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Arrete 25 6 1980

Tout sur le bâtiment

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Arrêté du 25 juin 1980

portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité


contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements
recevant du public
(JONC, 14 août, rect. JONC 13 décembre 1980)
Modifiés par l’Arrêté du 22 décembre 1981, Arrêté du 4 juin 1982, Arrêté du 21 juin 1982, Arrêté du 6 janvier 1983, Arrêté du 21 avril 1983, Arrêté du 7
juillet 1983, Arrêté du 24 janvier 1984, Arrêté du 12 décembre 1984, Arrêté du 23 janvier 1985, Arrêté du 10 mars 1986, Arrêté du 23 octobre 1986, Arrêté du
10 juillet 1987, Arrêté du 18 novembre 1987, Arrêté du 7 mars 1988, Arrêté du 30 juillet 1988, Arrêté du 23 mai 1989, Arrêté du 11 septembre 1989, Arrêté
du 22 juin 1990, Arrêté du 31 mai 1991, Arrêté du 16 juillet 1992, Arrêté du 2 février 1993, Arrêté du 10 novembre 1994, Arrêté du 21 février 1995, Arrêté du
12 juin 1995, Arrêté du 23 décembre 1996, Arrêté du 31 décembre 1996, Arrêté du 7 juillet 1997, Arrêté du 3 mai 1999, Arrêté du 11 janvier 2000, Arrêté du
14 février 2000, Arrêté du 27 mars 2000, Arrêté du 28 juin 2000, Arrêté du 20 novembre 2000, Arrêté du 19 novembre 2001, Arrêté du 19 novembre 2001,
Arrêté du 6 août 2002, Arrêté du 29 janvier 2003, Arrêté du 29 juillet 2003, Arrêté du 13 janvier 2004, Arrêté du 23 janvier 2004, Arrêté du 22 mars 2004,
Arrêté du 8 novembre 2004, Arrêté du 6 octobre 2004, Arrêté du 22 novembre 2004,Arrêté du 10 décembre 2004, Arrêté du 10 octobre 2005, Arrêté du 6 mars
2006.

Règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant
du public

TABLE ANALYTIQUE
LIVRE PREMIER
DISPOSITIONS APPLICABLES À TOUS LES ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC
Chapitre unique
Numéros des articles
Section I. - Classement des établissements … GN 1 à 3
Section II. - Adaptation des règles de sécurité et cas particuliers d’application du règlement … GN 4 à 10
Section III. - Contrôles des établissements … GN 11 et 12
Section IV. - Travaux … GN 13
Section V. - Normalisation … GN 14

LIVRE II
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX ÉTABLISSEMENTS DES QUATRE PREMIÈRES
CATÉGORIES

TITRE PREMIER - Dispositions générales


Chapitre premier
Généralités … GE 1
Section I. - Contrôle des établissements … GE 2 à 5
Section II. - Vérifications techniques … GE 6 à 9
Chapitre II. - Construction.
Section I. - Conception et desserte des bâtiments … CO 1 à 5
Section II. - Isolement par rapport aux tiers … CO 6 à 10
Section III. - Résistance au feu des structures … CO 11 à 15
Section IV. - Couvertures … CO 16 à 18
Section V. - Façades … CO 19 à 22
Section VI. - Distribution intérieure et compartimentage … CO 23 à 26
Section VII. - Locaux non accessibles au public, locaux à risques particuliers … CO 27 à 29
Section VIII. - Conduits et gaines … CO 30 à 33
Section IX. - Dégagements :
Sous-section 1. Dispositions générales … CO 34 à 42
Sous-section 2. Sorties … CO 43 à 48
Sous-section 3. Escaliers … CO 49 à 56
Section X. - Tribunes et gradins non démontables … CO 57
Chapitre III. - Aménagements intérieurs, décoration et mobilier.
Généralités … AM 1
Section I. - Revêtements … AM 2 à 8
Section II. - Éléments de décoration … AM 9 et 10
Section III. - Tentures, portières, rideaux, voilages … AM 11 à 14
Section IV. - Gros mobilier, agencement principal, aménagement de planchers légers en superstructure … AM 15 à 19
Chapitre IV. - Désenfumage … DF 1 à 10
Chapitre V. - Chauffage, ventilation, réfrigération climatisation, conditionnement d’air et installation d’eau chaude
sanitaire.
Section I. - Généralités … CH 1 à 4
Section II. - Implantation des appareils de production de chaleur … CH 5 à 12
Section III. - Stockage des combustibles … CH 13 à 17
Section IV. - (Abrogée).
Section V. - Chauffage à eau chaude, à vapeur et à air chaud … CH 23 à 25
Section VI. - Eau chaude sanitaire … CH 26 et 27
Section VII. - Traitement d’air et ventilation CH 28 à 43
Sous-section 1. Ventilation de confort … CH 29 à 40
Sous-section 2. Ventilation mécanique contrôlée … CH 41 à 43
Section VIII. - Appareils indépendants de production, émission de chaleur … CH 44 à 56
Section IX. - Entretien et vérifications … CH 57 et 58
Chapitre VI. - Installations aux gaz combustibles et aux hydrocarbures liquéfiés.
Section I. - Généralités … GZ 1 à 3
Section II. - Stockage d’hydrocarbures liquéfiés (butane et propane commerciaux) … GZ 4 à 9
Section III. - Dispositifs de détente et de comptage … GZ 10 et 11
Section IV. - Conduites, organes de coupure et de détente … GZ 12 à 19
Section V. - Aération et ventilation des locaux, évacuation des produits de la combustion GZ 20 à 25
Section VI. - Appareils d’utilisation … GZ 26
Section VII. - Conformité, entretien et vérifications des installations de gaz … GZ 27 à 30
Chapitre VII. - Installations électriques.
Section I. - Généralités … EL 1 à 4
Section II. - Règles d’installation … EL 5 à 11
Section III. - Installations de sécurité … EL 12 à 17
Section IV. - Maintenance, exploitation et vérifications … EL 18 et 19
Section V. - Installations temporaires … EL 20 à 23
Chapitre VIII. — Éclairage.
Section I. - Généralités … : EC 1 à 5
Section II. - Éclairage normal … EC 6
Section III. - Éclairage de sécurité … EC 7 à 15
Chapitre IX. - Ascenseurs escaliers mécaniques et trottoirs roulants.
Section I. - Ascenseurs … AS 1 à 3
Section II. - Dispositions particulières concernant les ascenseurs destinés à l’évacuation des handicapés physiques …
AS 4 et 5
Section III. - Escaliers mécaniques et trottoirs roulants … AS 6 et 7
Section IV. - Entretien et vérifications … AS 8 à 11
Chapitre X. - Installations d’appareils de cuisson destinés à la restauration.
Section I. — Dispositions générales … GC 2 à GC 8
Section II. — Grandes cuisines … GC 9 à GC 11
Section III. — Offices de remise en température GC 12 à GC 14
Section IV. — Ilots de cuisson installés dans les salles de restauration … GC 15 à GC 17
Section V. — Modules ou conteneurs spécialisés GC 18
Section VI. — Appareils installés dans les locaux accessibles ou non au public … CG 19 et CG 20
Section VII. — Entretien et vérifications … GC 21 et GC 22
Chapitre XI. - Moyens de secours contre l’incendie.
Section I. - Généralités … MS 1 à 3
Section II. - Différents moyens d’extinction MS 4 à 40
Sous-section 1. Bouches, poteaux d’incendie privés et points d’eau … MS 5 à 7
Sous-section 2. Branchements et canalisations … MS 8 à 13
Sous-section 3. Robinets d’incendie armés … MS 14 à 17
Sous-section 4. Colonnes sèches … MS 18 à 21
Sous-section 5. Colonnes en charge (dites colonnes humides) … MS 22 à 24
Sous-section 6. Installations d’extinction automatique ou à commande manuelle … MS 25 à 30
Sous-section 7. Déversoirs ponctuels … MS 31 à 34
Sous-section 8. Éléments de construction irrigués … MS 35 à 37
Sous-section 9. Appareils mobiles et moyens divers … MS 38 à 40
Section III. - Dispositions visant à faciliter l’action des sapeurs-pompiers … MS 41 à 44
Section IV. - Service de sécurité incendie … MS 45 à 52
Section V. - Système de sécurité incendie (SSI) … MS 53 à 55
Sous-section 1. Système de détection incendie … MS 56 à 58
Sous-section 2. Système de mise en sécurité incendie (SMSI) … MS 59 et 60
Sous-section 3. Système d’alarme … MS 61 à 67
Sous-section 4. Entretien et consignes d’exploitation … MS 68 et 69
Section VI. - Système d’alerte … MS 70 et 71
Section VII. - Entretien, vérifications et contrôles … MS 72 à 74
LIVRE 1
Dispositions applicables à tous les établissements recevant du public

CHAPITRE 1

SECTION I
Classement des établissements

Art. GN 1 - Classement des établissements –


1 - (Arr. du 7 juill. 1983, art. 2, arr. du 23 janv. 1985, arr. du 10 juill. 1987, arr. du 11 sept. 1989 et arr. du 10 nov. 1994, art.
1er; Arr. 19 nov. 2001, art. 1er, arr. 13 janv. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 14 mai 2004 Arr. 13 janv. 2004, art.
3).
Les établissements sont classés en type, selon la nature de leur exploitation :

a) Établissements installés dans un bâtiment :

J - Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées;

L - Salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple ;

M - Magasins de vente, centres commerciaux ;

N - Restaurants et débits de boissons ;

O - Hôtels et pensions de famille ;

P - Salles de danse et salles de jeux ;

R « Établissement d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de vacances, centres de loisirs sans hébergement ; »

S - Bibliothèques, centres de documentation ;

T - Salles d’expositions ;

U - Établissements sanitaires ;

V - Établissements de culte ;

W - Administrations, banques, bureaux ;

X - Établissements sportifs couverts ;

Y - Musées.

b) Établissements spéciaux :

PA Établissements de plein air ;

CTS Chapiteaux, tentes et structures ;

SG Structures gonflables ;

PS Parcs de stationnement couverts ;

GA Gares ;

OA Hôtels, restaurants d’altitude ;

EF Établissements flottants ;

REF Refuges de montagne.

2-
a) En outre, pour l’application du règlement de sécurité, les établissements recevant du public sont classés en deux
groupes :
— le premier groupe comprend les établissements de 1re, 2e, 3e et 4e catégories ;

— le deuxième groupe comprend les établissements de la 5e catégorie.

b) L’effectif des personnes admises est déterminé suivant les dispositions particulières à chaque type d’établissement.
Il comprend :

D’une part, l’effectif des personnes constituant le public ;

D’autre part, l’effectif des autres personnes se trouvant à un titre quelconque dans les locaux accessibles ou non au
public et ne disposant pas de dégagements indépendants de ceux mis à la disposition du public.

Toutefois, pour les établissements de 5e catégorie, ce dernier effectif n’intervient pas pour le classement.
c) (Arr. 13 janv. 2004, art. 1er).( NDLR : entrée en vigueur : le 14 mai 2004 Arr. 13 janv. 2004, art. 3) Lorsque
l’effectif déclaré ayant permis de classer d’établissement subit une augmentation ou une diminution de nature à
remettre en cause le niveau de sécurité, l’exploitant doit en informer le maire.

3 - (Arr. 13 janv. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 23 avril 2005 Arr. 10 déc. 2004, art. 2). Pour la suite du
présent règlement, le terme : “établissement”, employé sans autre qualification de sa nature, a le sens “d’établissement recevant
du public”.

4 - (Arr. 13 janv. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 23 avril 2005 Arr. 10 déc. 2004, art. 2) Pour la suite du présent
règlement, les expressions “local destiné au sommeil”, “local réservé au sommeil” et “hébergement” désignent les seuls locaux
destinés au sommeil du public la nuit.

Art. GN 2 - Classement des groupements d’établissements ou des établissements en plusieurs bâtiments voisins non
isolés entre eux –
1 - (Arr. 13 janv. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 23 avril 2005 Arr. 10 déc. 2004, art. 2) Les bâtiments d’une
même exploitation et les exploitations groupées dans un même bâtiment ou dans des bâtiments voisins, qui ne répondent pas
aux conditions d’isolement du présent règlement, sont considérés comme un seul établissement recevant du public.

2 - La catégorie d’un tel groupement est déterminée d’après l’effectif total des personnes admises, obtenu en additionnant
l’effectif de chacune des exploitations.
Si les exploitations sont de types différents, l’effectif limite du public à retenir entre la 4 e catégorie et la 5e catégorie est l’un
des nombres suivants :
50 en sous-sol ;
100 en étages, galeries ou ouvrages en surélévation ;
200 au total.

Toutefois, le groupement sera toujours classé en 4e catégorie au moins si l’une des exploitations est elle-même classée dans
cette catégorie.

3 - Outre les dispositions générales communes, les dispositions particulières propres aux différents types d’exploitations
groupées dans l’établissement sont applicables en se référant à la catégorie déterminée ci-dessus.

Art. GN 3 - Classement des groupements d’établissements et des établissements en plusieurs bâtiments isolés entre eux -
Les bâtiments d’un même établissement et les établissements groupés dans un même bâtiment, qui répondent aux conditions
d’isolement, sont considérés comme autant d’établissements pour l’application du présent règlement.

SECTION II
Adaptation des règles de sécurité et cas particuliers d’application du règlement
Art. GN 4 - Procédure d’adaptation des règles de sécurité –
1 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). (entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2)).Les dispositions prises en
application de l’article R. 123-13 du Code de la construction et de l’habitation ne peuvent avoir pour effet de diminuer le
niveau de sécurité des personnes assuré par le respect des mesures réglementaires de prévention.
Le permis de construire ou l’autorisation de travaux doivent mentionner les dispositions exceptionnelles approuvées par
l’autorité compétente. A cet effet, chaque disposition envisagée en atténuation doit faire l’objet de la part du constructeur d’une
demande écrite comportant les justifications aux atténuations sollicitées et, le cas échéant, les mesures nécessaires pour les
compenser.
Les atténuations peuvent en particulier porter sur le comportement au feu des matériaux et des éléments de construction et les
compensations consister notamment en moyens d’évacuation supplémentaires.

2 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). (entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2)). Certains établissements
recevant du public et présentant des caractéristiques communes, non explicitement cités dans l'article GNI, peuvent, en raison
de leurs spécificités ou de leurs conditions d'exploitation, faire exceptionnellement l'objet de mesures adaptées, validées par la
Commission centrale de sécurité après présentation d'un cahier des charges.

Art. GN 6 - Utilisations exceptionnelles des locaux –


1 - L’utilisation, même partielle ou occasionnelle d’un établissement :
Pour une exploitation autre que celle autorisée, ou pour une démonstration ou une attraction pouvant présenter des risques pour
le public et non prévue par le présent règlement, doit faire l’objet d’une demande d’autorisation présentée par l’exploitant au
moins quinze jours avant la manifestation ou la série de manifestations.
Lorsque l’organisateur de la manifestation n’est pas l’exploitant de l’établissement, la demande d’autorisation doit être
présentée conjointement par l’exploitant et l’utilisateur occasionnel des locaux.

2 - La demande doit toujours préciser la nature de la manifestation, les risques qu’elle présente, sa durée, sa localisation exacte,
l’effectif prévu, les matériaux utilisés pour les décorations envisagées, le tracé des dégagements et les mesures
complémentaires de prévention et de protection proposées.

3 - L’autorisation peut être accordée pour plusieurs manifestations qui doivent se dérouler durant une période fixée par les
organisateurs.

Art. GN 7 - Établissements situés dans les immeubles de grande hauteur - Les établissements situés dans des immeubles
dont le plancher bas du dernier niveau est à plus de vingt-huit mètres par rapport au niveau du sol le plus haut utilisable par les
engins des services publics de secours et de lutte contre l’incendie doivent répondre aux dispositions du présent règlement et
du règlement de sécurité des immeubles de grande hauteur, dans les conditions fixées par ce dernier.

Art. GN 8 - Admission des handicapés –


1 - En application des dispositions de l’article R. 123-3 du Code de la construction et de l’habitation, les effectifs, déterminés
en pourcentage par rapport à l’effectif total du public admissible ou en chiffre absolu, au-delà desquels la présence de
personnes handicapées circulant en fauteuil roulant nécessite l’adoption de mesures spéciales de sécurité, sont définis comme
suit :

Types d’établissement Rez-de-chaussée Autres niveaux

(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (1). Structures d’accueil Sans objet Sans objet
pour personnes âgées et personnes handicapées
Établissements de spectacle, salles de conférence et de 5 % de handicapés accompagnés 1 % de handicapés accompagnés
réunion, bals et dancings. ou non avec un minimum de avec un minimum de deux.
deux.
Restaurants, cafés, bibliothèques, musées. 10 % de handicapés accompagnés 1 % de handicapés accompagnés
ou non avec un minimum de avec un minimum de deux.
quatre.
Magasins de vente, supermarchés ou hypermarchés, 2 % de handicapés accompagnés 0,5 % de handicapés
halls d’exposition. ou non avec un minimum de accompagnés avec un minimum
quatre. de deux.
Centres commerciaux. 5 % de handicapés accompagnés 2 % de handicapés accompagnés
ou non avec un minimum de avec un minimum de deux.
quatre.
Hôtels. 25 % de handicapés accompagnés 1 % de handicapés accompagnés
ou non avec un minimum de avec un minimum de deux.
quatre.
(Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (2) «Établissements 1,5 % de handicapés Même effectif qu’en rez-de-
d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de accompagnés ou non avec un chaussée.
vacances, centres de loisirs sans hébergement.» minimum de deux.
Établissements de l’enseignement supérieur publics ou 5 % de handicapés accompagnés Même effectif qu’en rez-de-
privés. ou non avec un minimum de chaussée.
deux.
Établissements sanitaires publics ou privés. Sans objet. Sans objet.
Établissements du culte. Sans limitation. 10 % de handicapés
accompagnés avec un minimum
de cinq.
Banques et administrations publiques ou privées. Sans limitation. Sans limitation.
Piscines et établissements sportifs couverts. Sans limitation. 10 % de handicapés
accompagnés avec un minimum
de cinq.
(1) Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 (Arr. 19 nov. 2001, art. 6).
(2) NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 (Arr. 22 nov. 2004, art. 2). .

2 - Lorsque le nombre de personnes handicapées dépasse les effectifs fixés ci-dessus, les mesures spéciales prévues au
paragraphe 1 comportent notamment les dispositions générales indiquées ci-après et, pour certains types d’établissements, les
dispositions particulières fixées dans la suite du présent règlement :
a) L’évacuation des personnes handicapées circulant en fauteuil roulant doit être réalisée :

Soit au moyen d’ascenseurs dans les conditions précisées à la section II, chapitre IX, titre Ier, du livre II ;
Soit au moyen de tous autres dispositifs équivalents acceptés après avis de la commission consultative départementale
de la protection civile, tels que rampes, manches d’évacuation, etc.
b) (Arr. du 2 févr. 1993, art. 1er) (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6). Les bâtiments
recevant des handicapés physiques circulant en fauteuil roulant doivent être équipés :
— pour les établissements des 1re, 2e et 3e catégories et ceux de la 4e catégorie comprenant des locaux à sommeil, d’un
système de sécurité incendie de catégorie A ;

— pour les autres établissements, d’un équipement d’alarme du type 2 b ;


— d’un téléphone relié au réseau public, accessible en permanence, permettant d’alerter les services de secours et de
lutte contre l’incendie.

Art. GN 9 - Aménagement d’un établissement nouveau dans des locaux ou bâtiments existants - Lorsqu’il est procédé à
un nouvel aménagement de l’ensemble des locaux recevant du public d’un établissement ou à la création d’un établissement
recevant du public dans un bâtiment existant, les dispositions du présent règlement sont applicables.

Art. GN 10 - Application du règlement aux établissements existants –


1 - A l’exception des dispositions à caractère administratif, de celles relatives aux contrôles et aux vérifications techniques,
ainsi qu’à l’entretien, le présent règlement ne s’applique pas aux établissements existants.

2 - Lorsque des travaux de remplacement d’installation, d’aménagement ou d’agrandissement sont entrepris dans ces
établissements, les dispositions du présent règlement sont applicables aux seules parties de la construction ou des installations
modifiées.
Toutefois, si ces modifications ont pour effet d’accroître le risque de l’ensemble de l’établissement, des mesures de sécurité
complémentaires peuvent être imposées après avis de la commission de sécurité.

SECTION III
Contrôles des établissements

Art. GN 11 - Notification des décisions - Les prescriptions imposées doivent être motivées par référence explicite aux articles
du Code de la construction et de l’habitation ou du présent règlement, ainsi qu’aux prescriptions du permis de construire.
Elles sont assorties éventuellement de délais d’exécution raisonnables si elles sont édictées en cours d’exploitation à la suite
d’une visite de la commission de sécurité.

Art. GN 12 - Justification des classements de comportement au feu des matériaux et éléments de construction -
(Arr. du 22 déc. 1981 ; arr. du 10 nov. 1994, art. 1er)
Les constructeurs, propriétaires, installateurs ou exploitants, suivant le cas, doivent être en mesure de justifier, notamment lors
des visites des commissions de sécurité et lors des vérifications techniques faites par les personnes ou organismes agréés, que
les matériaux et éléments de construction qu’ils utilisent ont un classement en réaction ou en résistance au feu au moins égal
aux classements fixés dans la suite du présent règlement.

SECTION IV
Travaux
(Arr. du 7 juill. 1983, art. 2)

Art. GN 13 - Travaux dangereux -


(Arr. du 7 juill. 1983, art. 2)
L’exploitant ne peut effectuer ou faire effectuer, en présence du public, des travaux qui feraient courir un danger quelconque à
ce dernier ou qui apporteraient une gêne à son évacuation.

SECTION V
Normalisation
(Arr. du 18 nov. 1987)
Art. GN 14 - (Arr. 6 mars 2006, art. 1er). (entrée en vigueur : le 14 juillet 2006 (Arr. 6 mars 2006, art. 2 partiel)). Conformité
aux normes Essais de laboratoires –
1 - Lorsque la conformité à une norme française ou à une norme européenne non harmonisée est exigée par le présent
règlement, cette exigence ne s'applique pas aux produits fabriqués conformément aux normes, spécifications techniques ou
procédés de fabrication d'un Etat membre de la Communauté européenne ou d'un autre Etat partie à l'accord instituant l'Espace
économique européen ou de la Turquie qui permettent d'assurer un niveau de protection contre l'incendie équivalent.
Toutefois, un produit peut se voir refuser la mise sur le marché ou être retiré du marché si celui-ci n'assure pas ce niveau de
protection. Ces décisions sont précédées d'une procédure contradictoire.

2 - Lorsqu'une certification de produit, telle que l'admission à la marque NF, est exigée par le présent règlement, cette exigence
ne s'applique pas aux produits dont l'équivalence du niveau de protection contre l'incendie a été certifiée dans un Etat membre
de la Communauté européenne ou d'un autre Etat partie à l'accord instituant l'Espace économique européen ou de la Turquie.
Cette équivalence s'apprécie notamment en termes d'aptitude à l'emploi dans les systèmes de protection contre l'incendie
mentionnés dans le présent règlement. L'organisme certificateur doit être accrédité selon la norme NF EN 45011 par un
organisme signataire de l'accord européen multilatéral pris dans le cadre de la coordination européenne des organismes
d'accréditation. Il délivre des attestations de conformité selon les exigences du guide ISO/CEI 65.

3 - Lorsque des produits sont soumis au marquage CE, tout élément de preuve de conformité autre que celle permettant ce
marquage mentionné dans le présent règlement cesse d'être exigible à compter de la date d'entrée en vigueur de cette obligation
de marquage.
Au cours de la période dite de coexistence pendant laquelle les producteurs peuvent utiliser les spécifications techniques
françaises ou les spécifications techniques européennes, la preuve de la conformité de ces produits par référence aux
spécifications techniques françaises est admise.

4 - Lorsqu'ils ont été effectués sur la base d'un référentiel commun, les essais pratiqués par les laboratoires d'autres Etats
membres de la Communauté européenne ou d'Etats parties à l'accord instituant l'Espace économique européen ou de la
Turquie, accrédités selon la norme NF EN ISO/CEI 17025 par un organisme signataire de l'accord européen multilatéral pris
dans le cadre de la coordination européenne des organismes d'accréditation sont acceptés au même titre que les essais pratiqués
par les laboratoires français accrédités.

LIVRE II
Dispositions applicables aux établissements des quatre premières catégories
Dispositions générales

CHAPITRE 1
Généralités

Art. GE 1 - Objet –
1 - Le présent livre fixe les prescriptions applicables aux établissements qui sont installés dans des bâtiments et sont classés
dans l’une des catégories du 1er groupe visé au paragraphe 2, a de l’article GN 1.
Le titre Ier comprend les prescriptions communes à tous les types d’établissements. Il est complété par le titre II qui comprend
les prescriptions particulières à chaque type d’établissement et qui fixe les mesures à prendre en atténuation ou en aggravation
des prescriptions communes pour tenir compte des risques spécifiques à chaque type d’exploitation.

2 - Sauf indications contraires, les dispositions du présent livre, relatives aux aménagements et installations techniques, ne
s’appliquent qu’aux locaux ouverts au public.
Les locaux et dégagements non accessibles au public doivent faire l’objet d’un examen spécial de la commission de sécurité.
Selon leur importance, leur destination et leur disposition par rapport aux parties de l’établissement accessibles au public, la
commission détermine les dangers qu’ils présentent pour le public et propose éventuellement les mesures de sécurité jugées
nécessaires.

SECTION I
Contrôles des établissements

Art. GE 2 - Dossier de sécurité –


1 - Les dossiers prévus à l’article R. 123-24 du Code de la construction et de l’habitation sont fournis avec une notice
récapitulant les dispositions prises pour satisfaire aux mesures prévues par le règlement de sécurité.

2 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2). Les documents de
détail intéressant les installations techniques, prévus par l’article R. 123-25 du code de la construction et de l’habitation,
doivent pouvoir être fournis par le constructeur ou l’exploitant avant le début des travaux portant sur ces installations ; ils sont
alors communiqués à la commission de sécurité.
Les chapitres ci-après du présent titre fixent pour chacune des installations la liste de ces documents.

Art. GE 3 - Visite de réception –


1 - La demande d’autorisation d’ouverture, présentée par l’exploitant conformément à l’article R. 123-45 du Code de la
construction et de l’habitation, est communiquée à la commission de sécurité qui procède alors à la visite de réception.

2 - L’exploitant doit être en mesure de communiquer à la commission les dossiers de renseignements de détail des installations,
techniques mis à jour après exécution des travaux et les rapports des organismes ou personnes chargés des vérifications
techniques imposées par le présent règlement.

Art. GE 4 - Visites périodiques –


1 - (Arr. du 7 juill. 1997; Arr. 19 nov. 2001, art. 2). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 6). «Les
établissements des 1re, 2e, 3e et 4e catégories doivent être visités périodiquement par les commissions de sécurité selon la
fréquence fixée au tableau suivant en fonction de leur type et de leur catégorie.

Périodicité et J
L M N O P R avec R sans S T U V W X Y
catégories (1)
hébergement hébergement
2 ans :
1re catégorie x x x x x x x x x x

2e catégorie x x x x x

3e catégorie

4e catégorie
3 ans :
1re catégorie x x x x

2e catégorie x x x x x x x x x

3e catégorie x x x x x x x

4e catégorie x x x x
5 ans :
1re catégorie x

2e catégorie x

3e catégorie x x x x x x x x

4e catégorie x x x x x x x x x x x
(1) Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 (Arr. 19 nov. 2001, art. 6).

2 - Dans le cas particulier prévu à l’article GN 3, où l’établissement comprend plusieurs bâtiments isolés entre eux, la
détermination de la catégorie et l’application du règlement doivent se faire séparément pour chaque bâtiment, les visites
périodiques étant faites pour l’ensemble de l’établissement avec la périodicité la plus courte de celles qui correspondent aux
catégories des bâtiments.

3 - La fréquence des contrôles peut être modifiée, s’il est jugé nécessaire, par arrêté du maire ou du préfet après avis de la
commission de sécurité.

Art. GE 5 - Avis relatif au contrôle de la sécurité - Dans tous les établissements assujettis aux dispositions du présent titre, il
doit être affiché d’une façon apparente, près de l’entrée principale, un « avis » relatif au contrôle de la sécurité.
(Arr. du 24 janv. 1984). Cet avis, du modèle ci-après, est dûment rempli par l’exploitant et sous sa responsabilité en fonction
des renseignements figurant dans l’autorisation d’ouverture, puis visé par l’autorité ayant délivré cette autorisation (CERFA 20
3230).

Sécurité incendie

Conformément aux dispositions des articles R. 123-18 et 19, R. 123-45 et 46 du Code de la construction et de l’habitation,
notre établissement répond aux caractéristiques suivantes :
Type : ... Catégorie : ...
Effectif maximal du public autorisé : ...
Date de la visite de réception par la commission de sécurité : ...
Date de l’autorisation d’ouverture : ...

Vu,
L’autorité ayant délivré
l’autorisation d’ouverture,

Le chef d’établissement.

SECTION II
Vérifications techniques

Art. GE 6 - Généralités –
1 - Les vérifications techniques prévues par l’article R. 123-43 du Code de la construction et de l’habitation doivent être
effectuées soit par des personnes ou organismes agréés par le ministre de l’Intérieur, soit par des techniciens compétents.

2 - A cet effet, le constructeur ou l’exploitant doit leur communiquer la notice de sécurité, les plans et renseignements de détail
concernant les installations techniques, les prescriptions imposées par le permis de construire ou l’autorisation de travaux, ainsi
que les prescriptions notifiées à la suite de visites de contrôles des commissions de sécurité.

Art. GE 7 - Vérifications techniques assurées par des personnes ou organismes agréés –


1 - Les vérifications techniques doivent être effectuées par des personnes ou des organismes agréés :
— (Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). dans les établissements des 1re, 2e, 3e et 4e catégories, à la construction et pour tous
travaux soumis à permis de construire, ainsi que pour les travaux soumis à l’autorisation prévue à l’article R. 123-23
du code de la construction et de l’habitation ;

— (abrogé par arr. 29 juill. 2003, art. 1er). ;

— dans tous les établissements des 1re, 2e, 3e et 4e catégories, lorsque les dispositions du présent règlement l’imposent.

2 - L’exploitant d’un établissement de 1re, 2e, 3e ou 4e catégories peut être mis en demeure, après avis de la commission de
sécurité, de faire procéder à des vérifications techniques par des personnes ou des organismes agréés lorsque des non-
conformités graves ont été constatées en cours d’exploitation.

Art. GE 8 - Autres vérifications techniques - En dehors des cas prévus à l’article précédent, les vérifications techniques
imposées par le règlement, ou après avis de la commission de sécurité, sont effectuées par des techniciens compétents sous la
responsabilité du constructeur ou de l’exploitant.

Art. GE 9 - Rapports de vérifications -


(Arr. du 22 déc. 1981)
Les rapports de vérifications techniques précisent, dans l’ordre des articles du règlement, la conformité ou la non-conformité
des installations ou des équipements aux dispositions applicables au moment de la construction ou de l’aménagement.
Ces rapports sont remis au constructeur ou à l’exploitant, à charge pour lui de les tenir à la disposition de la commission de
sécurité et de l’administration.

CHAPITRE II

Construction

SECTION I
Conception et desserte des bâtiments

Art. CO 1 - Conception et desserte -


1 - Généralités - Afin de permettre en cas de sinistre :
— l’évacuation du public ;
— l’intervention des secours ;
— la limitation de la propagation de l’incendie,

les établissements doivent être conçus et desservis selon les dispositions fixées dans le présent chapitre.
Toutefois, un choix entre les possibilités indiquées aux paragraphes 2 et 3 ci-dessous est laissé aux concepteurs.

2 - Conception de la distribution intérieure des bâtiments. - Celle-ci peut être obtenue :


— soit par un cloisonnement traditionnel conforme aux articles CO 24, CO 28, CO 52 et CO 53 ;
— soit par la création de secteurs, conformes aux articles CO 5 et CO 24 (§ 2), associés aux espaces libres et
complémentaires du cloisonnement indiqué ci-dessus, lorsque les dispositions particulières à chaque type
d’établissement l’autorisent ;
— soit par la création de compartiments conformes à l’article CO 25 lorsque les dispositions particulières à chaque
type d’établissement l’autorisent.

3 - Desserte des bâtiments - Compte tenu de la distribution intérieure choisie, les bâtiments doivent être desservis dans les
conditions suivantes :
a) Distribution par cloisonnement traditionnel :
— soit par des espaces libres conformes à l’article CO 2 (§ 3) ;
— soit par des voie-engins conformes à l’article CO 2 (§ 1) ;
Les bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau accessible au public est à plus de 8 mètres au-dessus du sol
doivent être desservis par des voies échelles conformes à l’article CO 2 (§ 2).

b) Distribution par secteurs :


Dans ce cas, les bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau accessible au public est à plus de 8 mètres du sol
doivent être desservis dans les conditions fixées à l’article CO 5.

c) Distribution par compartiments :


Dans ce cas, les bâtiments doivent être desservis dans les conditions fixées à l’alinéa a ci-dessus.

Art. CO 2 - Voie utilisable par les engins de secours et espace libre -


1 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Voie utilisable par les
engins de secours (en abrégé voie engins) : voie, d’une largeur minimale de 8 mètres, comportant une chaussée répondant aux
caractéristiques suivantes, quel que soit le sens de la circulation suivant lequel elle est abordée à partir de la voie publique :
Largeur, bandes réservées au stationnement exclues :
3 mètres pour une voie dont la largeur exigée est comprise entre 8 et 12 mètres ;
6 mètres pour une voie dont la largeur exigée est égale ou supérieure à 12 mètres.
Toutefois, sur une longueur inférieure à 20 mètres, la largeur de la chaussée peut être réduite à 3 mètres et les accotements
supprimés, sauf dans les sections de voies utilisables pour la mise en station des échelles aériennes définies au paragraphe 2 ci-
dessous.
Force portante calculée pour un véhicule de 160 kilonewtons avec un maximum de 90 kilonewtons par essieu, ceux-ci étant
distants de 3,60 mètres au minimum.
(Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). (entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2)) Résistance au poinçonnement :
80 N/cm2 sur une surface « minimale » de 0,20 m2.
Rayon intérieur minimal R : 11 mètres.
Surlargeur
15
S=
R

dans les virages de rayon intérieur inférieur à 50 mètres.


(S et R, surlargeur et rayon intérieur, étant exprimés en mètres.)
Hauteur libre : 3,50 mètres.
Pente inférieure à 15 %.

2 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2). Section de voie
utilisable pour la mise en station des échelles aériennes (en abrégé voie échelle) :
Partie de voie utilisable par les engins de secours dont les caractéristiques ci-dessus sont complétées et modifiées comme suit :
— la longueur minimale est de 10 mètres ;
— la largeur libre minimale de la chaussée est portée à 4 mètres ;
— la pente maximale est ramenée à 10 % ;
— la disposition par rapport à la façade desservie permet aux échelles aériennes d’atteindre un point d’accès
(balcons, coursives, etc.), à partir duquel les sapeurs-pompiers doivent pouvoir atteindre toutes les baies de cette
façade, la distance maximale entre deux points d’accès ne devant jamais excéder 20 mètres.

Si cette section de voie n’est pas sur la voie publique, elle doit lui être raccordée par une voie utilisable par les engins de
secours.
Lorsque cette section est en impasse, sa largeur minimale est portée à 10 mètres, avec une chaussée libre de stationnement de 7
mètres de large au moins.

3 - Espace libre : espace répondant aux caractéristiques minimales suivantes :


— la plus petite dimension est au moins égale à la largeur totale des sorties de l’établissement sur cet espace, sans
être inférieure à 8 mètres ;
— il ne comporte aucun obstacle susceptible de s’opposer à l’écoulement régulier du public ;
— il permet l’accès et la mise en œuvre facile du matériel nécessaire pour opérer les sauvetages et combattre le feu ;
— les issues de l’établissement sur cet espace sont à moins de 60 mètres d’une voie utilisable par les engins de
secours ;
— la largeur minimum de l’accès, à partir de cette voie est de :
1,80 mètre lorsque le plancher bas du dernier niveau accessible au public est de 8 mètres au plus au-dessus du sol ;
3 mètres lorsque le plancher bas du dernier niveau accessible au public est à plus de 8 mètres au-dessus du sol.

4 - Les voies, sections de voies et espaces libres ci-dessus doivent être munis en permanence d’un panneau de signalisation
visible en toutes circonstances et indiquant le tonnage limite autorisé.
La permanence des conditions imposées dans les paragraphes 1, 2, 3 doit être assurée.

Art. CO 3 - Façade et baie accessibles -


1 - Chaque bâtiment, en fonction de sa hauteur et de l’effectif du public reçu, doit avoir une ou plusieurs façades accessibles,
desservies chacune par une voie ou un espace libre suivant les conditions fixées aux articles CO 1 (§ 3), CO 4 et CO 5.

2 - Façade accessible : façade permettant aux services de secours d’intervenir à tous les niveaux recevant du public.
Elle comporte au moins une sortie normale au niveau d’accès du bâtiment et des baies accessibles à chacun de ses niveaux.

3 - (Arr. du 12 juin 1995, art. 1er). Baie accessible : toute baie ouvrante permettant d’accéder à un niveau recevant du public et
présentant les dimensions minimales suivantes :
— hauteur : 1,30 mètre ;
— largeur : 0,90 mètre.
Les façades aveugles ou munies de châssis fixes, qui font partie du nombre de façades accessibles exigées, doivent être munies
de baies accessibles répondant aux caractéristiques suivantes :
Hauteur : 1,80 mètre au minimum ;
Largeur : 0,90 mètre au minimum ;
Distance entre baies successives situées au même niveau : de 10 à 20 mètres ;
Distances minimales de 4 mètres mesurées en projection horizontale entre les baies d’un niveau et celles des niveaux
situés immédiatement en dessus et en dessous ;
Les panneaux d’obturation ou les châssis doivent pouvoir s’ouvrir et demeurer toujours accessibles de l’extérieur et de
l’intérieur. Ils doivent être aisément repérables de l’extérieur par les services de secours.

Art. CO 4 - Nombre de façades accessibles et dessertes par des voies ou espaces libres - Le nombre minimal de façades
accessibles et de dessertes correspondantes par des voies ou espaces libres est fixé comme suit :
a) Établissements de 1re catégorie recevant plus de 3 500 personnes :
Deux façades opposées desservies par deux voies de 12 mètres de large ou trois façades judicieusement réparties et
desservies par deux voies de 12 mètres et une voie de 8 mètres de large, les deux conditions suivantes étant toujours
réalisées :
1. La longueur des façades accessibles est supérieure à la moitié du périmètre du bâtiment ;
2. Tous les locaux recevant du public en étage sont situés sur les façades accessibles ou n’en sont séparés
que par de larges dégagements ou zones de circulation.
Si cette dernière condition ne peut être respectée, l’établissement doit avoir quatre façades accessibles
réparties sur toute sa périphérie et desservies par deux voies de 12 mètres de large et deux voies de 8 mètres.
b) Établissements de 1re catégorie recevant entre 2 500 et 3 500 personnes :
Deux façades accessibles desservies par une voie de 12 mètres de large et une voie de 8 mètres de large si la
condition 2 ci-dessus est respectée.
Si cette condition n’est pas respectée l’établissement doit avoir une troisième façade accessible desservie par
une voie de 8 mètres de large.
c) Établissements de 1re catégorie recevant entre 1 500 et 2 500 personnes :
Deux façades accessibles, chacune desservie par une voie de 8 mètres de large.
d) Établissements de 2e et 3e catégories :
Une façade accessible desservie par une voie de 8 mètres de large.
e) Établissements de 4e catégorie :
Une façade accessible qui, par dérogation aux dispositions de l’article CO 2 (§§ 1 et 2), est desservie :
Par une voie de 6 mètres de large comportant une chaussée libre de stationnement de 4 mètres de
large au moins ;
ou
Par une impasse de 8 mètres de large avec une chaussée libre de stationnement de 7 mètres de large
au moins.

Toutefois, si l’établissement est en rez-de-chaussée, toutes les sorties peuvent donner sur un passage d’une largeur de 1,80
mètre aboutissant à ses deux extrémités à des voies utilisables par les engins de secours. Si ce passage est couvert et non
désenfumé, la distance de tout point de l’établissement à l’une des extrémités du passage doit être inférieure à 50 mètres. Si le
passage est désenfumé ou à l’air libre, cette distance est portée à 100 mètres.

Art. CO 5 - Espaces libres et secteurs - En application de l’article CO 1 (§ 3 b), lorsque le plancher bas du dernier niveau
accessible au public est à plus de 8 mètres au-dessus du sol, les voies-échelles peuvent être remplacées nombre pour nombre
par des espaces libres à condition que ceux-ci permettent la mise en station d’une échelle aérienne sur un ou plusieurs
emplacements afin d’atteindre à chaque niveau une baie accessible par secteur, ce dernier étant défini à l’article CO 24 (§ 2).
Cette baie doit ouvrir soit sur un dégagement, soit sur un local accessible au public.

SECTION II

Isolement par rapport aux tiers

Art. CO 6 - Objet -
1 - Un établissement recevant du public doit être isolé de tout bâtiment ou local occupé par des tiers afin d’éviter qu’un
incendie ne puisse se propager rapidement de l’un à l’autre.

2 - Un établissement recevant du public ou un tiers sont dits à risques particuliers dans les cas suivants :
— ils sont définis comme tels dans la suite du présent règlement ;
— ils abritent, dans leurs locaux ou leurs parties contigus, une ou plusieurs installations classées, au sens de la loi
relative aux installations classées pour la protection de l’environnement (Loi du 19 juillet 1976) , en raison
notamment des risques d’incendie ou d’explosion ;
— ils sont considérés comme tels après avis de la commission de sécurité lorsqu’ils comportent notamment des
risques d’incendie ou d’explosion associés à la présence d’un potentiel calorifique élevé et de matières très facilement
inflammables.
Dans les autres cas, l’établissement recevant du public ou le tiers est à risques courants.

Art. CO 7 - Isolement latéral entre un établissement recevant du public et les tiers contigus -
1 - L’isolement latéral entre un établissement recevant du public et un bâtiment ou un local contigu occupé par des tiers doit
être constitué par une paroi CF de degré deux heures. Ce degré est porté à trois heures si l’un des bâtiments abrite une
exploitation à risques particuliers d’incendie.
(Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Les structures de chaque
bâtiment doivent être conçues soit de manière à ce que l’effondrement de l’un n’entraîne pas l’effondrement de l’autre, soit de
manière à ce que leurs structures principales présentent une stabilité au feu de même degré que le degré coupe-feu des parois
d’isolement.

2 - Si la façade de l’un des bâtiments domine la couverture de l’autre, l’une des dispositions suivantes doit être réalisée :
— la façade est CF de degré deux heures sur 8 mètres de hauteur à partir de la ligne d’héberge, les baies
éventuellement pratiquées étant fermées par les éléments PF de degré deux heures ;
— la toiture la plus basse est réalisée en éléments de construction PF de degré une demi-heure sur 4 mètres mesurés
horizontalement à partir de la façade. Si un des bâtiments est à risques particuliers, ces valeurs sont portées à PF de
degré une heure et 8 mètres.

3 - Si les couvertures des deux bâtiments sont au même niveau, l’une des dispositions suivantes doit être réalisée :
— la paroi verticale d’isolement entre les bâtiments est prolongée hors toiture sur une hauteur de 1 mètre au moins
par une paroi PF de degré une heure ;
— l’une des toitures est réalisée en éléments de construction PF de degré une demi-heure sur 4 mètres mesurés
horizontalement à partir de la couverture du bâtiment voisin.

4 - Lorsque les plans des façades de l’établissement recevant du public et du tiers contigu forment entre eux un dièdre inférieur
à 135°, une bande d’isolement verticale PF de degré une demi-heure de deux mètres de largeur doit être réalisée le long de
l’arête de ce dièdre. Toutefois, la largeur de cette bande d’isolement peut être réduite à un mètre s’il existe déjà un tel
isolement sur le tiers contigu.
Cependant, cette disposition n’est pas applicable aux établissements recevant du public dont le plancher bas du niveau le plus
haut accessible au public est à moins de 8 mètres du sol et qui ne comportent pas par destination de locaux réservés au
sommeil au-dessus du premier étage.

Art. CO 8 - Isolement entre un établissement recevant du public et les bâtiments situés en vis-à-vis -
1 - Si les façades des bâtiments abritant l’établissement recevant du public et un tiers sont séparées par une aire libre de moins
de 8 mètres, la façade de l’un d’eux doit être PF de degré une heure, les baies éventuelles étant obturées par des éléments PF de
degré une demi-heure.
En aggravation de ces dispositions, lorsque le bâtiment comporte par destination des locaux réservés au sommeil au-dessus du
premier étage, la façade ci-dessus doit être CF de degré une heure et les baies doivent être obturées par des éléments PF de
degré une demi-heure.

2 - Les dispositions du paragraphe 1 ne sont pas exigées lorsque l’établissement est séparé du bâtiment tiers par une aire libre
de 4 mètres de large au moins et répond simultanément aux conditions suivantes :
— le plancher bas du niveau le plus haut accessible au public est à moins de 8 mètres du sol ;
— il ne comporte pas par destination de locaux réservés au sommeil au-dessus du premier étage.

3 - Les dispositions du paragraphe 1 ne sont jamais applicables aux parois de façade d’un établissement qui limitent un escalier
protégé, ces dernières devant répondre aux exigences de l’article CO 53.

Art. CO 9 - Isolement dans un même bâtiment entre un établissement recevant du public et un tiers superposés -
(Arr. du 12 déc. 1984)
Dans le cas de superposition d’un établissement recevant du public et d’un tiers, le plancher séparatif d’isolement doit
présenter les qualités de résistance au feu suivantes :
1. Lorsque le plancher bas du niveau le plus haut de l’établissement est à 8 mètres ou moins de 8 mètres du sol :
CF de degré 1 heure si l’établissement ou le tiers, qui est en partie inférieure, est à risques courants ;
CF de degré deux heures si celui qui est en partie inférieure est à risques particuliers.

2. Lorsque le plancher bas du niveau le plus haut de l’établissement est à plus de 8 mètres du sol :
CF de degré 2 heures si l’établissement ou le tiers, qui est en partie inférieure, est à risques courants ;
CF de degré trois heures si celui qui est en partie inférieure est à risques particuliers.

Art. CO 10 - Franchissement des parois verticales d’isolement ou aires libres d’isolement -


1 - Lorsque le franchissement d’une paroi verticale d’isolement, entre l’établissement recevant du public et un bâtiment ou des
locaux occupés par des tiers, est prévu par les dispositions du présent règlement ou autorisé exceptionnellement après avis de
la commission de sécurité, les conditions suivantes doivent être simultanément réalisées :
— le dispositif de franchissement est CF de degré deux heures, sauf dans les cas prévus aux articles CO 29 (§ 2), CO
35 (§ 5) et CO 41 (§ 2) où il est CF de degré une demi-heure ;
— les portes du dispositif de franchissement sont équipées d’un ferme-porte ou sont à fermeture automatique ;
— le dispositif de franchissement ne peut être utilisé comme dégagement d’évacuation du public sauf dans les cas
prévus aux articles CO 35 (§ 5) et CO 41 (§ 2) ;
— la maintenance est placée sous la responsabilité de l’exploitant de l’établissement recevant du public.

2 - Le franchissement d’une aire libre d’isolement entre un établissement recevant du public et un bâtiment ou des locaux
occupés par des tiers n’est autorisé par un passage en souterrain, en rez-de-chaussée ou en passerelle que si ce passage répond
aux conditions suivantes :
— s’il n’est pas ouvert à l’air libre, il est désenfumable et obturé au droit des façades par des parois PF de degré une
demi-heure et des blocs-portes PF de degré une demi-heure équipés d’un ferme-porte ;
— il ne comporte aucun local, aménagement, dépôt ou matériaux constituant un potentiel calorifique appréciable ;
— la maintenance du passage est placée sous la responsabilité de l’exploitant de l’établissement recevant du public ;
— (Arr. 22 déc. 1981). ce passage ne peut servir de cheminement d’évacuation que s’il dégage sur l’extérieur soit
directement, soit par l’intermédiaire d’un dégagement protégé.

SECTION III

Résistance au feu des structures


(Arr. 12 juin 1995, art. 1er)

Art. CO 11 - Généralités -
1 - Définitions - La structure est l’ensemble des éléments nécessaires pour assurer la stabilité d’un bâtiment ou d’un ouvrage
sous les actions qui lui sont appliquées.
Un élément est dit principal si sa ruine a une incidence sur la stabilité du reste de la structure. Dans le cas contraire, il est dit
secondaire.
2 - Objet - Les structures du bâtiment abritant un établissement recevant du public doivent présenter des qualités de résistance
au feu afin de préserver la stabilité de l’édifice et de s’opposer à une propagation rapide du feu en cas d’incendie pendant le
temps nécessaire à l’alarme et à l’évacuation des occupants de l’établissement et des locaux tiers éventuels situés dans le même
bâtiment.

3 - (Arr. 23 oct. 1986). La construction des établissements recevant du public doit être réalisée pour supporter les charges
d’exploitation normalement prévisibles en raison de l’utilisation des locaux et du type d’établissement en application de la
norme NF P 06-001.

4 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Définition d’une
mezzanine :
Une mezzanine est un plancher intermédiaire ménagé dans la hauteur comprise entre deux niveaux ou entre le dernier
plancher et la toiture d’un bâtiment.
En outre, une mezzanine dont la surface n’excède pas 50 % du niveau le plus grand qu’elle surplombe n’est pas considérée
comme un niveau (au sens du règlement de sécurité).
Un plancher partiel accueillant au moins un local ne peut-être considéré comme une mezzanine.

Art. CO 12 - Résistance au feu des structures et planchers d’un bâtiment occupé en totalité ou partiellement par
l’établissement recevant du public. — Règles générales -
1 - Les éléments principaux de la structure et les planchers du bâtiment doivent, suivant le nombre de ses niveaux, sa hauteur et
sa catégorie, répondre aux dispositions suivantes, sauf exceptions prévues aux articles CO 12 à 15 dans la suite du présent
règlement.

Établissement occupant Établissement occupant Catégorie de


Résistance au feu
entièrement le bâtiment partiellement le bâtiment l’établissement
Simple rez-de-chaussée Établissement à un seul niveau Toutes catégories Structure SF de degré 1/2 h.
Plancher CF de degré 1/2 h.
Plancher bas du niveau le plus Différence de hauteur entre les 2e catégorie Structure SF de degré 1/2 h.
haut situé à moins de 8 mètres niveaux extrêmes de 3e catégorie Plancher CF de degré 1/2 h.
du sol. l’établissement inférieure ou 4e catégorie
égale à 8 mètres.
1re catégorie Structure SF de degré 1 h.
Plancher CF de degré 1 h.
Plancher bas du niveau le plus Différence de hauteur entre les 2e catégorie Structure SF de degré 1 h.
haut situé à plus de 8 mètres et niveaux extrêmes de 3e catégorie Plancher CF de degré 1 h.
jusqu’à 28 mètres y compris. l’établissement supérieure à 8 4e catégorie
mètres.
1re catégorie Structure SF de degré 1 h
1/2.
Plancher CF de degré 1 h
1/2.

(Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Un plancher partiel
accueillant un local et répondant au critère défini au second alinéa du paragraphe 4 de l’article CO 11 ne doit pas être considéré
comme un niveau pour la détermination de la stabilité au feu du bâtiment.
(Arr. 10 juill. 1987). Les plafonds suspendus peuvent être pris en compte dans le calcul de la résistance au feu des planchers
hauts attenants lorsque les conditions suivantes sont simultanément remplies :
— ils délimitent des plénums à potentiel calorifique inférieur en moyenne à 25 MJ/m² par zone recoupée selon les
dispositions de l’article CO 26 ; les canalisations électriques ne sont pas prises en compte dans ce calcul ;
— ils offrent l’assurance que les éléments les constituant assureront leur rôle lors d’un incendie. Cette exigence doit
être vérifiée dans les conditions de l’annexe II de l’arrêté du 21 avril 1983.
(Arr. 10 juill. 1987). Lorsqu’un poteau et ses assemblages doivent être protégés pour assurer une résistance au feu, ils doivent
l’être également dans la traversée du plénum.

2 - (Arr. 7 juill. 1983, art. 2). En outre, un établissement recevant du public ne peut être installé dans un bâtiment à occupations
multiples que si les éléments principaux de la structure de la partie du bâtiment située sous le plancher d’isolement séparant
l’établissement d’un tiers ont un degré minimal de stabilité au feu égal au degré coupe-feu de ce plancher.

Art. CO 13 - Cas particuliers de résistance au feu de certains éléments de structure -


1 - Les éléments principaux de structure qui traversent des exploitations ou locaux présentant des risques particuliers
d’incendie doivent avoir, dans la hauteur de ces locaux, un degré de stabilité au feu égal au degré coupe-feu du plancher
d’isolement supporté.
2 - Les planchers sur vide sanitaire doivent être CF de degré une demi-heure. Toutefois, aucune résistance au feu ne leur est
imposée si le bâtiment est à simple rez-de-chaussée ; cette exception est également applicable aux bâtiments à étages à
condition que le vide sanitaire ne soit pas accessible et ne contienne que des matériaux d’isolation M 0 ou M 1 et des conduits
en matériaux ayant le même classement de réaction au feu.

3 - (Arr. 22 déc. 1981). Les éléments principaux de structure de la toiture peuvent être seulement SF de degré une demi-heure,
si les conditions suivantes sont remplies :
— l’établissement occupe le dernier niveau du bâtiment ou est à rez-de-chaussée ;
— la toiture n’est pas accessible au public ;
— la ruine de la toiture ne risque pas de provoquer d’effondrement en chaîne.

Toutefois, ces éléments ne sont soumis à aucune exigence de stabilité au feu, lorsque simultanément :
— les conditions de l’alinéa ci-dessus sont réalisées ;
— les matériaux utilisés sont incombustibles, en lamellé collé, en bois massif ou en matériaux reconnus équivalents
par le CECMI ;
— (arr. 10 juill. 1987). la structure de la toiture est visible du plancher du local occupant le dernier niveau ou
surveillée par un système de détection automatique ou protégée par une installation fixe d’extinction automatique à
eau conformes aux normes françaises ou isolée par un écran protecteur qui lui assure une stabilité au feu de degré une
demi-heure et qui respecte les conditions du deuxième alinéa de l’article CO 12, § 1.

