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Cours Micro 2024 - 2025

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Chapitre II : Le choix de la combinaison productive

I. Technologie et fonction de production

1.1. Facteurs de production

Remarques importantes

- Il est utile parfois de classer les facteurs de production en fonction de la facilité avec laquelle leur
quantité peut être modifiée par l’entreprise : on parle ainsi de facteurs variables (dont la quantité
peut être facilement modifiée pour s’ajuster à de nouvelles conditions du marché) et de facteurs
fixes (dont la quantité est plus difficile, plus longue et/ou plus coûteuse à modifier);

- La combinaison de facteurs utilisée par une entreprise dépend de son processus de production,
et donc du type de bien produit, mais aussi des prix des différents facteurs

- L’analyse microéconomique des décisions des entreprises présentée ici ne nécessite pas une
connaissance précise des différentes étapes du processus de production des entreprises, ni de leur
organisation interne. Seules comptent les quantités de facteurs de production utilisées et la
quantité de bien final qui leur est associée.
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.2. La fonction de production
Modélisons maintenant la « technologie de production » ou processus par lequel, en combinant un ou
plusieurs inputs, on aboutit à la production d’un certain nombre d’unités d’output.
Cas d’un seul facteur de production : La fonction de
production à CT

Envisageons d’abord le cas où un seul input est nécessaire


pour produire l’output. Le cas le plus courant est celui où
seul l’input travail est utilisé. Par exemple, un chanteur des
rues produit des chansons à l’aide de sa seule voix ou un
cueilleur de mûres sauvages produit une récolte à l’aide de
ses seules mains. Dans les deux cas, l’input unique est bien le
travail, mesuré en heures.
Représentons sur la figure 1, le nombre de kilogrammes de
mûres cueillies en fonction du nombre d’heures consacrées à
la récolte par un cueilleur.
Nous choisissons de désigner par Q le nombre de
kilogrammes de mûres sauvages cueillies et par x1 LE nombre
d’heures de travail consacrées à la cueillette.
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.2. La fonction de production
Cas d’un seul facteur de production : La fonction de production à CT
À partir d’une fonction de production à un seul facteur, nous pouvons
mettre en évidence la productivité totale, la productivité marginale et
la productivité moyenne.

1. La productivité totale : Elle s’identifie à la production Q = f (L) .Elle


peut se définir comme étant l’évolution de Q due à l’évolution de L.
Cette fonction passe nécessairement par l’origine, c’est-à-dire que
pour une valeur 0 de L, Q est égal à zéro.

2. La productivité marginale : Elle se définit comme la variation de la


production Q ramenée à la variation d’une
unité de facteur travail L.
Soit PmL =Accroissement de Q/Accroissement de L
Mais PmL c’est aussi la dérivée première de la fonction Q par rapport
au travail et c’est également la pente de la tangente de la courbe de
productivité totale.

3. La productivité moyenne : Définie comme la production par unité


de facteur, dans le cas présent, le facteur de
production étant le travail, on définira la productivité moyenne du
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.2. La fonction de production La fonction de production à un facteur variable

Cas d’un seul facteur de production : La fonction de


production à CT

Pour déterminer la forme de la fonction de production,


considérons un petit atelier disposant des équipements de
production que l’on suppose constant. La production de cet
atelier variera donc suivant le nombre de travailleurs utilisés.

Soit : T le nombre de travailleurs (le travail).


Le tableau suivant résume les valeurs de production de cet
atelier :
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.2. La fonction de production
Cas d’un seul facteur de production : La fonction de production à CT

Exemple d’application

Calculer et
représenter
graphiquem
ent les PT,
PM et Pm.
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.2. La fonction de production
Cas de deux facteurs de production : L’isoquante
Le principe consiste à modéliser la manière dont il est
possible de produire un certain nombre d’unités d’un bien
ou service (dont les caractéristiques sont parfaitement
définies) appelé output, à partir de la transformation de
deux facteurs de production appelés inputs.

On suppose que l’output est produit à partir de deux


facteurs.
Nous notons Q la quantité de bien produit (output), x1
la quantité utilisée du premier facteur (par exemple le
travail), x2 la quantité utilisée du second facteur (par
exemple le capital). Représentons, sur la figure 3, la
technologie de production.

