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Présentation de Mon Chien en Classe

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Présentation de Mon Chien en Classe

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Catherine Huby

Module 6 : Le chien
Mon chien
1. L'autre jour, le maître, Monsieur
Derien, a posé une boîte sur la table au
fond de la classe. Il a proposé aux
élèves qui le souhaitent d'apporter une
photo d'un animal qu'ils connaissent
bien et de la glisser sans rien dire dans
la boîte, avec leur prénom écrit
derrière.
« Tous les lundis après-midi, après la récréation, nous tirerons une photo au
sort, a-t-il dit, et celui d'entre vous qui l'aura apportée viendra présenter cet
animal et nous raconter tout ce qu'il sait sur lui. Nous commencerons dès lundi
prochain. Tenez-vous prêts ! »
2. Toute la semaine, les enfants ont tourné autour de la boîte, une photo bien
cachée dans une enveloppe à la main. Et aujourd'hui, c'est le grand jour.
Après la récréation, Monsieur Derien soulève légèrement le couvercle de la boîte,
glisse sa main dans l'interstice, fouille et farfouille l'air mystérieux et en sort une
enveloppe close. Il saisit son coupe-papier et l'insère délicatement dans
l'enveloppe de manière à ne pas abîmer la photo qui se trouve à l'intérieur… Il se
retourne pour lire le prénom écrit au verso de la photo et annonce :
« Maximilien ! À toi l'honneur ! Installe-toi au tableau et explique-nous ton
choix ! »
3. Maximilien est un peu ému. Il affiche sa photo au tableau et commence à voix
très basse : « Voici un chien, c’est le mien. Pour moi c’est le plus beau chien du
monde !
- Peux-tu parler plus fort, s'il te plaît ? intervient Monsieur Derien. Tes camarades
du fond de la classe n'entendent pas très bien ce que tu expliques.
- Je vais essayer mais ce n'est pas facile d'être le premier. Je ne le fais pas exprès
mais j'ai la voix qui tremble. »
4. Progressivement, le jeune garçon s'enhardit, et puis, il aime tellement son chien
qu'il en oublie sa timidité : « Il est malin, c’est un vrai petit coquin car il n’obéit
pas toujours quand je lui dis : « viens ». Il aime bien courir avec ses copains sur
le chemin de halage au bord de la rivière. Il ne dort pas dans un chenil, il dort à
la maison dans son panier. Il est très propre et ne fait pas de saletés. Il mange
ses croquettes et boit son eau fraîche sans rien renverser.

1
5. Comme je suis le voisin de Marie, son chat Mimi est l'ami de mon Pinpin.
Ils se font des petits câlins et jouent à cache-cache derrière les coussins du
canapé. Parfois, ils vont dans le jardin et ils se roulent dans l’herbe. Mimi grimpe
aux arbres, le chien se couche dans les lupins et le regarde avec envie… Et quand
Pinpin traverse en courant la petite mare de mes poissons rouges, c'est Mimi qui
le regarde et admire son courage ! Ils se comprennent et s’entendent très bien
même s'ils ne savent pas faire les mêmes choses !
Voilà, j'ai fini. C’était l’histoire de mon chien ! J'espère que je ne vous ai pas
ennuyés. »

Nous nous entraînons


Nous cherchons ensemble les mots dans lesquels nous entendons le son
« in » ou « un » et nous les trions par graphies : in, ain, ien, un.

Nous expliquons :

un interstice : un petit espace vide entre les parties d'un tout.

clos/close : fermé/fermée.
le verso : le revers d'une feuille. C'est le contraire du recto.

s'enhardir : devenir hardi, courageux.

le chemin de halage : chemin situé sur les rebords d'une rivière. Il sert de
passage aux hommes et aux animaux. Autrefois, il servait au passage de ceux
d'entre eux qui tractaient les péniches.

Nous réfléchissons :

- À quoi voit-on que Maximilien est ému ? Qu'est-ce qui l'enhardit ?


- Est-ce un gros chien ? Comment s'appelle-t-il ?
- Quelles sont les caractéristiques qui différencient Mimi et Pinpin ?

Nous retrouvons l'habitat de chaque animal : le chenil ; la basse- cour ; la


cage ; le clapier ; le pigeonnier ; l'écurie ; la ruche.

Le chien vit dans … . - L'abeille … . - Le cochon d'Inde … . - L'âne … . - Le


pigeon … . - Les volailles vivent … . - Le lapin … .

Nous mettons les mots suivants au féminin et nous les épelons :

un chien, une … - le mien, la … - le tien, la … - le sien, la … - le gardien, la …

Nous choisissons un animal et nous le décrivons.

