Le Ciment
Le Ciment
Connu des romains qui l'utilisent par exemple pour la construction du Panthéon, le
ciment est oublié (le mortier de chaux restant en usage) puis redécouvert à la fin
du XVIIIe siècle, les travaux de Louis Vicat lui donnant une nouvelle vigueur à partir
de 1818 .
Les ciments sont actuellement classés sous la dénomination « CEM » suivi d'un
chiffre romain allant de I à V suivi d'une lettre majuscule en fonction de leur teneur
en clinker et d'autres composants (chaux, fumées de
silice, pouzzolane, laitier de hauts fourneaux, etc.). Le terme « ciment Portland » est
tombé en désuétude depuis la fin des années 1970, remplacé par les termes
« CPA » (ciment Portland pur) et « CPJ » (ciment Portland composé), abandonnés à
leur tour lors du passage à la norme européenne, mais qu'on trouve encore dans
plusieurs pays.
En 2008, plus de deux milliards de tonnes de ciment étaient produites par an dans le
monde, à 80 % produits et consommés dans les pays émergents, avec une
croissance de plus de 5 % par an de 1991 à 20081.
Étymologie
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Du temps de la Rome antique, les caementa6 (du latin caementum,
signifiant moellon, pierre de construction) désignaient les pierres ajoutées in situ à
la chaux pour constituer l'opus caementicium. Vers le Ier siècle apr. J.-C., la Rome
antique améliore la technique de la chaux par l’incorporation de sable volcanique de
Pouzzoles — pulvere Puteolano, la pouzzolane — ou de tuileaux broyés (testam
tunsam, le mélange est appelé alors « opus signinum » dans la terminologie
archéologique moderne). Comme le dit Vitruve dans son De architectura (Livre
II, chap. 6), le mortier peut résister à l'eau et même faire prise en milieu très humide.
Cette vertu est due à la présence d'une grande quantité de silicate d'alumine. En
ajoutant à la chaux aérienne de la pouzzolane ou des tuileaux, on la transforme
artificiellement en chaux hydraulique. Ce n'est qu'en 1818 que Louis Vicat expliquera
les principes de cette réaction, dans sa théorie de l'hydraulicité7 ouvrant la voie à la
découverte du ciment Portland.
Un glossaire du début XIXe siècle appelle « ciment », les tuiles, briques ou carreaux
cassés et réduits en poudre8. Le mortier mêle de la chaux, du sable et du ciment. En
1822, le chimiste allemand Johann Friedrich John, appelle « ciment » les parties
étrangères qui donnent à la chaux la propriété de durcir dans l'eau, soit
son hydraulicité. Il dit qu'il est possible d'améliorer les chaux qui ne contiennent point
le ciment en l'y introduisant par voie sèche9.
Au XIXe siècle, la comparaison des mortiers des anciens (et surtout ceux qui ont été
faits par les Romains) aux mortiers des temps modernes, conduit à supposer que les
premiers étaient meilleurs. Plusieurs constructeurs annoncent alors avoir trouvé le
secret des mortiers romains mais d'autres remarquent avec raison qu'il n'a subsisté à
travers le temps que les constructions faites avec de bonnes chaux dans de bons
mortiers9,10. En 1796, James Parker invente le ciment naturel prompt, qui est baptisé
improprement « roman cement ». La marque est traduite dans toutes les langues, ce
qui donne en français le ciment romain rebaptisé par la suite ciment prompt.
Le ciment Portland inventé à cette époque est de même nature.
Définition
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Le ciment est un liant, une matière pulvérulente, formant avec l’eau ou avec une
solution saline une pâte homogène et plastique, capable d’agglomérer, en
durcissant, des substances variées appelées « agrégat » ou « granulat »11.
Un ciment est dit naturel lorsqu'il résulte de la simple cuisson à température modérée
(500 à 1 200 °C) d’une marne ou d'un calcaire argileux (ciment prompt, ciment
romain, et les premiers ciments Portland sont des ciments naturels) . Il est
dit artificiel lorsqu'il résulte de la cuisson à plus haute température (1 450 °C) d’un
mélange moulu de calcaire, de marne ou d'argile12 ou une autre définition : un ciment
« artificiel » est un produit provenant de la cuisson de mélanges artificiels (de la main
humaine) de silice, d'alumine, de carbonate de chaux, sur lesquels l'eau n'a aucune
action, ou qu'une action très lente avant la trituration, et qui, réduits en poudre
mécaniquement, font prise sous l’action de l'eau, dans un délai qui varie selon leur
proportion.
Maçon mettant en œuvre du ciment.