Art. CO 14 - Cas particuliers des bâtiments en rez-de-chaussée -


(Arr. 22 déc. 1981)

En atténuation des dispositions des articles CO 12 et 13 aucune exigence de stabilité au feu n’est imposée aux structures des
bâtiments à rez-de-chaussée lorsque simultanément :
— les éléments principaux de structure sont réalisés en matériaux incombustibles ou en matériaux précisés au
paragraphe 3 de l’article CO 13 ;
— (arr. du 24 janv. 1984). la structure de la toiture est visible du plancher du local recevant du public ou surveillée
par un système de détection automatique ou protégée par une installation fixe d’extinction automatique à eau
conformes aux normes françaises ou isolée par un écran protecteur qui lui assure une stabilité au feu de degré une
demi-heure. Aucune de ces conditions n’est exigée si chaque local ne reçoit pas plus de cinquante personnes et
possède une sortie directe sur l’extérieur ;
— le public n’est admis au sous-sol que pour les activités accessoires de l’activité principale exercée au rez-de-
chaussée, sous réserve que celles-ci ne présentent pas de risques particuliers d’incendie et à condition que le public
puisse être alerté et évacué rapidement ;
(Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). La présence de
mezzanines d’une surface totale inférieure au tiers du niveau le plus grand qu’elle surplombe est considérée comme ne faisant
pas obstacle à la visibilité de la structure de la toiture.

Art. CO 15 - Cas particuliers de certains bâtiments à trois niveaux au plus - Aucune exigence de résistance au feu n’est
imposée aux éléments de structures des bâtiments à trois niveaux au plus, si les conditions suivantes sont simultanément
réalisées :
— le plancher bas du dernier niveau du bâtiment est à moins de 8 mètres du sol ;
— l’établissement est de 3e ou 4e catégorie et occupe la totalité du bâtiment ;
— le bâtiment ne comporte pas par destination de locaux réservés au sommeil ou à risques importants ;
— les matériaux de construction et les aménagements immobiliers, à l’exception des portes, fenêtres et revêtements,
sont en matériaux incombustibles ;
— les éléments de remplissage des panneaux de façade et les matériaux d’isolation thermique sont en matériaux de
catégorie M 0 ou M 1 ;
— (arr. 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6). L’établissement est
pourvu d’un équipement d’alarme du type 2 a ou 2 b. Si le bâtiment comporte deux étages ou un sous-sol accessible
au public, il est équipé d’un système de sécurité incendie de catégorie A ;
— la protection des escaliers n’est pas exigée, en atténuation des dispositions de l’article CO 52 (§ 3 a), s’il est fait
application des dispositions de l’article CO 24 (§ 1) relatif à la distribution intérieure des bâtiments.

(Arr. 22 déc. 1981). Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables aux bâtiments recevant un effectif d’handicapés
circulant en fauteuil roulant supérieur aux pourcentages fixés à l’article GN 8 (§ 1).

SECTION IV

Couverture
Art. CO 16 - Généralités -
1 - Objet - Les dispositions de la présente section ont pour but de préserver la couverture de l’établissement recevant du public
des effets d’un feu provenant d’un bâtiment tiers.

2 - En outre, lorsque les bâtiments tiers sont contigus, la couverture de l’établissement doit répondre également aux
dispositions relatives à l’isolement de l’article CO 7 (§ 2 et 3).

Art. CO 17 - Protection de la couverture par rapport à un feu extérieur -


(Arr. 10 juill. 1987)
1 - Au-delà de douze mètres entre l’établissement et le bâtiment voisin ou la limite de la parcelle voisine, aucune exigence
n’est demandée pour la protection de la toiture par rapport à un feu extérieur.

2 - La couverture doit être réalisée en respectant l’une des solutions suivantes :


— en matériaux M 0 ;
— en matériaux des catégories M 1 à M 3 posés sur support continu en matériaux de catégorie M 0 ou sur support
continu en bois ou agglomérés de fibres ou particules de bois ou en matériaux reconnus équivalents par le CECMI ;
— en matériaux des catégories M 1 à M 3 non posés dans les conditions précédentes ou de la catégorie M 4 ; la
couverture doit alors présenter les caractéristiques minimales de classe et d’indice de propagation fixées dans le
tableau ci-dessous en fonction de la catégorie, de la destination de l’établissement et de la distance « d » entre ce
dernier et le bâtiment voisin ou à défaut la limite de la parcelle voisine.

La classe et l’indice sont déterminés par l’essai de couverture défini par l’arrêté du 10 septembre 1970.

Distance entre l’établissement et le


Catégorie et destination de l’établissement bâtiment voisin ou la limite de la
parcelle voisine
d≤8m 8 m < d ≤ 12 m
Établissement de 1re catégorie et établissements de 2e, 3e et 4e catégories comportant par
destination des locaux réservés au sommeil. T 30 Indice 1 T 15 Indice 1
Établissements de 2e, 3e et 4e catégories ne comportant pas par destination de locaux
réservés au sommeil. T 30 Indice 2 T 15 Indice 2

3 - Les couvertures formant également plafonds (coques, coupoles, bandes en matières plastiques translucides ou non...)
doivent être réalisées en matériaux M 2 même si elles descendent jusqu’au sol et ce quelle que soit la distance par rapport au
bâtiment voisin ou à la limite de la parcelle voisine.
Dans ce cas, les dispositifs visés à l’article CO 18, § 1 doivent être réalisés en matériaux M 4 à condition que leur surface
globale soit inférieure à 10 % de la surface totale de la couverture.

Art. CO 18 - Protection de la couverture par rapport à un feu extérieur : cas particuliers -


1 - (Arr. du 10 juill. 1987). Dispositifs d’éclairages.
Les dispositifs d’éclairage naturel en toiture, dômes zénithaux, lanterneaux de désenfumage ou de ventilation, bandes
d’éclairage, etc. peuvent être réalisés :
— en matériaux M 3 si la surface qu’ils occupent est inférieure à 25 % de la surface totale ;
— en matériaux M 4 si la surface qu’ils occupent est inférieure à 10 % de la surface totale et si ces matériaux ne
produisent pas de gouttes enflammant la ouate de cellulose lors de l’essai complémentaire pour matériaux fusibles ;
toutefois, les dispositifs en matériaux M 4 produisant des gouttes enflammant la ouate lors de l’essai précité peuvent
être utilisés lorsqu’ils sont distants de plus de huit mètres du bâtiment voisin ou de la limite de la parcelle voisine, à
l’exception de ceux placés en partie haute des escaliers.

La répartition en bandes utilisant toute la longueur de la toiture est autorisée sous réserve du respect des pourcentages de
surface précitée.

2 - Éléments vitrés en couverture - Des dispositions doivent être prévues pour éviter la chute d’éléments verriers de couverture
sur le public, en cas d’incendie.
Ce but peut être atteint :
— soit par des vitrages en verre armé, verre trempé ou verre feuilleté conformes à la norme française NF B 32-500 et
posés dans les conditions prévues dans le DTU no 39.1/39.4 pour les vitrages devant rester en place au début de
l’incendie pendant l’évacuation du public ;
— soit en disposant sous les vitrages en verre mince un grillage métallique à mailles de trente millimètres maximum.

SECTION V

Façades
Art. CO 19 - Généralités -
1 - Objet - Les dispositions de la présente section ont pour but d’empêcher la propagation du feu par les façades.

2 - Les dispositions de la présente section sont également applicables aux couvertures qui font avec la verticale un angle
inférieur à 30° et qui forment façade sur plusieurs niveaux accessibles au public.

3 - (Arr. du 22 déc. 1981). L’instruction technique relative aux façades précise les conditions d’application et définit des
solutions ne nécessitant pas de vérifications expérimentales ou par analogie.

Art. CO 20 - Revêtement de façade -


1 - Les revêtements extérieurs de façade, les éléments d’occultation des baies, les menuiseries, les éléments transparents des
fenêtres ainsi que les garde-corps et leurs retours doivent être en matériaux de la catégorie M 3.

2 - Toutefois, lorsque la règle de l’article CO 21 (§ 3) (règle C + D) n’est pas appliquée à l’ensemble d’une façade, les
revêtements extérieurs de façade doivent être de la catégorie M 2.

3 - Les garde-corps situés à 0,80 mètre au moins du plan des vitrages et leurs retours ne sont pas soumis aux exigences de
réaction au feu des paragraphes 1 et 2 ci-dessus.

Art. CO 21 - Résistance à la propagation verticale du feu par les façades comportant des baies -
1 - (Arr. du 22 déc. 1981). Règles concernant l’accrochage des panneaux de façade.
Toutes dispositions doivent être prises pour éviter le passage rapide des flammes ou des gaz chauds d’un étage à l’autre par la
jonction façade-plancher.
Cette condition est réputée satisfaite lorsque cette jonction est réalisée conformément aux solutions techniques décrites dans
l’instruction technique relative aux façades. Sinon l’efficacité de ces dispositions doit être démontrée par un essai.
Lorsque la règle du C + D n’est pas applicable, les dispositions du premier alinéa ci-dessus ne sont imposées qu’aux façades
légères qui s’échauffent rapidement, à l’exclusion des façades en maçonnerie pour lesquelles aucune disposition particulière
n’est à prévoir.

2 - Règle concernant le recoupement des vides.


Dans les deux premiers cas visés au paragraphe 3 a ci-après, si les éléments constitutifs de la façade comportent des vides
susceptibles de créer un effet de cheminée, ces vides doivent être recoupés tous les deux niveaux par des matériaux de
catégorie M 0.

3 - Règle « C + D » concernant la création d’un obstacle au passage du feu d’un étage à l’autre.
a) La règle définie ci-dessous est applicable :
Aux façades des bâtiments comportant des locaux réservés au sommeil par destination, au-dessus du 1er
étage ;
Aux façades des bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau est à plus de 8 mètres du sol et qui
répondent, en outre, à une des conditions suivantes :
Le bâtiment est divisé en secteurs suivant les dispositions de l’article CO 24 (§ 2) ;
Le bâtiment est divisé en compartiments suivant les dispositions de l’article CO 25 ;
Aux parties de façades situées au droit des planchers hauts des locaux à risques importants ;
Aux parties de façades situées au droit des planchers d’isolement avec un tiers.
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6). Toutefois,
cette règle n’est pas exigée si l’établissement recevant du public occupe la totalité du bâtiment et s’il est
entièrement équipé d’une installation fixe d’extinction automatique à eau conforme aux normes françaises ou
d’un système de sécurité incendie de catégorie A.
b) Les valeurs C et D doivent être liées par une des relations ci-dessous en fonction de la masse combustible
mobilisable :
C + D ≤ 1,00 mètre si M ≤ 80 MJ/m²

C _ D ≤ 1,30 mètre si M > si 80 MJ/m²

C exprimé en mètres étant la distance verticale entre le haut d’une baie et le bas de la baie qui lui est superposée
lorsque la façade est en maçonnerie traditionnelle, ou la valeur de l’indice caractéristique des panneaux de façade
vitrés déterminée par l’essai cité au paragraphe 1 ;
D exprimé en mètres étant la distance horizontale entre le plan des vitres et le nu de la plus grande saillie de l’obstacle
résistant au feu qui sépare les murs ou les panneaux situés de part et d’autre du plancher ;
(Arr. du 22 déc. 1981). M exprimé en MJ/m² étant la masse combustible mobilisable de la façade à l’exclusion des
menuiseries, fermetures et garde-corps, rapportée au mètre carré de façade, baies comprises. Dans le cas de
maçonnerie traditionnelle, cette masse est nulle. Elle peut dans certains cas être déterminée conformément aux règles
de l’instruction technique relative aux façades.
c) Pour l’application de cette règle, il n’est pas tenu compte des orifices d’entrée d’air de ventilation dont la section
ne dépasse pas 200 cm².

Art. CO 22 - Résistance à la propagation verticale du feu par les façades ne comportant pas de baie -
1 - Pour les façades ne comportant pas de baie, la somme des durées coupe-feu réelles déterminées pour le panneau de façade
exposé de l’intérieur et de l’extérieur lors des essais de classement de résistance au feu doit être au moins égale à :
Trente minutes pour les établissements installés dans les bâtiments dont le plancher bas du dernier niveau est à moins
de 8 mètres du sol ;
Soixante minutes lorsque le plancher bas du dernier niveau est à plus de 8 mètres du sol.
Toutefois, les orifices d’entrée d’air de ventilation sont tolérés sur ces façades.

2 - Les murs en maçonnerie traditionnelle ne sont pas soumis aux dispositions du paragraphe 1 ci-dessus.

3 - De plus, les façades composées de panneaux montés en avant des planchers doivent respecter les dispositions du
paragraphe 1 de l’article CO 21.

4 - Les dispositions des paragraphes 1 et 3 ci-dessus ne s’appliquent pas aux bâtiments à simple rez-de-chaussée.

SECTION VI

Distribution intérieure et compartimentage

Art. CO 23 - Généralités -
1 - Objet - Les dispositions de la présente section ont pour objet de limiter la propagation du feu et des fumées à travers la
construction.
A cet effet les locaux doivent être séparés des locaux qui leur sont contigus et des dégagements par des parois verticales et des
portes ayant certaines caractéristiques de résistance au feu. Toutefois, ces parois et ces portes peuvent ne pas présenter de
caractéristiques de résistance au feu pour certains locaux à surface réduite ou si elles distribuent des locaux ou dégagements
regroupés à l’intérieur d’un compartiment.

2 - Les dispositions relatives à la résistance au feu des parois verticales et des portes sont définies à l’article CO 24 dans le cas
général, ou à l’article CO 25 lorsque les dispositions particulières à un type d’établissement autorisent la distribution intérieure
par compartiment. Toutefois, dans les deux cas, les parois des locaux à risques particuliers et des escaliers protégés doivent
répondre respectivement aux dispositions des articles CO 28, CO 52 et CO 53.

3 - (Arr. du 22 déc. 1981). Les notions de secteurs (liés aux espaces libres permettant la mise en station d’une échelle aérienne)
et de compartiments (liés à l’exploitation, dans les types d’établissements où ils sont autorisés) définies aux articles CO 5, CO
24 et CO 25 sont totalement indépendantes et ne peuvent être cumulées à l’intérieur d’un même bâtiment.

Art. CO 24 - Caractéristiques des parois verticales et des portes (cloisonnement traditionnel et secteur) -
1 - Le cloisonnement traditionnel visé à l’article CO 1 (§ 2) doit être réalisé dans les conditions suivantes -
a) Les parois verticales des dégagements et des locaux doivent avoir un degré de résistance au feu défini par le
tableau ci-dessous en fonction du degré de stabilité au feu exigé pour la structure du bâtiment :

Parois entre locaux et Parois entre locaux accessibles au public Parois entre
Degré de stabilité au feu exigé
dégagements accessibles au locaux accessibles au public et locaux non accessibles au
pour la structure du bâtiment
public public classés à risques courants
Non réservés au sommeil (1) Réservés au sommeil
Aucune exigence
PF de degré 1/4 heure PF de degré 1/4 heure CF de degré 1/4 heure
1/2 heure
CF de degré 1/2 heure PF de degré 1/2 heure CF de degré 1/2 heure
1 heure
CF de degré 1 heure PF de degré 1/2 heure CF de degré 1 heure
1 h 1/2
CF de degré 1 heure PF de degré 1/2 heure CF de degré 1 heure
(1) Toutefois cette disposition n’est pas exigée à l’intérieur d’un ensemble de locaux contigus qui ne dépasse pas 300 mètres
carrés au même niveau.

b) Les blocs-portes et les éléments verriers des baies d’éclairage équipant les parois verticales doivent être PF de
degré une demi-heure. Toutefois, ils peuvent être PF de degré un quart d’heure lorsque aucune exigence de stabilité
n’est imposée à la structure de l’établissement.
(Arr. 23 déc. 1996, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 10 avril 1997 Arr. 23 déc. 1996, art. 4). Aucune exigence de
résistance au feu n’est imposée aux éléments verriers des baies des locaux ouvrant sur une circulation à l’air libre,
lorsque les parties vitrées se situent au-dessus d’une allège d’une hauteur minimale d’un mètre présentant la résistance
au feu exigée par la condition a.

c) (Arr. du 22 déc. 1981). Les circulations horizontales de grande longueur encloisonnés doivent être recoupées tous
les vingt-cinq à trente mètres par des parois et blocs-portes PF de degré une demi-heure munis d’un ferme-porte.

2 - (Arr. du 22 déc. 1981). . En outre, s’il est fait application de l’article CO 5, chaque niveau de l’établissement doit être divisé
en autant de secteurs qu’il y a d’escaliers normaux (au sens de l’article CO 34). Ces secteurs doivent avoir chacun une capacité
d’accueil du même ordre de grandeur.
(Arr. du 24 janv. 1984). Les secteurs sont isolés entre eux par une paroi CF de degré une heure équipée d’un seul bloc porte en
va-et-vient PF de degré une demi-heure muni d’un ferme-porte (ces parois peuvent se confondre avec les parois prévues au
paragraphe précédent). Chaque secteur doit avoir une surface maximale de 800 m² et, en façade accessible, une longueur de
vingt mètres maximum, sans que l’autre dimension n’excède quarante mètres, ces différentes mesures étant prises en œuvre.
De plus, les établissements à risques particuliers visés à l’article CO 6 (§ 2) doivent être entièrement équipés d’une installation
fixe d’extinction automatique à eau.
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6). Enfin, les établissements
comportant, par destination, des locaux à sommeil doivent être entièrement équipés d’un système de sécurité incendie de
catégorie A.

Art. CO 25 - Compartiments -
1 - Le compartiment prévu à l’article CO 1 (§ 2) est un volume à l’intérieur duquel les exigences de résistance au feu relatives
aux parois verticales définies à l’article CO 24 (§ 1) ne sont pas imposées.

2 - Lorsqu’ils sont autorisés par les dispositions particulières à certains types d’établissement, les compartiments doivent avoir
les caractéristiques suivantes :
a) Dimensions : chaque niveau comporte au moins deux compartiments dont chacun a une capacité d’accueil du
même ordre de grandeur.
Un compartiment peut s’étendre sur deux niveaux si la superficie totale ne dépasse pas la superficie moyenne d’un
compartiment de l’établissement.
La surface maximale ou l’effectif maximal admissible est fixé dans les dispositions particulières au type
d’établissement intéressé.
b) Parois : les parois verticales limitant les compartiments, façades exclues, ont les qualités de résistance au feu
suivantes :

Degré de stabilité au feu exigé pour la structure Parois limitant les compartiments
Aucune exigence
CF de degré 1/2 heure
1/2 heure
CF de degré 1/2 heure
1 heure
CF de degré 1 heure
1 h 1/2
CF de degré 1 h 1/2

c) Issues : chaque compartiment comporte un nombre d’issues judicieusement réparties proportionné à l’effectif
maximal des personnes admises conformément aux dispositions de l’article CO 38.
Toutefois :
— une issue du compartiment, de deux unités de passage au moins dès que l’effectif du compartiment
dépasse 100 personnes, débouche sur l’extérieur, ou sur un dégagement protégé par un bloc porte PF de
degré une demi-heure muni d’un ferme-porte ;
— le passage d’un compartiment à un autre ne peut se faire que par deux dispositifs de communication au
plus situés sur les circulations principales.

d) Dispositif de communication : le dispositif de communication entre compartiments contigus doit être soit :
— un bloc porte à va-et-vient et pare-flammes du même degré que la paroi où il est installé ;
— un sas avec des blocs-portes en va-et-vient et pare-flammes de degré moitié de l’exigence ci-dessus.
Les portes peuvent être à fermeture automatique.

e) Circulations intérieures : elles sont conformes aux dispositions de la section IX et doivent être dans tous les cas
parfaitement matérialisées.

f) Désenfumage : chaque compartiment doit être désenfumé suivant les dispositions du chapitre IV du présent titre.
Art. CO 26 - Recoupement des vides -
1 - Les parois verticales auxquelles un degré de résistance au feu est imposé doivent être construites de plancher à plancher.

2 - Les combles inaccessibles et l’intervalle existant entre le plancher et le plafond suspendu, doivent être recoupés par des
éléments en matériaux de catégorie M 0 ou par des parois PF de degré un quart d’heure.
Ces cellules doivent avoir une superficie maximale de 300 m², la plus grande dimension n’excédant pas 30 mètres.
Ce recoupement n’est pas exigé si les vides ci-dessus sont protégés par un réseau fixe d’extinction automatique à eau, ou se
trouvent à l’intérieur des compartiments définis à l’article CO 25.

SECTION VII

Locaux non accessibles au public locaux à risques particuliers

Art. CO 27 - Classement des locaux en fonction de leurs risques -


1 - Les locaux sont classés suivant les risques qu’ils présentent en :
Locaux à risques particuliers, qui se subdivisent en :
Locaux à risques importants ;
Locaux à risques moyens.
Locaux à risques courants, auxquels sont assimilés les logements du personnel situés dans l’établissement.

2 - Les chapitres relatifs aux installations techniques et aux divers types d’établissement fixent :
— la liste des locaux non accessibles au public à risques particuliers, classés respectivement à risques moyens ou à
risques importants, auxquels les dispositions générales de l’article CO 28 sont applicables. Cette liste peut
éventuellement être complétée après avis de la commission de sécurité dans chaque cas particulier ;
— le cas échéant, les mesures complémentaires qui s’ajoutent aux dispositions générales de l’article CO 28.

Art. CO 28 - Locaux à risques particuliers -


1 - Les locaux à risques importants doivent satisfaire aux conditions ci-après :
— les façades sont établies suivant les dispositions de la section V du présent chapitre ;
— (arr. du 22 déc. 1981). les conduits et les gaines qui les traversent ou les desservent doivent satisfaire aux
dispositions des articles CO 32 et CO 33 ;
— les planchers hauts et les parois verticales doivent avoir un degré coupe-feu deux heures et les dispositifs de
communication avec les autres locaux doivent être CF de degré une heure, l’ouverture se faisant vers la sortie et les
portes étant munies de ferme-porte ;
— ils ne doivent pas être en communication directe avec les locaux et dégagements accessibles au public.

2 - (Arr. du 21 juin 1982, arr. du 24 janv. 1984 et arr. du 31 mai 1991). Les locaux à risques moyens doivent répondre aux
conditions précédentes en ce qui concerne les façades. Ils doivent par ailleurs :
— être isolés des locaux et dégagements accessibles au public par des planchers hauts et parois CF de degré une
heure avec des blocs-portes CF de degré une demi-heure équipés d’un ferme-porte.

Les conduits doivent répondre aux conditions fixées par l’article CO 31.

Art. CO 29 - Locaux à risques courants et logements du personnel -


1 - Les locaux à risques courants, non accessibles au public, ne sont soumis à aucune disposition particulière d’isolement autre
que celles prévues à la section VI du présent chapitre.

2 - Les locaux servant de logements au personnel situés dans l’établissement, doivent :


— être isolés des autres parties du bâtiment par des parois verticales et des blocs-portes présentant les caractéristiques
de résistance au feu des locaux réservés au sommeil prévus à l’article CO 24 ;
— être, en outre, desservis par des dégagements indépendants de ceux réservés au public. Si ces dégagements sont
communs avec des tiers, le bloc porte doit être CF de degré une demi-heure et équipé d’un ferme-porte. Toutefois,
après avis de la commission de sécurité, des atténuations à ces dispositions peuvent être autorisées.

3 - (Arr. du 22 déc. 1981). Les conduits et les gaines traversant ou desservant les locaux visés au présent article doivent
satisfaire aux dispositions de l’article CO 31.

SECTION VIII

Conduits et gaines

Art. CO 30 - Généralités -
(Arr. du 22 déc. 1981)
1 - Objet - Les dispositions de la présente section ont pour but de limiter les risques de propagation créés par le passage de
conduits à travers des parois horizontales ou verticales résistant au feu : conduites d’eau en charge ou d’eau usée, conduits
vide-ordures, monte-charge et descentes de linge.
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.). (Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
Les articles CO 31 et CO 32 ne sont pas applicables aux conduits de ventilation, d’évacuation des produits de la combustion et
de gaz. Ces conduits font l’objet des dispositions générales des chapitres IV et V. Les gaines dans lesquelles sont placées les
canalisations de gaz combustibles font l’objet des dispositions générales du chapitre VI.
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6). Les dispositifs actionnés de
sécurité définis au paragraphe 2 ci-dessous et leurs commandes doivent être conformes aux normes visées par l’article MS 59.

2 - (Arr. du 2 févr. 1993, art. 2 .). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6). Pour l’application du
présent règlement, on appelle :
Conduit : volume fermé servant au passage d’un fluide déterminé.
Gaine : volume fermé généralement accessible et renfermant un ou plusieurs conduits.
Volet : dispositif actionné de sécurité consistant en un dispositif d’obturation destiné au désenfumage dans un système
de sécurité incendie. Il peut être ouvert ou fermé en position d’attente en fonction de son application. Il doit être d’un
type adapté à son emploi (volet pour conduit collectif, volet pour conduit collecteur, volet de transfert).
Clapet : dispositif actionné de sécurité consistant en un dispositif d’obturation destiné au compartimentage dans un
système de sécurité incendie. Il est ouvert en position d’attente. Il peut être du type télécommandé ou du type auto
commandé en fonction de l’application.
Trappe : dispositif d’accès, fermé en position normale. Pour les essais de résistance au feu, les trappes doivent
satisfaire aux essais prévus pour les volets.
Trappe à ferme-porte : trappe équipée d’un dispositif destiné à la ramener à sa position de fermeture dès qu’elle en a
été éloignée pour le service.
Trappe à fermeture automatique : trappe équipée d’un dispositif qui peut la maintenir en position d’ouverture et la
libère au moment du sinistre dans les conditions prévues à l’article CO 33 (§ 3). L’ensemble de la trappe et de ce
mécanisme constitue un dispositif actionné de sécurité et doit satisfaire aux mêmes exigences que celles prévues pour
les portes à fermeture automatique visées à l’article CO 47 (§ 1).
Coffrage : habillage utilisé pour dissimuler un ou plusieurs conduits, dont les parois ne présentent pas de qualités de
résistance au feu et qui ne relient pas plusieurs locaux ou niveaux.
Coupe-feu de traversée d’une gaine ou d’un conduit : temps réel défini par les essais réglementaires pendant lequel
une gaine ou un conduit traversant la paroi coupe-feu séparant deux locaux satisfait au critère coupe-feu exigé entre
ces deux locaux, compte tenu de la présence éventuelle d’un clapet au sein du conduit (l’essai de clapet étant effectué
sous pression de 500 pascals ou, pour les circuits d’extraction d’air, sous pression de service si celle-ci est supérieure
à 500 pascals au droit du clapet). Ce critère doit être respecté jusqu’à la prochaine paroi coupe-feu franchie.
Pare-flamme de traversée : il est déterminé par le même essai que celui du coupe-feu de traversée en faisant
abstraction de la température mesurée à l’extérieur du conduit situé dans le local non sinistré.

3 - Les conduits doivent être réalisés en matériaux de catégorie M 4, les coffrages en matériaux de catégorie M 3.

Art. CO 31 - Conduits traversant, prenant naissance ou aboutissant dans un local à risques courants ou moyens
accessibles ou non au public -
(Arr. du 22 déc. 1981)
1 - Ils doivent posséder les caractéristiques de résistance au feu définies ci-après.
Cette résistance au feu peut être obtenue :
— soit par le conduit seul s’il possède une résistance au feu suffisante ;
— soit dans le cas contraire par l’établissement du conduit dans une gaine ou par la mise en place, au droit de la paroi
traversée, d’un dispositif d’obturation automatique (clapet, volet ou tout autre dispositif approuvé par le CECMI).

2 - Aucun degré de résistance au feu n’est exigé pour les conduits d’eau en charge quel que soit leur diamètre, et pour les
autres conduits si leur diamètre nominal est inférieur ou égal à 75 millimètres.

3 - Les conduits de diamètre nominal supérieur à 75 millimètres et inférieur ou égal à 315 millimètres doivent être pare-
flammes de traversée 30 minutes au franchissement des parois situées dans un établissement recevant du public à l’exception
des conduits horizontaux qui peuvent être coupe-feu de traversée 15 minutes.
L’exigence pare-flammes de traversée 30 minutes est réputée satisfaite :
— pour les conduits métalliques à point de fusion supérieur à 850°C ;
— pour les conduits en PVC classé M 1 de diamètre nominal inférieur ou égal à 125 millimètres possédant une
épaisseur renforcée réalisée comme indiqué au paragraphe 8 ci-après. Ce renforcement peut cependant être supprimé
dans les parois suivantes :
- toutes parois des bâtiments à simple rez-de-chaussée ;
- toutes parois des bâtiments dans lesquels l’encloisonnement des escaliers n’est pas exigé ;
- parois des locaux non réservés au sommeil.
4 - Dans le cas où le conduit ne respecte pas les exigences du paragraphe 3 ci-dessus ou si son diamètre nominal est supérieur à
315 millimètres, il doit être soit placé dans une gaine en matériaux incombustibles de coupe-feu de traversée égal au degré
coupe-feu de la paroi franchie avec un maximum de 60 minutes, soit équipé d’un dispositif d’obturation automatique. Lorsque
cette gaine est verticale, elle doit être recoupée horizontalement dans la traversée des planchers tous les deux niveaux par des
matériaux incombustibles.
Les trappes de visite éventuelles réalisées dans la gaine doivent être pare-flammes de degré une demi-heure.

5 - Entre niveaux, les prescriptions définies ci-dessus sont exigibles aux traversées de plancher.
A l’intérieur d’un même niveau, ces mêmes exigences ne sont imposées que dans les cas suivants :
— (arr. du 6 janv. 1983). parois de recoupement des circulations horizontales visées à l’article CO 24 (§ 1 c) ;
— parois des secteurs visés à l’article CO 24 ;
— parois des compartiments visés à l’article CO 25 ;
— (arr. du 21 juin 1982). parois des locaux réservés au sommeil.

6 - Dans le cas où le conduit ou la gaine traverse une paroi séparant un établissement recevant du public d’un tiers, le coupe-
feu de traversée doit être égal au degré coupe-feu de la paroi franchie.
(Arr. du 12 juin 1995, art. 1er). Pour les conduits d’eau situés à l’intérieur d’un parc de stationnement de capacité inférieure ou
égale à 250 véhicules et dépendant d’un établissement recevant du public, aucune résistance au feu n’est exigée. Toutefois,
l’exigence de la résistance au feu prévue à l’alinéa premier ci-dessus doit être maintenue à la traversée de la paroi séparant
l’établissement recevant du public du parc de stationnement.

7 - Les conduits doivent être disposés séparément et la distance minimale entre axes à respecter entre deux conduits doit être au
moins égale à la somme de leurs diamètres nominaux.
Cette condition n’est pas imposée si le conduit est pare-flammes de traversée 30 minutes avec ou sans adjonction d’un
dispositif d’obturation automatique ou s’il est placé dans une gaine conforme au paragraphe 4 ci-dessus.

8 - Les renforcements éventuels des conduits en PVC classés M 1 prévus au paragraphe 3 doivent répondre aux dispositions
suivantes :
— ils doivent être en PVC classé M 1 ;
— leur épaisseur doit être au moins égale à celle du conduit ;
— leur longueur doit être au moins égale à celle de la paroi traversée augmentée de une fois leur propre diamètre ;
— la partie extérieure à la paroi traversée doit être située au-dessous de la paroi si celle-ci est horizontale ou de part
et d’autre de la paroi si celle-ci est verticale.

Ces renforcements peuvent par exemple être réalisés par deux demi-conduits coupés suivant une génératrice et plaqués contre
le conduit à protéger.

9 - (Arr. du 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6). Les conduits et les
renforcements en PVC, visés respectivement aux paragraphes 3 et 8 du présent article, doivent de plus faire l’objet du
marquage NF Réaction au feu M 1, ou de tout autre certification de qualité en vigueur dans un État membre de la Communauté
économique européenne.
Cette certification devra alors présenter des garanties équivalentes à celles de la marque NF Réaction au feu, notamment en ce
qui concerne l’intervention d’une tierce partie indépendante, et le classement en réaction au feu.

Art. CO 32 - Conduits traversant, prenant naissance ou aboutissant dans un local à risques importants -
(Arr. du 22 déc. 1981)

1 - Les conduits de diamètre nominal inférieur ou égal à 125 millimètres doivent répondre aux conditions de l’article CO 31.

2 - Les conduits de diamètre nominal supérieur à 125 millimètres doivent répondre aux conditions ci-après :
a) S’ils traversent le local sans le desservir, le coupe-feu de traversée de la gaine ou du conduit doit être égal au degré
coupe-feu de la paroi franchie ;
b) S’ils desservent le local, ils doivent satisfaire aux dispositions prévues à l’article CO 31.

3 - Dans le cas où le conduit ou la gaine traverse une paroi séparant un établissement recevant du public d’un tiers, le coupe-
feu de traversée doit être égal au degré coupe-feu de la paroi franchie.

Art. CO 33 - Vide-ordures et monte-charge -


(Arr. du 22 déc. 1981 et arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 (Arr. du 2 févr. 1993, art. 6).
1 - Le conduit ou la gaine de vide-ordures doit répondre aux conditions suivantes :
— être en matériaux incombustibles ;
— avoir un degré coupe-feu de traversée de soixante minutes ;
— avoir des trappes PF de degré une demi-heure sur les orifices de service.
Le local réceptacle vide-ordures doit avoir les caractéristiques du local à risques importants défini à l’article CO 28.

2 - Le monte-charge ou tout autre système de descente ou de montée de matériels divers doit répondre aux conditions ci-
dessous.
a) Les parois du conduit ou de la gaine dans laquelle il est placé doivent être CF de degré une heure mesuré sur
chacune de leur face ;
b) Les trappes de service sont PF de degré une demi-heure, munies d’un ferme-porte ou à fermeture automatique ;
dans ce dernier cas, elles doivent être conformes à la norme visant les portes à fermeture automatique définies à
l’article CO 47 ;
c) En outre, l’accès aux trappes de service se fait à travers un local qui doit avoir les caractéristiques d’un local à
risques moyens lorsque le bâtiment comporte par destination des locaux réservés au sommeil.

Les systèmes non conformes aux dispositions ci-dessus peuvent être autorisés, après avis de la commission de sécurité, s’ils
présentent des garanties de sécurité équivalentes.

3 - Lorsqu’il existe une fermeture automatique des trappes de service :


a) Chaque trappe à fermeture automatique doit être commandée à partir d’une détection automatique d’incendie, soit
dans le cadre d’un système de sécurité incendie de catégorie A, si ce système existe, soit par un détecteur autonome
déclencheur (DAD) certifié NF Matériel de détection d’incendie. Les détecteurs mis en œuvre doivent être soit d’un
type sensible aux fumées et gaz de combustion, soit d’un type sensible à une température atteignant 60°C au-dessus de
la trappe et au droit du plafond ou du plafond suspendu. Ces détecteurs doivent de plus être admis à la marque NF
Matériel de détection d’incendie et être estampillés comme tels, ou faire l’objet de toute autre certification de qualité
en vigueur dans un État membre de la Communauté économique européenne. Cette certification devra alors présenter
des garanties équivalentes à celles de la marque NF Matériel de détection d’incendie, notamment en ce qui concerne
l’intervention d’une tierce partie indépendante et les performances prévues dans les normes correspondantes ;

b) En outre, dans le cas prévu au paragraphe 2 c, la fermeture simultanée de l’ensemble des trappes doit être assurée
dès que l’un quelconque des détecteurs prévus à l’alinéa ci-dessus est sensibilisé.

SECTION IX

Dégagements

1 - Dispositions générales

Art. CO 34 - Terminologie -
1 - Pour l’application du présent règlement on appelle dégagement toute partie de la construction permettant le cheminement
d’évacuation des occupants : porte, sortie, issue, circulation horizontale, zone de circulation, escalier, couloir, rampe...

2 - On appelle :
Dégagement normal :
Dégagement comptant dans le nombre minimal de dégagements imposés en application des dispositions de l’article
CO 38.
Dégagement accessoire :
Dégagement répondant aux dispositions de l’article CO 41, imposé lorsque exceptionnellement les dégagements
normaux ne sont pas judicieusement répartis dans le local, l’étage, le secteur, le compartiment ou l’établissement
recevant du public.
Dégagement de secours :
Dégagement qui, pour des raisons d’exploitation, n’est pas utilisé en permanence par le public.
Dégagement supplémentaire :
Dégagement en surnombre des dégagements définis ci-dessus.

3 - Circulation principale :
Circulation horizontale assurant un cheminement direct vers les escaliers, sorties ou issues.
Circulation secondaire :
Circulation horizontale assurant un cheminement des personnes vers les circulations principales.

4 - Dégagement protégé :
Dégagement dans lequel le public est à l’abri des flammes et de la fumée, soit :
Dégagement encloisonné :
Dégagement protégé dont toutes les parois ont un degré minimum de résistance au feu imposé.
Dégagement ou rampe à l’air libre :
Dégagement protégé dont la paroi donnant sur le vide de la façade comporte en permanence, sur toute sa longueur,
des vides au moins égaux à la moitié de la surface totale de cette paroi.
5 - Porte à ferme-porte :
Porte équipée d’un dispositif destiné à la ramener automatiquement à sa position de fermeture dès qu’elle en a été
éloignée pour le passage des personnes ou pour le service.
Porte à fermeture automatique :
Porte équipée d’un ferme-porte et d’un dispositif qui peut la maintenir en position d’ouverture et la libère au moment
du sinistre, dans les conditions prévues à l’article CO 47.

Art. CO 35 - Conception des dégagements -


1 - Les dégagements doivent permettre une évacuation rapide et sûre de l’établissement.
En particulier il est interdit de placer une ou deux marches isolées dans les circulations principales. Les différences de niveau
doivent être réunies soit par des pentes égales au plus à 10%, soit par des groupes de trois marches au moins, égales entre elles.

2 - A chaque sortie sur l’extérieur ou sur un dégagement protégé doit correspondre une circulation principale.
Des atténuations à cette règle peuvent être acceptées après avis de la commission de sécurité, lorsqu’une circulation de largeur
suffisante est aménagée en périphérie du local ou du niveau.

3 - Des circulations horizontales de deux unités de passage au moins doivent relier les dégagements entre eux :
— au rez-de-chaussée, les escaliers aux sorties, et les sorties entre elles ;
— dans les étages et les sous-sols, les escaliers entre eux.

Toutefois, la largeur de ces circulations peut être réduite à une unité de passage lorsque les dégagements reliés n’offrent qu’une
unité de passage.

4 - Les portes des locaux accessibles au public donnant sur des dégagements en cul-de-sac ne doivent pas être à plus de 10
mètres du débouché de ce cul-de-sac.

5 - Ne peuvent être communs avec les dégagements et sorties des locaux occupés par des tiers que les dégagements accessoires
des établissements de 1re , 2ème et 3ème catégories et les dégagements des établissements de 4ème catégorie.
La traversée de la paroi d’isolement avec le dégagement doit se faire par un bloc porte CF de degré une demi-heure muni d’un
ferme-porte et, dans le cas des établissements de quatrième catégorie, le dégagement commun ne doit pas desservir de locaux
tiers à risques particuliers.

6 - Lorsque les cheminements ne sont pas délimités par des parois verticales, ils doivent être suffisamment matérialisés.

Art. CO 36 - Unité de passage, largeur de passage -


1 - Chaque dégagement doit avoir une largeur minimale de passage proportionnée au nombre total de personnes appelées à
l’emprunter.

2 - Cette largeur doit être calculée en fonction d’une largeur type appelée : « unité de passage » de 0,60 mètre.
Toutefois, quand un dégagement ne comporte qu’une ou deux unités de passage, la largeur est respectivement portée de 0,60
mètre à 0,90 mètre et de 1,20 mètre à 1,40 mètre.

3 - Les établissements, locaux, niveaux, secteurs ou compartiments totalisant un effectif de plus de 200 personnes ne doivent
pas comporter des dégagements normaux ayant une largeur inférieure à deux unités de passage.
Toutefois, compte tenu de la disposition des lieux, des dégagements d’une seule unité de passage peuvent être admis à
condition que chacun ne soit pris en compte qu’une seule fois :
— soit dans le nombre des dégagements normaux ;
— soit dans le nombre d’unités de passage de ces dégagements.

4 - (Arr. 23 déc. 1996, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 10 avril 1997 Arr. 23 déc. 1996, art. 4). 50 % au plus de tous les
escaliers mécaniques et trottoirs roulants, dont l’angle d’inclinaison est respectivement inférieur ou égal à 30 degrés et à 12
degrés, peuvent compter dans les nombres des dégagements et des unités de passage réglementaires.
Pour l’application de cette règle et par dérogation aux dispositions du paragraphe 2, les escaliers mécaniques et trottoirs
roulants ayant une largeur minimale de :
0,80 mètre entre mains courantes et 0,60 mètre entre limons sont comptés pour une unité de passage ;
1,20 mètre entre mains courantes et 1 mètre entre limons sont comptés pour deux unités de passage.

Art. CO 37 - Saillies et dépôts -


1 - (Arr. 23 déc. 1996, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 10 avril 1997 Arr. 23 déc. 1996, art. 4) Aucune saillie ou dépôt ne doit
réduire la largeur réglementaire des dégagements ; toutefois, sauf dans le cas de dégagements accessoires dont la largeur
n’excède pas la largeur minimale fixée à l’article CO 41 (§ 2), les aménagements fixes sont admis jusqu’à une hauteur
maximale de 1,10 mètre à condition qu’ils ne fassent pas saillie de plus de 0,10 mètre.

2 - Lorsque la largeur d’un dégagement excède la dimension minimale imposée, des aménagements ou du mobilier faisant
saillie, à l’exception des dépôts, sont autorisés dans la largeur excédentaire à condition :
— de ne pas gêner la circulation rapide du public ;
— de ne pouvoir être déplacés ou renversés. Cette dernière condition ne s’applique pas aux élargissements formant
zone d’attente, de repos ;
— de ne pas gêner le fonctionnement des portes à fermeture automatique.

Toutefois, ces facilités ne sont pas autorisées dans les escaliers protégés.

Art. CO 38 - Calcul des dégagements -


1 - (Arr. 22 déc. 1981). Les niveaux, locaux, secteurs ou compartiments doivent être desservis dans les conditions suivantes, en
fonction de l’effectif des personnes qui peuvent y être admises :
a) De 1 à 19 personnes :
Par un dégagement ayant une largeur d’une unité de passage.

b) De 20 à 50 personnes :
Soit par deux dégagements donnant sur l’extérieur ou sur des locaux différents non en cul-de-sac. L’un de
ces dégagements doit avoir une largeur d’une unité de passage, l’autre pouvant être un dégagement
accessoire ;
Soit, pour les locaux situés en étage, par un escalier ayant une largeur d’une unité de passage complété par un
dégagement accessoire si le plancher bas du niveau accessible au public est situé à plus de huit mètres au-
dessus du sol, ou s’il est fait application de l’article CO 25 relatif aux compartiments ;
Soit, pour les locaux situés en sous-sol, par un escalier ayant une largeur d’une unité de passage complété par
un dégagement accessoire.

c) De 51 à 100 personnes :
Par deux dégagements d’une unité de passage ou par un de deux unités. Dans ce dernier cas, ce dégagement
doit être complété par un dégagement accessoire.

d) Plus de 100 personnes :


Par deux dégagements jusqu’à 500 personnes, augmentés d’un dégagement par 500 personnes ou fraction de
500 personnes au-dessus des 500 premières. La largeur des dégagements doit être calculée à raison d’une
unité de passage pour 100 personnes ou fraction de 100 personnes ; au-dessous de 500 personnes, le nombre
d’unités de passage est majoré d’une unité.

2 - A chaque niveau l’effectif à prendre en compte pour calculer le nombre et la largeur des escaliers desservant ce niveau doit
cumuler l’effectif admis à ce niveau avec ceux des niveaux situés au-dessus pour les niveaux en surélévation, ou avec ceux des
niveaux en dessous pour les niveaux en sous-sol.

3 - Dans les niveaux recevant un effectif d’handicapés physiques circulant en fauteuil roulant égal ou supérieur à 10 % de
l’effectif total du public le nombre et la largeur des dégagements horizontaux peuvent être augmentés après avis de la
commission consultative départementale de la protection civile.

Art. CO 39 - Calcul des dégagements des locaux recevant du public installés en sous-sol -
(Arr. 10 juill. 1987)
1 - Un local ou niveau (partiel ou total) est dit en sous-sol quand il remplit une des conditions suivantes :
— la sous-face du plancher haut est à moins de un mètre au-dessus du niveau moyen des seuils des issues sur
l’extérieur de ce local ou niveau ;
— le plancher bas est à plus de un mètre en contrebas du niveau moyen des seuils des issues sur l’extérieur de ce
local ou niveau.

2 - Si le point le plus bas du niveau accessible au public est à plus de 2 mètres en contrebas du niveau moyen des seuils des
issues sur l’extérieur et s’il reçoit plus de 100 personnes, le nombre et la largeur des dégagements de ce niveau sont déterminés
suivant les règles de l’article CO 38 à partir d’un effectif théorique calculé comme suit :
L’effectif des personnes admises est :
— arrondi à la centaine supérieure ;
— majoré de 10 % par mètre ou fraction de mètre au-delà de 2 mètres de profondeur.
(Cette majoration d’effectif n’est pas à prendre en compte pour la détermination de la catégorie de l’établissement.)

3 - Lorsque le plancher d’un local en sous-sol, visé au paragraphe 1 n’est pas horizontal (salle de spectacles ou de conférence,
etc.) la moitié au moins des personnes admises dans ce local doit pouvoir sortir par une ou plusieurs issues dont le seuil se
trouve au-dessous du niveau moyen du plancher.

Art. CO 40 - Enfouissement maximal - Sauf dispositions particulières prévues dans la suite du présent règlement,
l’établissement ne doit comprendre qu’un seul niveau de sous-sol accessible au public et son point le plus bas doit être au plus
à 6 mètres au-dessous du niveau moyen des seuils extérieurs.
Art. CO 41 - Dégagements accessoires et supplémentaires -
1 - Des dégagements accessoires peuvent être imposés après avis de la commission de sécurité si, exceptionnellement, les
sorties et escaliers normaux ne peuvent être judicieusement répartis.

2 - Les dégagements accessoires peuvent être constitués par des sorties, des escaliers, des coursives, des passerelles, des
passages en souterrain, ou par des chemins de circulation faciles et sûrs d’une largeur minimale de 0,60 mètre ou encore par
des balcons filants, terrasses, échelles, manches d’évacuation, etc.
Lorsqu’un dégagement accessoire emprunte une propriété appartenant à un tiers, l’exploitant doit justifier d’accords
contractuels sous forme d’acte authentique. Si le dégagement traverse une paroi d’isolement avec un bâtiment ou un local
occupé par un tiers, le bloc porte de franchissement doit être CF de degré une demi-heure et muni d’un ferme-porte.
Les escaliers accessoires ne sont pas soumis aux dispositions des articles CO 36, 38, 50 (§ 3, 1er alinéa), 55 et 56.

3 - Les dégagements supplémentaires sont soumis aux dispositions générales relatives aux dégagements, sauf celles des articles
CO 36 et 38.

Art. CO 42 - Balisage des dégagements -


1 - Des indications bien lisibles de jour et de nuit doivent baliser les cheminements empruntés par le public pour l’évacuation
de l’établissement et être placées de façon telle que, de tout point accessible au public, celui-ci en aperçoive toujours au moins
une, même en cas d’affluence.

2 - (Arr. 29 janv. 2003, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 9 mai 2003 Arr. 29 janv. 2003, art. 4). Cette signalisation
doit être assurée par des panneaux opaques ou transparents, lumineux, de forme rectangulaire, conformes à la norme NF X 08-
003 relative aux couleurs et signaux de sécurité, à l’exception des signaux normalisés pour sortie et issue de secours n os 50041,
50042 et 50044 dont l’utilisation est interdite dans les établissements recevant du public.
(Arr. 29 janv. 2003, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 9 mai 2003 Arr. 29 janv. 2003, art. 4) Les signaux blancs sur
fond vert, notamment les flèches directionnelles, sont réservés exclusivement au balisage des dégagements.

2 - Sorties

Art. CO 43 - Répartition des sorties, distances maximales à parcourir -


1 - Les sorties réglementaires de l’établissement, des niveaux, des secteurs, des compartiments et des locaux doivent être
judicieusement réparties dans le but d’assurer l’évacuation rapide des occupants et d’éviter que plusieurs sorties soient
soumises en même temps aux effets du sinistre.

2 - La distance maximum, mesurée suivant l’axe des circulations, que le public doit parcourir en rez-de-chaussée à partir d’un
point quelconque d’un local pour atteindre une sortie donnant sur l’extérieur ou un dégagement protégé menant à l’extérieur,
dont toutes les portes intérieures sont munies de fermetures, ne doit pas excéder :
50 mètres si le choix existe entre plusieurs sorties ;
30 mètres dans le cas contraire.

3 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005(Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Lorsque la distance
linéaire entre les montants les plus rapprochés de deux portes ou batteries de portes permettant la sortie d’un local est
inférieure à 5 m, celles-ci sont comptabilisées comme un seul dégagement totalisant un nombre d’unités de passage égal au
cumul des unités de passage de ces portes ou de ces batteries de portes. Les éventuelles issues situées dans cet intervalle ne
sont prises en compte que comme unités de passage.
Dans le cas des batteries de portes de grande longueur, celles-ci peuvent être divisées fictivement en plusieurs sorties espacées
de plus de 5 m. Les portes comprises dans ces intervalles ne sont prises en compte ni dans le nombre de sorties ni dans le
calcul des unités de passage.
Cette distance ne s’impose qu’aux dégagements normaux des locaux présentant une dimension supérieure à 10 m.

Art. CO 44 - Caractéristiques des blocs-portes -


1 - La largeur de passage offerte par une porte doit être au moins égale à l’une de celles définies aux articles CO 36 et CO 38
avec une tolérance négative de 5 %.

2 - Les portes en va-et-vient doivent comporter une partie vitrée à hauteur de vue.

3 - Les vitrages des portes doivent être transparents ; les couleurs rouge et orange étant interdites.

4 - Les blocs-portes résistant au feu possédant deux vantaux et équipés de ferme-portes doivent être munis d’un dispositif
permettant d’assurer la fermeture complète de ces vantaux.

Art. CO 45 - Manœuvre des portes -


1 - Les portes desservant les établissements, compartiments, secteurs ou locaux pouvant recevoir plus de cinquante personnes
doivent s’ouvrir dans le sens de la sortie.
Toutes les portes des escaliers doivent également s’ouvrir dans le sens de l’évacuation.
2 - En présence du public, toutes les portes doivent pouvoir s’ouvrir de l’intérieur par simple poussée ou par la manœuvre
facile d’un seul dispositif par vantail tel que bec-de-cane, poignée tournante, crémone à poignée ou à levier ou de tout autre
dispositif approuvé par la commission de sécurité. Lorsque le dispositif d’ouverture choisi est une barre antipanique, celle-ci
doit être conforme aux normes françaises.

3 - Toutes les portes, quel que soit l’effectif des occupants du local desservi, doivent être disposées de manière à ne former
aucune saillie dans le dégagement, à l’exception des portes pouvant se développer jusqu’à la paroi.

4 - Les portes de recoupement des circulations horizontales utilisées dans les deux sens pour gagner une sortie vers l’extérieur
doivent obligatoirement s’ouvrir en va-et-vient.

5 - Les portes des locaux en cul-de-sac risquant d’être confondues avec des issues d’évacuation doivent s’ouvrir en débattant
vers l’extérieur de ces locaux et être signalées par une inscription « sans issue », non lumineuse et pour laquelle la couleur
verte est interdite.

Art. CO 46 - Portes des sorties de secours -


1 - La manœuvre des portes des sorties de secours doit répondre aux dispositions de l’article CO 45 (§§ 1 à 4).

2 - (Arr. du 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6) Le verrouillage des portes des
sorties de secours peut être autorisé après avis de la commission de sécurité et sous réserve du respect des mesures énoncées
dans la suite du présent article.
a) Chaque porte doit être équipée d’un dispositif de verrouillage électromagnétique conforme à la norme en vigueur
pour cette application ;

b) Les portes équipées ne peuvent être commandées que selon l’un des deux principes suivants :
— par un dispositif de commande manuelle (boîtier à bris de glace, par exemple) à fonction d’interrupteur
intercalé sur la ligne de télécommande et situé près de l’issue équipée ;
— (Arr. 23 déc. 1996, art. 1er) (Entrée en vigueur : le 10 avril 1997 Arr. 23 déc. 1996, art. 4). Par un
dispositif de contrôle d’issues de secours conforme aux dispositions de la norme le concernant (visant
également les conditions de mise en œuvre), avec comme durées de temporisation : T1 max = 8 s et T2 max
= 3 mn. La temporisation T2 n’est cependant admise que si l’établissement dispose d’un service de sécurité
assuré par des agents de sécurité incendie dans les conditions définies à l’article MS 46.

c) Le déverrouillage automatique des issues de secours doit être obtenu dans les conditions prévues à l’article MS 60.

3 - (Arr. du 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6) Tout dispositif de dissuasion
d’emprunter les portes de secours verrouillées ou non verrouillées peut être autorisé après avis de la commission de sécurité.

Art. CO 47 - Portes à fermeture automatique -


1 - (Arr. du 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6) Les portes résistant au feu et
qui pour des raisons d’exploitation sont maintenues ouvertes doivent être conformes à la norme visant les portes à fermeture
automatique.

2 - (Arr. du 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6) Ces portes doivent comporter
sur la face apparente, en position d’ouverture, une plaque signalétique bien visible portant en lettres blanches sur fond rouge,
ou vice-versa, la mention « Porte coupe-feu. — Ne mettez pas d’obstacle à la fermeture ».

3 - (Arr. du 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6) La fermeture de chaque porte
doit être obtenue dans les conditions prévues à l’article MS 60.