La relation fonctionnelle Q = f(x1; x2) indique la quantité


maximale d’out-put que l’on peut produire avec une
quantité donnée d’input.
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.2. La fonction de production
Cas de deux facteurs de production : L’isoquante
Représentation graphique sous forme d’isoquants
Une isoquante, associée à une technologie et à un niveau
de produit y0 donné, est l’ensemble de toutes les
combinaisons de facteurs qui permettent de produire
exactement y0. On notera Iy0 cette isoquante.
Formulation mathématique : Soit une technologie à n
facteurs, caractérisée par la fonction de production F(z1, z2,
..., zn) et soit y0 un niveau de produit.
Iy 0 = {(z1, z2, ..., zn): F(z1, z2, ..., zn) = y0}.
Exemple : les combinaisons possibles ainsi que leur niveau
de production

Représentation
graphique pour
un niveau de 50
unités
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.2. La fonction de production
Propriétés d’une isoquante

q Elles sont décroissantes.


q Deux courbes d’indifférence ne se
coupent jamais.
q Les courbes sont convexes (A
l’exception des cas des facteurs
parfaitement substituables ou
complémentaires).
q Plus l’isoquante s’éloigne de l’origine,
plus le niveau de produit est élevé.

A ≡ D
Or B > A
Donc B > D
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.2. La fonction de production

Le taux marginal de substitution technique


(TMST)

Le taux marginal de substitution technique (TMST) du


facteur j (j =1, 2) au facteur i (i = 1, 2 et i ≠ j) est la quantité
minimale de facteur j qui peut compenser une faible
(innitésimale) réduction du facteur i tout en maintenant
inchangé le niveau de production.

On notera ce taux TMSTj/i = - Cette courbe représente l’isoquante associée à la


production de 50 unités. Partons de la situation
initiale B avec 3 travailleurs et 1 machine, et
supposons que le nombre d’agents passe de 3 à 2,
ce qui correspond à une réduction de 1 du facteur
travail, ∆z 1 = – 1. Pour retrouver un niveau de
produit de 50 (et donc revenir sur l’isoquante), il
faut augmenter le nombre de machines de 1, ∆z 2
= +1. Dans ce cas, une unité de capital compense la
réduction d’une unité de travail et le TMST est
égal à 1.
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.2. La fonction de production

Cas particulier : La fonction Cob Douglass Calcul de la PmL et du TMST

La fonction de production Cobb-Douglas q Lorsqu’on calcule la PmL (ce qui revient à dériver la fonction
a été proposée par deux économistes de production du point de vue de L), on obtient :
américains au début du XXème siècle.
∂Q/∂L = β.Lβ-1. Kα = β. Q/L
C’est une fonction de production à
facteurs substituables qui permet de q Lorsqu’on calcule la PmK (ce qui revient à dériver la fonction
maintenir l’hypothèse des rendements de production du point de vue de K), on obtient :
factoriels décroissants tout en étant
compatible avec les trois cas de ∂Q/∂K = α.Kα-1 . Lβ = α. Q/K
rendements d’échelle.
q Le TmST, qui est égal au rapport des productivités
Elle s’écrit : marginales, se traduit par l’égalité suivante :
Q(K,L) = Kα . Lβ
TmST = β/α . K/L
α et β sont deux réels positifs.
Cela signifie que le TmST est d’autant plus élevé́ que le
coefficient d’intensité capitalistique est élevé́.
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
Le principe :
1.3. Les rendements d’échelle
q Les rendements d’échelle d’une technologie
Une entreprise de prêt-à-porter possède un atelier de sont constants si en multipliant par la même
confection de jeans. constante δ>1 la quantité de tous les facteurs de
production, la quantité produite est multipliée
L’atelier occupe 200 m2, emploie 50 couturières et par δexactement.
possède autant de machines à coudre. Si l’entreprise,
décidant de s’agrandir, achète un autre atelier de même q Les rendements d’échelle d’une technologie
surface et 50 machines à coudre, embauche 50 sont décroissants si en multipliant par la même
couturières de plus et se procure la même quantité de constante δ>1 la quantité de tous les facteurs de
matière première qu’avant (tissu, boutons, etc.), que production, la quantité produite est multipliée
deviendra le nombre de jeans fabriqués ? par moins de δ.