L'ajout de pouzzolanesNote 2, dans un mortier mouillé à l'eau de mer, lui confère une
solidité élevée à la suite d'une réaction impliquant l'aluminium d'origine volcanique
qui stabilise le complexe d'hydrate de silicate de calcium, avant qu'un phénomène
de carbonatation ne durcisse plus encore le mortier, lui permettant notamment de
bien résister aux attaques de la mer, comme en baie de Naples où l'on trouve des
maçonneries de plus de 2 000 ans (mieux que le ciment Portland actuel16).
Découverte moderne
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Le ciment ne prit son acception contemporaine qu'au XIXe siècle, lorsque Louis
Vicat identifia le phénomène d'hydraulicité des chaux en 181717, et celle des ciments,
qu'il appelait « chaux éminemment hydrauliques » ou « chaux limites », en 1840.
La recherche sur l'hydraulicité des chaux débuta à la fin du XVIIIe siècle pour aboutir
vers 1840, à la fabrication des ciments modernes. Elle concernait les chaux grasses,
non hydrauliques, qui ne durcissent pas sous l'eau, les chaux hydrauliques qui
durcissent même sous l'eau, les chaux éminemment hydrauliques (riches en argiles)
qui se solidifient très rapidement, et les chaux limites (trop riches en argiles) qui se
solidifient très rapidement puis se décomposent, si elles ne sont pas cuites au degré
de fusion pâteuse.
préparation du cru ;
cuisson ;
broyage et conditionnement.
Il existe quatre méthodes de fabrication du ciment qui dépendent essentiellement
des matériaux :
fabrication du ciment par voie humide (la plus ancienne), 2,5 % de la production
européenne en 20082 ;
fabrication du ciment par voie semi-humide (dérivée de la voie humide), 7,5 % de
la production européenne en 2008 avec la semi sèche ;
fabrication du ciment par voie sèche (la plus utilisée), 92 % de la production
européenne en 2008 ;
fabrication du ciment par voie semi-sèche (dérivée de la voie sèche).
La composition de base des ciments actuels est un mélange de silicates et
d’aluminates de calcium, résultant de la combinaison de la chaux (CaO) avec de la
silice (SiO2), de l’alumine (Al2O3), et de l’oxyde de fer (Fe2O3). La chaux nécessaire
est fournie par des roches calcaires, l’alumine, la silice et l’oxyde de fer par des
argiles. Ces matériaux se trouvent dans la nature sous forme de calcaire, argile ou
marne et contiennent, en plus des oxydes déjà mentionnés, d’autres oxydes.
En effet, plus tard, lors de la mise en œuvre du béton sur les chantiers de
construction, c'est l'hydratation du silicate tricalcique (C3S, alite) qui donnera
l'essentiel de sa résistance au béton à base de ciment Portland. C'est
pourquoi on cherche toujours à maximiser la formation de la phase alite à très
haute température dans le four (1 450 °C) et à refroidir/solidifier ensuite le
clinker le plus rapidement possible pour figer (solidifier, tremper) cette phase
minérale et éviter qu'elle ne se décompose en bélite et oxyde de calcium. Une
fois le clinker solidifié, sa composition minéralogique ne peut plus changer,
les équilibres chimiques alite/bélite ne pouvant varier avec des vitesses
significatives qu'en phase liquide fondue (nécessaire à la mobilité des
espèces chimiques réactionnelles).
La pâte est ensuite acheminée à l’entrée d’un four rotatif, chauffé à son
extrémité par une flamme intérieure. Ce four rotatif légèrement incliné est
constitué d’un cylindre d’acier dont la longueur peut atteindre deux cents
mètres. On distingue à l’intérieur du four plusieurs zones, dont les trois
principales sont :
la zone de séchage ;
la zone de décarbonatation ;
la zone de clinkérisation.
Les parois de la partie supérieure du four (zone de séchage — environ 20 %
de la longueur du four) sont garnies de chaînes marines afin d’augmenter les
échanges caloriques entre la pâte et les parties chaudes du four.
Fabrication
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Elle se fait en six étapes principales :
1. l'extraction ;
2. l'homogénéisation ;
3. le séchage et le broyage ;
4. la cuisson ;
5. le refroidissement ;
6. le broyage.
Les adjuvants conduisant à la différentiation des produits et des gammes
peuvent être adjoints lors du broyage ou après, dans des mélangeurs, et
même en centrale à béton.
Extraction
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L'extraction consiste à extraire les matières premières : le calcaire (CaCO3)
de 75 à 80 % et l'argile (SiO2–Al2O3) de 20 à 25 %, à partir de carrières.