4 - La fermeture simultanée de ces portes, dans l’ensemble du bâtiment, doit en outre être asservie à des dispositifs de
détection automatique lorsque :
— l’établissement comporte, par destination, des locaux réservés au sommeil au-dessus du premier étage ;
— il existe des portes d’isolement à fermeture automatique, telles que prévues à l’article CO 10 (§ 1) ;
— les dispositions particulières à certains types d’établissement l’imposent.

5 - (Abrogé, à compter du 18 juin 1993, par l’arr. du 2 févr. 1993, art. 2 et 6).

Art. CO 48 - Portes de types spéciaux -


1 - (Arr. du 10 nov. 1994, art. 2). Les portes à tambour non automatiques ne sont pas considérées comme des sorties normales.
Elles ne sont autorisées qu’en façade et ne doivent pouvoir être empruntées dans un sens que par une seule personne à la fois.
Ils doivent être doublés par une porte d’au moins une unité de passage comportant à hauteur de vue l’inscription « sortie de
secours ».
2 - Les tourniquets ne sont autorisés que dans les halls d’entrée. Ils doivent être aménagés dans les mêmes conditions que les
tambours tournants ou être amovibles ou escamotables par simple poussée.

3 - (Arr. du 10 nov. 1994, art. 2). Les portes automatiques sont autorisées dans les conditions suivantes :
a) Les portes automatiques à tambour ne sont autorisées qu’en façade. Les portes automatiques coulissantes ou
battantes peuvent être autorisées à l’intérieur des bâtiments après avis de la commission départementale de sécurité,
dans la mesure où elles ne font l’objet d’aucune exigence de résistance au feu. Les portes automatiques d’un autre
type doivent faire l’objet d’un avis de la commission centrale de sécurité.

b) En cas d’absence de source normale de l’alimentation électrique, les portes automatiques doivent se mettre en
position ouverte et libérer la largeur totale de la baie :
— soit manuellement par débattement vers l’extérieur d’un angle au moins égal à 90 degrés, pouvant être
obtenu par simple poussée. S’il y a lieu, les portes à tambour ou les portes coulissantes doivent se placer par
énergie mécanique intrinsèque telle que définie dans la norme NF S 61-937, dans la position permettant
d’atteindre cet objectif ;
— soit automatiquement par effacement latéral obtenu par énergie mécanique intrinsèque. Par mesure
transitoire jusqu’au 30 avril 1995, les autres systèmes actuellement utilisés sont autorisés.

c) En cas de défaillance du dispositif de commande, l’ouverture des portes doit être obtenue par un déclencheur
manuel à fonction d’interrupteur placé à proximité de l’issue.

d) Le dispositif de libération des portes automatiques à tambour comportant l’option « grand vent » doit faire l’objet
d’un examen par un organisme agréé.

e) Toutes les portes automatiques doivent faire l’objet d’un contrat d’entretien.

4 - (Arr. du 10 nov. 1994, art. 2). Les portes coulissantes non motorisées sont interdites pour fermer les issues empruntées par
le public pour évacuer l’établissement.

5 - (Arr. du 10 nov. 1994, art. 2). Pour assurer la sécurité des personnes en cas de heurts, les vitrages des portes des circulations
ou en façade, maintenus ou non par un bâti, doivent répondre aux dispositions du DTU no 39-4 en ce qui concerne :
— le produit verrier à utiliser ;
— la visualisation de la porte.

3 - Escaliers

Art. CO 49 - Répartition des escaliers et distances maximales à parcourir -


1 - Les escaliers réglementaires doivent être judicieusement répartis dans tout l’établissement de manière à en desservir
facilement toutes les parties et à diriger rapidement les occupants vers les sorties sur l’extérieur.

2 - (Arr. du 22 déc. 1981). La distance maximum mesurée suivant l’axe des circulations que le public doit parcourir en étage et
en sous-sol à partir d’un point quelconque d’un local ne doit pas excéder :
40 mètres pour gagner un escalier protégé ou une circulation horizontale protégée, et dont toutes les portes sont
munies d’un ferme-porte, ou 30 mètres pour gagner un de ces dégagements si on se trouve dans une partie de
l’établissement formant cul-de-sac ;
30 mètres pour gagner un escalier non protégé.

3 - (Arr. du 22 déc. 1981). Le débouché au niveau du rez-de-chaussée d’un escalier encloisonné doit s’effectuer :
— soit directement sur l’extérieur ;
— soit à proximité d’une sortie ou d’un dégagement protégé donnant sur l’extérieur et, en tout état de cause, à moins
de 20 mètres d’une telle sortie ou dégagement.

Ce cheminement, dont la distance est mesurée suivant l’axe des circulations, doit être direct, de même largeur que l’escalier et
maintenu libre en permanence.
Toutefois, une distance supérieure peut être admise après avis de la commission de sécurité lorsque les locaux du rez-de-
chaussée présentent des risques réduits ou que le public dispose de facilités d’évacuation nettement supérieures à celles qui
découlent de l’application des dispositions minimales prévues à l’article CO 38.

Art. CO 50 - Conception des escaliers -


1 - Les escaliers desservant les étages doivent être contenus jusqu’au niveau permettant l’évacuation sur l’extérieur. Dans le
cas exceptionnel où un escalier menant à l’étage inférieur n’est pas directement dans le prolongement de celui de l’étage
supérieur, il doit lui être relié par un palier de même largeur maintenu libre en permanence.
2 - Le cheminement direct entre les escaliers desservant les étages et ceux desservant les sous-sols doit être interrompu de
façon que la fumée provenant des sous-sols ne puisse envahir les étages supérieurs, sauf dans les cas prévus au paragraphe 3 de
l’article CO 52.

3 - Ne comptent pas comme escaliers normaux ou supplémentaires, ceux qui obligent le public à descendre puis à monter (ou à
monter puis à descendre), à partir des sorties des locaux recevant du public, pour gagner les sorties vers l’extérieur.
Exceptionnellement, un groupe de six marches au plus contrariant la descente ou la montée du cheminement d’évacuation peut
être autorisé après avis de la commission de sécurité.

Art. CO 51 - Sécurité d’utilisation des escaliers -


1 - Les marches ne doivent pas être glissantes.
Les marches successives doivent se recouvrir de 0,05 mètre s’il n’y a pas de contremarches.

2 - Les escaliers d’une largeur égale à une unité de passage au moins doivent être munis d’une main courante. Ceux d’une
largeur de deux unités de passage ou plus doivent comporter une main courante de chaque côté.

3 - Afin d’éviter les accidents dus à l’engorgement au débouché des escaliers mécaniques et trottoirs roulants :
— un dispositif doit être prévu pour obliger le public à parcourir 5 mètres au moins entre le débouché d’une volée et
le départ de la volée suivante lorsque ces volées sont contrariées. Cette distance est réduite à 3 mètres pour les
appareils comptant pour une seule unité de passage ;
— (Arr. du 10 nov. 1994, art. 2) le palier doit être aménagé de manière que les circulations locales du niveau ne
gênent pas l’utilisation du cheminement défini ci-dessus.

Art. CO 52 - Protection des escaliers et des ascenseurs -


(Arr. du 22 déc. 1981)
1 - La protection des escaliers et des ascenseurs par encloisonnement ou par ouverture à l’air libre de la cage s’oppose à la
propagation du feu vers les étages supérieurs et permet l’évacuation des personnes à l’abri des fumées et des gaz.

2 - Tous les escaliers mécaniques ou non et les ascenseurs doivent être protégés, c’est-à-dire encloisonnés ou à l’air libre, sauf
dans les cas prévus aux paragraphes 3 et 4 ci-après et dans les dispositions particulières à certains types d’établissement.

Les parois des cages d’escalier doivent être réalisées en matériaux incombustibles.

3 - L’absence de protection des escaliers est admise dans les cas suivants :
a) S’il est fait application des dispositions de l’article CO 24 (§ 1) :
1. Pour les escaliers des établissements ne comportant pas plus d’un niveau accessible au public au-dessus et
au-dessous du rez-de-chaussée ;

2. Pour un seul escalier supplémentaire desservant au plus deux étages et le rez-de-chaussée. Toutefois, si
l’établissement comporte une zone de locaux réservés au sommeil en étage, cette zone doit comporter un des
escaliers normaux de l’établissement et être isolée du volume contenant l’escalier supplémentaire par des
parois et des blocs-portes ayant les mêmes qualités de résistance au feu que celles qui assurent la protection
des escaliers normaux.

b) S’il est fait application des dispositions spéciales de l’article CO 25, relatif aux compartiments : pour les escaliers
desservant exclusivement deux niveaux d’un même compartiment.

4 - L’absence de protection des escaliers mécaniques et des ascenseurs est admise lorsque la protection des escaliers normaux
n’est pas exigée.

5 - L’absence de protection des escaliers est interdite dans les établissements recevant un effectif d’handicapés circulant en
fauteuil roulant supérieur aux pourcentages fixés à l’article GN 8 (§ 1).

6 - Dans tous les cas le débouché au niveau du rez-de-chaussée d’un escalier non protégé doit s’effectuer :
A moins de 50 mètres d’une sortie donnant sur l’extérieur ou d’un dégagement protégé si le choix existe entre
plusieurs sorties ;
A moins de 30 mètres dans le cas contraire.

Art. CO 53 - Escaliers et ascenseurs encloisonnés -


1 - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). L’encloisonnement d’un
escalier ou d’un ascenseur est constitué par une cage continue jusqu’au niveau d’évacuation vers l’extérieur.
Le volume d’encloisonnement des escaliers desservant les sous-sols ne doit pas être en communication directe avec le volume
d’encloisonnement des escaliers desservant les étages.
(Arr. du 24 janv. 1984) L’escalier encloisonné doit être maintenu à l’abri de la fumée ou désenfumé dans les conditions
prévues par l’instruction technique relative au désenfumage dans les établissements recevant du public.
(Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). La gaine d’ascenseur
encloisonnée doit être désenfumée dans les conditions prévues pour les escaliers par l’instruction technique relative au
désenfumage dans les établissements recevant du public, lorsque :
— soit la puissance électrique totale installée en gaine est supérieure à 40 kVA ;
— soit la gaine d’ascenseur abrite une machine contenant de l’huile ou un réservoir d’huile.

(Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Le désenfumage de la gaine encloisonnée d’un ascenseur n’est pas exigible si la gaine est ventilée
par convention forcée mécaniquement assurant un débit d’extraction minimal de 20 volumes/heure, lorsque la température des
machines ou de leurs organes de commande dépasse celle qui est spécifiée par le constructeur dans la notice technique de
l’ascenseur. Le volume à prendre en compte est égal à la section de la gaine sur une hauteur de 2 mètres, et la température
ambiante à prendre en compte est de 40°C en l’absence de cette information du constructeur.
(Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). La mise en place d’une amenée d’air en partie basse de la gaine n’est pas obligatoire pour réaliser
le désenfumage de la gaine encloisonnée d’un ascenseur.
(Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5) La commande d’ouverture du
dispositif de désenfumage de la gaine d’ascenseur doit se produire automatiquement au moyen :
— soit d’un détecteur d’incendie disposé en haut de gaine et d’un déclencheur thermo-fusible à 70°C en partie
supérieure de la gaine, lorsque le bâtiment est équipé d’un système de sécurité incendie de catégorie A ;
— soit d’un détecteur autonome déclencheur disposé en haut de gaine et d’un déclencheur thermo-fusible à 70°C en
partie supérieure de la gaine, lorsque le bâtiment n’est pas équipé d’un système de sécurité incendie de catégorie A.
(Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5) Ces commandes automatiques ne
sont pas obligatoirement doublées de commandes manuelles.
(Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5) L’encloisonnement peut être
commun à un escalier et à un ascenseur à condition que :
— l’ascenseur ne desserve pas les sous-sols lorsque l’escalier permet d’accéder aux étages ;
— (Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). La gaine de l’ascenseur n’abrite ni machine contenant de l’huile, ni réservoir d’huile,
à l’exception des vérins, à condition que les canalisations contenant de l’huile soient rigides et qu’un bac métallique
de récupération d’huile soit fixé au vérin au-dessus du fond de cuvette.
— la puissance électrique totale installée en gaine est inférieure ou égale à 15 kVA.

2 - (Arr. du 22 déc. 1981). Les parois d’encloisonnement doivent avoir un degré coupe-feu égal au degré de stabilité au feu de
la structure du bâtiment, à l’exception de celle donnant sur le vide de la façade qui doit répondre aux seules dispositions de
l’article CO 20.

3 - L’escalier ne doit comporter qu’un seul accès à chaque niveau.


Si exceptionnellement la cage est traversée par une circulation horizontale et comporte de ce fait deux issues au même niveau,
les portes doivent toujours être à fermeture automatique.
Les blocs-portes de la cage d’escalier doivent être PF de degré une demi-heure et munis de ferme-porte. Leurs portes doivent
avoir une hauteur maximale de 2,20 mètres.
(Arr. 6 mars 2006, art. 1er). (entrée en vigueur: le 14 juillet 2006. Toutefois, pour l'application du § 3 de l'article CO 53, la
durée de validité des procès-verbaux en vigueur au 13 avril 2006 et justifiant des performances des portes palières selon les
anciennes dispositions de cet article est prolongée de trois ans (Arr. 6 mars 2006, art. 2)) Les portes palières de la gaine
d'ascenseur doivent être E30.

4 - (arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5) Le volume d’encloisonnement
ne doit comporter aucun conduit présentant des risques d’incendie ou d’enfumage à l’exception des canalisations électriques
propres à l’escalier « et à l’ascenseur ». En outre, ce volume ne doit donner accès à aucun local annexe (sanitaire, dépôt, etc.).

Art. CO 54 - Escaliers et ascenseurs à l’air libre -


1 - Un escalier ou une cage d’ascenseur à l’air libre doit avoir au moins une de ses faces ouverte sur l’extérieur dans les
conditions définies à l’article CO 34 (§ 4), les autres parois et les portes d’accès répondant aux dispositions de l’article CO 53
(§§ 2 et 3).

2 - De plus le volume des cages d’ascenseurs ou d’escaliers doit satisfaire aux conditions définies dans l’article CO 53 (§ 4).

Art. CO 55 - Escaliers droits -


(Arr. du 31 mai 1991)
1 - Les escaliers droits destinés à la circulation du public doivent être établis de manière que les marches répondent aux règles
de l’art et que les volées comptent 25 marches au plus, à l’exception des circulations desservant les places dans les gradins.
Si la largeur des escaliers dépasse quatre unités de passage, ils devront être recoupés par une ou des mains courantes
intermédiaires séparant des nombres entiers d’unités de passage, sans pouvoir être supérieur à quatre. Les escaliers peuvent
être remplacés par des rampes dont la pente ne dépasse pas 12 %.
Dans la mesure du possible, les directions des volées doivent se contrarier.

2 - Les paliers doivent avoir une largeur égale à celle des escaliers ; dans le cas de volées non contrariées, leur longueur doit
être supérieure à 1 mètre.
Art. CO 56 - Escaliers tournants -
1 - Les escaliers tournant normaux et supplémentaires doivent être à balancement continu sans autre palier que ceux desservant
les étages.

2 - Le giron et la hauteur des marches sur la ligne de foulée à 0,60 mètre du noyau ou du vide central doivent respecter les
règles de l’art visées à l’article CO 55 (§ 1).
De plus le giron extérieur des marches doit être inférieur à 0,42 mètre.

3 - Pour les escaliers d’une seule unité de passage, la main courante prévue à l’article CO 51 (§ 2) doit se trouver sur le côté
extérieur.

SECTION X

Tribunes et gradins non démontables

(Arr. du 31 mai 1991)

Art. CO 57 - (Arr. du 31 mai 1991).


1 - Les gradins, les escaliers et les circulations desservant les places dans les gradins doivent être calculés pour supporter les
charges d’exploitation suivant les dispositions de la norme en vigueur (NF P 06-001) .

2 - Les marches de ces circulations, à l’intérieur des salles de spectacle, des amphithéâtres, des équipements sportifs, etc.,
doivent avoir un giron supérieur ou égal à 0,25 mètre.
Ces marches ne peuvent être à quartier tournant.
L’alignement des nez de marche ne doit pas dépasser 35°.
Toutefois, la pente de cet alignement peut atteindre 45° si cette tribune, ou partie de tribune, répond à l’une des exigences
suivantes :
— elle ne comporte pas plus de cinq rangs consécutifs de gradins ;
— ses circulations verticales sont équipées d’une main courante centrale, qui peut être discontinue, et chaque demi-
largeur est calculée suivant l’effectif desservi en nombre entier d’unités de passage, sans pouvoir être inférieure à une
unité de passage ;
— ses circulations verticales sont équipées de tout autre système de préhension présentant les mêmes garanties
(épingles en tête de rangée de siège par exemple) et ne réduisant pas la largeur des circulations principales ou
secondaires.

En complément des dispositions de l’article CO 51 (§ 1), le vide en contremarche ne peut dépasser 0,18 mètre ; dans ce cas, les
marches doivent comporter :
— soit un talon de 0,03 mètre au moins ;
— soit un recouvrement de 0,05 mètre au moins.

3 - Pour les équipements ne comportant pas de strapontins, ces circulations bénéficient des dispositions de l’article CO 37 (§
1).

4 - Des garde-corps, des rampes d’escalier ou des barres d’appui doivent être installés :
— dans les parties de tribune dont le dénivelé entre deux gradins successifs, ou entre un gradin et le sol, est supérieur
ou égal à 1 mètre ;
— dans les parties de tribune où le public est debout en permanence, à raison d’une ligne de barres d’appui tous les
cinq gradins, disposées, dans la mesure du possible, en quinconce.

En outre, ces dispositifs doivent pou voir résister à un effort horizontal de 170 daN/mètre linéaire et être installés de façon à
empêcher toute chute de personne dans le vide.

CHAPITRE III
Aménagements intérieurs, décoration et mobilier

Art. AM 1 - Généralités - Pour éviter, dans un local ou un dégagement accessible au public, le développement rapide d’un
incendie qui pourrait compromettre l’évacuation, les revêtements, la décoration et le gros mobilier doivent répondre, du point
de vue de leur réaction au feu, aux dispositions du présent chapitre.

SECTION I
Revêtements

Art. AM 2 - Principe général - D’une façon générale, dans la suite de la présente section, l’exigence imposée pour un
revêtement concerne le revêtement dans ses conditions d’emploi, c’est-à-dire, s’il y a lieu, l’ensemble revêtement, adhésif et
support.

Art. AM 3 - Revêtements muraux des locaux et dégagements –


1 - Dans les locaux et les dégagements, les revêtements muraux doivent être de catégorie M 2.

2 - S’ils sont éloignés des parois, les revêtements doivent être fixés de manière à éviter la formation de cheminées d’appel en
cas de feu. L’intervalle entre ces matériaux et les parois ne doit pas excéder 0,05 mètre et ne peut contenir que des matériaux
de catégorie M 3 ; il doit être recoupé de traverses en matériaux de catégorie M 3 formant cellules closes dont la plus grande
dimension n’excède pas 3 mètres. Ce recoupement n’est pas obligatoire lorsqu’il est fait usage de revêtements en matériaux de
catégorie M 1.

3 - Par dérogation aux dispositions du paragraphe 1 ci-dessus, les lambris, s’ils sont en matériaux de catégorie M 3, peuvent
être posés sur tasseaux ; le vide créé entre ces lambris et les parois doit être bourré par un matériau de catégorie M 0.

4 - Les papiers collés et peintures appliquées sur les parois verticales incombustibles peuvent être mis en œuvre sans
justification du classement en réaction au feu.
(Arr. du 22 déc. 1981) Par contre, sur support combustible, les peintures et papiers devront être pris en compte dans l’essai de
réaction au feu, sauf si le potentiel calorifique de ces peintures et papiers est inférieure à 2,1 MJ par m².

Art. AM 4 - Plafonds et plafonds suspendus des locaux et dégagements –


1 - Les revêtements de plafond et les éléments constitutifs des plafonds suspendus dans les dégagements et les locaux, doivent
être en matériaux de catégorie M 1.
(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5).Toutefois, il est admis pour ces
éléments et ces revêtements, une tolérance de 25 % de la superficie totale de ces plafonds, en matériaux de catégorie M 2 dans
les dégagements et M 3 dans les locaux.

2 - (Arr. 6 oct. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : à compter du 29 décembre 2004 Arr. 6 oct. 2004, art. 2 partiel).
Lorsque des produits d’isolation sont placés en plénum, ils doivent satisfaire les dispositions de l’article AM 8 ci-après.

3 - Les éléments constitutifs et les revêtements des plafonds ajourés ou à résilles peuvent être en matériaux de catégorie M 2
lorsque la surface des pleins est inférieure à 50 % de la surface totale de ces plafonds.

4 - (Arr. 23 déc. 1996, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 10 avril 1997 Arr. 23 déc. 1996, art. 4). La suspente et la fixation des
plafonds suspendus doivent être en matériaux de catégorie M 0 et réalisées selon les dispositions de la norme NF P 68-203.1.

5 - (Arr. du 11 sept. 1989). Les plafonds suspendus installés dans les dégagements doivent rester en place sous l’effet des
variations de pression dues au fonctionnement du désenfumage mécanique.

Art. AM 5 - Parties translucides et transparentes incorporées dans les plafonds - Les matériaux constituant les parties
translucides ou transparentes incorporées dans les plafonds et plafonds suspendus et permettant l’éclairage naturel des locaux
et dégagements, doivent être de catégorie M 3 ou M 4 s’ils ne produisent pas de gouttes enflammées.
Leur surface doit être inférieure à 25 % de la superficie au sol totale du local ou du dégagement.

Art. AM 6 - Revêtement de sols - Les revêtements de sols doivent être en matériaux de catégorie M 4 et solidement fixés.

Art. AM 7 - Revêtements des escaliers encloisonnés - Les revêtements des escaliers encloisonnés doivent être en matériaux
de catégorie :
M 1 pour les parois verticales, les plafonds et rampants ;
M 3 pour les marches et les paliers de repos.

Art. AM 8 - (Arr. 6 oct. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : à compter du 29 décembre 2004 ; toutefois, à titre
transitoire, les dispositions de l’article AM 8 du règlement, dans leur rédaction issue de l’arrêté du 10 juillet 1987, pourront
être appliquées jusqu’au 31 décembre 2005 Arr. 6 oct. 2004, art. 21). Produits d’isolation
1 - Les produits d’isolation acoustique, thermique ou autre, simples ou composites, dont l’épaisseur d’isolant est supérieure à 5
mm (10 mm en sol), doivent respecter l’une des dispositions suivantes :
a) Être classés au moins :

A2 — s2, d0 en paroi verticale, en plafond ou en toiture ;

A2FL — s1 en plancher, au sol.


Lorsque les produits concernés ne sont pas encore marqués CE, le classement M0 peut également attester de la performance
requise ;
b) Être protégés par un écran thermique disposé sur la ou les faces susceptibles d’être exposées à un feu intérieur au
bâtiment. Cet écran doit jouer son rôle protecteur, vis-à-vis de l’action du programme thermique normalisé, durant au
moins :

1/4 heure pour les parois verticales et les sols ;

1/2 heure pour les autres parois.


Le «guide d’emploi des isolants combustibles dans les établissements recevant du public» précise les conditions de mise en
œuvre de tels écrans.

2 - Les produits d’isolation ne répondant pas aux dispositions du paragraphe 1 ci-dessus ne peuvent être mis en œuvre qu’après
avis favorable de la Commission centrale de sécurité. Les modalités d’application de la présente disposition sont fixées dans la
troisième partie du guide précité.

SECTION II
Éléments de décoration

Art. AM 9 - Éléments de décoration en relief fixés à l’intérieur des locaux et dégagements - Les éléments de décoration en
relief fixés sur les parois verticales doivent répondre aux exigences suivantes :
a) Dans les dégagements protégés, ils doivent être en matériaux de catégorie M 2, à l’exception des objets de
décoration de surface limitée.

b) Dans les locaux et les autres dégagements, ils doivent être en matériaux de catégorie M 2 lorsque la surface globale
de tous ces éléments est supérieure à 20 % de la superficie totale des parois verticales.

Art. AM 10 - Éléments de décoration flottants à l’intérieur des locaux et dégagements –


1 - Les éléments de décoration ou d’habillage flottants, tels que panneaux publicitaires flottants de surface supérieure à 0,50
m², guirlandes, objets légers de décoration, etc., situés à l’intérieur des locaux dont la superficie au sol est supérieure à 50 m² et
des dégagements doivent être en matériaux de catégorie M 1.

2 - L’emploi des vélums est en principe interdit. Toutefois, lorsqu’ils sont autorisés, soit dans la suite du présent règlement soit
après avis de la commission de sécurité compétente, ils doivent être pourvus de systèmes d’accrochage suffisamment
nombreux ou d’armatures de sécurité suffisamment résistantes pour empêcher leur chute éventuelle pendant l’évacuation du
public.

SECTION III
Tentures, portières, rideaux, voilages

Art. AM 11 - Tentures et rideaux disposés en travers des dégagements –


1 - L’emploi de tentures, portières, rideaux, voilages est interdit en travers des dégagements.

2 - Lorsque les portes pare-flammes imposées dans ces dégagements sont garnies de lambrequins et encadrements en étoffe ou
de rideaux tendus sur les vantaux, ces garnitures doivent être en matériaux de catégorie M 2.

Art. AM 12 - Tentures et rideaux disposés dans les locaux et dégagements - Les tentures, portières, rideaux, voilages,
doivent répondre, suivant leur emplacement, aux exigences suivantes :
a) Dans les escaliers encloisonnés, ils doivent être en matériaux de catégorie M 1.

b) Dans les autres dégagements et les locaux de superficie au sol supérieure à 50 m², ils doivent être en matériaux de
catégorie M 2.

Art. AM 13 - Rideaux de scènes et d’estrades - Les rideaux de scènes et d’estrades, quelles que soit la surface de ces scènes
et estrades, doivent être en matériaux de catégorie M 1.

Art. AM 14 - Cloisons extensibles –


1 - Les cloisons extensibles, les cloisons coulissantes, les cloisons amovibles, etc., doivent être en matériaux de catégorie M 3.

2 - Lorsqu’une cloison amovible joue, dans son utilisation normale, le rôle d’une cloison fixe, cette cloison doit, en outre,
répondre aux exigences de résistance au feu prévues à l’article CO 24.

SECTION IV
Gros mobilier, agencement principal aménagements de planchers légers en superstructures

Art. AM 15 - Principe général - Le gros mobilier, l’agencement principal, les stands et les aménagements de planchers légers
en superstructures, situés dans les locaux et les dégagements, doivent être en matériaux de catégorie M 3.
Ces dispositions ne concernent pas le mobilier courant, pour lequel aucune exigence n’est imposée.

Art. AM 16 - Gros mobilier, agencement principal –


1 - Le gros mobilier, qui comprend les caisses, bars, comptoirs, vestiaires, etc., et l’agencement principal, qui comprend les
écrans séparatifs de boxes, rayonnages, bibliothèques, étagères, présentoirs verticaux, casiers, estrades, etc., doivent occuper
des emplacements tels qu’ils ne puissent gêner ou rétrécir les chemins de circulation.

2 - Ils doivent être éventuellement fixés au sol ou aux parois de façon suffisamment rigide pour qu’une poussée de la foule ne
puisse les déplacer.

Art. AM 17 - Aménagements de planchers légers en superstructures –


1 - Les aménagements de planchers légers en superstructures pouvant recevoir des personnes, tels que tribunes, tours, stands,
podiums, estrades, gradins, praticables, et en général tous les planchers surélevés, aménagés à l’intérieur des bâtiments, doivent
comporter une ossature en matériaux de catégorie M 3 et en bon état.

2 - Tous ces planchers doivent être bien jointifs ainsi que les marches et, si elles existent, les contremarches des escaliers et
gradins. Ils peuvent être en bois.

3 - Leurs dessous doivent être débarrassés de tout dépôt de matières combustibles. Ils doivent être rendus inutilisables et
inaccessibles au public par une cloison extérieure en matériaux de catégorie M 3 ne comportant que des ouvertures de visite.
Si ces dessous ont une superficie supérieure à 100 mètres carrés, ils doivent être divisés en cellules d’une superficie maximale
de 100 mètres carrés par des cloisonnements en matériaux de catégorie M 1.

4 - (Arr. du 23 oct. 1986 et Arr. du 10 nov. 1994, art. 2). Les valeurs des charges d’exploitation à retenir sont celles prévues
par la norme NF P 06-001 en fonction de la nature des locaux dans lesquels ces aménagements sont réalisés.

5 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2). Les dispositions des
normes NF P 01-012 et NF P 90-500 concernant les garde-corps s’appliquent à ces constructions et à leurs escaliers d’accès,
afin d’éviter les chutes et pour résister aux poussées de la foule.
L’obligation de garde-corps ne s’applique toutefois pas au devant d’une scène, à condition que le nombre de personnes
accueillies soit strictement limité aux besoins du spectacle ou de l’animation.

6 - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). Les dispositions des
paragraphes 2 et 3 ne s’appliquent pas aux gradins mobiles ou ajourés. Les jours entre gradins, ou le long des circulations,
doivent respecter les dimensions fixées dans la norme relative aux garde-corps : un jour de dimension verticale inférieure ou
égale à 0,18 m pour les vides entre deux niveaux de plancher de gradin et une distance horizontale inférieure ou égale à 0,05 m
entre deux planchers de gradins.
Les dessous doivent être rendus inaccessibles au public ; ils doivent être libres de tout dépôt et maintenus en permanence en
parfait état de propreté.

Art. AM 18 - Rangées de sièges -


(Arr. du 12 déc. 1984)
Si des rangées de sièges sont constituées, les dispositions suivantes doivent être respectées :
1 - (Arr. 6 mars 2006, art. 1er). (entrée en vigueur : le 14 juillet 2006 (Arr. 6 mars 2006, art. 2 partiel)).Les matériaux
constituant les sièges non rembourrés et les structures de sièges rembourrés doivent être de catégorie M3.
Toutefois, les matériaux bois ou dérivés du bois d'une épaisseur égale ou supérieure à 9 mm sont acceptés.
Les sièges rembourrés doivent satisfaire aux deux critères définis dans l'instruction technique relative au comportement au feu
des sièges rembourrés.
L'enveloppe recouvrant le rembourrage doit toujours être maintenue bien close et en bon état. Son entretien doit être effectué
suivant les prescriptions d'une fiche technique fournie à l'exploitant par le fabricant. Son remplacement ne doit pas affecter le
comportement au feu du siège.

2 - Chaque rangée doit comporter 16 sièges au maximum en deux circulations, ou 8 entre une circulation et une paroi. De plus,
une des dispositions suivantes doit être respectée :
— chaque siège est fixé au sol ;
— les sièges sont rendus solidaires par rangée, chaque rangée étant fixée au sol ou aux parois à ses extrémités ;
— les sièges sont rendus solidaires par rangée, chaque rangée étant reliée de façon rigide aux rangées voisines de manière à
former des blocs difficiles à renverser ou à déplacer.

Art. AM 19 - Arbres de Noël –


1 - Les arbres de Noël sont autorisés dans certaines manifestations de courte durée.
2 - (Arr. du 12 juin 1995, art. 1er; Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5).Ces
arbres ne peuvent être illuminés que dans les conditions prévues « à l’article EL 23 ». « Les guirlandes électriques doivent
répondre aux dispositions de la norme NF EN 60598-2-20 ».

3 - Les bougies sont interdites ainsi que l’emploi de toute flamme nue. L’arbre doit être placé à distance raisonnable de toute
source de chaleur.

4 - (Arr. du 24 janv. 1984). Les objets de décoration doivent être en matériaux de catégorie M 4.
Le pied de l’arbre doit être dégagé de tout objet combustible.
Une neige artificielle ou un givrage peuvent être utilisés à condition qu’ils ne risquent pas de propager rapidement la flamme.

5 - Des moyens d’extinction, en rapport avec la taille de l’arbre, doivent être prévus à proximité.

CHAPITRE IV
Désenfumage
(Arr. 22 mars 2004, art. 1er)
(NDLR : entrée en vigueur :le 1er juillet 2004 Arr. 22 mars 2004, art. 4).

Art. DF 1 - Objet du désenfumage -


(Arr. 22 mars 2004, art. 1er)
(NDLR : entrée en vigueur :le 1er juillet 2004 (Arr. 22 mars 2004, art. 4). Le désenfumage a pour objet d’extraire, en début
d’incendie, une partie des fumées et des gaz de combustion afin de maintenir praticables les cheminements destinés à
l’évacuation du public. Ce désenfumage peut concourir également à :
— limiter la propagation de l’incendie ;

— faciliter l’intervention des secours.

Art. DF 2 - Documents à fournir -


(Arr. 22 mars 2004, art. 1er)
(NDLR : entrée en vigueur :le 1er juillet 2004 Arr. 22 mars 2004, art. 4).Les documents à fournir en application de l’article GE
2 (§ 2) comprennent :
— un plan comportant :

– les emplacements des évacuations de fumée et des amenées d’air ;

– le tracé des réseaux aérauliques ;

– l’emplacement des ventilateurs de désenfumage ;

– l’emplacement des dispositifs de commande ;

— une note explicative précisant les caractéristiques techniques des différents équipements.

Art. DF 3 - Principes de désenfumage -


(Arr. 22 mars 2004, art. 1er)
(NDLR : entrée en vigueur : le 23 avril 2005 (Arr. 10 déc. 2004, art. 2).
§ 1. Le désenfumage peut se réaliser naturellement ou mécaniquement suivant l’une des méthodes suivantes :
— soit par balayage de l’espace que l’on veut maintenir praticable par apport d’air neuf et évacuation des
fumées ;

— soit par différence de pressions entre le volume que l’on veut protéger et le volume sinistré mis en
dépression relative ;

— soit par combinaison des deux méthodes ci-dessus.


§ 2. Pendant la présence du public et dans le cas de la mise en place d’un système de sécurité incendie (SSI) de catégorie
A, le désenfumage doit être commandé avant le déclenchement de l’extinction automatique à eau dans les bâtiments
protégés par une telle installation.
§ 3. Les installations de désenfumage mécanique doivent être alimentées par une alimentation électrique de sécurité (AES)
conforme à la norme NF S 61-940. Toutefois, dans le cas où les dispositions particulières propres à chaque type
d’établissement n’imposent par un groupe électrogène, les installations suivantes peuvent être alimentées, dans les
conditions de l’article EL 14, par une dérivation issue directement du tableau principal du bâtiment ou de l’établissement :
— installations de désenfumage mécanique des établissements de 1re et 2e catégorie dont la puissance totale
des moteurs des ventilateurs d’extraction des deux zones de désenfumage les plus contraignantes est
inférieure à 10 kW

— installations de désenfumage mécanique des établissements de 3e et 4e catégorie.


Lorsqu’un groupe électrogène est imposé ou prévu, la puissance nécessaire au désenfumage doit permettre l’alimentation
des moteurs d’extraction et de soufflage des deux zones de désenfumage les plus contraignantes.

§ 4. Dans le cas d’une alimentation pneumatique de sécurité (APS) à usage permanent ou à usage limité alimentant des
installations de désenfumage naturel, la réserve d’énergie de la source de sécurité doit être suffisante pour pouvoir assurer
la mise en sécurité des deux zones de désenfumage les plus contraignantes.

§ 5. En cas de mise en fonctionnement du désenfumage, la ventilation mécanique, à l’exception de la ventilation


mécanique contrôlée (VMC), doit être interrompue dans le volume concerné, à moins qu’elle ne participe au
désenfumage. Cette interruption s’effectue par arrêt des ventilateurs. L’arrêt des ventilateurs est obtenu :
— depuis le CMSI, à partir de la commande de désenfumage de la zone de désenfumage concernée, dans le
cas d’un SSI de catégorie A ou B ;

— à partir d’une commande, placée à proximité de la commande locale de désenfumage ou confondue avec
celle-ci, dans le cas d’un SSI de catégorie C, D ou E.
Dans le cas où la ventilation de confort doit être maintenue, cette interruption s’effectue par fermeture des clapets
télécommandés de la zone de compartimentage concernée.

Art. DF 4 - Application -
(Arr. 22 mars 2004, art. 1er)
(NDLR : entrée en vigueur : le 23 avril 2005 Arr. 10 déc. 2004, art. 2).
§ 1. Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux types d’établissements visés au titre II, livre II, du
règlement de sécurité.
Elles concernent :
— la mise à l’abri des fumées ou le désenfumage des escaliers ;

— le désenfumage des circulations horizontales ;

— le désenfumage des compartiments ;

— le désenfumage des locaux.


Ces dispositions, le cas échéant, sont précisées par les dispositions particulières propres à chaque type d’établissement.
L’instruction technique relative au désenfumage dans les établissements recevant du public décrit les différentes solutions
de désenfumage.

§ 2. Le recours à l’ingénierie du désenfumage est autorisé et doit faire l’objet d’une note d’un organisme reconnu
compétent par le ministère de l’intérieur après avis de la Commission centrale de sécurité. Cette note précise, après
accord de la sous-commission départementale pour la sécurité contre les risques d’incendie et de panique sur les
hypothèses et les scénarios retenus :
— les modèles et codes de calcul utilisés ;

— les critères d’évaluation ;

— les conclusions au regard des critères d’évaluation.


Les documents afférents tant à l’approche d’ingénierie du désenfumage entreprise qu’à cette note doivent figurer au
dossier de sécurité prévu à l’article GE 2 du règlement.

§ 3. Les matériels entrant dans la constitution de l’installation de désenfumage doivent être conformes aux textes et
normes en vigueur, en particulier à celles concernant les systèmes de sécurité incendie visés à l’article MS 53. De plus,
les matériels suivants :
— installations de désenfumage mécanique des établissements de 1re et 2e catégorie dont la puissance totale
des moteurs des ventilateurs d’extraction des deux zones de désenfumage les plus contraignantes est
inférieure à 10 kW
— installations de désenfumage mécanique des établissements de 3e et 4e catégorie.
Lorsqu’un groupe électrogène est imposé ou prévu, la puissance nécessaire au désenfumage doit permettre l’alimentation
des moteurs d’extraction et de soufflage des deux zones de désenfumage les plus contraignantes.

§ 4. Dans le cas d’une alimentation pneumatique de sécurité (APS) à usage permanent ou à usage limité alimentant des
installations de désenfumage naturel, la réserve d’énergie de la source de sécurité doit être suffisante pour pouvoir assurer
la mise en sécurité des deux zones de désenfumage les plus contraignantes.

§ 5. En cas de mise en fonctionnement du désenfumage, la ventilation mécanique, à l’exception de la ventilation


mécanique contrôlée (VMC), doit être interrompue dans le volume concerné, à moins qu’elle ne participe au
désenfumage. Cette interruption s’effectue par arrêt des ventilateurs. L’arrêt des ventilateurs est obtenu :
— depuis le CMSI, à partir de la commande de désenfumage de la zone de désenfumage concernée, dans le
cas d’un SSI de catégorie A ou B ;

— à partir d’une commande, placée à proximité de la commande locale de désenfumage ou confondue avec
celle-ci, dans le cas d’un SSI de catégorie C, D ou E.
Dans le cas où la ventilation de confort doit être maintenue, cette interruption s’effectue par fermeture des clapets
télécommandés de la zone de compartimentage concernée.

Art. DF 5 - Désenfumage des escaliers -


(Arr. 22 mars 2004, art. 1er)
(NDLR : entrée en vigueur : le 23 avril 2005 Arr. 10 déc. 2004, art. 2).
§ 1. Pour limiter ou éviter l’enfumage des escaliers encloisonnés, ceux-ci peuvent être désenfumés par un balayage
naturel ou mis en surpression par rapport au(x) volume(s) adjacent(s). En aucun cas, les fumées ne sont extraites
mécaniquement.

§ 2. Le désenfumage d’un escalier non encloisonné n’est pas exigible, si les volumes avec lesquels il communique
directement (niveaux, locaux, circulations, etc.) ne sont pas obligatoirement désenfumés.
Si ces volumes sont désenfumés, l’escalier doit être séparé des niveaux inférieurs par des écrans de cantonnement et
désenfumé au niveau supérieur par l’intermédiaire du volume avec lequel il communique.

§ 3. Le désenfumage des escaliers desservant au plus deux niveaux en sous-sol n’est pas exigible.

§ 4. Le désenfumage ou la mise à l’abri des fumées des escaliers desservant plus de deux niveaux en sous-sol est
obligatoire. Cette prescription ne concerne pas les escaliers desservant les parcs de stationnement.

Art. DF 6 - Désenfumage des circulations horizontales encloisonnées et des halls accessibles au public -
(Arr. 22 mars 2004, art. 1er)
(NDLR : entrée en vigueur : le 23 avril 2005 Arr. 10 déc. 2004, art. 2).
§ 1. Pour limiter ou éviter l’enfumage des circulations horizontales encloisonnées, celles-ci sont désenfumées par un
balayage naturel ou mécanique. Ce désenfumage n’est cependant obligatoire que dans les cas suivants :
— circulations de longueur totale supérieure à 30 mètres ;

— circulations desservies par des escaliers mis en suppression ;

— circulations desservant des locaux réservés au sommeil ;

— circulations situées en sous-sol.


§ 2. (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2).Les halls, en
application de l’article CO 34, § 1, sont considérés comme des circulations. Toutefois, ils sont désenfumés dans les
conditions prévues pour les locaux lorsque l’une au moins des conditions ci-dessous est remplie :
— le désenfumage des circulations horizontales du niveau concerné est exigé ;

— leur superficie est supérieure à 300 m2.


§ 3. Exceptionnellement, les circulations horizontales peuvent être mises en suppression, à condition que tout local
desservi par ces circulations soit désenfumable. Seul le local sinistré est désenfumé simultanément.

Art. DF 7 - Désenfumage des locaux accessibles au public (Arr. 22 mars 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 23
avril 2005 (Arr. 10 déc. 2004, art. 2).
§ 1. Les locaux de plus de 100 m 2 en sous-sol, les locaux de plus de 300 m 2 en rez-de-chaussée et en étage, ainsi que les
locaux de plus de 100 m2 sans ouverture sur l’extérieur (porte ou fenêtre) sont désenfumés. Ce désenfumage peut être
réalisé soit par tirage naturel, soit par tirage mécanique.
§ 2. Dans le cas où les dispositions particulières propres à chaque type d’établissement autorisent la communication entre
trois niveaux au plus, le volume ainsi réalisé est désenfumé comme un local unique, dès lors que la superficie cumulée
des planchers accessibles au public est supérieur à 300 m2.

Art. DF 8 - Désenfumage des compartiments -


(Arr. 22 mars 2004, art. 1er)
(NDLR : entrée en vigueur : le 23 avril 2005 Arr. 10 déc. 2004, art. 2).Les compartiments, tels que définis à l’article CO 25,
lorsqu’ils sont autorisés par les dispositions particulières propres à chaque type d’établissement, sont désenfumés dans les
conditions suivantes :
— si le compartiment comporte des cloisons toute hauteur (de plancher bas à plancher haut), les circulations, quelle que
soit leur longueur, sont désenfumées ainsi que les locaux définis à l’article DF 7 ;

— si le compartiment est traité en plateau paysager, ou avec des cloisons partielles, l’ensemble du volume est désenfumé
selon les modalités prévues pour les locaux.

Art. DF 9 - Entretien et exploitation -


(Arr. 22 mars 2004, art. 1er)
(NDLR : entrée en vigueur : le 23 avril 2005 Arr. 10 déc. 2004, art. 2).Il doit être procédé périodiquement par un personnel
compétent aux opérations suivantes :
— entretien des sources de sécurité selon les dispositions de l’article EL 18 ;

— entretien courant des éléments mécaniques et électriques selon les prescriptions des constructeurs ;

— entretien du système de sécurité selon les dispositions de l’article MS 68 et suivant la notice du constructeur.
Les règles d’exploitation et de maintenance sont définies à l’article MS 69 et dans la norme NF S 61-933.

Art. DF 10 - Vérifications techniques -


(Arr. 22 mars 2004, art. 1er)
(NDLR : entrée en vigueur : le 23 avril 2005 Arr. 10 déc. 2004, art. 2).
§ 1. Les installations de désenfumage doivent être vérifiées dans les conditions prévues aux articles GE 6 à GE 8.

§ 2. La périodicité des visites est de un an. Les vérifications concernent :


— le fonctionnement des commandes manuelles et automatiques ;

— le fonctionnement des volets, exutoires et ouvrants de désenfumage ;

— la fermeture des éléments mobiles de compartimentage participant à la fonction désenfumage ;

— l’arrêt de la ventilation de confort mentionné à l’article DF 3, § 5 ;

— le fonctionnement des ventilateurs de désenfumage ;

— les mesures de pression, de débit et de vitesse, dans le cas du désenfumage mécanique.

CHAPITRE V
Chauffage, ventilation, réfrigération, climatisation, conditionnement d’air et installation d’eau
chaude sanitaire.
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).

SECTION I
Généralités

Art. CH 1 - Objectif et domaine d’application -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les dispositions du présent chapitre ont pour objectif d’éviter les risques d’éclosion, de développement et de propagation de
l’incendie ainsi que les risques d’explosion dus aux installations citées au paragraphe 2 et situées dans les locaux accessibles
ou non au public.

2 - Ces dispositions concernent les installations :


- de chauffage ;

- de ventilation, de climatisation et de conditionnement d’air ;

- de production et de distribution d’eau chaude sanitaire ;

- de réfrigération (production, transport et utilisation du froid).


La production de vapeur destinée à un usage autre que le chauffage ne fait pas l’objet des dispositions du présent chapitre.

Art. CH 2 - Conformité des appareils et des installations -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Règles applicables aux appareils.
La conformité des appareils aux exigences essentielles d’une directive européenne est attestée par le marquage CE sur
l’appareil.
Il appartient ainsi à l’installateur de s’assurer que l’appareil entrant dans le champ d’application d’une directive dispose du
marquage CE.
Les appareils utilisant les combustibles gazeux sont visés par l’article GZ 26.
Les appareils installés devront par ailleurs respecter les règles du présent chapitre et les dispositions particulières à chaque type
d’établissement.

2 - Règles applicables aux installations.


Les installations définies à l’article précédent doivent satisfaire :
- aux prescriptions de l’arrêté relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l’alimentation en eau chaude
sanitaire des bâtiments d’habitation, de bureaux ou recevant du public (Arrêté du 23 juin 1978 relatif aux installations
fixes destinées au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d’habitation, de bureau ou recevant
du public) ;
- aux normes françaises et documents techniques unifiés lorsqu’ils sont expressément visés dans la suite du présent
règlement ;

- aux conditions techniques minimales imposées aux installations classées lorsqu’elles atteignent le seuil de classement
sauf si imposé dans la suite du présent règlement.
(Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2).Pour l’application du
présent règlement, la puissance utile totale d’une installation visée à la section II du présent chapitre est définie comme la
somme des puissances utiles maximales des appareils de production de chaud et/ou de froid capables de fonctionner
simultanément.

Art. CH 3 - Sources énergétiques autorisées -


(Arr. du 14 févr. 2000, art 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les seuls combustibles liquides autorisés sont les liquides inflammables de catégorie C (point éclair supérieur ou égal à 55
o
C et inférieur à 100 oC) et les liquides de catégorie D (fuel et mazout lourds) tels que définis dans la rubrique n o 1430 des
installations classées relative aux liquides inflammables (Décret no 77-1133 du 21 septembre 1977 modifié pris pour
l’application de la loi no 76-663 du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l’environnement) .

2 - Les installations utilisant un combustible gazeux doivent répondre aux dispositions du présent chapitre et à celles du
chapitre VI du présent titre.

3 - Les installations utilisant l’électricité doivent répondre aux dispositions du présent chapitre et à celles du chapitre VII du
présent titre.

4 - Les combustibles solides doivent être utilisés dans les conditions définies au présent chapitre.

Art. CH 4 - Documents à fournir -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). Les documents à fournir en application de l’article GE 2 (§
2) comprennent :

1 - Une note explicative précisant les caractéristiques générales des installations relevant de ce chapitre ainsi que les
particularités techniques intéressant la sécurité telles que le type d’énergie utilisée, la puissance des installations, l’implantation
des locaux de production d’énergie, des stockages, etc.,

2 - Un plan d’ensemble du ou des niveaux mentionnant :


- l’implantation des appareils de production ou de production émission ;
- l’implantation des stockages de combustible ;

- l’implantation des accès et moyens de retraite des locaux techniques ;

- le cheminement de l’amenée des combustibles ;

- le point de stationnement prévu pour les véhicules de livraison des combustibles ;

- l’emplacement des orifices de ventilation et des conduits de fumée.

3 - Pour les appareils de production, un plan complet du local précisant :


- l’emplacement et la largeur des issues ;

- l’emplacement des générateurs par rapport aux parois du local ;

- l’emplacement des orifices de ventilation et des conduits de fumée ;

- l’emplacement des organes de coupure des énergies, des appareils de sûreté et de sécurité.

4 - Pour les autres installations, un plan détaillé des bâtiments mentionnant :


- l’emplacement des appareils de production émission et d’émission avec leurs cotes d’encombrement faisant ressortir leur
conformité à l’article CO 37 ;

- l’emplacement des batteries de chauffe ;

- l’emplacement des appareils de ventilation et de climatisation ;

- l’emplacement des organes de coupure ;

- le tracé des canalisations, des conduits et de leurs gaines éventuelles avec, en particulier, l’emplacement des dispositifs
résistant au feu.

SECTION II
Implantation des appareils de production de chaleur
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).

Art. CH 5 - Installations de puissance utile supérieure à 70 kW –


1 - (Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Appareils installés en local chaufferie.
Tout appareil ou tout groupement d’appareils de production par combustion, de chaud et/ou de froid visé au paragraphe 5 de
l’article CH 35 dont la puissance utile totale est supérieure à 70 kW doit être placé dans une chaufferie conforme aux
prescriptions du titre Ier de l’arrêté visé à l’article CH 2 et à celles de l’article CO 28 (§ 1) relatif aux locaux à risques
importants.
En complément des dispositions de l’arrêté du 23 juin 1978, l’accès au local s’effectue dans les conditions suivantes, selon le
cas :
— lorsque la chaufferie ne comporte qu’un seul accès direct, cet accès peut se faire par une circulation non accessible au
public qui doit déboucher sur l’extérieur, sur un hall d’accès public situé au niveau d’évacuation ou sur une terrasse
accessible aux services de secours ;

— lorsque la chaufferie comporte un autre accès, il peut se faire par un local ou une circulation accessible au public à
travers un sas conforme à l’article CO 28 (§ 1) et équipé de deux portes pare-flamme de degré ½ heure munies de ferme-
porte. Les portes doivent s’ouvrir dans le sens de la sortie.

2 - (Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Appareils installés en terrasse et hors local chaufferie.
Par dérogation aux conditions d’implantation du paragraphe 1 ci-dessus, les appareils ou groupements d’appareils de
production par combustion de chaud et/ou de froid visés au paragraphe 5 de l’article CH 35 qui forment des ensembles ou
sous-ensembles complets préfabriqués et sont conçus pour fonctionner à l’extérieur des bâtiments conformément aux
conditions d’installation définies dans la notice d’utilisation du fabricant peuvent être implantés en dehors de tout local
uniquement s’ils sont installés en terrasse et s’ils respectent les conditions du présent paragraphe :
a) Les parois constituant l’enveloppe de ces appareils ou groupements d’appareils sont construites en matériau classé M 0.
Les dispositifs tels que les boîtiers de commande placés sur l’enveloppe de l’appareil ne sont pas concernés ;
b) Les ensembles ou sous-ensembles ainsi formés reposent sur un plancher construit en matériau classé M 0. La partie de
plancher directement située sous ces ensembles ou sous-ensembles doit présenter les caractéristiques d’un élément
d’ouvrage coupe-feu de degré deux heures. Indépendamment des dispositions de l’article CO 13 (§ 1), et par dérogation
aux dispositions générales, cette mesure n’entraîne pas une aggravation de la stabilité au feu des éléments porteurs
correspondants ;

c) Les appareils ou groupements d’appareils sont implantés à plus de 10 mètres en distance horizontale :

— de tout local habité ou occupé du bâtiment desservi par le ou les appareils ;

— de tout bâtiment tiers ;

— de toute zone accessible au public située au niveau de la terrasse ;

d) Par rapport au bâtiment desservi, la distance de 10 mètres peut ne pas être respectée dans l’un des cas suivants :

— soit il est interposé un mur de protection coupe-feu de degré deux heures d’une hauteur minimale de 2
mètres dont la partie supérieure dépasse de 0,50 mètre la hauteur du ou des appareils. Ce mur est placé à une
distance suffisante des parois extérieures du ou des appareils afin de permettre un bon fonctionnement et une
exploitation normale de ceux-ci. La longueur du mur doit dépasser au minimum de 2 mètres de part et d’autre
les dimensions du ou des appareils ;

— soit les parois extérieures du ou des appareils sont accolées ou placées à moins de 2 mètres de toute partie
de la façade du bâtiment. Dans ce cas, celle-ci doit présenter un degré coupe-feu de degré deux heures sur
une hauteur de 8 mètres au moins au-dessus du niveau le plus haut du ou des appareils et, d’autre part, sur
une largeur dépassant au minimum 2 mètres de part et d’autre les dimensions du ou des appareils. Cette
hauteur est limitée à celle du bâtiment lorsque celui-ci est d’une hauteur inférieure à 8 mètres ;

e) Par rapport à un bâtiment tiers ou à une zone accessible au public située au niveau de la terrasse, la distance de 10
mètres peut ne pas être respectée s’il est interposé un mur de protection coupe-feu de degré deux heures d’une hauteur
minimale de 2 mètres dont la partie supérieure dépasse de 0,50 mètre la hauteur du ou des appareils. Ce mur est placé à
une distance suffisante des parois extérieures du ou des appareils afin de permettre un bon fonctionnement et une
exploitation normale de ceux-ci. La longueur du mur doit dépasser au minimum de 2 mètres de part et d’autre les
dimensions du ou des appareils ;

f) Ces appareils ou groupements d’appareils sont implantés en terrasse dans une zone non accessible au public ou rendue
inaccessible par un mur ou une clôture grillagée d’au moins 2 mètres de hauteur.

Des affichages inaltérables doivent rappeler que cette installation :


— est conçue pour fonctionner à l’extérieur ;

— doit rester isolée dans les conditions du présent paragraphe ;

— est interdite d’accès à toute personne non autorisée.»

