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Introduction :

Citation : Darius : Roi des Roi : PERSE


“Je suis Darius, le Grand Roi, le roi des rois, le roi des pays, le . C’est la royauté que je
tiens et qu’Ahura Mazda m'a donnée, lui qui est le plus grand des dieux.
Je suis un Perse. En partant de Perse, j'ai conquis l'Égypte. J'ai ordonné de creuser ce
canal depuis le fleuve appelé Nil qui coule en Égypte, jusqu'à la mer qui commence en
Perse. Alors, quand ce canal a été creusé comme je l'ai ordonné, des bateaux sont allés
d'Égypte jusqu'en Perse, comme je l'avais voulu.
Ce qui a été fait, je l'ai fait par la volonté d'Ahura Mazda. Ahura Mazda m'a apporté de
l’aide jusqu’à ce que je fasse le travail. Que Ahura Mazda me protège du mal, ainsi que la
maison royale et cette terre”
→ Vient de la Statue de Darius

DARIUS : 552-486 av JC

- Roi perse mais aussi Pharaon d’Egypte


- Apogée de l’Empire
- A fait consttruire un Palais à Suse connu notamment grâce à des friseset vestiges
au Louvre : (un gigantesque chapiteau à têtes de taureau et des briques émaillées
alignant des archers richement vêtus, avec d'inquiétantes figures de lions et de
monstres ailés).
- Apparait dans la Bible : esther, Esdras, Néhémie : Peu de documentation primaire
et plus secondaires

- A régné sur l’Empire Perse Achéménide


- Territoire du nil à l’indus et vieux de 2500 ans
- Différences de langues, cultures, traditions : cependant pas qu’un agrégat informe
et non organisé de pays et de peuples, pas une confédération non plus
- Expansion inédite expliqué par la capacité à mettre la divesité culturelle au service
de l’unité politique
- 3 capitales : Babylone, Persépolis et Suse au milieu : présentation de Suse
s’impose

SUSE :
- capitale de l’Elam antique et centre administratif de l’empire perse
- Ville multimillénaire et qui a été dévastée complètement en 639 av JC par roi
d’Assyir : Assurbanipal
- Ouest de l’Iran actuel et 140 km environ à l’est du Tigre,
- Site archéologique et religieux maintenant :
- théâtre d’une des visions du prophète Daniel, celle du bélier à deux cornes qui «
représente les rois de Médie et de Perse ». - Daniel 8:2-3, 20.

- a été conquise par Cyrus II en 540 av JC ( dynastie achéménide)


- Réellement Darius qui transforme la cité et qui installe une résidence royale
d’hiver des souverains perses ( d’après Néhémie 1,1) : l’intègre à l’empire en 539
av JC
Aujourd’hui: site en ruine et fouillé de diverses fois :
- Ruines : 3 sections : 1 des plus importants témoignages de l’histoire du Proche
Orient ancien
Espace de 2km de long et 1 400 km de large
Pourtour : 5km et si on compte ruines plus lointaines : 9/11km

Fouilles archéologiques : Voir avec temps


Emplacement de la ville X tombé:
- X détruite par le feu
- tombeau traditionnellement attribué au prophète Daniel : objet de Pèlerinages :
Musulmans + Juifs dans histoire

- Début XIXe : exploration ruines : Britanniques : William Loftus et Austen


Henry Layard
- Fouilles dirigées ensuite par Français : Marcel et Jane Dieulafoy (1884-1886) :
Découvertes à admirer au Louvre

- Jacques Morgan (1891-1907): autres fouilles : 1901 découverte de la haute stèle


en basalte du Code de lois d’Hammourabi au milieu de l’Acropole de Suse
- Roland de Mecquenem (1907-1935)
- Roman Ghirshman (1946-1966)
- Jean Perrot (1967-1979): auteur livre

Site :

- 3 Tells dominent la plaine de 15 à 25 m, au bord de la rivière Chaour


« Ville Royale »
« Apadana »
« Acropole »
Définition Tell: tell est un site archéologique en forme de monticule qui résulte de
l'accumulation de débris de bâtiments, d'habitations et de matières sur une longue
période, sur un lieu anciennement occupé par les hommes. Il s'agit d'une colline
artificielle formée par les différentes couches d'occupation humaine
Les ruines du palais s'étendent sur le tell Nord : Apadana
La Terrasse dominée au Sud-Ouest par Tell de l’Acropole (temples elamites: Là où il y a
la commande le Tell de la Ville Royale : borde à l’Est
La terrasse est enserrée par les 3 Tells : la « Place d'armes » ou « Bazar » forme cuvette

Ouest : rivière longeant Apadana et Acropole : Ghaour est le dernier vestige du canal
Élamite :
Permettait de Transporter des matières premières.

