles à un point où elles deviennent susceptibles
à l’agrégation, qui représente la seconde phase de la réaction.
Lors de la seconde phase, les micelles déstabilisées peuvent se rapprocher et former des
liens hydrophobes. Ceci est possible parce que les charges en surface des micelles
diminuent lorsque le CMP est libéré. La perte de ce segment réduit le potentiel zeta de la
micelle d’environ 30 à 50 % et diminue les interactions de nature entropique (stérique), ce qui
permet un rapprochement des micelles attaquées par l’enzyme et facilite l’agrégation.
L’agrégation devient possible lorsqu’un certain degré d’hydrolyse est atteint puisqu’il existe
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un niveau minimum de caséine κ nécessaire à la stabilisation de la micelle. Selon les auteurs,
l’agrégation commence lorsque de 60 à 90 % de la caséine κ est hydrolysée. Le temps écoulé
pour l’atteinte de cette phase se nomme temps de coagulation par la présure ou RCT (pour
«Rennet Coagulation Time »). En pratique, le RCT est défini comme le temps écoulé jusqu’à
l’observation visuelle de floculation.
La troisième phase mène à la formation d’un réseau tridimensionnel continu nommé gel. Les
agrégats augmentent d’abord de taille. Par la suite, la réticulation entre les chaînes et la
fusion des particules transforme le lait en gel. Le caillé se raffermit et la synérèse débute.
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Tableau 2 : Principales propriétés fonctionnelles des protéines du lait.
HYDRATATION Rétention d’eau élevée avec formation Rétention d’eau s’accroissant avec
de colle à forte concentration. la dénaturation.
Minimum au pHi.
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II- Les protéines de la viande et du poisson
Composés %
1. Eau 75
2. Protéines 19 (a)
Myofibrillaires 11.5
Myosine 5.5
Actine 2.5
Autres 3.5 (b)
Sarcoplasmiques 5.5
Glyceraldehyde phosphate déshydrogénase 1.2
Aldolase 0.6
Creatine kinase 0.5
Autres enzymes glycolytiques 2.2
Myoglobine 0.2
Hemoglobine et autres 0.6
3. Lipides 2.5
Triglycérides, phospholipides… 2.5
4. Hydrocarbures 1.2
Dont le glycogène 0.1
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Le tissu conjonctif du muscle est constitué de deux protéines principales : collagène, élastine.
- 0,7 de sels minéraux (dont 38% de K++, intracellulaire et 7% d’ions Na+ extracellulaire.
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a) Fibre musculaire :
Une fibre musculaire (diamètre 10 à 100 m, longueur jusqu’à 35 cm), est entourée d’une membrane,
le sarcolème, à l’intérieur de laquelle se trouve un cytoplasme, appelé sarcoplasme, qui contient :
-de très nombreuses myofibrilles (1 m de diamètre), parallèles alternativement épais et
minces de
Myosine,
Actine.
- des noyaux,
- des mitochondries,
- Myoglobines (couleur)
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Figure No 1 : Anatomie du muscle squelettique au niveau macroscopique et
microscopique (Totora et al., 1994, cité par Camirand, 2004)
a) Contraction musculaire :
Chaque myofibrille est enveloppée par un réseau riche en ions Ca++, le réticulum sarcoplasmique,
qui reçoit le stimulus nerveux et dont la dépolarisation déclanche la contraction.
En présence d’ATP et de Mg++, lorsque le réticulum sarcoplasmique relâche des ions Ca++ (10-
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M) en réponse au stimulus nerveux, l’activité ATPasique de la myosine se manifeste, l’hydrolyse
de l’ATP libère de l’énergie (environ 10 000 cal/mol) et la contraction musculaire se produit par
l’interaction temporaire myosine-actine.
Ensuite le calcium est repris par le réticulum sarcoplasmique et la contraction prend fin à
condition qu’il soit toujours de l’ATP est des ions Mg++ disponible.
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Figure No 3 : Réactions de synthèse de l’ATP
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b) Rigidité cadavérique :
En l’absence d’ATP, les filaments l’actine et la myosine se lient de façon irréversible en
actomyosine. C’est la rigidité cadavérique (ou rigor morti) qui intervient après la mort de
l’animal.
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Figure No 6 : Evolution post mortem de la PCr, de l’ATP et de l’acide lactique dans le
muscle Longissimus dorsi du porc (Charpentier, 1968)
Dans le muscle de boeuf, ce processus demande environ 8 heures, après la mort de l’animal à la
température ambiante.
