Pollution des moteurs Diesel analysée
Pollution des moteurs Diesel analysée
Présenter par :
KHAZENE Salima
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
Présenté par :
KHAZENE Salima
donné la force pour survivre, ainsi que l’audace pour dépasser toutes
les difficultés.
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la reconnaissance, c’est tous simplement que : Je dédie ce mémoire de
master à :
ملخص
وذلك لمتانته و كفاءته في االحتراق.يعتبر اختراع محرك الديزل خطوة مهمة في تاريخ تطور محركات االحتراق الداخلي
لكن التشديد المتزايد من معايير مكافحة التلوث تضعف من كفاءة ھﺬا المحرك وذلك بسبب االنبعاثات الناجمة منه كﺄكسيد
في ھﺬا. لهﺬا السبب تركز معظم األبحاث على فهم االحتراق و كيفية تكوين الغازات الملوثة.النيتروجين و جزيئات السخام
فإن الهدف من ھﺬا العمل ھو دراسة آلية تكوين الملوثات باإلضافة إلى مجال توزيع تركيزاتها في غرفة االحتراق، السياق
يتم وصف نتائج المحاكاة والتحقق من صحتها. CONVERGE خالل مراحل االحتراق المختلفة باستخدام أداة المحاكاة
.باستخدام بيانات تجريبية
.CONVERGE ، االحتراق، محرك الديزل: كلمات مفتاحية
Sommaire
Résumé
Liste des figures
Liste des tableaux
Nomenclature
Introduction général……………………………………………………………………………1
2. Historique……………………………………………………………………………….…...3
11. La Combustion……………………………………………………………………………11
11.1. Chambre de combustion d’un moteur diesel…………………………………….11
11.2. La richesse d’un mélange………………………...……………………………..12
11.2.1. Le coefficient d’air (λ)………………………………………………….12
12. Caractéristiques des gaz de combustion polluants………………………………………..12
13. Les émissions issues du moteur diesel……………………………………………………13
14. Les émissions diesel………………………………………………………………………13
1. Introduction……………………………………………………………………..…………19
2. Les sous Modèles physiques………………………………..……………………………...20
2.1. Modèles de Turbulence……………………………………………………………20
2.1.1. Le Modèle de Turbulence k-ε……………………………………………20
2.1.2. Modèle de Turbulence RNG k-ε…………………………………………21
2.2. Modélisation du spray………………………………………………………….…22
2.2.1. Formulation Mathématique………………………….……………………22
2.2.2. Modèles d’atomisation……………………………………………………23
1. Introduction……………………………………………………………………………......52
2. Spécification géométrique de moteur……………………………………………………...52
3. Présentation de l’expérience……………………………………………………………….53
3.1. Les conditions initiales……………………………………………………………53
Conclusion………………………………………………………………………………...….74
Conclusion général……………………………………………………………………………75
Liste des figures
Figure I.1. Eléments du moteur diesel…………………………………………………………4
Figure I.2. Cycle à 4 temps du moteur Diesel………………………………………………….6
Figure I.3. Diagramme (PV) et (TS) du cycle diesel…………………………………………..7
Figure III.16. Stratégie du maillage Embedding: fixed Nozzle embedding et fixed Bound
embedding…………………………………………………………………………………….46
Figure III.17. Algorithme de calcul………………………………………………………..…48
Figure IV.18. Maillage du domaine de calcul……………………………………..…………54
𝑑𝑠 Diamètre de suie
E Energie d’activation
k Coefficient de transport
Pe Puissance effective
Pf Puissance fiscal
Pi Puissance indiquée
Qn Dégagement de chaleur
R Vitesse de la gouttelette
r Rayon d'équilibre
S Pénétration du jet
T Température
Ṫ Température de la gouttelette
Tw Température de paroi
V Cylindrée totale
v Composantes de vitesse
W Travail
𝑤 Taux de réaction
x Coordonnées spatiales
Үm Fraction massique de l’espèce m
Ү∗ m Valeur de la fraction à l’équilibre thermodynamique
y Déformation de la sphéricité
μ Viscosité dynamique
𝜌 Masse volumique
𝑣 Viscosité cinématique
∇ Laplacien
We Nombre de Weber.
Z Nombre d’Ohnesorge.
𝑇𝑎 Nombre de Taylor.
𝑅𝑒 Nombre de Reynolds.
𝑃𝑟 Nombre de Prandtl.
𝐵 Nombre de Spalding.
Sh Nombre de Sherwood.
Sc Nombre de Schimidt.
Abréviations
AMR Raffinement Adaptatif du Maillage
CAO Conception Assistée par Ordinateur
CFD Computational Fluid Dynamic
COV Composés Organiques Volatils
EGR Exhaust Gaz Recirculation
ID Injection Direct
MCI Moteur à Combustion Interne
OMS Organisation Mondiale de la Senté
PMB Point Mort Bas
PMH Point Mort Haut
SOF Soluble Organic Fraction
TAI Température d’Auto-Inflammation
Espèces chimiques
Introduction générale
Les moteurs alternatifs à combustion interne, alimentés à l’essence (moteur à allumage
commandé) ou au gazole (moteur Diesel), Sont aujourd’hui la composante la plus importante
de l’automobile. La multitude de pièces en contact dans un moteur est une source de perte non
négligeable d’énergie. En dépit des nombreux progrès technologiques réalisés en vue
d’augmenter le rendement, les moteurs sont toujours en perpétuelle évolution pour des raisons
économiques, environnementales et de ressources en matières premières. Dans la majeure
partie des cas, les systèmes industriels, impliquant des phénomènes de combustion, sont basés
sur la combustion d’un carburant qui est stocké sous forme liquide puis injecté soit dans une
chambre de pré vaporisation, soit directement dans la chambre de combustion. Le
combustible liquide est alors dispersé sous la forme d’un nuage de gouttelettes (spray) tout en
s’évaporant et ainsi favoriser la combustion. L’objectif des chercheurs est de comprendre, de
prédire et de contrôler l’ensemble de ces phénomènes. Pour cela, deux voies principales sont
explorées:
La mesure expérimentale.
La modélisation numérique (simulations numériques).
Le sujet abordé dans ce mémoire (Etude de formation des polluants dans un moteur Diesel)
s’inscrit dans le cadre de Master en Génie Energétique.
L’objectif principal de cette étude est d’étudier le mécanisme de formation des polluants ainsi
de bien comprendre les résultats de simulation par la visualisation des contours dynamiques,
et scalaires.
Le premier chapitre est une description générale sur les moteurs à combustion interne et
les différents gaz polluants émanant des moteurs.
Le deuxième chapitre comportera une formulation mathématique, ainsi que les
mécanismes des modèles physique et chimie.
Dans le troisième chapitre une description qui mette le code de calcule CONVERGE en
évidence est présenter.
1
Introduction générale
2
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
CHAPITRE I
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
1. Introduction
Dans ce chapitre nous présenterons dans un premier temps des généralités et notions de base
sur le moteur diesel. Ensuite nous donnons un aperçu sur le cycle du moteur, son diagramme
ses performances. Enfin une recherche bibliographique sur la combustion. Ceci nous amène à
exposer sur la formulation mathématique dans le deuxième chapitre, par la mise en
application du code de calcule converge CFD.
2. Historique
C’est en 1893 que le premier moteur à allumage par compression a été mis au point, plus
connu sous le nom de son inventeur, Rudolf Diesel (1858-1913). Il imagina un moteur dans
lequel l’air serait comprimé à un tel niveau qu’il y aurait une grande élévation de température.
Lorsque le carburant serait ensuite injecté dans la chambre de combustion avec l’air, celui-ci
s’enflammerait immédiatement par la haute température de l’air, provoquant une explosion, et
repoussant ainsi le piston. Le premier fonctionnement de son moteur donna un rendement de
26% [1].
3
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
Quel que soit le type de moteur Diesel considéré, nous avons affaire à :
un allumage par compression, éventuellement assisté par des artifices (par exemple,
réchauffage de l’air admis ou bougie de préchauffage).
une combustion par diffusion, c’est-à-dire une introduction séparée de l’air et du
combustible dans le cylindre et une combustion pilotée par le mélange air +
combustible [2].
Le travail est produit par la combustion d’un mélange carburé à l’intérieur d’un cylindre, dans
lequel se déplace un piston en mouvement alternatif. Les deux limites extrêmes du
mouvement sont appelées respectivement point mort haut (PMH) et point mort bas (PMB).
Le volume balayé entre ces deux points constitue la cylindrée unitaire [3].