Palais de Darius décrit dans le livre biblique d’Esther :


Les découvertes archéologiques concordent avec détails adm et de construction du Palais
→ grandeur de l’Empire : Xérès 1er , successeur de Darius : 'cet Assuérus qui régnait
depuis l’Inde jusqu‘à l’Ethiopie, sur cent vingt-sept districts' administratifs. - Esther 1:1.

Château de Darius
Lieu biblique où Néhémie accomplit son service d’échanson sous le règne d’Artaxerxès
Longue-Main.

Depuis la Porte de Darius, un vaste espace découvert permet d’accéder au Palais


proprement dit, un bloc qui se divise en deux parties bien distinctes: au nord, la grande
salle hypostyle, une architecture de tradition iranienne, dans laquelle les Achéménides
introduisent la base de colonne en pierre, parfois la colonne, et au sud, la Résidence, une
architecture de type mésopotamien, bloc compact de salles voûtées organisées autour de
plusieurs cours.

→ Annonce de la problématique et du plan

→ En quoi le palais de Darius permet-il de rendre compte de la puissance de


l’Empire Perse Achéménide

Partie 1 : Un monument emblématique comme témoignage de la richesse du savoir-faire


Perse
§1: L’architecture complexe et novatrice
§2: un art pictural singulier produit d’un croisement culturel

Partie 2 : Un palais comme Illustration manifestes de la grandeur de l’Empire et du roi


des roi
§1: Illustration de la puissance de l’Empire dans le monde Antique
§2 : Illustration du pouvoir politique du roi des roi

Partie 1 : Un monument emblématique comme témoignage de la richesse du


savoir-faire Perse

§1: L’architecture complexe et novatrice

3 points à aborder :
→ Modèle : présentation du palais et de ses salles
→ Construction Sol = Novation technique ( voir si parler de Earthq )
→ Construction colonnes = prouesse techniques
1/ Modèle : présentation du palais et de ses salles
Schématiquement : le palais de Darius est composé de 2 masses principales contiguës
communiquant entre elles, avec une constitution propre et distincte chacune pour des
besoins différents

a → Sud Ouest → Habitation de Darius 1er


- 20.675 m2 → partie centrale du palais dégagée par les fouilles

b → Nord-Est → grande salle hypostyle (M) ; salle du trône ou Apadana reconstruit


sous Artaxerxès II Mnémon. ( roi )
- 10.434 m2 pour l'Apadana.

ensemble du palais
- =110 salles ont pu être retrouvées, tant grandes que petites, toujours beaucoup plus
longues que larges → Proportion moyenne de 1 à 2 1/2 ou 3.

- 5 parvis ou cours rectangulaires :


3 grands parvis sur axe est-ouest relié à la partie Nord du Palais
2 Petits parvis à l’extrême nord du palais
Permettaient de distribuer la lumière et l’aire dans le plan du palais

- Façades du palais : à peut prêt aux 4 points cardinaux


grande entrée étant au Sud.

- conception architectonique du palais simple / ordonnance claire


→ La composition compacte en T tend vers la symétrie dans ses différentes masses, qui
sont aérés par les parvis, autour desquels se groupent les pièces d'habitation ou
d'apparat.
→ 3 longs couloirs principaux ou circulations, courant de bout en bout du palais dans
une direction sensiblement Est-Ouest ; ils assurent la liaison des diverses parties de
l'édifice.

