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République Démocratique du Congo
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
HAUTE ECOLE DE COMMERCE DE KINSHASA
SECTION : SCIENCES COMMERCIALES ET FINANCIERES
CYCLE DE LICENCE
Travail pratique de Théorie Monétaire
PROF GODE MPOYI
ANNEE ACADEMIQUE 2023-2024
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N° NOMS FACULTES
1. MWASENGI DANIEL Daniel FISCALITE
2. NDJULU LOKONDE Nicola FISCALITE
3. MUTEBA SAFI Françoise FISCALITE
4. NTUMBA KALALA Cynthiche [Link]
5. MUNYAWA NYOTA Eunice FISCALITE
6. MULOPO NDOMBA Abigael FISCALITE
7. TSHITAKASWA MOTOMUNGU Naomie FISCALITE
8. TUNKU MAKONGA Leoni MARKETING
9. PANDI BIKEKE Kethia FISCALITE
10. MITONGA MBUKULA Niclette FISCALITE
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Politique de taux directeur dans la stabilisation de la monnaie en
RDC et ses limites La République Démocratique du Congo (RDC),
avec son économie complexe et ses défis structurels, utilise la
politique de taux directeur comme un outil clé pour stabiliser sa
monnaie, le franc congolais (CDF)
Cette politique vise à réguler l'inflation et à influencer les conditions
économiques générales. Cependant, elle présente des limites
significatives.
1. Rôle de la politique de taux directeur :
La politique de taux directeur consiste à fixer le taux d'intérêt auquel
les banques commerciales peuvent emprunter de l'argent auprès de
la Banque centrale. En RDC,
cette politique a plusieurs objectifs:
•Contrôle de l'inflation : En augmentant le taux directeur, la Banque
centrale peut réduire la masse monétaire en rendant le crédit plus
coûteux. Cela peut aider à freiner l'inflation, qui est souvent élevée
en RDC.
•Stabilisation de la monnaie : Un taux d'intérêt plus élevé peut
renforcer la valeur du franc congolais en attirant des investisseurs
étrangers à la recherche de rendements plus élevés.
•Encouragement de l'épargne : Des taux d'intérêt plus élevés peuvent
inciter les ménages et les entreprises à épargner plutôt qu'à
consommer, ce qui peut stabiliser l'économie à court terme.
2. Limites de la politique de taux directeur
Malgré ses avantages, la politique de taux directeur en RDC
rencontre plusieurs limites :
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•Contexte économique instable : La RDC fait face à des défis
structurels, tels que l'insécurité, la corruption et une infrastructure
insuffisante. Ces facteurs peuvent limiter l'efficacité des
changements de taux d'intérêt, car les investisseurs peuvent être
réticents à s'engager dans un environnement instable
.•Faible transmission monétaire : Les banques commerciales en RDC
ont souvent des difficultés à transmettre les variations du taux
directeur aux taux d'intérêt pratiqués sur les prêts. Cela peut réduire
l'impact de la politique monétaire sur l'économie réelle.
•Dépendance aux ressources naturelles : L'économie congolaise est
fortement dépendante des exportations de matières premières. Les
fluctuations des prix mondiaux peuvent avoir un impact significatif
sur la stabilité économique, rendant la politique de taux directeur
moins efficace pour stabiliser la monnaie.
•Inflation structurelle : La RDC souffre d'une inflation structurelle
due à des facteurs comme la dépréciation du franc congolais et les
coûts élevés des importations. La simple manipulation des taux
d'intérêt ne suffit pas à résoudre ces problèmes sous-jacents
En conclusion, la politique de taux directeur est un outil important
pour la stabilisation de la monnaie en RDC, mais ses limites sont
significatives. Pour être véritablement efficace, il est essentiel
d'accompagner cette politique de réformes structurelles visant à
améliorer la gouvernance, la sécurité et l'infrastructure économique.
Une approche intégrée pourrait permettre de mieux stabiliser le franc
congolais et de favoriser un développement économique durable.
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Politique de Taux Directeur et Stabilisation de la Monnaie en RDC
Introduction
La République Démocratique du Congo (RDC) fait face à des défis
économiques majeurs, notamment une inflation élevée, une
instabilité monétaire et une dépendance aux exportations de
ressources naturelles. La Banque Centrale du Congo (BCC) utilise la
politique de taux directeur comme un outil principal pour stabiliser
la monnaie et contrôler l'inflation.
Politique de Taux Directeur
Le taux directeur est le taux d'intérêt auquel la banque centrale prête
aux institutions financières. En modifiant ce taux, la BCC peut
influencer les conditions économiques :
1. Augmentation du Taux Directeur : Cela rend le crédit plus
coûteux, ce qui peut réduire la consommation et l'investissement,
contribuant ainsi à une baisse de l'inflation.
2. Diminution du Taux Directeur : Cela incite à emprunter et à
dépenser, ce qui peut stimuler la croissance économique mais aussi
risquer d'accroître l'inflation.
Stabilisation de la Monnaie en RDC
1. Contrôle de l'Inflation : En ajustant le taux directeur, la BCC
cherche à maîtriser l'inflation qui a un impact direct sur le pouvoir
d'achat des Congolais.
2. Attraction des Investissements Étrangers : Un taux d'intérêt
attractif peut inciter les investisseurs étrangers à placer leur argent
en RDC, renforçant ainsi la monnaie locale.
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3. Renforcement de la Confiance : Une politique monétaire cohérente
peut restaurer la confiance des consommateurs et des investisseurs
dans la monnaie nationale.
Limites de la Politique de Taux Directeur
1. Contexte Économique Fragile : La RDC souffre d'une économie
informelle importante et d'une faible bancarisation, rendant l'impact
des taux directeurs moins efficace.
2. Défis Structurels : La dépendance aux matières premières expose
l'économie aux fluctuations des prix mondiaux, limitant l'efficacité
des ajustements de taux.
3. Transmission Monétaire Limitée : Les banques commerciales
peuvent ne pas répercuter les variations du taux directeur sur les
prêts aux consommateurs, réduisant ainsi l'efficacité de la politique
monétaire.
4. Instabilité Politique et Sociale : Les crises politiques peuvent
engendrer une volatilité économique, rendant difficile la mise en
œuvre d'une politique monétaire stable.
La politique de taux directeur est un outil crucial pour la BCC dans
sa quête de stabilisation de la monnaie en RDC. Cependant, ses
limites sont significatives et nécessitent une approche intégrée qui
combine des réformes structurelles, une meilleure gouvernance
économique et des efforts pour renforcer le système financier. Pour
que cette politique soit réellement efficace, il est essentiel d'améliorer
les conditions économiques globales et de renforcer la confiance dans
les institutions financières.