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PHASE DE PRE-RIGOR
ATP (à partir du
Reticulum
c) Résolution de la rigidité cadavérique : Sarcoplasmique)
Au fur et à mesure que la viande vieillit :
- la rigidité diminue,
- la texture après cuisson devient meilleure
ADP
- l’extractabilité des protéines, par les solutions salines, augmente
D’où une augmentation de la capacité de rétention d’eau. Relargage
du Ca2+
Remarque : atténuation de la dureté meilleure si rigidité initiale mois sévère.
Glycolyse Acide
Exemple 1 : Viande de boeuf, fin de la rigidité demande :
3 à 4 semaine à -15°C, anaérobie lactique
15 jours à 0°C,
2 jours à 20°C, (gain de temps et économie de volume et de locaux), si conditions
d’asepsie quasi-chirurgicales pour abattage et entreposage.
1 jour à 43°C, (à titre expérimental avec l’aide d’antibiotique)
Exemple 2 : Poisson ;
La structure et le comportement du muscle de poisson ne sont pas fondamentalement différent
de ceux du muscle des animaux à sang chaud :
Cathepsines, β-glucuronidase
- tissu conjonctif 3 à10% ,
Ca2+ et autres
- muscle brin 10% (fibre musculaire courte 3 cm Protéines,
environ), muscle moteur enzymes
lent et
aérobie, riche en hémoprotéines (qui catalysent l’oxydation des lipides après la mort).
collagénases lysosomales
- Les protéines de structure représentent 65 à 75% des protéines totales :
Myosine 40% environ,
- varie d’une espèce à l’autre
- plus riche en -SH,
- plus sensible aux enzymes protéolytiques, à la chaleur, à la dessiccation,
que la myosine des animaux à sang chaud
Actine 15 à 20%,
- moins variable,
Enzymes
- plus proche de son homologue des mammifères. Enzymes
endogènes bactériennes
La rigidité cadavérique et sa résolution interviennent très rapidement 5 à 30 h
respectivement à 0°C.
La diminution du pH est plus faible, passe de 7,0 à 6,2 - 6,5 et remonte à 6,6 - 6,7 ; inconvénient
car à ce pH la prolifération microbienne n’est pas inhibée.
a) Effet de la cuisson :
L’effet de la cuisson dépend de la température :
- A partir de 50°C les protéines plasmatiques et sarcoplasmiques sont dénaturées, il y a agrégation
et parfois coagulation.
- A partir de 60°C ;
le collagène est partiellement solubilisé, l’effet dépend de l’age physiologique du
collagène c. à. d du nombre de liaisons transversales,
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l’élastine gonfle, mais peu modifier,
l’actomyosine devient plus ferme et moins solubles, sa capacité de rétention d’eau
diminue.
- Cuisson très poussée :
le collagène et l’élastine deviennent de plus en plus souples, (solubilisation du collagène
sous forme de gélatine)
l’actomyosine, au contraire, durcit par suite de formation de pont disulfure qui lient les
chaînes protéiques.
Dans le cas des conserves la stérilisation permet une solubilisation totale du cillagèned’où une
fragmentation du tissu musculaire.
Selon la composition de la pièce de viande et selon la température, la cuisson peut entraîner :
- soit un attendrissement,
- soit un durcissement.
b) Effet de la congélation :
Faibles modifications dans le cas de congélation rapide et température d’entreposage très basse :
- dénaturation et agrégation des protéines,
- rupture des cellules
Ces modifications sont considérables dans le cas de congélation lente et température
d’entreposage élevé à cause de :
- la formation dans le tissu de gros cristaux de glace,
- la concentration élevée en sels des lipides résiduels d’où déshydratation des cellules par
osmose.
Baisse de la capacité de rétention d’eau, se manifeste, lors de la décongélation, par
une forte exsudation.
Perte de poids considérable
La texture devient sèche.
c) Effet de la déshydratation :
La déshydratation de viande ou de poisson provoque un :
- durcissement de la texture,
- une baisse de la capacité de rétention d’eau lors de la réhydratation.
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III - Les protéines du poisson
The table below shows the principle components of fish as well as their
variation. The average composition of beef muscle has been included for
comparison.
Comme chez les mammifères, le tissu musculaire du poisson est composé de muscles striés.
L’unité fonctionnelle, à savoir la cellule musculaire, consiste en sarcoplasme contenant des
noyaux, des grains de glycogène, des mitochondries etc. et une quantité (jusqu’à 1 000) de
myofibrilles. La cellule est entourée par une gaine de tissu conjonctif appelé le sarcolemme. Les
myofibrilles contiennent les protéines contractiles, actine et myosine. Ces protéines ou filaments
sont disposés dans un système caractéristique d’alternance de sorte que, à l’examen
microscopique, le muscle apparaît strié (Figure 3.4).