!!
- Conception rappellant les grand palais assyriens : Khorsabad (Sargon, vine s.
av. J.-C), Kouyoudjick (Sènnachérib, vie av. J.-C), Nimroud,
- l'influence grecque y apparaît nettement
→ + grande recherche de symétrie dans les masses: fait de ce plan ce que l'on
appelle en architecture un beau plan [plan bien composé]

Dépendances et jardins. (à voir)


- Dépendances de Service à l’Est séparée de la partielle du palais par une cour
dallée
- Jardins : Paradis de suse = NORD (en P).

Sources autres :Livre d'Esther


- les placent en communication directe et à proximité immédiate des
appartements royaux.
“ Enfin, dans ces contrées où le soleil des jours d'été est implacable et l'ombre si rare, un
monarque seul pouvait à grands frais, entretenir un parc ombreux, et c'était une armée
d'esclaves qu'il fallait occuper tout le jour à monter l'eau de la plaine pour y maintenir la
fraîcheur nécessaire”

plan d'ensemble du tell:


dessin net dans grand espace occupant tout le Nord-Ouest (P, P, P), à proximité du palais
auquel il est contigu et du Chaour.
Niveau de la plateforme à 4 ou 5 m en dessous de l’assiette du Palais → Hauteur facile à
franchir à l'aide de faibles rampes

- roi peut aisément s'y promener à l'abri des murs de l'enceinte extérieure
- 1 tour de garde (V) s'accuse à sa pointe nord-ouest = vigie du palais qui surveille
les nomades pillards de la plaine.

2/ Construction Sol = Novation technique ( voir si parler de Earthq )

Fondations et canalisations
- Vérifications menées sur l’ensemble de la Résidence et Apadana de 1970 à
1979 : plan constitué
Découvertes :
→vaste réseau de canalisations pour l’évacuation des eaux de pluie et des eaux
usées. : d’est en ouest, vers la rivière, par 3 collecteurs d’eau en briques cuites
liées au bitume : profondeure de 2 à 3m sous le niveau du Sol
→ Impressionnant réseau de canalisations, susceptible d’évacuer les milliers
de litres d’eau que pouvaient apporter les violents orages de printemps.
→ collecteur sud reçoit eaux usées des appartements de ce secteur.

Ainsi on peut voir que les fondations des murs étaient établies par les bâtisseurs en
fonction non seulement de la nature du SS + poids bâtiments

Technique de Nivellement et d'assainissement du Sol :


« terrasse de l’Apadana »
Le tell nord, arasé par les ingénieurs de Darius à une 15 m au-dessus du niveau de la
plaine (fi g. 10c)
terres enlevées rejetées à la périphérie par couches régulières d’environ 0,60 m ; sur le
pourtour de la terrasse, ces couches étaient contenues par d’énormes murs de
soutènement en brique crue.

Sur la terrasse, les fondations diffèrent selon que le bâtiment se trouve au-dessus du tell
primitif ou au-dessus de terres rapportées.

La « Charte de fondation de Darius » est explicite :


« Ce palais que j’ai fait à Suse… vers le bas, la terre a été creusée jusqu’à ce que
j’atteigne la pierre dans la terre (c’est-à-dire le sol dur) ; lorsque ce fut creusé, du gravier
a été jeté, d’un côté à 40 coudées en profondeur, de l’autre à 20 coudées en profondeur ;
sur ce gravier, le palais a été déposé. »

Tranchées : Tailles différentes selon les paramètres de la terre :

Lorsque les tranchées s’enfoncent dans un sol archéologique compact leurs parois sont
verticales ; la largeur de la tranchée en fonction du poids du mur ;
lorsqu’elles sont creusées dans une terre meuble, leur profil est en V ; leur plein de
graviers est alors corrigé par des murets verticaux, en brique crue, montés avec le
remplissage de la tranchée.

Une nappe de sable nivelle la surface.


PROUESSE TECHNIQUE :

- difficulté de l'utilisation de la brique crue → nouveauté technique : creusement


de tranchées jusqu'à 20 m de profondeur remplies de gravier.
- Sur gravier, on a posé deux assises de briques cuites et sur celles-ci pouvaient
s'élever les murs très épais et très hauts (20 m pour les colonnes) afin de reposer
sur un terrain stable.

- "frises" en briques émaillées (celles que l'on admire au Louvre) = protéger la base
de ces murs contre la pluie + décorer.