3 - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). Appareils installés au sol à
l’extérieur du bâtiment et hors local chaufferie - Sont concernés par ce paragraphe les appareils ou groupements d’appareils de
production de froid à combustion visés au paragraphe 5 de l’article CH 35 dont les produits de la combustion sont évacués par
dilution dans l’air de refroidissement des condenseurs. Ces appareils doivent être conçus pour fonctionner à l’extérieur suivant
la notice du fabricant. Ces appareils de production de froid sont de type A du point de vue de l’évacuation des produits de la
combustion.
S’ils ne sont pas soumis à la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement, ces appareils ou
groupements d’appareils peuvent être implantés à l’extérieur et au sol sous réserve du respect des prescriptions de la notice du
fabricant et des conditions suivantes :
a) Les parois constituant l’enveloppe de ces appareils ou groupements d’appareils sont construites en matériau M0. Les
dispositifs tels que boîtiers de commande disposés sur les parois des appareils ne sont pas concernés ;

b) Les appareils ou groupements d’appareils sont implantés à 10 m au moins :

-- de la voie publique ;

-- de toute limite de propriété appartenant à un tiers ;

-- de tout bâtiment ;
c) Les appareils ou groupements d’appareils doivent être implantés dans une zone non accessible au public ou rendue
inaccessible par un mur ou une clôture grillagée d’au moins 2 m de hauteur ;

d) Des affichages inaltérables doivent rappeler que cette installation :

-- est conçue pour fonctionner à l’extérieur ;

-- doit rester isolée dans les conditions du présent paragraphe ;

-- est interdite d’accès à tout personne non autorisée ;

e) Par rapport au bâtiment desservi par le ou les appareils, la distance de 10 m peut ne pas être respectée dans l’un des cas
suivants :

-- soit il est interposé un mur de protection coupe-feu de degré deux heures, d’une hauteur minimale de 2 m
dont la partie supérieure dépasse de 0,5 m la hauteur du ou des appareils. Ce mur est placé à une distance
suffisante des parois extérieures du ou des appareils afin de permettre un bon fonctionnement et une
exploitation normale de ceux-ci. La longueur du mur doit dépasser au minimum de 2 m de part et d’autre les
dimensions du ou des appareils ;

-- soit les parois extérieures du ou des appareils sont accolées ou placées à moins de 2 m de toute partie de la
façade du bâtiment à condition que celle-ci présente un degré coupe-feu de degré deux heures sur une hauteur
de 8 m au moins au-dessus du niveau le plus haut du ou des appareils et sur une largeur dépassant au
minimum 2 m de part et d’autre les dimensions du ou des appareils. Cette hauteur est limitée à la hauteur de
la façade du bâtiment lorsque celle-ci est inférieure ou égale à 8 m.

Les appareils de production de froid à combustion visés par le présent paragraphe peuvent être associés à des modules de
production de chaleur à circuit de combustion étanche (appareils de type C du point de vue de l’évacuation des produits de la
combustion). Dans ce cas, les ensembles ou sous-ensembles complets préfabriqués ainsi formés doivent respecter les
conditions d’installation des appareils de production de froid décrites ci avant. S’ils sont installés seuls, les modules de
production de chaud à circuit de combustion étanche ne sont pas concernés par ces dispositions. Ils doivent, dans ce cas,
respecter les dispositions du paragraphe 4 ci-après.

4 - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 arr. 20 nov. 2000, art. 5). Appareils à circuit de
combustion étanche - À l’exception des modules de production de chaleur associés à des appareils de production de froid à
combustion visés au paragraphe 3 du présent article, seuls les appareils à circuit de combustion étanche, raccordés à un
terminal vertical, peuvent être installés :
-- soit dans une chaufferie située en terrasse ou au dernier niveau conformément aux prescriptions du
paragraphe 1 ;

-- soit en terrasse dans les conditions fixées au paragraphe 2.

Art. CH 6 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2).Installations
de puissance utile inférieure ou égale à 70 kW
§ 1. Appareils installés à l’intérieur du bâtiment :
Tout appareil ou groupement d’appareils à combustion, de production de chaud et/ou de froid, doit être installé dans un
local.
a) Lorsque la puissance utile est inférieure ou égale à 30 kW, le local doit satisfaire aux conditions de ventilation
suivantes :
— comporter une amenée d’air directe ou indirecte, permettant de fournir aux appareils la quantité d’air
nécessaire à leur fonctionnement normal ;

— comporter une évacuation des produits de combustion réalisée :

– soit par le conduit d’évacuation des gaz brûlés, dans le cas d’appareil(s) raccordé(s) ;

– soit par le système de ventilation du local.


Compte tenu de la conception des appareils à circuit étanche de combustion, aucune exigence de ventilation du local n’est
imposée pour assurer le fonctionnement normal desdits appareils.
b) Lorsque la puissance utile totale est supérieure à 30 kW, le local doit satisfaire aux conditions suivantes :
— être non accessible au public ;

— être ventilé dans les conditions du point a ci-dessus ;


— comporter un plancher haut et des parois construites en matériau classé M 0 et coupe-feu de degré 1 heure ;

— comporter une porte :

– coupe-feu de degré ½ heure si elle ouvre sur un local ou une circulation accessible au public ;

– pare-flammes de degré ½ heure dans les autres cas ;

– équipée d’un ferme-porte, s’ouvrant dans le sens de la sortie et pouvant être ouverte, dans tous les cas, de
l’intérieur.
§ 2. Appareils installés à l’extérieur du bâtiment :
Les appareils ou groupements d’appareils à combustion de production de chaud et/ou de froid, formant des ensembles ou
sous-ensembles complets préfabriqués, conçus ou adaptés pour fonctionner à l’extérieur des bâtiments, et ce
conformément aux conditions d’installation définies dans la notice du fabricant, peuvent être installés à l’extérieur du
bâtiment, en dehors de tout local.
Cependant, lorsque leur puissance utile totale est supérieure à 30 kW, ils sont disposés en toiture-terrasse d’un bâtiment
ou implantés au sol, sous réserve du respect des conditions suivantes :
a) Les parois constituant l’enveloppe de ces appareils ou groupements d’appareils sont construites en matériau classé
M 0. Les dispositifs, tels que les boîtiers de commande, disposés sur l’enveloppe des appareils ne sont pas concernés.

b) Les appareils ou groupements d’appareils sont implantés à 5 m au moins en distance horizontale de tout bâtiment,
de la voie publique et de toute propriété appartenant à un tiers.

Cette distance peut ne pas être respectée dans l’un des cas suivants :

– il est interposé un mur de protection coupe-feu de degré 1 heure, d’une hauteur minimale de 2 m dont la partie
supérieure dépasse de 0,5 m la hauteur du ou des appareils. La longueur du mur doit dépasser au minimum de 1
m de part et d’autre les dimensions du ou des appareils ;

– la façade du bâtiment présente les mêmes caractéristiques de surface et de résistance que ce mur de protection.

c) Les appareils ou groupements d’appareils sont implantés dans une zone non accessible au public.
Dans le cas contraire et afin de limiter l’accès aux équipements, la robinetterie et les accessoires sont protégés par un
capot verrouillé, ou bien l’appareil, ou groupement d’appareils, est entouré d’un grillage ou d’une clôture.
Des affichages inaltérables doivent rappeler que cette installation :

– est conçue pour fonctionner à l’extérieur ;

– doit rester isolée dans les conditions du présent paragraphe ;

– est interdite d’accès à toute personne non autorisée.

d) Les appareils ou groupement d’appareils implantés en toiture-terrasse doivent de plus être placés :

– soit sur des plots en matériaux classés M 0 dont la hauteur, sans être inférieure à 20 cm, doit permettre d’obtenir une
lame d’air ventilée. Dans ce cas, la paroi inférieure de l’appareil doit être coupe-feu de degré 1 heure ;

– soit sur un socle coupe-feu de degré 1 heure et débordant d’au moins 10 cm sur le pourtour de l’appareil.

Art. CH 7 - Galeries techniques -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). Les galeries techniques éventuelles entre les chaufferies
extérieures et les bâtiments accessibles au public doivent comporter un dispositif coupe-feu de degré une demi-heure, placé au
droit de la paroi de la chaufferie.
Dans le cas de galerie dont la longueur est inférieure à 10 mètres, ce dispositif doit être d’un degré coupe-feu une heure.

Art. CH 8 - Utilisation de combustibles solides -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Dans les chaufferies utilisant des combustibles solides, toutes dispositions doivent être prises pour éviter une montée en
température des chaudières en cas d’arrêt des pompes de circulation, à la suite d’une panne d’alimentation électrique ou de
l’utilisation du dispositif d’arrêt d’urgence.

2 - Dans ces mêmes chaufferies, le dispositif de chargement automatique des chaudières à partir d’un silo devra comporter un
sas d’alimentation et le système d’introduction du combustible être fermé en position d’attente. Si le combustible est stocké
dans un local contigu, ce local sera considéré comme un local à risques importants.
Art. CH 9 - Évacuation des produits de combustion -
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les conduits de fumée ainsi que les conduits de raccordement aux chaudières, appelés carneaux, ne doivent, en aucun cas,
traverser les locaux destinés au stockage du combustible ni être incorporés à la paroi séparatrice.

2 - Les conduits de raccordement en métal ou autres matériaux incombustibles à paroi mince ne doivent pas, dans leur
parcours, emprunter d’autres locaux que la chaufferie.

3 - Les conduits de fumée doivent satisfaire aux dispositions de la norme NF P 51-201 (DTU 24.1) relative aux travaux de
fumisterie dans les bâtiments ou à la norme européenne correspondante, ou à défaut de norme européenne correspondante, de
toute autre norme, réglementation technique ou procédé ou mode de fabrication d’un État membre de l’Union européenne ou
d’un État partie contractante à l’accord instituant l’Espace économique européen, assurant un niveau de sécurité reconnu
comme équivalent, dont les références sont publiées au Journal officiel de la République française.

4 - Les conduits de fumée et les conduits d’évacuation des produits de la combustion des appareils raccordés ne doivent pas se
trouver en surpression en régime normal, dans la traversée des locaux.

5 - Les conduits d’amenée d’air et d’évacuation des produits de combustion des appareils à gaz à circuit étanche, de puissance
utile supérieure à 20 kW et inférieure ou égale à 70 kW, doivent être installés conformément au chapitre VI du présent titre
(art. GZ).
Les conduits d’évacuation des produits de combustion des appareils à circuit étanche, de puissance utile supérieure à 70 kW,
doivent déboucher verticalement en toiture.

Art. CH 10 - Moyens de lutte contre l’incendie –


1 - Les chaufferies visées à l’article CH 5 doivent être dotées de moyens de lutte contre l’incendie conformes aux dispositions
de l’article 20 de l’arrêté visé à l’article CH 2.

2 - Les locaux visés à l’article CH 6 doivent être dotés d’un extincteur portatif au moins, adapté aux risques présentés.

Art. CH 11 - Sous-stations –
1 - Une sous-station est un local abritant les appareils qui assurent, soit par mélange, soit par échange, le transfert de chaleur
d’un réseau de distribution dit réseau primaire à un réseau d’utilisation dit réseau secondaire.

2 - (Arr. du 10 juill. 1987). Les sous-stations d’une puissance utile supérieure à 70 kW doivent être conformes aux exigences
du titre II de l’arrêté visé à l’article CH 2. De plus, lorsqu’elles abritent des installations d’eau surchauffée haute température
ou de vapeur haute pression, elles ne doivent pas être en communication directe avec les locaux et les dégagements accessibles
au public à moins d’en être séparées par un sas à portes pleines ; ce sas doit comporter une ventilation haute débouchant
directement sur l’extérieur et d’une surface de 4 dm2 au moins.

Art. CH 12 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2).Générateurs
électriques
Un local abritant un générateur ou un groupement de générateurs alimentés en énergie électrique d’une puissance utile totale
supérieure à 70 kW et fournissant de la chaleur à un réseau secondaire est assimilable à une sous-station. Il doit satisfaire aux
exigences de l’article CH 11 ci-dessus.

SECTION III
Stockage des combustibles

Art. CH 13 - Combustibles solides -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Dans les soutes à combustibles solides, l’entassement ne doit jamais dépasser les hauteurs suivantes :
- 3 mètres pour les combustibles contenant plus de 16 % de matières volatiles ;

- 5 mètres pour les autres combustibles.

2 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Les soutes sont
indépendantes de la chaufferie et ne communiquent avec elle, en partie basse, que par les ouvertures nécessaires à
l’approvisionnement en combustible, dans les conditions prévues à l’article CH 8, paragraphe 2 ; elles doivent être pourvues de
ventilations haute et basse établies dans les mêmes conditions et avec les mêmes sections que celles de la chaufferie.

3 - Les tuyaux de fluide dont la température peut dépasser 30 oC ne doivent pas pouvoir être recouverts par le combustible.
Art. CH 14 - Combustibles gazeux -
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). Les stockages d’hydrocarbures liquéfiés doivent répondre
aux prescriptions de la section II du chapitre VI du présent titre (art. GZ).

Art. CH 15 - Combustibles liquides - Le stockage du combustible liquide en récipients transportables ne doit pas excéder 600
litres ; au-delà de cette quantité, ce stockage doit se faire obligatoirement dans des réservoirs fixes.

Art. CH 16 - Stockage des combustibles liquides en récipients transportables -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les bidons et fûts doivent être situés en aérien soit à l’extérieur, soit à l’intérieur d’un bâtiment.

2 - Stockage à l’extérieur :
- une distance minimale de 2 mètres doit être respectée entre les parois du ou des récipients et le bâtiment le plus proche ;

- les récipients doivent être placés dans une cuvette étanche et incombustible. Sa capacité doit être au moins égale à la
capacité globale des récipients contenus ;

- le stockage doit être entouré par une clôture de 2 mètres de hauteur au moins qui peut être grillagée par exemple.

3 - Stockage à l’intérieur :
- le stockage doit se faire dans un local réservé à cet usage, situé soit au rez-de-chaussée, soit en sous-sol ;

- le local de stockage ne doit pas commander un autre local. Il ne doit pas être en communication avec les locaux et
dégagements accessibles au public, ni avec les locaux présentant des dangers particuliers d’incendie ;

- le local doit avoir des dimensions appropriées au stockage ;

- les récipients doivent être placés dans une cuvette étanche et incombustible pouvant retenir la totalité du liquide
entreposé ;

- le local contenant le stockage doit comporter deux ouvertures de ventilation (ventilation haute et ventilation basse) ayant
chacune une section minimale de un décimètre carré.
Sont interdits dans le local de stockage :
- les tuyaux mobiles de fumée ;

- les feux nus ;

- les appareils comportant des éléments incandescents non enfermés ;

- les dépôts de matières combustibles.


Un extincteur portatif homologué pour feux de classe 34 B doit se trouver à proximité immédiate du stockage.

Art. CH 17 - Stockage des combustibles liquides en réservoirs fixes -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). Tout stockage en réservoirs fixes doit être installé suivant les
règles techniques relatives aux installations classées soumises à déclaration (Arrêté type 253, rubrique 1430. Dépôts de
liquides inflammables) , même lorsque sa capacité n’atteint pas le seuil de classement.
(Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). (entrée en vigueur : le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2)).Toutefois, les cuves en plastique
bénéficiant de la marque NF 388 sont admises dans un local conforme à la réglementation. Dès lors, leur capacité doit être
inférieure au seuil de classement des installations classées pour la protection de l'environnement soumises à déclaration,
encadrées par l'arrêté type 253, rubrique 1430 : dépôts de liquides inflammables.
Toutefois, un stockage en plein air, d’une capacité maximum de 2 000 litres, peut être admis pour les établissements de 4e
catégorie, après avis de la Commission de sécurité, sans qu’il satisfasse aux règles techniques relatives aux installations
classées.
Dans ce cas, il doit être conforme aux dispositions de l’arrêté définissant les règles techniques et de sécurité des stockages de
produits pétroliers liquides non soumis à la législation des installations classées ou à celle des établissements recevant du
public (Arrêté du 21 mars 1968 modifié fixant les règles techniques de sécurité applicables au stockage et à l’utilisation de
produits pétroliers dans les lieux non visés par la législation des installations classées et la réglementation des établissements
recevant du public) .

SECTION IV
Distribution en phase liquide de butane ou de propane
(Abrogé, à compter du 22 juin 2000, par arr. du 14 févr. 2000, art. 1er, 2 et ann.)

Art. CH 18 à CH 22 - (Abrogés, à compter du 22 juin 2000, par arr. du 14 févr. 2000, art. 1er, 2 et ann.).

SECTION V
Chauffage à eau chaude, à vapeur et à air chaud
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann)

(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 (Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).


Art. CH 23 - Équipement des chaudières -
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les chaudières à eau chaude ou à vapeur équipées de brûleurs doivent être munies de dispositifs destinés à produire
automatiquement l’arrêt du brûleur en cas de dépassement de la température ou de la pression, de plus les chaudières à vapeur
doivent posséder un dispositif indiquant le manque d’eau. La remise en marche après un tel arrêt, quelle que soit sa durée, ne
doit pouvoir se faire que par intervention directe du personnel et à l’emplacement même des appareils.
Les équipements de chauffe utilisant les combustibles liquides ou gazeux doivent être automatiques. En cas d’arrêt de
fonctionnement d’un brûleur par suite d’un manque de tension électrique et, pour un brûleur à gaz, par suite d’un
déclenchement du dispositif de contrôle de pression minimale, l’intervention manuelle n’est pas exigée si la conception de
l’équipement thermique est telle que le cycle de fonctionnement est repris à son point d’origine.

2 - Les générateurs électriques doivent être munis de dispositifs destinés à limiter à 20oC au dessus de la température normale
de fonctionnement, la température du fluide distribué en toute circonstance.

3 - Un plan schématique de l’installation doit être affiché en permanence et visiblement à proximité des appareils.

Art. CH 24 - Production d’air chaud à combustion -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Seuls les générateurs d’air chaud avec échangeur air-produits de combustion sont autorisés.

2 - Les générateurs d’air chaud à combustion d’une puissance utile supérieure à 70 kW doivent être installés dans les
conditions prévues à l’article CH 5.
Les générateurs d’air chaud à combustion d’une puissance utile supérieure à 20 kW et inférieure ou égale à 70 kW doivent être
installés dans les conditions prévues à l’article CH 6.

3 - Dans un générateur d’air chaud à combustion la pression du circuit d’air doit toujours être supérieure à la pression des gaz
brûlés.
En régime établi, les brûleurs ne doivent pas créer, en un point quelconque de l’appareil (chambre de combustion ou surface
d’échange) une surpression par rapport au circuit d’air distribué.

4 - Les conduits aérauliques de raccordement d’un générateur d’air chaud, ne doivent comporter aucune partie ouvrante dans la
traversée du local prévu à l’article CH 5 ou à l’article CH 6 dans lequel ils sont installés. Au franchissement des parois de ce
local, ces conduits doivent être équipés d’un dispositif assurant un coupe-feu de traversée égal au degré coupe-feu de la paroi
franchie et commandé par un déclencheur thermique de catégorie 2 taré à 140 oC et conforme à l’annexe B de la norme NF S
61-937. Ce dispositif n’est pas exigible sur le conduit d’amenée d’air neuf débouchant directement à l’extérieur.

5 - Un plan schématique de l’installation doit être affiché en permanence et visiblement à proximité des appareils.

Art. CH 25 - Fluides caloporteurs -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Dans les parties de l’établissement accessibles au public sont interdits pour le transport et l’accumulation de la chaleur :
- les liquides inflammables ou susceptibles de donner des vapeurs inflammables ;

- les liquides toxiques ou corrosifs ou susceptibles de donner des vapeurs toxiques ou corrosives ;

- les gaz inflammables ou toxiques ou corrosifs.

2 - Dans les parties de l’établissement accessibles au public, la pression effective des fluides de transport de chaleur ne doit pas
excéder 4 bars. Cette disposition ne s’applique pas si la température du fluide est inférieure à sa température d’ébullition sous
la pression atmosphérique normale.
3 - (Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Les canalisations de chauffage sont métalliques ou en matériau classé M 1.
Aucune exigence de réaction au feu n’est exigée pour les systèmes de canalisations à base de tubes en matériau de synthèse
incorporées (encastrées, engravées ou enrobées, avec ou sans fourreau) dans les dalles ainsi que pour les piquages et les
liaisons d’alimentation des collecteurs destinés à alimenter les émetteurs de chaleur du local.
Aucune exigence de réaction au feu n’est exigée pour les systèmes de canalisations à base de tubes en matériau de synthèse
disposées dans les gaines techniques de résistance au feu identique à celle des parois traversées avec un minimum de 30
minutes.
Les calorifuges utilisés pour l’isolation des canalisations et récipients contenant les fluides caloporteurs doivent être réalisés en
matériau classé M 1 dans les locaux et dégagements accessibles au public et M 3 dans les autres parties de l’établissement.

4 - (supprimé par arr. 29 juill. 2003, art. 1er).

SECTION VI
Eau chaude sanitaire

Art. CH 26 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2).Production
d’eau chaude sanitaire
Les appareils de production d’eau chaude sanitaire doivent répondre aux prescriptions de l’article CH 23.
Un local abritant un appareil ou un groupement d’appareils alimentés en énergie électrique d’une puissance utile totale
supérieure à 70 kW est assimilable à une sous-station. Il doit satisfaire aux exigences de l’article CH 11 ci-dessus.
Un local abritant un appareil ou un groupement d’appareils de production à combustion d’une puissance utile totale supérieure
à 70 kW doit respecter les dispositions de l’article CH 5.
Un local abritant un appareil ou un groupement d’appareils de production à combustion d’une puissance utile totale inférieure
à 70 kW doit respecter les dispositions de l’article CH 6.
Dans le cas de réchauffage d’eau chaude sanitaire par pompe à chaleur, l’installation doit être conforme aux prescriptions de
l’article CH 35.

Art. CH 27 - Calorifugeage -
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2) Les calorifuges utilisés pour l’isolation des canalisations et
récipients contenant l’eau sanitaire doivent être réalisés en matériau de catégorie M 1 dans les locaux et dégagements
accessibles au public et M 3 dans les autres parties de l’établissement.

SECTION VII
Traitement d’air et ventilation
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
Art. CH 28 - Installations de ventilation -
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - On distingue deux types de réseaux de ventilation :
- les réseaux de ventilation générale qui assurent le soufflage et la reprise de l’air destiné à assurer la ventilation de confort
(renouvellement d’air, chauffage, rafraîchissement, contrôle de l’humidité). Ces réseaux sont soumis aux prescriptions des
articles CH 29 à CH 40 ;

- les réseaux de ventilation mécanique contrôlée (VMC) qui assurent, sans recyclage, l’extraction mécanique de l’air vicié
dans les locaux à pollution spécifique (salles d’eau, W-C, offices,...) avec des bouches à forte perte de charge, pour des
débits n’excédant pas 200 m3 par heure et par local. L’amenée d’air neuf, naturelle ou mécanique, est réalisée dans les
locaux à pollution non spécifique. Les réseaux de VMC sont soumis aux prescriptions des articles CH 41, CH 42 et CH
43.

2 - Les ventilo-convecteurs, aérothermes, climatiseurs qui, sans utilisation de conduits, traitent et diffusent l’air dans les seuls
locaux où ils sont installés sont des appareils indépendants et relèvent de la section VIII du présent chapitre.

Sous-section 1. - Ventilation de confort


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
Art. CH 29 - Température de l’air - Lorsque l’air est utilisé comme véhicule de la chaleur, sa température, mesurée à 1
centimètre des bouches de distribution, ne doit pas excéder 100 oC.

Art. CH 30 et CH 31 - (Abrogé, à compter du 22 juin 2000, par Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er, 2 et ann.).

Art. CH 32 - Circuit de distribution et de reprise d’air -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Afin de limiter une
éventuelle propagation du feu dans les circuits, tous les conduits de distribution et de reprise d’air, à l’exception des joints,
doivent être en matériau classé M 0.
La diffusion d’air au travers d’un conduit textile, à l’intérieur d’un local, n’est autorisée que si ce conduit est en matériau classé
M 0.
En dérogation, les conduits souples en matériau classé M 1, d’une longueur de 1 m environ, sont admis ponctuellement pour le
raccordement d’organes terminaux.
La reprise d’air à l’intérieur d’un local à risque courant peut être réalisée par le plénum d’un faux-plafond sous réserve qu’il
respecte les dispositions des articles AM 4 et AM 8 et que la surface du local ne dépasse pas 300 m2.
Les conduits disposés au-dessus d’un écran assurant la stabilité au feu de la structure de toiture, telle que définie à l’article CO
13, doivent être en acier. En aucun cas l’écran ne doit être traversé par des conduits.

2 - Toute matière combustible est interdite à l’intérieur des conduits.


Les calorifuges sont en matériau classé M 0 ou M 1. S’ils sont en matériau classé M 1, ils doivent être placés obligatoirement à
l’extérieur des conduits.
Toutefois, ces prescriptions ne concernent pas :
- les accessoires des organes terminaux situés dans une pièce et ne desservant qu’elle ;

- ponctuellement, les matériaux de catégorie M 1 assurant une correction acoustique ou une régulation aéraulique à
l’intérieur des conduits.

3 - Les moteurs actionnant des ventilateurs, disposés en dehors du circuit d’air, doivent être hors d’atteinte du public (à une
hauteur supérieure à 2,25 mètres ou dans un local non accessible au public). S’ils sont placés dans le circuit d’air, ils doivent
être équipés d’un dispositif thermique coupant automatiquement leur alimentation électrique en cas d’échauffement supérieur à
celui autorisé par leur classe de température.
Ce dispositif n’est pas exigé pour les moteurs de ventilateurs d’extraction, sans recyclage, placés à l’extérieur du bâtiment.
En aucun cas, les appareils de traitement d’air et les moteurs ne peuvent être placés dans le plénum au-dessus d’un écran
assurant la stabilité au feu de la structure de toiture, tel que défini à l’article CO 13.

4 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Les réseaux
aérauliques ne doivent pas être communs avec les réseaux des établissements tiers.
Quelle que soit leur section, les conduits, aérauliques doivent toujours présenter un degré coupe-feu de traversée équivalent au
degré coupe-feu des parois franchies lorsqu’ils traversent un bâtiment tiers.
Le coupe-feu de traversée est réalisé soit par le conduit lui-même, soit par le conduit et sa gaine éventuelle.

5 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2) Dans l’établissement,
les conduits aérauliques doivent, quelle que soit leur section, être équipés de clapets coupe-feu d’un degré égal au degré coupe-
feu des parois franchies. Ces clapets rétablissent les caractéristiques de résistance au feu des parois suivantes :
— parois délimitant les zones de mise en sécurité (compartimentage) ;

— parois d’isolement entre niveaux, secteurs et compartiments ;

— parois des locaux à risques importants ;

— parois des locaux à sommeil.

Lorsque le volume limité par ces parois est desservi par le conduit, ces clapets sont placés :
— soit au droit de la paroi traversée ;

— soit au droit de la paroi assurant le coupe-feu de traversée du conduit.

Lorsque le volume limité par ces parois n’est pas desservi par le conduit, ces clapets ne sont pas exigibles si le conduit, avec sa
gaine éventuelle, présente un degré coupe-feu de traversée équivalant au degré coupe-feu des parois franchies.

6 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2) Le fonctionnement des
clapets est autocommandé par un déclencheur thermique taré à 70o C.
Les clapets sont conformes à la norme NF S 61-937.
Lorsqu’un système de sécurité incendie de catégorie A ou B est exigé par les dispositions particulières, les clapets, qui sont
placés au droit des parois délimitant les zones ayant une fonction de compartimentage, doivent être télécommandés à partir du
centralisateur de mise en sécurité incendie (CMSI.)
7 - Le mécanisme de fonctionnement des clapets coupe-feu doit être facilement accessible.
Toutes les trémies réservées ou les percements effectués pour le passage des conduits à travers un plancher ou une paroi
doivent être rebouchés avec un matériau reconstituant la résistance au feu de l’élément traversé.

Art. CH 33 - Prises et rejets d’air -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les prises d’air neuf doivent être protégées par un grillage à mailles de 10 millimètres au plus ou par tout dispositif
analogue destiné à s’opposer à l’introduction de corps étrangers.

2 - L’air extrait d’un local à risques importants ne doit pas être recyclé dans d’autres locaux.

Art. CH 34 - Dispositifs de sécurité -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2)
1 - Dans les locaux ventilés, chauffés ou climatisés par air pulsé, un dispositif de sécurité doit assurer automatiquement
l’extinction ou la mise en veilleuse de l’appareil ou de l’échangeur de chauffage de l’air et l’arrêt des ventilateurs lorsque la
température de la veine d’air dépasse 120 oC. Ce dispositif doit être placé dans le conduit en aval du réchauffeur.
Ce dispositif n’est pas exigible lorsque le réchauffage de l’air est assuré par un échangeur alimenté au primaire par un fluide
dont la température est inférieure ou égale à 110 oC.

2 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). En dehors des
dispositifs “marché/arrêt” des ventilateurs, l’arrêt de ceux-ci doit pouvoir être obtenu manuellement, en cas d’urgence, depuis
l’une des localisations suivantes :
— le poste de sécurité ;

— un seul emplacement directement et facilement accessible de l’extérieur du bâtiment ou du hall d’accès à


l’établissement.
Cette commande d’arrêt d’urgence doit être clairement identifiée et indépendante de la gestion technique centralisée.

Art. CH 35 - Production, transport et utilisation du froid -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les fluides frigorigènes sont classés en trois groupes définis et listés dans l’annexe E des normes NF EN 378 (indice de
classement E 35-404) :
- le groupe L 1 comprend les fluides frigorigènes non inflammables et dont l’effet toxique est nul ou minime ;

- le groupe L 2 est formé des fluides frigorigènes dont la toxicité est la caractéristique dominante. Certains d’entre eux,
mélangés à l’air sont inflammables et explosifs dans un intervalle de concentration limité ;

- le groupe L 3 est celui des fluides dont les caractéristiques dominantes sont l’inflammabilité et le pouvoir explosif. Ces
fluides ne sont pas, d’une façon générale, toxiques.

Les conditions d’utilisation des fluides frigorigènes pour les applications de réfrigération, conditionnement d’air, y compris
pompes à chaleur doivent respecter les dispositions suivantes.

2–
a) L’emploi des fluides du groupe L 1 est autorisé dans les locaux accessibles au public. Lorsque les équipements à
compresseur incorporé utilisant les fluides frigorigènes du groupe L 1 sont placés dans les locaux accessibles au public,
les compresseurs doivent être du type hermétique ou hermétique accessible.
La capacité totale de fluide frigorigène du groupe L 1, présent dans tous les équipements placés dans les locaux
accessibles au public, ne doit pas dépasser la valeur obtenue en multipliant le volume du local par la limite pratique de
concentration dans l’air, telle qu’indiquée dans l’annexe E de la norme NF EN 378.

b) L’emploi des fluides du groupe L 2 est autorisé, si les trois conditions suivantes sont réalisées simultanément :
1o Implantation à l’extérieur ou en salle des machines distincte de la chaufferie ;

2o Fonctionnement en système d’échange indirect ;

3o Quantité totale des fluides présente dans tous les équipements limitée à 150 kg.

c) L’emploi des fluides du groupe L 3 est interdit.


3 - Aucune restriction de charge n’est imposée aux équipements utilisant des fluides frigorigènes du groupe L 1 placés à l’air
libre ou dans une salle des machines. Cette salle des machines, distincte de la chaufferie, est un local à risques courants. Elle
doit être ventilée conformément aux dispositions des normes NF EN 378.
La salle des machines où sont installés des équipements utilisant des fluides frigorigènes du groupe L 2 est un local à risques
importants, et doit être ventilée conformément aux dispositions des normes NF EN 378. Cette salle des machines ne doit
renfermer que les équipements de production de froid.

4 - Les installations de réfrigération, conditionnement d’air, y compris pompes à chaleur, doivent être réalisées et entretenues,
conformément aux normes NF EN 378, par des personnes compétentes avec des équipements et matériels répondant aux
exigences de ces normes.

5 - Les appareils ou groupement d’appareils de production de froid à combustion sont installés dans les conditions prévues aux
articles CH 5 ou CH 6, en fonction de leur puissance.

6 - Dans les parties de l’établissement accessibles au public, sont interdits pour le transport et l’accumulation du froid :
- les liquides inflammables ou susceptibles de donner des vapeurs inflammables ;

- les liquides toxiques ou corrosifs ou susceptibles de donner des vapeurs toxiques ou corrosives ;

- les gaz inflammables ou toxiques ou corrosifs.

Les substances utilisées ne doivent pas avoir un point éclair inférieur à 65oC.

7 - (Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Les canalisations contenant les fluides frigorigènes sont métalliques.
Les calorifuges utilisés pour l’isolation des canalisations et récipients contenant les fluides frigorigènes doivent être réalisés en
matériau classé M 1 dans les locaux et dégagements accessibles au public et M 3 dans les autres parties de l’établissement.

8 - (Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Les canalisations et récipients contenant les fluides utilisés pour le transport du froid (appelés
“frigoporteurs”) doivent respecter les dispositions du paragraphe 3 de l’article CH 25.

Art. CH 36 - Centrale de traitement d’air -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). Une centrale de traitement d’air est un équipement traitant
l’air pour assurer le chauffage, le rafraîchissement, l’humidification, la déshumidification, la filtration, et raccordé à un réseau
de distribution desservant un ou plusieurs locaux.
Une centrale de traitement d’air ne peut être installée dans un local à risques particuliers, à moins qu’elle ne desserve que ce
local.
Si une centrale est installée dans un local spécifique, celui-ci est considéré à risques courants.
Les centrales de traitement d’air doivent être conformes aux dispositions suivantes :
- les parois intérieures des caissons doivent être métalliques, maçonnées ou en matériau de catégorie M 0 ;

- aucun élément combustible ne doit se trouver à l’intérieur de la centrale : toutefois, sont admis ponctuellement :

- certains éléments combustibles tel que joints, produits de fixation, courroies de transmission, amortisseurs et autres
éléments similaires ;

- des matériaux de catégorie M 1, en vue d’assurer une correction acoustique ;

- l’isolation est extérieure et réalisée avec des matériaux de catégorie M 1 ;

- les batteries électriques doivent répondre aux spécifications de l’article CH 37 ;

- les humidificateurs doivent être composés d’éléments métalliques (tuyauteries, séparateurs de gouttes) avec possibilité
d’utilisation de matériaux de catégorie M 3 pour les petits accessoires (gicleurs, par exemple) et pour les revêtements des
humidificateurs à ruissellement ;

- les ensembles de filtration doivent répondre aux spécifications des articles CH 38 et CH 39 ci-après ;

- il est interdit d’injecter tout produit inflammable ou toxique sans avis favorable de la Commission centrale de sécurité.

Art. CH 37 - Batteries de résistances électriques -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). Les batteries de résistances électriques, quelle que soit leur
puissance, placées dans les veines d’air, doivent être installées conformément aux prescriptions suivantes :
1o L’alimentation électrique des batteries centrales et terminales doit être impossible en cas de non-fonctionnement du
ventilateur ;

2o Des thermostats de sécurité à réarmement manuel (coupe-circuit thermique) doivent être placés au niveau de chaque
batterie, à 15 centimètres maximum en aval, afin de couper l’alimentation électrique de la batterie considérée en cas
d’échauffement de la veine d’air à plus de 120 oC.

3o Les batteries électriques doivent être installées dans des caissons ou conduits réalisés en matériau de catégorie M 0. Les
éléments réalisés en matériau de catégorie autre que M 0, s’il y en a, doivent être protégés du rayonnement direct de ces
batteries.
Ces prescriptions ne concernent pas les résistances électriques de préchauffage utilisées pour le dégivrage.

Art. CH 38 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Filtres –
Les filtres ou ensembles de filtration de l’air doivent répondre aux prescriptions des paragraphes du présent article pour les cas
suivants :
— centrale traitant plus de 10 000 m3/h ;

— centrale desservant des locaux réservés au sommeil ;

— ensemble de centrales raccordées à un réseau de distribution ou plusieurs réseaux de distribution commun à ces
centrales et traitant au total plus de 10 000 m3/h.

Art. CH 39 - Entretien des filtres -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). Afin de contrôler le chargement en poussières des filtres et
maintenir leurs caractéristiques de bon fonctionnement, les dispositions suivantes seront prises :
1 - L’utilisateur doit tenir un livret d’entretien de l’installation de filtration faisant référence aux recommandations de
l’installateur et du fabricant du filtre.
Les valeurs d’efficacité minimale sont portées sur le livret d’entretien.

2 - L’installateur, sur les indications du fabricant du filtre, doit fixer une valeur de perte de charge maximale au débit nominal,
dont le dépassement devra entraîner le nettoyage ou le changement des filtres. Cette valeur sera consignée dans le livret
d’entretien.

3 - Une visite périodique doit être effectuée par l’utilisateur ou son représentant. Cette périodicité ne doit pas être supérieure à
un an. En l’absence d’un système de mesure et d’alarme fonctionnant en permanence, cette périodicité est ramenée à trois
mois. De plus, les caractéristiques locales ou fonctionnelles de certaines installations peuvent justifier une périodicité plus
courte, qui sera portée sur le livret d’entretien.

4 - Les visites, mesures, nettoyages, ou changements de filtres, doivent être notés sur le livret d’entretien.

Art. CH 40 - Unités de toiture monoblocs –


1 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). On appelle unités de
toiture monoblocs des unités de traitement d’air destinées à assurer la ventilation, le chauffage ou le refroidissement de l’air
des locaux et qui sont conçues ou adaptées pour fonctionner à l’extérieur des bâtiments. Elles peuvent être à combustion où
sans combustion.
Les chaufferies autonomes de toiture ou chaufferies préfabriquées ne sont pas concernées par cet article et relèvent de la
section II.

2 - (Arr. 14 févr. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). Les unités de toiture
monoblocs doivent être réalisées conformément aux prescriptions du titre IV de l’arrêté visé à l’article CH 2 et aux
prescriptions des articles CH 33 à CH 39 qui leur sont applicables en fonction de leur type et de leurs caractéristiques
(puissance, débit d’air).
Les moteurs des ventilateurs des unités de toiture doivent respecter les prescriptions de l’article CH 32, paragraphe 3.
Les conduits aérauliques de distribution éventuels doivent respecter les dispositions de l’article CH 32.

3 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). La puissance unitaire
des générateurs à combustion ou la puissance de groupements de générateurs à combustion distants de moins de dix mètres
entre eux ne doit pas excéder 2 000 kW.
De plus, les unités de toiture monoblocs, à combustion ou non, doivent être installées selon l’une des modalités suivantes :
— sur des plots en matériaux M0 dont la hauteur, sans être inférieure à 20 cm, doit permettre d’obtenir une lame d’air
ventilée ;

— sur un socle coupe-feu de degré 1 heure débordant d’au moins 10 cm sur le pourtour de l’appareil ;
— sur une costière de raccordement, d’une hauteur minimum de 20 cm, assurant le passage des conduits de soufflage et de
reprise d’air issus de l’unité de toiture monobloc et disposant d’ouvertures de ventilation de 50 % sur chacune des deux
faces opposées.
Les unités de toiture monoblocs sont implantées dans les conditions de distance prévues au paragraphe 2 de l’article CH 5 ou
au paragraphe 2 de l’article CH 6 en fonction de leur puissance.

4 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Pour les unités de
toiture monoblocs d’un débit supérieur à 10 000 m 3/h d’air et ne desservant pas des locaux réservés au sommeil, il est admis
que le registre prévu au paragraphe 1 de l’article CH 38 soit placé à l’entrée de l’air recyclé. Cette disposition ne peut être
réalisée que si le caisson de mélange est mis à l’air libre par la prise d’air neuf. La distance du débouché de celle-ci par rapport
aux obstacles plus élevés qu’elle doit être au moins égale à la hauteur de ces obstacles. Toutefois, la distance maximale
exigible est fixée à 8 m.

Sous-section 2. - Ventilation mécanique contrôlée


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
Art. CH 41 - Principes de sécurité des installations de ventilation mécanique contrôlée -
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les installations destinées à assurer l’extraction mécanique de l’air vicié des locaux (systèmes de ventilation courante ou
inversée, simple ou double flux) doivent être conçues de manière à éviter la propagation du feu et des fumées dans tout local
autre que celui où le feu a pris naissance. Les systèmes dans lesquels les débits de soufflage et d’extraction sont limités chacun
à 100 m3/h par local sont des systèmes à double flux.
L’exigence de non-propagation du feu et des fumées est réputée satisfaite soit par la mise en place de dispositifs d’obturation
tels que prévus à l’article CH 42, soit par le fonctionnement permanent du ventilateur conformément à l’article CH 43.
Lorsque le système de ventilation mécanique contrôlée assure l’évacuation des gaz de combustion des appareils raccordés
(VMC gaz), seul le fonctionnement permanent du ventilateur est possible.
Une VMC gaz collective est obligatoirement équipée d’un dispositif de sécurité collective conforme à l’arrêté relatif à la
sécurité collective des installations nouvelles de VMC auxquelles sont raccordés des appareils utilisant le gaz combustible ou
les hydrocarbures liquéfiés (Arrêté du 30 mai 1989 relatif à la sécurité collective des installations nouvelles de ventilation
mécanique contrôlée auxquelles sont raccordés des appareils utilisant le gaz combustible ou les hydrocarbures liquéfiés) .

2 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Les conduits de
ventilation mécanique contrôlée et leurs trappes de visite éventuelles sont réalisés en matériau classé M0.
L’ensemble du conduit collectif vertical de ventilation (y compris les dévoiements) et de sa gaine assure un coupe-feu de
traversée équivalant au degré coupe-feu des planchers traversés avec un maximum de 60 min. Les trappes de visite éventuelles
sur les parois des gaines ont un degré pare-flammes 1/2 heure.
Toutes les trémies réservées où les percements effectués pour le passage des conduits à travers un plancher ou une paroi
doivent être rebouchés avec un matériau restituant la résistance au feu de l’élément traversé.
Les conduits collectifs horizontaux desservant des locaux à sommeil ne doivent pas traverser ces locaux.

3 - L’extraction de l’air ne peut s’effectuer que dans des locaux à pollution spécifique.
Les conduits de VMC desservant des locaux accessibles au public ne doivent, en aucun cas, desservir des locaux à risques
importants.

4 - Lorsque les moteurs de VMC sont placés dans le circuit d’air, le dispositif thermique, coupant automatiquement leur
alimentation électrique, en cas d’échauffement supérieur à celui autorisé par leur classe de température, est exigé pour les
ventilateurs de soufflage. Ce dispositif est interdit pour les ventilateurs d’extraction à fonctionnement permanent visé à l’article
CH 43.

5 - Lorsqu’il est prévu la mise en place d’un écran assurant la stabilité au feu de la structure de toiture, tel que défini à l’article
CO 13 :
- les conduits de VMC placés dans le plénum doivent être en acier ;

- les ventilateurs ne doivent pas se trouver dans ce plénum ;

- en aucun cas, l’écran ne doit être traversé par des conduits.

6 - Dans les installations de ventilation mécanique inversée, l’air circule du haut vers le bas dans les collecteurs d’extraction.
Dans ce cas, les ventilateurs d’extraction doivent être placés dans des locaux satisfaisant aux dispositions des locaux à risques
moyens définis à l’article CO 28, paragraphe 2, sauf si le local est situé à l’extérieur du bâtiment.

7 - Lorsque le système de ventilation est du type double flux, les réseaux doivent être conçus de telle façon qu’il ne puisse y
avoir, en cas d’incendie, de mélange de l’air extrait avec l’air insufflé par échangeur de calories.
Art. CH 42 - Mise en place de dispositifs d’obturation -
(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Pour les conduits verticaux :
- soit chaque piquage est muni d’un dispositif pare-flammes de degré une demi-heure placé au droit de la paroi assurant le
coupe-feu de traversée du conduit ;

- soit un clapet coupe-feu est placé au droit de chaque plancher et restitue le degré coupe-feu de ce dernier.
2 - Les conduits horizontaux doivent être équipés de clapets coupe-feu une demi-heure au droit des parois d’isolement entre
secteurs, compartiments et des parois délimitant les zones de mise en sécurité (compartimentage).

3 - Dans le cas où l’extraction est réalisée de telle sorte que l’air circule de haut en bas dans les conduits collectifs (VMC
inversée), il est interdit de placer des clapets dans ces conduits collectifs. Seuls les dispositifs sur les piquages sont admis.

4 - Les dispositifs pare-flammes et les clapets coupe-feu sont facilement contrôlables et remplaçables, ils sont autocommandés
par un déclencheur thermique fonctionnant à 70oC placé dans le flux d’air extrait.
Les clapets sont conformes à la norme NF S 61937.

Art. CH 43 - Fonctionnement permanent du ventilateur -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - L’installation d’une VMC avec fonctionnement permanent du ventilateur n’est possible que si, à un même niveau, les
conduits ne traversent pas de parois d’isolement entre secteurs, compartiments et zones de mise en sécurité (compartimentage).

2 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Le ventilateur est
maintenu en fonctionnement permanent par une alimentation électrique issue directement du tableau principal du bâtiment ou
de l’établissement et sélectivement protégée de façon à ne pas être affectée par un incident survenant sur les autres circuits.
Les canalisations électriques alimentant les ventilateurs doivent être du type résistant au feu de catégorie CR1.

3 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005(Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Dans le cas d’un
système simple flux, le ventilateur d’extraction est un ventilateur assurant sa fonction au moins pendant une demi-heure avec
des fumées à 400o C.
Dans le cas d’un système double flux, seul le ventilateur d’extraction est soumis à cette exigence.

3 - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). Dans le cas d’un système
simple flux, le ventilateur d’extraction est un ventilateur de désenfumage et doit fonctionner pendant une demi-heure avec des
gaz à 400oC. L’essai d’homologation est conforme à l’essai défini à l’annexe VII de l’arrêté du 3 août 1999 relatif à la
résistance au feu des produits, éléments de construction et d’ouvrages.
Dans le cas d’un système double flux, seul le ventilateur d’extraction est soumis à cette exigence.

4 - Les conduits collecteurs horizontaux éventuels doivent être des conduits rigides en acier et respecter un «écart au feu» de 7
centimètres par rapport aux matériaux combustibles.

SECTION VIII
Appareils indépendants de production, émission de chaleur

Art. CH 44 - Définitions et généralités -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les appareils de production-émission sont des appareils indépendants qui produisent et émettent la chaleur exclusivement
dans le local où ils sont installés.
Ils peuvent être à combustion (alimentés en combustible solide, liquide ou gazeux) ou sans combustion (radiateurs et
convecteurs électriques, plinthes chauffantes électriques, panneaux radiants électriques, cassettes chauffantes électriques,
aérothermes électriques, etc.).
Sont assimilés à un appareil de production-émission, les procédés de chauffage électriques par planchers ou plafonds
chauffants ou tout autre procédé approuvé par la Commission centrale de sécurité.

2 - L’installation de ces appareils doit respecter les conditions suivantes :


a) Ces appareils ne doivent pas présenter de flammes ou éléments incandescents non protégés ni être susceptibles de
projeter au-dehors des particules incandescentes ;
b) Les appareils ne doivent pas comporter de parties accessibles à une température supérieure à 100oC sans protection. Les
parties accessibles d’un appareil sont celles situées à une hauteur au plus égale à 2,25 mètres au-dessus du sol et qui
peuvent être touchées ;

c) Aucune matière ou matériau combustible non protégé ne doit se trouver à proximité des éléments constituant les
appareils de production-émission susceptibles d’atteindre une température supérieure à 100oC.

Toute tenture ou tout élément flottant combustible doit être placé à une distance suffisante des appareils de façon à ne pas
entrer en contact avec des parties susceptibles d’atteindre une température supérieure à 100oC.

d) Les appareils et leur canalisation d’alimentation ne peuvent en aucun cas être utilisés comme supports ou comme points
d’accrochage ;

e) Les appareils de production-émission installés à l’intérieur des locaux et dégagements accessibles au public doivent être
fixes.

Art. CH 45 - Appareils électriques -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). L’installation d’appareils de production-émission électriques
dans les établissements recevant du public est autorisée, sans limitation de puissance, dans les conditions fixées dans la suite
du présent article et sous réserve des conditions particulières propres à chaque type d’établissement.
a) Les planchers chauffants doivent répondre aux prescriptions de sécurité contre l’incendie décrites dans la norme DTU P
52-302 (DTU 65-7) ou les avis techniques ou à la norme européenne correspondante, ou à défaut de norme européenne
correspondante, de toute autre norme, réglementation technique ou procédé ou mode de fabrication d’un État membre de
l’Union européenne ou d’un État partie contractante à l’accord instituant l’Espace économique européen, assurant un
niveau de sécurité reconnu comme équivalent, dont les références sont publiées au Journal officiel de la République
française.
Les plafonds chauffants réalisés par des éléments constitués de films souples, de panneaux ou de modules doivent
répondre aux exigences de sécurité contre l’incendie décrites dans les avis techniques.

b) Les panneaux radiants ou les cassettes ne sont admis que si la puissance utile installée ne dépasse pas 400 W/m 2 de
surface de local.

Les appareils présentant des éléments accessibles dont la température dépasse 100oC doivent être installés à une hauteur,
par rapport au sol, supérieure à 3 mètres et être éloignés des matières ou matériaux combustibles environnants.
L’éloignement minimal est fixé comme suit :

1,25 m vers le bas ;

0,50 m vers le haut ;

0,60 m latéralement .

Ces distances sont mesurées à partir de l’élément dépassant 100oC. De plus, il y a lieu de prévoir la mise en place d’un
isolant thermique sur le support de l’appareil et le matériel sur lequel il est fixé, lorsque ce matériau est combustible.

c) Les ventilo-convecteurs et climatiseurs qui, sans utilisation de conduits, traitent et diffusent l’air dans les seuls locaux
où ils sont installés doivent respecter les dispositions de l’article CH 35, paragraphe 2.

Art. CH 46 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Appareils à
combustion - L’installation d’appareils de production-émission à combustion dans les établissements recevant du public est
autorisée dans les conditions fixées dans la suite du présent règlement et sous réserve des dispositions particulières propres à
chaque type d’établissement :
a) Dans un local accessible au public, la puissance utile de chaque appareil ou groupe d’appareils isolé doit être inférieure
ou égale à 30 kW et la puissance utile totale installée inférieure ou égale à 70 kW.

Ces seuils ne concernent ni les aérothermes, ni les tubes rayonnants, ni les panneaux radiants à gaz, lesquels doivent être
installés conformément aux règles définies aux articles CH 53 et CH 54.

b) Deux appareils ou groupe d’appareils sont considérés comme isolés s’ils sont séparés par une distance de 10 m au
moins.

c) Les appareils de chauffage de terrasse à combustion sont assujettis uniquement aux dispositions de l’article CH 56.

Art. CH 47 - Limites d’emploi des appareils à combustion -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). L’installation d’appareils de production-émission à
combustion est interdite dans les locaux dépourvus d’ouvrant donnant directement sur l’extérieur.
Les locaux, où sont installés ces appareils, doivent être munis d’un système de ventilation permettant d’apporter la quantité
d’air nécessaire au bon fonctionnement des appareils.
Pour les appareils à gaz, la quantité d’air nécessaire au bon fonctionnement des appareils raccordés ou non raccordés doit être
au moins égale aux valeurs fixées à l’article GZ 21.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux appareils à circuit étanche.

Art. CH 48 - Règles d’installation des appareils à combustion -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les appareils de production-émission à combustion doivent être isolés des parties inflammables voisines par un espace libre
d’au moins 0,50 mètre. Cette distance peut être réduite à 0,25 mètre si ces parties inflammables sont protégées par un écran
isolant M 0 fixé au moyen de pattes ou de taquets laissant un espace d’au moins 5 centimètres permettant la libre circulation de
l’air.

2 - Toutes dispositions doivent être prises pour éviter la manœuvre intempestive des robinets de commande des appareils de
production-émission à combustibles liquides ou gazeux, que ces robinets soient incorporés ou non auxdits appareils.

3 - En cas d’utilisation d’appareils de production-émission à combustible solide, le sol doit être constitué de matériaux
incombustibles ou revêtu de matériaux de catégorie M 0.
Ce dispositif de protection doit s’étendre sur une distance de 0,30 mètre en avant et de chaque côté de la porte du cendrier.

4 - Les appareils de production-émission à combustion, à l’exception des panneaux radiants, sont raccordés à des conduits
d’évacuation des produits de la combustion.

Art. CH 49 - Combustible –
1 - Le stockage du combustible nécessaire au fonctionnement des appareils doit être effectué dans les conditions prévues aux
articles CH 13 à CH 16.

2 - Aucune réserve de combustible liquide ou gazeux n’est admise dans les locaux et dégagements accessibles au public.

Art. CH 50 - Conduits de raccordement -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les conduits de raccordement destinés à l’évacuation des produits de combustion des appareils de production-émission à
combustion, doivent être apparents dans toutes leurs parties. Ils doivent être en métal ou tout autre matériau incombustible, et
être éloignés de toute matière inflammable, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la construction, par un espace libre d’au
moins 0,50 mètre.
Cette distance peut être réduite à 0,25 mètre si ces parties inflammables sont protégées par un écran isolant de catégorie M 0
fixé au moyen de pattes ou de taquets laissant un vide d’au moins 5 centimètres permettant la libre circulation de l’air.
Ces conduits ne doivent pas pénétrer dans un local autre que celui où est établi le foyer qu’ils desservent. Cette interdiction
vise en particulier la traversée des combles, greniers, etc.

2 - Le raccord au conduit de fumée fixe doit être bien luté. Un tampon ou dispositif de ramonage doit être placé
immédiatement au-dessous du raccord. Le conduit doit être obturé immédiatement au-dessous du tampon.

3 - Il est interdit de placer des clés ou registres de réglage sur les conduits, carneaux ou tuyaux de raccordement des appareils.
Ceci ne concerne pas les dispositifs automatiques de régulation de tirage.

4 - Les dispositifs d’alimentation en air et d’évacuation des produits de combustion des appareils à circuit étanche doivent être
conformes aux dispositions de l’article GZ 25 (§ 5).