Les deux carrières peuvent être sur le même site (La Malle- Lafarge20) ou
distantes de quelques kilomètres par bandes de transport ou tomberaux
(Djebel Oust-Votorantim, Tunisie). Ces matières premières sont extraites des
parois rocheuses par abattage à l'explosif ou à la pelle mécanique. La roche
est acheminée par tombereaux (dumpers), ou bandes transporteuses vers un
atelier de concassage. Elles sont mélangées en prélevant au chargeur dans
les différents tas de matière première en tête de ligne des bandes de
transport vers l'usine. Selon l’origine (plusieurs carrières, carrières
hétérogènes) et la qualité des matières premières, ce mélange peut être
corrigé au niveau du concassage20 puis ultérieurement, par apport de bauxite,
oxyde de fer ou autres matériaux fournissant le complément d’alumine et de
silice requis.
Homogénéisation
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La phase d'homogénéisation consiste à créer un mélange homogène aux
proportions chimiques bien définies. Cette opération se fait soit dans un hall
de préhomogénéisation (généralement des dômes de stockage 20), où on
obtient le mélange homogène en disposant la matière en couches
horizontales superposées (bandes à dépôt rotatif), puis en la reprenant
verticalement à l'aide d'une roue-pelle ; soit dans un silo vertical par brassage
par air comprimé.
Séchage et broyage
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Le séchage et le broyage sont l'étape qui favorise les réactions chimiques
ultérieures. Les matières premières sont séchées et broyées très finement (de
l’ordre du micron) dans des broyeurs à boulets, ou, plus récemment, dans des
broyeurs verticaux à meules, plus économes en énergie.
la voie sèche : la farine est introduite dans le four sous forme pulvérulente
après un préchauffage dans une tour à échangeurs thermiques ;
la voie semi-sèche : avant introduction dans le four, la farine est
transformée en « granules » par humidification dans des granulateurs : la
farine est mélangée à de l'eau pour avoir environ 13 % d'humidité, puis
ces granules sont préchauffées (350 °C) et décarbonatés (900 °C) avant
de tomber dans le four.
Le cru est ensuite introduit dans un long four (60 à 200 m) rotatif
(1,5 à 3 tr/min), tubulaire (jusqu’à 6 m de diamètre), légèrement incliné (2 à
3 % d’inclinaison).
Cuisson
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Le cru va suivre différentes étapes de transformation lors de sa lente
progression dans le four, vers la partie basse, à la rencontre de la flamme.
Cette source de chaleur est alimentée au charbon broyé, fioul lourd, gaz, ou
encore en partie avec des combustibles de substitution provenant d'autres
industries, tels que le coke de pétrole, les pneus usagés, les RBA, les farines
animales, les huiles usagées, ou de centres de recyclage tels que les DSB ou
les DIB. On parle aussi de CSR (combustible solide de récupération).
À la sortie du four, le clinker doit être refroidi et broyé avant d'être entreposé
dans des silos.
Broyage
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Broyeur à boulets.
Le clinker est ensuite finement broyé pour conférer au ciment des propriétés
hydrauliques actives. Ce broyage s'effectue dans des broyeurs à boulets,
dispositifs cylindriques chargés de boulets d'acier et mis en rotation, et dans
des broyeurs verticaux.
Les ciments à ajouts (CEM II à V) sont obtenus par l'addition, lors de la phase
de broyage, d'éléments minéraux supplémentaires contenus dans des
matériaux tels que :
le laitier de hauts fourneaux (résidus sidérurgique issu de la fusion
du minerai de fer avec du coke en hauts fourneaux, aux propriétés
hydrauliques proches de celles du clinker) ;
les cendres volantes de centrales électriques ;
les fillers calcaires (granulats) ;
les pouzzolanes (naturelles ou artificielles).
Broyage très fin
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EMC (Energetically Modified Cement)21 est un ciment produit selon un
procédé breveté de co-broyage intense de ciment CEM avec différentes
charges, comme sable fin, quartzite, pouzzolane ou cendres volantes. Il
possède les mêmes caractéristiques physiques22 que les ciments Portland
artificiels CEM, mais avec ≤50 % moins de ciment, énergie et émissions de
CO2.
Chimie
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Phases cimentières
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Article connexe : Notation cimentière.
Pour désigner les phases cimentières, on utilise en général une notation
abrégée dite « notation shorthand » ou « notation cimentière » utilisant
l'initiale des oxydes à la place des symboles chimiques classiques : C pour
CaO (chaux), S pour SiO2 (silice), A pour Al2O3 (alumine), M pour MgO
(oxyde de magnésium ou périclase) et F pour Fe2O3 (hématite).
La qualité finale est évaluée par des modules, c'est-à-dire des valeurs
calculées à partir de la composition. On définit par exemple :
Tests en laboratoire
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Mesures physiques
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Surface spécifique
La finesse de broyage d'un ciment est exprimée par sa surface spécifique,
c'est-à-dire la surface développée par unité de masse ; cette valeur s'exprime
en [cm2/g]. Elle est mesurée au moyen du test de Blaine, dit de perméabilité à
l'air, selon la relation d'Arcy-Kozeny, qui établit que la traversée d'un lit de
granules par un fluide est affectée par la surface spécifique de ces granules.