4
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
5. PMB et PMH
Le piston se trouve au point mort haut (PMH) lorsqu'il atteint le point haut de sa course dans
le cylindre. A ce moment, le volume de la chambre de combustion est au minimum, et la
compression est maximale.
A l'inverse, le piston se trouve au point mort bas (PMB) lorsqu'il atteint le point bas de sa
course. A cet instant, le volume de la chambre de combustion est au maximum.
C’est l’ensemble des évolutions que subit une même masse d’air depuis son entrée dans le
cylindre jusqu’à sa sortie dans l’atmosphère, avec une variation de volume, de pression, et de
température [4].
5
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
6
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
1 2 Admission isobare
2 3 Compression isentropique
3 4 Combustion isobare
+ Détente isentropique
4 1 refoulement (adiabatique)
7
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
On peut la déterminer par la puissance absorbée par la machine réceptrice, sous réserve que
l’on connaisse la valeur du rendement de cette machine au régime (couple et vitesse)
considéré [8].
Pe = C . ω (1)
2𝜋
ω = N (2)
60
C : en Newton-mètre.
la puissance indiquée d’un cylindre est la puissance générée par la combustion qui agit sur
son piston.
P
Pi = η e (3)
m
𝜂𝑚 : Le rendement mécanique.
Cette caractéristique n’est pas liée directement aux performances du moteur, elle constitue
uniquement une base de classement des véhicules utilisée pour l’imposition fiscale et diverses
tarifications. Dans ce domaine, chaque pays définit ses propres règlements[9].
𝑉
Pf = m (0,0458 𝐾 )1,48 (4)
8
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
Pf : en CV (Chevaux fiscaux).
La puissance générée par les gaz de combustion et transmise au piston n’est pas tout à fait
disponible sur l’axe sortant du moteur, il y a des pertes de frottement. Donc Le rendement
mécanique est le rapport entre la puissance effective et la puissance indiqué.
Pe
ηm = (5)
Pi
P
ηi = puissance introduiteiavec le combustible (6)
W + QC+ Qf = 0 (7)
W = – QC – Qf (8)
Q C = Q BC = CP (TC – TB ) (9)
Q f = 𝑄𝐷𝐴 = CV ( TA – TD ) (10)
9
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
Donc :
−𝑊 Q CV ( TA –TD ) ( T –T )
η= = 1+ Q f = 1+ = 1+ γ(TA – TD ) (11)
QC C CP (TC – TB) C B
Travaux:
B γ B dV P Vγ
A 1 1
WAB = -∫A PdV = -PA VA ∫A = γ−1 [ γ−1 - γ−1 (12)
Vγ VB VA
C
WBC = -∫B PdV = -PB (VC – VB ) (13)
γ
D γ D dV PC VC 1 1
WCD = -∫C PdV = -PC VC ∫C = [ γ−1 - γ−1 ] (14)
Vγ γ−1 VD VC
WDA = 0 (15)
α
Wcycle = CV TA [αγ−1 -1] + PB VB (β – 1) – CV TC [βγ−1 -1] (17)
Chaleurs:
Q AB = 0 (18)
Q CD = 0 (20)
Q DA = CV (TA – TD ) (21)
Donc :
α
−W −CV TA [αγ−1−1] + PB VB ( – 1) – CVTC [βγ−1 −1]
β
η= = (22)
QC CP (TC – TB)
α−γ− β−γ
η = 1- γ(α−1 −β−1) (23)
10
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
10. Auto-inflammation
Dans le cas du moteur diesel, l’auto-inflammation n’est pas instantanée. Le laps de temps qui
s’écoule entre le début de l’injection et l’apparition de la flamme est appelé délai
d’inflammation [2].
11. La Combustion
Le noyau initial généré par l’étincelle dans le mélange carburé se développe en formant un
front de flamme dont la vitesse et la géométrie dépendent de la richesse du mélange, des
conditions de température et de pression et des mouvements aérodynamique dans la chambre
de combustion [11].
Le gaz enfermé dans le cylindre, et comprimé par le piston, est cette fois de l’air seul et, aux
environs de 20 degrés avant le PMH, un jet de gaz oïl liquide est injecté dans le cylindre (cas
d’injection directe). Ce jet est pulvérisé en très fines gouttelettes qui se dispersent et se
mélange avec l’air dans un panache allongé, comme l’air est chaud et chauffe les gouttelettes,
celles-ci commencent à se vaporiser et les vapeurs s’enflamment avec l’air. On obtient alors,
tant que persiste l’injection, une flamme de diffusion un peu semblable à celle de la bougie,
mais où la mèche est remplacée par un cœur très dense en gouttelettes liquides. En fait, toutes
proportions gardées, la flamme ressemble alors à celle que produit un cracheur de feu. Le jet
liquide s’enflamme quelques fractions de millisecondes après l’injection, l’injection de liquide
continue généralement une ou deux millisecondes, et la phase de combustion se termine
quelques fractions de millisecondes après. Ensuite le piston redescend et les soupapes
d’échappement s’ouvrent [12].
11
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
masse d′ airréelle
λ= (24)
15
Certains produits de combustion peuvent présenter un danger plus ou moins prononcé. Ainsi,
les oxydes de carbone et d’azote sont toxiques, certains hydrocarbures (imbrûlés ou
transformés lors des processus de combustion) semblent être classés parmi les substances
cancérigènes. Les suis et les fumées sont également indésirables du point de vue de la
pollution de l’air. Rentre également dans la rubrique de pollution, les effets nocifs de certains
bruits qui accompagnent la combustion dans ces applications.
Parmi les différents produits polluants qui peuvent être élaborés par la combustion, les oxydes
de carbone, les hydrocarbures imbrûlés ou partiellement oxydés et les oxydes d’azotes sont
considérés comme les principaux polluants produits par un moteur à combustion interne [13].
12
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
Les émissions de moteurs de voitures sont généralement mesurées sur des bancs à rouleaux
durant des cycles de conduite normalisés et sont exprimées en g/km [15].
Le monoxyde d’azote et le dioxyde d’azote sont regroupés sous l’appellation NOx . Au sein de
la chambre de combustion, l’oxygène et l’azote, portés à plus de 2000°C, réagissent ensemble
pour former du monoxyde d’azote.
Les teneurs en NO produits dans la chambre de combustion sont toujours inférieures à celles
correspondant à l’équilibre thermodynamique à hautes températures car le temps nécessaire à
cet équilibre est grand devant le temps de séjour dans le cylindre. Les deux premières
réactions correspondent surtout au mélange pauvre ou proche de la stœchiométrie, au
voisinage de la stœchiométrie [16].
Le moteur diesel fonctionne en mélange pauvre, c’est à dire avec un excès d’air. Le milieu est
globalement oxydant. Mais il ne faut pas oublier que la combustion, dans un moteur diesel,
peut s’effectuer dans un milieu hétérogène. En effet, il est possible de trouver, dans la
chambre de combustion, des zones riches en carburant (au cœur du jet de carburant) et des
zones plus pauvres lorsque l’on s’éloigne de celui-ci. Ce phénomène tend à diminuer avec
l’optimisation des moteurs et des systèmes d’injections, mais il reste existant. Cette
hétérogénéité influe beaucoup sur la formation des polluants, notamment sur la formation des
particules. Dans les zones où la quantité de carburant est plus importante que la quantité d’air
par rapport à la stœchiométrie de la réaction carburant/air, des émissions de CO, HC et H2
sont détectées. Une partie des HC s’oxyde partiellement en CO au lieu de CO2 .
Quand la température est plus basse, les réactions d’oxydation des HC ne sont pas complètes,
la formation de CO est alors contrôlée par la cinétique, quelle que soit la richesse du mélange.
13
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
Dans ces cas de faibles températures, certains HC ne sont pas oxydés et du CO et des HC se
retrouvent à l’échappement [18].
CO2 CO + ½ O2 (25)
Le monoxyde de carbone est dangereux pour la santé car il se fixe sur l’hémoglobine6 et peut
entraîner des troubles respiratoires, des effets asphyxiants, des maux de tête et des troubles
cardiaques. Les hydrocarbures peuvent causer le même type d’effet sur l’organisme et sont
malodorants [13].
Les particules Diesel sont constituées de grains de 0,3 µm. Ces grains sont eux-mêmes formés
à partir de sphérules de carbone d’environ 10 à 60 nm de diamètre associés entre eux sous
forme de chaînes et d’agrégats qui donnent à la suie son aspect « floconneux » caractéristique.