2
Sans famille
1. La troupe du signor Vitalis

Rémi, un jeune garçon, a toujours vécu seul avec sa mère adoptive. Un jour,
Barberin, son père adoptif, revient au village car il s'est blessé en tombant d'un
échafaudage. Il présente alors Rémi au signor Vitalis, un saltimbanque qui
parcourt les routes en compagnie d'une étonnante troupe d'artistes.
« Le signor Vitalis, c’est moi, comme
1.

vous devez vous en douter, la troupe, je vais


vous la montrer, puisque vous désirez faire
sa connaissance. »
Disant cela, il ouvrit sa peau de mouton et
prit dans sa main un animal étrange qu’il
tenait sous son bras gauche serré contre sa
poitrine. Je ne trouvais pas de nom à donner
à cette créature bizarre que je voyais pour
la première fois, et que je regardais avec
stupéfaction.
Elle était vêtue d’une blouse rouge
2.

bordée d’un galon doré ; mais les bras et les


jambes étaient nus, car c’étaient bien des
bras et des jambes qu’elle avait et non des pattes ; seulement ces bras et ces
jambes étaient couverts d’une peau noire, et non blanche ou camée. « Ah ! le
vilain singe ! » s’écria Barberin.
Ce mot me tira de ma stupéfaction, car, si je n’avais jamais vu des singes, j’en
avais au moins entendu parler ; ce n’était donc pas un être humain que j’avais
devant moi, c’était un singe.
3.« Voici le premier sujet de ma troupe, dit Vitalis, c’est M. Joli-Cœur. Joli- Cœur,
mon ami, saluez la société. » Joli-Cœur porta sa main fermée à ses lèvres et
nous envoya à tous un baiser.
« Maintenant, continua Vitalis étendant sa main vers le caniche blanc, à un
autre ; le signor Capi va avoir l’honneur de présenter ses amis à l’estimable
société ici présente. »
4. À ce commandement le caniche, qui jusque-là n’avait pas fait le plus petit
mouvement, se leva vivement et, se dressant sur ses pattes de derrière, il croisa
ses deux pattes de devant sur sa poitrine, puis il salua son maître si bas que son
bonnet de police toucha le sol.

3
Ce devoir de politesse accompli, il se tourna vers ses camarades, et d’une patte,
tandis qu’il tenait toujours l’autre sur sa poitrine, il leur fit signe d’approcher.
Les deux chiens, qui avaient les yeux attachés sur leur camarade, se dressèrent
aussitôt, et, se donnant chacun une patte de devant, comme on se donne la main
dans le monde, ils firent gravement six pas en avant, puis après trois pas en
arrière, et saluèrent la société.

Zacharie Noterman 18o8 – 1863


École des bonnes manières

Nous nous entraînons


Nous cherchons ensemble les mots dans lesquels nous entendons le son

« in » ou « un » et nous les trions par graphies : in, ain, ien, un.


Nous expliquons :
signor : mot italien qui signifie « monsieur ».
un saltimbanque : artiste spécialiste des spectacles de rue.
la stupéfaction : un très grand étonnement.

Nous réfléchissons :
- Que peut-on penser de ce qui arrive à Rémi ?

- Les animaux du signor Vitalis ont-ils l'air bien traités ? À quoi le voit-on ?

Nous retrouvons le nom des artistes : le jongleur ; l'acrobate ; l'écuyère ; le


dompteur ; le clown ; la funambule.
Elle fait son numéro à cheval, c'est … . - Il dresse des fauves, c'est … . - Il lance
et rattrape divers objets, c'est … . - Il amuse les enfants, c'est … . - Il exécute des
figures d'adresse et d'équilibre, c'est … . - Elle marche sur un câble tendu entre
deux poteaux, c'est … .
Nous construisons des noms à partir des adjectifs qualificatifs :
poli, la … - sage, la … - jeune, la … - rude, la … - triste, la … - vieux, la … - délicat,
la … - juste, la … - fin, la … - noble, la … .
Nous imaginons un tour de Joli-Cœur nous le décrivons.

4
Sans famille
2. Trois chiens savants

1. « Celui que j’appelle Capi, continua Vitalis,


autrement dit Capitano en italien, est le chef
des chiens ; c’est lui qui, comme le plus
intelligent, transmet mes ordres.
Ce jeune élégant à poil noir est le signor
Zerbino, ce qui signifie le galant, nom qu’il
mérite à tous les égards. Quant à cette jeune
personne à l’air modeste, c’est la signora
Dolce, une charmante Anglaise qui n’a pas
volé son nom de douce.

2. C’est avec ces sujets remarquables à des titres différents que j’ai l’avantage de
parcourir le monde en gagnant ma vie plus ou moins bien, suivant les hasards de
la bonne ou de la mauvaise fortune. Capi ! »
Le caniche croisa les pattes.

« Capi, venez ici, mon ami, et soyez assez aimable, je vous prie – ce sont des
personnages bien élevés à qui je parle toujours poliment –, soyez assez aimable
pour dire à ce jeune garçon, qui vous regarde avec des yeux ronds comme des
billes, quelle heure il est. »

3. Capi décroisa les pattes, s’approcha de son maître, écarta la peau de mouton,
fouilla dans la poche du gilet, en tira une grosse montre en argent, regarda le
cadran et jappa deux fois distinctement ; puis après ces deux jappements bien
accentués, d’une voix forte et nette, il en poussa trois autres plus faibles.
Il était en effet deux heures et trois quarts.

« C’est bien, dit Vitalis, je vous remercie, signor Capi ; et, maintenant, je vous prie
d’inviter la signora Dolce à nous faire le plaisir de danser un peu à la corde. »

4. Capi fouilla aussitôt dans la poche de la veste de son maître et en tira une corde.
Il fit un signe à Zerbino, et celui-ci alla vivement lui faire vis-à-vis. Alors Capi lui
jeta un bout de la corde, et tous deux se mirent gravement à la faire tourner.