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Figure 3.4 Coupe d’une cellule montrant les différentes structures y compris les myofibrilles (
Bell et al., 1976)
Une bonne partie du tissu musculaire du poisson est blanc mais, suivant les espèces, plusieurs
poissons contiennent une certaine quantité de tissu sombre de couleur brune ou rougeâtre. Le
muscle sombre (souvent appelé muscle rouge) est situé sous la peau, le long du flanc du
poisson.
Figure 5.2 Dégradation aérobie et anaréobie du glycogène dans les muscles du poisson
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Figure 5.4 Dégradation post mortem de l’ATP dans le muscle de poisson. Les enzymes
comprennent: 1. ATP-ase; 2. Myokinase; 3. AMP désaminase; [Link] phosphohydrolase; 5a.
Nucléoside phosphorylase; 5b. Inosine nucléosidase; 6,7. Xanthine oxydase. Source: Gill
(1992)
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PRODUITS DE LA MER
CHAIR DE POISSON FRAIS
CH3COOH NaCl
Protéines Natives
Endopeptidases du
tractus digestif
Lipides
surtout calcium
pylorique
Cathepsines
tissulaires Préparations
enzymatiques
protéolytiques
Acides Gras Acides Gras
O2
Libres Libres Cathepsines des
tissus musculaires
Lipides
Enzymes oxydés
bactériennes Enzymes
bactériennes et
catabolisant la tissulaires
fraction NPN catabolisant les
composés azotés
non protéiques
(NPN)
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Maîtrise des principales propriétés fonctionnelles des matières
premières halieutiques
La maitrise des propriétés fonctionnelles des matières premières est un des préalables
indispensables pour qui veut être en mesure de développer avec réussite des produits de la mer
innovants en assurant la fourniture des propriétés sensorielles recherchées par les consommateur, à
savoir couleur , odeur, goût texture .
La maîtrise de ces caractéristiques suppose de la part du responsable de la formulation et de la
fabrication des produits une parfaite maîtrise de l’effet de la composition de la matière première et
du mode de transformation sur les propriétés fonctionnelles.
Principaux facteurs responsables des propriétés fonctionnelles des produits de la mer
Propriétés Facteurs
Pouvoirs d’absorption et de structure protéique de la matière première, concentration des protéines
rétention d’eau solubles, pH, température, temps de contact,, force ionique
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Principaux composés et facteurs responsables des propriétés sensorielles et
fonctionnelles des produits de la mer
Propriétés
Exemples de composés responsables Facteur de variation
Propriétés sensorielles
Couleur Protéines Î opacifie la chair après cuisson Degré de cuisson
Mélanines Î colorations noires et brunes
Caroténoïdes Forte variation entre espèces et entre les
β carotèneÎ jaune parties du corps
LutéineÎ jaune La teneur en pigments caroténoïdes est en
dépendance directe du régime alimentaire
Astaxanthine : rosée-orangée
car les animaux sont incapables de les
Canthaxanthine : rosée-orangée synthétiser
teintes rouges, oranges et jaunes
Myoglobine (muscles rouges) Î rouge rosé Espèces
Qualité et degré du saignage
Composés colorés issus des modifications Selon espèce, qualité des traitements
biochimiques post mortem
Odeur et Composés volatils Charge totale en composés volatils
goût • les mollusques sont plus riches que
les poissons
• les animaux sauvages ont plus de
composés que les animaux
d’élevage
glycine, Î saveur sucrée des crevettes et du Espèces
crabe • haute teneur en histidine des
l'alanine, sérine, thréonineÎ saveur sucrée espèces migratoires
arginine Î saveur amère des crustacés • haute teneur en taurine des poissons
leucine, valine, méthionine, phénylalanine, à chair blanche
l'histidine et l'isoleucine. Î saveur amère Conservation des prises
taurineÎ mauvaises saveurs lors de la • appariation de mauvaises odeurs
dégradation de la chair00 suite dégradation des acides aminés
Urée Î saveur ammoniacale après dégradation espèce, taille et état0 du poisson, zone de
capture
Oxyde de triméthylamine (TMAO), bétaïnes
Î saveurs particuliè[Link] produits de la mer
acide lactique, propionique, acétique, Espèces
pyruvique, succinique et oxalique Etat de conservation près capture
glucose, ribose
sels inorganiques (sodium, potassium, chlorure,
phosphate)
Texture protéines myofibrillaires Espèces, alimentation, âge, période de
eau et l'huile Î effet sur jutosité. pèche, état de l'organisme avant et après sa
mort conditions de conservation. conditions
de transformation pH
Température de cuisson
Agents rétenteurs d’eau ajoutés (sel, sucre)
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Tableau 5.3 Résumé des changements autolytiques dans le poisson réfrigéré
Mauvais traitements
physiques et
congélation/décongélation
accélèrent le durcissement
dû au formaldéhyde
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