Les particules Diesel sont un mélange complexe de corps organiques et non organiques
comme le montre la structure schématique des particules Diesel présentée sur la Figure 6. La
phase solide est constituée de la suie c’est-à-dire d’un cœur en carbone et la phase condensée
se compose de corps organiques c’est-à-dire de la couche d’hydrocarbures adsorbés SOF et de
sulfates. La quantité de SOF est fonction du type de moteur utilisé,
14
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
Dans un moteur Diesel, le gasoil est finement pulvérisé dans la chambre de combustion. La
combustion se déclenche alors par auto-inflammation. Il en résulte une combustion
hétérogène qui est à l’origine de la formation des particules de suie dans les zones localement
déficitaires en oxygène. Le terme suie est donc attribué au matériau carboné formé lors de la
combustion du carburant dans des conditions sous-stœchiométriques, c’est-à-dire en manque
d’oxygène. Ces particules de suie s’associent dans la ligne d’échappement pour former des
agrégats. Enfin, lors du refroidissement des gaz d’échappement, des hydrocarbures et des
sulfates s’adsorbent sur les agrégats de suie. Ainsi, les particules Diesel se composent d’un
matériau carboné solide (la suie) engendré lors de la combustion, sur lequel sont adsorbées
des espèces organiques diverses (SOF : Soluble Organic Fraction).
Les mécanismes de formation de la suie lors de la combustion Diesel sont encore mal connus,
car ils concernent des phénomènes peu reproductibles, se passant à haute température, à forte
pression, avec un carburant de composition complexe, au sein d’un mélange turbulent [21].
Voici, cependant les principales étapes admises :
4ème étape : agrégation des sphérules. L’agrégat peut alors atteindre plusieurs centaines de
nm.
15
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
Un composé organique volatil (COV) est un composé organique ayant une pression de vapeur
de 0,01 KPa ou plus à une température de 293,15K ou ayant une volatilité correspondante
dans les conditions d'utilisation particulières. Les COV rassemblent sous le même nom une
grande quantité de molécules de familles différentes [22] :
Les composés aromatiques et les alcanes sont les principaux COV émis par un moteur
diesel [23].
16
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
Malheureusement, jusqu’à ce jour, il n’existe pas de chiffres évaluant la part des émissions
polluantes dues au secteur des transports, dans la pollution atmosphérique au niveau des
grands centres urbains. En effet, hormis une étude du PNAE (Plan National d’Actions
Environnementales) [24], effectuée sur la base de données relatives au parc de véhicules
recensés en 1985, peu de mesures de concentration de polluants dans l’atmosphère ont été
réalisées, faute de moyens d’observation et de surveillance. Pourtant, cette étude révélerait des
niveaux de charges de pollution inquiétants puisque dans les seules régions du gouvernorat
du grand Alger et des wilayas limitrophes (Blida, Boumerdès, Tipasa) la concentration dans
l’air des fumées noires était 3 fois supérieure à la valeur indicative de l’OMS (Organisation
Mondiale de la Santé) et celle du plomb (Pb) était de (1 µg/m3) deux fois supérieure à la
valeur indicative de l'OMS [25].
Différents facteurs ont contribué à la dégradation de la qualité de l’air aux niveaux de ces
régions, notamment :
17
Généralités et notions de base sur le moteur Diesel
Le contrôle technique des véhicules est envisagé, mais tarde à être mis en place.
L'introduction de l'essence sans plomb a été engagée, mais n'a pas bénéficié des
investissements et incitations fiscales nécessaires à sa généralisation. De plus, aucune
politique de sensibilisation à ce type de pollution n'a encore été mise en œuvre [13].
18
Formulation mathématique
CHAPITRE II
Formulation mathématique
Dans ce chapitre nous allons traiter une
formulation mathématique. Nous nous
intéresserons en détail aux mécanismes
des modèles physique et chimie.
1. Introduction
La combustion dans les moteurs diesel à injection directe est un processus très complexe,
mettant en cause l’interaction d’une multitude de phénomènes tels que: la turbulence, le
transfert thermique et les réactions chimiques complexes qui agissent simultanément dans la
chambre de combustion. De plus, les contraintes actuelles, tant écologiques qu’économiques,
forcent les constructeurs automobiles à effectuer des travaux de recherche liés à la combustion
turbulente. De ce fait, il est nécessaire de comprendre les processus physique et chimique
prépondérants au sein d’une chambre de combustion qui permettent non seulement
l’amélioration des systèmes actuels mais aussi le développement de nouvelles technologies.
Dans ce contexte, l’utilisation de l’outil numérique permet de réduire les coûts et les temps
d’études. Il est très simple de modifier numériquement la géométrie ou les conditions
d’utilisation (pression, température…). Les investigations réalisées avec les codes CFD
(Computational Fluid Dynamics) par exemple Converge, KIVA, Fluent et CFX… permettent
alors de tester un grand nombre de solutions pour ne retenir que les plus pertinentes pour des
tests expérimentaux.
19
Formulation mathématique
Les termes qui apparaissent dans les équations moyennées présentent l’interaction du
mouvement moyen et de la turbulente. Ce sont des termes supplémentaires qui posent un
problème de fermeture du système d’équations. Le nombre d’inconnues devenant plus grand
que le nombre d’équations, nous avons donc besoin de modèles de turbulence qui permettent
d’estimer les contraintes de Reynolds afin de fermer le système d’équations à résoudre.
Pour calculer les contraintes de Reynolds, deux possibilités sont envisageables. La première
repose sur les corrélations doubles qui peuvent être calculées à partir des valeurs moyennes de
l'écoulement en faisant appel au concept de viscosité turbulente. Cette première approche est
chronologiquement la plus ancienne. La seconde approche consiste à décrire sous forme
d’équation de transport des contraintes de Reynolds mais, dans ces nouvelles équations,
interviennent des termes de corrélations qu'il faut à nouveau modéliser [26].
L'utilisation de ce modèle est très répandue dans les milieux industriels. L'approche consiste à
représenter les propriétés de la turbulence à l'aide d'échelles de vitesse et de longueur
caractéristiques des fluctuations. L'échelle de vitesse est obtenue par l'intermédiaire de
l'énergie cinétique turbulente (k). L'échelle de longueur est, quant à elle, plus délicate à définir
et l'on a recours à une nouvelle équation de transport portant sur le taux de dissipation de
l'énergie cinétique turbulente (ε). Ce taux de dissipation est relié, par l'intermédiaire de
l'hypothèse de l'unicité de l'échelle des temps, à l'échelle de longueur l. Quand ce modèle de
turbulence est utilisé (𝐴0 = 1), deux équations de transport additionnelles sont résolues pour
l’énergie cinétique k et son taux de dissipation ε.
̅̃
∂ρ k 2 μ ̅s
⃗̃ 𝑘̃) =-( ρ̅k̃ ∇.u
+ ∇. (ρ̅𝑢 ⃗̃ )+ 𝜎̿. ∇u
⃗̃ +∇ [( )∇k̃] - 𝜌̅ 𝜀̃ +Ẇ (26)
∂t 3 Prk
∂ρε̃ 2
⃗̃ 𝜀̃) =-(3 Cε1 - Cε3 ) ρ̅𝜀̃. ∇u
+ ∇ (ρ̅𝑢
μ ε̃
⃗̃ +∇ [(Pr )∇ε̃] +̃k[Cε1 σ ̅ s]
⃗̃ - Cε2 ρ̅𝜀̃ +Cs Ẇ
̿ : ∇u (27)
∂t ε
Ce sont les équations k-ε standards avec quelques termes additionnels. Le terme source
2
⃗̃ dans l’équation (27) explique le changement de l’échelle des longueurs en
(Cε1 - 3 Cε1 ) ∇u
̅ s est dû à l’interaction avec la vapeur.
présence d’une vitesse de dilatation. Le terme source Ẇ
20
Formulation mathématique
Les quantités sont constantes, leurs valeurs sont déterminées à partir des travaux
expérimentaux et quelques considérations théoriques.
Un nouveau modèle, fondé sur les méthodes utilisant le groupe de renormalisation est apparu.
Appelé modèle RNG k-ε (Yakhot et Orszag, 1986) [27], il utilise une théorie différente des
techniques statistiques classiques.
La taille des échelles turbulentes est prise en compte pour déterminer la part de l'énergie qui
sera transportée et celle qui sera dissipée. Les petites échelles de turbulence qui dissipent toute
leur énergie sont modélisées alors que les grandes échelles de turbulence sont étudiées
précisément. Cette modélisation aboutit à des équations très proches de celles du modèle k-ε
standard. La principale différence vient des constantes qui ne sont plus déterminées
expérimentalement mais calculées théoriquement [28].