5
Quand le mouvement fut régulier, Dolce s’élança dans le cercle et sauta légèrement
en tenant ses beaux yeux tendres sur les yeux de son maître.
« Vous voyez, dit celui-ci, que mes élèves sont intelligents ; mais l’intelligence ne
s’apprécie à toute sa valeur que par la comparaison. Voilà pourquoi j’engage ce
garçon dans ma troupe ; il fera le rôle d’une bête, et l’esprit de mes élèves n’en
sera que mieux apprécié. »

Nous nous entraînons


Nous cherchons ensemble les mots italiens du texte et nous apprenons à les
prononcer.
Nous expliquons :
signora : mot italien qui signifie « madame ».

transmettre : faire passer quelque chose de quelqu'un à quelqu'un d'autre.


galant : empressé et poli auprès des dames.

Nous réfléchissons :
- Relisons les mots italiens et traduisons-les. Pourquoi le signor Vitalis a-t-il donné
les noms de Capitano, Zerbino et Dolce à ses chiens ?
- Quel rôle va jouer Rémi dans la troupe ? Pourquoi Vitalis veut-il lui donner ce

rôle ?
- Grâce à cela, expliquons maintenant : « Mais l'intelligence ne s'apprécie à toute

sa valeur que par comparaison ».


Nous utilisons des mots d'origine étrangère pour compléter les phrases :
pizza, soda, football, opéra, hamburger, week-end, baby-sitter, spaghetti,
paella, fast-food, match.
Mes parents vont à l'… ce soir alors ils me font garder par une … . - Je suis ravi car
je mangerai un repas italien : … et … !
Ce …, nous irons voir un … de … au Stade de France, puis nous irons au … et nous
commanderons un … avec des frites et du ... en boisson !

Nous définissons des verbes de la famille du verbe mettre :


remettre, démettre, transmettre, permettre.
Autoriser, c'est ……………………….. . - Faire passer, c'est ………………………….. . - Donner
en mains propres, c'est ……………………………… .- Déboîter, c'est ……………………………. .

Nous imaginons une bêtise que fera Rémi et nous la racontons.

6
Sans famille
3. Que va devenir Rémi ?

1.– Oh ! pour faire la bête... interrompit Barberin.


– Il faut avoir de l’esprit, continua Vitalis, et je crois que ce garçon n’en manquera
pas quand il aura pris quelques leçons. Au reste, nous verrons bien. Et pour
commencer nous allons en avoir tout de suite une preuve. S’il est intelligent, il
comprendra qu’avec le signor Vitalis on a la chance de se promener, de parcourir
la France et dix autres pays, de mener une vie libre au lieu de rester derrière des
bœufs, à marcher tous les jours dans le même champ, du matin au soir, tandis
que, s’il n’est pas intelligent, il pleurera, il criera, et, comme le signor Vitalis n’aime
pas les enfants méchants, il ne l’emmènera pas avec lui. Alors l’enfant méchant ira
à l’hospice où il faut travailler dur et manger peu. »
2.J’étais assez intelligent pour comprendre ces paroles ; mais de la compréhension
à l’exécution, il y avait une terrible distance à franchir.
Assurément les élèves du signor Vitalis étaient bien drôles, bien amusants, et ce
devait être bien amusant aussi de se promener toujours ; mais, pour les suivre et
se promener avec eux, il fallait quitter mère Barberin.
Il est vrai que, si je refusais, je ne resterais peut-être pas avec mère Barberin ; on
m’enverrait à l’hospice.
3.Comme je demeurais troublé, les larmes dans les yeux, Vitalis me frappa
doucement du bout du doigt sur la joue.
« Allons, dit-il, l’enfant comprend, puisqu’il ne crie pas ; la raison entrera dans
cette petite tête, et demain...
– Oh ! monsieur, m’écriai-je, laissez-moi à maman Barberin, je vous en prie !»
Mais avant d’en avoir dit davantage je fus interrompu par un formidable
aboiement de Capi.
En même temps le chien s’élança vers la table sur laquelle Joli-Cœur était resté
assis.

7
Nous nous entraînons

Nous savons lire des mots difficiles : il interrompit – intelligent – un pays –


des bœufs – il l'emmènera – la compréhension – l'exécution – assurément.

Nous expliquons :
interrompre : arrêter quelqu'un de continuer ce qu'il fait.
l'hospice : maison où on recueillait les enfants perdus, orphelins ou abandonnés
par leur famille.
la compréhension : l'action de comprendre. l'exécution : l'action d'exécuter.
assurément :certainement, sûrement. troublé : triste, angoissé.

Nous réfléchissons :
- Que fera Rémi avec le signor Vitalis ?

- Quel autre métier pourrait-il exercer s'il n'allait pas avec Vitalis ?

- Que pourrait-il lui arriver d'autre qui lui fait très peur ?
- Et Rémi, lui, que souhaiterait-il le plus au monde ? Est-ce que cela sera
possible ?
- Grâce à cela, expliquons maintenant : « mais de la compréhension à
l’exécution, il y avait une terrible distance à franchir ».

