Cours Complet D.C
Cours Complet D.C
Ce chap. entend situer historiquement les institutions de la 5eme rep. Sans entrée dans les détails de
l’histoire consti Fr il s’agira de comprendre à l’occasion d’une section 1 les régimes parlementaire
antécédent donc 3ème et 4ème re, on distinguera ensuite le contexte proprement constituant c’est-à-
dire le contexte juridique et historique e l’adoption de la consti de 1958 de l’intention constituante
ce qui nous permettra de saisir le projet des auteurs de la consti en réaction aux expérience
institutionnelles précédente, ces développement permettrons de saisir leur conception politique au
sens large.
I) La 3ème rep
A) Le dispositif constitutionnel
A la suite de la défaite militaire face à la Prusse le 4 sep 1870, signifiant la chute de 2nd empire, un
gouv de fait est constitué en France. Parallèlement un assemblé national est élu. Elle n’est pas élue
sur un programme constituant. Cette assemblée est principalement monarchiste car les électeurs
comme le monarchiste souhaitaient la paix donc la défaite, alors que les républicains souhaitaient
résistés. Cette assemblée était compo de nbreuse faction politique très divisée, et de 738 députés.
Chez les monarchistes, 2 camps vont s’opposer les légitimistes d’un côté qui revendiquent leur
fidélité aux Bourbon donc le dernier descendant est le comte de Chambord, de l’autre côté on trouve
les Orléanistes qui soutenaient le comte de Paris, petit fils de Louis Phillipe. A gauche les députés
sont aussi très divisés, entre les futurs socialiste et les radicaux, enfin cette assemblée contenait des
députés Bonapartiste malgré la chute de l’empire. Cette assemblée était incapable d’orienté des
travaux constituant, pourtant puisqu’elle est principalement monarchiste elle accepte le principe
d’un gouv républicain provisoire. En fév. 1871 le pacte de Bordeaux transfère le pv exé a Adolf Thiers,
qui reste placé sous la dépendance de l’assemblé nationale. Mais Adolf Thiers va rapidement agacer
les monarchistes car il va jouer de sa responsabilité indiv en menaçant de démissionner afin
d’imposer ces vues à l’assemblé nationale. C’est la raison pour laquelle les monarchistes vont voter la
loi dite Rivet qui allait rendre Thiers responsable devant l’AN de manière associé aux autres
ministres. La responsabilité était focalisée sur Thiers en tant que chef de gouv provisoire ce qui lui
donnait un réel pv d’influence. Ainsi par cette loi Rivet la responsabilité indiv de Thiers est diluée
dans la responsabilité collective du ministère ce qui a pour effet d’amoindrir le prestige de Thiers.
Une 2nde loi continue de limiter l’influence de Thiers, en rendant lourde et complexe ces prises de
parole devant l’AN c’est la loi De Broglie de mars 1873. Cette procédure était tlm étrange qu’elle a
été nommée le cérémoniale chinois. Pour prendre la parole devant l’assemblé il devait lui adresser
un msg pour signifier sa prise de parole, dans cette hypothèse la discussion parlementaire était
suspendu après ka réception du msg. Le président pouvait intervenir le lendemain, sauf si un vote
spé de l’assemblé autorisait la prise de parole le jour mm. Le discoure du président entrainait le levé
de la séance parlementaire. La discussion ne reprenait que lors d’une séance ultérieure et les
délibérations se faisaient en l’absence du président, son discoure était écouté mais avait aucune
conséquence politique et juridique. Grace à ces 2 lois les monarchistes parviennent à mettre Adolf
Thiers en minorité, et il sera contraint de démissionner à l’automne 1873. Plusieurs mois vont passer
sans que rien n’aboutisse dans l’AN, en janv. 1875 elle parvient toute fois a adopté une pv légi
bicamérale. Surtout le 30 janv. 1875 un amendement va être déposé par le député Wallon, qui pose
l’élection du président de la rep par les chambres à la majo abso des suffrages. Adopté à 1 voix de
majo cet amendement va constater la forme républicaine du pv, il sera en 2nd lecture adopté en une
large majo. C’est le résultat d’un consensus politique selon lequel la droite monarchique
reconnaissait la forme rep du régime, tandis que la gauche rep admettait une possible révision totale
des institutions en vue du rétablissement éventuelle de la monarchie.
Le texte consti adopté en 1875 est bref et dispersé. Il n’y a pas de déclaration de droit, mais 3 lois
consti adopté à 2 moment différents, la loi du 24 fév. 1875 sur l’orga du sénat, la loi du 25 fév. 1875
sur l’orga des pv publics, d’autre par la loi du 16 jui 1875 la loi des rapports des forces publiques. Ces
3 lois n’ont pas d’empreinte idéologique, on n’y trouve pas de réf a la nation ni à la souveraineté. Ces
silences s’expliquent par le consensus politique qui a gouverné l’adoption de ces lois et empêché un
choix idéologie tranché. Pour autant on peut déduire de ce silence qu’il reprend implicitement es
acquis révolutionnaires de 1789 notamment l’attachement à la propriété privé a la protection les
liberté indiv et à la fraternité que la rep va investir. En 1875 il y a une conciliation entre différent
éléments contradictoires, la forme rep du pv, le régime parlementaire issu de la monarchie consti, le
principe démocratique consacré en 1848. Ces textes consti se limitent à l’indispensable car ils
entendent formaliser un régime parlementaire qui doit laisser une marge de manœuvre au titulaire
du pv. D’ailleurs les lois consti de 1875 ne fixent aucun cadre a la révision consti faisant du dispositif
de 1875 un exemple de consti souple, la révision pouvant entre initier et validé par le seul parlement.
Néanmoins ce consensus ne durera qu’1 temps car les républicains deviendront majo dans les 2
chambres des 1879. Dans ce contexte une loi du 14 aout 1884, sera votée afin d’empêché qu’il soit
porté atteinte à la forme rep du gouv, l’art 5 de cette loi dispose « la forme rep du gouv ne peut faire
l’objet d’une proposition de révision, les membres des familles ayant régné sur la France son
inéligible a la présidence de la rep ».
Du point de vue institutionnel, les lois de 1875 consacrent l’existence d’un gouv solidaire procèdent
du président élue par les chambres et responsable politiquement devant ces mm chambre. Il s’agit
en principe d’un régime parlementaire dualiste car le cabinet ministériel est concurremment
responsable devant le chef de l’état par la nomination et devant les 2 chambres légi par la
responsabilité politique. Le président de la rep, malgré le contre seing ministériel dispose d’un
domaine étendu de comp, il lui est possible d’ajourné les chambres, d’adresser des msgs a la
chambre des députés et de demander à cette dernière une 2nd délibération. Outre le droit e nommé
le gouv le président de la rep dispose surtout du droit de dissoudre la chambre des députés, s’il
obtient l’avis conforme du sénat. Précisons ici que le sénat devait obligatoirement donner son accord
à toute dissolution par le président de la chambre des députés. Cette cond résulte des exigences
monarchistes de 1875, en contrepartie de la reconnaissance de la forme rep du pv. Persuadés que le
sénat serait largement acquis au conservatisme trad, les monarchistes ont posé l’obligation de l’avis
conforme du sénat a la dissolution présidentielle, afin qu’aucune majo monarchiste ne soit menacée.
Concernant le président il faut préciser qu’il est irresponsable de ces actes sauf cas de haute
trahison, on retrouve le principe de l’inviolabilité royale de la monarchie consti. Ce motif
d’accusation est tlm flou qu’il n’aurait guère trouvé a entre appliqué sauf le cas éventuel
d’intelligence du président avec l’ennemi, c’est-à-dire une conspiration avec des puissances
étrangères contre les intérêts nationaux. Pour aboutir à la sanction de haute trahison, qui pouvait
frapper le président comme tout ministre, la procédure de 1875 reprend la procédure
d’impeachment, puisque l’accusation était prononcée par la chambre des députés, tandis que le
jugement était prononcé par le sénat.
Concernant la chambre des députés, le texte est encore moins précis. Ces ce silence qui parait
signifier le pv de cette chambre, le caractère étendu de ces comp. En revanche son statut et son
action de contrôle son d’emblée souligné. La chambre des députés est le fruit su suffrage universel,
et la source avec le sénat qui est lui élu au suffrage indirect et représentant les intérêts des
circonscriptions terri, de l’élection du président de la rep. C’est devant les 2 chambres que les
ministres sont solidairement et politiquement responsable. Face à ces pv étendus et face à la
maitrise par la chambre les députés de la révision consti Carre de Malberg estimait que les textes de
1875 contenaient les germes inévitables du parlementarisme absolu. Une telle affirmation peut être
nuancée à la lumière des pv attribués au président de la rep et aux ministres. Il faut toutefois
souligner le pv légi attribué aux chambres qui peuvent activement contrôler le ministère et l’usage de
la dissolution pour le seul sénat.
Il n’est pas ici possible de retracer toutes les crises qui ont jalonné la 3eme rep il faut néanmoins
rappeler que la dynamique du parlementarisme fondé sur le manque de confiance entre l’AN et le
gouv, cette dynamique ayant contribuer au dev des partis politique en France à la fin du 19ème. Il faut
retenir de la 3ème rep, le moment charnière, celui de la crise du 16 mai 1877 qui a bouleversé le
régime parlementaire mis en place en 1875. Cette crise marque le passage d’un parlementarisme
dualiste, a un régime d’assemblé marquant la nette domination de la chambre des députés, et
provoqué par l’abandon et non la disparition de l’utilisation du droit de dissolution du président de la
rep. Cette crise du 16 mai 1877 à mobiliser tous les instruments du régime parlementaire, mis en
jeux à responsabilité des ministres, dissolution, démission des titulaires du pv exé. Il faut donc retenir
l’abandon du droit de dissolution qui était fondamental à l’équilibre du régime parlementaire
instauré. C’est dans ce contexte qu’a pu prospérer le régime d’assemblé, régime caractérisé par
l’entière dépendance du gouv vis-à-vis de la chambre représentative, et par une maitrise du
processus politique par cette mm chambre. On comprend mieux ainsi pk la 3ème rep est réputé avoir
accentué le légicentrisme, dans la mesure ou la loi expression de la volonté générale, ne pourra
jamais être contesté. Ce légicentrisme est d’autant plus net que les lois consti de 1875 ne prévalait
pas sur les lois ordinaires. En d’autres termes aucune supra légalité n’était envisagé, qu’ils s’agissent
des lois consti elle mm, et des lois portant révision de la consti. Toutefois cette prépondérance de la
chambre des députés a paradoxalement conduit à la création de technique permettant au gouv de
prendre des mesures relevant du domaine de la loi. C’est ce qu’on appelle les décrets loi. Ils sont des
actes du gouv, pris en vertu d’une habilitation légi dans un domaine relevant normalement de la
comp du légi. Ils sont donc matériellement légi.
Enfin si la 3ème rep est connue pour ces nbreuse affaires, l’affaire Dreyfus, l’affaire Stavisky, l’affaire
des fiches …, il faut relever qu’elle a donné naissance à de grandes loi, la liberté de la presse 1881, les
lois Ferry sur l’enseignement obligatoire et gratuit de l’école primaire de 1882, la loi sur la liberté
d’association de 1901, et enfin la loi de séparation de l’Eglise et l’état de 1905.
A la suite de la victoire des alliés un gouv provisoire nommé comité Fr de libération nationale est
constitué par l’ordonnance du 3 juin 1944 avec l’appui d’une assemble consultative provisoire. Le
référendum du 21 oct. 1945 mis fin aux l’institutions de 1875 qui n’avaient pas été abroger sous le
régime de Vichy. Une assemblée constituante provisoire fut mise en place un peu avant sans disposer
de tt le pv constituant dans la mesure ou la consti proposé devait être ratifier par le peuple par
referendum. A cette occasion l’assemblé élu le fut en partie par le suffrage des femmes au terme de
l’ordonnance du 21 avril 1944. On précisera ici qu’il s’agissait notamment pour le général de Gaulle
de s’attiré le vote féminin qui était réputé comme plus conservateur. Le gouv et l’assemblé provisoire
vont œuvrer à une tentative de rationalisation du parlementarisme que l’on peut def dans un 1er
temps comme un encadrement formel des mécanismes du régimes parlementaire afin de
contraindre leur mise en œuvre a une série de cond.
L’assemblé élabore un 1er projet de consti en avril 1946 qui sera refusé par referendum qui sera
refusé car ce projet proposait un parlement monocaméral. La consti de 1946 sera finalement
approuvé par referendum le 13 oct. 1946 par un nb faible de votants en raison d’une abstention très
élevé. Cette consti contient une décla des droits qui aura une dimension double. Elle va répéter la
valeur universelle des droits de l’homme d’une part contenu des atrocités de la guerre. Elle va
synthétiser les valeurs libérales de la DDHC avec les valeurs de la démocratie sociale d’autre part.
Cette décla est le préambule de la consti de 1946 dégage un cadre intellectuel que l’on peut qualifier
de socialiste : interventionnisme de l’état dans la vie éco, conception associationniste de la
communauté humaine, égalité des sexes, droits et devoir au travail, protection des plus faible,
consécration des libertés collective. La consti dans son préambule prévoit l’hypothèse de la
nationalisation de la propriété privé c’est-à-dire l’accaparement par les personnes publiques des
propriétés privé dans un but d’intérêt général. Aussi la consti de 1946 réaffirme la vigueur su principe
démocratique et réaffirme aussi la nature représentative des institutions.
Le pv légi sous la 4ème rep se compose de 2 organes, un assemblé national élu au suffrage universel
directe avec des modes de scrutin variable qui combine le principe majo et la représentation
proportionnelle, et un conseil de la rep élu au suffrage indirect par les collectivité locales (collèges
d’élu locaux aux termes d’un système assez proche de la 3ème rep). Ces 2 organes légi se partage le pv
légi de manière très inégalitaire. A ce titre les fonctions du conseil de la rep sont significatives. Il n
peut que se limité à la formulation d’avis de réflexions qui n’oblige pas l’assemblé nationale celle-ci
détenant le monopole de la souveraineté nationale. De plus le conseil de la rep ne peut pas mettre
en jeu la responsabilité politique des ministres. Il faudra attendre 1954 et la révision consti du 7 déc.
pour que ce conseil de la rep bénéficie de l’initiative légi. Cette révision instaure en conséquence la
navette parlementaire. A l’évidence les attributions de l’AN sont considérables, initiative et vote des
lois, interdiction de toute délégation du pv légi, examen et vote du budget, contrôle de l’activité du
gouv. L’AN investie cette fois officiellement le président du conseil (ancien 1er ministre), c’est elle qui
met en jeu la responsabilité du conseil des ministre, au terme s’une éventuelle motion de censure ou
d’une notion de confiance. Enfin l’AN autorise la ratification des traités, peut accorder l’amnistie et
désignes les membres de la haute cour de justice qui pouvait avoir a jugé les ministres pour des
infractions pénales.
Enfin il faut mentionner le comité consti, sorte d’ancêtre du conseil consti dont la mission consistait à
contrôler si une loi entrainait une révision de la consti pour être valable. Une telle fonction se bornait
à établir un contrôle de processeur qui n’a rien à voir avec un contrôle du respect des droits
fondamentaux sur le fondement du préambule. Il s’agissait avant tout d’adapter la consti a l’œuvre
légi ce qui montre la encore la primauté de la norme légi.
Il faut ici distinguer le président de la rep et le conseil des ministres. Concernant le président de la
rep il est élu par le parlement (AN et conseil de la rep) pour 7ans à la majo absolue des suffrages.
Cette durée est le mm que celle qui avait été prévu en 1875. Le constituant avait estimé que la
durée de 7ans serait probablement la durée de vie de l’éventuel monarque à savoir le comte de
Chambord. Il s’agissait en réalité de limiter le futur règne d’un monarque qui n’était pas apprécier.
Aussi il s’agissait de dissocier la dure du mandat présidentiel de la durée de la législature, pour bien
montrer que le chef de l’état n’était pas déter par la vie et le jeu politique de cette assemblé légi
notamment dans son rapport avec le cabinet ministériel. Ce président est politiquement
irresponsable mais peut être destitue pour haute trahison ce qui signifie la conservation d’une
incertaine responsabilité. Malgré le contre seing d’un ministre on peut considérer que les comp du
président reste classiquement étendu, il conserve un pv de nomination étendu, signature mais non
ratification des traités, présidence du conseil des ministres, comp en matière de sécu et défense
nationale, promulgation des lois, demande d’une éventuelle nouvelle délibération devant l’AN.
Concernant le conseil des ministres, le président du conseil est cette fois ci officialisé. Son investiture
est centrale dans la compréhension des pv. Il ne peut être nome par le président de la rep qu’après
avoir été investi de la confiance de l’AN à la majo absolu à laquelle il a soumis le programme
politique du cabinet ministériel. C’est dire ici que le président est limité juridiquement en ce qu’il ne
pourra que nommé la personne ayant été désigné par l’assemblé et qu’il aura éventuellement
présenté à celle-ci. Cette investiture place le président du conseil dans une situation de légitimité lui
permettant d’agir politiquement. A partir de 1946, un système de double investiture va se
développer selon lequel l’AN investi le président du conseil par un vote, puis les autres membres du
conseil des ministres par un autre vote, le plus souvent ces votes était obtenu à la majo simple. Cette
double investiture sera inscrite dans la consti à la suite de la révision consti de 1954.
Les attributions du président du conseil sont fondamentales et témoigne d’un transfert des comp
classiquement reconnu au président de la rep. Le président du conseil est le seul après avoir délibéré
en conseil des ministres à pouvoir posé la question de confiance. De plus il a l’initiative des lois, il
nomme à l’emploi civil et militaire concurremment au président de la rep, il dirige les forces armées
et est chargé de l’exécution des lois. Enfin les ministres ont le droit d’être entendu devant les
chambres dès qu’il le souhaite, leur responsabilité est collective, il y a une unité du cabinet qui volera
en éclat face à des coalition parlementaire fragile.