∂ρε 2 2 K μeff
+ ∇ (𝜌u𝜀) =-( Cε2 - Cε3 - Cμ Cη ∇u) 𝜌𝜀. ∇u+∇ [( )∇ε] +
∂t 3 3 ε Prε
ε
[(Cε1 -Cη ) 𝜎 : ∇u-Cε2 ρε +Cs Ẇs ] (28)
K
Avec:
η
η(1− )
η0
Cη = (29)
1+βη3
Sk
η= (30)
ε
1
S = (2𝑆𝑖𝑗 𝑆𝑖𝑗 )2 (31)
1 ∂u ∂u
Sij = 2 (∂x i + ∂x i ) (32)
i i
21
Formulation mathématique
Dans les moteurs diesel à injection directe, le carburant est introduit dans la chambre de
combustion par l’injecteur. Le jet liquide issu de l’orifice de l’injecteur se pulvérise et doit
ensuite être réduit-en de fines gouttelettes qui vont s’évaporer facilement et ainsi favoriser le
mélange air/carburant et la combustion. Transformer le jet liquide en “ spray” (nuage de
gouttelettes) c’est l’atomiser. Cette transformation s’effectue en deux étapes. Le
fractionnement primaire du jet produit des gouttes directement à partir de la colonne liquide.
Le fractionnement secondaire divise ces gouttes issues du fractionnement primaire en gouttes
encore plus petites.
Les gouttelettes injectées dans le cylindre peuvent subir un ou plusieurs processus à savoir,
l'atomisation, la collision et l'évaporation. Par conséquent, sont exigés des modèles qui
décrivent ces processus (atomisation, collision, et évaporation) [29].
La formulation mathématique du jet est basée sur une technique discrète de Monte Carlo et se
compose des fonctions de probabilité f des gouttelettes de distribution. La fonction de
probabilité f est fonction de dix variables indépendantes du temps :
L’évolution à travers le temps de f est obtenue par résolution d’une forme de l’équation du
jet [30] :
∂ƒ
+ divx⃗ (ƒv ⃗ ) + ∂ (ƒR) + ∂ (ƒ Tḋ ) + ∂ (ƒу̇ ) + ∂ (ƒӱ ) =
⃗ ) + divv⃗ (ƒF
∂t ∂r ∂T d ∂у ∂у̇
22
Formulation mathématique
Dans cette dernière équation, les quantités, F, R, Tḋ et ӱ sont le taux temporel de changement
individuel d’une gouttelette de sa vitesse, de son rayon, de sa température et de sa vitesse
d’oscillation respectivement. Les termes ƒ̇coll et ƒ̇bu sont des termes sources dus aux collisions
et au fractionnement de la gouttelette.
Au cours des années, plusieurs modèles d’atomisation primaire et secondaire ont été proposés.
La grande majorité des auteurs a montré que les effets aérodynamiques sont le facteur
principal qui jouent un rôle très important avec l’augmentation de la vitesse et de la pression
d’injection sur l’atomisation du jet dans les moteur diesel à ID.
Dans le code Converge CFD il existe plusieurs modèles pour l’atomisation du jet. On cite : les
modèles basés sur la croissance d’ondes de perturbation initiée en sortie d’injecteur (KH et
RT) et ceux basés sur l’amplification de l’oscillation ou de la déformation d’une goutte
(TAB), expliquées par les effets aérodynamiques. Même si ce modèle traite principalement le
fractionnement secondaire des gouttes, il a été utilisé dans Converge pour l’atomisation
primaire du jet [26]. D’autre modèles comme KH-RT (Kelvin-Helmholtz/Rayleigh-Taylor) et
LISA [31] ont été implémenté dans Converge.
Ce modèle donne les conditions initiales d'un modèle d'atomisation prenant en compte les
instabilités de Kelvin-Helmholtz (KH) et Rayleigh-Taylor (RT), figure (8). Le modèle LISA
basé sur l’analyse de l’instabilité linéaire des nappes liquide libre, comme par exemple dans
une ouverture de l’injecteur d’essence ou gazole vers l’extérieur [32].
Dans le cadre de notre étude, le modèle KH-RT est utilisé, à cause de grand nombre de
Weber, de plus il offre la possibilité de simuler les deux processus de fractionnement
indépendamment. De même habituellement, les gens utilisent beaucoup le modèle HK-RT
pour modéliser la pulvérisation de spray comme le gazole [33].
23
Formulation mathématique
Le modèle KH-RT suggère que la perturbation du liquide est due à deux types d’instabilités:
la première instabilité est de type Kelvin-Helmholtz (modèle Wave pour les grand nombre de
Weber) et la seconde de type Rayleigh-Taylor. Ces deux instabilités sont mises en
concurrence et celle qui donnera l’onde produisant la déstabilisation la plus rapide sera
utilisée pour le fractionnement [34].
La physique de l'atomisation à grand nombre de Weber est très complexe. Reitz et Bracco
(1986), dans leur modèle Wave, considère une approche différente en prenant la croissance
des instabilités de Kelvin-Helmholtz à la surface d’un jet de diamètre a et de vitesse relative
gaz-liquide 𝑢𝑟 . Ce modèle de fractionnement primaire suppose que l’atomisation se produit
du fait du développement d’instabilités de surface de type Kelvin Helmotz à la sortie de
l’injecteur.
24
Formulation mathématique
En s’appuyant sur la théorie linéaire des instabilités, Reitz obtient la longueur d’onde ΛKH et
le taux d’accroissement ΩKH de l’onde qui croît le plus rapidement. En fonction des nombres
adimensionnels du problème, Reitz obtient les corrélations suivantes [35] :
9.02𝑟0 (1+0.45√𝑍)(1+0.4𝑇𝑎0.7 )
ΛKH = (35)
(1+0.865𝑊𝑒 1.67 )0.7
0.34+0.38𝑊𝑒 1.5 𝜎
ΩKH = (1+𝑍)(1+1.4𝑇 0.6 √ 3 (36)
) 𝜌𝑟 𝑙
𝜌𝑔𝑢𝑟2𝑟
We = Nombre de Weber.
𝜎
√𝑊𝑒𝐿
Z= Nombre de Ohnesorge.
𝑅𝑒𝐿
𝜌𝐿 𝑢𝑟2𝑟
𝑊𝑒𝐿 = Nombre de Weber liquide.
𝜎
𝑢𝑟 𝑟𝜌𝐿
𝑅𝑒𝐿 = Nombre de Reynolds.
𝜇𝐿
Dans le modèle KH, le rayon des gouttes filles r, obtenu après un temps de rupture τ𝐾𝐻 , est
donné par :
r = 𝐵0 ΛKH (37)
3.72𝐵1 𝑟0
τ𝐾𝐻 = (38)
ΛKH ΩKH
Où 𝐵0 est une constante prise égale à 0.61 [30], la a constante 𝐵1 dépend du niveau des
perturbations initiales dans le jet liquide et varie d’un injecteur à un autre. Reitz fixe cette
constante, qui dépend de la géométrie de l’injecteur, à 10, la valeur typique dans Converge
varie entre 5 et 100 [26].
25
Formulation mathématique
3σ
ΛRT = 2π √𝗀 (40)
RT (ρl −ρ𝗀 )
2 |𝘨𝑅𝑇 (𝜌𝑙−𝜌𝘨 )|
ΩRT = √ (41)
√27𝜎 𝜌𝑙+𝜌𝘨
1
τ𝑅𝑇 = (43)
ΩRT
ƒ̇bu = ∫ ƒ( 𝑥, 𝑣1 , 𝑟1 , Td1 , 𝑦̇1 , t) 𝑦̇1 B(𝑣1, r, Td , 𝑦̇1 , 𝑥, t) d𝑣1 d𝑟1 dTd1 d𝑦̇1 (44)
2.2.3. Collision
Dans le modèle standard de collision de la gouttelette [30] deux parties peuvent entrer en
collision quand elles occupent la même cellule de calcul et la collision est basée sur une
fonction de probabilité. Le modèle de la collision est un des modèles les plus faibles pour les
sous modèles de spray.