Nous construisons des noms à partir des verbes :


comprendre, la …………………….. - exécuter, l'……………………… - interrompre,
l'………………….. - punir, la …………………….. - créer, la …………………… - soustraire, la
……………………..… - multiplier, la ……………………..… - réclamer, la ………………………. -
transformer, la ………………………… .

Nous employons des mots de la famille du mot hospice :


hôpital, hospitalité, hôtel, hôte.
Un lieu où on reçoit des voyageurs, c'est un … . - Un lieu où on reçoit des personnes
qui ont besoin de soins médicaux, c'est un … . - Une personne qui vous reçoit chez
lui, c'est un … . - L'action de recevoir quelqu'un chez soi, c'est l'… .

Nous imaginons ce que pourrait dire Mère Barberin si elle était là, et
nous l'écrivons.

8
Sans famille
4. Vendu.

1. Celui-ci,
profitant d’un moment où tout le monde
était tourné vers moi, avait doucement pris le
verre de son maître, qui était plein de vin, et il
était en train de le vider. Mais Capi, qui faisait
bonne garde, avait vu cette friponnerie du singe,
et, en fidèle serviteur qu’il était, il avait voulu
l’empêcher.
2. «Monsieur Joli-Cœur, dit Vitalis d’une voix sévère,
vous êtes un gourmand et un fripon ; allez vous
mettre là-bas, dans le coin, le nez tourné contre
la muraille, et vous, Zerbino, montez la garde
devant lui ; s’il bouge, donnez-lui une bonne
claque. Quant à vous, monsieur Capi, vous êtes
un bon chien ; tendez-moi la patte, que je vous la
serre. »
3.Tandis que le singe obéissait en poussant des petits cris étouffés, le chien,
heureux, fier, tendait la patte à son maître.
« Maintenant, continua Vitalis, revenons à nos affaires. Je vous donne donc
trente francs.
– Non, quarante. »
Une discussion s’engagea, mais bientôt Vitalis l’interrompit :
« Cet enfant doit s’ennuyer ici, dit-il ; qu’il aille donc se promener dans la cour de
l’auberge et s’amuser. »
4. En même temps il fit un signe à Barberin. « Oui, c’est cela, dit celui-ci, va dans
la cour, mais n’en bouge pas avant que je t’appelle, ou sinon je me fâche. »
Je n’avais qu’à obéir, ce que je fis. J’allai donc dans la cour, mais je n’avais pas le
cœur à m’amuser. Je m’assis sur une pierre et restai à réfléchir. C’était mon sort
qui se décidait en ce moment même. Quel allait-il être ? Le froid et l’angoisse me
faisaient grelotter.
La discussion entre Vitalis et Barberin dura longtemps, car il s’écoula plus d’une
heure avant que celui-ci vînt dans la cour.
Enfin je le vis paraître ; il était seul. Venait-il me chercher pour me remettre aux
mains de Vitalis ?
5.« Allons, me dit-il, en route pour la maison. » La maison ! Je ne quitterais donc
pas mère Barberin ?
J’aurais voulu l’interroger, mais je n’osai pas, car il paraissait de fort mauvaise
humeur. La route se fit silencieusement. Mais, environ dix minutes avant d’arriver,

9
Barberin, qui marchait devant, s’arrêta :
« Tu sais, me dit-il en me prenant rudement par l’oreille, que, si tu racontes un
seul mot de ce que tu as entendu aujourd’hui, tu le payeras cher ; ainsi,
attention ! »
(Sans Famille, Hector Malot, La Bibliothèque Électronique)

Nous nous entraînons


Nous savons lire la suite de lettres e.r. : vers moi - le verre – vider – une
friponnerie – un serviteur – empêcher – Zerbino – je serre – fier – il l'interrompit
– s'ennuyer – s'amuser – Barberin – une pierre – grelotter – chercher – je
quitterais – interroger – arriver – tu payeras

Nous expliquons :
friponnerie : action d'être fripon.
fidèle : dévoué, qui garde son amitié pour quelqu'un.

fripon : filou, coquin, malhonnête.

mon sort : mon avenir, mon destin.

angoisse : inquiétude très profonde, peur intense.

Nous réfléchissons :
- Comment les animaux du signor Vitalis montrent-ils à nouveau leur intelligence ?

- Vitalis veut-il seulement que Rémi aille jouer ? Alors, pour quelle raison
demande-t-il que Rémi sorte dans la cour de l'auberge ? À quoi le voit-on ?
- Barberin a fait affaire avec Vitalis. Pourquoi ne dit-il rien à Rémi et ne veut-il pas
que ce dernier en parle à la mère Barberin ?

Nous construisons des noms à partir des verbes :


fripon, une … - taquin, une … - plaisant, une … - pitre, une ... - niais, une … - filou,
une … - étourdi, une … - drôle, une …

Nous choisissons le mot qui désigne le sentiment éprouvé : la peur, l'angoisse.