A 1ère vue le système se rapproche du système parlementaire puisqu’il prévoit les mécanismes
ministériels et celui de la dissolution. Nous sommes face à un régime parlementaire qui présente la
spé d’être rationalisé dans la mesure ou la consti de 1946 encadre ces 2 mécanismes fondamentaux
dans leur enclanchement et leur mise en œuvre. Il s’agit d’une réaction aux régies d’assemblé de la
3ème rep qui avait provoqué une très grande instabilité gouvernementale entre 1880 et 1940. Cette
instabilité de la 3ème rep reposait sur 2 facteurs la menace abandonnée de la dissolution
parlementaire, et l’absence de structuration partisane suscité par l’existence de nbrx partis et
courant politique qui n’ont pas créer de grands partis structurés. Il s’agit donc d’un régime
parlementaire rationnalisé qui met en œuvre la collab des pv, notamment l’initiative légi partagé
entre le ministère et l’AN. Malgré cette entreprise de rationalisation le pb des partis politique
accentué par un mode de scrutin a la proportionnel qui va se généraliser va générer une grande
instabilité, on le reprécisera, la représentation proportionnelle multiplie mécanique les partis
politique. Parallèlement l’interdiction faite au pv légi de délégué son pv au conseil des ministres va
être remis en cause par l’adoption des lois cadre. Le légi dans ces lois va déterminer des matières qui
était autrefois légi en matière réglementaire. Pour le dire autrement il va délégaliser certaines
matière légi, c’est-à-dire il va leur conférer un naitre réglementaire. Ces lois ont été en réalité utilisé
pour contourner l’interdiction de la délégation puisque que la délégalisation n’est pas la délégation.
Pour en revenir à la question du régime politique il va s’avéré que la pratique du régime va
également contourner les dispo de la consti. Il faut ici distinguer la responsabilité ministérielle de la
dissolution.
1) La responsabilité ministérielle
2 hypothèses pouvaient conduire à la mise en jeu de la responsabilité politique des ministres, c’est
d’abord celle de la question de confiance qui ne pouvait être posé que par le président du conseil
après délibération du conseil des ministres a l’occasion d’un texte sur lequel il engageait sa
responsabilité. Le vote de l’AN pour aboutir à la confiance ou la défiance devait avoir lieu un jour
franc après la question pour éviter les votes d’humeur et surtout devait obtenir la majo absolue des
suffrages pour être valide. La seconde hypothèse est ensuite celle de la motion de censure qui est
une technique par laquelle les députés prennent l’initiative de mettre en jeu la responsabilité
ministérielle. Les cond était les mm que le vote de confiance, il fallait attendre un jour franc entre le
dépôt de la motion et la vote, il fallait en outre la majo absolue des votants pour obtenir ka censure
dans un scrutin qui est public. Les députés vont en réalité contourner ces obligations strictes en
obtenant des majos simples qui n’obtiendrons non pas juridiquement mais politique le cabinet
ministériel a démissionné particulièrement psk la majo parlementaire était fragile et de circonstance.
Les cabinets ministériels se retrouvait contraint de démissionner quand une majo simple mais
significative votait la défiance ou là censure et ce malgré les cond précise de l’art 49 de la consti.
L’absence de partis politique structuré et dominant dans le cadre de la représentation proportionnel
faisait que le mao parlementaire était réalisé par des coalition qui pouvait changer du jour au
lendemain. Dans ces cond une défiance ou une censure obtenue par 40% des suffrages suffisait à
contraindre le ministère a démissionné alors que le textes consti imposait une majo absolue. Le
critère politique l’a emporté sur le critère juridique provoquant une grande instabilité parlementable.
Ce n’est donc pas de ces procédures que dépendait le pb mais de l’absence de majo parlementaire
cohérente a l’assemble susceptible de soutenir un ministère. La responsabilité politique ne
sanctionne plus un conflit entre les organes mais officialise les clivages qui provoc l’instabilité
ministériel. C’est ce contexte qui causera la critique du général de Gaulle concernant le régime des
partis.
2) La dissolution
Le dispositif consti du 4ème rep relatif à la dissolution est radicalement différent de celui de la 3ème
qui conditionnait la dissolution par le président a l’avis conforme du sénat. En 1946 la dissolution est
très complexe à envisager. Pour qu’elle puisse aboutir voici le détail : pour que la dissolution puisse
avoir lieu, il faut qu’en 18 mois 2 crises ministérielles interviennent dans le cadre des art 49 et 50 de
la consti art qui revoient à la question de confiance et la motion de censure. Dans cette hypothèse la
dissolution pouvait être prononcé en conseil des ministres après avis du président de l’assemble et
au terme d’un décret pris par le président de la rep qui ne faisait que formalisé. Il fallait donc selon le
texte consti que 2 crises interviennent (défiance ou censure) selon les cond de vote qui imposait
notamment la majo des suffrages exprimé. Or les députés s’arrangeaient pour renverser les
ministères à la majo simple empêchant ainsi un vote à la majo absolu condition juridique nécessaire
pour envisager la dissolution. C’est le calibrage des votes, les députés s’arrangeait pour que la majo
absolue ne soit jamais atteinte rendant nul toute hypothèse de dissolution. 1 seule dissolution eu
lieu sous la 4ème rep en 1955 a l’initiative du président Faure dans la seule perspective de permettre
une nouvelle élection dans le cadre du système électoral instauré en 1951. Autrement dit il ne
s’agissait pas d’un conflit politique mais de mettre en œuvre un nv système électorale.
I) Le processus historique
Si le Général voulait certainement modifier les institutions politiques existent encore fallait-il qu’il
compose avec la procédure de révision consti de la 4ème rep s’il entendait respecter la légalité consti.
Or s’il voulait respecter cet art 90 il devait obtenir l’assentiment du parlement pour toute révision de
la consti. Cette perspective paraissait peu probable car le parlement de l’époque n’allait pas
consentir à une diminution de ces comp que le général de Gaulle avait clairement envisagé dans son
grand discours de Bayeux. La procédure normale de révision impliquait le vote d’une résolution
indicative de résolution par le parlement. Il fallait attendre 3 mois pour qu’une 2nd lecture su projet
de révision est lieu pour aboutir à une discussion et une adoption de la loi de révisions. Grace a une
résolution qui était en suspend simplement voter en 1955 De Gaulle a évité la procédure normale en
associant son projet de révision a cette résolution de 1955. Ainsi la loi du 3 juin n’a pas été voté en 3
mois mais en 3 jours.
Il s’agissait d’ailleurs concernant cette résolution qui n’a pas abouti, d’un texte qui proposait
ironiquement la procédure de révision de la consti. Formellement cette loi consti du 3 juin 1958 est
donc pour le moins critiquable politiquement elle a été rapprocher par certain de la loi consti du 10
juillet 1940 par laquelle l’AN (réunion de la chambre des députés et du sénat) avait transférer son pv
constituant au maréchal Pétain pour que ce dernier puisse édicter une nouvelle consti. Certes la loi
du 3 juin a été très rapidement adopté et elle présente cette particularité d’être intuitu personae
dans la mesure où elle vise expressément et nommément celui qu’elle habilite (intuitu personae
renvoie à un acte juri qui nomme son destinataire et lui confère éventuellement des droits). Cette loi
vise expressément le gouv du Général de Gaulle. Pour autant ce rapprochement doit être nuancé car
le gouv ainsi habilité doit obtenir l’avis d’un comité consultatif contenant des parlementaires, ainsi
que l’avis du conseil d’état. Aussi la loi consti du 3 juin 1958 pose des cond de fond au futur travail
constituant. En effet la loi impose le respect de la légitimité démocratique, la séparation organique
des pv exé et légi, la responsabilité du gouv devant le parlement, ce qui marque la préférence pour le
régime parlementaire, l’indépendance de la justice pour préserver les droits indiv et sociaux acquis
en 1946, enfin la loi prévoit que les peuples d’outre-mer doivent voir leur indépendance consacrée.
La loi consti insiste donc sur l’élection des députes ou suffrage uni direct, sur le choix des ministres
par le président de la rep, et d’emblée sur une spé qui caractérisera la 5ème rep : celle de
l’incompatibilité entre la fonction ministérielle et le mandat parlementaire. En 1958 le Général de
Gaulle insiste sur cette incompatibilité qui est contraire au parlementarisme. En réalité le Général
était soucieux de rendre effective l’autonomie organique et donc décisionnelle du gouv. Cette
exigence se rapporte à la dépendance dans laquelle se trouvait le ministère vis-à-vis de l’AN sous la
4ème rep en raison du mécanisme de la double investiture. De plus l’appartenance des ministres a un
groupe parlementaire n’était pas sans poser de difficulté. Les ministres était le plus souvent contraint
par les directives des partis auxquels ils appartenaient sachant qu’il y avait de nbrx partis dans la
cadre de la représentation proportionnel. Les ministres pouvaient donc en tant que parlementaire
être parfois contraint de voter contre un texte défendu par le cabinet au quel ils appartenaient. De
gaulle a donc entendu rétablir l’autonomie organique et décisionnel du gouv pour rendre les
ministres indépendants. Peu après un avant-projet de consti a été formulé à la suite de l’adoption de
celle loi. 2 autres organes furent consultés, un organe politique le comité interministériel qui sous
l’influence de Guy Mollet et Pierre Pflimlin a défendu la conservation du parlementarisme. Le
président devait fondamentalement conserver un rôle arbitral. Un 2nd organe technique fut le comité
d’expert présidé par Michel Debré. Ce qu’il faut retenir c’est que ces 2 comité ont tempéré la 1ère
version du texte consti qui faisait du président l’autorité définissant la politique inter et exter su
pays. On s’approchait du président des US cela ne sera pas conserver. La deter de la politique
nationale devait revenir au 1er ministre. De plus ces comités se sont opposés aux projets selon lequel
tous projets de loi que le parlement aurait refusés ou toutes question fondamentale pour la nation
pouvais être soumise ou référendum par le président. Ensuite un comité consultatif représentatif des
sensibilités parlementaires préconisa 2 mesures qui ne seront pas retenu, l’encadrement
exceptionnel des pv, et le rejet de l’incompatibilité entre les fonctions ministérielles et le mandat
parlementaire. Si la loi du 3 juin 1958 n’imposait pas au gouv d’être lié par les avis des comités
consultatifs, le gouv repris de nbrx amendements proposés, sans remettre en cause l’incompatibilité
entre le mandat parlementaire et fonction ministériel. La consti de 58 est donc un compromis que
l’on ne peut pas réduire au trio de Gaulle Debré Capitant. Le référendum constituant eu lieu le 28
septembre 1958. Le OUI l’emportât a 80% des voix, montrant ici la perte d’influence du parti
communiste qui a fait compagne pour le NON. Le référendum portait aussi sur l’acceptation ou non
par le terri d’outre-mer d’intégré la communauté.
Dans cette section qui vise à appréhender le projet institutionnel fondamental, et le type de consti
finalement retenu, 2 points peuvent être présenté, le projet de rationalisation du parlementarisme
et les condos de révisons de la consti d‘autre part
- Etablir un régime strict des sessions parlementaire dans la mesure ou l’AN sous le 4ème rep
pouvais maitriser assez librement la durée de sa propre session.
- Le second objectif a pu être qualifier de révolution juri car c’est la def du domaine de la loi
qui était avant la norme fondamentale dont le contenu n’était pas précisé dans la consti ce
qui présupposait qu’il était totalement extensible. La rédaction de l’art 34 de la consti
définissant le domaine de la loi confère au légi un comp d’attribution c’est-à-dire un champ
de comp délimité par le texte consti. Cette délimitation de la loi par la consti implique qu’elle
prime sur la loi et ceux d’autant plus que cette consti créer le conseil consti qui contrôlera la
conformité de la loi a la consti.
- Le 3ème objectif concerne la réorga de la procédure légi et budgétaire qui devait être plus
contraignante de l’égard du parlement qui maitrisait ces procédures. Les constituants cont
diminuer le nbrx des commissions des assemblé parlementaire. De plus l’ordre du jour des
assemblés sera maitrisé par le gouv qui disposera en outre d’instrument pour accélérer le
processus délibératif.
- Un encadrement cette fois ci effectif des mécanismes du régime parlementaire, ce qui vise ici
prioritairement la responsabilité politique des ministres qui pourra être mise en jeu selon des
cond très restrictive.
Il faut évoquer ici une décision fondatrice du conseil consti qui fut rendu le 24 juin 1959, qui
conjugue l’aspect procédurale et substantiel. Dans cette décision le conseil a censuré des dispo de
l’AN, règlement portant sur le fonctionnement interne de l’assemblé parlementaire, car ces dispo
avaient vocation à ouvrir une possibilité pour l’AN de mettre en jeu la responsabilité politique du
gouv en dehors du cadre des art 49 et 50 de la consti. En outre ces dispo pouvaient étendre les comp
légi de l’AN en marge de l’art 34 de la consti. Le conseil consti a estimé que ces dispo devaient être
déclarées comme non conforme à la consti suivant une interprétation stricte du texte consti et en
particulier de la comp absolu du seul pv constituant d’établir les cond de la mise en jeu de cette
responsabilité politique des ministres. A l’évidence cette décision participe à l’entreprise de
rationalisation du parlementarisme.
Par opposition à la consti dite souple d’Angleterre qui peut être modifiée par la loi votée par le
parlement souverain, la consti de la 5ème rep est une consti rigide. Ça révision obéie à une procédure
spé. Dans le cadre de la 5ème rep il faut distinguer la révision telle qu’elle est prévue par l’art 89 de la
consti de celle qui est envisagé plus spécifiquement par l’art 11 de la consti. Ce qui renvoie ici à la
révision consti de 1962 ayant conduit à l’élection du président de la rep au suffrage universel direct.
Pour rendre compte de ce dispositif il faut étudier l’initiative de la révision, les limitations puis la
procédure a la révision.
L’initiative est partagée, elle revient au membre du parlement et au président de la rep sur
proposition du 1er ministre, les 2 têtes de l’exé sont liées et l’initiative peut échouer dans le cadre
d’une cohabitation, c’est à dire dans l’hypothèse d’une dissociation entre la majo parlementaire
soutenant le gouv et l’appartenance politique du président de la rep. Cette initiative est limitée le pv
constituant originaire qui exprime le pv de création de la consti, a posé des limites au pv constituant
dérivé qui renvoie au pv de révision de la consti. 2 limites sont posées a toutes hypothèses de
révision consti, la 1ère se rapporte à la situation lors de laquelle il est porté atteinte à l’intégrité du
terri, en cas d’occupation du terri la révision de la consti ne serait être admise. Une telle limitation
renvoie d’un point de vue historique a la loi du 10 juillet 1940 par laquelle l’AN dans le cadre de
l’occupation du terri national, avait conféré les pleins pv au maréchal Pétain. Sur le fondement de cet
alinéa, le conseil consti a retenu l’impossibilité pour le président du rep, d’enclenché un processus de
révision consti lorsque l’art 16 de la consti est en vigueur. Cet art octroi des pv exceptionnel au
président en cas de menace grave et immédiate pesant sur les institutions de la rep, l’indépendance
de la nation et l’intégrité du terri. C’est ici la cense de la décision du conseil consti le 2 septembre
1992 portant sur le traité de Maastricht. Par ailleurs il faut indiquer qu’il ne peut être fait appli de
l’art 89 suivant l’art 7 de la consti lorsque le président de la rep est empêché. Si le président de la rep
est empêché temporairement ou définitivement le président intérimaire qui est le président du sénat
ne pourra pas prendre l’initiative de révision consti. La 2nd limitation, est relative à l’interdiction faite
à l’occasion d’un projet de révision de la consti de portée atteinte à la forme républicaine du gouv.
L’alinéa 5 est ainsi formulé : « la forme rep du gouv ne peut faire l’objet d’aucune révision ». On peut
voir dans cette dispo une interdiction faite a tout entreprise de restauration monarchique. Toutefois
il est possible de retenir une def plus large de cette formule, de telle sorte qu’aucune révision ne
puisse porter atteinte au grand principe qui structure le régime rep, notamment la laïcité, le service
public ou la fraternité. Ainsi cette limitation matérielle portant sur le fond de la révision pourrait non
seulement exclure le remplacement du président par un monarque héréditaire, mais aussi
l’abrogation des principe fondamentaux reconnu par les lois de la rep, issu des grandes lois
républicaines de la 3ème rep et inclus dans le bloc de consti. Dans la continuité une interrogation est
apparue à propos de la supra constitutionalité de certains principes, en particulier cette interdiction
de portée atteinte à la nature rep du gouv. Selon cette hypothèse, le pv constituant originaire aurait
enlever des mains du pv constituant dériver la possibilité de déroger à certains principes de valeur
consti ayant une valeur intangible et qui serait par conséquent sup a la consti mm. On notera que les
cours consti allemandes et italiennes, ont estimées que certains principes, particulièrement les droits
fondamentaux devait limiter la souveraineté du pv constituant, et échapper à sa faculté de réviser le
texte consti. En France une telle hypothèse a été rejeté à la fois par une partie de la doctrine et par le
conseil consti. Par exemple George Vedel défendait l’argument du caractère illimité du pv
constituant dérivé.
En ce qui concerne le conseil consti, il a en quelque sorte clos le débat, puisqu’il a considéré dans une
décision du 26 mars 2003, qu’il « ne tenait d’aucune dispo de la consti le pv de statuer sur le pv de
révision de la consti ». Confronté à une saisine qui tendait à soulever l’incompatibilité de la
décentralisation avec la forme rep du pv, le conseil devait se prononcer sur sa propre comp. S’il
déclinait ça comp, il risquait de s’interdire tout contrôle du respect des cond matérielle posées par
l’art 89 de la consti. A l’inverse s’il se déclarait compétent, il admettait la nature supra consti du
principe républicain qui s’imposerai au pv constituant dérivé selon l’interprétation qu’il en donnerait.
Il a donc choisi de ce déclaré incompétent car si le risque d’atteint au limitation matérielle est faible,
le risque d’entravé le pv constituant est quant à lui fort car le conseil consti aurait pu librement
déterminer le contenu de principe supra consti. Le conseil consti avait déjà affirmer en 1992 dans la
décision de Maastricht la souveraineté du pv constituant exprimant la souveraineté du peuple. En
2003 il a rejeté le principe de supra consti de certain principe confortant la souveraineté du pv
constituant et s’affirmant incompétent pour contrôler les lois de révisions de la consti.