26
Formulation mathématique
1
ƒ̇coll = ∬ ƒ(𝑥, 𝑣1 , 𝑟1 , Td1 , 𝑦̇1 , t)ƒ(𝑥, 𝑣2 , 𝑟2 , Td2 , 𝑦̇ 2 , t)π(𝑟1 − 𝑟2 )2 |𝑣1 − 𝑣2 |[(𝜎(𝑣 , r , Td , у,
2
у̇ , 𝑣1 , 𝑟1 , Td1 , y1 , 𝑦̇1 , 𝑣2, 𝑟2 , Td2 , y2 , 𝑦̇ 2 ))(-δ(v-𝑣1)δ(r-𝑟1 )δ( Td - Td1 )δ(y-y1 )δ(у̇ -𝑦̇1 ))]-δ(𝑣 -𝑣2 )
δ(r-𝑟2 )δ( Td - Td2 )δ(y-y2 )δ(у̇ -𝑦̇ 2 )×d𝑣1d𝑟1 d𝑇𝑑1 d𝑦1 d𝑦̇1 d𝑣2d𝑟2 d Td2 dy2 d𝑦̇ 2 ) (45)
2.2.4. Evaporation
Le combustible liquide injecté issu de l’orifice de l’injecteur doit ensuite être réduit en de
fines gouttelettes, qui vont s’évaporer facilement et ainsi favoriser la combustion. Le flux
d'énergie sur la surface de la gouttelette avec la température de la gouttelette comme variable
peut être écrit comme [30] :
4
4π r 2 Q̇ d = ρd 3 π r 3 C𝑝,𝑙 Ṫd -ρd 4π r 2 RL(Td ) (46)
̇
K (T)(T−T )
Q̇ d = air 2r d Nud (47)
Avec :
2 1
Ṫ = Td + T (48)
3 3
1⁄ 1⁄ ln(1+ Bd )
Nud = (2 + 0.6 Red 2 Prd 3 ) (49)
Bd
2𝜌|𝑢
⃗ −𝑢
⃗ "−𝑣⃗ |𝑟
𝑅𝑒𝑑 = ̇
(50)
𝜇𝑎𝑖𝑟(T)
3
𝐴 𝑇̇ 2
𝜇𝑎𝑖𝑟 (Ṫ) = Ṫ+1 𝐴 (51)
2
Avec :
𝐴1 = 1.457.105
𝐴2 = 110
27
Formulation mathématique
𝜇𝑎𝑖𝑟 (Ṫ)Cp(Ṫ)
𝑃𝑟𝑑 = (52)
𝐾𝑎𝑖𝑟 (Ṫ)
3
𝐾 𝑇̇ 2
𝐾𝑎𝑖𝑟 (Ṫ) = Ṫ+1 𝐾 (53)
2
Avec :
𝐾1 = 253
𝐾2 = 200
Y1∗ −Y1
𝐵𝑑 = (54)
1−Y1∗
𝑅Td 𝑝𝑣 Td
L(Td ) = E1 (Td ) + - E1 (Td ) - (55)
M1 𝜌𝑑
(ρD)air (Ṫ)
R=- Bd Shd (56)
2ρd r
1⁄ 1⁄ ln(1+ Bd )
Shd = (2 + 0.6 Red 2 Scd 3 ) (57)
Bd
Avec :
μ (Ṫ)
Scd = ρDair ̇
(58)
air (T)
28
Formulation mathématique
Le dégagement de chaleur se produit généralement dans une zone très mince (les épaisseurs
typiques des flammes sont de l’ordre du millimètre ou du dixième de millimètre), ce qui
induit des gradients thermiques et massiques très élevés (le rapport des températures entre
réactifs et produits de combustion est couramment de 6 à 8) et de larges variations de la masse
volumique sur des échelles très faibles.
Dans les écoulements réactifs, le dégagement de chaleur génère un bruit intense. On peut
noter le claquement caractéristique des moteurs diesel provenant de l’auto inflammation du
mélange carburant/air.
dQn γ dV 1 dP
= γ−1 P + γ−1 V (59)
dt dt dt
Avec :
Q n : Le dégagement de chaleur.
P : La pression cylindre.
𝛾 : Rapport des chaleurs spécifique, calculé par une corrélation relativement simple :
Une manière traditionnelle pour traiter le transfert de chaleur à travers la paroi est basée sur
l'analogie de Reynolds. Une mise à jour a été implantée dans Converge, conforme étroitement
à l'expression d'origine proposée par Launder et Spalding, est donnée dans la section
suivante [26]:
ρvl cp u∗
𝑄𝑤 = (T-Tw ) (61)
Prl y
29
Formulation mathématique
Avec :
y∗ Prl × RPR
1⁄ y ∗ >11.2
𝑘 ln y∗ +B+11.05(Prl ×RPR−1)
u∗ = (62)
1.0 y ∗ <11.2
Et :
1⁄ 1
Cμ 4 K ⁄2y
∗
y = (63)
vl
Dans ces équations, vl est la viscosité cinématique laminaire de l'air, Prl est le nombre Prandtl
laminaire, K est la constante de Von Karman, RPR est le réciproque du nombre de Prandtl
turbulent, Tw est la température de paroi, T est la température de gaz et K est l'énergie
cinétique turbulente.
Les équations (60), (61), et (62) peuvent être remplacées par la valeur u, qui peut être trouvée
dans [26] :
u∗ yu ∗
u= ln +B (64)
k vl
1⁄ 1⁄
u∗ = Cμ 4 K 2 (65)
En turbulence classique, les équations pour les divers moments des variables dépendantes sont
dérivées à partir des équations de conservation. On montre alors que ces équations ne peuvent
être 'fermées' à aucun niveau et que des hypothèses de fermeture, souvent empiriques, sont
nécessaires. Ces hypothèses proposent de relier les moments d'ordre supérieur aux moments
d'ordre inférieur par des relations universelles. Les chercheurs se sont attachés alors à
examiner la physique des phénomènes afin de pouvoir proposer des modèles de combustion
turbulente.
30
Formulation mathématique
Des modèles de combustion turbulente ont été proposés pour exprimer les taux de réaction
moyens en fonction des variables connues, c’est-à-dire des valeurs moyennes elles mêmes, et
probablement aussi en fonction des caractéristiques de la turbulence, puisque celle ci joue un
rôle important pour les modèles basés sur la solution de l’équation de transport des fractions
massiques des espèces, donc il ne peut pas prendre en compte les effets de la turbulence.
Les termes sources qui apparaissent dans les équations de transport des espèces sont calculés
d’après l’expression du taux d’Arrehenius pour les combustions non prémélangées et pré-
mélangées. Les mécanismes des réactions chimiques seront prédéfinis. Pour la modélisation
des écoulements réactifs, Converge CFD propose divers modèles, parmi lesquels on
distingue [26] :
Des quatre modèles citées ci-dessus, le premier (CTC) est le plus adapté par rapport aux
autres modèles au contexte de la combustion du gazole et des biocarburants.
Pour la combustion non pré mélangée, on cite le modèle de Abraham et al, 1985, Xin et al.,
1997 [37], pour lequel le taux de réaction du changement d’une quantité de la masse de
l’espèce m , due à la conversion d’une espèce chimique à une autre, est donné par la relation :
dҮm Үm − Ү∗ m
ωr = =- (66)
dt τc
31
Formulation mathématique
processus de combustion.
1 E
τchim = 2 A−1 [feul]0.75 [O2 −1.5 ]exp RT (68)
K
τt = C2 (69)
ε
618840
𝐸𝐴 = (70)
𝐶𝑁+25
RH + O2 2R∗ kq (71)
R∗ R∗ + P + Heat kp (72)
R∗ R∗ + B ƒ1 k p (73)
R∗ + O2 R∗ + Q ƒ2 k p (74)
32
Formulation mathématique
R∗ termination ƒ3 k p (76)
𝑑[R∗]
= 2k q [RH][O2 ] + 2k b [B] - ƒ3 k p [R∗ ] - k t [R∗ ] 2 (78)
𝑑𝑡
𝑑[𝐵]
= ƒ1 k p [R∗ ] + ƒ2 k p [R∗ ][𝑄] - k b [B] (79)
𝑑𝑡
𝑑[𝑄]
= ƒ4 k p [R∗ ] - ƒ2 k p [R∗ ][𝑄] (80)
𝑑𝑡
𝑑[O2 ]
= -pk p [R∗ ] (81)
𝑑𝑡
La quantité m dépend du nombre d'atome hydrogène dans une molécule de carburant CnH2m,
(𝑛(2−𝛾)+𝑚) 𝐶𝑂
P= et 𝛾≈0.67 est le rapport de 𝐶𝑂 . Les facteurs sont :
2𝑚 2
Eƒ1
ƒ1 = Aƒ1 exp (-RT ) [O2 ]x1 [RH]y1 (83)
Eƒ2
ƒ2 = 𝐴ƒ2 exp (-RT ) (84)
𝐸ƒ3
ƒ3 = 𝐴ƒ3 exp (- 𝑅𝑇 ) [O2 ] 𝑥3 [RH] 𝑦3 (85)
𝐸ƒ4
ƒ4 = 𝐴ƒ4 exp (- 𝑅𝑇 ) [O2 ] 𝑥4 [RH] 𝑦4 (86)
𝐸
ƒ𝑖 = 𝐴ƒ𝑖 exp (-𝑅𝑇ƒ𝑖 ) [O2 ]𝑥𝑖 [RH] 𝑦𝑖 𝑖 = 1, 2, 3, 4, q, b, t (87)
33
Formulation mathématique
Dans moteurs à allumage commandé, la combustion en Diesel est hétérogène. Par conséquent,
même si le mélange est globalement très pauvre en carburant, il y a toujours des zones de la
charge gazeuse où le mélange est au voisinage de la stœchiométrie. La formation de NO se
produit dans ces zones par simple effet d’augmentation de la température de l’air, qui contient
les ingrédients clés : l’azote et l’oxygène.