- X de pierres, Xde bois → difficultés rencontrées par ingénieurs de l'époque.


Suse est véritablement un exploit technique, que Darius note lui-même dans ses
inscriptions.

La salle hypostyle (fi g. 11), était soupçonnée d’avoir été élevée sur les ruines d’un palais
royal élamite.
Deux tranchées stratigraphiques (fi g. 12) ont démontré qu’elle reposait directement sur
des couches archéologiques que leur matériel céramique permet de dater des XIIe et
XIIIe siècles av. l’ère commune.
Les couches enlevées par les ingénieurs de Darius sur le haut du tell nord pouvaient
représenter des vestiges de la première moitié du premier millénaire. La salle n’a pas été
érigée sur une terrasse spécifique comme à Persépolis et son accès ne nécessitait pas
d’escaliers.
Sur son pourtour, Ghirshman avait montré qu’un profond fossé, creusé postérieurement à
la période achéménide à des fins défensives, avait probablement accéléré la chute des
portiques. Nous avons par ailleurs reconnu, avec leurs crapaudines, les portes de la salle
centrale (une porte unique sur la face nord) (fi g. 11).

3/ Construction colonnes = prouesse techniques

Chapiteau Colonne AOD 1 : Suloly Salle 307

Colonne de la salle d’audiences : Apadana


- Palais Darius 1er
- 20m Haut
- Fût cannelé
- Décoration florales
- bustes de taureaux : supportant plafond en bois de cèdre

Chapiteau colonne de la salle d’audience du palais de Darius


- Evénement livre Esther
- Authenticité récit ? : ‘ le décor du tableau est exact et d’une remarquable couleur
locale ’. On a dit que « dans l’Ancien Testament, aucun événement n’a un cadre
qu’on puisse, à partir de fouilles, restaurer de manière aussi vivante et exacte que ‘
Suse le Palais ’» .

Portée
la surface d’appui

- 36 colonnes (22 mètres de haut) → 6 rangées de 6 chacune → surmontées de


chapiteaux sculptés en forme de taureaux agenouillés dos à dos
- Longues poutres en bois de cèdre du Liban reliaient les colonnes massives entre
elles
- Colonnes de l’Apadana = à elles seules, symboles des influences architecturales de
l’empire
→ base campaniforme = égyptienne
→ fûts cannelés = ioniens
→ chapiteau palmiforme = égyptien
→ doubles volutes = phéniciennes
→ imposte en forme de bustes d’animaux = mésopotamienne.
→ 1 colonne + chapiteau = + de 25 tonnes

B. un art pictural singulier produit d’un croisement culturel

Si Darius est appelé également le roi des rois, c'est incontestablement en ce qu'il a permis
le rayonnement de la Perse sur le monde, en tout cas le monde connu de l'époque. Quand
Darius arrive au pouvoir, il a l'intention de créer à Suse une capitale cosmopolite. Ainsi,
la construction du palais de Suse incarne l'illustration parfaite d'une influence
pluriculturelle dans l'art pictural.

Des techniques de fabrication, présentes aussi chez les Assyriens, Chaldéens, Phéniciens,
en Palestine et en Égypte, sont utilisées à Suse, notamment pour les frises du palais. Sur
la frise des Archers, des briques émaillées (sable broyé et chaux formant une pâte maigre,
séchée, cuite, puis émaillée) illustrent des procédés médio et néo-élamites. Toutefois, à
l’époque achéménide, l’application évolue : un cloisonnement par des filets en relief
permet de délimiter les couleurs. Influencées par de nombreuses cultures, ces frises
montrent un matériau très résistant.

En 1972, une statue colossale de Darius est retrouvée, haute de 3m50 (même si
aujourd'hui , on a conservé que 2m46). Sur la statue on retrouve des inscriptions, plutôt
bien conservées du fait de leur position dans les plis de la robe. Il est rappelé que Darius a
été deuxième pharaon de la XXVIIème dynastie. Les égyptiens reconnaissent rapidement
la légitimité de Darius : il s'impose réellement comme le maître du monde. La statue a été
exécutée en 490 av JC et provient d'Égypte. Cette interprétation a pu être faite grâce à la
présence de roche grise, trouvable seulement dans la région égyptienne. La date et le
moyen de transport est encore difficile à préciser : elle a pu être transportée en 487 av JC
ou après la mort de Darius en -484, quant au transport, il est impossible de déterminer le
chemin emprunté. Cette statue fait l'objet d'un intérêt important car c'est le seul grand
statuaire achéménide retrouvé.