Vitalis crie après Joli-Cœur. - Barberin entraîne Rémi sans rien dire. - Capi aboie.
- Joli-Cœur lui tire les cheveux. - La mère Barberin attend le retour de son mari. -
Rémi doit dire bonjour à un inconnu. - Barberin parle de l'hospice.

Nous imaginons ce que racontera Rémi à ses enfants plus tard et nous
l'écrivons.

10
Des chiens en poésie
Le vieux et son chien
S'il était le plus laid
De tous les chiens du monde,
Je l'aimerais encore
A cause de ses yeux.
Si j'étais le plus laid
De tous les vieux du monde,
L'amour luirait encore
Dans le fond de ses yeux.
Et nous serions tous deux,
Lui si laid, moi si vieux,
Un peu moins seuls au monde
A cause de ses yeux.
Pierre Menanteau

Le Loup et le Chien
Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
« Il ne tiendra qu'à vous beau sire,

11
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. »
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
« Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas

Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?


- Il importe si bien, que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte,


Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. »
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.
Jean de La Fontaine

Le Livre de Chasse de Gaston Phébus


Enluminure
1387 à 1389

12
Le vieux Sultan
1. Un paysan possédait un chien fidèle, nommé Sultan. Or le pauvre Sultan était
devenu si vieux qu'il avait perdu toutes ses dents, si bien qu'il lui était désormais
impossible de mordre. Il arriva qu'un jour, comme ils étaient assis devant leur porte,
le paysan dit à sa femme :
— Demain un coup de fusil me débarrassera de Sultan, car la pauvre bête n'est

plus capable de me rendre le plus petit service.


2. La paysanne eut pitié du malheureux animal :
— Il me semble qu'après nous avoir été utile pendant tant d'années et s'être conduit

toujours en bon chien fidèle, il a bien mérité pour ses vieux jours de trouver chez
nous le pain des invalides.
— Je ne te comprends pas, répliqua le paysan, et tu calcules bien mal : ne sais-tu

donc pas qu'il n'a plus de dents dans la gueule, et que, par conséquent, il a cessé
d'être pour les voleurs un objet de crainte ? Il est donc temps de nous en défaire.
Il me semble que s'il nous a rendu de bons services, il a, en revanche, été toujours
bien nourri. Partant quitte.
3. Le pauvre animal, qui se chauffait au soleil à peu de distance de là, entendit
cette conversation qui le touchait de si près, et je vous laisse à penser s'il en fut
effrayé. Le lendemain devait donc être son dernier jour ! Il avait un ami dévoué,
sa seigneurie le loup, auquel il s'empressa d'aller, dès la nuit suivante, raconter le
triste sort dont il était menacé.
— Écoute, compère, lui dit le loup, ne te désespère pas ainsi ; je te promets de te

tirer d'embarras. Il me vient une excellente idée. Demain matin à la première


heure, ton maître et sa femme iront retourner leur foin ; comme ils n'ont personne
au logis, ils emmèneront avec eux leur petit garçon. J'ai remarqué que chaque fois
qu'ils vont au champ, ils déposent l'enfant à l'ombre derrière une haie.
4.Voici ce que tu auras à faire. Tu te coucheras dans l'herbe auprès du petit, comme
pour veiller sur lui. Quand ils seront occupés à leur foin, je sortirai du bois et je
viendrai à pas de loup dérober l'enfant ; alors tu t'élanceras de toute ta vitesse à
ma poursuite, comme pour m'arracher ma proie ; et, avant que tu aies trop
longtemps couru pour un chien de ton âge, je lâcherai mon butin, que tu
rapporteras aux parents effrayés. Ils verront en toi le sauveur de leur enfant, et la
reconnaissance leur défendra de te maltraiter ; à partir de ce moment, au contraire,
tu entreras en faveur, et désormais tu ne manqueras plus de rien.
5. L'invention plut au chien, et tout se passa suivant ce qui avait été convenu. Qu'on
juge des cris d'effroi que poussa le pauvre père quand il vit le loup s'enfuir avec son
petit garçon dans la gueule ! qu'on juge aussi de sa joie quand le fidèle Sultan
lui rapporta son fils !
Il caressa son dos pelé, il baisa son front galeux, et dans l'effusion de sa

13
reconnaissance, il s'écria :
— Malheur à qui s'aviserait jamais d'arracher le plus petit poil à mon bon Sultan !

J'entends que, tant qu'il vivra, il trouve chez moi le pain des invalides, qu'il a si
bravement gagné !
6. Puis, s'adressant à sa femme :
— Gretel, dit-il, cours bien vite à la maison, et prépare à ce fidèle animal une

excellente pâtée ; puisqu'il n'a plus de dents, il faut lui épargner les croûtes ; aie
soin d'ôter du lit mon oreiller ; j'entends qu'à l'avenir mon bon Sultan n'aie plus
d'autre couchette.
Avec un tel régime, comment s'étonner que Sultan soit devenu le doyen des chiens.
La morale de ce conte est que même un loup peut parfois donner un conseil utile.
Je n'engage pourtant pas tous les chiens à aller demander au loup un conseil, surtout
s'ils n'ont plus de dents.
(Frères Grimm, Contes)

Nous nous entraînons


Nous expliquons :
le pain des invalides : la charité qu'on fait à une personne qui ne peut plus
travailler car elle est infirme.
fidèle : dévoué, qui garde son amitié pour quelqu'un.

partant quitte : désormais nous sommes quitte, nous ne lui devons rien.
la reconnaissance : sentiment qu'on éprouve face à quelqu'un qui nous a rendu
un grand service.
le doyen : le plus âgé de tous.