Art. CH 51 - Évacuation des produits de combustion -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Les conduits de fumée desservant les appareils de production-émission doivent être réalisés conformément aux dispositions
de l’arrêté relatif aux conduits de fumée desservant les logements (Arrêté du 22 octobre 1969 relatif aux conduits de fumée
desservant les logements) et pour les appareils utilisant des combustibles gazeux, à celles de l’article GZ 25.

2 - Il est formellement interdit de pratiquer une ouverture en un point quelconque d’un conduit de fumée desservant un foyer,
sauf s’il s’agit d’un régulateur de dépression permettant de réduire le tirage. Ces dispositifs ne peuvent être installés que dans
la pièce même où se trouve le foyer et le plus près possible de la base de la cheminée. Des dispositions spéciales doivent être
prises pour éviter les refoulements. Les régulateurs de dépression doivent être tenus d’une manière permanente en bon état de
fonctionnement.

3 - Si l’évacuation des fumées est obtenue par un dispositif mécanique, l’arrêt de ce dispositif doit entraîner la mise en sécurité
de l’appareil.

Art. CH 52 - Appareils à combustible liquide -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Sauf dérogation prévue au paragraphe 6 ci-après, le réservoir doit faire corps avec l’appareil.

2 - La capacité du réservoir, prévu au paragraphe 1 ci-dessus, doit être suffisante pour assurer le fonctionnement de l’appareil
desservi pendant dix heures de marche continue, sans remplissage, avec un maximum de trente litres. Toutes dispositions
doivent être prises, tant à la construction que lors du montage, pour qu’en aucun point du circuit extérieur à l’appareil
(réservoir et tuyauterie d’alimentation), la température du liquide ne dépasse 50oC.

3 - Dans le cas de fuite ou de débordement, le combustible liquide doit pouvoir être recueilli dans un bac de contenance au
moins égale à celle du réservoir, placé à la partie inférieure de l’appareil.

4 - Le remplissage du réservoir ne doit jamais s’effectuer au cours du fonctionnement de l’appareil. Cette interdiction doit être
rappelée à proximité de l’appareil.

5 - Dans chaque local équipé d’un ou plusieurs appareils utilisant un combustible liquide, doit être placé un extincteur portatif
de classe 21 B au moins, à proximité de l’accès principal, avec un maximum de deux appareils par niveau.

6 - Les installations comportant une distribution de combustible liquide à plusieurs appareils indépendants à partir d’un
réservoir ne répondant pas aux prescriptions du paragraphe 1 du présent article doivent faire l’objet d’une autorisation délivrée
par l’autorité responsable, après avis de la Commission de sécurité. En tout état de cause, ce réservoir dont la contenance
maximum ne peut dépasser deux cents litres, doit être placé dans un local non accessible au public et relié aux appareils par
une canalisation métallique.

Art. CH 53 - Aérothermes, tubes rayonnants et panneaux radiants à gaz -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). L’installation des aérothermes, des tubes rayonnants et des
panneaux radiants à gaz doit répondre aux exigences suivantes :
a) (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Aérothermes à gaz.
Les aérothermes à gaz sont admis si :

– la puissance utile de chaque aérotherme est limitée à 35 kW ;

– la puissance utile d’un groupe d’aérothermes isolé au sens du b de l’article CH 46 est inférieure ou égale à
70 kW.
Un aérotherme doit être raccordé :
– soit à un conduit répondant aux dispositions de l’article CH 51 ;

– soit à un dispositif d’évacuation des produits de combustion réalisé conformément à la notice d’installation
fournie avec l’appareil.
b) (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Tubes rayonnants
à gaz.
Les tubes rayonnants ne sont admis que si la puissance utile installée ne dépasse pas 400 W par mètre carré de surface de
local.
Ils ne peuvent chauffer que le local dans lequel ils sont installés. Ils fonctionnent toujours en dépression. La puissance
utile de chaque brûleur est limitée à 70 kW.

Un tube rayonnant monobloc ou multibrûleur doit être raccordé :

– soit à un conduit répondant aux dispositions de l’article CH 51 ;

– soit à un dispositif d’évacuation des produits de combustion réalisé conformément à la notice d’installation
fournie avec l’appareil.
L’évacuation des produits de la combustion de plusieurs tubes rayonnants monoblocs, réalisée par un réseau collectif
raccordé à un ventilateur d’extraction placé éventuellement dans un local technique contigu au local chauffé, doit posséder
les caractéristiques suivantes :
– le conduit collecteur doit être en matériau classé M0 ;
– un dispositif à sécurité positive doit produire automatiquement l’arrêt des brûleurs en cas de
dysfonctionnement du système d’extraction collectif.

c) Panneaux radiants à gaz.

Les panneaux radiants ne sont admis que si la puissance utile installée ne dépasse pas 400 W/m2 de surface de local.
Les groupements de panneaux radiants assemblés en usine (tels que les lustres) constituent un seul appareil et doivent :

- faire l’objet d’un marquage CE tel que prévu à l’article GZ 26 ;

- être alimentés par une canalisation unique de gaz jusqu’au robinet de commande de l’appareil.
Dans le cas de groupement d’appareils non assemblés en usine, le marquage CE peut ne concerner que chaque panneau et
non le groupement, à condition que la notice d’installation desdits panneaux, approuvée lors du marquage CE, fixe très
explicitement les conditions de regroupement des panneaux ;
d) Aérothermes, tubes et panneaux.

Les appareils présentant des éléments accessibles dont la température dépasse 100oC doivent être installés à une hauteur,
par rapport au sol, supérieure à 3 mètres et être éloignés des matières ou matériaux combustibles environnants.
L’éloignement minimal est fixé comme suit :

1,25 m vers le bas ;

0,50 m vers le haut ;

0,60 m latéralement.
Ces distances sont mesurées à partir de l’élément dépassant 100oC. De plus, il y a lieu de prévoir la mise en place d’un isolant
thermique sur le support de l’appareil et le matériel sur lequel il est fixé, lorsque ce matériau est combustible.

Art. CH 54 - Système de chauffage par tubes rayonnants à génération centralisée -


(Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.)
(Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2).
1 - Définition.
Un système de chauffage par tubes rayonnants à génération centralisée est un système comportant un générateur de chaleur
dont la puissance utile est supérieure à 70 kW.

2 - Règles d’installation :
a) L’installation d’un tel système est autorisée à l’intérieur des locaux recevant du public à condition de respecter les
dispositions suivantes :

- le système ne dessert qu’un seul local ;

- les tubes sont installés dans les conditions précisées aux articles CH 44, paragraphe 2, CH 46 et CH 53 d ;

- le générateur se trouve à l’extérieur du local recevant du public et il est installé dans les conditions prévues
ci-après ;

b) Le générateur est installé :

- soit dans un local adjacent réservé à cet usage exclusif et répondant aux conditions prévues à l’article CH 5,
paragraphe 1 ; toutefois, il n’est pas exigé de clapet coupe-feu à l’intérieur des tubes ;

- soit directement en console sur une paroi verticale extérieure au bâtiment.

Dans ce dernier cas, la paroi doit, sur toute sa hauteur et sur une largeur dépassant les dimensions de l’appareil au
minimum de 1 mètre de part et d’autre, présenter des critères de stabilité au feu et d’isolement thermique de degré deux
heures, à l’exception de l’ouverture strictement nécessaire au passage des tubes.

Le générateur se trouve à une distance, en projection horizontale, de 10 mètres par rapport aux zones accessibles au public
et être placé à une hauteur minimale de 3 mètres du sol environnant ;

c) A l’intérieur du local chauffé, le circuit des tubes rayonnants est toujours en dépression relative par rapport audit local ;

d) Un dispositif à sécurité positive doit produire automatiquement l’arrêt du brûleur dès lors que cette pression devient
supérieure à celle du local chauffé ;
e) Une prise de pression doit être mise en place pour vérifier cette dépression lors de la mise en service et des entretiens
périodiques.

3 - Les systèmes à tubes rayonnants doivent également respecter les dispositions des articles CH 57 et CH 58 ainsi que les
articles GZ du règlement de sécurité.

Art. CH 55 - Cheminées à foyer ouvert ou fermé et inserts –


1 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Lorsque les
dispositions particulières à un type d’établissement le prévoient et, après avis de la Commission de sécurité, il peut être
installé :
— des cheminées à foyer ouvert ou fermé et des inserts ;

— des appareils à effet décoratif de combustion utilisant les combustibles gazeux, de puissance utile unitaire de 20 kW
maximum, disposés dans une cheminée à foyer ouvert.

2 - (Arr. 14 févr. 2000, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2). L’installation de ces
cheminées doit respecter les dispositions des normes NF P 51-202, NF P 51-203 et NF P 51-204 ou aux normes européennes
correspondantes, ou à défaut de norme européenne correspondante, de toute autre norme, réglementation technique ou procédé
ou mode de fabrication d’un État membre de l’Union européenne ou d’un État partie contractante à l’accord instituant l’Espace
économique européen, assurant un niveau de sécurité reconnu comme équivalent, dont les références sont publiées au Journal
officiel de la République française, ainsi que celles des articles CH 48, CH 49 et CH 51.

Art. CH 56 - (Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Appareils de chauffage de terrasse


L’installation et l’utilisation d’appareils de chauffage de terrasse fixes ou mobiles à combustion, intégrant ou non un récipient
de GPL, ne peuvent être réalisées que dans les conditions énoncées dans le présent article, en dérogation aux articles CH 44,
CH 46 à CH 52.
1. Les appareils de chauffage visées au présent article ne peuvent être admis en fonctionnement que sur des terrasses situées en
plein air ou des terrasses à l’air libre, comportant une ou des ouvertures permanentes d’une surface minimale totalisant au
moins 50 % de la surface de la plus grande façade.

2. Ces appareils sont conçus, fabriqués et mis sur le marché conformément aux dispositions de l’arrêté du 12 août 1991
modifié portant application de la directive 90/396/CEE relative aux appareils à gaz.

3. Les appareils doivent être installés et entretenus conformément aux notices d’installation et d’utilisation du fabricant et
utilisés conformément à leur destination.

4. La puissance de chaque appareil est limitée à 15 kW. Le nombre d’appareils est limité à 10 par terrasse. La puissance
surfacique installée ne doit pas dépasser 1 kW/m2 de terrasse.

5. Nonobstant le respect des instructions du fabricant en la matière, lorsque l’appareil est en fonctionnement, aucune de ses
parties susceptibles d’être portées à une température supérieure à 100 oC ne devra se trouver à proximité d’une matière ou d’un
matériau combustible non protégé en tenant compte des distances d’éloignement minimales suivantes : 0,50 mètre vers le haut,
0,60 mètre latéralement et 1,25 mètre vers le bas.
Ces distances s’appliquent en particulier à toute tenture ou tout élément flottant, quelle que soit la position qu’il peut prendre.
L’accès aux parties actives du brûleur situées à une hauteur inférieure à 2 mètres doit être protégé par une grille ou un
dispositif analogue.

6. Les appareils et leurs canalisations d’alimentation ne doivent pas être utilisés comme points d’accrochage.

7. Chaque brûleur doit disposer d’un dispositif de coupure de l’alimentation en combustible. Pour les appareils qui incorporent
un récipient de GPL, le robinet du récipient, s’il est facilement accessible, peut tenir lieu de dispositif de coupure.

8. Chaque terrasse équipée d’un réseau de canalisations fixe, pour l’alimentation en combustible, doit comporter une vanne
manuelle, facilement accessible et bien repérée, permettant la coupure de l’alimentation de l’ensemble des appareils raccordés.

9. Les appareils mobiles ou leurs systèmes d’alimentation en énergie doivent être équipés d’un dispositif de sécurité
interrompant leur fonctionnement en cas de basculement.

10. Cas particulier des appareils intégrant un récipient de GPL.


En dehors des heures d’exploitation de l’établissement, les appareils et les récipients de GPL peuvent être stockés dans les
conditions de l’article GZ 7. A défaut, ils peuvent être stockés sur la terrasse elle-même, à condition d’être positionnés à plus
de 3 mètres, en distance horizontale d’un tiers.

SECTION IX
Entretien et vérification

Art. CH 57 - Entretien - Les installations doivent être entretenues régulièrement et maintenues en bon état de fonctionnement.
En particulier les conduits de fumée, les cheminées et tous les appareils doivent être ramonés et nettoyés une fois par an.

Art. CH 58 - Vérifications techniques –


1 - (Arr. du 14 févr. 2000, art. 1er et ann.). (Entrée en vigueur : le 22 juin 2000 Arr. du 14 févr. 2000, art. 2). Les installations
doivent être vérifiées, y compris leur fonctionnement, dans les conditions prévues à la section II du chapitre Ier du présent titre.

2 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Les vérifications
périodiques doivent avoir lieu tous les ans et concernent :
— les installations de production de chaleur ou de froid visées aux sections II, V et VI du présent chapitre ;

— le stockage des combustibles visé à la section III ;

— les installations de traitement d’air et de ventilation visées à la section VII ;

— les appareils de production-émission de chaleur à combustion visés à la section VIII.


Elles ont pour objet de s’assurer :
— de l’état apparent d’entretien et de maintenance des installations et appareils ;

— des conditions de ventilation des locaux contenant des appareils à combustion ;

— des conditions d’évacuation des produits de la combustion ;

— du fonctionnement des clapets coupe-feu installés sur les circuits aérauliques ;

— de la signalisation des dispositifs de sécurité ;

— de la manoeuvre des organes de coupure d’alimentation en combustible ;

— du fonctionnement des dispositifs asservissant l’alimentation en combustible à un système de sécurité ;

— du réglage des détendeurs de gaz ;

— de l’étanchéité des canalisations d’alimentation en combustibles liquides ou gazeux, et en fluide frigorigène.

CHAPITRE VI
Installations aux gaz combustibles et aux hydrocarbures liquéfiés
(Arr. 23 janv. 2004, art. 1)
(NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2).

SECTION I
Généralités

Art. GZ 1 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Domaine
d’application –
1 - Les dispositions du présent chapitre sont applicables à toutes les installations utilisant, comme combustible gazeux, soit
celui provenant d’un réseau de distribution, soit celui provenant de récipients d’hydrocarbures liquéfiés (gaz de pétrole
liquéfiés).
Pour l’application du présent règlement, tout mélange d’hydrocarbures liquéfiés dont la pression de vapeur excède 10 bars à
50°C est assimilé au propane commercial.

2 - Sont considérées comme distributeurs, au sens du présent règlement, les entreprises visées à l’article 3 de l’arrêté du 2 août
1977 modifié relatif aux règles techniques et de sécurité applicables aux installations de gaz et d’hydrocarbures liquéfiés
situées à l’intérieur des bâtiments d’habitation.

Art. GZ 2 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2). Dispositions
générales complémentaires - Les dispositions générales complémentaires applicables aux installations de chauffage, de
réfrigération et de climatisation sont mentionnées au chapitre V (articles CH) du présent titre.
Les dispositions générales complémentaires applicables aux installations de cuisson sont mentionnées au chapitre X (articles
GC) du présent titre.
Art. GZ 3 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2). Documents à
fournir –
1 - Les documents à fournir en application de l’article GE 2, § 2, comprennent :
— les plans de l’installation indiquant l’implantation du stockage éventuel ;

— le tracé des conduites de gaz ;

— l’emplacement des organes de détente et de coupure ;

— les types d’appareils utilisés et leur puissance ;

— l’emplacement des conduits d’évacuation des produits de combustion et des dispositifs de ventilation et d’aération.

2 - Les plans correspondant aux installations qui doivent être remises au distributeur de gaz aux termes des textes
réglementaires ou de conventions particulières lui imposant d’en assurer l’exploitation et l’entretien doivent être présentés dans
tous les cas pour approbation au distributeur par le chef d’établissement ou le maître d’ouvrage avant d’être soumis à la
commission de sécurité.
A l’achèvement des travaux et au plus tard avant la date d’ouverture au public, une copie des plans de récolement des
installations visées à l’alinéa précédent doit être fournie au distributeur.

SECTION II
Stockage d’hydrocarbures liquéfiés (butane et propane commerciaux)
(Arr. 23 janv. 2004, art. 1)

(NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2).
Art. GZ 4 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Types de
stockages –
1 - Les stockages d’hydrocarbures liquéfiés, destinés à l’établissement, en utilisation ou non, qu’ils soient constitués de
récipients fixes ou de récipients mobiles tels que définis au § 2 ci-après, doivent être aménagés conformément aux dispositions
de la présente section.

2 - On entend par :
— récipients mobiles (bouteilles ou conteneurs) : les récipients dont l’emplissage est effectué en dehors de leurs
emplacement de stockage dans des dépôts spécialisés.

— Cette catégorie de récipients comprend, d’une part, les bouteilles, qui peuvent être déplacées manuellement et,
d’autre part, les conteneurs qui ne peuvent être déplacés qu’à l’aide d’un engin de manutention ;

— récipients fixes (réservoirs) : les récipients disposant d’organes de sécurité et dont l’emplissage s’effectue sur le lieu
même de leur implantation à partir d’engins ravitailleurs spécialisés.

Art. GZ 5 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Généralités –
1 - L’accès au local ou à l’emplacement de stockage doit être facile et à l’écart des dégagements accessibles au public.

2 - Les récipients mobiles ne doivent pas être placés dans des conditions susceptibles de les porter à une température dépassant
50°C. Toute disposition doit être prise pour permettre l’évacuation rapide des bouteilles, pleines ou vides, en cas d’incendie à
proximité.

3 - Le changement et le raccordement des récipients doivent s’effectuer hors de la présence du public.

4 - En attendant leur enlèvement et lorsqu’elles sont déconnectées de l’installation de distribution, les bouteilles vides doivent
être placées, robinet fermé, à l’extérieur des bâtiments.

Art. GZ 6 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Règles
d’implantation des stockages –
1 - En fonction de leur capacité globale (somme des capacités nominales des récipients), les stockages d’hydrocarbures
liquéfiés en récipients fixes ou conteneurs doivent être réalisés conformément aux conditions techniques minimales prévues
par :
— l’arrêté du 9 novembre 1972 modifié relatif aux règles d’aménagement et d’exploitation des dépôts d’hydrocarbures
liquéfiés lorsque la contenance globale du dépôt est supérieure ou égale à 50 tonnes pour les dépôts en récipients fixes et
les conteneurs ;
— l’arrêté-type 211 (nouvelle rubrique 1412) relatif aux dépôts de gaz combustibles liquéfiés, pris en application de la loi
relative aux installations classées pour la protection de l’environnement, lorsque la contenance globale du dépôt est
supérieure à 6 tonnes et inférieure à 50 tonnes pour les dépôts en récipients fixes et les conteneurs ;

— l’arrêté du 30 juillet 1979 modifié relatif aux règles techniques et de sécurité applicables aux stockages fixes
d’hydrocarbures liquéfiés non soumis à la législation des installations classées ou des établissements recevant du public
pour les stockages fixes composés de réservoirs ou de conteneurs dont la contenance globale est inférieure ou égale à 6
tonnes.

2 - La capacité globale du stockage, en bouteilles, doit être limitée, par établissement recevant du public, à la somme des
capacités nominales des bouteilles suivante :
— 1 400 kilogrammes pour le propane ;

— 520 kilogrammes pour le butane.

Il doit être aménagé conformément aux dispositions suivantes :


— article GZ 7, lorsqu’il s’agit d’un stockage de bouteilles de propane dont la capacité globale est inférieure ou égale à 1
400 kilogrammes ;

— article GZ 8, lorsqu’il s’agit d’un stockage de bouteilles de butane dont la capacité globale est inférieure ou égale à 520
kilogrammes.

Art. GZ 7 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Règles
particulières pour le stockage de bouteilles de propane commercial –
1 - Les bouteilles de propane commercial, branchées ou non, doivent être installées selon l’une des dispositions suivantes :
— à l’extérieur des bâtiments accessibles au public : en plein air dans un abri ou dans tout autre local ; toutefois les
toitures de bâtiments accessibles au public ne peuvent être utilisées ;

— en niche ou dans un local du bâtiment accessible au public, condition que ce local ouvre directement et exclusivement
su l’extérieur et soit isolé des autres locaux par des parois coupe-feu de degré une heure réalisées en matériaux classés en
catégorie M0 ou A2-s2, d0 ;

— dans un local contigu au bâtiment accessible au public n’ouvrant que sur l’extérieur et séparé de celui-ci par des murs
coupe-feu de degré une heure réalisés en matériaux classés en catégorie M0 ou A2-s2, d0 ; la toiture du local doit être
réalisée en matériaux légers classés en catégorie M0 ou A2-s2, d0.
Sauf dérogation prévue dans le règlement de sécurité, les bouteilles stockées en extérieur doivent être placées hors des zones
accessibles au public.
Le sol du local ou de l’emplacement du stockage doit être horizontal et réalisé en matériaux classés en catégorie M0 ou A2 n-s1.
L’emplacement du stockage ne doit condamner ni porte, ni fenêtre, ni passage de personnes ou de véhicules, ne comporter
aucun feu nu et être maintenu en bon état de propreté.

2 - Les locaux de stockage qui n’ont pas une face ouverte sur l’extérieur doivent comporter au moins deux orifices de
ventilation donnant directement sur l’extérieur, l’un en position haute, l’autre en position basse, chacun ayant une surface
minimale de :
— 4 décimètres carrés si la capacité du dépôt est inférieure ou égale à 520 kilogrammes ;

— 12 décimètres carrés si la capacité du dépôt est supérieure à 520 kilogrammes.


Ces surfaces peuvent être réparties sur plusieurs orifices situés ou non sur la même paroi.

3 - Les parois des bouteilles doivent être situées à une distance d’au moins 3 mètres lorsque la quantité stockée est égale ou
inférieure à 520 kilogrammes et à une distance d’au moins 5 mètres lorsque la quantité stockée est supérieure à 520
kilogrammes :
— des baies des locaux où le public a accès, ou contenant des feux nus ;

— de tout appareillage électrique susceptible de produire des étincelles ;

— des propriétés appartenant à des tiers ou de la voie publique ;

— de tout point bas et des bouches d’égout non protégées par un siphon ;

— de tout dépôt de matière combustible et de tout feu nu.


Dans tous les cas visés ci-dessus, ces distances peuvent être réduites à 1,50 mètres si un mur de protection, en maçonnerie
pleine de 0,10 mètre d’épaisseur au moins, sépare les bouteilles des immeubles, appareils ou emplacements visés dans ces
différents cas et dépasse de 0,50 mètre la partie supérieure des bouteilles.
De même, ces distances ne sont pas exigées vis-à-vis des propriétés des tiers ou de la voie publique si, entre ces emplacements
et le stockage, est interposé un mur plein, mitoyen ou non, de même caractéristique et dont la hauteur est d’au moins 2 mètres.
Dans les cas visés aux deux alinéas précédents, la longueur du mur doit être telle que la distance de 3 mètres dans le premier
cas, ou de 5 mètres dans le second, soit toujours respectée en contournant ledit mur.

4 - Par dérogation aux trois paragraphes précédents, des appareils de chauffage de terrasse (conformes à l’article CH 56)
comportant une bouteille intégrée et leur bouteille de réserve peuvent être rangés en période de non-utilisation dans un local
situé à l’intérieur de l’établissement sous réserve du respect des dispositions suivantes :
— le stockage en sous-sol est interdit ;

— la quantité totale de gaz ne doit pas dépasser une bouteille de réserve par appareil de l’établissement et ne pas excéder
130 kilogrammes ;

— le local doit être accessible de plain-pied ;

— le local, destiné uniquement à cet usage, doit comporter un plancher haut et des parois verticales de degré coupe-feu 1
heure. La communication éventuelle avec l’intérieur du bâtiment ne peut s’effectuer que par une porte coupe-feu de degré
1 heure munie d’un ferme-porte ;

— il doit comporter au moins deux orifices de ventilation donnant sur l’extérieur, l’un en position haute, l’autre en
position basse, chacun ayant une surface minimale de 2 décimètres carrés ;

— le sol du local ou de l’emplacement du stockage doit être horizontal et en matériaux classés en catégorie M0 ou 2n-s1 ;

— l’emplacement du stockage ne doit pas condamner le passage de personnes ou de véhicules. Il ne doit comporter aucun
feu nu et doit être maintenu en bon état de propreté ;

— l’indication “Local Stockage Gaz” doit être apposée de façon bien visible sur l’extérieur de la porte d’accès.

Art. GZ 8 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2). Règles
particulières pour le stockage des bouteilles de butane commercial –
1 - Le stockage des bouteilles de butane commercial non branchées doit être réalisé dans les conditions définies à l’article GZ 7
concernant le stockage des bouteilles de propane.

2 - Sauf dérogation prévue dans le règlement de sécurité, les bouteilles de butane commercial branchées doivent être placées
hors des zones et des locaux accessibles au public ainsi que des locaux présentant des risques particuliers d’incendie.

3 - Les bouteilles de butane en utilisation doivent toujours être placées debout.

4 - Tout espace clos (placard, meuble sous évier,…) servant au logement de bouteilles branchées doit être muni à la base et à la
partie supérieure d’orifices de ventilation, conçus de manière à ne pas être obstrués, donnant sur l’extérieur ou sur un local lui-
même ventilé.

5 - Tout local destiné à recevoir des récipients de butane commercial branchés et ne renfermant pas d’appareils d’utilisation
doit comporter un orifice d’amenée d’air en partie basse et un orifice de sortie d’air en partie haute, chacun d’au moins 0,5
décimètre carré de section, ouverts en permanence sur l’extérieur. Ce local, classé à risques courants jusqu’à 4 bouteilles
(capacités globales inférieures ou égales à 52 kilogrammes) et à risques moyens au-delà, doit être maintenu en bon état de
propreté et ne contenir aucun dépôt de matières pouvant s’enflammer facilement.

Art. GZ 9 - (Abrogé, à compter du 22 mai 2004, par Arr. 23 janv. 2004, art. 2).

SECTION III
Dispositifs de détente et de comptage
(Arr. 23 janv. 2004, art. 1)
(NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2)

Art. GZ 10 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2)
Emplacement des détendeurs –
1 - La pression maximale effective de distribution du gaz à l’intérieur d’un bâtiment ne doit pas excéder 4 bars en situation
normale d’exploitation, sauf dans le local spécifique gaz mentionné au paragraphe 2 ci-après.
Lorsqu’un bâtiment est alimenté à partir d’un récipient de propane commercial, l’installation doit comporter, immédiatement à
l’aval du détendeur de première détente, un limiteur de pression ou un second détendeur limitant la pression du gaz à 1,75 bar.

2 - Les détendeurs isolés ou groupés en batterie et les blocs de détente doivent être accessibles de l’extérieur sans
communication avec l’intérieur du bâtiment.
Ils sont installés dans l’une des conditions suivantes :
— à l’extérieur du bâtiment :

— en coffret ou armoire ;

— en niche réalisée dans le mur extérieur du bâtiment ;

— dans un local spécifique gaz, un passage, un abri ou une galerie technique contigus ou extérieurs au bâtiment et
largement ouverts en permanence sur l’extérieur ;

— sous dalle hors des bâtiments à condition qu’une ventilation à l’air libre soit prévue.

Les parois des niches ou celles des locaux réservés à l’implantation des matériels de détente doivent être réalisées en matériaux
classés en catégorie M0 ou A2-s2, d0 et être conçues de telle sorte que le degré éventuellement imposé pour la résistance au
feu de la paroi du bâtiment soit respecté.

3 - Par dérogation aux dispositions du paragraphe précédent, des détendeurs isolés ou groupés en batterie peuvent être installés
dans :
— une cuisine collective ;

— une chaufferie visée à l’article CH 5 ;

— un local visé à l’article CH 6 ;

— tout local d’utilisation du gaz sauf dispositions contraires prévues dans le présent règlement,
à condition qu’ils ne desservent que les appareils à gaz situés respectivement dans cette cuisine, cette chaufferie ou ces locaux.
En chaufferie, la moyenne des débits calorifiques nominaux des chaudières desservies par des détendeurs isolés ou groupés en
batterie ne doit pas dépasser 280 kW.

4 - Lorsque l’installation comporte plusieurs niveaux successifs de détente :


a) La première détente doit être réalisée :

— lorsque le bâtiment est alimenté à partir d’un récipient de propane commercial, dans les conditions du
paragraphe 2 ci-dessus ;

— lorsque le bâtiment est alimenté à partir d’un réseau, dans les conditions du paragraphe 2 ou du
paragraphe 3 ci-dessus.

b) Les autres appareils de détente doivent être installés, dans l’une des conditions suivantes :

— selon le paragraphe 2 ou le paragraphe 3 ci-dessus ;

— dans les gaines de conduites montantes visées à l’article GZ 16 ;

— dans un local technique exclusivement réservé aux appareils de détente et/ou de comptage visé au
paragraphe 5 ci-après ;

— dans un placard technique visé au paragraphe 6 ci-après.

5 - Le local technique visé au b du paragraphe 4 ci-dessus doit être exclusivement réservé aux matériels à gaz et ne doit pas
servir de dépôt.
Les parois du local doivent être réalisées en matériaux classés en catégorie M0 ou A2-s2, d0, correctement jointoyées ou
enduites sur leur face intérieure.
Le local doit être fermé par une porte pleine à huisserie avec ouvrant développant à l’extérieur et débouchant soit sur une
circulation horizontale accessible ou non au public dans les conditions du paragraphe 3 de l’article CO 45, soit directement sur
l’extérieur. La porte doit être maintenue fermée par un dispositif manoeuvrable de l’intérieur par une poignée permanente et de
l’extérieur par une clé amovible. Le local est ventilé :
— par un orifice d’amenée d’air de 100 centimètres carrés en partie basse donnant sur un espace ventilé ;
— par un orifice d’évacuation d’air de 100 centimètres carrés en partie haute donnant sur l’extérieur, soit directement,
soit par un conduit réalisé en matériaux classés en catégorie M0 ou A2-s1, d0.

6 - Le placard technique visé au b du paragraphe 4 ci-dessus peut être implanté dans une circulation horizontale accessible ou
non au public, sous réserve du respect des dispositions de l’article CO 37.
Ce placard, réservé exclusivement aux matériels à gaz, doit répondre aux conditions suivantes :
— ses dimensions ne permettent pas d’y séjourner porte fermée ;

— il est réalisé, à l’exception des portes, en matériaux classés en catégorie M0 ou A2-s2, d0 ;

— il comporte un orifice d’amenée d’air de 100 centimètres carrés en partie basse donnant sur un espace ventilé ;

— il comporte un orifice d’évacuation d’air de 100 centimètres carrés en partie haute donnant sur l’extérieur, soit
directement, soit par un conduit réalisé en matériaux classés en catégorie M0 ou en classe A2-s1, d0.

7 - Un appareil de détente situé dans un local d’utilisation ne peut pas desservir d’autres appareils situés dans d’autres locaux.

Art. GZ 11 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2)
Emplacement des compteurs - Les compteurs doivent être installés dans les mêmes conditions que les appareils de détente
visés au b du paragraphe 4 de l’article GZ 10. Sauf dérogation dans la suite du présent règlement, ils ne peuvent pas être
installés dans des locaux accessibles au public.

SECTION IV
Conduites, organes de coupure et de détente
(Arr. 23 janv. 2004, art. 1)
(NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2)
Art. GZ 12 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Conformité
et mise en œuvre des matériels à gaz –
1 - Sont principalement visés par ces dispositions les tubes, les organes de coupure, les détendeurs ainsi que les modes et
matériaux d’assemblage (procédés de soudage notamment).
Les matériels à gaz doivent, chacun en ce qui le concerne, répondre à l’une des dispositions suivantes :
— être conformes aux normes ou, à défaut, aux spécifications figurant en annexe des arrêtés ministériels du 4 mars
1996 modifiés portant codification des règles de conformité des matériels à gaz aux normes les concernant lorsqu’ils
sont situés à l’intérieur des bâtiments d’habitation ou de leurs dépendances ainsi que dans les caravanes,
autocaravanes et fourgons aménagés, et du 15 juillet 1980 modifié rendant obligatoires des spécifications techniques
relatives à la réalisation et à la mise en œuvre des canalisations de gaz à l’intérieur des bâtiments d’habitation ou de
leurs dépendances pris en application du décret du 23 mai 1962, fixant les règles techniques et de sécurité applicables
aux installations de gaz combustible ;

— être conformes à toute autre norme ou spécification technique nationale d’un État membre de l’Union européenne
ou de tout autre État partie à l’accord instituant l’espace économique européen, reconnue équivalente par le ministre
chargé de la sécurité du gaz ;

— avoir fait l’objet d’un agrément préalable donné par le ministre chargé de la sécurité du gaz ;

— bénéficier d’une marque de qualité reconnue par le ministre chargé de la sécurité du gaz ;

— être autorisés par le ministre chargé de la sécurité du gaz, en l’absence de telles normes ou spécifications
techniques.

2 - Les assemblages des tubes en cuivre par brasage capillaire doivent être réalisés exclusivement par raccords préfabriqués
conformes à la spécification ATG B.524-2. Toute exécution de piquage direct ou emboîture réalisée sur chantier est interdite.
Toutefois, l’utilisation d’éléments préfabriqués, comportant des emboîtures et piquages directs réalisés en usine, est admise
s’ils répondent aux prescriptions correspondantes de la spécification ATG B.600.
L’usage de la brasure tendre (température de fusion inférieure à 450°C) est interdite.
L’emploi de tubes de cuivre pour la réalisation de canalisations alimentées à une pression supérieure à 400 mbar et d’un
diamètre extérieur supérieur à 28 mm est interdit.

3 - Les tubes d’acier utilisés doivent être conformes à l’une des normes NF A 49-111, 112, 115 et NF A 49-141, 142, 145 les
concernant. L’emploi de tubes d’acier de la série extra-légère au sens de la norme NF A 49-146 est interdit.
Les piquages sur tube d’acier doivent être exécutés conformément aux spécifications ATG B.521.
Les tubes en acier inoxydable doivent être conformes à l’une des normes NF A 49-117 ou NF A 49-147.

4 - Les tubes et accessoires en polyéthylène ne peuvent être utilisés que pour les tuyauteries enterrées extérieures aux
bâtiments. La remontée verticale jusqu’à un coffret de façade est autorisée sous fourreau. La remontée en applique doit
s’effectuer, de plus, sous protection métallique.

5 - L’installation de conduites en plomb est interdite. Toutefois, la réparation ponctuelle d’une installation existante en plomb
est admise.

6 - Les brasures, soudo-brasures, soudures et électro-soudures doivent être réalisées par des ouvriers titulaires d’une attestation
d’aptitude professionnelle, spécifique du mode d’assemblage, délivrée dans les conditions fixées par l’arrêté du 16 juillet 1980
modifié relatif à l’attribution de l’attestation d’aptitude concernant les installations de gaz à l’intérieur des bâtiments
d’habitation ou de leurs dépendances, pour la réalisation :
— de toute conduite alimentée à une pression supérieure à 400 mbar ;

— des conduites d’alimentation des chaufferies ;

— des conduites en polyéthylène enterrées à l’extérieur des bâtiments.


Pour l’application du présent paragraphe, la conduite d’alimentation d’une chaufferie est comprise entre l’organe de coupure
de bâtiment visé à l’article GZ 14 et les robinets de commande des générateurs placés en chaufferie.

Art. GZ 13 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Restrictions
au passage des canalisations dans le bâtiment –
1 - Avant sa pénétration dans le local d’utilisation, toute partie de canalisation d’alimentation doit être située à l’extérieur des
bâtiments recevant du public si son diamètre intérieur est supérieur à :
— 108 mm si la pression est au plus égale à 100 mbar ;

— 70 mm si la pression est au plus égale à 400 mbar ;

— 37 mm si la pression est supérieure à 400 mbar.

2 - Toutefois, cette restriction ne vise pas la canalisation alimentant exclusivement une chaufferie visée à l’article CH 5,
laquelle doit respecter les prescriptions techniques particulières concernant les conduites d’alimentation des chaufferies et les
organes accessoires imposées par l’article 8 de l’arrêté du 2 août 1977 modifié relatif aux règles techniques et de sécurité
applicables aux installations de gaz combustibles et d’hydrocarbures liquéfiés situées à l’intérieur des bâtiments d’habitation
ou de leurs dépendances.

3 - Les canalisations visées aux deux précédents paragraphes peuvent néanmoins emprunter :
— des passages ouverts mettant en communication deux façades d’un bâtiment ;

— des circulations de service souterraines ou sous dalles accessibles aux véhicules à moteur et comportant au moins
deux extrémités communiquant à l’air libre.
Dans ce dernier cas, leur tracé doit être aussi direct que possible et elles doivent être accessibles sur tout leur parcours aux
personnels des services de sécurité et des services de secours.
Ces canalisations sont :
— soit mises sous fourreau ventilé ou sous gaine ouverte sur l’extérieur aux deux extrémités ;

— soit construites en tubes d’acier assemblés par soudage et placées à l’abri des chocs.
Les accessoires de canalisations, tels que les organes de coupures, doivent être implantés dans un volume largement ventilé et
leur emplacement est soumis à l’avis de la commission de sécurité.
Les canalisations peuvent également être enterrées à l’aplomb de ces passages ouverts ou de ces circulations.

4 - La traversée d’un bâtiment non desservi par la canalisation de gaz alimentant un autre bâtiment de l’établissement doit
s’effectuer dans les conditions définies dans le paragraphe 3.
Si ces conditions ne peuvent pas être respectées, la traversée du bâtiment non desservi est admise sous réserve que :
— la canalisation soit en acier protégé contre la corrosion et placée sous gaine ouverte exclusivement sur l’extérieur et
constituée :

— soit d’un fourreau continu réalisé en tube d’acier, protégé contre l’incendie par une bande plâtrée d’une épaisseur
minimale de 4 cm ;

— soit d’une gaine coupe-feu de degré deux heures et réalisée en matériaux classés M0 ou A2-s2, d0 ;

— la traversée s’effectue au rez-de-chaussée, au premier niveau du sous-sol ou en vide sanitaire.


Le cheminement sera signalé sur les plans du bâtiment traversé définis à l’article MS 41.
Dans ce cas, la canalisation est considérée comme extérieure au bâtiment traversé. Elle ne nécessite pas d’organe de coupure
de bâtiment avant la traversée du bâtiment non desservi.

Art. GZ 14 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Organes de
coupure extérieurs aux bâtiments - Les organes de coupure extérieurs aux bâtiments comprennent :
— les organes de coupure de branchement visés au paragraphe 1 ;

— les organes de coupure de bâtiment visés au paragraphe 2 ;

— éventuellement les organes de coupure automatique visés au paragraphe 3.


1 - Organes de coupure de branchement :
a) Tout branchement alimentant en gaz un établissement à partir d’un réseau de distribution doit être muni d’un
organe de coupure de branchement (vanne, robinet ou obturateur).
Un établissement, qu’il soit constitué d’un ou de plusieurs bâtiments, peut être alimenté par un ou plusieurs
branchements. Pour chacun d’eux, le distributeur est responsable de la mise en place et de l’entretien de l’organe de
coupure de branchement.
L’organe de coupure de branchement doit être bien signalé, muni d’une plaque d’identification indélébile, accessible
en permanence du niveau du sol, facilement manœuvrable, placé soit à l’extérieur du bâtiment et à son voisinage
immédiat, soit dans un coffret en limite de propriété.
Il est à fermeture rapide de type 1/4 de tour ou à poussoir et, une fois fermé, ne doit être ouvert que par le distributeur
ou une personne habilitée par lui.
Dans le cas où la clé de manœuvre de l’organe de coupure est amovible, elle doit être remise au chef d’établissement
par le distributeur et être mise à la disposition des services de secours.

b) Tout branchement alimentant en gaz un établissement à partir d’un stockage d’hydrocarbures liquéfiés (GPL),
constitué d’un ou de plusieurs récipients fixes, doit être muni d’un organe de coupure de branchement (vanne, robinet
ou obturateur).
Dans le cas d’un branchement alimenté à partir d’un seul récipient fixe, le robinet de citerne fait office d’organe de
coupure de branchement.
Dans le cas d’un branchement alimenté à partir de plusieurs récipients fixes, l’organe de coupure doit respecter les
prescriptions suivantes :
— il est facilement manœuvrable et placé au voisinage immédiat du stockage ;

— il est à fermeture rapide et à commande manuelle (clé de manœuvre intégrée) et, une fois fermé, ne doit
être ouvert que par une personne habilitée par le chef d’établissement ;

— il est bien signalé, muni d’une plaque d’identification indélébile.

c) Lorsque l’organe de coupure de branchement exigé en a ou b ci-dessus est situé sur le domaine privé, le chef
d’établissement est responsable du maintien en l’état de l’accès audit dispositif et de sa signalisation. En cas de
difficultés particulières, il est tenu d’en avertir sans délai le distributeur.

Lorsque l’organe de coupure de branchement visé au a ci-dessus est installé sur le domaine public, le maire est responsable du
maintien en l’état de l’accès audit dispositif. Le chef d’établissement est, quant à lui, responsable du maintien en l’état de sa
signalisation.

2 - Organes de coupure de bâtiment :


a) Toute conduite pénétrant dans un bâtiment ou alimentant des appareils situés en terrasse ou à la partie supérieure
d’un bâtiment doit posséder un organe de coupure de bâtiment.
Cet organe de coupure est situé au plus près de la pénétration de la canalisation dans le bâtiment. Dans le cas d’une
alimentation par conduite montante extérieure, il est placé au pied du bâtiment.
La fourniture et la mise en place de cet organe de coupure sont effectuées sous la responsabilité de l’installateur ; son
entretien incombe au chef d’établissement.
Il est à fermeture rapide de type 1/4 de tour ou à poussoir et à commande manuelle (clé de manœuvre intégrée) et, une
fois fermé, ne doit être ouvert que par le chef d’établissement ou par une personne habilitée par lui.
Il doit être accessible en permanence du niveau du sol, facilement manœuvrable et bien signalé. Il doit pouvoir être
manœuvré en cas de danger immédiat.
Une plaque indicatrice doit être placée à proximité de cet organe de coupure et porter la mention : “A ne rouvrir que
par une personne habilitée.”
De plus, lorsque la pression de distribution à l’intérieur du bâtiment est supérieure à 400 mbar, l’organe de coupure du
bâtiment doit répondre aux prescriptions complémentaires suivantes :
— il doit se verrouiller automatiquement en position de fermeture ;
— il ne doit pouvoir être ouvert qu’à l’aide d’un dispositif spécifique permettant son déverrouillage, par le
chef d’établissement ou une personne habilitée par lui.
Dans le cas où un branchement n’alimente qu’un seul bâtiment à partir d’un réseau de distribution, l’organe de
coupure de branchement prévue au a du paragraphe 1 ci-dessus peut tenir lieu d’organe de coupure de bâtiment s’il
respecte les conditions du présent paragraphe ; toutefois la clef de manœuvre peut ne pas être intégrée.

b) Une consigne à respecter en cas de danger doit être apposée en évidence à proximité de chaque organe de coupure.
Cette consigne doit indiquer :
— les modalités de fermeture de l’organe de coupure ;

— l’obligation pour toute personne ayant eu à manœuvrer cet organe de coupure d’en avertir immédiatement
les services de secours compétents, le distributeur de gaz ainsi que le chef de l’établissement ;

— les numéros de téléphone des services de secours compétents (sapeurs-pompiers, distributeur de gaz, etc.).
Le chef de l’établissement est responsable du maintien en l’état de l’accès au dispositif, de sa signalisation et de la
consigne. Dans les établissements comportant plusieurs exploitations, cette obligation incombe au responsable unique
de la sécurité, conformément aux dispositions de l’article R. 123-21 du code de la construction et de l’habitation.

3 - Organes de coupure automatique :


Toute conduite alimentée à une pression supérieure à 400 mbar et comportant un parcours intérieur au bâtiment avant de
pénétrer dans le ou les locaux d’utilisation doit posséder un organe de coupure automatique.
Cet organe doit interrompre l’alimentation en gaz lorsque le débit dépasse 1,5 fois son débit nominal. Il doit être du modèle
dont le débit nominal est voisin et immédiatement supérieur au débit maximal prévisionnel. Il est placé à l’aval de l’organe de
coupure de bâtiment visé au a du § 2 avant le point de pénétration de la canalisation dans le bâtiment.
Cet organe de coupure automatique n’est pas nécessaire dans le cas d’une alimentation en gaz à partir de bouteilles de GPL.

Art. GZ 15 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Organes de
coupure des locaux d’utilisation –
1 - La desserte en gaz d’un local contenant un ou plusieurs appareils d’utilisation doit se faire par une seule conduite
comportant un organe de coupure de local, facilement accessible, bien signalé, situé à l’intérieur du local et de préférence à
proximité d’une issue.
Cet organe de coupure ne doit commander que les appareils placés dans ce local ; il doit être protégé de toute manœuvre
intempestive s’il est accessible au public.
Un local desservi en gaz ne doit pas comporter d’organes de coupure commandant des conduites alimentant des appareils
situés dans d’autres locaux.
Dans le cas où il n’existe qu’un seul appareil d’utilisation dans le local, le robinet de commande de cet appareil peut tenir lieu
d’organe de coupure du local.

2 - En atténuation du premier alinéa du paragraphe 1 ci-dessus, l’organe de coupure d’un local non accessible au public peut
être placé à l’extérieur de ce local, à condition d’être facilement accessible, bien signalé et situé hors des locaux accessibles au
public.
Dans le cas des locaux situés en rez-de-chaussée et disposant d’un accès direct sur l’extérieur, l’organe de coupure du local
peut être confondu avec l’organe de coupure de bâtiment, si celui-ci est implanté à proximité immédiate de l’accès au local et
s’il ne commande que les appareils implantés dans ce local.

3 - Dans le cas particulier d’un local chaufferie visé au paragraphe 1 de l’article CH 5, l’organe de coupure du local doit être
situé avant le point de pénétration de la conduite dans la chaufferie.
Cet organe de coupure peut toutefois être placé à l’intérieur de la chaufferie à condition qu’il soit manœuvrable depuis
l’extérieur de celle-ci.
S’il est placé à l’extérieur du bâtiment, l’organe de coupure du local peut être confondu avec l’organe de coupure de bâtiment
répondant au paragraphe 2 de l’article GZ 14.

Art. GZ 16 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Desserte en
gaz des différents niveaux d’un bâtiment –
1 - Les différents niveaux d’un bâtiment peuvent être desservis en gaz par un système de conduites placées à l’extérieur ou à
l’intérieur de ce bâtiment.

2 - Les canalisations placées à l’extérieur doivent être protégées contre la corrosion. Dans le cas où ces canalisations sont
exposées aux chocs, elles doivent être protégées mécaniquement.
Les canalisations extérieures ne peuvent en aucun cas cheminer dans les vides de construction des façades. Elles peuvent être
placées dans une gaine ou un habillage spécifique, intégré ou non à la façade, si le volume constitué par ces derniers est
largement ventilé sur l’extérieur et n’est pas en communication avec l’intérieur du bâtiment.
3 - Si une conduite pénètre dans un bâtiment à partir du sol extérieur à travers un mur enterré, l’espace annulaire entre le mur et
la conduite doit être obturé à l’aide d’un joint souple.

4 - A l’intérieur d’un bâtiment, si une conduite montante dessert plus de deux niveaux, elle doit être installée dans une gaine
verticale spécifique.
Il en est de même pour toutes les conduites montantes ou d’allure verticale traversant au moins deux planchers, sauf si elles
sont réalisées en tubes d’acier assemblés par soudage et sans joints mécaniques. Les gaines doivent répondre aux dispositions
suivantes :
— elles doivent être visitables si elles reçoivent des accessoires raccordés par joints mécaniques (organes de coupure,
détendeurs, compteurs, …) ;

— les parois doivent être édifiées en matériaux classés en catégorie M0 ou en classe A2-s2, d0, et doivent assurer un
coupe-feu équivalent au degré coupe-feu des planchers traversés, avec un minimum d’une demi-heure et un maximum
d’une heure, sauf à l’emplacement des orifices d’amenée d’air de l’alinéa ci-dessous. Les trappes de visite qui y sont
aménagées, d’une surface maximum de 0,5 m2, doivent être au minimum pare-flammes de degré une demi-heure.
Tout autre dispositif d’accès doit être réalisé en matériaux de même résistance au feu que les parois traversées.

En aggravation des dispositions ci-dessus, toute conduite verticale traversant un local à risque particulier doit être
installée dans une gaine de résistance au feu identique à celle requise pour les parois du local traversé ;

— elles doivent être ventilées sur toute leur hauteur :

— par une amenée d’air constituée par une ouverture permanente de 100 cm2 environ située en partie basse
des gaines et donnant directement sur l’extérieur ;

— par une ouverture de 100 cm2 environ à chaque traversée de plancher ;

— par une évacuation d’air ouvrant en partie haute et donnant directement sur l’extérieur constituée par un
orifice de 150 cm2 environ.
Pour un gaz plus léger que l’air, l’amenée d’air peut également déboucher sur une circulation horizontale ou sur un local
ventilé ne présentant pas de risques particuliers d’incendie.
Pour un gaz plus lourd que l’air, l’amenée d’air peut être constituée par un conduit de 100 cm 2 environ d’allure horizontale et
débouchant directement sur l’extérieur.

Art. GZ 17 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Conditions
d’installation des tuyauteries autres que les conduites montantes –
1–
a) Les conduites sont réalisées en tubes d’acier ou en tubes de cuivre.
L’emploi des joints mécaniques doit être limité au montage des accessoires, au raccordement des appareils et aux cas
où le soudage, le brasage ou le soudobrasage ne peut être correctement exécuté en place. Les accessoires tels que
compteurs, détendeurs, siphons de purge, bouchons de visite doivent être hors d’atteinte du public à l’exception des
organes de coupure prévus aux articles GZ 14 et GZ 15 et des robinets de commande d’appareils lorsqu’il en existe.

b) Les conduites autres qu’en tubes d’acier exposées aux chocs doivent être protégées mécaniquement.
Lorsque la pression est supérieure à 400 mbar, les conduites doivent être visibles ou visitables sur tout leur parcours.
L’incorporation des conduites à l’intérieur des murs et planchers (canalisations enrobées, encastrées ou engravées) est
autorisée aux conditions suivantes :
— elles sont alimentées à une pression inférieure ou égale à 400 mbar ;

— elles ne comportent ni filetage ni joint mécanique ; les assemblages par soudage, brasage et soudobrasage
doivent être réduits au minimum inévitable ;

— leur cheminement doit être rectiligne entre deux émergences ou repéré afin d’éviter les perforations ou
autres détériorations.
Tout fourreau éventuellement utilisé pour protéger les conduites dans la traversée d’une paroi doit être continu et
ouvert à l’une de ses extrémités ; l’autre étant fermée par un matériau incombustible sans action chimique sur la
conduite.
La traversée des parois creuses doit toujours s’effectuer sous fourreau.
A l’émergence de la face supérieure d’une paroi horizontale, les conduites doivent être protégées par un tronçon de
tube dépassant d’au moins 5 centimètres cette paroi ; l’espace de protection entre ce tube et la conduite doit être
obstrué à sa partie supérieure à l’aide d’un joint étanche.

c) Les conduites de gaz peuvent cheminer dans l’espace compris entre plafond et faux-plafond à condition que :
— le faux-plafond ne soit pas pris en compte pour la détermination de la résistance au feu du plancher ;

— l’intervalle compris entre le plafond et le faux-plafond soit visitable sur le parcours de la tuyauterie ;

— l’espace entre plafond et faux-plafond possède une ventilation propre ou soit en communication avec
l’atmosphère du local ou de la circulation par des ouvertures permanentes d’une section totale au moins égale
au 1/100e de la surface du faux-plafond.
Lorsque l’espace compris entre plafond et faux-plafond n’est pas ventilé, une conduite de gaz ne peut le traverser que
verticalement, sous fourreau et sous réserve que le faux-plafond ne soit pas pris en compte pour la détermination de la
résistance au feu du plancher.

d) En complément des dispositions générales ci-dessus, les conduites de gaz doivent être installées conformément aux
prescriptions particulières prévues aux paragraphes suivants du présent article.

2 - Les conduites traversant des locaux à risques particuliers, non desservis en gaz, doivent toujours être placées dans une
gaine, non visitable même pour les pressions supérieures à 400 mbar, répondant aux dispositions suivantes :
— la résistance au feu de la gaine doit être identique à celle des parois du local ;

— la gaine doit déboucher librement à une extrémité au moins sur un espace ou un local ne présentant pas de risques
particuliers ;

— la gaine est exclusivement réservée aux conduites de gaz, lesquelles ne doivent comporter ni accessoires, ni joints
mécaniques ni dérivations.
Toutefois, une conduite placée sous fourreau continu réalisé en tube acier, muni d’une protection contre l’incendie réalisée par
une bande plâtrée d’une épaisseur minimale de 4 cm, est réputée satisfaire à ces conditions.

3 - Les conduites autres qu’en tubes d’acier traversant des locaux à risques courants, non desservis en gaz ou cheminant dans
les circulations horizontales doivent être soit hors de l’atteinte normale du public, soit protégées contre les chocs.

4 - La traversée d’un local chaufferie visé au premier paragraphe de l’article CH5 est interdite.
Toutefois, une conduite placée à l’intérieur d’une gaine coupe-feu de degré 2 heures et ventilée est considérée comme étant
située hors du volume du local chaufferie. Cette gaine est exclusivement réservée à la conduite de gaz, laquelle ne doit pas
comporter d’accessoires, de joints mécaniques ni de dérivations.

5 - Le cheminement des canalisations de gaz dans les vides sanitaires doit s’effectuer selon les dispositions suivantes :
— les conduites ne doivent pas comporter d’accessoires ni de joints mécaniques ;

— les conduites sont disposées :

— soit en apparent, dans un vide sanitaire accessible et ventilé si la pression n’excède pas 400 mbar ;

— soit sous fourreau continu et ouvert à une extrémité au moins. Dans ce cas, le vide sanitaire peut ne pas être
accessible ni ventilé et la pression peut être supérieure à 400 mbar.
L’accessibilité peut se limiter à une hauteur libre de 1,30 m sur le parcours de la tuyauterie ainsi qu’entre ce parcours et la
trappe d’accès.
Un vide sanitaire est considéré comme ventilé s’il possède des ouvertures à l’air libre pratiquées sur au moins deux parois
différentes et dont la section totale libre exprimée en centimètres carrés est au moins égale à 5 fois la surface du vide sanitaire
exprimée en mètres carrés.
Les conduites de gaz peuvent emprunter les volumes inaccessibles par construction si elles sont mises sous fourreau continu et
ouvert à une extrémité au moins.