N + NO k1 N2 + O (88)
O + NO k2 O2 + N (89)
N + OH k 3 NO + H (90)
_38000
k1f = 7.6 * 1013 exp[ T
]
(91)
_3150
k1f = 6.4 * 109 T * exp[ T
]
(93)
_19500
k1b = 1.5 * 109 T * exp[ T
]
(94)
_23650
k1b = 2.0 * 1014 exp[ T
]
(96)
En considérant que les propriétés thermochimiques des gaz et que la chaleur dégagée par les
réactions chimiques n'est pas modifiée par la formation des oxydes d’azote en raison de leur
faible concentration, le champ de température dans la chambre de combustion est supposé
indépendant de la formation du NO-thermique.
34
Formulation mathématique
En considérant, par ailleurs, que les radicaux participant aux réactions de formation du NO
par ce mécanisme sont à l’état d’équilibre partiel par rapport aux espèces majoritaires telles
que N2 et O2 , la concentration en NO est calculée de manière découplée par rapport au
phénomène de combustion, c’est à dire par une procédure de post-traitement, par la relation
(97), établie à partir des réactions réversibles du mécanisme de Zeldovich :
[NO]
d[NO] 2R{1−([NO] )2}
e
= [NO] R1 (97)
dt 1+([NO] )( )
e R2+ R3
Où les notations suivantes ont été introduites, en désignant par [ ]e les concentrations à
l’équilibre :
ƒ
R1 = K1 [O]e [N2 ]e =K1r [NO]e [N]e (98)
ƒ
R 2 = 𝐾2 [N]𝑒 [O2 ]𝑒 =𝐾2𝑟 [NO]𝑒 [O]𝑒 (99)
ƒ
R 2 = 𝐾3 [NO]𝑒 [H]𝑒 =𝐾2𝑟 [OH]𝑒 [N]𝑒 (100)
M [NO]
d[NO] 2( NO )R1 {1−([NO] )2}
ρC.V e
= [NO] R1 (101)
dt 1+([NO] )( )
e R2+ R3
Où X NO est la fraction de masse de NO, MNO est la masse moléculaire de NO, et ρC.V est la
masse du volume de contrôle. En conséquence, la fraction de masse de NO de chaque zone ne
peut pas être calculée en sollicitant le mécanisme de Zeldovich étendu simplement, équation
(101). L'effet d'entraînement de l'air devrait être considéré. La dérivée de la fraction de masse
du NO dans une zone par apport au temps est:
dS
mƒ ui = (mƒ + ma ) dt (103)
35
Formulation mathématique
S : Pénétration du jet.
dt
ma = mf (ui dS -1) (104)
mf ui d2 S
ṁ𝑎 = - dS 2 (105)
( ) .dt2
dt
La masse totale d'une zone change seulement par l'entraînement de l’air (ṁa ˃˃ṁƒ), donc le
taux de l'entraînement de l'air ṁa donné dans l’équation (106) est le même que le dernier
terme de l’équation (105) tel que :
dmtot
ṁa = (106)
dt
M [NO]
DXNO 2( NO )R1{1−([NO] )2} ṁ
ρC.V e
= [NO] R - m a XNO (107)
Dt 1+([NO] )( 1 ) tot
e R2+ R3
36
Formulation mathématique
Le mode de combustion par diffusion utilisé dans les moteurs Diesel est naturellement
générateur de suies. Si le mélange carburant/air n’étant pas homogène, il existe des zones plus
riches en carburant. Ces zones sont plus favorables à la formation de suies. En revanche,
comme nous l’avons rappelé dans le paragraphe précédent, la formation des NOx est favorisée
par une élévation de la température dans les zones où c’est l’excès d’air qui est plus
important. Il en résulte donc un compromis NOx / particules qui sont illustrées par le
diagramme de Pischinger [40], figure 10. Ce diagramme décrit les zones paramétriques de
formation des NOx et des particules de suies en termes de température et de richesse locale.
La concentration des suies à l’échappement est gouvernée par la quantité des suies formées et
celles oxydées, comme le montre la formule suivante :
Les indices s, sƒ, so, dénotent les suies émises, formées, et oxydées respectivement. La
détermination des taux de formation des deux derniers types de suies a été l’objet de plusieurs
modélisations. Le modèle de Hiroyasu [41] est utilisé dans plusieurs modèles multizones, il
exprime les deux taux précités sous la forme :
𝑑𝑚𝑠ƒ −𝐸𝑠ƒ
= 𝐴ƒ 𝑚ƒ𝘨 𝑃0.5 exp( 𝑅̅𝑇 ) (109)
𝑑𝑡
37
Formulation mathématique
𝐸𝑠ƒ = 1.25 × 104 Kcal / Kmol, 𝐸𝑠𝑜 = 1.40 × 104 Kcal / Kmol, sont des énergies d’activation.
Avec 𝐴ƒ et 𝐴𝑜 des constantes déterminées par l’expérience, 𝑚ƒ𝘨 et 𝑚𝑠 représentent
respectivement la masse du carburant vaporisé et les suies émises à l'échappement [42].
Quand les particules de suie sont transportées dans les zones où l’oxygène est présent, elles
peuvent être oxydées. Ce processus peut avoir lieu en même temps que les processus de
formation et on assiste alors à une compétition entre production et oxydation des particules.
Les principales espèces intervenant dans le processus d’oxydation sont l’oxygène mais
également le radical OH. Ces molécules peuvent agir avec les suies au niveau de leur surface
en arrachant des atomes de carbone. Divers facteurs influencent directement le processus de
formation des suies tels que la température, la pression, la nature du combustible, les
conditions de combustion (richesse, ….). Cependant, il n’existe pas encore, à l’heure actuelle,
un modèle capable de prédire fidèlement ce phénomène dans une large gamme de conditions
expérimentale et encore moins d’expliquer la structure des particules en fonction des
conditions de formation.
Le modèle le plus largement utilisé d'oxydation par l'oxygène est le modèle semi-empirique
de Nagle et Strickland-Constable (NSC), celui-ci a été implanté dans le code de calcul
numérique Converge CFD [42] pour décrire le processus de formation et d’oxydation des
suies pour la simulation des moteurs. Le modèle d'oxydation de NSC est basé sur des
expériences d'oxydation de carbone dans un environnement O2 sur une gamme de pression
partielle. Dans ce modèle, l'oxydation de carbone se produit par deux mécanismes dont les
taux dépendent de la chimie extérieure impliquant des emplacements plus réactifs A et des
emplacements moins réactifs B. Les réactions chimiques sont :
A + O2 A + 2CO (111)
B + O2 A + 2CO (112)
A B (113)
Le taux d'oxydation de suie de NSC mis en application dans l'équation (110) est donné par :
𝑑𝑚𝑠𝑜 𝑀𝑐
= 𝑚𝑠 w (114)
𝑑𝑡 𝜌𝑠𝑑𝑠
38
Formulation mathématique
Avec :
A K Pox
𝑤 = (1+K )x + K B Pox (1-x) (115)
zPox
Pox : Est la pression partielle de l'oxygène et elle est donnée comme suivant :
Pox
x= K (116)
Pox +( T )
KB
Les constantes de modèle d'oxydation NSC sont données dans le tableau (3).
KA 20 exp(-15100/T)
KB 4.46 exp(-76400/T)
KT 1.51exp(-48800/T)
Kz 21.3 exp (-15100/T)
Tableau II.3. Constantes du modèle d'oxydation NSC.
39
Formulation mathématique
Conclusion
La combustion turbulente est un domaine très vaste, d’une grande complexité à cause des
couplages et de la forme non-linéaire des équations régissantes. Les différents modèles
proposés dans la littérature pour la résolution des équations de conservation ont été décrits
dans ce chapitre.