Ainsi, en calculant la durée que met un gaz sous pression à traverser un
volume donné de granules, on peut déduire la surface des granules. Plus le
broyage est fin, plus la surface calculée est importante. Cette expérience se
produisant dans un volume déterminé, on peut imaginer obtenir une surface
développée infinie en broyant toujours plus finement le ciment. Il s'agit là
d'une application industrielle d'un modèle expliqué par les
mathématiques fractales : une dimension d'ordre n, finie, englobant une
dimension d'ordre n-1, tendant vers l'infini.
Essai mécanique
Articles connexes : Essai de compression et Essai de traction.
Mesures chimiques
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Réaction de prise
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Article détaillé : Silicate de calcium hydraté.
Le silicate de calcium hydraté est le principal produit de l'hydratation du
ciment et est principalement responsable de la résistance des matériaux à
base de ciment.
La classification des types de ciment se fait par le rajout d'une lettre après la
catégorie :
Le calcaire comme additif est un calcaire qui n'est pas cuit, de même que
certaines argiles intervenant dans les ciments bas carbones sont des argiles
cuites séparément.
Composition (pourcentage en masse pour les constituants
principaux et secondaires)
Constituants principaux
Pouzzolane Cendres
Notation des Consti
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(types de ciment mé Sch second
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principaux et secondaires)
Constituants principaux
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CEM I ou ciments Portland
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Les ciments CEM I (Ordinary Portland Cement, OPC, en anglais) sont classés
selon leur résistance minimale absolue à la compression, mesurée en MPa, à
28 jours. La classe indique la résistance, ainsi un ciment 32,5 a une
résistance de 30 MPa ; un 52,5, une résistance de 50 MPa, selon le tableau
ci-dessous28.
32,5 L, N & R 30
42,5 L, N & R 40
52,5 L, N & R 50
Ce qui différencie, les ciments 32.5, 42.5 et 32.5 (L, N & R), c'est uniquement
la finesse à laquelle ils ont été moulus. Les ciments 52.5 sont moulus très
fins. Ils possèdent une surface spécifique élevée et par conséquent
réagissent très vite au contact de l'eau. Les ciments R sont moulus plus
finement que les N. Les ciments 32.5 et les L sont moulus de façon plus
grossière et leur prise est moins rapide. De même, la résistance à la
compression à 28 jours est plus élevée pour un ciment CEM I 52.5 que pour
un 32.5, car la répartition et l'enchevêtrement des grains de ciment dans le
béton frais et puis durci est plus homogène et cela confère à la pâte de
ciment durcie une résistance à la compression plus élevée.
Les ciments Portland purs (CEM I) sont ceux qui produisent après hydratation
la plus grande quantité de portlandite (Ca(OH)2, hydroxyde de calcium) et de
ce fait possèdent la plus grande capacité tampon chimique permettant de
freiner la vitesse de propagation du front de carbonatation dans l'enrobage de
béton protégeant les armatures d'acier contre la corrosion par l'oxygène de
l'air.
Ce sont aussi les ciments possédant la vitesse de prise la plus rapide qui
s'accompagne également d'un dégagement de chaleur important et d'une
température élevée, ce qui constitue un désavantage certain pour les
structures ou les composants massifs, surtout lorsqu'ils sont coulés en été.
Les ciments CEM III résistent également mieux que les CEM I aux réactions
de gonflement interne comme celles dues à la formation d'ettringite différée
(delayed ettringite formation, DEF) ou aux réactions alcali-granulat (RAG) ou
réactions alcali–silice (RAS).
Économie
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Production
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Principaux pays producteurs de ciment en 201829 :
Production
Pays part %
(Mt)
1 Chine 2 370 58
2 Inde 290 7
4 Turquie 84 2,0
6 Indonésie 67 1,6
9 Égypte 55 1,3
11 Iran 53 1,3
12 Brésil 52 1,27
Demande
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En Europe et en Amérique du Nord, elle a fortement augmenté au XXe siècle.
Le développement des cimenteries a répondu aux besoins des guerres
mondiales (bunkers, fortifications, etc.) puis des reconstructions qui ont suivi,
puis de la croissance du BTP, dopé par la démographie et l'urbanisation
croissante (surtout jusque dans les années 1970 en France). La production a
ensuite plus lentement augmenté dans les pays riches, mais a été soutenue
dans les pays en développement jusqu’à la crise de 2008 qui a engendré une
forte chute de production dans les pays riches, dont en France (en 2015 la
production de ciment y atteignait son point le plus bas depuis 196430.