S’agissant enfin de la procédure, le texte qu’il s’agisse d’un projet de loi consti ou d’une proposition
de loi consti doit être votées dans les mm terme par les 2 chambres, chaque chambre peut donc
s’opposer librement au texte et bloquer indéfiniment la révision.
Il faut en déduire ici qu’il ne sera pas possible de convoquer une commission mixte paritaire en cas
de désaccord entre les chambres. De mm l’AN ne saurait bénéficier du dernier mot qui caractérise la
procédure légi normale suivant les termes de l’art 45 de la consti. Le sénat, peut à lui seul mettre un
terme au processus de révision, il s’est notamment opposé, a l’introduction de l’exception
d’inconstitutionnalité en 1993, étant en quelque sorte la préfiguration de la QPC. A, propos de ce
refus du sénat des critiques ont pu être émise en raison du caractère peut démocratique de ce
blocage car le sénat est élu au SUID et il peut donc entraver la volonté de l’AN dont les membres sont
élus au SUD. Si la révision provient de l’exé, le président peut décider de soumettre le projet au
référendum ou de le faire adopter par le congrès réuni à Versailles a la majo des 3/5 des suffrage
exprimés. Pour rappel le congrès est constitué des 2 chambres légi soit l’AN et le sénat. En revanche
si la révision provient des parlementaires, la ratification de la proposition de la révision, ne peut
aboutir qu’au terme d’un référendum. Le général de Gaulle a expressément milité en faveur de cette
dispo. Il pensait en effet que les parlementaires ne prendraient pas le risque de se soumettre
facilement aux conséquences d’un référendum, notamment en matière de responsabilité politique.
Sur les 24 révisions consti effectuer depuis 1958, 22 l’ont été en l’appli de l’art 89, sur ces 22 21 ont
été ratifier par le congrès et 1 par le référendum en l’occurrence la révision d’octobre 2000 relative à
la réduction de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans. Logiquement 2 révisions on échapper à
l’art 89 de la consti, la 1ère est en quelque sorte historique puisqu’elle date du 4 juin 1960, pour
autant elle est déterminante car elle a autorisé sur le fondement de l’ancien art 85 de la consti, les
états africains de la communauté Fr à acquérir leur indépendance ou à rester au sein de la
communauté. Cet art 85, ne fut abroger que par la révision de 1995. La 2nde révision qui a échappé à
l’art 89, est fondamentale, il s’agit de la révision acquise par la loi référendaire du 6 novembre 1962
établissant l’élection du président de la rep au SUD.
L’art 89 est en principe la seule voix qui autorise la révision de la consti. Il est l’unique art du Titre 16
de la consti intitulé « de le révision ». En dehors de l’ancien art 85 la consti du 4 octobre 1958 n’a
prévu aucune dérogation à l’art 89 s’agissant de la révision. C’est de la pratique et d’une
interprétation audacieuse de l’art 11 de la consti, qu’une autre voix à la révision consti c’est ouvert.
Souhaitant modifier les art 6 et 7 de la consti afin d’instauré l’élection de la rep au SUD, le général de
Gaulle, s’est fondé sur l’art 11 de la consti. Il faut dire que le sénat avait d’emblée fait part de son
opposition à un tel projet ce qui empêchait à l’art 89. Dans ces cond, et pour contourner le
parlement le président de Gaulle décida d’utiliser l’art 11 de la consti qui autorise le président de la
rep à soumettre au référendum « tous projet de loi portant sur l’orga des pv public ». Cette
utilisation de l’art 11 pour réviser la consti a suscité de vives réactions politique comme doctrinale.
Du côté de la thèse gouvernementale, il était soutenu, que l’art 11 en ce qu’il vise la possibilité de
soumettre un référendum sur tout projet de loi portant sur l’orga des pv publics devait être
interprété comme permettant l’adoption d’un projet de loi consti. Pourtant le texte n’invoque pas la
loi consti. Certains auteurs ont cherché des arguments historiques, ils se sont notamment prévalus
de la loi consti du 25 février 1875 forment l’un des 3 textes consti de la 3ème rep, car cette loi consti
avait pour titre « loi relative à l’orga des pv publics ». Ils en ont déduit que cette formule ne pouvait
que renvoyer à l’adoption du loi consti. Cet argument n’étant pas convaincant, car de nbrx texte sur
les pv public n’ont pas été adopté par la voix de loi consti, mais par celle de la loi ordinaire depuis
1875. Du côté de la doctrine, on retrouve de grand nom comme Burdeau l’interprétation gouv n’a
pas convaincu. Au-delà de cette lecture biaisée de l’art 11 on reprochait au pv exé de laisser
entendre que les constituant aurait laisser coexister 2 procédure parallèle de révision. Or il faut le
répéter seul l’art 89 renvoi effectivement a la révision consti. Finalement l’argument le plus fort en
faveur de l’interprétation gaullienne de l’art 11 fut celui de la souveraineté pop. Certains estimais en
effet que le peuple étant souverain il ne pouvait être lié par aucune procédure prédéfinie. On pouvait
opposer ici que le peuple avait accepté en formulant son pv constituant originaire, d’exercer sa
souveraineté dans les seules formes prévues par le texte consti. Malgré les fortes oppositions au
projet du général, ce dernier a pu soumettre ces projets de révision au peule. Le président du sénat
de l’époque Gaston Monnerville a affirmé que le procédé utilisé par de Gaulle était constitutif d’une
forfaiture, d’une trahison. De mm la majo parlementaire de l’époque qui soutenait le gouv de de
Gaulle (1er ministre Pompidou) était également défavorable au projet du président de Gaulle. C’est la
raison pour laquelle, elle décida voter une motion de censure contre le gouv de Georges Pompidou
parvenant à obtenir sa démission. En conséquence le général s’empressa par un décret présidentiel
du 9 octobre 1962 de dissoudre l’AN. Quelques jours plus tard le OUI au référendum l’emporta et la
majo parlementaire nouvellement élut apporta un soutien massif au général de Gaulle et son gouv.
Le recours à l’art 11 a été légitimé par le vœux pop et le conseil consti formula son refus de contrôlé
l’intention du peuple souverain. Dans une décision du 6 nov. 1962 le conseil consti s’est déclaré
incompétent pour contrôler la conformité à la consti d’une loi référendaire qui adopté par le peuple
exprime directement la souveraineté nationale. Le général de Gaulle décida d’utiliser de nouveau
l’art 11 de la consti en 1969 a l’occasion d’un projet de révision consti visant l’orga régionale du terri
et la transformation du sénat. Le fondement paressait la moins problématique. Il reste que certain
auteur, ont considérés que l’utilisation de l’art 11 en 1962 avait donné naissance à un précédent
ouvrant la voix a une coutume consti. Ce fut la thèse défendue par Vedel. Un autre auteur a
largement démenti cette argumentation c’est Marcel Prélot. Pour Prélot, non seulement une
coutume ne peut être contraire à la règle de droit mais elle ne peut pas être admise si elle ne reçoit
pas un soutient pop massif, or dit prélot presque 40% des suffrages exprimé l’ont été contre la
révision de 62, ce n’est pas négligeable. Le débat a été relancer quelque année plus tard par
Mitterrand notamment dans le contexte de la cohabitation et dans la mesure ou l’art 89 impose
l’accord du 1er ministre pour tout projet de révision instauré par le président. Mitterrand a
clairement dit dans un art de presse en 1988 qu’il existait désormais 2 voix à la révision consti celle
de l’art 89 et celle de l’art 11 confirmant ainsi la thèse de la coutume consti. Mais les faits son-là, il
n’y a eu que 2 utilisations de l’art 11 de le consti dans la perspective de révisé la consti, la 2nd ayant
été un échec et ayant conduit à la démission de de Gaulle. Depuis 1969 aucun président n’a pris le
risque d’utiliser l’art 11 en ce sens de peur d’engager sa responsabilité perso et de provoquer son
éventuelle démission.
Si la consti entré vigueur le 4 octobre 1958 est un compromis restaurant l’autorité du pv exé dans le
cadre d’un régime qui demeure parlementaire, elle introduit quelque innovation. Peu discuté en 58,
la primauté de la norme consti en particulier sur la norme légi, allait être principalement garanti par
le contrôle de consti dont l’évolution sera tout à fait notable sous la 5ème rep. Aussi la consti renforce
le pv exé faisant écho à la conception Gaullienne du chef de l’état. Enfin elle consacre de manière
dispersé le principe républicain avant que la décentralisation soit officialisée en 1982.
On l’a dit le contrôle de consti était tout à fait limité sous la 4ème rep, il portait uniquement sur la
régularité formelle des lois, il ne pouvait pas conduire à abroger des lois anti consti mais seulement a
retardé leur promulgation, jusqu’à l’éventuel révision de la consti. Plus fondamentalement le
contrôle de consti s’opposait à la tradition de souveraineté de la loi, et était donc peu compatible
avec la conception républicaine des institutions tout au moins de 1875 à 1958. Ainsi son intro pouvait
apparaitre comme une véritable révolution. Une telle affirmation doit être nuancé, en réalité les
constituant poursuivaient des objectifs assez modestes lorsqu’ils ont créé le conseil consti. Certes les
constituant lui avait confiés en appli de l’art 61 alinéa 2 un possible contrôle de constitutionnalité des
lois. Toute fois l’exercice de cette comp était assortie de 2 tempéraments essentiels, la 1ère repose
sur la saisine du conseil consti qui était initialement limité à 4 autorité politique, le président 1er
ministre président du sénat et président de l’AN. Or ces autorités paressaient peu disposer dans un
1er temps à saisir une autorité qui pouvais mettre en cause la validité de leur œuvre légi. Le 2nd
tempérament est plus décisif encore, l’étude de la conformité du projet ou de la proposition de loi a
la consti s’entend en effet et initialement et de manière stricte. Seul son pris en compte les arts
proprement dit de la consti ce qui exclue le préambule, et se faisant les grandes normes protectrices
des libertés et des droits de 1789 et de 1946 auquel se préambule renvoie. En 1958 le conseil consti
était donc envisagé comme un potentiel régulateur des pv public et un éventuel censeur des
approximations procédurale dans l’adoption de la norme légi. Au fond, il devait avant tout veiller
principalement à l’initiative de l’exé, à ce que le parlement respect le domaine de la loi tel qu’il était
délimité par l’art 34 de la consti. Plus précisément le conseil consti devait assurer l’effectivité des art
37 alinéa 2 et 41 de la consti qui schématiquement permette au 1er ministre de faire constater que
des projets ou proposition de lois et des lois déjà promulguées qui outre passerait le domaine de l’art
34 puisse être neutralisé et rapatrié dans la comp du pv exé. Pendant plus de 10 ans le conseil consti
ne dépassera pas cette conception minimale de sa mission. 3 grandes étapes vont considérablement
modifier l’office su conseil consti :
-Une décision de 1971 dite liberté d’association, par laquelle le conseil consti s’auto
proclame des droits fondamentaux en fondant son contrôle sur la consti et son préambule.
-Une révision de 1974 a ensuite ouvert la saisine du conseil a 60 députés ou 60 sénateurs,
autorisant ainsi l’opposition parlementaire à contester les projets ou proposition de loi
formulé par le gouv ou par la majo parlementaire.
-Enfin une autre révision consti d’ampleur, celle du 23 juillet 2008 créer entre autres la
fameuse QPC.
Ainsi la portée du contrôle de consti a considérablement évolué, le conseil consti est passé du statut
de gardien des procédures consti, a gardien des droits fondamentaux au bénéfice des citoyens. La
normes consti a été largement renforcé prévalant clairement sur la loi. Cette primauté s’applique
aussi au traité international.
Si la consti que certaines de ces dispo sont intangible, et qu’elles s’imposent sur la loi par le contrôle
de consti, elle précise aussi qu’elle prime sur les engagements internationaux auxquels le France est
parti. Cette primauté se déduit de la lecture de l’art 54 de la consti qui peut pourtant appeler à
confusion. Cet art ne pose pas de présomption de supériorité du traité sur la consti. Dans l’hypothèse
ou un traité entrerais en opposition avec le consti en vue de sa ratification le pv constituant dérivé
restera souverain afin de décider ou non d’adapter la consti au traité international. Ça sera le cas de
la loi consti de 1992 qui a modifié la consti pour permettre l’entrer en vigueur su traiter de
Maastricht. En tout état de cause un traité qui ne sera pas conforme à la consti ne pourrai pas
produire d’effet dans l’ordre juri interne, seul le pv constituant souverain pourra décider de son sort
ce qui conduit à retenir que le consti prévaut sur le traité. D’ailleurs le conseil d’état l’affirmera
explicitement dans son arrêt de principe de 1998 Sarran, Levacher et autre. Cette primauté de la
consti spécifie la 5ème rep tout comme la restauration du pv exé.
Le parlement est privé de son ancien monopole d’élaboration de la loi. La consti de 1958 remet en
cause le principe de la démocratie parlementaire trad, en insérant le référendum légi. L’art 3 de la
consti, dispose que le peuple exerce la souveraineté nationale par l’intermédiaire de ces
représentant et par la voix du référendum. Le peuple peut donc approuver lui mm la loi, puisque le
référendum légi fait son entré dans la consti plus précisément a l’art 11 de la consti. Ainsi conçu ce
référendum initié par le président peut aboutir à l’adoption pop d’une loi. Enfin le parlement voix
son domaine de comp délimité par l’art 34 de la consti, l’art 37 indiquant que « les matières autres
que celle du domaine de la loi ont un caractère réglementaire. ». Théoriquement la souveraineté de
la loi disparait d’autant plus que la loi peut être soumise au contrôle de consti, et au respect des
stipulation des traités internationaux, suivant les thermes de l’art 55 de la consti. Enfin la procédure
parlementaire est largement maitrisée par le gouv, la mise en jeu de la responsabilité politique du
gouv par le parlement étant de son côté très difficile à mettre en œuvre au regard des cond posé par
l’art 49 de la consti. On comprend que logiquement cet encadrement permet de consacrer un
véritable rôle décisionnaire au pv exé.
A la lecture du texte consti la rep repose sur un certain nb de principe sujet a interprétation. Si la
forme rep du gouv est en principe intangible (art 89) la rep selon la consti de 1958 renvoi a plusieurs
notions diverses au-delà de la devise « liberté égalité fraternité » qui reprend la trad consti depuis la
révolution de 1789. Parmi ces notions c’est d’abord celle de souveraineté qu’il faut signaler dans la
mesure où elle n’est jamais délimitée tout au moins du point de vue de l’autorité politique. Elle
renvoi a l’art 3 a la nation et au peuple sans plus de détails. De plus il est évident que la souveraineté
étatique a largement été restreinte avec le consentement du pv constituant, notamment si on se
réfère à la construction européenne qui implique notamment une comp délégué à l’UE en matière de
citoyenneté, de justice, de police, de monnaie. Le rep se rapporte ensuite à la démocratie à propos
de laquelle la consti dit la également peu de mots. La consti se contente en effet de reprendre 2
formules déjà présente dans la consti de 1946 ; celle emprunté à Lincoln selon laquelle le principe de
la rep est « le gouv du peuple par le peuple pour le peuple » ; celle en outre déjà évoqué qui fait la
synthèse de rousseaux et Sieyès selon laquelle « la souveraineté nationale appartient au peuple »
étant entendu que le peuple « l’exerce par ces représentants et par la voix du référendum. Ces
formules sont vagues, et elle ne dissimule pas la grande discrétion du texte quant au peuple et aux
citoyens qui ne sont envisagé qu’abstraitement au en tant qu’électeur. Ce n’est pas le référendum
d’initiative citoyenne/partagé introduit en 2008 qui change grandement cette situation puisqu’il est
maitrisé par les parlementaires. En troisième lieu la consti réaffirme le principe d’égalité dans une
perspective qui rappelle l’art 6 de la DDHC. La rep assure dès le 1er art de la consti de 1958 « une
égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine de race ou de religion ». On
retrouve clairement l’universalisme de 1789 et le rappel de la culture légicentriste Fr que la consti de
1958 vient remettre en cause. En quatrième lieu la rep Fr est laïque ce qui implique qu’elle respecte
toutes les croyances mais qu’elle demeure neutre à l’égard de chacune d’elle. Les églises et l’état
sont séparé, la religion est une affaire privée qui doit rester éloigner de la chose publique. Enfin en
5ème lieu la rep Fr est dite sociale, ce qui renvoi ici là l’idée de justice social qui est particulièrement
prédominante dans le préambule de la consti de 1946 et qui est supposé guider l’action des pv
public. La rep se proclame également comme une rep indivisible.
B) La prétention contrariée de l’indivisibilité
On retrouve ici des considérations essentiellement liées à l’état nation, l’affirmation de l’indivisibilité
de la rep suppose d’abord l’intégrité du terri c’est-à-dire l’impossibilité de céder une parcelle du terri
a un état étranger ou de toléré une annexion du terri. Une telle perspective aurait pu conduire à
admettre que les colonies Fr ne pouvaient prétendre à l’indépendance. C’est la raison pour laquelle
la constituant a pris le soin de prévoir à l’ancien art 53 de la consti, l’hypothèse de la sécession des
terris colonisé après consultation des pops intéressé. Elle a permis non sans difficulté l’accès à
l’indépendance de l’Algérie en 1962 et des Comores en 1976. Une révision consti de 1998 a permis à
la nouvelle Calédonie d’accéder éventuellement à la pleine souveraineté. Les récents référendum
n’ont pas abouti en se cense. En outre l’indivisibilité repose sur l’unité et l’homogénéité du droit
applicable sur le terri. Là encore les principes souffrent d’exception multiples. Le constituant a établi
en effet des statuts différents pour les ancien DOM et TOM. En particulier l’assemblé locale de
nouvelle Calédonie a été constitutionnellement habilité à établir des lois du pays, ayant un caractère
légi et étant systématiquement contrôlé par le conseil consti. En 2003 la révision consti a autorisé ces
collectivités d’outre-mer qui remplace les TOM a adopté les lois et règlements aux caractéristiques et
contraintes qui leur sont particulière. Toutefois il faut rappeler que ces régimes dérogatoires ne
permettent pas de porter atteinte aux règles nationales en matière de liberté publics, ni de créer des
différences de traitement abusive entre les indiv. Enfin l’indivisibilité se fonde sur l’unité du peuple
français, principe affirmé par le conseil consti dans sa décision statut de la corse qui précise que le
peuple corse est une composante du peuple Fr. En 1999 le conseil consti a précisé que le principe
d’unicité du peuple Fr a valeur consti. Le conseil consti rappelle que la consti interdit toute distinction
de race d’origine ou de religion. Dès lors la rep ne reconnait pas les minorités, réaffirme que la
langue Fr est la langue off et elle entend rejette le communautarisme. Néanmoins on précisera que
le régime concordataire applicable en alsace Moselle constitut une entorse à cette unicité puisqu’il
suppose que les ministres des cultes catholiques protestant et israélite sont rémunérés par l’état.