Si N unités sortaient du premier atelier tous les mois, le q Les rendements d’échelle d’une technologie
nombre d’unités sortant des deux ateliers sera-t-il de sont croissants si en multipliant par la même
2N, de moins de 2N ou de plus de 2N ? La réponse à constante δ>1 la quantité de tous les facteurs de
cette question permet de déterminer ce qu’on appelle production, la quantité produite est multipliée
les rendements d’échelle de l’industrie du jean. par plus de δ
.
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.3. La combinaison optimale des facteurs

Contrainte budgétaire : la droite d’isocoût

Le coût total de production C est égal au coût du facteur capital plus


le coût du facteur
travail. Si l’on désigne par «Pl» le coût du travail et par «Pk» le coût
du capital, on a :

C = (Pk.K) + (Pl.L).

On peut transformer cette équation de façon à exprimer K en


fonction de L, comme c’est déjà le cas pour les isoquants. On a:
La droite d’isocoût représente
C = (Pk . K) + (Pl . L) est équivalent à Pk . K = C – (Pl . L), et, en
l’ensemble des combinaisons de
divisant les deux côtés par Pk, on obtient :
capital et de travail qu’il est possible
de se procurer pour un coût total
donné, et pour un prix donné des
facteurs.
Cette équation est de la forme y = ax + b ; elle est donc représentée
par une droite qu’on appelle la «droite d’isocoût», dont la pente
est – Pl / Pk (voir graphique à droite).
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.3. La combinaison optimale des facteurs
Détermination du point d’équilibre

Une fois déterminée la quantité de production qui maximise le profit, La combinaison capital-travail
l’entreprise doit choisir, parmi l’ensemble des combinaisons optimale est telle que les
techniquement possibles décrites par l’isoquant, celle dont le coût est productivités marginales des deux
minimum, c’est-à-dire celle qui permet d’atteindre la droite d’isocoût la facteurs pondérées par leurs prix
plus basse. sont égales.
L’optimum est donc atteint au point de tangence entre l’isoquant et une
droite d’isocoût (point E sur la figure à droite).

Au point d’équilibre E1, par définition de la tangence, la pente de la droite


(– Pl/Pk) et la pente de la courbe (dK/dL = (–)TMST) sont confondues.
On a donc: – Pl/Pk = – TMST, d’où : TMST = Pl/Pk.
On démontre par ailleurs que le TMST est égal au rapport de la
productivité marginale du travail et du capital. En conséquence, au point
d’équilibre E1, on a :

TMST = PmL/PmK = Pl/Pk

ce qui est équivalent à: PmL/Pl = PmK/Pk.


Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.3. La combinaison optimale des facteurs

Situation n° 4

La fonction de production de l’entreprise Nicolin pour du


chocolat utilise le facteur travail (facteur demandé en quantité
L) et le facteur capital (facteur demandé en quantité K).

Cette fonction de production qui mélange les facteurs


demandés prend la forme :

1. Quelle serait la décision technique efficiente de l’entreprise ?

2. Dans le cas où la dépense en facteurs serait de 200 et les


prix du marché du capital et du travail sont respectivement de
5 et 2 , quelle serait la décision technique d’efficience de
l’entreprise ?
Chapitre II : Le choix de la combinaison productive
I. Technologie et fonction de production
1.3. La combinaison optimale des facteurs

Situation n° 5

Soit une entreprise dont la technique de production peut être résumée


par l’équation suivante :Q = √𝐾.2 √𝐿
K représente la quantité du matériel et outillage et L le nombre de travailleurs.
1.1- Analyser les rendements d’échelle de cette fonction.
2.2- Calculer le TMST et exprimer sa valeur au point d’équilibre ?
1.3- Quelle serait la combinaison optimale pour un budget de 2500 DH sachant que
chaque matériel coûte 24 et le coût d’une unité de travail est de 8 (les chiffres sont en
milliers).
1.4- Interpréter les résultats
1.5- Combien fait le TMST dans le point d’équilibre ? Interpréter les résultats
Chapitre III : l’offre du producteur en CPP

I. Choix du producteur et offre concurrentielle

Quelles motivations guident les choix des entreprises ?