Art. GZ 18 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2)
Raccordement en gaz des appareils d’utilisation –
1 - Robinets de commande d’appareils :
a) Tout appareil d’utilisation desservi par une tuyauterie fixe doit être commandé par un organe de coupure,
accessible et placé à proximité immédiate de l’appareil.
Cet organe de coupure peut être l’un des dispositifs suivants :
— un robinet mural ;

— un déclencheur comportant un dispositif de coupure manuelle intégré ;

— un détendeur-déclencheur de sécurité à dispositif de coupure manuelle intégré.


L’extrémité de ces dispositifs doit être filetée pour permettre le montage soit d’un tube rigide, soit d’un tuyau flexible.
b) Lorsque l’appareil est muni d’un dispositif de coupure manuelle de l’arrivée du gaz, les dispositifs ci-dessus ne sont
pas exigés si :
— la tuyauterie fixe comporte une extrémité filetée permettant son obturation par un bouchon vissé en cas de
dépose de l’appareil ;

— l’appareil est obligatoirement alimenté par l’intermédiaire d’un tube rigide ou d’un tuyau flexible
métallique.

2 - Alimentation en gaz des appareils :


a) Les appareils immobilisés, les appareils raccordés à un conduit d’évacuation des produits de combustion, les
appareils à circuit de combustion étanche doivent être alimentés soit par un tube rigide soit par un tuyau flexible
métallique.

b) Les appareils non immobilisés doivent être alimentés par tuyaux flexibles métalliques.
Toutefois, un appareil de cuisson à usage domestique peut être alimenté par un tuyau flexible à base de tube
caoutchouc avec ou sans armature.
L’usage des tubes souples pour l’alimentation en gaz des appareils est interdit. Toutefois, l’usage des tubes souples
reste admis dans les cas suivants :
— alimentation d’un appareil d’utilisation relié à une unique bouteille de butane commercial ;

— alimentation des appareils autres que de chauffage et de production d’eau chaude dont le débit calorifique
nominal ne dépasse pas 5 kW ;

— alimentation à partir d’une installation existante d’un appareil de cuisson à usage domestique.
c) Les tubes souples et tuyaux flexibles doivent :
— être adaptés à la nature du gaz distribué ;

— être visitables sur toute leur longueur ;

— être disposés de façon à ne pouvoir être atteints par les flammes des brûleurs, ni détériorés par les produits
de combustion, les parties chaudes des appareils ou par les débordements de produits chauds ;

— être renouvelés dès que leur état l’exige et en tout cas obligatoirement avant leur date limite d’emploi
marquée sur le tuyau de façon indélébile.
d) Un raccord rapide avec obturation automatique ne peut être utilisé que pour l’alimentation des appareils de cuisson.
Il doit être monté en extrémité d’une tuyauterie fixe et être suivi d’un tuyau flexible obligatoirement métallique.
Ce raccord rapide ne peut tenir lieu de robinet de commande d’appareil.

Art. GZ 19 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Essais -
Après leur pose, les tuyauteries fixes doivent subir de la part de l’installateur avant leur première mise en service les épreuves
de résistance mécanique et d’étanchéité sous les pressions prévues dans le tableau ci-après :

PRESSION
PRESSION d’essai de
PRESSION DE SERVICE (P) d’essai
résistance mécanique
d’étanchéité
Distribué par réseau P supérieure à 0,4 et inférieure ou égale à 4 bar. 6 bar 0,4 bar
P inférieure ou égale à 0,4 bar. Pas d’essai P
Distribué par récipient Avant détente finale. 3 bar 3 bar
Après détente finale. Pas d’essai P

Toutefois, la pose de tuyauteries fixes de longueur inférieure à 2 mètres et alimentées à une pression au plus égale à 400 mbar
peut ne faire l’objet que d’un contrôle d’absence de fuite.
Seuls peuvent être utilisés pour les essais d’étanchéité : l’air comprimé, l’azote, le butane, le propane, le dioxyde de carbone ou
le gaz normalement distribué.

SECTION V
Aération et ventilation des locaux, évacuation de produits de la combustion
(Arr. 23 janv. 2004, art. 1)
(NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2)
Art. GZ 20 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Définitions –
§ 1. Appareil de type A (appareil dit “non raccordé”).
Un appareil est de type A lorsqu’il n’est pas destiné à être raccordé à un conduit ou à un dispositif d’évacuation des
produits de la combustion vers l’extérieur.

§ 2. Appareil de type B (appareil dit “raccordé”).


Un appareil est de type B lorsque les produits de la combustion sont évacués vers l’extérieur par l’intermédiaire d’un
conduit de raccordement le reliant à un conduit d’évacuation ou à un autre dispositif d’évacuation. L’air de combustion
est prélevé directement dans le local.

§ 3. Appareil de type C (appareil dit “à circuit de combustion étanche”).


Un appareil est de type C lorsque le circuit de combustion (alimentation en air, chambre de combustion, évacuation des
produits de combustion) ne communique en aucune de ses parties avec l’air du local où cet appareil est installé ou avec
l’air des locaux traversés par le circuit de combustion.
L’appareil comporte des dispositifs spécifiques d’alimentation en air et d’évacuation des produits de combustion qui
prélèvent l’air et renvoient les gaz brûlés à l’extérieur.
Il n’existe pas d’interaction entre la ventilation du local et le fonctionnement de l’appareil.

§ 4. Local aéré : local muni d’au moins une baie (porte, fenêtre, châssis,…) d’une surface ouvrante d’au moins 0,4 m2
ouvrant directement sur l’extérieur ou sur une courette intérieure non couverte dont la plus petite dimension est au moins
égale à 2 mètres.

§ 5. Local ventilé : local dont l’air ambiant est renouvelé par introduction d’air et évacuation d’air vicié. Pour les locaux
d’utilisation du gaz :
— l’introduction d’air s’effectue par une amenée d’air directe ou indirecte ;

— l’évacuation d’air vicié par les produits de la combustion s’effectue vers l’extérieur soit directement à travers une
paroi, soit par l’intermédiaire d’un conduit.

§ 6. Amenée d’air :
Amenée d’air indirecte : l’air extérieur pénètre par des amenées d’air directes dans un ou plusieurs locaux soit voisins,
soit séparés du local à alimenter par un seul autre local. L’air peut éventuellement transiter par une circulation.
Amenée d’air directe : l’air extérieur pénètre directement dans le local où se trouvent le ou les appareils d’utilisation à
alimenter, par un conduit ou par des passages ménagés dans les parois extérieures.

Art. GZ 21 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Ventilation
et aération des locaux contenant des appareils de type A ou B –
§ 1. Cet article ne concerne pas les chaufferies visées à l’article CH 5.

§ 2. Ventilation des locaux.


Tout local contenant un ou plusieurs appareils de type A ou B doit posséder une amenée d’air permettant de fournir à ce
ou ces appareils la quantité d’air nécessaire à leur fonctionnement normal.
Tout local contenant au moins un appareil de type A doit posséder une évacuation d’air vicié pour limiter les effets de
pollution par les produits de combustion. Sauf dispositions contraires, cette exigence ne concerne pas les locaux
contenant uniquement un ou plusieurs appareils raccordés, pour lesquels l’évacuation des produits de combustion
s’effectue par un dispositif conforme l’article GZ 25. La position du ou des orifices d’amenée d’air doit être déterminée
en fonction des dimensions du local et de l’implantation de l’évacuation d’air vicié pour assurer un balayage efficace.
a) Amenée d’air nécessaire au fonctionnement des appareils raccordés ou non.
Elle peut être directe ou indirecte, mécanique ou naturelle.
Selon les types d’appareils installés, les débits d’air minimum à assurer sont les suivants :
— 1,75 m3/h d’air par kW de puissance calorifique totale des appareils raccordés, installés dans le
local et qui ne comportent pas de coupe-tirage ou de régulateur de tirage ;

— 3,5 m3/h d’air par kW de puissance calorifique totale des appareils raccordés munis d’un coupe-
tirage ou d’un régulateur de tirage ;

— 10 m3/h d’air par kW de puissance calorifique totale des appareils non raccordés.
Dans le cas où l’amenée d’air est indirecte, l’air ne doit pas provenir d’un local à risque particulier. Si un
orifice est aménagé dans une paroi pour réaliser le transfert d’air, il doit être placé en partie basse et être
équipé d’un dispositif d’obturation permettant de rétablir la résistance au feu de la paroi lorsque celle-ci est
requise.
Si l’amenée d’air est mécanique, elle doit fonctionner au moins pendant la durée de marche des appareils.
L’alimentation en gaz ou le fonctionnement du ou des appareils peut être asservi au fonctionnement de cette
amenée d’air. La suite du présent règlement précise les cas où cet asservissement est obligatoire.
Dans un local comportant une amenée d’air mécanique et une extraction mécanique, l’amenée d’air doit être
asservie à l’extraction.
Si l’amenée d’air est naturelle, le ou les orifices doivent avoir une section libre totale compatible avec les
débits à assurer et ne doivent pas être obturés pendant la durée de marche des appareils.

b) Évacuation de l’air vicié d’un local contenant un appareil de type A (appareil dit “non raccordé”).
Dans un même local, l’évacuation de l’air vicié par les produits de combustion des appareils non raccordés
doit être réalisée en totalité soit naturellement, soit mécaniquement.
L’évacuation naturelle de l’air vicié est réalisée par un ou plusieurs orifices disposés à au moins 1,80 m au-
dessus du sol et à la base d’un conduit vertical débouchant hors toiture. L’évacuation naturelle par un orifice
réalisé dans une paroi extérieure est interdite.
L’évacuation de l’air vicié peut être assurée par le coupe-tirage, s’il existe, d’un appareil raccordé sous
réserve que ce dernier soit situé dans le même local et à proximité du ou des appareils non raccordés, et que
la partie supérieure de l’orifice d’entrée du coupe-tirage soit située à 1,80 m au moins au-dessus du sol.
L’évacuation mécanique peut être assurée soit par l’intermédiaire d’un réseau d’extraction commun à
plusieurs locaux, soit par un dispositif d’extraction spécifique ou non au local, par conduit ou à travers une
paroi extérieure. La suite du présent règlement précisera les cas où le dispositif d’extraction est
obligatoirement spécifique.
Un appareil raccordé à un conduit de fumée à tirage naturel ne peut être installé dans un local comportant une
extraction mécanique.
L’évacuation mécanique de l’air vicié doit fonctionner au moins pendant la durée de marche des appareils : à
l’arrêt de l’extraction mécanique, ces appareils doivent être mis à l’arrêt manuellement ou automatiquement.
L’alimentation en gaz ou le fonctionnement d’un ou plusieurs appareils non raccordés situés dans le local
peut être asservie au fonctionnement de l’extraction mécanique de ce local. La suite du présent règlement
précise les cas où cet asservissement est obligatoire. Les produits de combustion des appareils de cuisson non
raccordés peuvent être captés par une hotte placée au-dessus de ces appareils. Celle-ci doit être raccordée à
un conduit d’évacuation de section appropriée.

§ 3. Aération des locaux.


Tout local où le public a accès et renfermant un appareil de type A ou B doit comporter un ouvrant sur l’extérieur d’au
moins 0,40 m2 de surface, permettant l’aération rapide du local en cas de nécessité.

§ 4. En complément des dispositions des paragraphes précédents, la suite du présent règlement précise les conditions
particulières d’aération et de ventilation des locaux relevant d’usages particuliers (grandes cuisines isolées ou non du
public, salles d’enseignement à caractère technique ou scientifique, etc.).

Art. GZ 22 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Dispositions
complémentaires applicables à l’installation des appareils de type A –
1 - Ces dispositions s’appliquent aux appareils suivants :
— les panneaux radiants ;

— les appareils de chauffage de terrasse ;

— les appareils de cuisson ;

— les réchauds-lessiveuses d’un débit calorifique nominal inférieur ou égal à 14 kW ;

— les machines à laver d’un débit calorifique nominal inférieur ou égal à 6 kW ;

— les appareils de production d’eau chaude à accumulation, réfrigérateurs et tous appareils à usage domestique autres
que les appareils de chauffage dont le débit calorifique nominal ne dépasse pas 2,3 kW ;

— les appareils de production d’eau chaude à fonctionnement intermittent dits “chauffe-eau instantanés” portant la
mention “dispensé de raccordement” ;

— les appareils à effet décoratif, installés dans les foyers ouverts, ne relevant pas de la NF EN 509 ;

— les appareils de laboratoire d’un débit calorifique inférieur ou égal à 5 kW.

2 - Tout local non accessible au public, de volume inférieur à 8 m 3 et comportant un appareil non raccordé doit posséder un
ouvrant sur l’extérieur d’une surface d’au moins 0,40 m2. Cette exigence n’est pas imposée si l’appareil installé répond
simultanément aux conditions suivantes :
— il comporte sur chaque brûleur et sa veilleuse éventuelle un dispositif assurant la coupure automatique de
l’alimentation en gaz en cas d’extinction fortuite de la flamme ;

— il est raccordé au robinet de commande par un tube rigide ou un tuyau flexible à embouts mécaniques. Un local
réservé au sommeil ne peut recevoir un appareil non raccordé.
3 - Un appareil de production d’eau chaude à fonctionnement intermittent dit “chauffe-eau instantané” peut être installé dans
un local répondant simultanément aux conditions suivantes :
— il ne s’agit pas d’un local sanitaire (douches, toilettes…) ;

— le volume du local est au moins égal à 15 m3 ;

— le local possède un ouvrant sur l’extérieur d’une surface d’au moins 0,4 m2 ;

— le local ne doit pas contenir plus d’un appareil de production d’eau chaude non raccordé.
L’appareil ne doit desservir ni douche ni récipient de plus de 50 litres de capacité. En outre, il ne doit pas desservir plus de
trois postes d’eau.

Art. GZ 23 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Dispositions
relatives aux appareils de type C –
1 - Cet article ne concerne pas les appareils visés à l’article CH 5.

2 - Tous locaux, y compris ceux visés à l’article CH 6, contenant uniquement des appareils à circuit étanche, peuvent ne pas
comporter d’ouvrant sur l’extérieur. De plus, de par la conception des appareils à circuit étanche, aucune exigence de
ventilation de ces locaux n’est imposée pour assurer le fonctionnement normal desdits appareils.

3 - Les dispositifs d’alimentation en air et d’évacuation des produits de combustion des appareils à circuit étanche prélèvent
l’air et rejettent les produits de combustion à l’extérieur soit directement à travers une paroi extérieur, soit par l’intermédiaire
d’un conduit bénéficiant d’un avis technique délivré conformément aux dispositions de l’arrêté du 2 décembre 1969 relatif à la
commission chargée de formuler des avis techniques sur des procédés, matériaux, éléments ou équipements utilisés dans la
construction.
Les orifices d’évacuation des appareils à circuit de combustion étanche rejetant les produits de combustion à travers une paroi
extérieure doivent être situés à 0,40 m au moins de toute baie ouvrante et à 0,60 m au moins de tout orifice d’entrée d’air de
ventilation, ces distances étant mesurées de l’axe de l’orifice d’évacuation des produits de combustion au point le plus proche
de la baie ouvrante ou de l’orifice de ventilation.
Les orifices d’évacuation débouchant directement sur une circulation extérieure (notamment voie publique ou privée) à moins
de 1,80 m au-dessus du sol doivent comporter un déflecteur inamovible donnant aux gaz évacués une direction sensiblement
parallèle au mur.

Art. GZ 24 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Dispositions
complémentaires à l’utilisation des hydrocarbures liquéfiés dans les locaux enterrés –
1 - Les dispositions ci-après ne concernent pas :
— les appareils situés en chaufferie ;

— les appareils de type C, qui relèvent de l’article GZ 23.

2 - Aucun appareil de type A ou B utilisant les hydrocarbures liquéfiés purs ou dilués ne peut être installé dans les locaux
totalement enterrés.
Toutefois, ils peuvent être utilisés dans les locaux dont le sol est sur tout son pourtour à un niveau inférieur à celui du sol
environnant si les conditions ci-après sont simultanément réalisées :
a) Le local comporte un dispositif de ventilation avec :
— une amenée d’air par un ou plusieurs conduits prélevant l’air directement à l’extérieur et dont la partie
basse du ou des orifices débouchant dans le local est située au plus à 0,30 m du sol du local ;

— une évacuation d’air vicié du local réalisée :

— soit par un orifice disposé à au moins 1,80 m au-dessus du sol et à la base d’un conduit vertical
débouchant hors toiture ;

— soit par un dispositif d’évacuation mécanique.

b) Lorsque le local comporte un appareil de type A, la ventilation est assurée par soufflage et/ou par extraction
mécanique. Un système assurant la coupure de l’arrivée du gaz au local, en cas de non-fonctionnement de la
ventilation, est prévu.

c) L’ouvrant prévu au paragraphe 3 de l’article GZ 21 ou au paragraphe 2 de l’article GZ 22 est situé sur une paroi
latérale.
Art. GZ 25 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Évacuation
des produits de la combustion des appareils du type B -
1 - Cet article ne concerne pas l’évacuation des produits de combustion des appareils visés à l’article CH 5.

2 - L’évacuation des produits de la combustion d’un appareil à gaz du type B doit être réalisée par l’un des dispositifs
suivants :
— un conduit polycombustible conforme aux prescriptions du paragraphe 3 ci-après ;

— un conduit dit “conduit spécial gaz” conforme aux prescriptions du paragraphe 4 ci-après ;

— un conduit conforme aux prescriptions du paragraphe 5 ci-après, s’il s’agit d’un conduit réalisé avant la date
d’entrée en vigueur des présentes dispositions ;

— un dispositif spécifique conforme aux prescriptions du paragraphe 6 ci-après.

3 - Les conduits polycombustibles doivent satisfaire aux prescriptions suivantes :


— être conformes aux dispositions de l’arrêté du 22 octobre 1969 relatif aux conduits de fumée desservant les
logements ;

— être réalisés conformément aux prescriptions de la norme XP P51-201 (réf. DTU 24-1) relative aux travaux de
fumisterie dans le bâtiment en ce qui concerne le choix du matériau et sa mise en œuvre. Le dimensionnement de ces
conduits doit également répondre aux exigences de cette norme.

4 - Les conduits spécialement réservés à l’évacuation des produits de combustion du gaz (conduits spéciaux gaz) doivent
satisfaire aux prescriptions suivantes :
— être conformes aux dispositions de l’arrêté du 22 octobre 1969 relatif aux conduits de fumée desservant les
logements ;

— être réalisés conformément aux dispositions de la norme NF P45-204 (réf. DTU 61.1) relative aux installations de
gaz en ce qui concerne le choix du matériau, la mise en œuvre et les caractéristiques dimensionnelles.

5 - Les conduits réalisés avant la date d’application du présent règlement pourront être utilisés pour le raccordement d’un
nouvel appareil s’ils répondent aux prescriptions des paragraphes 3 ou 4 ci-dessus ou s’ils sont remis en état conformément
aux prescriptions de la norme XP P51-201 (réf. DTU 24.1) relative aux travaux de fumisterie dans le bâtiment.
La section minimale du conduit après remise en état doit répondre aux dispositions de la norme NF P45-204 (réf. DTU 61.1)
relative aux installations de gaz.
Le débouché à l’extérieur du conduit, qui ne satisferait pas aux règles imposées par l’arrêté relatif aux conduits de fumée
desservant les logements, est admis sous réserve qu’il soit à une hauteur telle que les obstacles formés par les parties
d’immeuble distantes de moins de 8 m ne créent pas de zone de surpression préjudiciable au fonctionnement du conduit.
Les conduits doivent être soit individuels soit collectifs avec conduit de raccordement individuel s’élevant sur la hauteur d’un
étage. Des dérogations pour l’utilisation de conduits de fumée collectifs, sans départ individuel (type “Alsace”), pourront être
accordées après avis de la commission de sécurité.

6 - Lorsque l’évacuation des fumées a lieu par extraction mécanique, un dispositif de sécurité doit arrêter automatiquement les
appareils en cas de panne. Ce système de sécurité, assurant l’arrêt automatique de la combustion, peut être intégré aux
appareils.

7 - Certains appareils sont conçus pour être raccordés à des dispositifs spécifiques d’évacuation des produits de combustion qui
ne répondent pas aux paragraphes 3 à 5 précédents.
Dans ce cas, le dispositif d’évacuation doit :
— soit être admis au titre du marquage CE de l’appareil concerné ;

— soit bénéficier d’un avis technique conforme à l’arrêté du 2 décembre 1969 relatif à la commission chargée de
formuler des avis techniques sur des procédés, matériaux, éléments ou équipements utilisés dans la construction.

SECTION VI
Appareils d’utilisation
(Arr. 23 janv. 2004, art. 1)
(NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2)
Art. GZ 26 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Conformité
des appareils à gaz –
1 - Les appareils à gaz doivent bénéficier du marquage CE délivré dans les conditions de l’arrêté du 12 août 1991 modifié
portant application de la directive 90/396/CEE modifiée relative aux appareils à gaz.

2 - Les appareils à gaz n’entrant pas dans le champ d’application de l’arrêté précité peuvent être admis s’ils bénéficient :
— soit d’un marquage CE au titre des équipements thermiques industriels relevant de la directive 89/392/CEE
modifiée relative aux machines ;

— soit d’un agrément préalable donné par le ministre chargé de la sécurité du gaz. Cet agrément n’est pas exigé pour
les appareils à gaz dont le débit calorifique nominal ne dépasse pas 5 kW.
Ces appareils sont cités au paragraphe 2 de l’article 1er de l’arrêté du 12 août 1991 portant application de la directive
90/396/CEE du 29 juin 1990.

SECTION VII
Conformité, entretien et vérifications des installations de gaz
(Arr. 23 janv. 2004, art. 1)
(NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2)

Art. GZ 27 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Certificat de
conformité –
1 - Après réalisation de toute installation comportant des tuyauteries fixes, l’installateur doit rédiger un certificat de conformité
attestant que l’installation est conforme aux dispositions du présent règlement et aux prescriptions particulières du permis de
construire.
Dans le cas où plusieurs installateurs interviennent, chacun d’eux doit établir et signer un certificat de conformité en précisant
les parties de l’installation qu’il a réalisées.
Le ou les certificats doivent mentionner la date et le résultat des essais prévus à l’article GZ 19.

2 - Le certificat de conformité est rédigé en double exemplaire, l’un étant destiné au distributeur, l’autre étant joint au registre
de sécurité de l’établissement.

Art. GZ 28 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Mise en gaz
et utilisation –
1 - La mise en gaz des installations doit faire l’objet d’une demande par le responsable de l’établissement (maître d’ouvrage,
chef d’établissement…).
Le responsable de l’établissement ou son représentant devra remettre au distributeur, avant la mise en gaz, un des exemplaires
du ou des certificats de conformité établis par le ou les installateurs. Il devra être présent lors de cette opération.

2 - L’utilisation du gaz ne peut intervenir qu’après vérification de l’installation, par une personne ou un organisme agréé,
conformément au premier paragraphe de l’article GZ 30. Cette vérification doit faire l’objet d’un rapport de vérification
technique conforme aux dispositions de l’article GE 9.
Un visa apposé par cette personne ou cet organisme sur l’exemplaire du certificat de conformité joint au registre de sécurité
atteste que l’installation satisfait aux exigences réglementaires.

Art. GZ 29 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Entretien –
1 - L’exploitant de l’établissement doit entretenir régulièrement et maintenir en bon état de fonctionnement les installations,
appareils et accessoires qui relèvent de sa responsabilité.

2 - Un livret d’entretien sur lequel l’exploitant est tenu de noter les dates des vérifications et des opérations d’entretien
effectuées sur les installations et appareils visés au paragraphe 1 ci-dessus doit être annexé au registre de sécurité de
l’établissement.

Art. GZ 30 - (Arr. 23 janv. 2004, art. 1). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2) Vérifications
techniques –
1- Les installations doivent être vérifiées dans les conditions prévues à la section II du chapitre I er du présent titre.

2 - Les vérifications périodiques doivent avoir lieu tous les ans et concernent :
— le stockage d’hydrocarbures liquéfiés visé à la section II ;

— les installations de distribution de gaz visées aux sections III et IV ;

— les locaux d’utilisation du gaz visés à la section V ;

— les appareils d’utilisation visés à la section VI.


Elles ont pour objet de s’assurer :

— de l’état d’entretien et de maintenance des installations et appareils ;

— des conditions de ventilation des locaux contenant des appareils d’utilisation ;

— des conditions d’évacuation des produits de la combustion ;

— de la signalisation des dispositifs de sécurité ;

— de la manœuvre des organes de coupure du gaz ;

— du fonctionnement des dispositifs asservissant l’alimentation en gaz à un système de sécurité ;

— du réglage des détendeurs ;

— de l’étanchéité des canalisations de distribution de gaz.»

CHAPITRE VII
Installations électriques
(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er)
(Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5)

SECTION I
Généralités
(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er)
(Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5)

Art. EL 1 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Objectifs - Les
dispositions du présent chapitre ont pour objectifs :
- d’éviter que les installations électriques ne présentent des risques d’éclosion, de développement et de propagation
d’un incendie;

- de permettre le fonctionnement des installations de sécurité lors d’un incendie.

Art. EL 2 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Documents à fournir -
Les documents à fournir en application de l’article GE 2, § 2, comprennent :
- une note indiquant l’adresse de l’établissement, sa catégorie, son type et les différentes sources d’énergie qui seront
employées avec mention de leur tension nominale et de leur puissance disponible; la note de calcul de la puissance
demandée aux sources de sécurité, et notamment aux groupes électrogènes, devra être jointe;

- un plan détaillé des bâtiments précisant l’emplacement des locaux de service électrique, des principaux tableaux
électriques et le cheminement des canalisations;

- un schéma de distribution générale des installations électriques précisant pour les canalisations principales la nature,
les sections, le mode de pose et les caractéristiques des dispositifs de protection contre les surintensités et contre les
contacts indirects;

- les documents relatifs aux installations d’éclairage visés à l’article EC 4.

Art. EL 3 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Définitions - Pour
l’application du présent règlement, on appelle :
- source normale : source constituée généralement par un raccordement au réseau électrique de distribution publique
haute tension ou basse tension;

- source de remplacement : source délivrant l’énergie électrique permettant de poursuivre tout ou partie de
l’exploitation de l’établissement en cas de défaillance de la source normale. Durant la période d’exploitation de
l’établissement, l’énergie électrique provient soit de la source normale, soit de la source de remplacement (si cette
dernière existe). Cet ensemble est appelé « source normal-remplacement »;

- source de sécurité : source prévue pour maintenir le fonctionnement des matériels concourant à la sécurité contre les
risques d’incendie et de panique en cas de défaillance de la source « normal-remplacement »;
- temps de commutation : intervalle de temps entre le moment où apparaît une défaillance de l’alimentation normale et
le moment où la tension est disponible aux bornes de la source de sécurité;

- alimentation normale : alimentation provenant de la source normale;

- alimentation de remplacement : alimentation provenant de la source de remplacement;

- alimentation électrique de sécurité (AES) : dispositif qui fournit l’énergie électrique nécessaire au fonctionnement
des installations de sécurité définies ci-après afin de leur permettre d’assurer leur fonction aussi bien en marche
normale, lorsque l’énergie provient de la source normal-remplacement, qu’en marche en sécurité lorsque l’énergie
provient de la source de sécurité;

- installations de sécurité : installations qui doivent être mises ou maintenues en service pour assurer l’évacuation du
public et faciliter l’intervention des secours. Elle comprennent :

- l’éclairage de sécurité;

- les installations du système de sécurité incendie (SSI);

- les ascenseurs devant être utilisés en cas d’incendie;

- les secours en eau (suppresseurs d’incendie, pompes de réalimentation en eau, compresseurs d’air des systèmes
d’extinction automatique à eau, etc.);

- les pompes d’exhaure;

- d’autres équipements de sécurité spécifiques de l’établissement considéré à condition qu’ils concourent à la sécurité
contre les risques d’incendie et de panique;

- les moyens de communication destinés à donner l’alerte interne et externe;

- tableau électrique : ensemble de dispositifs de commande, de protection, de distribution de l’énergie électrique


regroupés sur un même support. Il peut être disposé dans une enveloppe telle que armoire, coffret. Il est dit « de
sécurité » lorsque les dispositifs précités concernent exclusivement des installations de sécurité. Il est dit « normal »
dans le cas contraire. Les dispositifs de commande, même groupés, ne constituent pas un tableau;

- canalisation électrique : ensemble constitué par un ou plusieurs conducteurs électriques et les éléments assurant leur
fixation et, le cas échéant, leur protection mécanique. Les conditions d’essais, de classification et les niveaux
d’attestation de conformité relatifs au comportement au feu des câbles électriques ainsi que l’agrément des
laboratoires d’essais sont fixés dans l’arrêté du 21 juillet 1994.

Art. EL 4 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Règles générales –
§ 1. Les installations électriques doivent être conformes au décret no 88-1056 du 14 novembre 1988 du ministère chargé
du travail et à ses arrêtés d’application, ainsi qu’aux normes auxquelles ils font référence.
Si une installation de protection des structures contre la foudre est prévue, elle doit être conforme aux dispositions des
normes en vigueur (NF C 17-100 Protection contre la foudre. - Protection des structures contre la foudre. - Installations
de paratonnerre, NF C 17-102 Protection des structures et des zones ouvertes contre la foudre par paratonnerre à
dispositif d’amorçage) .

§ 2. L’établissement ne doit pas être traversé par des canalisations électriques qui lui sont étrangères, sauf si elles sont
placées dans des cheminements techniques protégés tels que visés à l’article MS 53, § 4, avec des parois coupe-feu de
degré 1 heure au moins et si elles ne comportent aucune connexion sur leur parcours.

§ 3. Les installations desservant les locaux et dégagements non accessibles au public doivent être commandées et
protégées indépendamment de celles desservant les locaux et dégagements accessibles au public, à l’exception des
installations de chauffage électrique. Toutefois, un local non accessible au public, de faible étendue, situé dans un
ensemble de locaux accessibles au public peut avoir des circuits commandés et protégés par les mêmes dispositifs.

§ 4. L’exploitant peut poursuivre l’exploitation de son établissement en cas de défaillance de la source normale si l’une
des conditions suivantes est remplie :
- une source de remplacement fonctionne;

- l’éclairage naturel des locaux et des dégagements est suffisant pour permettre l’exploitation, d’une part, et
les mesures de sauvegarde propres à assurer la sécurité du public sont respectées, d’autre part;
- l’éclairage de sécurité des établissements comportant des locaux à sommeil est complété dans les conditions
prévues dans les dispositions particulières, d’une part, et les mesures de sauvegarde propres à assurer la
sécurité du public sont respectées, d’autre part.
La source de remplacement, si elle existe, doit alimenter au minimum l’éclairage de remplacement, les chargeurs des
sources centralisées ainsi que les circuits des blocs autonomes d’éclairage de sécurité. La défaillance de la source de
remplacement doit entraîner le fonctionnement de l’éclairage de sécurité.

§ 5. Dans les locaux et dégagements accessibles au public, la plus grande tension existante en régime normal entre deux
conducteurs ou entre l’un d’eux et la terre ne doit pas être supérieure au domaine de la basse tension.
Toutefois, cette disposition ne s’oppose pas :
- à l’utilisation de tensions plus élevées pour des applications déterminées telles que l’emploi de lampes à
décharge et d’appareils audiovisuels et d’électricité médicale;

- au passage des canalisations générales d’alimentation haute tension si elles sont placées dans des
cheminements techniques protégés avec des parois coupe-feu de degré 1 heure au moins et si elles ne
comportent aucune connexion sur leur parcours.
§ 6. Les installations électriques des locaux à risques particuliers tels que définis à l’article CO 27 doivent être établies
dans les conditions requises par la norme NF C 15-100 pour les locaux présentant des risques d’incendie (condition
d’influence externe BE 2).

SECTION II
Règles d’installations
(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er)
(Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5)
Art. EL 5 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Locaux de service
électrique–
§ 1. Les locaux de service électrique sont les locaux renfermant des matériels électriques et dont l’accès est réservé aux
personnes qualifiées, chargées de l’entretien et de la surveillance des matériels.

§ 2. Les locaux de service électrique doivent être identifiés et faciles à atteindre par les services de secours.

§ 3. L’isolement de ces locaux peut être réalisé, selon la nature des matériels qu’ils renferment :
a) Par des parois verticales et plancher haut coupe-feu de degré 2 heures et des dispositifs de franchissement coupe-
feu de degré 1 heure sans communication directe avec les locaux ou dégagements accessibles au public.

b) Par des parois verticales et plancher haut coupe-feu de degré 1 heure et portes coupe-feu de degré 1/2 heure.

c) Sans autres dispositions d’isolement que celles prévues pour les locaux à risques courants; dans ce cas, le local est
dit ordinaire.
§ 4. Ils doivent être dotés de moyens d’extinction adaptés aux risques électriques.
Les appareils portatifs doivent porter des signes distinctifs bien visibles indiquant qu’ils sont utilisables pour un feu se
produisant en présence de conducteurs ou d’appareils électriques.

§ 5. Ils doivent disposer d’un éclairage de sécurité constitué par un ou des blocs autonomes ou luminaires alimentés par la
source centralisée, d’une part, et par un ou des blocs autonomes portables d’intervention (BAPI), d’autre part.

Art. EL 6 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Matériels à haute
tension ou contenant des diélectriques susceptibles d’émettre des vapeurs inflammables ou toxiques - Les postes de
livraison, les postes de transformation, les cellules à haute tension et les matériels électriques contenant des diélectriques
susceptibles d’émettre des vapeurs inflammables ou toxiques doivent être disposés dans des locaux de service électrique
répondant aux dispositions de l’article EL 5. Ils doivent être ventilés sur l’extérieur, soit directement, soit par l’intermédiaire
d’un conduit et isolés dans les conditions du § 3 (a), de cet article.
Cette disposition ne s’applique pas aux condensateurs utilisés en éclairage, dans la mesure où la quantité totale de diélectrique
liquide est inférieure à 0,2 litre par luminaire.

Art. EL 7 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Implantation des
groupes électrogènes -
§ 1. Les groupes électrogènes, à l’exception de ceux dont le fonctionnement est associé à une installation de cogénération,
doivent être disposés dans des locaux de service électrique répondant aux dispositions de l’article EL 5 et isolés dans les
conditions du § 3 (a) de cet article.

§ 2. Si le fonctionnement des groupes est associé à une installation de cogénération, leur installation doit répondre aux
dispositions spécifiques du chapitre V du présent titre relatives aux installations de cogénération.
§ 3. Les locaux où sont installés les moteurs, quelle que soit la puissance de ces derniers, doivent être largement ventilés
sur l’extérieur.

§ 4.
a) Lorsque le combustible utilisé est liquide, l’aménagement du local et l’alimentation en combustible doivent
respecter les dispositions suivantes :
- le sol du local doit être imperméable et former une cuvette étanche, le seuil des baies étant surélevé d’au
moins 0,10 mètre et toutes dispositions doivent être prises pour que le combustible accidentellement répandu
ne puisse se déverser par les orifices placés dans le sol;

- si le local est en sous-sol, il doit être desservi par un conduit coupe-feu de degré 1 heure débouchant à
l’extérieur, au niveau du sol, permettant la mise en œuvre du matériel de ventilation des sapeurs-pompiers, et
fermé à l’aide d’un dispositif démontable sans outillage;

- les canalisations de combustible doivent être fixes, étanches et rigides; elles peuvent être souples dans la
partie liaison au groupe;

- si une nourrice en charge alimente les moteurs, elle doit être munie :

- d’une tuyauterie de trop-plein de section au moins double de celle de la tuyauterie d’alimentation, sans
point haut;

- d’un ou plusieurs évents;

- d’indicateurs de niveau résistant aux chocs et aux variations de température;

- le réservoir principal doit être en contrebas de la nourrice ou, s’il n’en existe pas, du moteur; si la
disposition précédente est impossible, l’alimentation du moteur doit être assurée par une tubulure en partie
supérieure du réservoir et pourvue d’un dispositif antisiphon doublé d’un second dispositif à commande
manuelle;

- un dispositif de coupure rapide de l’alimentation en combustible doit être placé à l’extérieur du local;

- un dépôt d’au moins 100 litres de sable et une pelle ainsi que des extincteurs portatifs pour feux de classe
B1 ou B2 au moins doivent être conservés au voisinage immédiat de la porte d’accès.
b) Lorsqu’il s’agit de combustible liquide de première catégorie (point d’éclair inférieur à 55°C), la quantité de
combustible autorisée dans la salle des moteurs est limitée à 15 litres si l’alimentation de ces derniers est faite par
gravité et à 50 litres si elle est assurée par une pompe à partir d’un réservoir placé en contrebas des moteurs. En aucun
cas, le remplissage des réservoirs placés dans la salle des moteurs ne doit être assuré automatiquement.

c) Lorsqu’il s’agit de combustible liquide de deuxième catégorie (point d’éclair supérieur ou égale à 55°C et inférieur
à 100°C), la quantité de combustible autorisée dans la salle des moteurs est limitée à 500 litres en réservoirs fixes. Si
la quantité de combustible stock est supérieure à cette valeur, le stockage doit s’effectuer dans un local spécial
répondant aux dispositions des articles CH 15, CH 16 et CH 17.

§ 5. Lorsque le combustible utilisé est gazeux, l’installation doit répondre au chapitre VI du présent titre.

§ 6. Les gaz de combustion doivent être évacués directement sur l’extérieur par des conduits qui doivent être réalisés en
matériaux incombustibles, être étanches et placés dans une gaine de degré coupe-feu égal au degré de stabilité au feu du
bâtiment.

Art. EL 8 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Batteries
d’accumulateurs et matériels associés (chargeurs, onduleurs) –
§ 1. Les batteries d’accumulateurs et les matériels associés qui alimentent des équipements autres que ceux des
installations de sécurité doivent être installés dans un local de service électrique qui peut être ordinaire.
Toutefois :
- ils peuvent être placés dans un local non accessible au public si le produit CU de la capacité en ampères-
heures par la tension de décharge en volts est inférieur ou égal à 1 000, et, pour les batteries dont le produit
CU est supérieur à 1 000, si celles-ci sont placées dans une enveloppe dont l’ouverture n’est autorisée qu’au
personnel chargé de leur entretien et de leur surveillance;

- ils peuvent être placés dans un local quelconque si le produit CU des batteries est inférieur ou égal à 1 000
et, si celles-ci sont placées dans une enveloppe répondant à la condition précédente; les alimentations sans
interruption (ASI) d’une puissance inférieure ou égale à 3,5 kVA peuvent être installées dans les mêmes
conditions.
§ 2. Les batteries d’accumulateurs et les matériels associés qui alimentent les installations de sécurité doivent être
installés dans un local de service répondant aux dispositions de l’article EL 5 et isolé dans les conditions du § 3 (b) de cet
article.
Ce local doit être réservé à l’installation de batteries d’accumulateurs et de leurs matériels associés.
Une batterie d’accumulateurs, n’alimentant qu’un matériel du système de sécurité incendie (SSI) et dont le produit CU est
inférieur ou égal à 1 000 peut être soit implantée dans ce matériel, soit installée dans le même local.

§ 3. Le local ainsi que l’enveloppe contenant les batteries d’accumulateurs doivent être ventilés dans les conditions
définies dans l’article 554-2 de la norme NF C 15-100.
Lorsque les batteries d’accumulateurs alimentent des installations de sécurité, la coupure de l’alimentation des dispositifs
de charge doit être signalée au tableau de sécurité concerné visé à l’article EL 15.

§ 4. Les batteries de démarrage des groupes électrogènes ainsi que leur dispositif de charge peuvent être installés dans le
même local que le groupe.

Art. EL 9 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er).(Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5).Tableaux « normaux »-
Tout tableau électrique « normal » doit être installé :
- soit dans un local de service électrique tel que défini à l’article EL 15, § 1;

- soit dans un local ou dégagement non accessible au public;

- soit dans un local ou dégagement accessible au public, à l’exclusion des escaliers protégés, dans les conditions de
l’article CO 37, à condition de satisfaire à l’une des dispositions suivantes :

a) Si sa puissance est au plus égale à 100 kVA, il doit être enfermé dans une armoire ou un coffret
satisfaisant à l’une des conditions suivantes :

- enveloppe métallique;
- enveloppe satisfaisant à l’essai au fil incandescent défini dans les normes en vigueur (Normes de la série NF
EN 60 695-2-1) , la température du fil incandescent étant de 750°C, si chaque appareillage satisfait à la
même condition,
b) Si la puissance est supérieure à 100 kVA, il doit être :
- soit enfermé dans une armoire ou un coffret dont l’enveloppe est métallique si chaque appareillage satisfait
à l’essai au fil incandescent défini dans les normes en vigueur (Normes de la série NF EN 60 695-2-1) , la
température du fil incandescent étant de 750°C;
- soit enfermé dans une enceinte à parois maçonnés, équipée d’un bloc-porte pare-flammes de degré une 1/2
heure et ventilée si nécessaire, exclusivement par des grilles à chicane.

Art. EL 10 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Canalisations des
installations « normal-remplacement » -
§ 1. Les installations ne doivent comporter que des canalisations fixes.

§ 2. Les câbles ou conducteurs doivent être de la catégorie C 2.

§ 3. Les conduits et les profilés utilisés pour les chemins de câbles, goulottes et cache-câbles, doivent être du type non
propagateur de la flamme suivant leur norme en vigueur (Normes NF C 68-105, NF C 68-106, NF C 68-107, NF C 68-
108, NF C 68-109, NF C 68-110, NF C 68-111, NF C 68-112 et NF C 68-113 pour les conduits, normes NF C 68-102 et
NF C 68-104 pour les profilés) .

§ 4. Les traversées de parois par des canalisations électriques doivent être obturées intérieurement et extérieurement
suivant les conditions de l’article 527-2 de la norme NF C 15-100 de manière à ne pas diminuer le degré coupe-feu de la
paroi. Ces dispositions s’appliquent également aux canalisations préfabriquées.

§ 5. Lorsque les canalisations sont groupées dans un coffrage, les matériaux constitutifs de ce coffrage doivent être de
catégorie M 3 au moins.

§ 6. Les canalisations alimentant les ERP ne doivent pas traverser des tiers si elles sont placées dans des cheminements
techniques protégés avec des parois de degré coupe-feu 1 heure et si elles sont sans connexions sur leur parcours.

§ 7. Les canalisations électriques ne doivent pas être installées dans les mêmes gaines que les canalisations de gaz sauf
dans les cas fixés à l’article GZ 17, § 4.
Art. EL 11 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Appareillages et
appareils d’utilisation –
§ 1. Le ou les dispositifs nécessaires pour permettre la mise hors tension générale de l’installation électrique de
l’établissement doivent être inaccessibles au public et faciles à atteindre par les services de secours. Ils ne doivent pas
couper l’alimentation des installations de sécurité.

§ 2. (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2) Aucun dispositif
de coupure d’urgence de l’installation électrique ne doit être accessible au public.
Ces dispositions ne s’appliquent pas aux dispositifs de coupure d’urgence des enseignes et tubes lumineux à décharge à
haute tension.

§ 3(Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2) . Les enseignes et
tubes lumineux à décharge doivent être installés conformément aux normes NF C 15-150-1 et NF C 15-150-2. Lorsqu’ils
sont enfermés dans des enveloppes, celles-ci doivent être en matériau M3 au moins ou en matériau satisfaisant à l’essai au
fil incandescent défini dans la norme NF EN 60695-2-12, la température du fil incandescent étant de 750°C.

§ 4. Dans les locaux et dégagements accessibles au public, la manœuvre des dispositifs de commande ou de protection
situés à moins de 2,50 mètres au-dessus du sol doit être sous la dépendance d’une clé ou d’un outil. Cette disposition ne
s’applique pas aux appareils prévus pour être commandés par le public.

§ 5. Les tableaux et les appareils d’utilisation doivent être fixés sur des matériaux de catégorie M 2 au moins. Ils doivent
être tenus à une distance suffisante de matériaux de catégorie M 3, M 4 ou non classés ou en être séparés par un matériau
de catégorie M 2 au moins et non métallique. Ces dispositions ne s’appliquent pas à la mise en œuvre des appareils
d’utilisation qui sont protégés par construction ou par installation de manière à éviter l’apparition d’une température
élevée ou le risque d’incendie même en cas de défaut prévisible, tel que le blocage d’un appareil utilisé sans surveillance.

§ 6. Les tableaux et les appareils d’utilisation installés dans les dégagements doivent respecter les dispositions de l’article
CO 37.

§ 7. L’emploi de fiches multiples est interdit. Le nombre de prises de courant doit être adapté à l’utilisation pour limiter
l’emploi de socles mobiles. Les prises de courant doivent être disposées de manière que les canalisations mobiles aient
une longueur aussi réduite que possible et ne soient pas susceptibles de faire obstacle à la circulation des personnes.

SECTION III
Installations de sécurité
(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er)
(Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5)
Art. EL 12 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Alimentation
électrique des installations de sécurité –
§ 1. Les installations de sécurité visées à l’article EL 3, à l’exception de l’éclairage de sécurité, doivent être alimentées
par une alimentation électrique de sécurité (AES) conforme à la norme NF S 61-940. Toutefois, dans les cas où l’absence
de groupe électrogène est admise dans la suite du présent règlement, les installations électriques suivantes peuvent être
alimentées par une dérivation issue directement du tableau principal du bâtiment ou de l’établissement :
- installation de désenfumage mécanique des établissements de 1 re et 2e catégorie dont la puissance totale des
moteurs des ventilateurs d’extraction des deux zones de désenfumage les plus contraignantes est inférieure à
10 kW;

- installation de désenfumage mécanique des établissements de 3e et 4e catégorie;

- les secours en eau et les pompes d’exhaure, sauf dispositions aggravantes prévues dans la suite du présent
règlement;
§ 2. L’installation d’éclairage de sécurité doit être alimentée par une source centralisée à batterie d’accumulateurs
conforme à la norme NF C 71-815.

§ 3. L’autonomie des sources de sécurité doit être suffisante pour alimenter les installations de sécurité pendant une durée
minimale de 1 heure.

Art. EL 13 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Alimentation
électrique de sécurité –
§ 1. Les batteries d’accumulateurs et les matériels associés doivent être installés dans les conditions prévues à l’article EL
8.
§ 2. Le (ou les) groupe(s) électrogène(s) de sécurité doit (doivent) être installé(s) dans les conditions prévues à l’article
EL 7. Sauf dispositions aggravantes prévues dans la suite du règlement, le temps maximal de communication est de dix
secondes.

§ 3. Un groupe électrogène de remplacement peut être utilisé comme source de sécurité à condition qu’il soit conforme à
la norme NF S 61-940 et que, dans tous les cas, la puissance nécessaire pour assurer le démarrage et le fonctionnement de
tous les équipements de sécurité soit suffisante. Lorsque la source de remplacement comprend plusieurs groupes
électrogènes, en cas de défaillance de l’un d’eux, la puissance encore disponible doit rester suffisante pour assurer le
démarrage et le fonctionnement de tous les équipements de sécurité.

Art. EL 14 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Alimentation
électrique des installations de sécurité à partir d’une dérivation issue du tableau principal –
§ 1. Lorsque l’alimentation électrique des installations de sécurité est réalisée à partir d’une dérivation issue du tableau
principal du bâtiment ou de l’établissement, ce tableau doit être installé dans un local de service électrique répondant aux
dispositions de l’article EL 5 et isolé dans les conditions du § 3 (b) de cet article.

§ 2. La dérivation issue du tableau principal doit être sélectivement protégée de façon qu’elle ne soit pas affectée par un
défaut survenant sur les autres circuits. De plus, dans le cas d’un schéma TN ou TT, tel que défini par la norme NF C 15-
100, si l’équipement de sécurité considéré n’est mis en œuvre qu’en cas de sinistre (cas des ventilateurs de désenfumage),
son isolement par rapport à la terre doit être surveillé en permanence pendant les périodes de non-utilisation par un
contrôleur permanent d’isolement associé à un dispositif de signalisation.

Art. EL 15 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Tableaux des
installations de sécurité alimentées par une alimentation électrique de sécurité –
§ 1. Tout tableau de sécurité doit être installé dans un local de service électrique affecté à ce seul usage, répondant aux
dispositions de l’article EL 5 et isolé dans les conditions de son § 3 (b).

§ 2. L’affectation de chaque circuit et celle des différents appareils de mesure éventuels et des dispositifs de commande et
de protection du tableau doivent être clairement identifiées de manière sûre et durable.

§ 3. La signalisation de la coupure des dispositifs de charge prévue à l’article EL 8, § 3, doit être reportée au poste de
sécurité ou, à défaut, dans un local ou un emplacement non accessible au public habituellement surveillé pendant les
heures d’exploitation de l’établissement.

§ 4. En atténuation de l’article EL 8, § 2, un tableau de sécurité peut être placé dans le même local que celui renfermant la
batterie d’accumulateurs de l’alimentation électrique de sécurité correspondante.

§ 5. Un tableau de sécurité comporte au minimum les éléments suivants :


- les dispositifs de protection contre les surintensités, à l’origine de chacun des circuits divisionnaires;

- un voyant signalant la présence ou l’absence de l’alimentation normal-remplacement;

- un voyant signalant la coupure de l’alimentation du dispositif de charge de la batterie d’accumulateurs;

- le dispositif de mise à l’état d’arrêt/veille destiné à mettre hors service volontairement l’alimentation de
sécurité afin de ne pas délivrer d’énergie pendant certaines périodes de non-exploitation de l’établissement;

- le dispositif de la mise à l’état de marche normale.


Ce tableau comporte, le cas échéant :
- les dispositifs de protection contre les contacts indirects;

- le dispositifs de communication automatique permettant le passage de l’état de marche normale de


l’alimentation électrique de sécurité à l’état de marche en sécurité et le dispositif permettant de commander
manuellement la mise à l’état de marche en sécurité en cas de défaillance du dispositif automatique.

Art. EL 16 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Circuits
d’alimentation en énergie des installations de sécurité –
§ 1. En complément des dispositions prévues à l’article EL 10, les canalisations d’alimentation en énergie des
installations de sécurité doivent répondre aux dispositions suivantes :
a) Depuis la source de sécurité ou du tableau principal jusqu’aux appareils terminaux, ces canalisations
doivent être de catégorie CR 1; les dispositifs de dérivation ou de jonction correspondants et leurs
enveloppes, à l’exception des dispositifs d’étanchéité, doivent satisfaire à l’essai au fil incandescent défini
dans les normes en vigueur (Normes de la série NF EN 60 695-2-1) , la température du fil incandescent étant
de 960°C.
b) Les locaux à risques particuliers d’incendie, tels que visés à l’article CO 27, ne doivent pas être traversés
par des canalisations d’installations de sécurité autres que celles destinées à l’alimentation d’appareils situés
dans ces locaux.

c) Les câbles des installations de sécurité doivent être différents des câbles des installations normal-
remplacement.
§ 2. Chaque circuit doit être protégé de telle manière que tout incident électrique l’affectant, par surintensité, rupture ou
défaut à la terre, n’interrompe pas l’alimentation des autres circuits de sécurité alimentés par la même source.

§ 3. Les canalisations électriques alimentant les ventilateurs de désenfumage ne doivent pas comporter de protection
contre les surcharges, mais seulement contre les courts-circuits. En conséquence, elles doivent être dimensionnées en
fonction des plus fortes surcharges, estimées à 1,5 fois le courant nominal des moteurs.

§ 4. Lorsque l’installation de sécurité n’est pas alimentée en très basse tension de sécurité, elle doit être réalisée suivant le
schéma IT, tel que défini par la norme NF C 15-100.
En dérogation aux dispositions ci-dessus, les installations dont l’alimentation électrique de sécurité comporte un groupe
électrogène, telles que celles alimentant des ventilateurs de désenfumage, des ascenseurs ou des suppresseurs incendie,
peuvent être réalisées en schéma TN, conformément à la norme NF C 15-100, à condition qu’une sélectivité totale soit
assurée entre les dispositifs de protection. De plus, si l’équipement de sécurité concerné ne fonctionne qu’en cas de
sinistre (cas des ventilateurs de désenfumage), son isolement par rapport à la terre doit être surveillé en permanence
pendant les périodes de non-utilisation, par un contrôleur permanent d’isolement associé à un dispositif de signalisation.

§ 5. Les dispositions du paragraphe 4 ne sont pas exigées dans le cas où le présent règlement admet qu’en l’absence d’une
source de sécurité l’alimentation électrique de sécurité est assurée par une dérivation issue directement du tableau
principal du bâtiment ou de l’établissement, réalisée dans les conditions de l’article EL 14.

Art. EL 17 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Signalisations - Les
signalisations suivantes doivent être reportées au poste de sécurité ou, à défaut, dans un local ou emplacement non accessible
au public et habituellement surveillé pendant la présence du public :
- coupure des dispositifs de charge prévus à l’article EL 8, § 3;

- défauts d’isolement signalés par les contrôleurs permanents d’isolement résultant de l’application des articles EL 14,
§ 2, et EL 16, § 4.

SECTION IV
Maintenance, exploitation et vérifications
(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er)

(Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5)


Art. EL 18 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Maintenance,
exploitation –
§ 1. Les installations doivent être entretenues et maintenues en bon état de fonctionnement. Les défectuosités et les
défauts d’isolement doivent être réparés dès leur constatation.

§ 2. Dans tout établissement de 1re ou 2e catégorie, la présence physique d’une personne qualifiée est requise pendant la
présence du public pour, conformément aux consignes données, assurer l’exploitation et l’entretien quotidien.
Une telle mesure peut être imposée après avis de la commission départementale de sécurité dans les établissements de 3 e
et de 4e catégorie si l’importance ou l’état des installations électriques le justifie.

§ 3. (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). La maintenance
et l’exploitation de l’éclairage de sécurité doivent être effectuées dans les conditions des articles EC 13 et EC 14.