Nous réfléchissons :
- Les deux époux sont-ils d'accord au début de l'histoire ? Et à la fin ?

- Comparons ce conte à la fable de Jean de La Fontaine.

Nous qualifions ces animaux à l'aide des adjectifs suivants :

fidèle, rusé, malin, rapide, bête, majestueux, bavard, curieux, muet.

……………… comme un chien - …………….. comme une oie - ………..… comme une carpe
- …………… comme un lièvre - ………….… comme un singe - ……………… comme un
cygne - ……………… comme un renard - ……………… comme un chat - ………….… comme
une pie.

Nous imaginons ce que pourrait faire Sultan pour montrer sa reconnaissance


au loup et nous l'écrivons.

14
Comment le chien devint l'ennemi du chat (1)
1. Il y avait autrefois un vieux Chinois nommé Pai-Hai. Il
vivait dans une petite cabane, non loin de la rivière, avec
sa femme, son chien et son chat. Hélas, ce Chinois était si
pauvre que certains soirs, il n'y avait qu'un seul bol de riz
à manger pour toute la famille.
Un matin, sur la route, Pai-Hai trouve un anneau tout
rouillé. Il le ramasse, le rapporte chez lui, et ô merveille !
à partir de ce jour, la chance entre dans la maison. Dans
la cuisine les placards se remplissent de bonnes choses. Et
dans le jardin de beaux légumes se mettent à pousser !
2.Même l'écuelle du chat et du chien se remplit chaque matin, comme par
enchantement. Pai-Hai comprend vite que c'est l'anneau qui est la cause de ces
miracles. Il dit à sa femme :
« Tu sais, je crois que cet anneau n'est pas ordinaire. C'est un anneau magique,
qui apporte la richesse à celui qui le possède.
— Alors, répond sa femme, nous ferions bien de le cacher pour que personne ne
nous le vole. »
Sitôt dit, sitôt fait. Soigneusement, ils rangent l'anneau dans un petit coffre en
bois et le suspendent à un clou près de la porte.
3. Hélas, un matin, alors que Pai-Hai et sa femme sont sortis, un voleur entre dans
la maison et vole le coffret. À partir de ce jour, la chance quitte la maison. Et
bientôt, Pai-Hai et sa femme sont aussi pauvres qu'avant. Voyant cela, le chien et
le chat tiennent conseil. Le chien dit :
« Il faut que nous trouvions un moyen d'aider notre maître.
— Oui, répond le chat. Ce qu'il faudrait, c'est retrouver le voleur et lui reprendre
l'anneau.
— Alors, allons-y ! dit le chien. Avec mon flair, je retrouverai sa piste.

4.Nez au sol, le chien s'élance aussitôt sur les traces du voleur, et le chat lui
emboîte le pas. Arrivé au bord de la rivière, le chien dit en remuant la queue : « Il
faut traverser à la nage. »
Horrifié, le chat miaule : « Jamais de la vie ! Tu sais bien que je déteste l'eau.
— Alors monte sur mon dos. Comme cela, tu ne te mouilleras pas les pattes.

— Tu es sûr ?

— Promis ! »
5.Méfiant, le chat grimpe sur le dos du chien. Et le chien tient parole, en faisant
bien attention à ce que son ami ne se mouille pas les pattes.

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Sur l'autre rive, il ne tarde pas à trouver la maison du voleur. À pas de loup, les
deux amis approchent, et que voient-ils, accroché au-dessus de la porte ? Le coffret
de bois !

Nous nous entraînons

Nous savons lire la lettre e suivie d'une consonne : autrefois – petite –


une femme – un chien – certain – manger – chez – une merveille – elle entre
– ils se remplissent – ils se mettent – une écuelle – un enchantement – cet
anneau – la richesse – il est – nous ferions bien

Nous expliquons :
écuelle : assiette creuse sans rebord.
tenir conseil : délibérer, discuter pour trouver une solution.

flair : odorat du chien et d'autres animaux.

Nous réfléchissons :
- Comment le chien se montre-t-il vis à vis du chat ?
- Lequel des deux trouve les solutions ?

Nous cherchons dans le texte des dérivés des verbes suivants : porter, …, ...
- emplir, … - prendre, … , … - pendre, … - trouver, …

Nous attribuons ces qualités et ces défauts à l'un des deux animaux :
le chat, le chien.

Il a peur de l'eau. - Il aime l'eau. - Il remue la queue quand il est content. - Il remue
la queue quand il est en colère. - Il miaule. - Il aboie. - Il attrape les souris. - Il
court après les voleurs. - Il grimpe aux arbres. - Il creuse la terre avec ses pattes.
- Il a des griffes rétractiles. - Il a des griffes apparentes.

Nous imaginons ce qui se passerait si le voleur revenait chez lui à ce moment


et nous l'écrivons.