Sur quel objectif repose leur décision ?

L’analyse économique suppose que tous les agents font


leurs choix en utilisant au mieux les moyens dont ils
disposent pour réaliser leurs objectifs. Dans le chapitre
précédent, nous avons analysé les « facteurs » dont
dispose une entreprise pour produire et avons su
comment elle doit les combiner efficacement pour
minimiser les coûts de production d’une quantité de bien
donné. Or, parmi toutes les
quantités réalisables, quelle est la quantité de bien que
l’entreprise choisira de produire ?
Chapitre III : l’offre du producteur en CPP
Coût total, coût variable et coût fixe
I. Choix du producteur et offre concurrentielle

1.1. Les coûts de production

Les coût de production peuvent être représentés


par des fonctions.
La fonction de coût total dépend de la technologie
utilisée par une entreprise et des prix des facteurs
de production.
Elle est un résumé fort utile des contraintes
technologiques et de marché auxquelles
l’entreprise est confrontée.

Les différentes composantes de la fonction de


coût total et ses propriétés qui seront traitées sont
Remarque importante :
des éléments importants pour la stratégie des
En longue période, l’échelle de production peut être modiée suite
entreprises.
à des investissements permettant d’accroître le stock
d’équipements, la surface de l’usine ou la superficie des
terres... Si bien qu’en longue période, il n’y a plus que des
coûts variables.
Chapitre III : l’offre du producteur en CPP La fonction de coût correspondant au tableau est
I. Choix du producteur et offre concurrentielle approximativement :

1.1. Les coûts de production Coût marginal et coût


Exemple moyen

Le département de contrôle de gestion d’une entreprise


fabriquant des pièces pour cafetières à capsules a calculé
les coûts de production (en milliers) en fonction du
nombre de pièces fabriquées (en milliers). Ils sont
comme suit :
Chapitre III : l’offre du producteur en CPP
CT = y3 – 6y²+ 15y + 5
I. Choix du producteur et offre concurrentielle
CM = y²– 6y + 15 + 5/y
1.1. Les coûts de production Cm = 3y² – 12y + 15
Exemple (suite) : calcul et représentation graphique des
CT, CM et CM
Chapitre III : l’offre du producteur en CPP
Recette totale, coût total et profit total
I. Choix du producteur et offre concurrentielle

1.2. La fonction de profit L’entreprise Tony produit des liseuses électroniques.


Une étude de marché, qu’elle a réalisée, lui permet
Nous n’envisageons donc l’objectif central de la firme que d’estimer le prix auquel elle pourra vendre ses
dans ce contexte simplifié. Ainsi, nous allons donc liseuses en fonction du volume de production. Pour
considérer que toute firme cherche à maximiser son profit chaque quantité de liseuses produites (en milliers), le
microéconomique, défini comme la différence entre la prix de vente prévu, la recette totale (en milliers), le
recette totale, notée RT(Q) et le coût total de production. coût total de production (en milliers ) et les profits (en
milliers ) sont :
Chapitre III : l’offre du producteur en CPP
I. Choix du producteur et offre concurrentielle
1.2. L’optimum de l’entreprise dans le cadre d’une concurrence pure

Sur un marché de CPP, les entreprises ne peuvent ni décider, ni influencer les prix. Elles prennent les prix
comme donnés : elles sont « preneuses de prix » (price-taker).

Les quantités optimales, qui permettent le plus grand profit, vont s’exprimer en fonction du prix exogène.
Chapitre III : l’offre du producteur en CPP
I. Choix du producteur et offre concurrentielle
1.2. L’optimum de l’entreprise dans le cadre d’une concurrence pure