Aussi le droit de vote en nouvelle Calédonie reste soumis à une obligation de résidence d’au moins
10 ans sur l’île ce qui montre la encore une atteinte au principe d’unité du peuple Fr.
Elle n’a pas été admise en 1958 il faudra attendre les lois Defferre de 1982 pour que la
décentralisation pour que la décentralisation se distingue de la déconcentration et emporte un
transfert de comp admi de l’état vers des collectivités terri distincte de lui disposant de la perso juri
et surtout élu localement. La révision consti du 28 mars 2003 a inscrit dans la consti ce nv principe de
la rep précisant que son orga est décentralisé ». Cette révision a également constitutionnalisé
l’existence de la région en tant que collectivité et étoffé le principe de libre admi en renforçant
l’autonomie des collectivités. D’une part les comp des collectivités terries peuvent d’étendre selon
certaines cond a certaines matières relevant du domaine légi. Les collectivités terries pourront ici
prendre localement des mesures légi si le parlement et le conseil consti ne s’y oppose pas, et que la
décision légi sera mieux appliqué à l’échelon locale, c’est le principe de subsidiarité. D’autre part les
collectivités terries peuvent quand la loi ou le règlement l’a prévu déroger à titre expérimentale au
dispo légi et règlementaire qui régissent l’exercice de leur comp. Il faut ici préciser que ce pv est très
encadrer mm s’il illustre l’autonomie grandissante des collectivités décentralisé. Les grandes
orientations du projet constituant de 1958 étant posé il importe désormais d’entrer dans
l’exploration du statut et des pv des organes consti.
C’est précisément sur le point de l’absence d’influence du président de la rep que les constituant ont
souhaité corriger ce qu’il considérait être des erreurs des rep précé[Link] fallait avant tout faire
cesser l’instabilité ministérielle ce qui passait par une réhabilitation du pv exé. Dans ce cadre les
constituants et en particulier de Gaulle, ont entendu restituer un rôle décisionnel d’ampleur au
président de la rep. Le président ne doit plus se limiter à une influence lointaine il doit donner
l’impulsion politique de façon concurrente à l’assemblé légi, c’est en ce sens que Michel Debré a pu
affirmer que le président était la clé de voute des institutions de la 5ème rep. Il reste que cette priorité
concernant le président du ressort du texte consti. C’est au président de la rep que les 1ers arts de la
consti sont consacrés. Il y a la une rupture avec la traditionnelle primauté formelle du parlement a
qui était consacré les 1ers arts des textes consti des 3ème et 4ème rep. La prépondérance
institutionnelle du président de la rep ressort de son statut et de ces attributions.
I) Le statut présidentiel
Ce 1er paragraphe se centre sur le statut du président de la rep, c’est-à-dire sur le dispo normatif qui
def ses droits et obligations ce qui écarte ici la question des comp/pv du président. Il s’agira de
mettre en lumières les particularités du mandat présidentiel avant d’abordé la responsabilité du
président.
Le mandat présidentiel tel qu’il fut originellement conçu en 1958 continuait la trad du
parlementarisme Fr établie depuis 1973. Ça duré était de 7ans au bénéfice du maréchal de Mac-
Mahon. En fixant cette durée les membres de l’AN entendaient barrer l’accession au trône du comte
de Chambord dans l’espoir que son descendant puisse accéder au trône. Le comte de Chambord était
trop attaché à l’ancien régime et notamment au drapeau blanc. De cette naissance conjoncturelle le
septennat est devenu une trad du parlementarisme Fr puisqu’il a caractérisé la durée du mandat
présidentiel en France de 1973 à 2000. Il faut dire que cette durée (7ans) ne posait aucune difficulté
pratique. Le président était alors élu par les chambres légi et disposait surtout d’un rôle de
représentation. Il ne défendait pas officiellement un programme politique et restait théoriquement
indifférent à l’éventuelle chgt de majo parlementaire qui se trouvait dans un rapport direct avec le
seul cabinet ministériel. Le texte de la consti du 4 oct. 1958 maintien de septennat. Il prévoit plus
spécifiquement l’élection du président par un collège électoral de 81700 personnes compo de
député, sénateurs, conseillé généraux et territoriaux, représentant de conseil municipaux, état
africain autonome mais non encore indépendant. De ce fait la consti de la 5ème rep continuait la trad
su régime parlementaire et se principe de l’élection du président au SUI, tout en conférent une
légitimité renforcée au président de la rep. Toute fois ce dispo n’a pas duré longtemps, la révision
consti de 1962 prise sur un fondement juri contestable a totalement bouleversé l’équilibre politique
et institutionnel des débuts. L’élection du président de la rep a inauguré une concu des légitimités
qui ne pouvais que favoriser l’autorité présidentiel. En effet parce qu’il dispose d’une légitimité pop
le président de la rep au-delà des dispo consti concurrence le parlement et notablement l’AN dont
les membres sont élus eux aussi au SUD. La légitimité d’un homme ou d’une femme pèse plus du
point de vue de la représentation politique que celle de 577 personnes réunit dans un assemblé légi.
C’est dans ce cadre que c’est développé particulièrement a conté de 1965 le phénomène du fait
majoritaire. Politique ce phénomène suppose que l’élection du président au SUD conduise ce dernier
à s’engager perso lors de la campagne élective sur la réalisation d’un programme. Dès lors parce
qu’elle ou il incarne la femme ou l’homme d’une politique soutenu par le peuple, les élection légi
consécutive sont devenu purement et le plus souvent confirmative. La majo parlementaire élu allait
soutenir la politique présidentielle engagé pendant la campagne des élections présidentielle. Ainsi le
fait majo désigne une situation politique au terme de laquelle la majo parlementaire soutient
activement le président, cette coïncidence politique rendant le contrôle de l’activité gouv par le
parlement peu effective, l’AN soutenant le gouv nommé par le président de la rep. Face à cette
situation l’a duré du mandat de 7ans, a pu paraitre trop longue a certain. Il se trouve en effet que le
président participant d’avantage au processus décisionnel au regard du programme politique qu’il
soutient et au regard des pv que le consti lui confère, voit son autorité s’user plus rapidement. La
générale de Gaulle s’est distinguée ici, puisqu’il avait pour habitude d’engager sa responsabilité
perso sur chaque référendum en vue précisément de renforcé son autorité. On a critiqué de Gaulle
d’avoir fait une utilisation plébiscitaire du référendum dans la mesure ou napoléon utilisait le
plébiscite pur renforcé sa légitimité charismatique. Une 1ère tentative de raccourcissement de la
durée du mandat fut initiée par le président Pompidou en 1973. Si cette tentative échoua car
Pompidou avait renoncé au référendum dans le cadre de l’art 89 de la consti a dû faire face à une
opposition qui voyait dans le quinquennat de souhaitait instaurer Pompidou un risque de confusion
entre le rôle du 1er ministre et le rôle du président de la rep. C’est l’apparition de la cohabitation à
partir de 1986 qui allait provoquer la future adoption du quinquennat. Il s’agissait en effet en 2000
d’éviter la reproduction de la cohabitation en tant qu’elle donne lieu à une discordance entre la majo
parlementaire et l’orientation politique du président de la rep. Pour empêcher que le président
puisse de nouveau être en situation de retrait et a la faveur d’un attrait pour le modèle américain on
optât donc pour le quinquennat à la suite de la loi consti du 2 octobre 2000. L’art 6 de la consti a
donc été modifié pour fixer a 5ans ka duré du mandat présidentiel et rompre ainsi avec la trad rep du
septennat. Le con est que le recentrage du président sur la vie politique nationale emporte une
forme de confusion entre le rôle du président et du 1er ministre. Cette tendance présidentialiste a été
accentué par la 3ème modification qui a été apporté à l’art 6 de la consti à la suite de la révision consti
de 2008. Depuis 2008 il est précisé que nul ne peut exercer plus de 2 mandat consécutif ainsi tout
président élu pourra être réélu pour exercer une sorte de super mandat de 10ans. Si tel est le cas il
ne pourra pas se présenter ensuite et devra attendre l’écoulement d’un mandat pour se présenter de
nouveau si son Age et sa pop le lui permette. D’un côté ce conditionnement épouse l’idée du
nécessaire renouvellement du perso politique, d’un autre côté, cette révision a accentué la
centralisation présidentialiste du pv suivant le modèle américain. On notera que depuis 2008 aucun
président n’a exercé 2 quinquennat consécutif.
Le mandat présidentiel ne va pas nécessairement à son terme, il peut être interrompu en cas de
décès du président comme sa fut le cas de Pompidou en 1974. De mm le président peut être
empêcher ou destituer suivant les dispo de l’art 68 de la consti. Concernant l’empêchement
présidentiel, il n’est pas def dans la consti mais sa procédure est précisée à l’art 7. Il en ressort que si
le président n’est plus en état d’exercer ces fonctions su point de vue physique ou mental le gouv
doit saisir le conseil condit. Ce dernier statuant à la majo absolue de ces membres pourra statuer que
le président est empêché soit temporairement soit définitivement. Si l’empêchement est tempo,
c’est le président du sénat qui assurera l’intérim jusqu’au rétablissement du président de la rep. Si
l’empêchement est permanant le président du sénat assurera l’intérim présidentiel jusqu’à l’orga
d’une nouvelle élection 35jours au plus tard après la décla par le conseil consti du caractère def de
l’empêchement. A la suite du décès de Pompidou, le président du sénat d’alors Alain Poher assura
l’intérim du 2 avril au 27 mai 1974 et cela avant l’élection de Giscard D’estain a la présidence de la
rep. Pendant cet intérim le président du sénat bénéficie des pv présidentiel a 3 exception notable, il
ne pourra pas soumettre de référendum sur un projet de loi suivant l’art 11, il ne pourra pas
dissoudre l’AN sur le fondement de l’art 12, enfin il ne pourra oas enclencher une procédure de
révision de la consti selon l’art 89. Il faut ajouter que le conseil consti interdit au président
intérimaire d’enclencher l’art 16 de la consti. Pour terminer ici il faut préciser 2 éléments tout
d’abord le président peut être éventuellement suppléé par le 1er ministre en cas d’absence ou
d’empêchement provisoire pour présidence des conseils des ministre et des comités de def national.
Ensuite le président doit renoncer à toute autre fonction publique et se soumettre aux obli né de la
loi orga sur la transparence de la vie public promulgué le 11 oct. 2013. Certain responsable public
dont le président doivent déclarer leur intérêt et leur patrimoine.
B) La responsabilité du président.
Avant 2007 le président de la rep à longtemps bénéficier d’une irresponsabilité casi tot puisque ça
responsabilité ne pouvais être engagé selon l’ancien art 68 de la consti que en cas de haute trahison.
Ce motif de la haute trahison n’a jamais reçu de def précise. L’histoire consti notamment la consti de
1848 laisse à penser que la haute trahison renvoyait la violation des dispo consti. Depuis la 3ème rep
cette notion a réapparu sans jamais être explicité. Elle persiste en 1958, et elle ne pourra être mise
en lumière qu’au prix d’une procédure très lourde, puisqu’il fallait un vote à la majo absolu des 2
assemblé légi pour accuser le président tandis que la haute cour de justice compo de plusieurs
parlementaires pouvait juger le chef de l’état.
En 2007 une commission fut constituée et confié à la présidence de Pierre Avril. Cette commission
présenta un nv dispo qui fut inscrit dans la consti à la suite de l’adoption par le congrès de la loi
consti du 23 fév. 2007. Cette dernière provoqua une nouvelle rédaction des art 67 et 68 de la consti.
Il en ressort que le président n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité sous réserve
des art 53-2 et 68 de la consti. L’art 53-2 renvoi aux règles établies par la cour pénale internationale
(crime de guerre contre l’humanité, génocide). En ce qui concerne l’art 68 il dispose que le président
ne peut être destituer qu’en cas de manquement à ces devoirs manifestement incompatible avec
l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le parlement constitué en haute cours. En
1er lieu il faut noter la politisation du voc au détriment des anciennes notions (haute trahison, mise
en accusation) qui évoquais la seule dimension pénale de la responsabilité présidentielle et la
procédure juri. L’aboutissement de la procédure quant à elle rappel la racine monarchique de
l’inviolabilité du chef de l’état et renvoi a une sanction purement politique. En 2nd lieu il faut bien
veiller à distinguer la haute cour qui n’est que le parlement (l’AN et le sénat en formation de
jugement) de la cour de justice de la rep (juridiction spé dont l’intervention vise exclusivement la
mise ne jeu de la responsabilité pénal des ministres). La procédure de destitution du président a été
précisée par une loi orga adopté le 24 nov. 2014. Elle est brève, interdit l’intervention de magistrat et
présente des garanti telle qu’il est fort peu probable qu’elle aboutisse un jour mm dans l’hypothèse
d’une coalition et l’existence de 2 majos à l’AN et au sénat politiquement hostile au président. La
procédure de destitution, peut être déclenché par l’AN ou le sénat par l’adoption à la majo des 2/3
de leur membre d’une proposition de réunion du parlement en haute cours. Cette proposition doit
émaner d’au moins 10% des parlementaires de l’une des 2 chambres. La 2nd assemblé doit ensuite se
prononcer dans les 15 jours si elle n’adopte pas cette proposition a la majo des 2/3 la procédure est
alors terminée. Une commission d’instruction est ensuite chargée de recueillir tout info nécessaire.
Elle dispose des prérogatives reconnues au commission d’enquête parlementaire. Elle élabore un
rapport qui est distribué au membre de la haute cour avant d’être communiqué au président de la
rep et au 1er ministre. Ce rapport est ensuite rendu publique. La haute cour doit ensuite se prononcer
dans un délai d’un mois, elle est présidée par le président de l’AN. Les votes s’effectuent à bulletin
secret et la délégation de vote est impossible. La majo des 2/3 de la haute cour est nécessaire pour
prononcer la destitution du président. Pendant la durée de la procédure le chef de l’état continue à
exercer ses fonctions. En ce qui concerne le motif de la décision, il relève de l’appréciation de la
représentation national pouvant être de nature pénal ou de nature plus indéterminé. Le flou le plus
total entoure la nation de manquement. C’est la formule manifestement incompatible qui semble
visée une situation de gravité et d’imprévisibilité qui pourrait frapper le président. La destitution
entraine la vacance de la présidence et une nouvelle élection à laquelle le président destitué peut
prendre part. ce qu’il faut comprendre ici c’est qu’une décision contestable de la haute cour pourrai
trouver à être renversé par le suffrage universel, c’est-à-dire la souveraineté pop. Il apparait en tout
état de cause bien excessif de parler selon l’art 68 d’empêchement à la française, tant la pénalisation
de la responsabilité présidentielle est absente. En ce qui concerne la politisation elle est apparente
mais les cond de la destitution son telle que son aboutissement devient aussi exceptionnel si ce n’est
impossible que sous le régime de la haute trahison. Enfin l’art 67 de la consti pose le principe de
l’irresponsabilité pénal du chef de l’état exclusivement durant son mandat. Il jouit à ce titre une
immunité totale de juridiction et ne peut notamment être entendu comme témoin, cependant cette
protection cesse à la fin du mandat plus précisément 1 mois après la fin du mandat. Les éventuelles
poursuites pénale et délai de prescription suspendu pendant le mandat peuvent reprendre.
Par ailleurs cette impossibilité de mettre en jeux la responsabilité pénale du chef de l’état est
asymétrique, en ce sens qu’elle ne retire pas au président de la rep le droit d’agir en justice pendant
son mandat.
Les pv du président de la rep procèdent des missions générales que lui confère l’art 5 de la consti.
Cet art fait en effet du président un gardien de la consti, un arbitre des pv publics, et le garant des
grands intérêt nationaux. En tant que gardien de la consti tout d’abord le rôle du président est
mineur tant cette fonction incombe depuis plusieurs décennies au conseil consti. Toute fois par son
pv de nomination et de saisine du conseil consti, le président contribue à la préservation de la consti.
Il y participe aussi par les usages que les présidents successifs ont pu développer au fil du temps et
qui sont devenu des précédents faisait office de règle consti. Sur ce point le président est à la foi
auteur et gardien des règles consti. En tant qu’arbitre ensuite on se trouve face à l’ambivalence de la
notion. Arbitrer peut renvoyer à la neutralité distante face à une compétition comme c’est le cas de
l’arbitre sportif. Arbitrer peut aussi renvoyer à l’autorité de celui qui concilie les intérêts opposés et
qui peut parfois décider souverainement si on songe à l’arbitre en droit international privé. Ainsi
dans le 1er sens le président ne participe pas à la décision politique mais se contente d’arbitrer par le
recours notamment à la dissolution en cas de conflit entre le gouv et l’AN. Dans le 2nd sens le
président fixe lui mm les orientations de la politique nationale et tranche les décisions essentielles,
forcé de constater que politiquement et juridiquement, c’est cette 2nd orientation qui prédomine. En
tant que garant des grands intérêt nationaux le président endosse des responsabilités particulières
s’agissant de la défense nationale et de la politique étrangère qui mettent en jeu des intérêt sup de
la nation. A ce titre le président ne s’efface pas devant le 1er ministre mm en cas de cohabitation, ces
matières reste du domaine régalien qui depuis la monarchie son traditionnellement confier au chef
de l’état. Se sur fondement et sur d’autre le président dispose d’attribution plus spé, pour en rendre
compte il faut aborder les attributions décisionnaires du président avant d’observé rapidement le
phénomène de présidentialisation de la 5ème rep.