Darius, conscient de la pluralité culturelle de son empire, expose ses exploits en


inscription en plusieurs langues : vieux perse, élamite et babylonien, comme pour toutes
les inscriptions officielles.

Les traditions architecturales trouvées à Suse sont comparables à celles de Babylone,


Pasargades et Persépolis. Dans la plaine, on retrouve une grande influence
mésopotamienne ( avec comme matériaux de construction le verre) , notamment dans la
construction de la porte de Darius ainsi que le Propylée. Les grandes salles de réunions
sont également construites selon le modèle mésopotamien.

La deuxième influence est iranienne ( notamment dans l'utilisation du bois et de la


pierre).
Enfin, la résidence de Suse est largement influencé par les constructions babyloniennes (
avec des pierres utilisées qu'en support d'une crapaudine)

On retrouve aussi une grande influence dans les iconographies. Les panneaux illustrant
des animaux mythologiques, lions ou taureaux ailés, griffons ou sphynx, reflètent les
traditions des maçons syriens appelés à Suse. Finalement, Darius a trouvé que ces images
ne correspondaient plus à ses croyances et son idéologie. Un changement s'est fait,
donnant naissance à la frise des archers ( que nous verrons plus tard)

Sur le chapiteaux de l'apadana, on retrouve des éléments égyptiens, ioniens et iraniens.

Ainsi, la construction du palais de Suse s'est faite à la rencontre des cultures, offrant un
art pictural singulier.

II) Un palais comme illustration manifeste de la


grandeur de l’Empire et du roi des roi

§2/ Illustration de la puissance de l’Empire dans le monde Antique

Palais en hauteur : Visible par tous


Le seul fait de la construction seul de ce Palais rend compte de la puissance de l’Empire,
et la grandeur de son territoire :
Cela permet de soulever les procédés administratifs utilisés pour construire l’Empire
Perse : Administration poussée
Pouvoir militaire

● Le reflet de l’administration unique Perse

→ Système de Province
→ coexistence des cultures
A permit import de matériaux
Canal : moyen d'acheminement
→ Reprise coexistence des cultures
→ Fonctionnement des travaux et cosmopolitisme dans les artisanats:
Artisans venant des diverses provinces de l’Empire
COMPARAISON PERSEPOLIS :
Sans égale dans le monde antique mais œuvre de sociétés esclavagistes : Persépolis aussi
bâtie de la main d’esclaves ?

Trésor royal de la cité: salles avec accumulation des richesses de l'Empire trésor royal :
1 des plus anciens bâtiment de Persépolis : grec “ plus de 2000 Tonnes d’or” ; 100 ard de
Dollars auj :

Fouilles de l’édifice : quelque chose d'encore plus précieux : coin sud est complex :
tablette d’argile : inscription langue ancienne : l’élamit
+ 700 : plus reçu de paiement et factures
En bordure de la terrasse :d’autres tablettes: conservées auj dans archives de Persépolis :
étude : source de 1ere main : savoir de ce qu’il se passait à Persépolis et dans l'Empire :
avant leur découverte : Persépolis info : sources secondaire : écrits grecs rédigés 2sc plus
tard
Archives contemporaines de l’apogée de persépolis

Quantité incroyable : + de 3000


Nombre des tablettes révélateur de l’administration et organisation et gestion
exceptionnelle des perses
Centre adm majeur ; en des multitudes de langues : société multiculturelle complexe
Brisées cependant en morceaux!!!
Indices , entités ? Les recomposer pour voir administration urbaine et éco complexes
perse
On trouve de tout
- Impôt
- Titre de propriété
- Compétences
- Salaires
- Nationalité
- Raciaux animaux
- …
Main d'œuvre : X d’esclaves mais ouvriers bien rétribués
Ouvriers payés en monnaie d’argent et certainement un chantier de construction des plus
prestigieux de l’antiquité