Localisation/délocalisation
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Le ciment est en grande partie produit à partir de matériaux naturels locaux,
variants selon la région d'implantation de la cimenterie, mais le produit fini doit
répondre aux mêmes standards. De ce fait, plus que la qualité d’un ciment,
c’est sa disponibilité et le service au client qui sont déterminants dans l’acte
de vente, après le prix de vente. L'industrie du ciment participe comme
d'autres au phénomène de délocalisation, avec les grands ports
comme « tête de ponts »31. On y installe de plus en plus des stations de
broyage comme à Nantes 32 ou le Havre 33présentant juste des silos à clinker,
approvisionnés par bateaux, broyeurs et mélangeurs pour l'obtention des
différentes qualités .
Prospective
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Alors que le sable de qualité devient une ressource localement rare, et que
l’économie circulaire est promue par de nombreux États (dont la France), le
béton de granulat ou autres matériaux recyclés semble devoir se développer.
Des procédés de recarbonatation sont à l’étude (qui pourraient stocker
150 kg de CO2 par tonne de béton déconstruit, selon des essais de
laboratoire30. Les bétons spéciaux se développent (bétons de bois ou autres
fibres, ou intégrant des nanoparticules, des fils métalliques, des capteurs, des
nanotubes de carbone), bétons dits auto-sensibles, « intelligents » (smart
concrete), connectés et/ou auto-réparants, capables de stocker de la chaleur
ou de rafraichir ou de s’auto-nettoyer, voire de légèrement dépolluer l'air de
certains polluants ; sujets par exemple à l’ordre du jour d'un colloque
scientifique international, du 6 au 8 juin 2017 à l'Unesco à Paris34.
Environnement et climat
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Pollution de l'air
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Les cimenteries comptent parmi les installations polluantes (fumées, vapeurs,
envols de poussières37,38, notamment des années 1950 aux années 197039,
avant l'amélioration significative des électrofiltres40 et autres systèmes de
traitement des envols de poussière ou des fumées). Aujourd'hui, les
principaux rejets dans l'atmosphère restent les poussières, les oxydes d'azote
et le dioxyde de soufre.
Les cimenteries sont souvent autorisées à brûler des déchets 41 (dont
notamment certains déchets de pneus42,43, farines de vache folle, déchets
de tanneries44, déchets de la pétrochimie ou de l'industrie chimique, etc.) En
Europe, les cimenteries co-incinérant des déchets sont notamment soumises
à la directive européenne 2000/76/CE (transcrite dans le droit français par les
arrêtés du 20 septembre 2002 fixant des valeurs limites d’émissions
spécifiques aux installations co-incinérant des déchets ; des autorisations
d’exploiter sont délivrées par arrêté préfectoral qui, dans les environnements
sensibles, peuvent diminuer les autorisations d'émissions).
En décembre 2019, les trois pilotes du projet national FastCarb pour une
production bas carbone du béton ont démarré ; ce programme teste trois
manières de produire un béton bas carbone à partir de béton recyclé : la
cimenterie LafargeHolcim de Val d'Azergues près de Lyon expérimente le
fonctionnement d'un petit lit fluidisé entre autres pour améliorer les transferts
thermiques ; Vicat teste dans sa cimenterie de Créchy (Allier) un tambour
rotatif et Eiffage a installé la troisième technologie dans un conteneur en
utilisant pour son test le béton de la déconstruction de l'École
Centrale à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). En Allemagne, le projet
« WestKüste 100 », au stade de l'étude de faisabilité, prévoit de tester dans la
cimenterie d'Holcim à Lägerdorf la conversion de 100 % du CO2 en méthanol
en utilisant de l'hydrogène et de l'électricité éolienne54.
En février 2022, deux cimentiers dévoilent des tests réussis de ciments zéro
carbone : le mexicain Cemex a testé avec succès en Espagne la cuisson
solaire d'un ciment classique (à 1 450 degrés), grâce aux concentrateurs de
rayonnement de la start-up suisse Synhelion, constitués de miroirs qui
concentrent les rayons du soleil sur une chaudière située au sommet d'une
tour. Une cimenterie solaire industrielle de 300 000 tonnes/an nécessiterait un
site de 1 km2 et 300 000 m2 de miroirs. Un pilote semi-industriel serait
envisageable en 2025 et une échelle industrielle de 300 000 tonnes/an serait
possible vers 2030. Le cimentier français Vicat a conçu un « ciment » mais
biosourcé (végétal), en phase de pré-industrialisation ; Vicat prévoit un
premier chantier test au printemps, pour une commercialisation début 202357.