§ 4. Les groupes électrogènes de sécurité doivent faire l’objet d’un entretien régulier et d’essais selon la périodicité
minimale suivante :
- tous les quinze jours, vérification du niveau d’huile, d’eau et de combustible, du dispositif de réchauffage
du moteur et de l’état de la source utilisée pour le démarrage (batterie ou air comprimé);

- tous les mois, en plus des vérifications ci-dessus, essai de démarrage automatique avec une charge minimale
de 50 % de la puissance du groupe et fonctionnement avec cette charge pendant une durée minimale de trente
minutes.
Les interventions ci-dessus et leurs résultats doivent être consignés dans un registre d’entretien qui doit être tenu à la
disposition de la commission de sécurité.
Art. EL 19 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Vérifications
techniques –
§ 1. La conformité :
- des installations électriques aux dispositions du présent chapitre;

- des installations d’éclairage aux dispositions du chapitre VIII;

- des éventuels systèmes de protection contre la foudre (paratonnerres) aux dispositions de leur norme,
doit être vérifiée initialement et périodiquement dans les conditions prévues aux articles GE 6 à GE 9.
Les dates des vérifications sont consignées sur le registre de sécurité et le rapport correspondant doit être
annexé à ce registre.

§ 2. La périodicité des vérifications est annuelle.

SECTION V
Installations temporaires
(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er)
(Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5)
Art. EL 20 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Généralités - Les
installations suivantes sont susceptibles de justifier des atténuations ou des dérogations aux prescriptions précédentes,
conformément aux dispositions des articles EL 21 à EL 23 ci-après :
- installations de travaux, c’est-à-dire celles réalisées pour permettre des réfections ou transformations d’installations
existantes sans interrompre l’exploitation de l’établissement;

- installations de dépannage qui sont nécessaires pour pallier un incident d’exploitation;

- installations semi-permanentes qui sont destinées à des aménagements de durée limitée, sortant du cadre des
activités habituelles de l’établissement ou se répétant périodiquement.
En aucun cas, les atténuations ou dérogations ne doivent entraîner des dispositions de nature à entraver ou restreindre la
circulation du public.

Art. EL 21 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Installations de
travaux - Les installations réalisées pour permettre des travaux sans interrompre l’exploitation de l’établissement peuvent
bénéficier de dérogations portant sur l’ensemble des dispositions du présent chapitre.
Si ces installations doivent subsister plus de quinze jours, elles doivent être transformées le plus rapidement possible en
installations semi-permanentes satisfaisant aux dispositions de l’article EL 23.
Si leur durée excède six mois, les dispositions prises doivent être approuvées par l’autorité visée à l’article R.123-23 du CCH,
après avis de la commission de sécurité.

Art. EL 22 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Installations de
dépannage - Le chef d’établissement a la faculté, si l’urgence l’impose, de faire effectuer des installations de dépannage sous
sa propre responsabilité.

Art. EL 23 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Installations semi-
permanentes –
§ 1. Les installations semi-permanentes réalisées dans les locaux et dégagements accessibles au public ne peuvent
bénéficier de dérogations qu’en ce qui concerne l’application de l’article EL 10, § 1. S’il est fait usage de câbles souples,
ils doivent être de catégorie C 2 et fixés aux éléments stables du bâtiment.
Les dispositifs de protection sont installés en des emplacements hors de portée du public et sont convenablement protégés
contre les détériorations prévisibles.
Si les installations semi-permanentes sont alimentées par les installations fixes de l’établissement, elles sont raccordées à
ces dernières en des points spécialement établis à cet effet.
Si les installations fixes sont insuffisantes pour les alimenter, elles peuvent l’être soit par des branchements à basse
tension distincts, soit par des postes de transformation, soit par des sources de courant autonomes. Ces branchements,
postes de transformation et sources, peuvent être placés à l’extérieur du bâtiment.

§ 2. Dans les établissements recevant du public des 1re, 2e et 3e catégories, les installations semi-permanentes doivent être
vérifiées initialement par une personne ou un organisme agréé et à chaque installation par un technicien compétent.
Dans les établissements recevant du public de 4e catégorie, ces installations doivent être vérifiées, initialement et à chaque
installation, par un technicien compétent.
CHAPITRE VIII
Éclairage
(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er)
(Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5)

SECTION I
Généralités
(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er)
(Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5)
Art. EC 1 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Objectifs - Les
dispositions du présent chapitre ont pour objectifs :
- d’assurer une circulation facile;

- de permettre l’évacuation sûre et facile du public;

- d’effectuer les manœuvres intéressant la sécurité.

Art. EC 2 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Règles générales –
§ 1. L’éclairage comprend :
- l’éclairage normal;

- l’éclairage de sécurité;

- éventuellement l’éclairage de remplacement.


§ 2. L’éclairage doit être électrique.
Les installations d’éclairage électrique doivent être conçues, réalisées et entretenues conformément aux dispositions du
chapitre VII du présent titre et répondre, en outre, aux conditions ci-après.

Art. EC 3 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Définitions des
différents éclairages - On appelle :
- éclairage normal : éclairage qui est alimenté par la source normale;

- éclairage de sécurité : éclairage qui est alimenté par une source de sécurité en cas de disparition de la source
normale;

- éclairage de remplacement : tout ou partie de l’éclairage normal alimenté par la source de remplacement;

- état de repos des blocs autonomes de l’éclairage de sécurité : état d’un bloc autonome qui a été éteint
intentionnellement lorsque l’alimentation normale est interrompue et qui, dans le cas du retour de celle-ci, revient
automatiquement à l’état de veille;

- état de veille : état dans lequel les sources d’éclairage de sécurité sont prêtes à intervenir en cas d’interruption de
l’alimentation de l’éclairage normal;

- état de fonctionnement en sécurité : état dans lequel l’éclairage de sécurité fonctionne, alimenté par sa source de
sécurité;

- état d’arrêt : état dans lequel le système d’éclairage de sécurité est mis hors service volontairement.

Art. EC 4 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Documents à fournir -
En application de l’article GE 2, § 2, les indications relatives aux différents éclairages doivent figurer au dossier des
renseignements de détail prévu à l’article EL 2.
Le schéma unifilaire de l’éclairage doit permettre de vérifier le respect des dispositions de l’article EC 6, § 2.

Art. EC 5 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Appareils d’éclairage –
§ 1. Les luminaires doivent être conformes aux normes de la série NF EN 60 598 les concernant.

§ 2. Les parties externes des luminaires fixes ou suspendus doivent satisfaire à l’essai au fil incandescent défini dans les
normes en vigueur (Normes de la série NF EN 60695 2-1) , la température du fil incandescent étant de :
- 850°C, pour les luminaires d’éclairage de sécurité;

- 850°C, pour les luminaires d’éclairage normal des circulations horizontales encloisonnées et des escaliers;
- 850°C, pour les luminaires d’éclairage normal des locaux accessibles au public lorsque la surface apparente
totale des luminaires est supérieure à 25 % de la surface du local;

- 750°C, pour les autres luminaires d’éclairage normal des autres locaux accessibles au public.
L’essai au fil incandescent ne s’applique pas aux parties externes de luminaires constitués en métal, verre ou céramique.

§ 3. Les appareils d’éclairage normal et les lampes d’éclairage de sécurité doivent être implantées dans des luminaires
distincts.

§ 4. Les appareils d’éclairage fixes ou suspendus doivent être reliés aux éléments stables de la construction.
Ceux qui sont placés dans les passages ne doivent pas faire obstacle à la circulation.
Les appareils d’éclairage ne doivent pas être encastrés dans les plafonds suspendus qui sont pris en compte pour le calcul
de la résistance au feu des planchers attenants.

§ 5. Les appareils d’éclairage mobiles ne constituent qu’un éclairage d’appoint. Ils doivent être placés en dehors des axes
de circulation et alimentés dans les conditions de l’article EL 11, § 7.

SECTION II
Éclairage normal
(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er)
(Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5)
Art. EC 6 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Règles de conception et
d’installation –
§ 1. Les locaux et dégagements, les objets faisant obstacle à la circulation, les marches ou gradins, les portes et sorties, les
indications de balisage visées à l’article CO 42, etc., doivent être éclairés.
Les dégagements ne doivent pas pouvoir être plongés dans l’obscurité totale à partir des dispositifs de commande
accessibles au public ou aux personnes non autorisées.

§ 2. Le schéma général unifilaire de l’éclairage normal doit être conçu de façon à permettre les coupures générales ou
divisionnaires des circuits spécifiques à l’éclairage normal des dégagements et des locaux nécessitant un éclairage de
sécurité. Cette disposition permet la réalisation de la mesure visée à l’article EC 12, § 6.

§ 3. Dans le cas d’une gestion automatique de l’éclairage, toute défaillance du système de gestion doit entraîner ou
maintenir le fonctionnement de l’éclairage normal.

§ 4. Dans tout local pouvant recevoir plus de cinquante personnes, l’installation d’éclairage normal doit être conçue de
façon que la défaillance d’un élément constitutif n’ait pas pour effet de priver intégralement ce local d’éclairage normal
sauf si l’éclairage de sécurité peut être activé. En outre, un tel local ne doit pas pouvoir être plongé dans l’obscurité totale
à partir de dispositifs de commande accessibles au public ou aux personnes non autorisées.
Lorsque la protection contre les contacts indirects est assurée par des dispositifs de protection à courant différentiel
résiduel, il est admis de regrouper les circuits d’éclairage des locaux accessibles au public de façon à n’utiliser pour ces
locaux que deux dispositifs de protection différentiels tout en respectant, dans les locaux pouvant recevoir plus de
cinquante personnes, la règle générale de l’alinéa ci-dessus.

§ 5. Les appareils d’éclairage doivent être fixes ou suspendus.

§ 6. L’éclairage normal ne doit pas être réalisé uniquement avec des lampes à décharge d’un type tel que leur amorçage
nécessite un temps supérieur à 15 secondes.

SECTION III
Éclairage de sécurité
(Arr. 19 nov. 2001, art. 1er)
(Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5)
Art. EC 7 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Conception générale -
L’éclairage de sécurité doit être à l’état de veille pendant l’exploitation de l’établissement.
L’éclairage de sécurité est mis ou maintenu en service en cas de défaillance de l’éclairage normal/remplacement.
En cas de disparition de l’alimentation normal/remplacement, l’éclairage de sécurité est alimenté par une source de sécurité
dont la durée assignée de fonctionnement doit être de 1 heure au moins.
Il comporte :
- soit une source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs alimentant des luminaires;

- soit des blocs autonomes.


Art. EC 8 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Fonctions de
l’éclairage de sécurité –
§ 1. L’éclairage de sécurité a deux fonctions :
- l’éclairage d’évacuation;

- l’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique.


§ 2. L’éclairage d’évacuation doit permettre à toute personnes d’accéder à l’extérieur, en assurant l’éclairage des
cheminements, des sorties, des indications de balisage visées à l’article CO 42, des obstacles et des indications de
changement de direction.
Cette disposition s’applique aux locaux recevant cinquante personnes et plus et aux locaux d’une superficie supérieure à
300 m2 en étage et au rez-de-chaussée et 100 m2 en sous-sol.

§ 3. L’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique doit être installé dans tout local ou hall dans lequel l’effectif du public peut
atteindre cent personnes en étage ou au rez-de-chaussée ou cinquante personnes en sous-sol.

Art. EC 9 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5). Éclairage
d’évacuation –
§ 1. Les indications de balisage visées à l’article CO 42 doivent être éclairées par l’éclairage d’évacuation, si elles sont
transparentes par le luminaire qui les porte, si elles sont opaques par les luminaires situés à proximité.

§ 2. Dans les couloirs ou dégagements, les foyers lumineux ne doivent pas être espacés de plus de 15 mètres.

§ 3. Les foyers lumineux doivent avoir un flux lumineux assigné d’au moins 45 lumens pendant la durée de
fonctionnement assignée.

Art. EC 10 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Éclairage d’ambiance
ou d’anti-panique –
§ 1. L’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique doit être allumé en cas de disparition de l’éclairage normal/remplacement.

§ 2. Cet éclairage doit être basé sur un flux lumineux minimal de 5 lumens par mètre carré de surface du local pendant la
durée assignée de fonctionnement.
Le rapport entre la distance maximale séparant deux foyers lumineux voisins et leur hauteur au-dessus du sol doit être
inférieur ou égal à 4.

Art. EC 11 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Conception de
l’éclairage de sécurité à source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs –
§ 1. Les luminaires alimentés par une source centrale constituée d’une batterie d’accumulateurs doivent être admis à la
marque NF AEAS ou faire l’objet de toute autre certification de qualité en vigueur dans un État membre de la
Communauté économique européenne. Cette certification devra alors présenter des garanties équivalentes à celles de la
marque NF AEAS, notamment en ce qui concerne l’intervention d’une tierce partie indépendante et les performances
prévues dans les normes correspondantes.

§ 2. Les lampes d’éclairage d’évacuation sont alimentées à l’état de veille par la source normal/remplacement, à l’état de
fonctionnement par la source de sécurité, les lampes étant connectées en personne à cette dernière.

§ 3. Les lampes d’éclairage d’ambiance ou d’antipanique peuvent être éteintes à l’état de veille et sont alimentées par la
source de sécurité à l’état de fonctionnement. Si elles sont éteintes à l’état de veille, leur allumage automatique doit être
assuré à partir d’un nombre suffisant de points de détection de défaillance de l’alimentation normal/remplacement.

§ 4. L’installation alimentant l’éclairage de sécurité doit être subdivisée en plusieurs circuits au départ d’un tableau de
sécurité conforme à l’article EL 15.

§ 5. Les circuits des installations d’éclairage de sécurité doivent satisfaire aux prescriptions de l’article EL 16 et ne
comporter aucun dispositif de commande autre que celui prévu au § 5 de l’article EL 15.

§ 6. Aucun dispositif de protection ne doit être placé sur le parcours des canalisations des installations d’éclairage de
sécurité.

§ 7. L’éclairage d’ambiance de chaque local ainsi que l’éclairage d’évacuation de chaque dégagement d’une longueur
supérieure à 15 m doivent être réalisés en utilisant chacun au moins deux circuits distincts suivant des trajets aussi
différents que possible et conçus de manière que l’éclairement reste suffisant en cas de défaillance de l’un des deux
circuits.
Il est admis de regrouper les circuits d’éclairage d’ambiance ou d’antipanique de plusieurs locaux et ceux d’éclairage
d’évacuation de plusieurs dégagements de façon à n’utiliser, au total, pour chaque type d’éclairage, que deux circuits tout
en respectant, dans chaque local et chaque dégagement d’une longueur supérieure à 15 m, la règle de l’alimentation par
deux circuits distincts, de l’éclairage d’ambiance, d’une part, et de l’éclairage d’évacuation, d’autre part.

§ 8. La source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs doit être conforme à la norme NF C 71-815.
La valeur de la tension de sortie de la batterie d’accumulateurs doit être compatible avec la tension nominale des lampes.

§ 9. Dans le cas d’utilisation d’un convertisseur centralisé, celui-ci doit délivrer un courant sous la même tension et la
même fréquence que la source normale.

Art. EC 12 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Conception de
l’éclairage de sécurité par blocs autonomes –
§ 1. Les blocs autonomes d’éclairage de sécurité doivent être conformes aux normes de la série NF C 71-800 les
concernant et admis à la marque NF AEAS ou faire l’objet de toute autre certification de qualité en vigueur dans un État
membre de la Communauté économique européenne. Cette certification devra alors présenter des garanties équivalentes à
celles de la marque NF AEAS, notamment en ce qui concerne l’intervention d’une tierce partie indépendante et les
performances prévues dans les normes correspondantes.

§ 2. Les câbles ou conducteurs d’alimentation et de commande doivent être de la catégorie C 2 selon la classification et
les modalités d’attestation de conformité définies dans l’arrêté du 21 juillet 1994.

§ 3. La canalisation électrique alimentant le bloc autonome doit être issue d’une dérivation prise en aval du dispositif de
protection et en amont du dispositif de commande de l’éclairage normal du local ou du dégagement où est installé ce
bloc.
Lorsque les fonctions de commande et de protection sont assurées par un même dispositif, le bloc d’éclairage de sécurité
peut être alimenté en amont de ce dispositif si celui-ci est équipé d’un accessoire qui coupe l’alimentation du bloc en cas
de coupure automatique de la protection.

§ 4. Les blocs autonomes utilisés pour l’éclairage d’évacuation doivent être :


- à fluorescence de type permanent;

- à incandescence;
- à fluorescence de type non permanent obligatoirement équipé d’un système automatique de test intégré
(SATI) conforme à la norme en vigueur (NF C 71820).

§ 5. Les blocs autonomes utilisés pour l’éclairage de sécurité d’ambiance doivent être à fluorescence de type non
permanent ou à incandescence.

§ 6. L’installation de blocs autonomes doit posséder un ou plusieurs dispositifs permettant une mise à l’état de repos
centralisée qui doivent être disposés à proximité de l’organe de commande générale ou des organes de commande
divisionnaires prévus à l’article EC 6.

§ 7. L’éclairage d’évacuation de chaque dégagement conduisant le public vers l’extérieur, d’une longueur supérieure à 15
mètres, doit être assuré par au moins deux blocs autonomes.

§ 8. L’éclairage d’ambiance ou d’antipanique doit être réalisé de façon que chaque local ou hall soit éclairé par au moins
deux blocs autonomes.

Art. EC 13 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2).
Maintenance - En complément de l’article EL 18, les dispositions suivantes sont applicables :
L’exploitant de l’établissement doit pouvoir disposer en permanence de lampes de rechange correspondant aux modèles
utilisés dans l’éclairage de sécurité, que celui-ci soit alimenté par une source centralisée ou constitué de blocs autonomes ;

Une notice descriptive des conditions de maintenance et de fonctionnement doit être annexée au registre de sécurité. Elle devra
comporter les caractéristiques des pièces de rechange ;

La maintenance de blocs autonomes doit être réalisée conformément aux dispositions de la norme NF C 71-830.

Art. EC 14 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 6) Exploitation –
§ 1. L’éclairage de sécurité doit être mis à l’état de veille pendant les périodes d’exploitation.

§ 2. L’éclairage de sécurité doit être mis à l’état de repos ou d’arrêt lorsque l’installation d’éclairage normal est mise
intentionnellement hors tension.
Dans le cas d’une source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs, l’exploitant agit sur les dispositifs de mise
à l’état d’arrêt des alimentations électriques de sécurité prévus à l’article EL 15.
Dans le cas de blocs autonomes, l’exploitant doit, après ouverture du ou des dispositifs de protection générale visés à
l’article EC 6, mettre à l’état de repos les blocs autonomes qui sont passés à l’état de fonctionnement, en agissant sur le
ou les dispositifs de mise à l’état de repos visés à l’article EC 12.

§ 3. L’exploitant doit s’assurer périodiquement :


- une fois par mois :

- du passage à la position de fonctionnement en cas de défaillance de l’alimentation normale et à la


vérification de l’allumage de toutes les lampes (le fonctionnement doit être strictement limité au temps
nécessaire au contrôle visuel);

- de l’efficacité de la commande de mise en position de repos à distance et de la remise automatique en


position de veille au retour de l’alimentation normale;

- une fois tous les six mois : de l’autonomie d’au moins 1 heure.
Dans les établissements comportant des périodes de fermeture, ces opérations doivent être effectuées de telle manière
qu’au début de chaque période d’ouverture au public l’installation d’éclairage ait retrouvé l’autonomie prescrite.
Ces opérations peuvent être effectuées automatiquement par l’utilisation de blocs autonomes comportant un système
automatique de test intégré (SATI) conforme à la norme en vigueur (NF C 71820) . Les interventions ci-dessus et leurs
résultats doivent être consignés dans le registre de sécurité.

Art. EC 15 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5) Vérifications - Les
installations d’éclairage doivent être vérifiées dans les conditions de l’article EL 19.

CHAPITRE IX
Ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants
(Arr. du 22 déc. 1981)
SECTION I
Ascenseurs
(Arr. du 22 déc. 1981)

Art. AS 1 - Généralités -
(Arr. du 22 déc. 1981)
1 - (Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Dans les cas prévus à l’article CO 52, les gaines des ascenseurs doivent être protégées du feu
et de la fumée suivant les dispositions des articles CO 53 et CO 54.

2 - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er ; Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Les locaux des machines d’ascenseurs, s’ils existent, doivent
répondre aux dispositions de l’article CO 28 relatives aux locaux à risques moyens.
(Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). Les machines d’ascenseurs
peuvent être situées en gaine lorsque les conditions suivantes sont réunies :
— (Arr. 6 mars 2006, art. 1er). (entrée en vigueur: le 14 juillet 2006 (Arr. 6 mars 2006, art. 2 partiel)). La
puissance électrique totale installée en gaine est inférieure ou égale à 100 kVA. Chaque tableau
électrique situé en gaine répond aux caractéristiques fixées par l'article EL 9, troisième tiret, paragraphe
a.
— tout nouveau départ de l’ascenseur est impossible lorsque la température des machines ou de leur
organes de commandes dépasse celle spécifiée par le constructeur dans la notice technique de
l’ascenseur. En l’absence de cette information du constructeur, la température ambiante à prendre en
compte est de 40oC ;
— la résistance au feu des parois de la gaine traversées par des éléments de l’installation de l’ascenseur, à
l’exception des boutons de commande et de signalisation, doit être conservée.

3 - (Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Toutes les portes palières normales et de secours des appareils doivent déboucher dans des
parties communes et, dans tous les cas, accessibles normalement et à tout moment par un autre moyen que l’appareil lui-même.

4 - (Arr. 6 mars 2006, art. 1er). (entrée en vigueur: le 14 juillet 2006 (Arr. 6 mars 2006, art. 2 partiel)). Les parois de gaines
doivent être réalisées en matériaux incombustibles. Les matériaux appliqués éventuellement sur les faces intérieures des parois
doivent être de catégorie M1 ou B-s1, d0.

5 - (Arr. 6 mars 2006, art. 1er). (entrée en vigueur: le 14 juillet 2006 (Arr. 6 mars 2006, art. 2 partiel)). Les revêtements
intérieurs des cabines d'ascenseurs doivent être constitués par des matériaux de catégorie M3 ou D-s1, d0 et, en plancher, de
catégorie M4 ou Dfl-s1

6 - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er ; Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Les réservoirs d’huile des installations d’ascenseurs hydrauliques
situés en dehors des gaines doivent être implantés dans des volumes respectant les dispositions de l’article CO 28 relatives aux
locaux à risques moyens.

7 - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er ; Arr. 29 juill. 2003, art. 1er ; Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars
2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2) Tout réservoir d’huile d’une installation d’ascenseur doit être équipé d’un dispositif de
rétention permettant de retenir la totalité du volume d’huile du réservoir. Les dispositions de l’article «EL 6» ne s’appliquent
pas à l’huile utilisée dans les installations d’ascenseurs.

Art. AS 2 - Ventilation des locaux des machines -


(Arr. du 22 déc. 1981)
1 - Le local des machines des ascenseurs doit être ventilé sur l’extérieur, directement ou par l’intermédiaire d’un conduit
distinct de celui de l’ascenseur, par convection naturelle ou forcée.
Si la ventilation est naturelle sans conduit de sortie à la partie supérieure de l’immeuble, elle doit être assurée par des conduits
débouchant sur deux faces opposées de l’immeuble.

2 - Lorsque le local des machines n’est pas situé directement dans le prolongement de la gaine de l’ascenseur, les ouvertures
libres (passage de câbles, etc.) entre le local des machines et la gaine d’ascenseur doivent être aussi réduites que possible.
Si la température ambiante de 40°C est dépassée dans le local de la machinerie, tout nouveau départ de l’ascenseur doit être
impossible et un débit d’extraction minimal de vingt volumes/heure de ce local doit être assuré.

Art. AS 3 - Dispositifs de secours –


1 - (Arr. 6 mars 2006, art. 1er). entrée en vigueur: le 14 juillet 2006 (Arr. 6 mars 2006, art. 2 partiel).Tout ascenseur pouvant
recevoir plus de huit personnes doit être muni d'une trappe de secours et d'une échelle métallique permettant d'atteindre le toit
de la cabine en cas d'arrêt accidentel; cette échelle peut être placée dans la cabine elle-même, sur son toit ou le long de celle-ci.

2 - Lorsque plusieurs ascenseurs pouvant contenir chacun plus de huit personnes sont installés dans la même gaine et s’il n’y a
pas de porte palière ou de trappe d’accès au moins tous les trois niveaux et à une distance ne dépassant pas onze mètres,
chacun des appareils doit être équipé, en plus de la trappe et des échelles de secours prévues au paragraphe 1 ci-dessus, d’une
porte latérale de secours permettant de passer dans la cabine ou sur le toit d’un ascenseur voisin ; chaque cabine doit être dotée
d’un œilleton ou d’un regard facilitant les manœuvres de mise à niveau. Si les circuits électriques de commande des ascenseurs
sont associés en marche normale, ils doivent pouvoir être rendus facilement indépendants afin de permettre le passage sans
danger d’une cabine à l’autre.

3 - Un moyen efficace doit permettre de donner l’alarme, depuis l’intérieur de la cabine, au service de surveillance ou à un
responsable désigné par l’exploitant.
4 - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). Les dispositions particulières
applicables à certains types d’établissements recevant du public imposent qu’un ou plusieurs ascenseurs soient équipés du
dispositif d’appel prioritaire pour les sapeurs-pompiers. La mise en œuvre de la commande de cet appel prime sur toute autre
commande, à l’exception de celles intéressant la maintenance de l’appareil, la sécurité des ascenseurs et le dégagement des
usagers.

SECTION II
Dispositions particulières concernant les ascenseurs destinés à l’évacuation des handicapés physiques

Art. AS 4 - Ascenseurs accessibles aux handicapés physiques circulant en fauteuil roulant –


1 - Dans les établissements où l’effectif des handicapés physiques circulant en fauteuil roulant dépasse les pourcentages fixés à
l’article GN 8, les ascenseurs destinés à l’évacuation des handicapés en cas d’incendie doivent répondre aux conditions
suivantes :
a) Les gaines des ascenseurs sont protégées suivant les dispositions des articles CO 53 ou CO 54 ;

b) L’accès aux ascenseurs à chaque niveau s’effectue au travers d’un local d’attente servant de refuge ;

c) (Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). Les gaines des ascenseurs n’abritent ni machine contenant de l’huile, ni réservoir
d’huile, à l’exception des vérins, à condition que les canalisations contenant de l’huile soient rigides et qu’un bac
métallique de récupération d’huile soit fixé au vérin au-dessus du fond de cuvette.
d) (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). La puissance électrique
totale installée en gaine est inférieure ou égale à 15 kVA.

2 - Les caractéristiques de ce local d’attente sont les suivantes :


a) Superficie :

— la superficie totale du local ou des locaux d’attente doit être calculée de façon à recevoir tous les handicapés
appelés à fréquenter le niveau concerné. Toutefois, cette superficie peut être réduite lorsque le niveau est divisé en
plusieurs parties communiquant entre elles par l’intermédiaire du local d’attente situé en position centrale ;

— cette superficie doit être augmentée lorsque le local d’attente donne également accès à l’escalier afin que le
passage des personnes valides ne constitue pas une gêne pour le passage des handicapés.

b) Résistance au feu :

— les parois ont le même degré coupe-feu que celui des planchers ;

— les portes ont un degré pare-flammes égal à la moitié du degré coupe-feu des parois. Elles sont équipées de ferme-
porte ou elles sont à fermeture automatique et s’ouvrent vers l’intérieur du local.

c) Réaction au feu :

— les revêtements ont les mêmes degrés de réaction au feu que ceux des escaliers encloisonnés visés à l’article AM 7.

d) Le local et les dégagements y conduisant doivent être désenfumés.

e) (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5 ) Le local doit comporter un
éclairage de sécurité d’ambiance répondant aux dispositions de l’article EC 10;

f) (Arr. du 22 déc. 1981) La distance à parcourir de tout point d’un niveau accessible aux handicapés pour atteindre la
porte d’accès au local le plus proche est de 40 mètres lorsqu’il y a le choix entre plusieurs cheminements ou locaux
d’attente et de 30 mètres dans le cas contraire. Cette distance est mesurée suivant l’axe des circulations.

g) Le local d’attente doit être équipé d’un système permettant de communiquer avec le concierge, le gardien de
l’immeuble, le réceptionniste ou tout autre préposé.

3 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5). Les ascenseurs doivent disposer
d’une alimentation électrique de sécurité (AES) répondant aux dispositions de l’article EL 13.

4 - (Arr. du 22 déc. 1981). Les cabines d’ascenseurs doivent être équipées d’un dispositif de commande accompagnée
fonctionnant à l’aide d’une clé. Un nombre de clés suffisant et d’un modèle unique est tenu à la disposition du directeur des
secours.
En outre, les cabines doivent être équipées d’un système permettant de communiquer avec le poste de sécurité, s’il existe, ou
bien avec l’une des personnes mentionnées au paragraphe 2, g, ci-dessus.

Art. AS 5 - Consignes et signalisation - Des consignes précises doivent être établies et affichées à chaque niveau, par
l’exploitant, en ce qui concerne notamment l’utilisation des ascenseurs et des locaux d’attente. Ces derniers ainsi que leur
chemin d’accès, doivent être parfaitement signalés.

SECTION III
Escaliers mécaniques et trottoirs roulants

Art. AS 6 - Généralités - (Arr. 6 mars 2006, art. 1er). entrée en vigueur : le 14 juillet 2006 (Arr. 6 mars 2006, art. 2 partiel).
Les panneaux intérieurs et extérieurs des balustrades doivent être réalisés en matériaux de catégorie M2 ou C-s2, d0. Les
bandes doivent être réalisées en matériaux de catégorie M4 ou E, le dessus des plateaux en matériaux de catégorie M 4 ou Dfl-
s1.

Art. AS 7 - Dispositif de sécurité –


1 - Chaque volée d’escalier mécanique et chaque trottoir roulant doit être muni d’un dispositif d’arrêt d’urgence pouvant être
commandé de deux points signalés et bien visibles situés à chacune de leurs extrémités. Lorsqu’il n’existe pas de dégagements
sur les paliers intermédiaires l’arrêt d’une volée doit provoquer l’arrêt des volées précédentes afin d’éviter l’accumulation du
public.

2 - En outre, un dispositif doit provoquer l’arrêt automatique de l’appareil en cas d’échauffement du moteur supérieur à celui
autorisé par sa classe de température.

SECTION IV
Entretien et vérifications
Art. AS 8 - (Arr. 6 mars 2006, art. 1er). entrée en vigueur: le 14 juillet 2006 (Arr. 6 mars 2006, art. 2 partiel). Entretien des
ascenseurs, escaliers mécaniques et trottoirs roulants - Les appareils doivent être entretenus par un personnel spécialisé et
dûment qualifié appartenant soit à un service de l'établissement lui-même, soit à une entreprise exerçant régulièrement cette
activité et avec laquelle il aura été signé un contrat d'entretien.
En outre, l'entretien des ascenseurs doit être exécuté conformément aux dispositions de l'arrêté interministériel en vigueur.

Art. AS 9 - (Arr. 6 mars 2006, art. 1er). entrée en vigueur: le 14 juillet 2006 (Arr. 6 mars 2006, art. 2 partiel). Vérifications
techniques des ascenseurs - Avant leur remise en service suite à une transformation importante, les ascenseurs doivent faire
l'objet d'une vérification, fonctionnement compris, par une personne ou un organisme agréé, dans les conditions prévues à la
section II du chapitre Ier du présent titre.
En outre, l'exploitant est tenu de faire procéder annuellement par une personne ou un organisme agréé:
- à un examen du maintien de la conformité acquise lors de la mise en service ou après une transformation importante;
- à un examen de l'état de conservation des éléments de l'installation;
- à la vérification du fonctionnement des dispositifs de sécurité.

Art. AS 10 - (Arr. 6 mars 2006, art. 1er). entrée en vigueur: le 14 juillet 2006 (Arr. 6 mars 2006, art. 2 partiel). Vérifications
techniques des escaliers mécaniques et des trottoirs roulants - Avant leur remise en service suite à une transformation
importante, les ascenseurs doivent faire l'objet d'une vérification, fonctionnement compris, par une personne ou un organisme
agréé, dans les conditions prévues à la section II du chapitre 1er du présent titre.
En outre, l'exploitant est tenu de faire procéder :
a) Annuellement, par une personne ou un organisme agréé :
- à un examen du maintien de la conformité acquise lors de la mise en service ou après une transformation importante ;
- à un examen de l'état de conservation des éléments de l'installation ;
- à la vérification du fonctionnement des dispositifs de sécurité.
b) Au milieu de la période annuelle ci-dessus, à un examen supplémentaire des chaînes et crémaillères, par le service ou
l'entreprise chargé de l'entretien.

Art. AS 11 - Autres obligations de l’exploitant –


L’exploitant est tenu de :
— produire, à l’occasion de la visite de réception des appareils visés dans la présente section, le registre technique des
appareils annexé au registre de sécurité de l’établissement et comportant un exemplaire du rapport des examens et
essais avant la mise en service ;

— classer ensuite dans ce registre tous les documents, rapports, attestations qui doivent être rédigés et lui être remis
après tout examen ou intervention quelconque sur l’appareil ;

— prendre, dès la constatation d’un défaut de fonctionnement de l’appareil compromettant la sécurité des usagers,
toutes mesures pour assurer celle-ci (mise à l’arrêt de l’appareil, condamnation d’une porte au verrouillage
défectueux, etc.).

L’arrêt partiel ou total du service doit être porté à la connaissance du public par des pancartes et une signalisation
placées bien en évidence à chaque accès intéressé ;
— (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). S’assurer de la
propreté des cuvettes des gaines et au besoin de faire procéder à leur nettoyage.

CHAPITRE X
Installation d’appareils de cuisson destinés à la restauration
(Arr. 10 oct. 2005, art. 1er)

Art. GC 1 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Domaine d'application
et définitions –
1 - Les dispositions du présent chapitre sont applicables aux installations d'appareils de cuisson et d'appareils de remise en
température destinés à la restauration situés dans les locaux accessibles ou non au public.
Toutefois, ces dispositions ne s'appliquent pas aux installations situées dans des bâtiments ou des locaux non accessibles au
public et isolés suivant les dispositions de la section II du chapitre II du présent titre.
Toutefois, ces dispositions ne s'appliquent pas aux installations situées dans des bâtiments ou des locaux non accessibles au
public et isolés suivant les dispositions de la section II du chapitre II du présent titre.

2 - Pour l'application du présent règlement:


Sont considérés:
- comme appareils de cuisson, les appareils servant à cuire des denrées, pour une consommation immédiate ou ultérieure, tels
que fours, friteuses, marmites, feux vifs;
- comme appareils de remise en température, les appareils utilisés exclusivement au réchauffage des préparations culinaires,
tels que fours de remise en température, armoires chauffantes, fours à micro-ondes.

Ne sont pas considérés comme appareils de cuisson ou de remise en température:


- les appareils permettant le maintien en température des préparations tels que les bacs à eau chaude ou les lampes à
infrarouge;
- les fours à micro-ondes d'une puissance unitaire inférieure ou égale à 3,5 kW installés en libre utilisation dans les salles
accessibles au public.

3 - Pour l'application du présent règlement:


Un local ou un groupement de locaux non isolés entre eux comportant des appareils de cuisson et des appareils de remise en
température dont la puissance utile totale est supérieure à 20 kW est appelé “grande cuisine”.
Une grande cuisine est soit isolée, soit ouverte sur un ou des locaux accessibles au public. Elle doit répondre aux dispositions
des sections I (art. GC 2 à GC 8) et II du présent chapitre (art. GC 9 à GC 11).
Toutefois, même si la puissance utile totale installée est supérieure à 20 kW, ne sont pas appelés “grande cuisine”:
- un local ou un groupement de locaux non isolés entre eux ne comportant que des appareils de remise en température. Celui-
ci est appelé “office de remise en température” et doit répondre aux dispositions des sections I (art. GC 2 à GC 8) et III (art.
GC 12 à GC 14) du présent chapitre;
- une salle de restauration dans laquelle se trouvent un ou plusieurs espaces comportant des appareils de cuisson ou des
appareils de remise en température. Chaque espace est appelé “îlot de cuisson” et doit répondre aux dispositions des sections I
(art. GC 2 à GC 8) et IV (art. GC 15 à GC 17) du présent chapitre;
- les modules ou conteneurs spécialisés comportant des appareils de cuisson ou de remise en température. Ils doivent répondre
aux dispositions de la seule section V (art. GC 18) du présent chapitre.

Les appareils de cuisson ou les appareils de remise en température, dont la puissance utile totale est-inférieure ou égale à 20
kW, qui ne sont pas installés dans des locaux, espace ou conteneurs visés dans le présent paragraphe, doivent être installés
selon les dispositions de la seule section VI (art. GC 19 à GC 20) du présent chapitre.

SECTION I
Dispositions générales
(Arr. 10 oct. 2005, art. 1er)

Art. GC 2 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Documents à fournir –
Les documents à fournir en application de l'article GE2 (§ 2) comprennent:
- les plans des locaux précisant l'implantation des appareils de cuisson et des appareils de remise en température avec
l'indication de leurs puissances utiles;
- les plans et descriptifs de la distribution en énergie et du stockage de combustible;
- les plans et descriptifs du système de ventilation et les caractéristiques des conduits d'évacuation des buées et fumées;
- l'emplacement des commandes des ventilateurs assurant l'évacuation des buées et fumées;
- l'emplacement des dispositifs d'arrêt d'urgence.

Art. GC 3 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Conformité des
appareils de cuisson et de remise en température –
1 - Les appareils doivent bénéficier du marquage CE délivré dans les conditions des directives européennes.

2 - En atténuation du premier alinéa du paragraphe 2 de l'article GN10, les appareils non marqués CE déjà implantés dans
l'établissement peuvent être réutilisés dans ce même établissement lors des travaux d'aménagement, d'agrandissement ou de
réhabilitation.

3 - Les fours maçonnés sur place doivent être réalisés en matériaux réfractaires et être conçus de telle manière que leur
température maximale atteinte sur la face extérieure soit inférieure à 100 oC. Les matériaux réfractaires devront répondre à la
norme NF EN 993. Ces dispositions devront être, attestées par l'installateur.

Art. GC 4 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Dispositifs d'arrêt
d'urgence de l'alimentation en énergie des appareils de cuisson et des appareils de remise en température –
1 - Les circuits alimentant les appareils de cuisson et les appareils de remise en température, en énergie électrique, en
combustibles gazeux, en combustible liquide ou en vapeur, doivent comporter un dispositif d'arrêt d'urgence par énergie.
La commande du dispositif d'arrêt d'urgence d'une grande cuisine ou d'un office de remise en température est placée à
l'intérieur du local et à proximité soit de l'accès, soit du bloc cuisson et des appareils de remise en température.
La commande du dispositif d'arrêt d'urgence de chaque îlot de cuisson est placée dans l'îlot concerné.

2 - Le dispositif d'arrêt d'urgence de l'énergie électrique visé au § 1 ne doit pas couper les circuits d'éclairage ni les dispositifs
de ventilation contribuant à l'évacuation des fumées en cas d'incendie.
Le dispositif d'arrêt d'urgence de l'alimentation en gaz visé au § 1 peut être réalisé à l'aide d'une électrovanne. Dans ce cas,
l'électrovanne est à réarmement manuel et sa commande peut être commune avec celle du dispositif d'arrêt d'urgence de
l'énergie électrique visé ci-dessus.
Si l'alimentation en gaz du local ne dessert que des appareils de cuisson et des appareils de remise en température, le dispositif
d'arrêt d'urgence tient lieu d'organe de coupure prévu à l'article GZ 15.

3 - Les dispositifs d'arrêt d'urgence doivent être facilement accessibles, être correctement identifiés et comporter des consignes
précisant les modalités d'action en cas d'incident.
En cas de coupure de l'alimentation en gaz combustible des appareils, toutes précautions doivent être prises avant la
réutilisation des brûleurs. Des consignes précises concernant cette réutilisation doivent être affichées près du dispositif d'arrêt
d'urgence.

Art. GC 5 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Règles générales
d'installation des appareils –
1 - Les appareils de cuisson et les appareils de remise en température ne peuvent être implantés à moins de 50 cm d'une paroi
que si celle-ci est revêtue de matériaux classés en catégorie M0 ou A2-s1, d1.
Cette disposition ne s'applique pas aux appareils marqués CE, lesquels sont soumis aux préconisations d'installation du
fabricant.

2 - Dans le cas d'appareils de cuisson et d'appareils de remise en température utilisant un combustible liquide ou solide, le sol
du local doit être constitué de matériaux incombustibles ou revêtu de matériaux de catégorie M0 ou classés A2n.

3 - Les appareils de cuisson et les appareils de remise en température doivent être fixés aux éléments stables du bâtiment
lorsque, par leur construction, ils ne présentent pas une stabilité suffisante pour s'opposer à un déplacement ou un
renversement.

Art. GC 6 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Dispositions
complémentaires - En complément des dispositions générales définies ci-dessus, les installations d'appareils de cuisson ou les
appareils de remise en température doivent répondre aux exigences suivantes:
a) Appareils utilisant un combustible liquide ou solide:
Les appareils utilisant un combustible liquide ou solide doivent être raccordés à des conduits de fumée
répondant aux dispositions de l'article CH 9. Les appareils ne peuvent être installés que dans les grandes
cuisines isolées et ventilées naturellement.
Les conduits de raccordement doivent être en métal et être éloignés des matériaux combustibles par un
espace libre d'au moins 15 cm. Les conduits de raccordement ne doivent pas pénétrer dans un local autre que
celui où est installé et raccordé l'appareil. Ils doivent rester apparents dans toutes leurs parties.
Le combustible solide nécessaire au fonctionnement des appareils de cuisson doit être stocké dans un local
spécifique pourvu de ventilations haute et basse.
Le combustible liquide nécessaire au fonctionnement des appareils de cuisson doit être stocké dans des
réservoirs fixes installés conformément aux dispositions de l'article CH 17 relatif au stockage des
combustibles liquides en réservoirs fixes.
L'emploi de combustibles liquides extrêmement inflammables (F+) de première catégorie (point éclair
inférieur à 55 oC) est interdit.
b) Appareils utilisant un combustible gazeux:
Pour l'application du a du § 1 de l'article GZ 18, un ensemble d'appareils formant un bloc de cuisson peut
être, considéré comme un unique appareil et, dans ce cas, il peut être admis qu'un seul organe de coupure
assure l'arrêt de son alimentation en énergie.

Art. GC 7 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Production d'eau chaude
sanitaire –
1 - En dérogation à l'article CH 26, les appareils de production d'eau chaude sanitaire d'une puissance inférieure ou égale à 70
kW peuvent être installés dans une grande cuisine ou dans un office de remise en température. Les dispositions de l'article CH
6 ne sont pas applicables.

2 - Les appareils de production d'eau chaude sanitaire à circuit de combustion non étanche ne peuvent être installés ni dans un
local ventilé mécaniquement ni dans un local mis en dépression par le système d'évacuation des buées ou des graisses.

Art. GC 8 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Moyens d'extinction -
Les grandes cuisines, les offices de remise en température et chaque îlot de cuisson doivent comporter des moyens d'extinction
adaptés aux risques présentés.
Dans les grandes cuisines ouvertes et les îlots de cuisson, des dispositifs d'extinction automatique adaptés au feu d'huile
doivent être installés à l'aplomb des friteuses ouvertes.

SECTION II
Grandes cuisines
(Arr. 10 oct. 2005, art. 1er)

Art. GC 9 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Conditions d'isolement
1 - Une grande cuisine isolée des locaux accessibles au public est classée local à risques moyens et doit répondre aux
exigences fixées au § 2 de l'article CO 28.
Par dérogation à l'article précité, les portes de communication en va-et-vient entre la grande cuisine et les salles de restauration
peuvent être de degré pare-flammes ½ heure ou E 30.

2 - Dans le cas d'une grande cuisine ouverte sur un ou des locaux accessibles au public, l'ensemble du volume constitué par la
grande cuisine et ces locaux est classé local à risques moyens au sens de l'article CO 27 et doit répondre aux exigences fixées
au § 2 de l'article CO 28.
Une grande cuisine ouverte sur un local accessible au public doit en être séparée par un écran vertical fixe, stable au feu ¼
heure ou E 15-S et en matériau classé en catégorie M1 ou A2-s1, d1.
Cet écran, jointif avec la sous-face de la toiture ou du plancher haut, doit être d'une hauteur minimale de 0,50 m sous le plafond
fini de la cuisine.

3 - Les portes de communication entre une grande cuisine et des salles de restauration pour lesquelles une résistance au feu est
requise et qui sont maintenues ouvertes pour des raisons d'exploitation doivent répondre aux conditions de l'article MS 60 (§4).

Art. GC 10 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Ventilation des
grandes cuisines isolées –
1 - Le système de ventilation naturel ou mécanique doit permettre l'amenée d'air et l'évacuation de l'air vicié, des buées et des
graisses.
L'amenée d'air ne peut être mécanique que si l'évacuation est mécanique.

2 - Le circuit d'évacuation de l'air vicié, des buées et des graisses doit présenter les caractéristiques suivantes:
a) Les hottes ou les dispositifs de captation sont placés au-dessus des appareils de cuisson et construits en matériaux
classés M0 ou A2-s1, d0;
b) Les conduits d'évacuation doivent être métalliques et rigides;
c) A l'intérieur du bâtiment et en dehors du volume de la grande cuisine, les conduits et leur gaine éventuelle doivent
assurer un degré coupe-feu de traversée équivalent au degré coupe-feu des parois traversées avec un minimum de 60
minutes ou EI 60 (i → o);
d) Les hottes ou les dispositifs de captation doivent comporter des éléments permettant de retenir les graisses et
pouvant être facilement nettoyés et remplacés.

Art. GC 11 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Ventilation des
grandes cuisines ouvertes –
1 - Le système de ventilation doit permettre l'amenée d'air, l'évacuation de l'air vicié, des buées et des graisses ainsi que
l'évacuation des fumées en cas d'incendie.
Le dispositif d'extraction doit être mécanique.
Lorsque l'amenée d'air est mécanique, son fonctionnement doit être asservi à celui de l'extraction.

2 - Le système de ventilation doit présenter les caractéristiques décrites au paragraphe 2 de l'article GC 10 complétées par les
dispositions suivantes:
a) Les ventilateurs d'extraction doivent assurer leur fonction pendant au moins une heure avec des fumées à 400 oC;
b) Les liaisons entre le ventilateur d'extraction et le conduit doivent être en matériaux classés M0 ou A2-s1, d0;
c) Les canalisations électriques alimentant les ventilateurs doivent être de catégorie CR 1, issues directement du
tableau principal du bâtiment ou de l'établissement et sélectivement protégées de façon à ne pas être affectées par un
incident survenant sur un autre circuit;
d) Pour assurer l'évacuation des fumées en cas d'incendie, le fonctionnement des ventilateurs doit pouvoir être obtenu
par un dispositif à commande manuelle, celle-ci étant placée à un endroit facilement accessible dans la grande cuisine
et correctement identifiée par une plaque indélébile comprenant l'inscription “évacuation de fumées”.

SECTION III
Offices de remise en température
(Arr. 10 oct. 2005, art. 1er)

Art. GC 12 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Règles d'implantation
des appareils - Dès que la puissance utile totale des appareils de remise en température est supérieure à 20 kW, les appareils
doivent être disposés:
- soit dans une grande cuisine répondant aux dispositions de la section II du présent chapitre;
- soit dans un office de remise en température répondant aux dispositions de la présente section.
Le local “office de remise en température” ne doit pas comporter d'appareil de cuisson autre que ceux utilisés pour la remise en
température.
Seuls le gaz combustible et l'énergie électrique sont autorisés pour alimenter en énergie les appareils utilisés pour la remise en
température.

Art. GC 13 - (Arr. 10 oct. 2005 art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Conditions d'isolement
de l'office de remise en température - L'office de remise en température doit satisfaire aux conditions suivantes:
- être non accessible au public;
- comporter un plancher haut et des parois coupe-feu de degré 1 heure ou EI 60 ou REI 60;
- comporter des portes coupe-feu de degré ½ heure ou EI 30-C équipées de ferme-porte.

Celles qui sont maintenues ouvertes pour des raisons d'exploitation doivent être conformes à l'article MS 60 (§ 4).
Toutefois, les portes de communication en va-et-vient entre ce local et un local accessible au public peuvent être de degré pare-
flammes ½ heure ou E 30-C.

Art. GC 14 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Ventilation de l'office
de remise en température –
1 - Le système de ventilation de l'office de remise en température doit permettre l'amenée d'air et l'évacuation de l'air vicié et
des buées.

2 - Ce local peut cependant comporter des appareils de remise en température dont l'évacuation des buées s'effectue par un
conduit spécifique débouchant à l'extérieur.
A l'intérieur du bâtiment et en dehors du volume de l'office de remise en température, ce conduit et sa gaine éventuelle doivent
assurer un degré coupe-feu de traversée d'au moins 60 minutes ou EI 60 (o → i).

SECTION IV
Ilots de cuisson installés dans les salles de restauration
(Arr. 10 oct. 2005, art. 1er)

Art. GC 15 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Règles d'implantation
des appareils - Dès que la puissance utile totale des appareils de cuisson ou de remise en température installés dans une salle de
restauration est supérieure à 20 kW, ces appareils doivent être disposés dans des îlots de cuisson.
Un îlot de cuisson est constitué d'une enceinte dont l'accès est interdit au public.
Un personnel de service doit être présent pendant le fonctionnement des appareils.
Les appareils ne doivent pas être en libre utilisation.
Seuls le gaz combustible et l'énergie électrique sont autorisés pour alimenter en énergie les appareils.

Art. GC 16 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Conditions d'isolement
- La salle de restauration comprenant au moins un îlot de cuisson est classée local à risques moyens au sens de l'article CO 27
et doit répondre aux exigences fixées au § 2 de l'article CO 28.
La puissance utile totale d'un îlot de cuisson ou de plusieurs îlots séparés par une distance inférieure à 5 mètres ne doit pas
dépasser 70 kW.

Art. GC 17 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Ventilation des îlots de
cuisson - Chaque îlot de cuisson doit comporter un dispositif de captation des buées et des graisses permettant l'évacuation des
fumées en cas d'incendie.
L'extraction est toujours mécanique et l'installation présente les caractéristiques suivantes:
a) Les hottes ou les dispositifs de captation sont construits en matériaux classés M0 ou A2-s1, d0;
b) Les conduits d'évacuation doivent être métalliques et rigides;
c) A l'intérieur du bâtiment et en dehors du volume de la salle de restauration, les conduits et leur gaine éventuelle
doivent assurer un coupe-feu de traversée équivalent au degré coupe-feu des parois traversées avec un minimum de 60
minutes ou EI 60 (i → o);
d) Les hottes ou les dispositifs de captation doivent comporter des éléments permettant de retenir les graisses et
pouvant être facilement nettoyés et remplacés;
e) Les ventilateurs d'extraction doivent assurer leur fonction pendant au moins une heure avec des fumées à 400 oC;
f) Les liaisons entre le ventilateur d'extraction et le conduit doivent être en matériaux classés M0 ou A2-s1, d0;
g) Les canalisations électriques alimentant les ventilateurs ne doivent pas être affectées par un sinistre affectant l'îlot;
h) La commande des ventilateurs assurant l'évacuation des buées et des graisses doit être correctement identifiée par
une plaque indélébile et placée dans l'enceinte de l'îlot à un endroit facilement accessible par le personnel de service.

SECTION V
Modules ou conteneurs spécialisés
(Arr. 10 oct. 2005, art. 1er)

Art. GC 18 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Conditions
d'installation - Les modules ou conteneurs spécialisés peuvent être installés temporairement dans les locaux accessibles ou non
au public ainsi qu'à moins de 8 mètres d'un bâtiment, après avis de la commission de sécurité compétente.
Ils doivent être aménagés dans les conditions fixées ci-dessous:
a) Seuls le gaz combustible et l'énergie électrique sont autorisés pour alimenter en énergie les appareils de cuisson et
les appareils de remise en température. Ces appareils doivent bénéficier du marquage CE délivré dans les conditions
des directives européennes.
b) Chaque module ou conteneur spécialisé doit comporter un seul dispositif d'arrêt d'urgence par énergie. Ce
dispositif doit se verrouiller automatiquement en position de fermeture, être correctement identifié et être facilement
accessible depuis l'extérieur du module ou du conteneur.
c) Le module ou le conteneur spécialisé doit respecter les dispositions suivantes:
- les parois intérieures sont coupe-feu de degré 1 heure ou EI 60 et les revêtements éventuels doivent être
réalisés en matériau de réaction au feu M0 ou A2-s1, d0 et A2 n−s1 pour le revêtement de sol;
- en période d'exploitation, des ouvertures latérales sont autorisées à condition qu'elles disposent d'un
système de fermeture, coupe-feu 1 heure ou EI 60, conforme au paragraphe suivant.
d) Les dispositifs d'obturation des ouvertures latérales doivent être conformes à la norme NF S 61-937. Ils doivent
être auto commandés et télécommandés:
- par l'action manuelle sur une commande de proximité;
- par une commande automatique asservie au dispositif d'extinction automatique du conteneur.
e) Une extraction mécanique d'air vicié, des buées et des graisses débouchant à l'extérieur du bâtiment doit être
réalisée au moyen d'un conduit en matériau M0 ou A2-s1, d0. Ce conduit doit être équipé d'un clapet coupe-feu de
degré 1 heure ou EI 60, placé au droit de la paroi du module ou du conteneur. Le clapet doit être conforme à la norme
NF S 61-937. Sa commande doit être assurée dans les mêmes conditions que pour les dispositifs d'obturation des
ouvertures latérales.
f) Le module ou conteneur spécialisé doit comporter un dispositif d'extinction automatique et un extincteur
facilement accessible, adaptés aux risques présentés.
g) En dérogation aux articles GZ 7 et GZ 8, il peut être admis des bouteilles contenant 35 kilogrammes de gaz
liquéfié, si:
- elles sont limitées au nombre de deux;
- elles sont fixées et raccordées de manière solidaire sur le module ou le conteneur;
- les organes de sécurité et de coupure sont protégés par un capot ou une protection grillagée, évitant les
manœuvres accidentelles.
Le changement et le raccordement des bouteilles doivent s'effectuer hors de la présence du public.
h) L'entretien doit être réalisé conformément aux dispositions de l'article GC 21. Le livret d'entretien doit être tenu à
la disposition de la commission de sécurité.
i) Le conduit d'extraction des buées et graisses doit être nettoyé avant chaque mise en place et au moins tous les six
mois.