La distinction pv propres pv partagés se rapporte à l’acte juri que le président de la rep peut édicter
dans le cadre de ces fonctions. Les pv partagé vise les actes qui doivent être contre signé par le 1er
ministre, les pv propres sont ceux qui ne sont pas soumis à cette obligation. Formellement le contre
seing est une signature additionnelle à celle de l’autorité compétente, qui permet d’authentifier de la
valider l’acte, rendant solidairement responsable l’autorité qui a apposé cette 2nd signature. Sous le
3ème est 4ème rep, tt les actes du président était contre signé par un ministre en l’occurrence le
ministre compétent dans le domaine dans lequel s’inscrivait l’acte à savoir le décret présidentiel.
Cette nécessité du contre seing s’expliquait alors par l’irresponsabilité politique du chef de l’état. En
effet le contre seing ministériel était le seul moyen dont le parlement disposait pour contrôler l’acte
présidentiel sans que la responsabilité du président ne puisse être mise en jeux. La 5ème rep retient
cette règle mais elle innove en conférent au président des pv dispenser de contre seing. C’est l’art 19
de la consti qui introduit cette innovation puisqu’il pose des exceptions à la règle suivant laquelle les
actes du président de la rep son contre signé par le 1er ministre et le cas échéant, les ministres
responsables. 8 actes échappent au contre seing si on se réfère à l’art 19. Il faut toutefois préciser
que ces pv propre sont pour certains soumis à des contrainte politique et juri particulière. Parmi ces
pv propre on retrouve :
- La décision de soumettre un projet de loi au référendum dans le cadre de l’art 11. Cet art
constitut une innovation centrale des institutions de la 5ème rep puisqu’il introduit dans la
consti un instrument fondamental de la démocratie directe dont l’utilisation c’est longtemps
trouvé dans les seules mains du président de la rep. Cet art on l’a vu permet au président sur
proposition du gouv ou sur proposition conjointe des 2 assemblés de soumettre au
référendum tt projet de loi portant sur l’orga des pv publics, sur des réformes relatives à la
politique éco sociale ou environnementale (depuis la révision de 2008 sur ce dernier point)
de la nation et au service publics qui y concoure, ou tendant enfin a autorisé la ratification
d’un traité qui aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. Ainsi si ce pv est
entre les mains du président il est limité matériellement par la liste des domaines dans
laquelle il peut s’exercer. De plus ce pv peut être contraint puisque la révision de 2008 a
introduit la possibilité pour le parlement si 1/5 des parlementaire en prennent l’initiative et
qu’ils sont soutenu par 1/10 des électeurs de soumettre un référendum sur les matières
précédemment évoquer. Curieusement dénommé référendum d’initiative partagé cet
instrument est maitriser par le parlement et ne peut avoir pour effet d’broger d’une loi
depuis moins d’1an. 1 seule initiative le référendum sur la privatisation d’aéroports de paris
fut mener sur ce fondement mais n’a pas pu aboutir, le seuil de soutient de 10% du corps
électorale n’ayant oas été atteint. Si l’art 11 avait fait l’objet de 2 applis en 1961 sur le
principe de l’autodétermination de l’Algérie et en avril 1962 sur la ratification des accords
d’Evian sur l’indépendance de l’Algérie son appli à l‘automne 1962 a fait l’objet d’une vive
polémique. En tout état de cause le référendum de l’art 11 a été utiliser ensuite à 4 reprises
sous la 5ème rep et sans engagement de la responsabilité du chef de l’état sur l’issu du
référendum. Cela a concerné l’élargissement des communauté éco européenne en 1972,
accords de Matignon sur le nouvelle Calédonie en 1988, le traité de Maastricht en 1992, et le
traité établissant le consti pour l’Europe en 2005.
- Les actes par lesquels le président communique avec le parlement en vertu de l’art 18. La
possibilité d’adresser des msgs au parlement est une technique traditionnelle des régimes
parlementaire. Afin de marquer la séparation des pv et l’indépendance des pv légi, on
interdit au président de se présenter librement devant les chambres parlementaires.
Cependant dans la continuité du cérémoniale chinois inauguré en 1873 par lequel ont limité
l’influence de Thiers en le contraignant à faire lire des msgs, la consti de 1958 avait
initialement prévu que le président pouvait faire lire par le président de l’assemblé concerné
un msg à l’assemblé légi. La révision consti de 2008a introduit une innovation sur ce point
désormais le président peut s’il souhaite s’sacraliser l’instant réunir les 2 chambres en
congrès à Versailles et lire en personne son msg. Cette lecture pourra être suivi d’un débat
du congre mais en dehors de la présence du président, aussi ce débat ne peut pas aboutir à
un vote, il ne sera pas possible à l’assemblé d’engagé la responsabilité perso du chef de l’état
dans ce cadre. Si l’utilisation de la lecture des msgs est encore d’actualité (Ukraine) le
discours devant le congrès n’a pas été abondamment considéré. Le 22 juin 2009 Sarkozy a
prononcé un discours devant le congre pour évoquer les conséquences de la crise éco, le 16
nov. 2015 François Hollande a fait de mm mais dans le contexte des attentats du 13 nov. En
juillet 2017 et 2018 Macron à utiliser ce discours devant le congrès pour exposer sa politique
générale notamment la veille du discours de politique générale en 2017. On notera que
Marcon souhaitait généraliser cette pratique du discours devant le congrès sur un mode
proche du discours de l’état de l’union des US. Tout fois Macron y a renoncé après
l’apparition des gilets jaunes.
- Enfin les derniers pv propres se rapporte aux actes par lesquels le président de la rep
participe à l’orga ou fonctionnement de la justice consti : nomination de 3 membres du
conseil consti dont celle du président, saisine du conseil consti en vue de contrôler la consti
d’une loi art 61 ou de la conformité d’un traité international a la consti art 54.
Dans la perspective gaullienne de résistance a des périls qui pourraient menacer la nation (souvenir
de la débâcle de 1940) un dispositif des pleins pv a été retenu à l’art 16 de la consti. Cet art est peu
limité dans son appli et interroge le fondement démocratique de la consti à tel point que certains
considère que cet art est une anomalie au sein de notre ordre consti. Ce dispo est exceptionnel car il
suppose en 1er lieu que le fonctionnement régulier des pv publics soit interrompu et qu’une menace
grave et immédiate s’exerce sur les institutions ou sur l’intégrité du terri ou sur l’indépendance de la
nation ou enfin sur l’exécution des engagement internationaux. A l’évidence ces motifs de mise en
jeu son large et laisse une large marge d’appréciation au président de la rep. Pour enclencher la
procédure le président doit en 2nd lieu recueillir les avis du 1er ministre et des présidents des
assemblés, mais également celui du conseil consti. Si l’avis de ce dernier doit être rendu public il faut
noter que ces 4 avis ne sont que consultatifs. Il s’agit donc bien d’un pv propre dispensé de contre
seing. Ils font d’avantage peser sur le président une obli politique et morale, le président demeure
donc souverain dans l’évaluation des cond qui justifient l’enclenchement de la procédure. Le juge
admi/ conseil d’état n’a pas d’avantage souhaité contrôler le décret présidentiel indiquant le recours
à l’art 16 de la consti. Il a affirmé que ce décret constituait un acte de gouv qui ne pouvais faire
l’objet d’un recours pour excès de pv.
Pendant la procédure d’appli de l’art 16, le président de la rep ne peut pas dissoudre les chambre légi
ce qui assure la continuité du parlement. Les assemblés légi, réuni de plein droit n’exercent pour
autant aucun contrôle sur les actes pris dans le cadre de l’appli de l’art 16 en conse aucune motion
de censure ne sera opposée au gouv. Ainsi les chambres légi feront de la figuration. Une fois le décret
pris le président pourra prendre tout acte justifier par les circonstances sans avoir à respecter le
domaine de la loi et celui du règlement tel que prévu par les arts 34 et 37. On l’a déjà précisé le
président est contraint dans le cadre de l’art 16 puisqu’il ne peut pas engager une procédure de
révision de la consti telle qu’elle est prévue à l’art 89. Il ne le peut pas au motif que l’art89 empêche
la révision en cas d’atteinte e l’intégrité du terri. Néanmoins l’art 16 est plus large dans ces motifs,
menace sur les institutions, inexécution des traités internationaux, dans ces hypothèse la révision
n’est pas rigoureusement interdite. De plus le recours à l’art 11 de la consti n’est pas expressément
interdit et l’on sait au regard de l’interprétation gaullienne que cet art 11 pourrai avoir pour effet de
modifier la consti. Les limites à la durée des pleins pv sont imprécise d’autant qu’aucun contrôle juri
n'est opérant. L’art 16 invoque la notion de moindres délais qui reste indéterminé et qui laisse
évidemment une large marge de manœuvre au chef de l’état. En tout état de cause cet art 16 n’a été
utiliser qu’une fois sous la 5ème rep, en 1961 à la suite du putsch à Alger. Dans le contexte de l’époque
il s’avérait que le fonctionnement régulier des pv publics n’avais pas été interrompu mais on pouvait
estimer qu’une menace grave pesait sur les institutions de la rep. En définitif l’usage comme le
critique de cet art est tombé en désuétude l’art n’ayant jamais utiliser depuis lors. La révision consti
de 2008 a ajouté un alinéa permettant d’encadrer d’avantage l’utilisation de l’art 16. Depuis 2008 le
conseil consti peut être saisie par des parlementaires, pour contrôler l’existence des cond requise
pour l’enclenchement de la procédure de l’art 16 après 30j d’exercice. Toute fois le contrôle qu’il
opère ainsi ne prend la forme que d’un avis consultatif.
3) Les pv partagés
Par opposition au pv propre les pv partagés du président doivent être contre signés par le 1eer
ministre et les ministres compétent selon l’art 19 de la consti. Cette obli de contre seing conduis a
transféré au moins en parti aussi bien le pv que la responsabilité de la décision au gouv. Si tel était le
cas sous les reps antérieur forcé de constater que la situation varie sous la 5ème rep, selon que l’on se
trouve dans une situation de cohabitation ou de fait majo. Par ailleurs certains usages du pv
présidentiel survivent à la conflictualité engendrée par la cohabitation notamment dans le cadre du
pv de nomination. Il est possible ici de distinguer 4 grands axes rendant compte de ces pv partagé.
- Tout d’abord les pv partagé dans le domaine militaire et dans le domaine des relations
internationales. En tant que chef de l’état le président est suivant l’art 5 garant de
l’indépendance nationale et garant de l’intégrité du terri. L’art 15 de la consti précise qu’il est
le chef des armés et que dans ce cadre il préside les conseils et les comité sup de la défense
nationale. Sur ce fondement le président dispose d’un pv de nomination des plus hauts
officiers généraux art 13 et peut engager les forces nucléaires Fr. avant 58 ce pv de
nomination confiée en théo au président avait été en pratique transféré au conseil des
ministres suivant une lecture parlementariste du régime. Il faut nuancer car la 5ème rep
organise une conciliation de la comp présidentiel dans le domaine militaire avec celle dont
dispose le gouv et le 1er ministre. Selon l’art 20 de la consti le gouv dispose de la force armée.
Selon l’art 21 le 1er ministre est responsable de la défense nationale. Il apparait ainsi qu’une
double comp soit envisager dans le domaine militaire ce qui semble en faire un véritable pv
partagé. La pratique du régime a clairement déséquilibré ce partage théo. Hors cohabitation
le président traité le plus souvent directement avec le ministre de la défense afin d’avoir la
main mise dans ce domaine. Cette prédominance ne s’efface pas en période de cohabitation.
Le président de la rep se réserve un pv d’appréciation très large dans ce domaine jusqu’à
refuser des noms de ministres de la défense qui ne lui conviendrais pas. Ce fut notamment le
cas de François Mitterrand lors de la 1ère cohabitation qui s’est opposé à la nomination de
François Léotard en 1986. En outre cette prédominance présidentielle en matière militaire
est constatable à l’égard du parlement qui pourtant en vertu de l’art 35 de la consti est le
seul compétent pour autoriser la déclaration de guerre, or le président de la rep n’a jamais
consulté le parlement malgré la lettre de la consti pour engager des troupes Fr sur des terri
étrangers, l’art 35 alinéa 1 n’a jamais été appli sous le 5ème on renverra ici à l’intervention
militaire en Lybie et a la plus récente opération Barkhane succédant à l’opé Serval mené au
Mali et décider par le président Hollande sans que le parlement est pu donner sont
concrètement. Le parlement n’a pas consenti mais a ensuite autorisé à 2 reprises le
prolongement des opé en 2013 et 2017 suivant l’art 35 alinéa 2 qui a été ajouté par la
révision consti de 2008. Dans le domaine des relation internationales le président a la charge
de représenté l’état Fr dans les relations avec l’extérieur. A ce titre la consti lui permet de
veiller au respect de l’appli des traité art 5 de nommer et accréditer les ambassadeurs art 13
et 14, et de négocier et ratifier les traités art 52. Cependant aucun de ces pv n’est visé par
l’art 19 de la consti ce qui impose le contre seing su 1er ministre et le cas échéant du ministre
responsable. Sur ce point encore il est aisé de constater que le président Fr dispose d’une
prépondérance au-delà du texte consti cela au nom de domaine réservé. Par exemple le
président de la rep Fr est l’un des rares chef d’état à siéger personnellement au conseil
européen au côté des chef de gouv que l’on soit dans une période de cohabitation ou non.
Ainsi il peut directement intervenir dans le domaine militaire et celui des relations
internationales quand bien mm le gouv lui serai politiquement hostile et malgré l’obli du
contre seing. Il peut y avoir ici des situations conflictuelles mais la reproduction d’usage de
certains comportement politique a permis de dégager quelque règle en large du texte consti.
- Les pv partagé du président de la rep dans le domaine de la politique gouv. Dans ce cas
assez large on retrouve les pv de nomination et de révocation des membres du gouv. La
nomination du 1er ministre est un pv propre, la nomination des membres du gouv relève d’un
pv partagé entre le président et le 1er ministre suivant l’art 8. Plus précisément les
nominations sont censées être faite sur proposition du 1er ministre. Le président ne devrait
donc qu’accepter ou refuser telle nomination ministérielle. En période de fait majo le
président impose systématiquement ces choix au 1er ministre qu’il a nommé. En période de
cohabitation, le 1er ministre compose son équipe gouv qui est d’un bord opposé à celui du
président. Pour autant des usages se sont établie au nom du domaine régalien, en période de
cohabitation les président Mitterrand et Chirac ont en effet peser sur certaines nominations
dans le domaine de la défense et des affaires étrangères. Mitterrand en 86 est opposé à la
nomination de Léotard mais également à celle de Jean Lecanuet comme ministre des affaires
étrangères. En 1997 Chirac a fait savoir qu’il souhaitait voir Hubert Védrine nommé ministre
des affaires étrangères, et Alain Richard comme ministre de la défense Lionel Jospin a
accepté sans contestation ces 2 souhait. Ensuite il faut relever que la présidence du conseil
des ministres par le président de la rep est un pv partagé selon l’art 9. Le partage du pv
s’effectue sur l’approbation de l’ordre du jour. Le 1er ministre propose l’ordre du jour que le
président approuve avant de convoquer le conseil des ministres. C’est ici un rôle politique et
normatif fondamental puisque le président peut ainsi influer sur le rythme de l’action gouv
en retardant ou accélérant l’étude d’un projet de loi qu’il soutient. Bien que partagé ce pv a
permis au président Mitterrand et Chirac en période de cohabitation de contrer l’adoption
de certains décrets. Dans la continuité il faut mentionner la signature des actes
réglementaires qui est un pv partagé prévu par l’art 13 alinéa 1 de la consti. Si l’art 21 confie
au 1er ministre l’exercice du pv règlementaire certains des actes qu’il prend à ce titre doivent
être adopté en conseil des ministres, notamment la nomination des préfets. L’art 13 précise
que ces actes doivent être signé par le président de la rep qui dispose d’un droit de regard
sur ces actes réglementaires. En période de fait majo le président de la rep utilise son pv de
présidence de conseil des ministres pour y discuter des décrets qu’il souhaite voir adopter. Le
1er ministre parait dessaisi de son pv réglementaire au profit du président. D’ailleurs le
conseil d’état a estimé que le président pouvait lui mm déter les décrets qui sont a délibéré
en conseil des ministres. Il faut nuancer cette dépossession car malgré tout plus de 80% des
décrets son signé par le 1er ministre en dehors du conseil des ministres. Un acte
réglementaire particulier appel des précisions, il s’agit des ordonnances qui sont des actes
pris en vertu d’une loi d’habilitation parlementaire qui autorise le gouv à prendre pendent un
délai limité et sur un objet précis de prendre des mesures du domaine de la loi. En principe
l’art 13 de la consti impose au président de la rep de signé les ordonnances sans large
d’appréciation possible. En période de fait majo ces ordonnances ne posent pas de
difficultés. En période de cohabitation en revanche une incertitude planait quant à
l’hypothèse d’un potentiel refus présidentiel de signer les ordonnances malgré le caractère
impératif de l’art 13. En réalité 1 seul président c’est opposé ponctuellement à la signature
de 3 ordonnances de privatisation en 1986 c’est Mitterrand. Enfin s’agissant de la politique
gouv le pv de nomination des emploi civils et militaires appel quelque développement. L’art
13 alinéa 2 donne comp au président pour procéder à la nomination de poste essentiel de la
fonction public. Le président influe sur la politique gouv puisque ces agents exercent le pv
exé sous l’autorité du gouv. Ces actes de nominations sont contre signé par le 1er ministre et
les ministres concerné, de plus l’art 21 alinéa 1 consacre un pv de nomination propre au 1er
ministre qui s’exerce par le biais de décret simple non délibéré en conseil des ministres, mm
sur ce point le président conserve un pv d’influence informel. Surtout le pv présidentiel de
nomination est à la suite de la révision consti de 2008 encadrer en s’inspirant du modèle
américain. En se rapprochant du sénat américain le parlement Fr valide donc depuis 2008 les
nominations du président de la rep. En effet pour certains emploi une commission
permanente dans chacune des assemblés est consulté. Toutefois cette proximité apparente
avec le modèle américain appel bien des nuances tant la portée du contrôle parlementaire Fr
est moins large. Ce contrôle parlementaire ne concerne en effet que les emploi admi de
l’état qui présente un lien spé avec la garantie des droit et liberté ou la vie éco et sociale de
la nation. Certains de ces emplois sont désigné par la consti elle mm notablement la
désignation des membres du conseil consti en vertu de l’art 56 de la consti. La loi organique
du 23 juillet 2010 à ensuite dresser la liste des emplois visés par l’art 13 de la consti. Cette
liste renvoie à plusieurs établissements publics, a des API, et a certaines grandes entreprises
nationales comme l’EDF ou la poste. A la différence du système américain ou le sénat
monopolise le contrôle des nominations présidentiel, l’AN et le sénat Fr participe
égalitairement à ce contrôle. C’est en effet la commission compétente de chacune des 2
chambres qui doit rendre un avis sur le ou la candidate que le président compte nommer.