En mai 2022, la société vendéenne Hoffmann Green Cement Technologies,
créée en 2014, signe un partenariat avec Bouygues Immobilier, après quatre
opérations pilotes menées par le promoteur immobilier dans l'ouest de la
France avec du béton à base du ciment décarboné conçu par la PME
vendéenne, qui a créé le premier ciment sans clinker au monde à être validé
par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Son empreinte
carbone est cinq fois moindre qu'un ciment classique. Hoffmann vient aussi
d'obtenir une autorisation d'occupation temporaire de quarante ans sur le port
de Dunkerque afin de construire un troisième site de production, d'une
capacité de 250 000 tonnes/an, qui sera la réplique du deuxième, située en
Vendée. Hoffmann Green Cement Technologies portera sa capacité de
production annuelle à 550 000 tonnes/an au premier semestre 202458.
Les tests à pratiquer sur les ciments tout au long de la chaîne de production,
pour mesurer leurs propriétés, ont été décrits dans une pré-norme
européenne finalisée en 1989 (EN 196 series).
Glossaire
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Ciment alumineux
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Article principal : ciment d'aluminates de calcium.
Le ciment alumineux fut mis au point par J. Bied, directeur scientifique
des Ciments Lafarge, en 1908, et fabriqué industriellement en France à partir
de 1918. C’est un ciment à base d'aluminates de calcium. Les ciments
Portland, quant à eux, contiennent des silicates de calcium. Les aluminates
ne libèrent pas de chaux en cours d'hydratation, et confèrent au béton ou au
mortier alumineux des propriétés recherchées :
Sa fabrication nécessite de très haute température (~ 1 750 °C) car son point
de fusion pâteuse est beaucoup plus élevé en raison de l'absence quasi
totale de Fe2O3 qui joue aussi le rôle essentiel de fondant pour le ciment
Portland ordinaire: voir les diagrammes ternaires de Fe2O3 pour le système
CaO et SiO2. Par analogie, en sidérurgie c'est le CaO qui joue le rôle de
fondant pour le système Fe2O3 et SiO2.
Ciment fondu
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Le ciment fondu est un ciment alumineux, du début du XXe siècle, dont la
prise demande beaucoup d'eau, dégage beaucoup de chaleur et est très
rapide. Il ne se dégrade pas dans les eaux magnésiennes et sulfatées, se
mélange mal avec d'autres ciments et est d'un prix élevé.
Ciments de grappiers
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La production de ciments de grappiers commence vers 1870. Les grappiers
sont les éléments durs que l'action de l'eau ne peut faire tomber en poudre
lors de l'extinction de la chaux, et que les bluteries rejetaient. C'étaient les
incuits, surcuits, chaux limites et parties trop chargées en argile des calcaires
argileux. Constituant une perte sensible pour le fabricant, on aboutit
au Teil (Ardèche) à en tirer parti en créant le ciment de grappiers, dont la
qualité pouvait être remarquable. Ce produit un peu bâtard a disparu
définitivement du marché avec la Première Guerre mondiale, mais on le
retrouve encore dans les manuels d'architecture des années 1930.
Ciment de laitier
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Ciment appelé aussi « ciment pouzzolane », obtenu à partir de laitier de hauts
fourneaux mélangé avec de la chaux grasse éteinte et de la chaux
hydraulique. Le laitier, pour acquérir de la résistance, doit avoir été refroidi
brusquement à la sortie du four en étant immergé dans l'eau. Il contient
des sulfures de calcium qui s'oxydent à l'air, qui lui donnent une teinte bleutée
(semblable à celle de la lazurite ou des lapis-lazuli en raison de la présence
de l'anion S3– dans le réseau cristallin silicaté), et désagrègent les mortiers,
mais il durcit considérablement, bien que lentement, en milieu humide. C'est
un liant hydraulique latent dont le dégagement de chaleur est étalé dans le
temps, ce qui a l'avantage de limiter l'élévation de la température au cœur
des ouvrages massifs, ou par périodes de fortes chaleurs comme en été.
Ciment lent
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Ciment à prise lente, plus de huit heures ; voir ciments naturels ou ciment
Portland.
Ciment mixte
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Nom que donnaient les usines du nord de la France aux faux artificiels, et
vendus ailleurs sous le nom de « Portland naturels », est composé de ciment
naturel et de grappiers de chaux mélangés en proportions variables.
Ciments naturels
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Les ciments naturels sont des ciments prompts ou lents, voire demi-lents. Ils
sont obtenus par la cuisson de calcaire, argileux naturellement, de bonne
composition. Ciment prompt et ciment romain en font partie. Les ciments
naturels se divisent en deux classes :
les ciments prompts, cuits à 900 °C comme les chaux, qui font prise en
moins de vingt minutes ;
les ciments lents, cuits à un état proche de la fusion pâteuse à 1 450 °C,
qui font prise en une ou plusieurs heures.
Des variétés intermédiaires étaient obtenues directement ou par mélanges et
étaient appelées « demi-lents ».