Il faut donc choisir un modèle pour représenter le phénomène. Il doit respecter le genre de la
combustion (pré mélange ou non pré mélange) car chaque type doit être modélisé par ses
propres modèles.
40
Présentation du code CONVERGE CFD
CHAPITRE III
Présentation du code CONVERGE CFD
1. Introduction
La simulation numérique des fluides ou CFD (Computational Fluid Dynamics) est un outil
puissant qui permet de réduire le nombre d'essais nécessaires à l'élaboration d'un nouveau
procédé. Ceci est particulièrement intéressant pour les moteurs à combustion interne, pour
lesquels les essais au banc coûtent chers. La CFD est simplement le calcul numérique
appliqué à la mécanique des fluides. Cela consiste à résoudre dans une géométrie donnée les
équations fondamentales de la mécanique des fluides, que l’on peut éventuellement coupler
aux équations de transfert thermique ou de réaction chimique. En effet, son faible coût par
rapport à celui des mesures expérimentales, permet de multiplier les essais numériques. Cela
constitue généralement une première étape dans l'élaboration d'un nouveau procédé de
fonctionnement des moteurs automobiles ou l'utilisation de nouveaux carburants (par exemple
les biocarburants) qui pose de nombreux problèmes physiques nécessitant une modélisation.
Dans ce chapitre, on présente une description du code de calcul CONVERGE.
41
Présentation du code CONVERGE CFD
CONVERGE est un code CFD (Computational Fluid Dynamics) qui élimine complètement
le temps nécessaire à l'utilisateur pour générer un maillage grâce à une technique innovante de
génération de maillage au moment de l'exécution [43].
Figure III.11. Le flux de travail et les types de fichiers. A indique des fichiers ASCII
B désigne des fichiers binaires
42
Présentation du code CONVERGE CFD
CONVERGE simule des écoulements très variés avec des configurations plus ou moins
complexes. Il est composé, comme tout code de type CFD, de trois modules qui sont: le
préprocesseur « pre-processing », le solveur "Converge" et le post-processeur
"postprocessing ".
43
Présentation du code CONVERGE CFD
44
Présentation du code CONVERGE CFD
Cependant, cette démarche est très coûteuse en temps CPU et en espace mémoire et donc
souvent difficile à utiliser. Dans ce qui suit, nous présentons deux méthodes de raffinement de
maillage (AMR et EMB) afin d’optimiser nos calculs.
On raffine ensuite une ou plusieurs parties du maillage de base, une même région pouvant
être raffinée plusieurs fois successivement. Une discrétisation de plus en plus fine du domaine
de calcul est ainsi obtenue. Généralement les mailles sont divisées uniformément par deux
dans chaque direction d’espace. La figure 15 montre l’évolution du jet. L'utilité d’AMR peut
être clairement vue.
45
Présentation du code CONVERGE CFD
3.1.4. Embedded
La technique ‘Embedded’ consiste à utiliser une concentration de points dans des parties bien
spécifiées : Bound, Sphere, Cylinder, Nozzle, Injector et Box. Il est noté que dans la plupart
du temps de calcul, le maillage le plus grossier spécifié par l’utilisateur est employé. Par
contre le raffinement avec la technique Embedding n’est employé que dans un temps bien
défini. Ce dernier est activé avec l’utilisation de la fonction ‘Embedded_flag’ dans le fichier
de données [Link]. La figure 16 montre le raffinement dans la zone du jet et les frontières.
Dans cette figure l'utilité de la technique Embedded peut être clairement vue.
Figure III.16. Stratégie du maillage Embedding: fixed Nozzle embedding et fixed Bound
embedding.
Pour résoudre les équations aux dérivées partielles non-linéaires et fortement couplées qui
régissent l’écoulement du fluide dans les MCI (moteur à combustion interne), nous adoptons
la méthode RANS, avec l’algorithme PISO pour le traitement du couplage pression-vitesse
dans les équations moyennées de Naviers-Stockes [44].
L’intérêt d’utiliser le code Converge est que la structure globale existe et des fonctionnalités
telles que les conditions de symétrie ou le mouvement de maillage est intégré dans le soft.
46
Présentation du code CONVERGE CFD
Cette formulation a l’avantage, de traiter des domaines déformables et toutes les formes du
maillage. La procédure de solution pour les sprays et pour les équations de conservation de la
phase gazeuse est effectuée en 3 étapes.
Dans la première phase on utilise la méthode Eulérienne pour décrire les équations qui
réagissent l’écoulement de la phase gazeuse, avec l’injection du spray, Converge utilise la
méthode Lagrangienne pour décrire les gouttelettes (phase 2), et lorsque le spray liquide
s’évapore (phase 3), Converge revient vers la méthode Eulérienne
Il s'agit d'une méthode itérative dont la structure globale peut être résumée selon les étapes
suivantes :
Prédiction de la pression.
Résolution de la vitesse (équation de conservation de la quantité de mouvement).
Résolution de l'équation d'énergie.
Résolution de la pression, (Transport de pression (équation combinée)).
Test de convergence.
47
Présentation du code CONVERGE CFD
3.3. Post-processing
48
Présentation du code CONVERGE CFD
Converge est conçu pour être exécuté à partir de la ligne de commande. Toutes les
entrées sont alimentées à l'aide du code par une série de fichiers d'entrée qui sont
toutes au format texte ASCII lisible par l'utilisateur. Les fichiers d'entrée peuvent être
créés ou modifiés par ne importe quel éditeur de texte simple.
Il existe deux types différents de fichiers d'entrée nécessaires qui se différencient par
leur suffixe: * .in et * .dat.
Tous les fichiers d'entrée doivent résider dans le répertoire à partir duquel Converge
est exécuté. Si tous les fichiers nécessaires ne sont pas trouvés, le code sera annulé.
Un résumé des fichiers d'entrée peut être trouvé dans le tableau 4 ci-dessous. Notez
que seule l'entrée des fichiers [Link],[Link],[Link], [Link], [Link] et
[Link] sont nécessaires pour une simulation, les fichiers d'entrée restants ne sont
requis que quand un modèle ou caractéristique particulière est activé.
49
Présentation du code CONVERGE CFD
Les fichiers (*.echo) sont placés dans le répertoire à partir duquel converge est
exécuté. Autorisation d'écriture pour le répertoire doivent être fixé de telle sorte que
ces fichiers peuvent être crées. Lorsque converge est ré exécuté dans le même
répertoire, les fichiers (*.echo) seront écrasés sans demander à l'utilisateur.
50
Présentation du code CONVERGE CFD
Les fichiers (* .out) sont placés dans le même répertoire que l'entrée et les fichiers
d'écho à partir de l’exécution de converge. Il est important de noter que lorsque
converge est ré exécuté, les fichiers (* .out) seront écrasés les fichiers existants (*
.out) dans le même répertoire sans demander à l'utilisateur. Un résumé des différents
types des fichiers de sortie est indiqué au tableau 5 ci-dessous.
51
Résultats et discussions
CHAPITRE IV
Résultats et discussions
Dans ce quatrième chapitre, on expose
une série de résultats issus de la
simulation numérique, effectuée à l’aide
de code de calcul converge CFD.
1. Introduction
L’objectif de cette étude est d’étudier le mécanisme de formation des polluants ainsi que le
champ de distribution de leurs concentrations dans la chambre de combustion lors de
différentes phases de combustion.
Toute au long de ce chapitre nous allons considérer cinq espèce: CO, CO2 , NOX , HC et les
suies.
52
Résultats et discussions
3. Présentation de l’expérience
4. Domaine de calcul
La génération du maillage est une phase très importante dans une analyse CFD, vu
son influence sur la solution calculée, en terme de précision et de temps de calcul.
La figure 18 (a et b) ci-dessous contient un maillage structuré créé par le processeur de
converge, il contient environ 6084 cellules à -20° de vilebrequin et 658814 cellules à 60° de
vilebrequin) respectivement.
53
Résultats et discussions
Pour valider les résultats numérique on se réfère tout d’abords au calage de la courbe de
pression cylindre calculée avec celle mesurée sur banc d’essais moteur, en considérant le
moteur Diesel à 1500 tr/min.
54
Résultats et discussions
Les deux figures 19 et 20 représentent une comparaison entre la pression cylindre mesurée et
celle obtenue par simulation pour la vitesse N=1500 tr/min. Comme on peut le constater, il y a
une excellente concordance entre l'expérimental et les résultats de la simulation.
Notez que, la comparaison de la pression calculée et mesurée montre bien que le modèle CTC
est fort capable de prédire le phénomène de combustion au sein de la chambre de combustion.