Enfin le président n’est pas lié par les avis défavorables rendus à la majo simple des
commissions parlementaire. C’est seulement dans l’hypothèse peu probable ou l’addition
des votes négatifs dans chaque commission représente au moins 3/5 des suffrages exprimé
au sein des 2 commission que le président renoncera de nommer les personnes pressenties.
Il s’agit donc ici d’un contrôle qui n’a qu’une valeur dissuasive et qui empêcherai la
nomination d’une personne qui serait unanimement critiquer par les parlementaires.
- Les pv partagés du président de la rep dans ces relations avec le pv légi. Dans le cadre de la
collaboration des pv et des pv partagés le président est tenu sans marge d’appréciation de
promulguer la loi selon l’art 10 de la consti. La promulgation est l’acte par lequel le président
constate l’adoption d’une loi et atteste qu’elle a été adoptée conformément à la procédure
établie dans la consti. Elle a pour cons d’ordonner son exécution par les autorités publiques.
Cette promulgation prend la forme d’un décret du président qu’il doit prendre dans un délai
de 15 j après la transmission au gouv de la loi définitivement adoptée. Ce décret doit être
contre signé par le 1er ministre et les ministres chargé de l’exécution de la loi. Le président
est ici contraint quel que soit le contexte et doit accepter la promulgation. Toute fois le
président dispose d’une forme de véto limiter qui relève aussi des pv partagés. Dans le délai
de 15j qui sépare la réception de la loi de sa promulgation le président peut demander au
parlement une nouvelle lecture de la loi. Ce pv est soumis a contre seing et il force le
parlement a un réexamen de la loi. Dans la pratique cette demande de nouvelle lecture a été
peu utilisé. Elle a été utiliser par Mitterrand 2 fois en 1985 à la suite de la censure par le
conseil consti de dispo légi relative à la nouvelle Calédonie. En 2003 Chirac l’utilise aussi dans
ce mm perspectif à savoir conformer un texte légi litigieux à la consti. Toujours dans le cadre
des rapports avec le parlement le président peut intervenir dans le processus d’orga des
sécessions extraordinaire, l’art 30 de la consti chargeant en effet le président d’ouvrir et de
clôturer ces sessions par décret contre signé par le 1er ministre. En principe ici le président
n’a pas de marge d’appréciation encore plus en période de cohabitation. Néanmoins
Mitterrand a refusé d’ouvrir une session extraordinaire du parlement pour retarder le
processus de privatisation de Renault souhaité par le gouv Chirac en 1987, de mm en 1993 le
président Mitterrand n’a pas ouvert de session pour l’adoption d’une loi sur l’enseignement
privé voulu par le gouv d’Edouard Balladur
B) Le phénomène de présidentialisation
Avant le tournant de 1962 les institutions de la 5eme semblais faire du président l’élus des notables,
et le 1er ministre le dépositaire de la confiance pop en tant que chef de la majo parlementaire.
L’année 1962 renferme un bouleversement qui a totalement renversé ce bicéphalisme initial du pv
exé, c’est-à-dire les rapports qui caractérisait le pv exé a 2 têtes le chef de l’état et le chef du gouv.
En effet le fait majo implique que la majo parlementaire acquise au général de Gaulle en 1962 puis
en 1967 s’engage à soutenir le président. Il y a donc eu inversion du bicéphalisme et c’est là le 1er
terme de la présidentialisation du régime. La distinction entre pv propre et partagé valide en droit
c’est trouvé altéré en fait. En pratique le 1er ministre et le gousse charge de mettre en œuvre
l’orientation présidentiel. En concordance des majos le 1er ministre ne peut pas refuser de signer les
actes partagés avec le président. Le contre seing tend donc à devenir une formalité et le
bicéphalisme initialement concu en rapport d’équilibre avec un président arbitre et garant d’un côté
et un 1er ministre conduisant la politique de la nation et chef de la majo c’est transfo en rapport de
soumission qui trouve toutefois une forme de vengeance avec la cohabitation. Il importe néanmoins
de nuancer la puissance de cette présidentialisation. Il faut relever que la plupart des présidents
n’ont pas souhaiter endosser la responsabilité de tous les aspects de la politique gouv. Si le général
de Gaulle reconnaissait au président l’autorité de l’état il estimait qu’il devait se retirer de la
conjoncture politique et parlementaire et admi qui devait revenir au 1er ministre. Dans ce cadre le 1er
ministre est longtemps resté un fusible pour parer à l’éventuel impopularité d’une réforme ce qui
explique la relative instabilité gouv en France comparativement a d’autre régime parlementaire
voisin. Le quinquennat rend le remplacement du 1er ministre moins probable contenu l’Ala duré du
mandat. Le phénomène de cohabitation tend à restaurer selon la conjoncture politique qu’il implique
l’autorité du 1er ministre, et tend à rééquilibrer le bicéphalisme malmené par le fait majo. En théo le
président bénéficie de ces seul pv propre et doit avoir l’accord du 1er ministre a par en diplomatie et
défense. Le président a pu avoir un pv d’influence et décisionnaire, pouvoir acquis par la pratique si
ce n’est par un détournement des textes consti. En outre la cohabitation n’a pas nécessairement
donné lieu à une lutte frontale entre les 2 têtes de l’exé.
Section 2 le gouv
Le texte de la consti de 1958 réserve un rôle majeur au gouv, au regard du titre 3 qui lui est consacré.
Si ce titre contient peut de dispo, d’autre art disséquer dans la consti se rapporte au gouv,
notamment dans ces rapports avec le parlement. Les constituants ont veillé à accorder au gouv une
autonomie décisionnaire dans le but d’assurer la stabilité du pv exé. C’est dans cette perspective que
le 1er ministre devait être l’homme fort du régime tout au moins avant 1962. La lecture des art 20 et
21 témoignait de la force d’impulsion dont le 1er ministre devait initialement disposer. En effet le 1er
ministre dirige l’action du gouv qui est cesser déter et conduire la politique de la nation. A ce titre
Guy Carcassonne estimait que la véritable clé de voute n’était pas le président mais le 1er ministre. A
l’évidence le chgt de statut du chef de l’état a totalement bouleversé l’équilibre initial qui faisait du
1er ministre la clé de voute et du président la flèche. Pour rendre compte de cette évolution on
abordera l’étude du gouv en 3 temps.
I) La compo du gouv
Cette compo se spé par la primauté du 1er ministre qui conduit à une orga hiérarchiser du gouv qui
trouve à s’exprimer lors des conseils des ministres
La 5eme rep a renforcé l’institutionnalisation du 1er ministre. Succédant au président du conseil le 1er
ministre est la force motrice en principe du pv exé en tant que chef du gouv qui déter et conduit la
politique de la nation. Il est nommé par le président de la rep sans qu’un vote d’investiture par l’AN
ne se pose à lui. On reste dans le cadre d’un régime parlementaire dualiste psk le 1er ministre découle
du président, son gouv doit avoir la confiance de l’AN sinon démission. Néanmoins face à la
soumission de la majo parlementaire vis-à-vis du gouv dans les cadres du fait majo certains auteur
invoque un régime parlementaire caractériser par un monisme inversé. Le gouv ne serait plus dans
les fait responsa le devant le parlement mais devant le chef de l’état. Pour autant une telle formule
appel des nuances car en théo l’AN peut tjrs renversé le gouv, il ne peut pas se passer de la confiance
de l’AN. Le président est libre de nommer toute personne de son choix. Le 1er ministre pressentit n’a
pas à être un ancien parlementaire mais il ne peut pas se passer de la confiance de l’AN. Elle était
traditionnellement acquise par la communauté partisane c’est-à-dire a l’appartenance d’un mm parti
politique du 1er ministre et de la majo parlementaire. Cet acquis était structurant du
parlementarisme classiquement entendu. La nomination d’Edouard Philipe en 2017 ancien membre
des républicains constitut une innovation car il n’a jamais rejoint LREM, pas plus que Castex. Du reste
le 1er ministre doit avoir la confiance du président il n’est plus autonome vis-à-vis du chef de l’état
grâce à l’investiture parlementaire. Toute fois la cohabitation restitue une autonomie au 1er ministre
il conduit et def la politique de la nation tandis que le président est limité à une lecture plus arbitrale
de cette mission prévue à l’art 5. Le président est contraint de nommer le chef de la formation
dominante de la suite des élections légi et de se conformer ainsi à la volonté générale. On notera que
sous le 5eme rep 24 1er ministre, Chirac l’ayant été 2 fois. Une femme le fut de mai 1991 à avril 1992
Edith Cresson. La primauté du 1er ministre ressort de l’art 21 de la consti qui en fait le chef du gouv ce
qui tranche avec les dispo antérieur. En vertu de l’art 8 alinéa 2 il propose la compo gouv et contre
signe la compo finale. Il déter en théorie la fonction et la place de chaque ministre au sein de la
hiérarchie gouv. De plus il peut mettre fin aux fonctions des ministre avec l’accord du président. Les
1ers ministres ont très rarement révoqué 1 seul ministre. Le plus svt la révocation est remplacer par la
pratique du remaniant qui permet de virer quelque ministre qui n’entrent plus dans les plans
présidentiels. On notera quelque révocation indiv comme celle de Léon Schwartzenberg qui a du
démissionné 9 jours après la nomination en raison de ces propos sur l’usage des drogues. Plus
récemment Delphine Bath en juillet 2013 fut révoquer de manière assez violente pour avoir critiquer
le manque d’ambition écologie du projet de loi de fiance de 2014. En période de cohabitation la
compo du gouv est globalement diriger par le 1er ministre en dehors des ministères régaliens régalien
pour lesquels le président a son mot à dire.
Dans le cadre du régime parlementaire le régime constitue une équipe en principe solidaire de
personne. Il reste qu’une forte hiérarchie peut caractériser cette entité en raison du 1er ministre qui
résulte de la procédure de nomination. Il n’y a pas de règle sur l’orga interne du gouv. Si la consti
évoque le gouv, le 1er ministre et le ministre de la justice, elle ne prescrit aucune règle s’agissant du
nb de ministre et leur appellation. En cons la compo du gouv varie d’un cabinet a l’autre par des
créations des fusion ou mm des disparitions de département ministériels. Cette liberté permet au
président et au gouv d’adapter l’action du pv exé a l’évolution des nbrx secteurs de l’intervention
publics. Le rôle clé de l’UE l’a ainsi conduit à renommer le ministère des affaires étrangère en
ministère pour l’Europe et pour les affaires étrangères. A titre illustratif pour montrer cette
variabilité dans cette compo gouv on peut renvoyer au gouv Rocard qui comptais 49 ministres et
secrétaires d’état. Le gouv d’Edouard Philippe en comprenais 32 et l’actuel de Jean Castex une
trentaine. Si la parité ne vise pas expressément la compo gouv il convient de souligner que celle-ci
est acquise depuis le gouv de Jean Marc Ayrault en 2012 jusqu’au gouv actuel. Il existe au sein de
l’entité gouv différents type de ministre qui rende compte d’une hiérarchie. En 1er lieu on retrouve
les ministres d’état cat la plus élever au sein de l’équipe gouv en dessous du 1er ministre. Il s’agit
d’une pure reconnaissance protocolaire et honorifique qui ne conduise à aucune prérogative spé. Est
donc ministre d’état celui qui l’est nommé comme tel par le 1er ministre avec le concours du 1er
ministre. Aucun ministre d’état ne fut reconnu pendant le mandant de Hollande. Le 1er gouv
d’Edouard Philipe comprenais 2 ministres d’état qui ont démissionné. En 2nd lieu on trouve le cat des
ministres de plein exercice de droit commun qui reçoit au titulaire de département ministériel et
dont la dénomination peut varier d’un cabinet a un autre. Ils participent aux conseils les ministres
délégués disposent du contre seing mais sont rattacher à un ministère d’état ou d’exercice. Ils sont
dans une situation de subordination mais peuvent participer au conseil des ministres suivant l’ordre
du jour. En fin on a les secrétaires d’état qui sont en bas de la hiérarchie ministérielle. Ils assistent un
ministre dans un domaine précis svt technique et ne peuvent pas assister au conseil des ministre.
Est une formation réunissant sur convocation et sous la présidence du président tt les membres du
gouv ayant titre de ministre. Il incarne l’unité du pv exé a et a vocation symboliser la solidarité des
ministres. C’est la seule formation officielle du gouv prévu par la consti. Il dispose d’un pv de décision
essentielle. Il se réunit le mercredi matin à l’Elysée, même si la politique de délocalisation du conseil
est repérable. Certains textes du pv exé sont forcément discuter à l’occasion de ce conseil : les
projets de lois, les décrets, les ordonnances, et les délibérations sur l’engagement de la
responsabilité du gouv sur son programme. Tout texte adopter en conseil des ministres ne pourra
être modifier à la suite d’une nouvelle délibération en conseil. Le plus svt le conseil est le moment
permettant d’officialiser des décisions pensées préalablement. Il est devenu l’expression de l’autorité
présidentielle sur son équipe gouv. Dans le cadre de la cohabitation le conseil des ministres a pu être
le théâtre des oppositions entre chef de l’état et le gouv ne serait-ce si on repense à Mitterrand
refusant de signer les ordonnances en 1986.
Certains comp du 1er ministre lui sont attribuer en propre à la consti, d’autre lui sont conférer au
nom du gouv et devra au préalable consulter le conseil des ministres ce qui vise ici l’engagement de
la responsabilité politique du gouv. Tout d’abord le 1er ministre en vertu de l’art 21 de la consti dirige
l’action du gouv, il est donc constitutionnellement habilité à adresser des instructions aux membres
du gouv pour coordonner l’action ministériel, il peut arbitrer des conflits entre ministère d’autant
plus que le recours au mission interministériel est de opus en plus fréquent. Dans le cadre de ce pv
hiérarchique le 1er ministre est assister par un cabinet perso et d’un secrétariat général du gouv dont
le rôle est fondamental puisqu’il concourt aux conceptions des textes de nature exé et qu’il contribue
à la coordination gouv. L’art 21 de la consti précise que le 1er ministre exerce le pv réglementaire, il
en est le 1er détenteur, et peut donc prendre tout acte réglementaire. A ce titre il faut distinguer le pv
règlementaire d’appli de la loi qui repose sur l’art 21 de la consti et le pv réglementaire autonome
qui est détacher de la seule appli de la loi en vertu de l’art 37 alinéa 1 de la consti. Dans ce cadre le
1er ministre dispose d’un pv d’appli large en ce qu’il peut étendre au rétrécir le champ d’appli de la loi
ou la rendre difficilement applicable. Selon l’art 22 de la consti les décrets pris par le 1er ministre
doivent être contre signe. Il s’s’agit de comprendre que seul le ministre compétent dans le domaine
du décret contre signera le décret en question. La nécessite de ce contre seing se justifie oas
l’impératif de la solidarité ministériel. S’agissant du pv règlementaire autonome il revoit au décret
prix. Ils peuvent donc intervenir à toutes les matières qui ne relève pas du législateur selon l’art 34.
La doctrine au commencement de la 5eme a perçu dans l’existence de ce pv réglementaire
autonome une des marques de la révolution juridique de la 5ème rep. Il s’agissait d’encadrer la comp
normative du parlement et dans le mm temps de reconnaitre au gouv un pv parlementaire
autonome. En réalité ce pv autonome qui est un pv propre du 1er ministre est assez peu utiliser en
pratique. Le domaine de l’art 34 de la consti est tlm large qu’il réduit d’une part la porter de ce pv
règlementaire autonome. D’autre part le gouv tend à consentir à l’empiètement du législateur
notamment pour endosser la responsabilité de projet de loi dont il est initialement l’auteur. Enfin et
dans la continuité le conseil consti a rendu une décision fondamentale en 1982 « blocage des prix et
des revenus » dans cette décision le conseil estime qu’une loi qui empiète sur le domaine du
règlement d’appli de la loi ou autonome, ce n’est pas contraire à la consti. Selon le conseil consti le
gouv dispose de la possibilité de demander au conseil consti de constater l’irrecevabilité d’une loi qui
relèverai du pv réglementaire art 41. De plus tjrs selon le conseil consti, le gouv peut demander au
conseil consti de déclarer qu’une loi promulguer qui contient des dispo de nature réglementaire peut
être modifier par la voix du décret art 37 alinéa 2. Dans le cadre du fait majo le gouv ne s’embarrasse
pas à utiliser ces instruments puisqu’il y a une laissions partisane. Ainsi le pv réglementaire est il svt
malgré le texte consti accaparé par le législateur ?