Vers 1880, les ciments naturels des environs de Grenoble (plus grande région
productrice) résultaient de la cuisson de calcaire argileux contenant de 23 à
30 % d'argile, plus ou moins pure. Une fois cuits, ils renfermaient 35 à 45 %
d'argile calcinée et 65 à 56 % de chaux. La proportion d'argile considérée
comme la meilleure est de 23 à 24 % dans le calcaire et de 36 % d'argile
calcinée dans le ciment. Ils donnaient suivant leur cuisson des ciments
naturels lents ou prompts. Seul le ciment prompt naturel est encore produit.
Ciment Portland
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Article principal : Ciment Portland.
Le ciment Portland est un ciment artificiel obtenu par la cuisson, proche de
l'état de fusion pâteuse, à 1 450 °C, des chaux limites mélangées intimement
(calcaires contant de 20 à 25 % d'argile) et longtemps appelées « chaux
brûlées », ou de roches calcaires et de roches argileuses soigneusement
dosées. C'est l'appellation courante des ciments lents. La dénomination de
Portland vient des fabriques de Portland au Royaume-Uni, où le ciment avait
la même couleur que les pierres de la région.
Le ciment prompt est fabriqué depuis la fin du XVIIIe siècle. Il a longtemps été
appelé « ciment romain » dans le nord de la France, les pays anglo-saxons et
d'Europe de l'Est, bien que cette qualification commerciale soit impropre. Les
grands producteurs étaient sur l'île de Sheppey en Grande-Bretagne et
à Vassy, Pouilly-en-Auxois et Grenoble (encore en activité), en France.
Le ciment prompt a longtemps été utilisé pour faire des moulages au gabarit,
ou fabriquer des pierres factices de ciment moulé (de 1820 à 1920 environ). Il
est encore utilisé comme ciment à sceller, comme adjuvant naturel dans les
enduits de chaux, pour les travaux maritimes et pour la fabrication des
moulages d'art, surtout dans les Alpes et en Italie du Nord (importation de
ciment français, le prompt de la Pérelle et de la Porte de France de la société
Vicat, dernier producteur).
Ciment sulfaté
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Le ciment sulfaté fut mis au point en 1908 par Hans Kühl. Il fut peu fabriqué
en Allemagne, mais exploité industriellement en Belgique et en France à
partir de 1922, et jusqu'en 1965.
Ciment romain
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Voir ci-dessus Ciment prompt.
Commerce
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En 2014, la France était nette importatrice de ciment, d'après les douanes
françaises. Le prix à la tonne à l'import était d'environ 560 €71.
Sources
[modifier | modifier le code]
1. ↑ Lafarge en Égypte et aux Émirats arabes unis [archive] [PDF], Dossier de presse,
Lafarge, janvier 2009, 30 p.
2. ↑ Revenir plus haut en :a b c et d Commission européenne, Prévention et contrôle intégrés de
la pollution. Document de référence sur les meilleures techniques disponibles dans
les industries de fabrication du ciment, de la chaux et de la magnésie, mai 2010,
526 p. (lire en ligne [archive])
3. ↑ « On estime que le ciment pourrait être responsable de 5 % de émissions de Gaz à
Effet de Serre (GES) anthropiques », Émissions du ciment quelles
perspectives [archive], sur www.construction-carbone.fr
4. ↑ Groupe Lafarge (2001), 1er rapport de performance économique, sociale et
environnementale ; « Construire un monde durable » [archive], p. 34, 60 (encart : les
réductions des émissions de CO2)
5. ↑ Dans son « rapport 2010 [archive] » (consulté le 26 mars 2013) sur le changement
climatique, l'Académie des sciences conclut que « Plusieurs indicateurs
indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à
2003. Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la
concentration du CO2 dans l’atmosphère. L’augmentation de CO2 et, à un moindre
degré, des autres gaz à effet de serre, est incontestablement due à l’activité
humaine. Elle constitue une menace pour le climat et, de surcroît, pour les océans
en raison du processus d'acidification qu'elle provoque. […] »
6. ↑ Revenir plus haut en :a et b Jean-Pierre Adam, La Construction romaine. Matériaux et
techniques, 6e éd., Grands manuels picards, 2011, p. 76
7. ↑ Louis Joseph Vicat, Traité pratique et théorique de la composition des mortiers,
ciments et gangues a pouzzolanes et de leur emploi dans toutes sortes de
travaux (lire en ligne [archive])
8. ↑ J.M. Morisot, Tableaux détaillés des prix de tous les ouvrages du bâtiment.