55
Résultats et discussions
56
Résultats et discussions
Les variations des émissions des NOx et des suies sont représentées sur les figures (24, 25 ,26
et 27). L’élévation de la concentration en NOx se manifeste d’une manière rapide après le
début de la combustion. Après le pic de la pression, les températures des gaz brûlés diminuent
en raison de leur détente et à cause des transferts de chaleur à travers les parois du cylindre.
Cette baisse de température amortie la chimie des NOx et leur concentration devient
relativement constante. Les émissions des suies atteignent le niveau maximum environ 10°V
après le PMH ensuite elles deviennent inférieures à la fin de la phase de combustion de
diffusion.
57
Résultats et discussions
58
Résultats et discussions
Les figures 28 et 29 représentent la variation des émissions de HC. Les émissions de HC dans
les gaz d'échappement sont principalement dues aux zones de sous-mélange ou de
superposition (trempe en vrac) et à la trempe des parois (Heywood, 1988, Mendez et al,
2009). Les émissions de HC augmentent fortement pendant la période de combustion
prémélangée atteignant leur pic à la fin de cette étape et diminuent pour atteindre le minimum
à la fin de la phase de combustion contrôlée par le mélange, dans la même phase. Un stade
avancé de la phase de combustion contrôlée par mélange.
59
Résultats et discussions
60
Résultats et discussions
Une fraction de CO2 est présente dans le cylindre due aux gaz résiduels. Pendant le délai
d'auto inflammation, cette fraction massique reste presque constante et juste avant l'allumage,
le taux de réaction monte rapidement et on aura une augmentation rapide de la masse de CO2
traduisant la combustion vive (flamme chaude). Cette masse tend à se stabiliser à la fin de la
phase de combustion de diffusion. La combustion incomplète génère naturellement du CO qui
croit rapidement durant la phase de combustion de prémélange par défaut d’oxygène à
l’échelle locale. Cependant durant la phase de diffusion le CO s'oxyde pour former du CO2 et
cela à cause de l’excès d’air dans la chambre.
6. Champs scalaires
Pour bien comprendre les résultats obtenus par la simulation numérique, on présente ici des
images en séquence (contours) de la chambre de combustion, pour caractériser le
comportement de jet au cours du cycle et pour voir de prés ce qui ce passe dans la chambre de
combustion.
61
Résultats et discussions
La température à -6°
La température à -1°
La température à +8°
La température à +18°
62
Résultats et discussions
La température à +23°
La température à +28°
La température à +33°
La température à +38°
Figure IV.34. L’évolution de la température à différents angles de vilebrequin.
63
Résultats et discussions
CO à -6°
CO à -1°
CO à +8°
CO à +18°
64
Résultats et discussions
CO à +23°
CO à +28°
CO à +33°
CO à +38°
65
Résultats et discussions
Des études antérieures (Ferguson et Kirkpatrick, 2015, Heywood, 1988, Khatir et Liazid,
2013) ont indiqué que la plus grande partie de la chaleur dégagée par le processus de
combustion se produit pendant l'oxydation du CO. Les émissions de CO sont principalement
formées dans un mélange air / carburant localement riche où l'O2 est insuffisant pour convertir
complètement tout le carbone en CO2 . (Ferguson et Kirkpatrick, 2015). La figure 35 montre
clairement cette interaction, en particulier à +10°V après le PMH. Les niveaux élevés de CO
sont produits près de la limite de la paroi en raison de la combustion incomplète résultant de
la basse température à la paroi du cylindre.
Au début de l'injection, une fraction de CO2 était présente dans le cylindre dû aux gaz
résiduels. Pendant le délai d'auto inflammation, cette fraction massique reste presque
constante et juste avant l'allumage, le taux de réaction monte rapidement et on aura une
augmentation raide de la masse de CO2 . En plus, et avec l’existence des réactions de
dissociation, le CO2 produit se transforme en CO, qui est aussi considéré comme une
substance polluante. L’évolution de la formation de CO est schématisée sur la figure 35.
Pour ce qui est des émissions polluantes, la figure 35 permet de constater que la combustion
est complète car le monoxyde de carbone (CO) est pratiquement inexistant à la fin de la
combustion (presque ~ 0). Sur la figure 36, on peut voir que la formation de CO2 se poursuit
malgré le fait qu'il n'y ait plus de carburant. Ceci s'explique par le fait que sous l'effet des
hautes températures le CO continue de s'oxyder avec l'oxygène qui n'a toujours pas réagit
pour former du CO2 .
66
Résultats et discussions
CO2 à -6°
CO2 à -1°
CO2 à +8°
CO2 à +18°
67
Résultats et discussions
CO2 à +23°
CO2 à +28°
CO2 à +33°
CO2 à +38°
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Résultats et discussions
NOX à -6°
NOX à -1°
NOX à +8°
NOX à +18°
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Résultats et discussions
NOX à +23°
NOX à +28°
NOX à +33°
NOX à +38°
70
Résultats et discussions
Les oxydes d'azote (NOX ) sont composés de NO et de NO2 . Ils sont produits à partir de la
dissociation de N2 et O2 dans leurs états atomiques et des réactions ultérieures entre eux. Le
mécanisme thermique est le principal mécanisme chimique qui produit des NOX dans des
conditions de température élevée. La figure 31 montre que les émissions de NO sont formées
lors de la combustion dans les régions à haute température, en particulier derrière et à
l'intérieur du front de flamme. Puisque le volume des gaz brûlés à haute température est
beaucoup plus important à +37°V après le PMH, les émissions de NOX sont plus élevées que
celles formées à +10°V et +20°V après le PMH. Avec l'AMR et l'enrobage autour de la buse
utilisée, la prédiction du CO, du NO et de la formation de suie peut être réalisée avec
efficacité. La raison en est que le processus de raffinement conduit à des vitesses de pic de
phase gazeuse élevées. Si ces vitesses élevées des phases gazeuses ne sont pas manipulées, les
vitesses relatives élevées de chute / gaz peuvent en résulter. Cela devrait augmenter le taux de
rupture et donc réduire la pénétration [47].
6.4. Champs des Suies
71
Résultats et discussions
Suie à -6°
Suie à -1°
Suie à +8°
Suie à +18°
72
Résultats et discussions
Suie à +23°
Suie à +28°
Suie à +33°
Suie à +38°
73
Résultats et discussions
Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons commencé par une spécification géométrique de moteur et une
présentation générale de l’expérience. Ensuite on a décrit le Domaine de calcul. On a ajusté et
validé les résultats numériques de la combustion pour un moteur diesel. Les résultats étaient
en bon accord avec les données expérimentales.
les modèles utilisés dans ce travail pour représenter les phénomènes thermo-
aérochimiques qui se manifestent à l'intérieur de la chambre de combustion
(Dégagement de chaleur ; Turbulence ; Combustion,...) donnent de bons résultats.
74
Conclusion générale
Conclusion générale
L'énorme progrès apporté par les outils de simulation ainsi que le développement des modèles
récents de la combustion rendent l'association entre l'approche numérique et le travail
expérimental de plus en plus indispensable. Raison pour laquelle une part importante de cette
étude a été effectuée avec le code de calcul Converge traitant la simulation de la combustion
turbulente dans les moteurs à combustion interne. Cette partie fût consacrée à la simulation du
cycle d’un moteur diesel à injection directe. Tout d’abord, une validation avec les données
expérimentales était nécessaire pour ajuster le code. La validation du code s’est basée sur
l’ajustement de la pression cylindre expérimentale et calculée au régime nominal de
1800tr/min. Les résultats numériques étaient en bon accord avec ceux de la mesure
expérimentale. Il est à noter que le modèle de combustion CTC est bien adapté pour les
biocarburants. Les différents résultats trouvés permettent d'analyser à l’échelle intra-cycle les
performances mécaniques et énergétiques (taux de chaleur dégagé et température des gaz),
ainsi que les émissions de différents polluants (NOx , Suies, HC, CO, CO2 ). Des illustrations
de contours dynamiques et scalaires (température, NOx , Suies, HC, CO, CO2 ) ont été
présentées et discutées.
Les résultats obtenus montrent que l’élévation de la concentration en NOx se manifeste d’une
manière rapide après le début de la combustion. Les émissions de HC augmentent fortement
pendant la période de combustion prémélangée et diminuent pour atteindre le minimum à la
fin de la phase de combustion. CO s'oxyde pour former du CO2 et cela à cause de l’excès d’air
dans la chambre, et ce dernier se transforme en CO par dissociation. Les émissions des suies
augmentent fortement pendant la période de combustion pré mélangée.
75
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