Tjrs suivant l’art 21 de la consti le 1er ministre dispose d’un pv de nomination en rapport à l’emploi
civ et militaire, c’est-à-dire en rapport au plus haut poste de la fonction publique. De plus si chaque
ministre dispose d’un pv de nomination au sein de son ministère le 1er ministre détient un droit de
regard sur ces nominations. Enfin le 1er ministre dispose d’une fonction de 1er plan dans les relations
entre le parlement et le gouv. En tant que chef du gouv et chef de la majo parlementaire le 1er
ministre dispose de pv propre dans la procédure légi d’une part. ces pv figure parmi d’autre dans le
titre 5 de la consti. Le rapport entre le 1er ministre et la majo parlementaire peut varier il est fort en
période de cohabitation et plus nuancer en période de fait majo dans la mesure ou le président
accapare la fonction de chef de l’autorité politique. Dans le cadre de la procédure légi le 1er ministre
dispose de pv essentiels. Il bénéficie d’un pv d’initiative des lois ce qui prend la forme d’un projet de
loi en vertu de l’art 39 de la consti. Conféré au seul 1er ministre ce pv est dans les fait partagé aux
ministères qui contribue à la confection des lois. De plus le 1er ministre selon l’art 45 alinéa 2 dispose
en propre du pv de décider de la convocation d’une commission mixte paritaire en cas de désaccord
entre l’AN et le sénat ce qui lui permet d’accélérer la procédure légi. Si le gouv intervient de manière
privilégier dans la procédure parlementaire le 1er ministre bénéficie de fonction particulière. On peut
aussi se référer aux sessions parlementaires. Il se trouve que l’at 28 de la consti autorise le 1er
ministre à décider du tenu de sessions supplémentaire pour qu’un texte puisse être voté s’il le
souhaite. De mm l’art 29 de la consti lui reconnait la possibilité de demander au président de la rep la
réunion du parlement en sessions extraordinaire afin de voter un texte particulier. Enfin le 1er
ministre peut saisir le conseil consti dans le cadre du contrôle du consti a priori de la loi et dans le
cadre des lois internationales. D’autre part le 1er ministre peut engager la responsabilité politique du
gouv en vertu de l’art 49 alinéa 1 devant l’AN. Il peut le faire sur le fondement de son programme sur
le fondement d’une décla de politique générale, ou sur le fondement d’un projet de loi. Si l’AN refuse
sa confiance, le 1er ministre doit remettre la démission de tt le gouv au président de la rep.
L’engagement de la responsabilité politique du gouv doit être formellement prit par le 1er ministre.
Cependant l’art 49 précise que cette décision ne peut être prise qu’après délibération en conseil des
ministres. Ainsi la décision de recourir à l’art 49 al 1 doit être discuté et validé par l’ensemble du gouv
mais aussi accepter par le président de la rep. On reprécisera que le 1er ministre doit être consulté
pour avis simple quand le président décide de dissoudre l’AN et quand il décide de mettre en œuvre
les pleins pv prévu par l’art 16. Le 1er ministre propose les membres de son futur gouv et propose
impérativement tout projet de loi consti que le président voudrait initier sur le fondement de l’art 89.
Le 1er ministre partage tt les pv présidentiel qui ne sont pas expressément visé par l’art 19 suivant la
distinction entre pv propre et partagé.
En vertu de l’art 20 de la consti le gouv déter et conduit la politique de la nation. Il est donc en
principe compétent pour donner l’impulsion à l’action publique et aux reformes puisqu’il est chargé
de délimiter les grandes lignes de la politique nationale. Cet art 20 n’est pas appliqué comme tel en
période de fait majo, période continue depuis 2002. Face a la présidentialisation du régime, c’est le
président de la rep qui déter la politique de la nation, le gouv se contentant de la mettre en œuvre.
Dans la perspective de déter et conduire la politique de la nation, la consti octroi plusieurs moyen juri
et mat. au gouv. Du point de vue juri le 1er ministre dispose du pv réglementaire qu’il peut déléguer à
ces ministres sans renoncer à son autorité et a son pv de décision. Il peut aussi proposer au président
la soumission d’un texte au référendum suivant l’art 11. Il peut enfin adopter des ordonnances sur
habilitation du parlement selon l’art 38. Il s’agit d’acte prit par le gouv portant sur un domaine qui
relève ordinairement de la comp du légi. La procédure est ainsi prévue par la consti. Le gouv dépose
un projet de loi d’habilitation au parlement, ce projet devant préciser le contenu des futurs
ordonnances indiquer le délai dont il pourra disposer pour les adopter ainsi que celui dont il dispose
pour les soumettre ultimement à la ratification du parlement. Une fois la loi d’habilitation adopté et
promulgué les ordonnances sont prise en conseil des ministres après avis du conseil d’état. Le conseil
d’état est une sorte de colégi en France. Elles entrent en vigueur dès leur publication. Toute fois ces
ordonnances deviennent caduque si le gouv ne dépose pas de loi de ratification avant le délai
indiquer dans la loi d’habilitation. Pour que les ordonnances intègrent le domaine de la loi, la
ratification doit depuis la révision de 2008 être expressément voté par le parlement. De ce fait
l’ordonnance a une valeur juri hybride, c’est un acte réglementaire quand elle est prise par le gouv
en conseil des ministres, c’est aussi matériellement une loi. Elle redevient formellement une loi
quand elle est ratifiée par le légi ce qui est son destin normal. L’intérêt majeur pour le gouv est de
s’épargner la durée des débats parlementaires pour adopter rapidement et endosser la
responsabilité d’un texte majeur le plus svt souhaité par le président de la rep. On peut ici se référer
aux ordonnances adoptées en 2018 portant sur le pacte ferroviaire et le statut des agents SNCF.
Du point de vue mat la consti par l’art 20 de la consti reconnais au gouv la maitrise de l’admi et de
l’armé. D’après une lecture combinée des art 20 et 21 le 1er ministre est responsable de la défense
nationale tandis que le gouv dispose de la force armée. Malgré ces textes et malgré la trad
parlementaire Fr, la lecture présidentialiste des institutions a fini par aboutir a ce que se soit le
président de la rep qui dispose en effet de la force armée. Dans ce cadre le gouv se bornes à exécuter
les décisions prise par la gouv.
Dans ces relations avec le parlement le gouv dispose de moyens efficaces dans la perspective de
rationalisation du parlementarisme pour accélérer ou orienté la discussion d’une loi devant le gouv.
A ce titre les ministres ont un droit d’accès devant les chambres ce qui leur permet de défendre les
textes suggérés par le 1er ministre et ce qui reprend un acquis classique du parlementarisme. En
outre le gouv dispose du droit d’amendement c’est-à-dire du droit de proposer une modif aux textes
en discussion. Il peut d’ailleurs imposer à l’une des 2 assemblé parlementaire de voter tt ou partie
d’un texte en discussion en ne retenant que les amendements proposer ou accepter par le gouv et
cela a n’importe quel moment de la navette parlementaire. Prévu à l’art 43 al 3 cette technique du
« vote bloqué » contraint l’assemblé légi à adopter le texte dans on intégralité ou en partie suivant la
logique dû à prendre ou à laisser ». Le gouv cherche le plus svt à éviter que la majo parlementaire ne
dénature son projet ce qui peut ressembler à une version douce de la question de confiance. Peu
utilisé cette technique a été employer à plusieurs reprises sous le quinquennat actuel. Cette
technique présente l’avantage pour le gouv de contraindre sans risque la majo a la solidarité, d’éviter
l’obstruction et la remise en cause de décisions déjà concertées. De plus le gouv peut décider
d’engager la procédure accélérer/d’urgence prévu à l’art 45 al 2. Cet art peut conduire le 1er ministre
à convoquer la réunion d’une commission mixte paritaire compo de 7 députés et 7 sénateurs afin
d’aboutir à un consensus sur l’adoption d’un texte par l’AN et par le sénat. Ici le gouv engage la
procédure accélérée et le 1er ministre décide seul de la commission mixte paritaire. Cet instrument
permet d’éviter que la navette parlementaire ne s’éternise, toute fois il prive les assemblés du pv de
décider par elle mm, de parvenir à un terrain d’entente. Enfin le gouv dispose de pv exceptionnel car
ils n’ont pas vocation a duré dans le temps. A coté de l’art 16 réservé au président, la consti
reconnais au gouv des régimes et procédures d’exception plus spé et aux effets moins radicaux. Il
faut ici dissocier l’état d’urgence qui trouve son fondement dans la loi du 3 avril 1955 de l’état de
siège qui trouve son fondement dans l’art 36. L’état de siège vise à étendre les pv militaire au
détriment ponctuel et circonstanciel des droit fondamentaux, il ne peut être déclare qu’en cas de
péril imminant résultant d’une guerre étrangère ou insurrection armé. La décision de la mettre en
œuvre qui ne peut porter que sur une partie du terri relève d’une décision gouv prise avec la
signature présidentielle car il s’agira d’un décret délibéré en conseil des ministres. Fort
heureusement ce dispo qui laisse une total latitude au pv exé n’a jamais été utiliser sous la 5ème rep.
Concernant l’état d’urgence, il permet d’étendre les pv de police des autorités civiles. Il autorise plus
particulièrement l’assignation des indiv a résidence ou d’interdire la circu des personnes et des
véhicules dans certaines zones, en cas de péril imminant résultant d’atteindre grave a l’ordre public
soit en cas d’événement présentant par leur nature et leur gravité représentant des calamités
publiques. Déjà utiliser dans le contexte des troubles en Algérie l’état d’urgence a été décrété à la
suite des attenta du 13 nov. 2015. Il doit en principe être limité dans le temps car il est applicable
pendant 12j le parlement devant autorisé une éventuelle prorogation/prolongement, de l’état
d’urgence. Temporaire l’état d’urgence a été continuellement prorogé entre le 13 nov. 2015 et le 1er
nov. 2017. Cette extension a été très critiqué par ces effets attentatoires aux libertés indiv et
collectives. Cette extension a provoqué l’adoption d’une loi le 31 oct. 2017 renforçant la sécu Int et la
lutte contre le terrorisme. Le pb de cette loi c’est qu’elle tente à reprendre les dispo de la loi de 1955
et à inscrire en conséquence l’état d’urgent supposé exceptionnel et tempo dans le droit commun.
L’actualité plus ou moins récente du statut gouv a été marqué par un fait majeur, et par un projet qui
demeure encore et toujours en attente. Tout d’abord ce fait majeur se rapporte à l’affaire Cahuzac,
qui a suscité une indignation légitime et qui a conduit le légi à adopter le 11 oct. 2013 la loi relative a
la transparence de la vie publique. Cette loi encadre plus strictement le statut des membres du gouv
afin d’éviter les conflits d’intérêt. Selon cette loi tt les membres du gouv son soumis a une décla de
situation patrimoniale et a une décla d’intérêt qui doivent transmettre à la haute autorité de
transparence de la vie publique dans les 2 mois suivant leur entrer en fonction. Ensuite le projet
avorté/abandonné concerne l’hypothèse d’une loi consti qui devait acter la suppression de la cour de
justice de la rep CJR. Cette CJR est critiqué en raison de sa procédure et surtout car elle ne respecte
pas clairement la séparation des pv, les ministres pouvant être jugé par des proches, ancien ministre,
ou ancien collaborateur. La décision du 19 déc. 2016 est particulièrement significative des problèmes
soulevés par le CJR puisque Christine Lagarde a été condamné pour négligence dans le cadre de
l’arbitrage Tapis en 2008 mais dispensé de peine. Pour rendre compte du statut gouv il faut aborder
le régime des incompatibilités avant de distinguer la responsabilité pénale de la responsabilité
politique des ministres
A) Les incompatibilités
Par def l’incompatibilité est l’interdiction faite au titulaire d’un mandat politique de cumuler celui-ci
avec des fonctions qui pourrai compromettre m’exercice de ce mandat. L’objectif de cette
incompatibilité est d’assuré l’indépendance et l’impartialité des femmes et des hommes politiques.
On l’a vu l’art 23 de la consti prévoit l’incompatibilité entre une fonction de membre de gouv et tt
mandat parlementaire. Un parlementaire pourra devenir mi nitre mais devra renoncer à son mandat
d’élu. La finalité de ce principe est de renforcé la solidarité entre les membres du gouv et d’éviter
que ces derniers ne soient dépendant des directives partisanes que le groupe parlementaire impose
aux députes. Les députés ou sénateurs nommé au fonction ministériel ont un mois pour choisir.
Durant ce délai il leur est interdit de voter ce qui témoigne de l’existence d’une présomption de choix
pour les fonctions ministériel. Une fois nommé les parlementaires renonce à leur mandat et sont
remplacé par leur suppléant. Avant la révision consti de 2008 la consti prévoyait que tt ancien député
aux sénateurs quittant le gouv devait se présente aux élections parlementaires pour pouvoir siéger
de nv au parlement. Depuis 2008 l’art 25 de la consti prévoit un remplacement tempo des ministres
par leur suppléant qui doivent rendre leur siège a la fin de la fonction des ministres. Il en ressort que
la révision de 2008 à créer un droit au retour pour tt les parlementaires nommés au gouv et qui
souhaiterai retrouver leur mandat parlementaire. Cette révision facilite les remaniant ministériel
mais elle étendue la portée de l’incompatibilité de l’art 23 et elle minimise la responsabilité politique
indiv des ministres qui n’ont plus à présenter leur candi ture au suffrage après leur exp ministérielle.
Depuis la présidence de François Hollande un usage est établi selon lequel tt ministre soit
préalablement avoir été élu comme député ou sénateur pour renforcer la légi du gouv. Cet usage
atténue le porté de l’incompatibilité et n’a pas été retenu par Emanuel Macron. Enfin il faut noter
que l’incompatibilité ne vise que les mandats parlementaires. Ainsi un ministre peut encore rester
maire, conseillé municipal, conseillé départemental ou régional. Toute fois depuis la présidence
Hollande il avait été demandé au ministre de quitté leur mandat exé locaux ce que la présidence
macron a réédité par une annonce faite le 17 mai 2017. On précisera ici que le projet de loi consti
déposé a l’AN en mai 2018 et abandonné depuis lors prévoyait d’interdire expressément le cumul est
fonction ministérielle et des fonctions exé ou de président d’une assemblée délibérante dans une
communauté terri ainsi que les groupement et personnes morales qui en dépendent. Un second
principe d’incompatibilité doit être mentionné. Il se centre sur les conflits d’intérêts qu’il s’agit
d’empêcher. L’art 23 étend en effet le régime de l’incompatibilité des fonctions ministérielle avec toit
fonction de représentation pro a caractère nationale, tout emploi public ou tout activité pro. Le
ministre doit être un agent a plein temps de l’exé et ne saurait avoir une activité pro annexe. Il s’agit
non seulement de garantir l’indépendance des ministres de l’appareil admi pour les anciens
fonctionnaires, des intérêts privés pour le ministre ici du secteur privé notamment des
revendications pros en particulier syndical. Enfin le portefeuille ministériel laissé une régime spé
s’applique à l’ancien ministres puisqu’ils doivent attendre 6 mois avant de pouvoir rendre une
activité pro. Le but ici est d’éviter que les anciens ministres ne monnayent les infos dont ils disposent
grâce a leur ancienne fonction ministérielle.
A l’inverse du chef de l’état tt les ministres du gouv y compris les 1ers ministres peuvent voir leur
responsabilité pénale engagé. Si l’infraction est liée à des actions antérieur ou inférieur à leur
fonction ministérielle ils sont sous au responsabilité pénal de droit commun. En droit consti Fr mentir
devant la représentation nationale n’est pas condamnable. En revanche si l’infraction est liée à un
acte comis dans l’exercice de leur fonction, la responsabilité des ministres est susceptible d’être mise
en jeu selon les arts 68-1 et 68-2. S’il parait normal que la responsabilité pénale des ministres soit
aménagée pour qu’il ne soit pas sans cesse menacé à des fins politique ou partisane, l’existence d’un
régime spé ne doit pas leur accorder un régime d’impunité. Hélas c’est cette 2nde tendance qui prime
depuis le début de la 5ème rep et le début de la CJR en 1993 et l’affaire du sang contaminé. Le régime
de responsabilité pénal des ministres était initialement assimilé a celui du président de la rep. Il est
ressorti que les ministres ne pouvaient être reconnu responsable que par la haute cour de justice a la
suite d’une mise en accusation par les 2 assemblé légi statuant par un vote identique au scrutin
public. La procédure de l’ancien art 68 s’avérait tlm lourde qu’elle aboutissait à l’impunité des
ministres pour les actes accomplis dans l’exercice de leur fonction. La loi consti du 27 juillet 1993 a
donc introduit les art 68-1 et 68-2 donnant comp a la CJR pour déter la responsabilité pénale des
ministres pour les actes accomplis dans les actes de leur fonction. Cette cour présente la particularité
d’être comp de manière mixte puisqu’elle contient 15 juges dont 12 sont des parlementaire et 3
magistrats du siège à la cour de cassation dont l’un préside la CJR. Il s’agit d’un privilège de juridiction
qui se caractérise par sa coloration politique tandis que la présence de magistrat a vocation a
renforcé sa dimension proprement juridictionnelle. La diff provient de la saisine de cette cour. Si la
révision de 1993 a eu le mérité d’ouvrir l’accès a la cour a toute personne se prétendant lésé par un
crime ou un délit comis par un ministre, elle a aussi introduit des filtres qui rendre la saisine diff. En
effet la personne lésée ne peut pas saisir directement la cour mais une commission des requêtes
compo de 3 magistrats du siège de la cour de cass, 2 conseillers d’état et 2 conseillé maitre a la cour
des comptes. Cette commission examine le dossier du requérant elle peut soit décider de classer
l’affaire si elle estime que le requeté n’est pas suffisamment fondé soit transmettre au proc général
de la cour de cass et décidera ensuite seul de l’opportunité de saisir la cour de justice de la rep. Ce
double filtre est contraignant et dissuasif pour le requérant. Il est renforcé par un 3ème filtre car la CJR
une fois saisie confit l’étude du dossier a une commission d’instruction qui auditionne le membre du
gouv mis en cause. La commission pour renvoyer à la CJR ou décider d’un abandon des poursuites. En
tout point ces préalables sont excessifs et laisse a pensé que la mise en jeu de la responsabilité pénal
des ministres conserve un caractère optionnel. Il reste que les ministres s’il bénéficie d’un privilège
de juri ne disposeront pas d’une immunité, la CJR pouvant les poursuivre mm après la cessation de
leur fonction. Dans ce cadre la cour devra statuer dans le respect des crimes et délit inscrit dans le
code pénal. Une foie le jugement prononcé par la CJR l’appel est ouvert devant l’assemblé plénière
de la cour de cass. Cette CJR est critiqué, d’une part sa procédure est trop lourde d’autre part la
comp politique de la cour 12 parlementaires entrainent une certaine collusion, certain ministre étant
proche de certain membre de la cour. Cette cour devait déjà être suppr sous Hollande de mm
Macron s’était engagé dans son discours devant le congrès le 3 juillet 2017 à suppr la CJR. Le projet
de loi consti du 9 mai 2018 prévoyait que les ministres seraient jugés pour les actes accomplis dans
l’exercice de leur fonction par une formation de la cour d’appel de paris avec au préalable un
contrôle opéré par une commission des requêtes chargé de filtrer les affaires pour ne pas engorgé la
cour de recours. Ce projet de loi consti n’a jamais été débattue.