Au centre d’une révolution économique

Scribbles : consignment par écrit toutes transactions financières : reçu état et reçu
travailleur
- Ouvriers :paiement : vin, moutons et céréales puis monnaie d’argent
- Femmes et hommes égaux en salaire : congés maternité payés: Cool en vrai
Société visionnaire et en avance sur son temps
Tablettes d’argiles pas forcément censées durer : comme reçus auj : comment ont-ils été
conservés ?
Hypothèses :
- Archives de persépolis ont brûlés: écriture sur tablettes d'argile crue : action du
feu : tablettes brûlées et inscription moins fragiles : feu a changé composition du
support plus durable

Clef du succès de l'empire perse : organisation très élaborée


Bureaucratie pléthorique permettait d’administrer l'Empire sans imposer loyauté
:pacification des territoires conquis: nécropole royale à 5km au nord fourni des indices :
- Tombeaux creusés dans la falaise à 36 m de hauteur
- Niche creusée : 10m
- 3 caveaux et 3 cerceaux dans chacun
- Bas relief au dessus de la niche : Darius Legrand et ses peuples faisant une
offrande à un dieu perse
De base pas d’enterrement des morts : contradictoire
Tombes royales :
- Près de 20m de large chacune
- Tombe de Darius au centre : inauguration
- Partie supérieure de croix : Darius devant divinité centrale du panthéon perse:
Ahura Mazda

- Ahura Mazda : dieu principale de Zoroastrisme


- Zoroastriens : corps des morts dans une tour et dévorés par les vautours
- Tombe de Darius singulière pour la perse
- 1eres et Plus célèbres tombes creusées dans le roc : Egypte
- Tombe de Darius inspirée de l'Egypte : Rupture avec les traditions perses

→ Religion
Darius a-t-il voulu imposer une autre religion ?

- imposition de Cyrus : Mithra à la place d'Ahuramazda (ce qui fit des mécontents
dont sans doute Zarathoushtra, qui, aurait peut-être rencontré le père de Darius,
Hystaspe).
- Darius = revenir à religion antérieure à Mithra → (principale divinité des Mèdes)
= religion de ses ancêtres
- X de mention de Mithra dans les inscriptions de Darius…
- haine des Mages (classe chargée des affaires religieuses sous Cyrus) .

- relief de Béhistoun, à 60 m de hauteur environ:


- représentation pide roi écrasant usurpateur Gaumata : symboliquement caste des
Mages
- repères importants pour différencier Cyrus et Darius dans leur rapport à la religion
en insistant sur l'importance de ce VIe siècle avant J-C, époque charnière pour les
idées.

● Les conquêtes

→ pouvoir militaire

Frise des archers : immortels

peuple perse « qui n'en redoute nul autre » (écrit sur les murs de la terrasse de persépolis)

→ Darius eut à mater de nombreuses révoltes.

- falaises de Behistoun et de Naqsh Rostam (là où est son tombeau), il fait graver
ses exploits, en des inscriptions rupestres trilingues :
- vieux perse
- élamite
- babylonien
- comme pour toutes les inscriptions officielles (l'araméen servant de langue
diplomatique).
Traduites seulement dans le milieu du XIXe siècle.
Darius insiste sur le fait que la royauté lui a été donnée par Ahuramazda.

Après fin révoltes : envisager l'exécution par Darius de projet de construction géant à
Persépolis: cœur du nationalisme perse → grande salle d'assemblée mais X une
résidence royale. → Apadana de Persépolis:
- immense terrasse à peine terminée.
X un centre de fêtes de l'empire (il fallait au moins trois mois de route pour aller d'un
point de l'empire à l'autre).

B. Illustration du pouvoir politique du roi des roi

Le palais, résidence de Darius, a pour but premier un rappel à la pacification de l'Empire


après un début de règne marqué par de nombreuses révoltes. Mais pas seulement. Darius
réaffirme son pouvoir, la grandeur de son règne à travers ce palais.

Son fils, Xerxès le roi, appose des inscriptions, visant la réaffirmation de l'exploit de son
père, c'est-à-dire la construction du palais de Suse : “Par la grâce d’Ahuramazda, le roi
Darius, mon père, a fait ce bâtiment” .