SECTION VI
Appareils installés dans les locaux accessibles ou non au public
(Arr. 10 oct. 2005, art. 1er)

Art. GC 19 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Limite de puissance
des appareils –
1 - L'utilisation des appareils de cuisson ou de remise en température est autorisée si leur puissance utile totale est inférieure ou
égale à 20 kW.

2 - En ce qui concerne les petits appareils portables, seuls sont autorisés:


- les appareils électriques ou a gaz de puissance utile au plus égale à 3,5 kW;
- les appareils à gaz butane alimentés par une bouteille d'un poids inférieur ou égal à un kilogramme;
- les appareils à flamme d'alcool sans pression, de contenance au plus égale à 0,25 litre. Leur remplissage doit s'effectuer en
dehors de la présence du public.

Art. GC 20 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Conditions
d'installation –
1 - Les appareils doivent être immobilisés à l'exception des petits appareils portables.

2 - Dans les locaux accessibles au public et par dérogation aux dispositions de l'article GZ 8, il est admis l'utilisation:
- d'une bouteille de butane d'au plus 13 kilogrammes sous réserve qu'elle n'alimente qu'un seul appareil et que cette
dernière ainsi que le dispositif d'alimentation soient placés hors d'atteinte du public;
- d'une ou de plusieurs bouteilles d'un poids inférieur ou égal à un kilogramme alimentant les petits appareils
portables.

SECTION VII
Entretien et vérifications
(Arr. 10 oct. 2005, art. 1er)

Art. GC 21 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Entretien -
1 - Les appareils de cuisson et de remise en température doivent être entretenus régulièrement et maintenus en bon état de
fonctionnement.
Tous les appareils et leurs accessoires doivent être livrés accompagnés d'une notice rédigée en langue française par le fabricant
et fournie par l'installateur à l'exploitant de l'établissement. Cette notice doit contenir explicitement, outre les consignes
d'installation et d'entretien courant, la liste des vérifications nécessaires à un bon fonctionnement de l'appareil ou du système.

2 - Au moins une fois par an, il doit être procédé au ramonage des conduits d'évacuation et à la vérification de leur vacuité.
Pendant les périodes d'activité, les appareils de cuisson et de remise en température, le circuit d'extraction d'air vicié, de buées
et de graisses, y compris les ventilateurs et récupérateurs de chaleur éventuels, doivent être nettoyés chaque fois qu'il est
nécessaire. Les filtres doivent être nettoyés ou remplacés aussi souvent que nécessaire et, en tout cas, au minimum une fois par
semaine.

3 - Un livret d'entretien sur lequel l'exploitant est tenu de noter, les dates des vérifications et des opérations d'entretien
effectuées sur les installations et appareils visés aux § 1 et 2 ci-dessus doit être annexé au registre de sécurité de
l'établissement.

Art. GC 22 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur: le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2). Vérifications
techniques –
1 - Les installations d'appareils de cuisson ou de remise en température doivent être vérifiées dans les conditions prévues à la
section II du chapitre Ier du présent titre.

2 - Les vérifications périodiques doivent avoir lieu tous les ans et concernent:
- les grandes cuisines isolées ou non des locaux accessibles au public visées à la section II;
- les offices de remise en température visés à la section III;
- les îlots de cuisson visés à la section IV;
- les autres appareils à poste fixe visés à la section VI.

Elles ont pour objet de s'assurer:


- de l'état d'entretien et de maintenance des installations et appareils;
- des conditions de ventilation des locaux contenant des appareils de cuisson ou de remise en température: conditions
d'évacuation de l'air vicié, des buées et des graisses, fonctionnement de l'installation d'extraction des fumées;
- de la signalisation des dispositifs de sécurité;
- de la manœuvre des dispositifs d'arrêt d'urgence.

CHAPITRE XI
Moyens de secours contre l’incendie
SECTION I
Généralités

Art. MS 1 - Différents moyens de secours -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. du 2 févr. 1993, art. 6). Les moyens de secours prévus à l’article R. 123-11 du Code
de la construction et de l’habitation peuvent comporter :
— des moyens d’extinction ;

— des dispositions visant à faciliter l’action des sapeurs-pompiers ;

— un service de sécurité incendie ;

— un système de sécurité incendie (SSI) pouvant comprendre :

- un système de détection automatique d’incendie ;

- un système de mise en sécurité incendie ;

- un système d’alarme ;

— un système d’alerte.
Art. MS 2 - Dispositions particulières - Les dispositions particulières aux différents types d’établissement qui font l’objet du
titre II du livre II, précise les moyens de secours à installer dans chaque type d’établissement.

Art. MS 3 - Documents à fournir - Les documents à fournir en application de l’article GE 2 (§ 2) précisent :


— les moyens de secours prévus, à l’exception des appareils mobiles ;

— leur emplacement ;

— le tracé, le diamètre, le mode d’alimentation et la pression des canalisations d’eau, etc. ;

— les caractéristiques techniques des dispositifs proposés.

SECTION II
Moyens d’extinction

Art. MS 4 - Différents moyens d’extinction - Les moyens d’extinction sont choisis parmi les suivants :
— robinets d’incendie armés ;

— déversoirs ponctuels ;

— éléments de construction irrigués ;

— bouches et poteaux d’incendie privés et points d’eau ;

— colonnes sèches ;

— colonnes en charge (dites colonnes humides) ;

— installations d’extinction automatique ou à commande manuelle ;

-- appareils mobiles ;

— moyens divers (réserves de sable, couverture, etc.).

Sous-section 1. — Bouches et poteaux d’incendies privés et points d’eau

Art. MS 5 - Objet –
1 - Quand les prises d’eau publiques sont trop éloignées ou d’un débit insuffisant, la pose de bouches ou poteaux d’incendie
normalisés peut être imposée.

2 - Ces appareils doivent être conformes aux normes françaises et être alimentés :
— soit par des branchements particuliers d’incendie des établissements intéressés ;

— soit directement par les conduites publiques.

3 - Ils peuvent éventuellement être remplacés ou complétés par des points d’eau facilement utilisables en permanence tels que :
cours d’eau, bassins, citernes, etc., d’une capacité en rapport avec le risque à défendre.

Art. MS 6 - Détermination des points d’eau nécessaires –


1 - Les moyens en eau nécessaires à la lutte contre l’incendie doivent être évalués en fonction des risques et déterminés selon
les directives des services publics de secours contre l’incendie.

2 - L’itinéraire entre le ou les points d’eau et l’établissement doit permettre le passage facile des moyens des sapeurs-pompiers.

Art. MS 7 - Accessibilité des points d’eau - Les emplacements des points d’eau doivent être :
— facilement accessibles en permanence ;

— signalés conformément à la norme française ;

— situés à 5 mètres au plus du bord de la chaussée ou de l’aire de stationnement des engins d’incendie.
Sous-section 2. — Branchements et canalisations

Art. MS 8 - Dispositions générales –


1 - Les canalisations de branchement alimentant les moyens de secours contre l’incendie, à l’intérieur d’un même
établissement, ne doivent comporter aucun orifice de puisage autre que ceux intéressant ces moyens de secours. Elles doivent
être indépendantes des conduites assurant les besoins ordinaires de l’établissement.
Toutefois, des branchements mixtes peuvent être autorisés après avis de la commission de sécurité.
Dans ce cas, la conduite assurant les besoins ordinaires et celle desservant les secours contre l’incendie doivent être
indépendantes l’une de l’autre à partir de l’extrémité aval du branchement mixte qui les alimente. Le débit du piquage
desservant les deux canalisations doit être suffisant pour alimenter les secours contre l’incendie, et tous les besoins ordinaires.

2 - Le diamètre des canalisations doit être calculé en fonction de la longueur de celles-ci, du nombre de robinets ou d’orifices à
desservir et de leur hauteur par rapport au sol compte tenu du débit et de la pression des conduites de ville.

3 - Les branchements et canalisations situés à l’intérieur des bâtiments et alimentant les moyens de secours contre l’incendie
doivent être en matériaux incombustibles.

Art. MS 9 - Protection des canalisations d’incendie –


1 - Les parties de canalisations se trouvant dans les locaux à risques particuliers d’incendie doivent être en métaux ou alliages
dont le point de fusion est d’au moins 1 000°C. Elles ne doivent comporter aucune partie soudée à l’étain. Les jonctions
doivent être soudées, vissées ou serties.

2 - Les canalisations doivent être protégées contre le gel.

3 - Les canalisations doivent être peintes conformément à la norme française relative aux teintes conventionnelles des
tuyauteries.

Art. MS 10 - Compteurs -
(Arr. du 24 janv. 1984)
Les compteurs utilisés sur les branchements doivent être d’un modèle approuvé par le ministre de l’Industrie (service des
instruments et mesures).

Art. MS 11 - Barrages –
1 - Les canalisations doivent être munies de vannes de barrage plombées en position d’utilisation et de robinets de vidange en
nombre suffisant pour parer aux dangers et inconvénients qu’entraînerait la rupture de ces canalisations.

2 - (Arr. du 22 déc. 1981.). S’il existe dans un même établissement des canalisations d’incendie alimentées par des
branchements distincts sur des conduites de ville différentes, des intercommunications doivent être prévues afin de mettre en
charge les diverses canalisations en cas d’indisponibilité de l’un des branchements.

Art. MS 12 - Pression –
1 - Des manomètres avec robinets à trois voies doivent permettre de mesurer la pression de l’eau dans chaque canalisation.

2 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5). S’il existe des appareils pour
assurer la pression nécessaire et si l’établissement ne dispose pas de groupe électrogène de sécurité, les appareils doivent être
alimentés par une dérivation issue directement du tableau principal du bâtiment ou de l’établissement dans les conditions de
l’article EL 14.

Art. MS 13 - Raccords d’alimentation - Des raccords pour le branchement des engins des sapeurs-pompiers destinés à
refouler l’eau en pression dans les canalisations d’incendie peuvent être exigés dans certains établissements.

Sous-section 3. - Robinets d’incendie armés

Art. MS 14 - Généralités –
1 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). La composition, les
caractéristiques hydrauliques et l’installation de robinets d’incendie armés doivent être conformes aux normes «les
concernant».

2 - (Arr. du 2 févr. 1993, art. 2 ; Arr. 22 nov. 2004, art. 1 er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004,
art. 2) Les robinets d’incendie armés sont désignés par leur diamètre nominal qui peut être «DN 19/6, DN 25/8 ou DN 33/12».

3 - Les robinets d’incendie armés doivent être numérotés en une série unique.

Art. MS 15 - Emplacements –
1 - Sauf impossibilité, les robinets d’incendie armés doivent être placés à l’intérieur des bâtiments, le plus près possible et à
l’extérieur des locaux à protéger.

2 - Le nombre de robinets d’incendie armés et le choix de leurs emplacements doivent être tels que toute la surface des locaux
puisse être efficacement atteinte.

3 - Dans les locaux présentant des risques importants d’incendie, tout point de la surface de ces locaux doit pouvoir être battu
par au moins deux jets de lance.

4 - Si les robinets d’incendie armés sont placés dans des armoires ou coffrets, ceux-ci doivent être signalés et ne pas comporter
de dispositif de condamnation.

Art. MS 16 - Alimentation –
1 - Sauf impossibilité, les robinets d’incendie armés doivent être alimentés par une canalisation d’eau en pression desservie par
les conduites publiques.

2 - L’alimentation par réservoirs élevés ou sous pression peut exceptionnellement être admise.

Art. MS 17 - Pression –
1 - Dans tous les cas, la pression minimale de fonctionnement à laquelle le débit doit être fourni ne doit pas être inférieure à 2,5
bars au robinet d’incendie armé le plus défavorisé.

2 - Un manomètre avec robinets à trois voies doit être mis en place près de ce robinet d’incendie armé pour permettre le
contrôle de cette pression.

Sous-section 4. - Colonnes sèches

Art. MS 18 - Objet –
1 - (Arr. du 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6). Des colonnes sèches doivent être
installées dans les établissements, dès lors que des locaux à risques importants sont aménagés dans des étages dont le plancher
bas est à plus de 18 mètres du niveau de la voie accessible aux engins des sapeurs-pompiers.

2 - Elles doivent être conformes aux normes françaises.

Art. MS 19 - Raccords d’alimentation –


1 - Les raccords d’alimentation des colonnes sèches doivent être placés en des endroits facilement accessibles aux sapeurs-
pompiers, sur la façade la plus proche des bouches ou poteaux d’incendie.
Ils doivent être signalés et une pancarte doit indiquer l’escalier ou le dispositif d’accès desservi.
Sauf cas particulier, le regroupement de ces raccords d’alimentation est interdit.

2 - Le cheminement entre les raccords d’alimentation des colonnes sèches et les bouches ou poteaux d’incendie ne doit pas
dépasser 60 mètres de longueur.

Art. MS 20 - Prises d’incendie - Les prises d’incendie doivent être placées dans les cages d’escaliers ou dans leurs dispositifs
d’accès.

Art. MS 21 - Vidange et purge d’air - Les colonnes sèches doivent être munies d’un dispositif de vidange et de purge d’air.

Sous-section 5. - Colonnes en charge (dites colonnes humides)

Art. MS 22 - Généralités –
1 - Les colonnes en charge peuvent être imposées dans certains établissements importants.

2 - Ces colonnes et leurs dispositifs d’alimentation doivent être conformes aux normes françaises.

Art. MS 23 - Alimentation –
1 - Le dispositif d’alimentation de chaque colonne (réservoir en charge, surpresseur, pompe, etc.) doit assurer en permanence,
à l’un quelconque des niveaux, pendant le temps requis pour la stabilité au feu du bâtiment, avec un minimum d’une heure, un
débit horaire de 60 mètres cubes sous une pression statique comprise entre 4,5 bars et 8,5 bars.

2 - Lorsque le débit est assuré par des réservoirs, ceux-ci doivent avoir une capacité telle qu’un débit de 60 mètres cubes par
heure au moins soit exclusivement réservé au service d’incendie durant le temps requis au paragraphe précédent. Cette capacité
peut être augmentée en fonction des risques particuliers de l’établissement.
3 - Chaque colonne en charge doit être alimentée de manière indépendante à partir de la nourrice située en aval des
surpresseurs.

Art. MS 24 - Réalimentation –
1 - Les colonnes en charge doivent pouvoir être réalimentées à partir de deux orifices de 65 millimètres dotés de vannes, placés
au niveau d’accès des sapeurs-pompiers et à moins de 60 mètres d’une bouche ou d’un poteau d’incendie.

2 - Les orifices de réalimentation doivent être signalés et porter l’inscription : « Réalimentation des colonnes en charge -
pression : ..... bar. »

Sous-section 6. - Installations d’extinction automatique ou à commande manuelle

Art. MS 25 - Extinction automatique à eau –


1 - (Arr. du 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6). Des installations fixes
d’extinction à eau, de type sprinkleurs, peuvent être exigées dans tout ou partie d’un établissement.

2 - Les locaux équipés d’une telle installation doivent être isolés des autres parties de l’établissement, dans les conditions
prévues pour les locaux à risques particuliers.

3 - L’aménagement et l’exploitation des locaux protégés ne doivent pas s’opposer au fonctionnement dans les meilleurs délais
et à pleine efficacité de l’installation d’extinction automatique.

4 - (Arr. du 10 juill. 1987). Les matériels caractéristiques ainsi que l’installation elle-même, doivent être conformes aux
normes françaises homologuées.

5 - (Arr. du 10 juill. 1987). Ces installations doivent être réalisées par des entreprises spécialisées et dûment qualifiées.

Art. MS 26 - Locaux à risques courants -


(Arr. du 10 juill. 1987)
Les locaux à risques courants dans lesquels une installation fixe d’extinction automatique à eau du type sprinkleur est exigée
doivent être protégés par une installation de la classe 1 A telle que définie dans la norme NF S 62-210.

Art. MS 27 - Locaux à risques particuliers -


(Arr. du 10 juill. 1987)
Les locaux à risques particuliers dans lesquels une installation fixe d’extinction automatique à eau du type sprinkleur est exigée
doivent être protégés dans les conditions suivantes :
a) Locaux à risques moyens : par une installation de la classe II C telle que définie dans la norme NF S 62-210 ;

b) Locaux à risques importants : dans les conditions définies aux dispositions particulières visant certains types
d’établissement en tenant compte, notamment, de la nature et de la hauteur des stockages de marchandises ou d’objets
exposés ou de matériels entreposés.

Art. MS 28 - Alimentation en eau –


1 - (Arr. du 10 juill. 1987 ; Arr. 23 janv. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 22 mai 2004 Arr. 23 janv. 2004, art. 2).
La source d’eau doit assurer le fonctionnement de l’installation pendant une heure au moins. Elle doit répondre aux
caractéristiques définies dans la norme« NF S 62-210 », notamment au paragraphe 4.4.

2 - (Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5). Si une alimentation électrique est
nécessaire, les surpresseurs doivent être alimentés par une alimentation électrique de sécurité (AES) répondant aux dispositions
de l’article EL 13. Les canalisations électriques doivent répondre aux dispositions de l’article EL 16, § 1.

3 - Les vannes de barrage et de contre-barrage des conduites d’eau doivent être signalées et aisément accessibles afin de
permettre leur manœuvre par les services de secours et de lutte contre l’incendie.

Art. MS 29 - Contrôles de débit - Le débit doit pouvoir être contrôlé :


— à la source d’eau, pour ce qui concerne le débit à assurer sur la surface impliquée ;

— aux points les plus défavorisés de l’installation, pour ce qui concerne le débit d’un diffuseur.

Art. MS 30 - Autres installations d’extinction automatique –


1 - Des installations fixes ou mobiles mettant en œuvre divers agents extincteurs peuvent être prévues pour la défense de tout
ou partie des locaux accessibles au public ou non d’un établissement.
Elles doivent être conformes, soit aux normes françaises, soit aux règles techniques définies dans des instructions particulières.
De telles installations ne peuvent être autorisées qu’après avis de la commission de sécurité.

2 - Les locaux de stockage des produits destinés à alimenter les installations fixes d’extinction automatique autres qu’à l’eau
doivent être considérés comme des locaux à risques importants.

Sous-section 7. - Déversoirs ponctuels

Art. MS 31 - Caractéristiques –
1 - Les déversoirs ponctuels doivent être en métal résistant aux hautes températures. Leur raccordement aux canalisations doit
répondre aux conditions de l’article MS 11 (§ 2).

2 - Les déversoirs doivent être disposés de manière à pouvoir inonder instantanément les locaux où ils sont installés.

3 - Les déversoirs doivent être commandés par deux vannes ou robinets de mise en œuvre situés l’un à l’intérieur du local
desservi, à proximité d’une issue, l’autre à l’extérieur, en un endroit bien visible et facilement accessible. Tous les déversoirs
d’un même local doivent pouvoir être commandés simultanément.

Art. MS 32 - Alimentation –

1 - La pression aux déversoirs en cours de fonctionnement ne doit pas être inférieure à 0,5 bar et le débit à 250 litres/minute.

2 - Les déversoirs peuvent être alimentés :


— soit par une canalisation faisant partie d’une installation de robinets d’incendie armés ;

— soit par une canalisation spéciale, exclusivement destinée à cet usage.

Art. MS 33 - Diffuseurs - Les déversoirs peuvent être remplacés par des diffuseurs d’eau pulvérisée assurant un débit qui ne
doit pas être inférieur à 5 litres/minute/m².

Art. MS 34 - Contrôles de débit - Toutes dispositions doivent être prises pour permettre le contrôle du débit :
— à la source d’eau pour ce qui concerne le débit à assurer sur la surface à protéger ;

— aux diffuseurs.

Sous-section 8. - Éléments de construction irrigués

Art. MS 35 - Définition - Des rideaux d’eau composés de canalisations munies de diffuseurs adaptés peuvent être imposés
pour améliorer la résistance au feu de certains éléments de construction (cloisons, rideaux, portes, etc.). Ils constituent des
éléments de construction irrigués.

Art. MS 36 - Alimentation et mise en œuvre - Dans tous les cas où l’eau est utilisée pour obtenir le degré de résistance au feu
d’un élément de construction irrigué, l’alimentation et la mise en œuvre du dispositif doivent être assurées dans les conditions
définies dans les dispositions particulières du présent règlement ou, à défaut, après avis de la commission de sécurité.

Art. MS 37 - Contrôles –
1 - Un manomètre, avec robinet à trois voies, placé en amont des robinets ou vannes de mise en œuvre, doit permettre de
vérifier en permanence la pression existante dans la canalisation alimentant l’élément de construction irrigué.

2 - Toutes dispositions doivent être prises pour permettre le contrôle du débit de la canalisation d’alimentation.

Sous-section 9. - Appareils mobiles et moyens divers

Art. MS 38 - Objet –
1 - Les établissements doivent être dotés d’appareils mobiles tels que :
— seaux-pompes d’incendie ;

— extincteurs portatifs ;

— extincteurs sur roues,


pour permettre au personnel et éventuellement au public d’intervenir sur un début d’incendie.

2 - Ces appareils doivent être conformes aux normes françaises les concernant.
Art. MS 39 - Emplacement - Les appareils mobiles doivent être répartis de préférence dans les dégagements, en des endroits
bien visibles et facilement accessibles. Ils ne doivent pas apporter de gêne à la circulation des personnes et leur emplacement
doit être tel que leur efficacité ne risque pas d’être compromise par les variations éventuelles de température survenant dans
l’établissement.
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2) (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6). Les extincteurs portatifs doivent être
accrochés à un élément fixe.

Art. MS 40 - Moyens divers - Des couvertures, toiles, seaux d’eau ou autres moyens divers peuvent être exigés dans certains
cas particuliers.

SECTION III
Dispositions visant à faciliter l’action des sapeurs-pompiers

Art. MS 41 - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). Un plan
schématique, sous forme de pancarte inaltérable, doit être apposé à chaque entrée de bâtiment de l’établissement pour faciliter
l’intervention des sapeurs-pompiers.
Le plan doit avoir les caractéristiques des plans d’intervention définies à la norme NF S 60-303 relative aux plans et consignes
de protection contre l’incendie.
Il doit représenter au minimum le sous-sol, le rez-de-chaussée, chaque étage ou l’étage courant de l’établissement.
Doivent y figurer, outre les dégagements et les cloisonnements principaux, l’emplacement :
— des divers locaux techniques et autres locaux à risques particuliers ;

— des dispositifs et commandes de sécurité ;

— des organes de coupure des fluides ;

— des organes de coupure des sources d’énergie ;

— des moyens d’extinction fixes et d’alarme.

Art. MS 42 - Moyens pour faciliter l’action des sapeurs-pompiers –


1 - Pour faciliter les sauvetages et l’extinction, peuvent être exigés :
— des balcons, passerelles, échelles, terrasses, etc., permettant d’accéder aux locaux mal dégagés ;

— des tours d’incendie permettant aux sapeurs-pompiers d’accéder directement aux niveaux d’un immeuble sans être
incommodés par les flammes, la chaleur et la fumée ;

— des trémies pratiquées dans les planchers pour faciliter l’attaque des feux en sous-sol.

2 - Pour faciliter la confection des plans d’intervention, les exploitants doivent fournir, à la demande des sapeurs-pompiers,
tous les plans et documents nécessaires.

Art. MS 43 - Tours d’incendie -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6). Les tours d’incendie sont des escaliers protégés qui doivent être
d’accès facile pour les secours venant de l’extérieur. Ils doivent être droits de préférence, avoir au moins 0,70 mètre
d’emmarchement et comporter des marches non glissantes, présentant un giron supérieur ou égal à 0,25 mètre et un alignement
des nez de marche limité à 45omaximum. Ils doivent desservir tous les niveaux et comporter en partie haute un accès direct
vers l’extérieur. Ces tours doivent être munies de colonnes sèches ou en charge.

Art. MS 44 - Trémies d’attaque - Les trémies d’attaque doivent avoir 0,60 mètre de côté ou de diamètre et être distantes les
unes des autres de 20 mètres environ. Elles doivent être fermées par des tampons étanches, de même résistance au feu que les
planchers, susceptibles d’être enlevés rapidement pour faciliter, en cas d’incendie, l’attaque du feu par les sapeurs-pompiers.
Elles doivent être signalées de manière distincte et durable et leurs abords doivent être constamment dégagés.

SECTION IV
Service de sécurité d’incendie

Art. MS 45 - Généralités - La surveillance des établissements doit être assurée pendant la présence du public.

Art. MS 46 - Composition et missions du service -


(Arr. du 21 févr. 1995, art. 1er)
1 - Le service de sécurité incendie doit être assuré suivant le type, la catégorie et les caractéristiques des établissements :
— soit par des personnes désignées par le chef d’établissement et entraînées à la manœuvre des moyens de secours
contre l’incendie et à l’évacuation du public ;

— soit par des agents de sécurité incendie ;

— soit par des sapeurs-pompiers d’un service public de secours et de lutte contre l’incendie.

Ce service est chargé de l’organisation générale de la sécurité dans l’établissement. Il a notamment pour missions :
a) D’assurer la vacuité et la permanence des cheminements d’évacuation jusqu’à la voie publique ;

b) D’assurer l’accès à tous les locaux communs ou recevant du public aux membres de la commission de sécurité lors des
visites de sécurité ;

c) D’organiser des rondes pour prévenir et détecter les risques d’incendie, y compris dans les locaux non occupés ;

d) De faire appliquer les consignes en cas d’incendie ;

e) De diriger les secours en attendant l’arrivée des sapeurs-pompiers, puis se mettre à la disposition du chef de
détachement d’intervention des sapeurs-pompiers ;

f) De veiller au bon fonctionnement de tout le matériel de protection contre l’incendie, d’en effectuer ou faire effectuer
l’entretien (extincteurs, équipements hydrauliques, dispositifs d’alarme et de détection, de fermeture des portes, de
désenfumage, d’éclairage de sécurité, groupes moteurs thermiques-générateurs, etc.) ;

g) De tenir à jour le registre de sécurité prévu à l’article R. 123-51 du Code de la construction et de l’habitation.

2 - Lorsque le service est assuré par des agents de sécurité incendie, l’effectif doit être de trois personnes au moins présentes
simultanément, dont un chef d’équipe. Cet effectif doit être adapté à l’importance de l’établissement.
En outre, le chef d’équipe et un agent de sécurité incendie au moins ne doivent pas être distraits de leurs missions spécifiques.
Les autres agents de sécurité incendie peuvent être employés à des tâches de maintenance technique dans l’établissement. Ils
doivent se trouver en liaison permanente avec le poste de sécurité et pouvoir être rassemblés dans les délais les plus brefs.
Le service de sécurité incendie, dont la qualification du personnel est fixée à l’article MS 48, doit être placé, lorsque les
dispositions particulières le prévoient, sous la direction d’un chef de service de sécurité incendie spécifiquement affecté à cette
tâche.

Art. MS 47 - Consignes - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). Des
consignes précises, conformes à la norme NF S 60-303 relative aux plans et consignes de protection contre l’incendie,
destinées aux personnels de l’établissement, constamment mises à jour, et affichées sur supports fixes et inaltérables doivent
indiquer :
— les modalités d’alerte des sapeurs-pompiers ;

— les dispositions à prendre pour assurer la sécurité du public et du personnel ;

— la mise en œuvre des moyens de secours de l’établissement ;

— l’accueil et le guidage des sapeurs-pompiers.

Art. MS 48 - Qualification du personnel de sécurité -


(Arr. du 21 févr. 1995, art. 1er)
1 - L’instruction des personnes désignées pour assurer la sécurité contre l’incendie doit être conduite à l’initiative et sous la
responsabilité du chef d’établissement.

2 - Le chef du service de sécurité incendie, les chefs d’équipe et les agents de sécurité incendie doivent présenter toutes les
garanties aux points de vue de l’aptitude physique et des connaissances techniques en justifiant d’une qualification
professionnelle délivrée dans les conditions définies par arrêté ministériel (Arrêté du 21 février 1995 relatif à la qualification
du personnel permanent des services de sécurité incendie des établissements recevant du public)

3 - Le contrôle de l’instruction des chefs du service de sécurité, des chefs d’équipe et des agents de sécurité incendie est assuré
par les commissions de sécurité lors des visites qu’elles effectuent dans l’établissement.

Art. MS 49 - Service assuré par des sapeurs-pompiers –


1 - Les services de sécurité incendie assurés dans certains établissements par des sapeurs-pompiers doivent être inspectés par
leurs officiers ou sous-officiers dans le but de veiller à la bonne exécution du service.
2 - (Arr. 10 oct. 2005, art. 1er). entrée en vigueur : le 1er mars 2006 (Arr. 10 oct. 2005, art. 2).Ces services et ces rondes sont
rétribués par l'établissement.

Art. MS 50 - Poste de sécurité –


1 - Un poste de sécurité doit être mis à la disposition exclusive des personnels chargés de la sécurité incendie.

2 - Ce poste, d’accès aisé et si possible au niveau d’arrivée des secours extérieurs, doit être, sauf cas particulier, relié au centre
de secours des sapeurs-pompiers par un moyen de transmission rapide et sûr.

3 - Lorsque le service est assuré par des agents de sécurité incendie, le poste doit être occupé en permanence par une personne
au moins.

4 - Le poste de sécurité doit notamment recevoir les alarmes restreintes transmises par postes téléphoniques, avertisseurs
manuels, installations de détection et/ou d’extinction automatique. De plus, des commandes manuelles des dispositifs
d’alarme, de désenfumage mécanique, de conditionnement, etc., doivent être installées à l’intérieur de celui-ci.

5 - Le poste de sécurité et ses accès doivent être convenablement protégés contre un feu survenant dans l’établissement.

Art. MS 51 - Exercices d’instruction - Des exercices d’instruction du personnel doivent être organisés sous la responsabilité
de l’exploitant. La date de ceux-ci doit être portée sur le registre de sécurité de l’établissement.

Art. MS 52 - Présence de la direction -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6). Pendant la présence du public, un représentant de la direction doit
se trouver dans l’établissement pour prendre, éventuellement, les premières mesures de sécurité.

SECTION V
Système de sécurité incendie (SSI)
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)

Art. MS 53 - Objet -
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - Le système de sécurité incendie d’un établissement est constitué de l’ensemble des matériels servant à collecter toutes les
informations ou ordres liés à la seule sécurité incendie, à les traiter et à effectuer les fonctions nécessaires à la mise en sécurité
de l’établissement.
La mise en sécurité peut comporter les fonctions suivantes :
— compartimentage (au sens large, non limité à celui indiqué à l’article CO 25) ;

— évacuation des personnes (diffusion du signal d’évacuation, gestion des issues) ;

— désenfumage ;

— extinction automatique ;

— mise à l’arrêt de certaines installations techniques.

2 - Les systèmes de sécurité incendie (SSI) doivent satisfaire d’une part aux dispositions des normes en vigueur et, d’autre part,
aux principes définis ci-après. Selon ces textes, les systèmes de sécurité incendie sont classés en cinq catégories par ordre de
sévérité décroissante, appelées A, B, C, D et E.

3 - Les dispositions particulières à chaque type d’établissement précisent, le cas échéant, la catégorie du système de sécurité
exigé.

4 - Selon la norme en vigueur visant l’installation des systèmes de sécurité incendie, on entend par « cheminement technique
protégé » une galerie technique, une gaine, un caniveau ou un vide de construction dont le volume est protégé d’un incendie
extérieur de telle manière que les canalisations qui l’empruntent puissent continuer à assurer leur service pendant un temps
déterminé.
De même, on entend par « volume technique protégé » un local ou un placard dont le volume est protégé d’un incendie
extérieur de telle manière que les matériels qu’il contient puissent continuer à assurer leur service pendant un temps déterminé.
En règle générale, ce temps doit correspondre au degré de stabilité au feu exigé pour le bâtiment, avec un maximum d’une
heure, sauf à la traversée de locaux à risques particuliers pour lesquels la protection doit être identique à celle exigée pour ce
local.
Art. MS 54 - Zones : terminologie -
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
a) Zone : un bâtiment ou un établissement est généralement découpé, au titre de la sécurité incendie, en plusieurs volumes
correspondant chacun, selon le cas, à un local, un niveau, une cage d’escalier, un canton, un secteur ou à un
compartiment. Une zone peut correspondre à un ou plusieurs de ces volumes ou à l’ensemble d’un bâtiment. Les zones de
détection, les zones de mise en sécurité et les zones de diffusion d’alarme définies ci-après n’ont pas nécessairement les
mêmes limites géographiques ;

b) Zone de détection : zone surveillée par un ensemble de détecteurs et/ou de déclencheurs manuels, auxquels correspond
une signalisation commune dans l’équipement de commande et de signalisation du système de détection incendie.
Par analogie, chaque zone équipée d’un ensemble de déclencheurs manuels auxquels correspond une signalisation
commune dans un équipement d’alarme du type 2 (tel que défini ci-après) constitue une zone de détection ;

c) Zone de mise en sécurité : zone susceptible d’être mise en sécurité par le système de mise en sécurité incendie.

Art. MS 55 - Conception des zones -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - Une zone de diffusion d’alarme doit englober une ou plusieurs zone(s) de mise en sécurité. Chaque zone de mise en
sécurité doit englober une ou plusieurs zone(s) de détection.

2 - En dehors des cas prévus explicitement par le présent règlement, il appartient au concepteur ou à l’exploitant de proposer, à
la conception (dans le cadre de l’article GE 2), à la commission de sécurité, la division de l’établissement en zones de détection
et en zones de mise en sécurité incendie.

3 - Dans un même bâtiment, on distingue éventuellement plusieurs zones de détection. Dans ce cas, l’implantation des zones
de détection doit être étudiée en fonction de la configuration interne du bâtiment et des dégagements ainsi que de la division
éventuelle en zones de mise en sécurité. Chaque zone de détection doit pouvoir être rapidement inspectée par la personne
alertée.

Sous-section 1. - Système de détection incendie

Art. MS 56 - Principes généraux -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - La surveillance assurée par le service de sécurité incendie prévue à la section IV du présent chapitre peut être complétée ou
localement remplacée par des installations généralisées ou partielles de détection incendie conformes aux normes en vigueur.

2 - L’installation de détection automatique d’incendie doit déceler et signaler tout début d’incendie dans les meilleurs délais et
mettre en œuvre les éventuels équipements de sécurité qui lui sont asservis.

3 - Cette exigence est réputée satisfaite lorsqu’une installation remplit sa fonction :


— lors de la combustion d’un foyer type adapté à la nature du risque rencontré dans l’établissement (ou lors de
l’utilisation d’un dispositif reconnu équivalent par le ministre de l’Intérieur) dans le cas de la première vérification
d’une installation neuve ou modifiée ou dans le cas d’un changement de la nature des risques de l’établissement ;

— lors d’essais fonctionnels réalisés au moyen d’appareils de vérification adaptés au type de détecteur mis en place
dans les autres cas.

4 - Les foyers types (plaques de mousse de polyuréthane, bac d’alcool, bobine électrique, etc.) sont ceux définis à l’annexe II
du fascicule du cahier des clauses techniques générales applicables aux marchés publics de travaux relatif aux installations de
détection incendie.
Les essais fonctionnels sont ceux définis au paragraphe 7.3 de ce même document.

Art. MS 57 - Contraintes liées au système de détection incendie -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - Les installations de détection impliquent, pendant la présence du public, l’existence dans les établissements concernés d’un
personnel permanent, qualifié, susceptible d’alerter les sapeurs-pompiers et de mettre en œuvre les moyens de lutte contre
l’incendie.

2 - Toutes dispositions doivent être prises pour éliminer les fausses alarmes sans nuire à l’efficacité de l’installation.
Art. MS 58 - Obligations de l’installateur et de l’exploitant -
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - Les matériels de détection automatique d’incendie doivent être admis à la marque NF Matériel de détection d’incendie et
être estampillés comme tels, ou faire l’objet de toute autre certification de qualité en vigueur dans un État membre de la
Communauté économique européenne. Cette certification devra alors présenter des garanties équivalentes à celles de la marque
NF Matériel de détection d’incendie, notamment en ce qui concerne l’intervention d’une tierce partie indépendante et les
performances prévues dans les normes correspondantes.

2 - L’installation des systèmes de détection doit être réalisée par des entreprises spécialisées et dûment qualifiées.

3 - Toute installation de détection doit faire l’objet d’un contrat d’entretien avec un installateur qualifié. Ce contrat doit inclure
les essais fonctionnels prévus à l’article MS 56, paragraphe 3, deuxième tiret.

4 - Ce contrat d’entretien ainsi que la notice descriptive des conditions d’entretien et de fonctionnement doivent être annexés
au registre de sécurité.

Sous-section 2. - Système de mise en sécurité incendie (SMSI)

Art. MS 59 - Généralités -
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - Le système de mise en sécurité incendie est constitué de l’ensemble des équipements qui assurent les fonctions nécessaires
à la mise en sécurité d’un établissement en cas d’incendie, soit à partir des informations transmises par le système de détection
incendie (lorsque celui-ci existe), soit à partir d’ordres en provenance de commandes manuelles. Il comprend :
— des dispositifs actionnés de sécurité, répartis éventuellement par zones de mise en sécurité ;

— les équipements nécessaires pour assurer la commande des dispositifs actionnés de sécurité.

2 - Les dispositifs et équipements constituant le système de mise en sécurité incendie doivent être conformes aux normes en
vigueur. De plus, les centralisateurs de mise en sécurité incendie intégrés aux systèmes de sécurité incendie de catégorie A ou
B doivent être admis à la marque NF Centralisateurs de mise en sécurité incendie et être estampillés comme tels, ou faire
l’objet de toute autre certification de qualité en vigueur dans un État-membre de la Communauté économique européenne.
Cette certification devra alors présenter des garanties équivalentes à celles de la marque NF Centralisateur de mise en sécurité
incendie, notamment en ce qui concerne l’intervention d’une tierce partie indépendante et les performances prévues dans les
normes correspondantes.

Art. MS 60 - Automatismes –
1 - (Arr. 2 févr. 1993, art. 2 et arr. 23 déc. 1996, art. 1 er). (Entrée en vigueur : le 10 avril 1997 Arr. 23 déc. 1996, art. 4). Les
dispositifs de désenfumage doivent être commandés par la détection automatique d’incendie, lorsque les dispositions
particulières l’imposent. Cette disposition ne s’applique pas au désenfumage des cages d’escaliers dont la commande doit être
uniquement manuelle. Dans les cas où le présent règlement prévoit que le fonctionnement de la détection automatique entraîne
le déclenchement des dispositifs actionnés de sécurité (système de sécurité incendie de catégorie A), ce déclenchement doit
s’effectuer sans temporisation.

2 - (Arr. 23 déc. 1996, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 10 avril 1997 Arr. 23 déc. 1996, art. 4) En complément des dispositions
imposées à l’article CO 46 (§ 2), le déverrouillage automatique des issues de secours doit être obtenu dès le déclenchement du
processus de l’alarme générale. Cependant, s’il existe un équipement d’alarme de type 1, ce déverrouillage doit être obtenu
automatiquement et sans temporisation en cas de détection incendie.

3 - (Arr. 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6). Les seuls dispositifs actionnés de
sécurité pouvant être télécommandés par l’alarme d’un système de sécurité incendie de catégorie D ou E sont les portes
résistant au feu à fermeture automatique (au sens de l’article CO 47) et le déverrouillage des portes d’issue de secours (visées à
l’article CO 46 § 2).

4 - (Arr. 2 févr. 1993, art. 2). (Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6) Au moment de leur mise en œuvre,
les mécanismes de commande des dispositifs actionnés de sécurité doivent avoir fait l’objet d’un procès-verbal en cours de
validité délivré par un laboratoire agréé.
Ce procès-verbal est délivré à la suite d’un essai de contrôle de l’aptitude à l’emploi de ces mécanismes.
(Arr. 29 juill. 2003, art. 1er). (Les dispositions de l’article MS 60 sont applicables aux établissements dont le permis de
construire ou la demande d’autorisation de travaux sont déposés après le 1er janvier 2004. Arr. 29 juill. 2003, art. 5). De plus,
en complément des matériels visés à l’article DF 3, les portes résistant au feu et les clapets doivent être admis à la marque NF.
Sous-section 3. - Système d’alarme

Art. MS 61 - Terminologie -
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6).
a) Alarme générale : signal sonore ayant pour but de prévenir les occupants d’avoir à évacuer les lieux. Ce signal sonore
peut être complété, dans certains cas, par un signal visuel. L’alarme générale peut être immédiate ou temporisée.
Alarme générale sélective : alarme générale limitée à l’information de certaines catégories de personnel, selon les
dispositions prévues par le présent règlement pour certains établissements ;

b) Alarme restreinte : signal sonore et visuel distinct du signal d’alarme générale ayant pour but d’avertir soit le poste de
sécurité incendie de l’établissement, soit la direction ou le gardien, soit le personnel désigné à cet effet, de l’existence
d’un sinistre et de sa localisation ;

c) Exploitation de l’alarme restreinte : on entend par « exploiter l’alarme restreinte » vérifier si le processus résulte d’un
déclenchement intempestif ou d’un sinistre, et, dans ce dernier cas, déclencher immédiatement l’alarme générale.

Art. MS 62 - Classement -
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - Les systèmes d’alarme doivent satisfaire d’une part aux principes définis ci-après et, d’autre part, aux dispositions des
normes en vigueur, en particulier la norme relative aux équipements d’alarme. Cette norme classe les équipements d’alarme en
quatre types par ordre de sévérité décroissante, appelés 1, 2 a ou 2 b, 3 et 4.
Les dispositions particulières à chaque type d’établissement précisent dans chaque cas les types d’équipements d’alarme qui
doivent être utilisés pour chaque catégorie d’établissement.

2 - Seules les équipements d’alarme des types 1, 2 a et 2 b comportent une temporisation. En conséquence, si l’exploitant
souhaite disposer d’une temporisation alors que les dispositions particulières prévoient un équipement d’alarme du type 3 ou 4,
il y a lieu d’installer un équipement d’alarme du type 2 a ou 2 b au minimum et de respecter toutes les contraintes liées à ce
type.

3 - Un équipement d’alarme du type 4 peut être constitué de tout dispositif sonore à condition qu’il soit autonome (cloche,
sifflet, trompe, bloc autonome d’alarme sonore du type Sa associé à un interrupteur, etc.).

4 - Les différents bâtiments d’un même établissement peuvent comporter des équipements d’alarme de types différents, sauf
dispositions contraires prévues dans la suite du présent règlement.

Art. MS 63 - Utilisation de l’alarme générale sélective -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6) Dans les établissements où des précautions particulières doivent
être prises pour procéder à l’évacuation du public soit en raison d’incapacités physiques, soit en raison d’effectifs très
importants, du personnel désigné à cet effet doit pouvoir être prévenu par un signal d’alarme générale sélective (distinct du
signal d’alarme générale lorsque celui-ci est également prévu) suivant les dispositions particulières fixées à cet effet pour
certains types d’établissements.

Art. MS 64 - Principes généraux d’alarme -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - En principe, l’alarme générale doit être donnée par bâtiment.

2 - Dans le cas où l’établissement comporte plusieurs zones de mise en sécurité incendie, il appartient au concepteur ou à
l’exploitant de proposer, dans le cadre de l’article GE 2, à la commission de sécurité de définir la division de l’établissement en
zones de diffusion de l’alarme générale, en prenant toujours comme principe que la diffusion de l’alarme générale doit
englober, au minimum, la zone mise en sécurité incendie laquelle doit englober la zone de détection.

Art. MS 65 - Conditions générales d’installation -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - (Arr. 20 nov. 2000, art. 1er). (Entrée en vigueur : le 21 mars 2001 Arr. 20 nov. 2000, art. 5). Les déclencheurs manuels
doivent être disposés dans les circulations, à chaque niveau, à proximité immédiate de chaque escalier, au rez-de-chaussée à
proximité des sorties. Ils doivent être placés à une hauteur d’environ « 1,30 » mètre au-dessus du niveau du sol et ne pas être
dissimulés par le vantail d’une porte lorsque celui-ci est maintenu ouvert. De plus, ils ne doivent pas présenter une saillie
supérieure à 0,10 mètre.
2 - (Arr. du 12 juin 1995, art. 1er; Arr. 19 nov. 2001, art. 1er). (Entrée en vigueur le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5). Les
canalisations électriques alimentant les diffuseurs sonores non autonomes doivent être conformes aux dispositions de l’article «
EL 16, § 1 ».
(dernier al. supprimé par Arr. 19 nov. 2001, art. 1er) (Entrée en vigueur le 7 avril 2002 Arr. 19 nov. 2001, art. 5)

3 - Les diffuseurs d’alarme sonore, notamment les blocs autonomes d’alarme sonore (BAAS) des types Ma et Sa, doivent être
mis hors de portée du public par éloignement (hauteur minimum de 2,25 mètres) ou par interposition d’un obstacle.

4 - Dans le cas du type 3, lorsqu’un bâtiment est équipé de plusieurs blocs autonomes d’alarme sonore (BAAS de type Ma, au
sens de la norme en vigueur), l’action sur un seul déclencheur manuel doit provoquer le fonctionnement de tous les BAAS du
bâtiment. La mise à l’état d’arrêt de l’équipement d’alarme doit être effectuée à partir d’un seul point. Le dispositif de
télécommande doit être accessible seulement au personnel qui en a la charge.

Art. MS 66 - Règles spécifiques applicables aux équipements d’alarme des types 1 et 2 -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - Le tableau de signalisation de l’équipement d’alarme des types 1 et 2 doit être installé à un emplacement non accessible au
public et surveillé pendant les heures d’exploitation de l’établissement. Il doit être visible du personnel de surveillance et ses
organes de commande et de signalisation doivent demeurer aisément accessibles. Il doit être fixé aux éléments stables de la
construction.
S’il existe un report de l’alarme restreinte, ce report doit être limité à une distance permettant au personnel de surveillance de
se rendre rapidement au tableau de signalisation afin d’être en mesure d’exploiter l’alarme restreinte.

2 - Le fonctionnement d’un déclencheur manuel ou d’un détecteur automatique d’incendie doit déclencher immédiatement
l’alarme restreinte au niveau du tableau de signalisation ou de l’équipement de signalisation centralisé.

3- Le déclenchement de l’alarme générale intervient automatiquement, au bout d’une temporisation, réglable suivant les
caractéristiques de l’établissement, avec un maximum de cinq minutes après le déclenchement de l’alarme restreinte.

4 - Une commande manuelle disposée sur le tableau de signalisation ou sur l’équipement de signalisation centralisé doit
permettre de déclencher immédiatement l’alarme générale, par zone de diffusion, au niveau d’accès I, au sens des normes en
vigueur visant les systèmes de sécurité incendie.

5 - La temporisation ne doit être admise que lorsque l’établissement dispose, pendant la présence du public, d’un personnel
qualifié pour exploiter immédiatement l’alarme restreinte. Si les conditions d’exploitation d’une installation comportant
initialement une temporisation viennent à être modifiées, la durée de la temporisation doit être adaptée à ces nouvelles
conditions, voire éventuellement annulée.

6 - Dans le cas du type 1, chaque zone de diffusion d’alarme doit comporter au moins une boucle sur laquelle sont raccordés
les déclencheurs manuels. Chaque boucle de déclencheurs manuels doit être séparée des boucles des détecteurs automatiques
d’incendie. Cette mesure n’est pas applicable pour les dispositifs à localisation d’adresse de zone, sous réserve que ces derniers
différencient les déclencheurs manuels des détecteurs automatiques.

Art. MS 67 - Conditions d’exploitation -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - Pendant la présence du public, l’équipement d’alarme doit être à l’état de veille général.
En dehors de la présence du public et du personnel, si l’établissement dispose d’un moyen d’exploiter l’alarme restreinte,
l’équipement d’alarme peut être mis à l’état de veille limité à l’alarme restreinte.

2 - Aucun autre signal sonore susceptible d’être émis dans l’établissement ne doit entraîner une confusion avec le signal sonore
d’alarme générale.

3 - Le personnel de l’établissement doit être informé de la signification du signal sonore d’alarme générale et du signal sonore
d’alarme générale sélective, si ce dernier existe. Cette information doit être complétée éventuellement par des exercices
périodiques d’évacuation.

4 - Il peut être admis, selon les dispositions particulières ou après avis de la commission de sécurité, que la diffusion du signal
sonore d’alarme générale conforme à la norme visant les équipements d’alarme soit entrecoupée ou interrompue par des
messages préenregistrés prescrivant clairement l’évacuation du public.

Sous-section 4. - Entretien et consignes d’exploitation

Art. MS 68 - Entretien -
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6) Le système de sécurité incendie doit être maintenu en bon état de
fonctionnement. Cet entretien doit être assuré :
— soit par un technicien compétent habilité par l’établissement ;

— soit par l’installateur de chaque équipement ou son représentant habilité ;


Toutefois, les systèmes de sécurité incendie de catégories A et B doivent toujours faire l’objet d’un contrat d’entretien.
Dans tous les cas, le contrat passé avec les personnes physiques ou morales, ou les consignes données au technicien attaché à
l’établissement, doivent préciser la périodicité des interventions et prévoir la réparation rapide ou l’échange des éléments
défaillants. La preuve de l’existence de ce contrat ou des consignes écrites doit pouvoir être fournie et être transcrite sur le
registre de sécurité.

Art. MS 69 - Consignes d’exploitation -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6) Le personnel de l’établissement doit être initié au fonctionnement
du système d’alarme.
L’exploitant ou son représentant doit s’assurer, une fois par semaine au moins, du bon fonctionnement de l’installation et de
l’aptitude des alimentations électriques et/ou pneumatiques de sécurité à satisfaire aux exigences du présent règlement.
L’exploitant doit faire effectuer sous sa responsabilité les remises en état le plus rapidement possible.
L’exploitant doit disposer en permanence d’un stock de petites fournitures de rechange des modèles utilisés tels que lampes,
fusibles, vitres pour déclencheurs manuels à bris de glace, cartouches de gaz inerte comprimé, etc.

SECTION VI
Système d’alerte
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)

(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)


Art. MS 70 - Définition -
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6) Alerte : action de demander l’intervention d’un service public de
secours et de lutte contre l’incendie.

Art. MS 71 - Règles générales -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - Les sapeurs-pompiers doivent pouvoir être alertés immédiatement.

2 - Les liaisons nécessaires doivent être assurées :


— (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2). Soit par ligne
téléphonique reliée directement «à un centre de traitement de l’alerte des sapeurs-pompiers et répondant aux dispositions du
cinquième paragraphe du présent article» ;
— soit par avertisseur d’incendie privé ;

— (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2) soit par
téléphone urbain «fixe»;

— soit par avertisseur d’incendie public ;

— (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2) soit par tout
autre dispositif.

3 - Toutes dispositions doivent être prises pour que ces appareils, efficacement signalés, puissent être utilisés sans retard (par
exemple : affichage indiquant l’emplacement des appareils, le numéro d’appel à composer sur le réseau intérieur, etc.).

4 - Les modalités d’appel des sapeurs-pompiers doivent être affichées de façon apparente, permanente et inaltérable près des
appareils téléphoniques reliés au réseau urbain.

5 - (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2) La ligne téléphonique
indiquée au paragraphe 2, premier tiret, peut être remplacée par un dispositif équivalent, accepté par la direction
départementale des services d’incendie et de secours, assurant obligatoirement, de par sa conception, la totalité des fonctions et
objectifs suivants :
— être à poste fixe ;
— (Arr. 22 nov. 2004, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 30 mars 2005 Arr. 22 nov. 2004, art. 2) aboutir à un
centre de «traitement» de l’alerte défini en accord avec la direction départementale des services d’incendie et de
secours ;

— établir la liaison à partir d’une seule manœuvre élémentaire simple (au décroché, bouton poussoir, etc.) ;

— permettre l’identification automatique de l’établissement ;

— permettre la liaison phonique ;

— permettre des essais périodiques, définis en accord avec la direction départementale des services d’incendie et de
secours.

SECTION VII
Entretien, vérifications et contrôles
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
Art. MS 72 - Entretien et signalisation -
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - Tous les appareils ou dispositifs d’extinction et d’alerte doivent être soigneusement entretenus et maintenus en permanence
en bon état de fonctionnement. Le personnel de l’établissement doit être initié à leur mise en œuvre. Cette information doit être
maintenue dans le temps.

2 - Des pancartes indicatrices de manœuvre doivent être placées bien en évidence à proximité des appareils, des barrages et des
mises en œuvre.
(Arr. 29 janv. 2003, art. 1er). (NDLR : entrée en vigueur : le 9 mai 2003 Arr. 29 janv. 2003, art. 4). Lorsqu’un appareil ou un
dispositif n’est pas apparent, il doit être signalé par un panneau conforme aux signaux normalisés d’indication de localisation
d’un équipement de lutte contre l’incendie ou d’un autre moyen d’alarme ou d’alerte définis à la norme NF X 08-003 relative
aux couleurs et signaux de sécurité.

Art. MS 73 - Vérifications techniques -


(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6)
1 - Avant leur mise en service, les appareils et installations fixes doivent faire l’objet d’une vérification, fonctionnement
compris, dans les conditions prévues à la section II du chapitre 1er du présent titre. De plus, les systèmes de sécurité incendie
de catégories A et B ainsi que les installations fixes d’extinction automatique à eau du type sprinkler doivent toujours être
vérifiées par une personne ou un organisme agréé.

2 - En cours d’exploitation, ces mêmes appareils ou installations ainsi que les appareils mobiles doivent être vérifiés, au moins
une fois par an, dans les conditions prévues à la section II précitée. De plus, les systèmes de sécurité incendie de catégories A
et B doivent être vérifiés tous les trois ans par une personne ou un organisme agréé.

3 - Pour les systèmes de sécurité incendie et pour les installations fixes d’extinction automatique à eau du type sprinkler, les
vérifications doivent être conformes aux modalités prévues par la norme en vigueur correspondante.
Pour les systèmes de détection incendie, les vérifications doivent comporter les essais fonctionnels prévus à l’article MS 56 (§
3, deuxième tiret).

Art. MS 74 - Contrôles -
(Arr. du 2 févr. 1993, art. 2)
(Entrée en vigueur : le 18 juin 1993 Arr. 2 févr. 1993, art. 6) Lors des visites périodiques effectuées par les commissions de
sécurité, toutes dispositions doivent être prises par l’exploitant pour permettre le contrôle efficace des moyens de secours. A
cet effet, la direction doit mettre en place le personnel compétent et le matériel nécessaire aux essais de fonctionnement.

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