Vocabulaire des arts et métiers en ce qui concerne les constructions (maçonnerie),
Carilian, 1814 (lire en ligne [archive])
9. ↑ Revenir plus haut en :a et b Clément Louis Treussart, Mémoire sur les mortiers hydrauliques
et sur les mortiers ordinaires, chez Carillan-Goeury, 1829 (lire en ligne [archive])
10. ↑ Les mythes ont la vie dure comme le prouve certains éditoriaux récents (« Le
ciment romain était plus solide ! techniques-ingenieur.fr [archive] »)
11. ↑ La norme NF P 15-301 de 1994 donne la définition suivante : « Le ciment est un
liant hydraulique, c’est-à-dire une matière inorganique finement moulue qui, gâchée
avec de l’eau, forme une pâte qui fait prise et durcit par suite de réactions et
processus d’hydratation et qui, après durcissement, conserve sa résistance et sa
stabilité, même sous l’eau. »
12. ↑ « Pourquoi le prompt est un ciment naturel ? » [archive],
sur www.cimentetarchitecture.com
13. ↑ F. Davidovits, Vitruve et le mortier romain, étude archéologique et linguistique,
mémoire de maîtrise de lettres classiques, Faculté des Lettres, Amiens, 1992
14. ↑ G. Lugli, (1956), L'opus caementicium in Vitruvio, in Classica et
Mediaevalia, vol. 17, Copenhague.
15. ↑ Frédéric Davidovits (1995), Les Cultures de l'Antiquité Classique, Les Mortiers de
pouzzolanes artificielles chez Vitruve évolution et historique architecturale, université
Paris X-Nanterre, 1992-1993, thèse de DEA, Geopolymer Institute, France [PDF],
95 p.
16. ↑ Revenir plus haut en :a et b Guillaume J., La redécouverte du ciment romain [archive],
Ecolopop, 25 juin 2013
17. ↑ Louis Joseph Vicat, Recherches expérimentales sur les chaux de construction, les
bétons et les mortiers ordinaires, Goujon, 1818, consultable en ligne
sur : https://patrimoine.sorbonne-universite.fr/idurl/1/2048 [archive].
18. ↑ Revenir plus haut en :a et b « Les techniques de dépoussiérage [archive] »,
sur ADEME (consulté le 12 juin 2020).
19. ↑ CGT, « Problème électrofiltre [archive] ».
20. ↑ Revenir plus haut en :a b et c « Géoportail [archive] », sur geoportail.gouv.fr (consulté le 12 juin 2020).
21. ↑ (en) EMC Cement BV, EMC Cement BV website, EMC Cement BV (lire en
ligne [archive])
22. ↑ (en) H Justnes et V Ronin, Performance of Energetically Modified Cement (EMC)
and Energetically Modified Fly Ash (EMFA) as Pozzolan, SINTEF (lire en
ligne [archive] [PDF])
23. ↑ Normes [archive] [PDF], sur www.piles.setra.equipement.gouv.fr
24. ↑ Revenir plus haut en :a et b Afnor, « NF EN 197-5. Ciment – Partie 5 : Ciment Portland
composé CEM II/C-M et Ciment composé CEM VI [archive] », sur Afnor
Editions, 1er mai 2021 (consulté le 20 avril 2023).
25. ↑ Revenir plus haut en :a et b DIN, « DIN EN 197-5. Ciment – Partie 5: Ciment Portland
composé CEM II/C-M et Ciment composé CEM VI - Version allemande EN 197-
5:2021 [archive] », sur Afnor Editions, 1er juin 2021 (consulté le 20 avril 2023).
26. ↑ Revenir plus haut en :a et b « NBN EN 197-5:2021. Cement – Part 5: Portland-composite
cement CEM II/C-M and Composite cement CEM VI [archive] », 25 mai 2021 (consulté
le 20 avril 2023).
27. ↑ « Les ciments "bas carbone" : de nouveaux mélanges ternaires [archive] »,
sur Infociments, 2021 (consulté le 21 avril 2023).
28. ↑ Caractéristiques et emplois des ciments [archive] sur le site Infociment
29. ↑ « USGS - Minerals Information: Cement [archive] », sur minerals.usgs.gov, février
2019.
30. ↑ Revenir plus haut en :a b c et d Myriam Chauvot, « Le marché du ciment est retombé à son
niveau d'il y a 50 ans [archive] », 8 avril 2015
31. ↑ Même le ciment se délocalise ! [archive], Usine nouvelle, 18 mars 2010.
32. ↑ nantes.port.fr, « nantes.port.fr/ebook/Lemagazine96/12/ [archive] »,
sur nantes.port.fr.
33. ↑ www.paris-normandie.fr, « nouvelle-unite-de-broyage-de-ciment-au-havre [archive] »,
sur paris-normandie.fr.
34. ↑ Revenir plus haut en :a b c et d En 2017, la consommation de ciment croît plus vite que
prévu [archive], Batiactu et AFP, 2 juin 2017
35. ↑ « Vicat mise sur la start-up 2170 pour les ciments bas carbone [archive] », AC
Presse, 24 mai 2019 (consulté le 1 septembre 2020).
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