De plus, l'iconographie présente dans le palais renforce son pouvoir. Sur la frise des
Archers, on retrouve des soldats ou des gardes, mais ces personnages peuvent être
interprétés comme des individus de l'aristocratie susienne, à qui l'on a offert de riches
bijoux et vêtements. Ils portent des symboles de pouvoir. Cette aristocratie est ralliée à
Darius, qui montre sa volonté de mettre en avant cette classe sociale après l'instabilité
qu'à connu son Empire.

La statue de Darius est le symbole de glorification de l'empereur. Il est représenté debout,


le bras gauche replié sur la poitrine avec dans la main une fleur de lotus, symbole de
royauté. Dans la main droite, il tient un court bâton de commandement. La restitution de
la couronne a posé problème : on ne sait pas s'il s'agit d'une couronne perse ou
égyptienne.

Sur la base de cette statue, il est gravé « Image faite à l’exacte ressemblance du Dieu
parfait, maître des Deux Terres », illustrant la divinisation de Darius.
Les 24 peuples de l'empire sont répartis sur les faces latérales de la base : chaque
personnage est à genou, bras levé, en costume national. Cela fait référence au thème
égyptien des ennemis enchaînés sous les pieds du pharaon divinisé. Mais ici, ce sont les
peuples de l'empire qui sont soumis et portent Darius. Jean Yoyotte, égyptologue français
décrit cette statue comme la « mise en scène du programme de domination universelle du
grand roi ».

Le choix de Suse comme capitale interroge aussi beaucoup. Mais cette ville se présentait
comme le moyen de construire à partir de rien un immense palais, comparable à ce que
Darius a pu voir en Égypte ( les pyramides et le temple d'Artémis).

Dans la seule scène de caractère cultuel le représentant, Darius entretient des


connivences religieuses et idéologiques avec les lettrés égyptiens. Ceux-ci, à en croire
l’éloge qu’ils font graver sur la robe du roi, montrent une évidente satisfaction à
reconnaître non seulement sa légitimité pharaonique mais le caractère providentiel de sa
royauté et de sa divinité. Une apothéose acceptée par Darius. Surprenante relation entre
deux religions, deux cultures, deux civilisations, le plaçant ainsi comme maitre de tous
les peuples.

Conclusion

Ainsi, le palais de Darius rend compte de la puissance de l’empire perse, tant dans son
savoir faire que dans la démonstration de sa puissance.

Les Susiens s’illustrent alors comme un peuple cosmopolite, tirant leur force et leur
richesse des différents peuples, que ce soit dans l’art graphique, l’architecture, le militaire

Le peuple reste assez libre d’un point de vue religieux. Si Darius affirme Ahuramazda
comme Dieu central, il ne porte pas atteinte à la liberté de culte de ses citoyens.

La puissance de l’empire se constate dans des avancées spectaculaire que ce soit dans
l’administration, la gestion de la main d’oeuvre, de technique, gestion de l’eau ( avec
notamment des canalisation souterraine, ancêtre des égout de Rome )
Après le décès de Darius, le palais continuera d’être utilisé, notamment par Artaxerxès II
qui le restaura après un incendie et apporte également quelques modifications à la petite
cour à l’ouest, l’appartement et la salle de réception.

Mais en réalité, Suse ne retient pas autant l’attention que sous Darius, les prochains
dirigeants jettent leur dévolu sur Persepolis, considéré comme la ville emblématique de
l’empire perse.

Les révoltes intestines et l’immensité du territoire à défendre fragilisent la stabilité de


l’empire. C’est après une défaite de Darius III en 331 av JC que l’empire perse
achéménide prend fin, laissant à Alexandre Legrand le titre de roi d’Asie.

Cependant, l’immensité de l’empire perse continue d’impressionner les dirigeants et les


peuples pendant des siècles, avec des descendants affirmant leur lien direct avec cet
empire pour légitimer leur pouvoir, leur règne.

→ faire un lien entre la puissance de l’Empire Perse Antique et la grandeur de leurs


descendants. ( shah d’iran )

L’étude des cités perses reste très compliquée car les sources littéraires sont souvent
fausses, différentes de la réalité ( Bible, Hérodote…)

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