La responsabilité politique des ministres est le critère essentiel du régime parlementaire. C’est de la
confiance de l’AN que le gouv tire en partie sa légitimité et sa capa à appli le programme politique
qui le lie au président de la rep. L’AN peut juridiquement retirer sa conf envers le gouv. Ce point est
essentiel et fait bien du régime pol de la 5ème un régime parlementaire certes a tendance
présidentialiste. Dans le cadre de la rationalisation du parlementarisme les constituants ont élaboré
de nv mécanistes visant à diminuer les risques d’engagement de la responsabilité pol. Il fau
distinguer l’initiative du 1er ministre de celle de l’AN
2) L’initiative de l’AN
La motion de censure initier par l’AN est un mécanisme classique di parlementarisme. Cette
procédure permet à l’AN et à elle seule d’engager la responsabilité politique du gouv. Elle est prévue
à l’art 49 al 2 de la consti. En 1er lieu 1/10 des députes au moins doit déposer et signer un texte
exposant ou non les raisons pour lesquels le gouv n’a plus la confiance. Il faut donc au min 58
députés, ce seuil cherche a évité des motions de censures venant de groupe minoritaire ou
contestataire au sein de l’AN. En outre il est interdit aux députés de signer plusieurs motions de
censure à la foi et il est interdit de signer + de 3 motions de censures au cours d’une mm sessions
ordinaire ou plus d’une au cours d’une session extraordinaire. Ensuite l’art 49 al 2 impose un délai de
48h entre le dépôt de la motion de censure et sa discussion publique dans l’assemblé, afin d’éviter
les votes précipités. Une fois la décision ouverte la décision ne peut plus être retirer, aucun
amendement ne out pétré apporté au texte empêchant ainsi d’éventuel arrangement de
circonstance entre les partie politique. Enfin la motion de censure est votée selon des règles stricte il
s’agit d’un vote au scrutin public a la tribune. Les députés sont invités nominativement a voté en
déposant leur bulletin dans une urne placé sur la tribune. Il faut une majo absolue des suffrage
totaux des membres composant l’AN soit 289 votes pour afin qu’une motion de censure soit
adoptée. Ainsi on ne prend pas en vote le nb de suffrage exprimé il faudra nécessairement obtenir
une majo de 289 voix pour. Seuls les votes favorables sont comptabilisés dans ces cond l’abstention
est favorable ou gouv. Si la motion de censure est adoptée elle entraine conformément à l’art 50 la
démission du gouv, le 1er ministre présentant la démission du gouv au président de la rep. Si la majo
nécessaire n’est pas acquise le gouv restera en fonction. 1 seule motion de censure fu adopté le 5
oct. 1962 censurant le gouv Pompidou a la suite de la décision du président de Gaulle de recourir à
l’art 11 de la consti pour la réviser. L’utilisation de la motion de censure c’est ensuite raréfier dans le
cadre du fait majo, la majo soutenant le gouv nommé par le président pour exécuter le programme
présidentiel. Toute fois l’opposition ne se prive pas pour déposer des motions de censure pour
contester la pol gouv et le contraindre à s’expliquer sur sa politique comme pour exerce une forme
d’obstruction parlementaire. C’est aussi un moyen d’interpeller les électeurs.
Section 3 le parlement
A la diff des 3 et 4ème rep qui avait donné lieu à des période de domination du parlement, la 5ème rep
se démarque en ce quelle envisage un encadrement drastique du parlement voire un affaiblissement
du parlement. Cet affaiblissement procède de 3 grands facteurs : en 1er lieu il est formel en ce que la
consti de 1958 place le parlement après le président et le parlement dans l’ordre du texte. En 2nd lieu
la consti montre un encadrement de l’orga et du fonctionnement des assemblé parlementaire. En
3ème lieu l’évolution politique de la 5ème rep par le fait du fait majo a conduit à une forme de
soumission des parlementaires à la décision présidentielle. Les réformes légi et consti qui ont tenté
d’accroitre les pv du parlement n’ont eu un effet limité. Pour rendre conte de ce constat, il faut
dissocier l’égide de l’orga du parlement de celle de ces fonctions.
I) L’orga du parlement
A) Le bicamérisme
Le bicamérisme mis en place par la consti de 1958 se signale par un caractère inégalitaire. L’AN prime
en effet car elle dispose du dernier mot en cas de désaccord sur le vote d’une loi. Cette inégalité se
justifie par la diff de scrutin caractérisant les membres de chaque chambre. Si les députés sont élus
au SUD, les sénateurs sont élus au SUI
1) L’AN
Est compo de 577 députés nb qui ne peut être excédé tel qu’il a été modifier suite a la révision consti
de 2008. Parmi eux une grande majo est élue en métropole, mais faut rajouter les députés outre-mer
et 11 députés de l’étranger. Le renouvellement de cette chambre est intégral en ce cense que les
élections légi sont orga a date fixe pour tous les sièges. Le mandat des députés est de 5ans cette
période étant dénommé législature. Depuis Juin 2017 la 5ème rep connais sa 15ème législature. Le
projet de révision consti entendait diminuer le nb de députés en faisant passer le seuil de 577 à 403.
De plus le projet entendait fixer une interdiction de cumul de mandat parlementaire dans le temps,
les députés devait dans se projet se limité à 3 mandats consécutifs. En ce qui concerne le mode de
scrutin il s’agit du scrutin uninominal majo à 2 tours. Le processus se déroule ainsi, pour être élu dès
le 1er tour il faut la majo absolue, plus de la moitié des suffrages exprimé et un nb au moins égal au
quart des électeurs inscrit au sein d’une circonscription. Si aucun candidat n’y parvient il y a un 2nd
tout auquel ne peuvent se présenter les candidats ayant obtenu au 1er tour au moins 12,5% des
suffrage. Pour être élu au 2nd tour la majo relative suffit. Les députés sont investis d’un mandat
national, bien qu’élu dans une circonscription chaque député représente la nation. L’art 27 précise
que tt mandat impératif est nul. En principe le mode de scrutin notamment l’existence du seuil pour
accéder au 2nd tout favorise la bipolarisation de l’assemblé c’est-à-dire l’existence de 2 pole politique
opposé, la droite et la gauche. Les élections légi de 2017 ont totalement bouleversé la donne puisque
le centre politique n’a jamais été aussi puissant, il y a 5ans LREM disposait de 314 députés auquel il
fallait ajouter les 47 députés MODEM qui se sont affilier au groupe majo. Au sein de l’AN un
président est élu par les députés au début de chaque législature a la majo absolue des suffrages
exprimé au 2 1er tours puis à la majo relative en cas de 3ème tour. Apres le remaniant de septembre
2018, c’est Richard Ferran le président. Cette élection est plus svt une nomination décidée par le
président et que la majo parlementaire se contente de valide par un vote. D’un point de vue
protocolaire le président de l’AN est en principe a la 3ème position derrière le président et celui du
sénat. Du point de vue de ces comp le président de l’AN assure la direction des débats, il dispose
aussi la faculté de nommé 3 membres du conseil consti et de le saisie là l’occasion du contrôle de
consti a priori de la loi. EN outre il nomme certains membres du conseil sup de la magistrature. On
précisera qu’au sein de l’assemblé existe des groupes parlementaires correspondant le plus svt au
grand partis politique. Il faut au min 15 députés pour faire un groupe parlementaire
2) Le sénat
Cette chambre légi situé au palais du Luxembourg est comp de sénateurs dont le nb est limité selon
l’art 24 de la consti a 348. Leur mandat est de 6ans a la diff de l’AN le sénat fait l’objet d’un
renouvellement par moitié tous les 3 ans. Le mode de scrutin, les sénateurs dans la mesure où ils
représentent les collectivités terries, sont élu au suffrage universel indirect dans le département par
un collège de grands électeurs. Ce collège comprend à l’échelle du département les députés, les
conseiller régionaux/départementaux/municipaux. Le mode de scrutin variera selon un critère
démographique, si le département élit moins de 4 sénateurs le scrutin sera majoritaire, uninominal
ou de liste. Si le département élit plus de 4 sénateurs, le scrutin sera proportionnel. Le président est
élu à chaque renouvellement partiel dans les mm cond que celui de l’AN. On dit que
protocolairement il prime sur le président de l’AN dans la mesure ou il assure l’éventuelle intérim. De
plus il nome 3 membres du conseil consti et peut le saisir. On dit svt du sénat qu’il est une chambre
de pondération, conservatrice censée nuancer les ardeurs de l’AN, mais l’AN conserve le dernier mot.
Le bicamérisme de la 5ème rep a svt fait l’objet de critique notamment psk il porterait atteinte a
l’unicité de la représentation nationale, et serai vecteur de complexité dans la procédure légi. Il est
possible d’affirmer que ces critiques ont été surmontées, d’une part la représentativité du sénat se
justifie par la décentralisation et son invention peut pétré raccourci par les procédures spé ou
accéléré que le gouv maitrise. D’autre part le sénat a réellement put constituer un contre pv dans le
contexte du fait majo lorsque la majo sénatoriale c’est opposé à la majo parlementaire.
-commission parlementaire voir doc en ligne. Commission = sorte de filtre. Commission permane 6
avant 2008, mtn 8.
Plus de cumul de mandat pour le parlementaire ou sénateurs. Parlementaire peut continuer à faire
un métier dans le privé. Parlementaire =immunité.
II) Les fonctions du parlement
A) Fonctions légi
4 étapes initiative, examen du projet, inscription a l’ordre du jour du conseil des ministres, adoption
de la loi.
B) Fonction de contrôle
Il est perçu comme l’innovation centrale de la 5ème rep. Descendant d’un comité consti sous la 4ème
rep, le conseil de 1958 devait au premier chef empêcher toute les dérives antécédant de la souv
parlementaire. Qualifier d’arme contre la déviation du régime parlementaire par Miche Debré, le
conseil consti devait limiter le légi au respect des dispo consti encadrant son action. Le conseil consti
apparaissait donc comme le gardien du régime parlementaire rationnalisé. Si le rôle du conseil avait
été initialement restreint à cette mission d’encadrement, ces fonctions ont considérablement
évoluer depuis 2008.
Il faut distinguer les membres nommés des membres de droit. Le conseil contient 9 membres
nommé, la nomination présidentielle est spé car il nomme le président de ce conseil et que cette
nomination est un pv propre dispensé de contre seing. Cette nomination n’est pas sans cons, le
président du conseil dispose d’une voix prépondérante en cas de partage de voix en outre il fixe
l’ordre du jour du conseil consti et désigne les rapporteurs pour chaque affaire.
Le mandat des membres du conseil consti est de 9ans nn renouvelable la compo du conseil se
renouvelle par tiers tous les 3ans. Outre les membres nommé l’art 56 al 2 prévoit que les anciens
présidents de la rep sont membre de droit du conseil consti. Il s’agit d’un droit de siégé et nn une
obli. Giscard est le seul qui y a siégé régulièrement. Si l’on a pu prétendre que cette présence des
anciens présidents se justifier par leur exp et leur rôle d’arbitre de l’art 5 l’argument peine à
convaincre notamment psk les anciens présidents pouvais avoir à connaitre des lois votées sous leur
présidence contenu du contrôle a posteriori. La compo du conseil consti relève de détermination
politique qui n’en font pas une juri au sens statutaire du terme. Ceci explique que le conseil consti ne
comporte que peut de juriste de formation ce qui interroge quant a la comp de certains membres.
B) Les incompatibilités
Les membres du conseil consti doivent respecter un régime d’incompatibilité censé garantir leur
impartialité. En 1er lieu ils ne peuvent remplir de fonction publique pendant leur mandat telle que
celle de membre de gouv, du CESE, ou de défenseur des droits. En 2nd lieu les membres du conseil
consti ne peuvent depuis 1995cumuler leur fonction au sein du conseil et un mandat électoral. Enfin
les membres du conseil connaissent le mm régime d’incompatibilité avec un emploi publique que les
parlementaires.
Si les membres du conseil consti ne sont pas des magistrats ils disposent d’un statut spé qui vise à
garantir leur indépendance vis-à-vis des intérêts publics et privé. C’est dans cette perspective
qu’outre ce régime, les membres du conseil sont tenus à une obli de réserve pour préserver leur
objectivité, ils doivent prêter serment en ce sens. Ils s’engagent aussi à ne pas prendre de position
publique ou de faire des consultations sur des questions relevant de la comp du conseil. En cas de
violation de cette obli de réserve, la seule sanction prévue est la démission d’office après un vote du
conseil a bulletin secret. Cette sanction est insuffisante car elle est trop radicale, impliquant une
violation manifeste a l’obli de réserve. Surtout elle ne s’applique pas à l’ancien membres du conseil
qui peuvent librement révéler le contenu des débats et des positions du conseil après la cessation de
leur fonction.
Le conseil consti dispose de comp d’attribution qui font de lui l’arbitre des conflits entre les pv
publique et un conseiller ponctuel entre ces mm pv publiques. Le conseil consti va intervenir à titre
préventif pour les lois du pays de la nouvelle Calédonie. Préalablement il faut noter que le conseil
consti est le juge électoral de droit commun de la 5ème en vertu de l’art 58 de la consti. Sans entrer
dans le détail on précisera qu’il est amené à encadrer l’orga de l’élection présidentiel puisqu’il va
contrôler les parrainages, proclamer les résultats et enfin vérifier les comptes des campagnes. Il aura
à connaitre en vertu de l’art 59 de toutes les réclamations effectuer contre le résultat des élection
légi et sénatorial. Enfin l’art 60 fait du conseil consti le juge exclusif du contentieux en matière de
consultation référendaire. Il est chargé à ce titre de veiller à la régularité des opérations de
référendum et en proclamer les résultats.
Il faut tout d’abord préciser que certains catés sous soumis ont une saisine obli du conseil consti. Il
s’agit à l’origine des règlements des assemblé et des lois organique. C’est lois particulières prévu par
l’art 46 de la consti, sont voté à la majo absolue des suffrages exprimé et ont pour objet d’appliquer
les dispo consti de concrétiser les dispo consti général. A ces 2 dispo contrôlé a priori et
obligatoirement, la révision consti de 2008 a ajouté les propositions de lois prévues par l’art 11 al 5
de la consti c’est-à-dire les textes soumis au référendum à la demande d’1/5 des membres du
parlement soutenu par 1/10 des électeurs inscrit sur les listes électoral. L’art 61 al 2 pose ensuite que
toute les autre lois, ordinaire et de finance peuvent faire l’objet d’une saisine facultative. On
rappellera que le conseil consti a exclu de lui mm le contrôle des lois référendaire sans sa décision de
162 et le contrôle des lois consti en 1992. Cette saisine facultative n’était ouverte l’origine qu’au
président de la rep, 1er ministres, président du sénat et AN. La révision consti de 1974a élargi cette
saisine a 60 députés ou sénateurs permettant à l’opposition parlementaire de saisir le conseil pour
qu’il se prononce sur la constitutionnalité de la loi voté par la majo parlementaire. Cela a augmenté
le volume du contentieux parlementaire. Jusqu’au début des années 70 le conseil consti a été le
chien de garde de l’exé puisque l’essentiel de cette décision avait objectif de préservé le domaine
réglementaire et encadrer le pv légi. La décision de 1971 de liberté d’association a marqué un 1er
grand tourant. Le conseil c’est en effet auto proclamée contrôleur de la consti des lois non plus
seulement au regard des art numéroté de la consti mais aussi au droit des libertés mentionné dans le
préambule de la consti. C’est dans ce cadre qu’apparait la notion de bloc de consti selon laquelle le
conseil contrôle la consti des lois sur le fondement : des arts de la consti, de la DDHC, du préambule
de la consti de 1946, et des PFRLR auxquels il renvoi.
B) La QPC
Introduite en 2008, la QPC ne peut être soulever que lorsqu’un justiciable estime qu’une dispo légi
en vigueur porte atteinte aux droits et libertés que la consti garantie, suivant les termes de l’art 61-1.
La procédure se déroule en 3 phases, il faut tout d’abord qu’un justiciable soulève devant une
juridiction admi ou judi a l’occasion d’un litige la violation de ces droits et libertés par une loi. Le juge
saisi procède à un examen de la QPC et peut décider de la transmettre à la juri suprême de son ordre
juridictionnel si elle remplit 3 cond cumulative : la dispo légi contesté est applicable au litige ou
constitut le fondement des poursuites, la dispo légi n’a pas déjà été déclarer conforme a la consti
(nouveauté), la question posée n’est pas dépourvue de caractère sérieux. Dans l’hypothèse de la
transmission la juridiction suprême saisi fait un nouvel examen de la QPC suivant les mm cond
cumulative et peut décider sans avoir à motiver sa décision de transmettre la QPC ou non au conseil
consti. En cela on peut affirmer que la cour de cass comme le conseil d’état opère un contrôle
indirect de consti de la loi promulguée. Enfin le conseil consti examine la QPC. Si on peut se réjouir de
la démocratisation du contentieux consti ont peut aussi s’interroger sur le double filtrage de la QPC
et sur la latitude qu’il laisse au juri de na pas transmettre au conseil consti. De mm on peut
s’interroger sur la capa du conseil à gérer cette explosion du contentieux. Enfin la QPC permet au
conseil de maximiser la création de nv principe consti ce qui renvoi a la question du gouvernement
des juges et au pv d’interprétation de la norme fondamental confié au juge consti.