Résolution du programme «économique» du q Si la recette marginale était supérieure au coût


producteur marginal (Rm(Q) > Cm(Q)), cela signifierait qu’au
regard de la quantité Q effectivement produite,
Puisque dans un cadre de concurrence pure et produire une unité de plus rapporterait plus qu’il ne
parfaite, l’entreprise ne possède aucune marge coûterait. Il faudrait donc produire plus. Il ne peut
de manœuvre sur la fixation du prix de son donc s’agir de l’optimum.
produit, la seule variable sur laquelle porte sa
décision est la quantité à produire Q q Si la recette marginale était inférieure au coût marginal
(qui est supposée être immédiatement et (Rm(Q) < Cm(Q)), cela signifierait qu’au regard de la
intégralement achetée). quantité Q effectivement produite, produire une unité
de plus coûterait plus qu’il ne rapporterait. Plus
L’objectif de la firme est donc de trouver la précisément, pour la quantité Q effectivement
quantité d’output qui maximise son profit. Le produite, la quantité seuil d’output au regard de
programme économique du producteur s’écrit laquelle un supplément de production rapporte plus
donc : qu’il ne coûte a été dépassée. Il faudrait donc produire
moins. Il ne peut donc s’agir de l’optimum.
Max : Π(Q) = RT(Q) – C(Q)
Chapitre III : l’offre du producteur en CPP
I. Choix du producteur et offre concurrentielle
1.2. L’optimum de l’entreprise dans le cadre d’une concurrence pure
Exemple d’application
Reprenons l’exemple de
l’entreprise Tony et
supposons que le prix de
marché des liseuses est
de 125 quelle que soit la
quantité produite par la
société.

La recette totale de
l’entreprise Tony est
donc RT(y) = py = 125y,
avec y, la quantité
produite.

Le profit réalisé pour les


différentes quantités de
liseuses produites est le
suivant :
Chapitre III : l’offre du producteur en CPP
I. Choix du producteur et offre concurrentielle
1.2. L’optimum de l’entreprise dans le cadre d’une concurrence pure

Conditions de maximisation :

La quantité optimale d’une entreprise est obtenue en


égalisant son coût marginal au prix, p = Cm(y*).
L’entreprise va effectivement produire cette quantité y* si
elle maximise le profit. Une condition est que le profit soit
concave , π’’(y*) 0.
C’est bien le cas lorsque la dérivée du coût marginal est
positive Cm’(y*)≥0.

Par conséquent, le niveau de production optimal se


trouve obligatoirement dans une partie croissante de la
fonction de coût marginal.

Représentation graphique :

La quantité optimale et son profit sont représentés comme


suit :
Situation

Dans un pays en développement, sur un marché en situation de


concurrence pure et parfaite, 120 entreprises produisent un bien
alimentaire de première nécessité. Ces entreprises ont la même
structure de coût.
Le coût total de longue période est le suivant :
CT (q) = q3-18q2 +215q

1. Déterminer la fonction de profit Π(q) et les conditions


économiques de sa maximisation.
2. Déterminer l’optimum si le prix du produit est : p = 119
Que constate-t-on ? Vérifier pour un prix de 350.
3. Repérer graphiquement la surface du profit
Chapitre III : l’offre du producteur en CPP
I. Choix du producteur et offre concurrentielle
1.3. Le seuil de rentabilité et le seuil de fermeture
Seuil de rentabilité
Le seuil de rentabilité (SR) est le prix à partir duquel
l’entreprise en C.P.P. commence à faire des profits.

Pour tout P supérieur au SR, RM>CM et la firme fait des profits

Pour tout P inférieur au SR, RM<CM et la firme fait des pertes


Le SR se trouve donc au minimum du CM .

Seuil de fermeture

Le seuil de fermeture (SF) correspond au prix le plus bas pour


lequel il y a une quantité offerte.

Au seuil de fermeture, tous les coûts variables sont couverts.

Il est atteint pour un prix correspondant au minimum du CVM.


Chapitre III : l’offre du producteur en CPP
II. La courbe de l’offre
Fonction d’offre d’une firme concurrentielle

La fonction d’offre y(p) d’une entreprise en


concurrence parfaite est donnée par l’égalité entre le
coût marginal et le prix.
La fonction d’offre, y(p), est croissante par rapport à p.

La fonction d’offre à court terme :

En courte période la fonction d’offre se définit, à partir du


seuil de fermeture. Car, si l’entreprise arrive à couvrir ses
coûts variables et peut être une partie de ses coûts fixes,
elle peut continuer à produire en attendant un
retournement de la conjoncture économique.

La fonction d’offre à long terme :

En longue période la fonction d’offre se définit à partir de


seuil de rentabilité́. Car à long terme, l’entreprise est
obligée de couvrir à la fois ses coûts fixes et ses coûts
variables si non elle risque de disparaitre

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