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Comment le chien devint l'ennemi du chat (2)
Foujita. Chat (1929)

1. « Le voilà ! dit le chat. Mais comment allons-


nous faire pour le décrocher ?
— J'ai une idée ! dit le chien. Tu vas attraper une
souris et l'obliger à faire un trou dans le coffre. Ainsi,
l'anneau tombera et nous le récupérerons. «
Sans perdre une seconde, le chat attrape une souris
et ordonne : « Fais un trou dans ce coffre. Sinon, je
te croque.
2. Tremblante, la petite bête grimpe le long de la
porte et commence à grignoter le coffre. Dès que le trou est assez grand, l'anneau
tombe par terre. Alors le chat le prend entre ses dents et les deux amis filent jusqu'à
la rivière. Comme à l'aller, le chat saute sur le dos du chien, qui traverse la rivière à
la nage. Mais, dès qu'ils sont sur l'autre rive, le chat file devant et saute de toit en
toit pour arriver le premier. Une fois parvenu à la maison, il laisse tomber l'anneau
aux pieds de sa maîtresse et se frotte contre ses jambes.

3. Toute contente, la femme appelle son mari :

« Pai-Hai ! Viens voir, le chat nous a rapporté l'anneau :


— Brave chat ! s'écrie Pai-Hai en le caressant. Tu es un vrai héros. Pour ta peine,
voilà un poisson tout frais. »
Et le chat se régale en ronronnant de bonheur.

À cet instant, le chien arrive enfin, épuisé et trempé par sa traversée à la nage.
Voyant l'anneau, il se frotte contre les jambes de son maître en aboyant gaiement.
Mais Pai-Hai le gronde :

4. « Eh toi, d'où viens-tu, espèce de paresseux ? Je parie que tu t'es amusé toute la
journée à la rivière ! Alors que le chat, lui, nous a aidés en retrouvant l'anneau
magique. Allez, ouste ! hors d'ici, bon à rien !
Et comme le chat ne prend pas sa défense, le pauvre chien est chassé de la maison.
Depuis, le chat n'a pas très bonne conscience.
C'est pourquoi, dès qu'il voit le chien, il se sauve sans demander son reste. Quant

17
au chien, dès qu'il voit le chat, il lui court après en aboyant :
« Espèce de traître ! Si je t'attrape, tu me paieras ça !
(D'après un conte asiatique, in Mille et Une Histoires, Les plus beaux contes d'animaux)

Nous nous entraînons


Nous savons lire la lettre e suivie d'une consonne : décrocher – attraper –
obliger – grignoter – arriver – tomber – demander – le premier – assez – le pied
– il tombera – nous le récupérerons – perdre – il traverse – la traversée – la terre
– une espèce – le reste – sa maîtresse – en le caressant – un paresseux – il est
– tu es – ses dents – elle commence – content – gaiement – il prend – la défense
– la conscience – tremblant – trempé – la femme – viens – le chien – un bon à
rien
Nous expliquons :
rive : bande de terre qui borde une étendue d'eau, on dit aussi : la berge.
épuisé : très fatigué, on dit aussi : exténué, à bout de force.
traître : qui commet une trahison, trompeur.
Nous réfléchissons :
- Le chat avait-il préparé son coup à l'avance ?
- Pourquoi le chat se sauve-t-il sans demander son reste ?
- Selon ce conte, pourquoi les chiens courent-ils après les chats ?
Nous employons les mots suivants pour compléter la phrase :
rives – parvenu – héros – conscience – traversée
Christophe Colomb est un ………………. : il a réussi le premier la …………….… de l'Océan
Atlantique et il est …………..… jusqu'aux …………… de l'Amérique mais il n'en avait pas
……………..… .

Nous choisissons le mot qui qualifie l'état du chien : fatigué – épuisé


Il a couru après le chat. - Il a traversé la rivière à la nage, avec le chat sur son dos. -
Il a joué dans le jardin. - Il a poursuivi le voleur pendant des heures. - Il s'est promené
avec son maître. - Il a recherché les survivants de l'avalanche dans la neige. - Il a
rattrapé le bâton que lui envoyaient les enfants.
Nous imaginons les excuses que présente le chat au chien et nous les
écrivons.

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Histoire : La domestication du chien

Les chiens ont probablement été


apprivoisés par l'homme, il y a
environ 12 000 ans.

Ces premiers chiens domestiques,


certainement issus de loups et de
chiens sauvages, étaient utilisés pour
chasser ou pour effrayer les animaux
sauvages dangereux. Les chiens
devaient aussi protéger leurs maîtres
Site préhistorique d'Acacus, Lybie
pendant leurs longs voyages à la
Entre 12 000 ans avantnotre ère et 100 ans
recherche de territoires de chasse ou après.
de cueillette.

Les Égyptiens de l'Antiquité


momifiaient leurs chiens pour qu'ils les
accompagnent dans leur vie après la
mort.
Les chiens étaient très appréciés
comme animaux de compagnie mais ils
servaient aussi de chiens de garde ou
de chasse.

Livre des Morts, Égypte antique.

Certains chiens, considérés comme des


dieux, ont fait l'objet de cultes. En
Chine, des statues de chiens-lions
étaient souvent placées à l'extérieur
des temples, pour monter la garde et
éloigner les mauvais esprits.

Chien - Dynastie Han Musée d'Honolulu

19
Les Romains élevaient d'énormes
chiens féroces, appelés molosses, pour
la guerre. Ils organisaient également
des combats entre des chiens et des
esclaves pour les jeux du cirque.
Sur cette mosaïque, l'expression
« Cave Canem » signifie « Attention au
chien ». Elle est toujours visible sur le
site archéologique de Pompéi. À quoi
devait-elle servir ? Que nous prouve-t-
elle ?

Mosaïque romaine – Pompéi -

Au Moyen Age, les seigneurs


apprécient la chasse à courre.
Celle-ci se pratique en repérant et en
poursuivant un animal à cheval avec
une meute de chiens. Quand la bête est
cernée ou affaiblie, on la met à mort
avec un épieu, une dague ou une lance.
Cette chasse se pratique en forêt dans
un espace délimité : surtout pour le cerf Livre de chasse Gaston Phébus – XIVe siècle
et le sanglier.
On utilise en général deux races
Cette chasse exige un personnel
principales de chiens : les ombriens et
expérimenté : veneurs, chasseurs,
les molosses, mais aussi des dogues,
valets de chiens.
des lévriers et des chiens courants.

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Le veneur est choisi jeune, vers 7 ans ;
il devient valet vers 14 ans et à 20 ans,
il devient aide. Un bon veneur doit
savoir chasser, faire rentrer ses chiens
sous bois. Il porte une tenue de cuir
pour se protéger des épines et des
ronces, un cor pendu au cou, une épée
pendante à gauche et un couteau à
dépecer.

Tapisserie de Bayeux – XIe siècle

Observation : Doit-on parler du chien ou des chiens ?

Observons ces chiens. Sont-ils petits ou gros ? Comment sont leurs poils ? Décrivons
leurs oreilles, leur museau. Que pouvons-nous dire pour résumer ces observations ?

Ce chien est un excellent coureur.


Comment sont ses pattes ? son ventre ?

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Décrivons le dessous de la patte d'un chien.
Pourquoi fait-il plus de bruit qu'un chat en
marchant ? Ses griffes sont-elles acérées ?
Pourquoi ? À quoi peuvent-elles lui servir ?

Quelle est la nourriture préférée du


chien ? Peut-il manger autre chose ?
Quels aliments sont dangereux pour sa
santé ?
Comment boit-il ?

Observons les dents du chien. Comment


sont les plus longues ? Où sont-elles ?
Avec lesquelles broie-t-il les os ?
Comment sont ses incisives ? Pourquoi ?

Que fait ce chien ? Pourquoi ?


Comment appelle-t-on l'odorat
du chien ?

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23
Décrivons ce que font les chiens ci-contre. Connaissons-nous d'autres tâches que
peuvent accomplir les chiens ?

Le chien
1. Il existe plus de 200 races de chiens, toutes différentes. Cependant, en observant
un chien, on remarque des caractères qui se retrouvent dans presque toutes les
races.
2. Les pattes du chien sont plus puissantes que celles du chat. C'est un excellent
coureur, souvent infatigable. Lorsqu'il marche, seuls ses doigts reposent sur le sol.
Par-dessous, ils sont munis de pelotes dures et rugueuses, de sorte qu'on entend
le chien quand il approche sur un sol dur. Ses griffes sont usées parce qu'elles
frottent sans cesse sur le sol.
3. Dans la nature, le chien poursuit sa proie, la saisit dans sa gueule et la tue grâce
à ses crocs puissants. Il se nourrit de viande mais mange aussi volontiers d'autres
aliments. Il n'a pas besoin d'aliments sucrés et ne doit surtout pas manger de
chocolat car cela peut le tuer.
4. Le chien possède trois sortes de dents : des canines très puissantes, ou crocs,
pour tuer et déchirer ; des molaires pour broyer les os ; des incisives toutes petites
dont il se sert très peu.
5. Le chien a une ouïe et une vue excellentes, mais ce qui le distingue
particulièrement, c'est son odorat, appelé flair, qui est bien plus développé que le
nôtre. Certains chiens sont capables de suivre une trace vieille de quatre jours à
plus de 120 kilomètres !
6. Les chiens font partie de la famille des mammifères : cela signifie que les petits
se développent dans le ventre de leur mère qui les nourrit ensuite avec le lait de
ses mamelles. Les jeunes chiots naissent sourds et aveugles et sont totalement
dépendants de leur mère. Le mâle ne s'occupe pas des petits, seule la femelle les
reconnaît.
7. La plupart des chiens s'éduquent facilement. Si certains sont juste habitués à
vivre en compagnie des êtres humains et à leur procurer une compagnie, d'autres,
les chiens d’utilité, sont employés dans des rôles précis : après une éducation de
base suivie par d'un dressage renforçant et mettant à profit leurs aptitudes, ils
maîtrisent un véritable « métier ».
Certaines races sont utilisées dans un rôle précis, mais d’autres peuvent être
éduquées à remplir des rôles très éloignés les uns des autres, tel le berger
allemand, qui peut être tout aussi bien chien guide d’aveugle que chien
d’avalanche ou chien de garde.

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