FORCFS NEUTONIENNES
Champ de gravitation- Forces centrales
I - Loi de NEWTON
1) Définition
La force de newton représente les interactions entre deux masses supposées
ponctuelles. Elle possède les caractéristiques suivantes:
* Elle est radiale : dirigée suivant la droite joignant les deux particules 𝑀1 et 𝑀2
* Elle satisfait au principe de l’action et de la réaction :
⃗𝑭𝟏𝟐 = −𝑭
⃗ 𝟐𝟏 Principe des interactions réciproques
* Son intensité est inversement proportionnelle au carré de la distance entre les deux
particules : |𝑭 ⃗ 𝟐𝟏 | = |𝑪𝒕𝒆|
⃗ 𝟏𝟐 | = |𝑭 𝟐
𝒓 𝟏𝟐
2) Loi de Newton
Les interactions entre deux masses ponctuelles 𝑀1 ; 𝑀2 représentées par F12 et F21
sont tel que: ⃗ 𝟐𝟏 = − 𝑮𝒎𝟐𝟏 𝒎𝟐 ⃗𝒖𝟏𝟐
⃗𝑭𝟏𝟐 = −𝑭
𝒓 𝟏𝟐
G est la constante de gravitation universelle G 6,671011 Nm2/kg2
II - Energie potentielle attaché à la loi de Newton :
Soit la force 𝐹 de Newton exercée par la masse 𝑚0 placée en 𝑂
𝐺𝑚0 𝑚
sur la masse m placée en M tel que : 𝑂𝑀 ⃗ 𝐹=−
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑟𝑢
2
𝑢
⃗
𝑟
La force de Newton est conservative elle dérive d’un potentiel
𝐺𝑚0 𝑚
𝐸𝑃 = − .
𝑟
𝑑𝐸𝑃 𝐺𝑚0 𝑚 𝐺𝑚0 𝑚
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐸𝑃 = −
𝐹 = −𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑢
⃗ =− ⃗ 𝐸𝑃 = −
𝑢 + 𝐶𝑡𝑒
𝑑𝑟 𝑟2 𝑟
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (1)
et 𝐹 = 𝐺𝑚0 𝑚𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑟
Considérons la masse 𝑚1 placée en 𝑀1 à la distance 𝑟1 de 𝑂 et 𝑚0 fixe en 𝑂 ; en déplaçant la
masse 𝑚1 depuis 𝑀1 à 𝑀2 située à la distance 𝑟2 de 𝑂.
Le travail de la force 𝐹 est : 𝑊 = ∫𝑀 𝐹 . 𝑑𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐸𝑃 . 𝑑𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = − ∫ 𝑔𝑟𝑎𝑑 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1 𝑀2
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝐸𝑃 . 𝑑𝑂𝑀
Or 𝑑𝐸𝑃 = −𝑔𝑟𝑎𝑑 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐹 . 𝑑𝑟 Diminution de l’énergie potentielle
𝐺𝑚0 𝑚1 𝐺𝑚0 𝑚1 1 1
𝑊 = − ∫𝑀 𝑀 𝑑𝐸𝑃 = 𝐸𝑃1 − 𝐸𝑃2 = − + = 𝐺𝑚0 𝑚1 [ − ]
1 2 𝑟1 𝑟2 𝑟2 𝑟1
III - Pesanteur terrestre
1) La force d’attraction qu’exerce la terre supposée ponctuelle
de masse 𝑀 sur une masse 𝑚 placée à la distance 𝑟 du centre de la
𝐺𝑚𝑀
terre est : 𝐹 = − 𝑢
⃗ = 𝑚𝑔
𝑟2
L’attraction terrestre est un cas particulier de l’attraction universelle
des masses.
𝐺𝑀
2/ L’accélération de la pesanteur g est donnée par : 𝑔 = − 𝑢
⃗ avec 𝑟 la distance
𝑟2
du centre de la terre au point matériel 𝑀1 (𝑚)
*Variation de g avec l’altitude
𝐺𝑀
Au niveau du sol (à la surface de la terre : altitude zéro) l’accélération est : 𝑔0 = 𝑅2
Supposons qu’on ait une variation ℎ petite devant .
𝐺𝑀 𝐺𝑀
𝑔 = 𝑔0 + 𝑑𝑔 = =
(𝑅 + ℎ)2 ℎ 2
𝑅 2 (1 + 𝑅 )
1 ℎ −2 ℎ
Si ℎ ≪ 𝑅 ℎ 2
= (1 + ) ≈1−2 +⋯
(1+ ) 𝑅 𝑅
𝑅
ℎ 𝑑𝑔 −2ℎ
𝑔 = 𝑔0 + 𝑑𝑔 = 𝑔0 (1 − 2 ) ≈
𝑅 𝑔0 𝑅
g diminue avec l’altitude mais il faut une grande variation d’altitude pour avoir une variation
notable de g
𝐺𝑀 𝐺𝑀 𝑔 𝑅2
Plus généralement : 𝑔 = 𝑒𝑡 𝑔0 = =
𝑟2 𝑅2 𝑔0 𝑟2
Lorsqu’on on s’élevé au-dessus du niveau du sol la variation de 𝑔 est inversement
proportionnelle à 𝑟 2 .
IV - Mouvement à accélération centrale :
1) Définition
On dit que l’accélération est centrale lorsque le support du vecteur accélération du
mobile 𝑀 passe constamment par un point fixe appelé centre des accélérations ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀˄𝛾 = ⃗0
Comme 𝐹 = 𝑚𝛾 dans un repère Galiléen, Le rayon vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 et l’accélération 𝛾 étant
constamment collinaires donc on a un mouvement à accélération centrale chaque fois que la
force qui agit sur le mobile M passe par un point fixe.
Exemple : Mouvement des planètes et des satellites artificiels, des électrons dans l’atome etc.
2) Propriétés
a- Le moment cinématique est constant
⃗
𝜎𝑂 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀˄𝑚𝑉 ⃗ 𝑑𝜎⃗𝑂 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑑𝑉
𝑂𝑀˄𝑚 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀˄ 𝑚𝛾 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗ /𝑂 (𝐹 )
𝑂𝑀˄ 𝐹 = 𝑀
𝑑𝑡 𝑑𝑡
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ˄𝑚𝑉
𝜎𝑂 = 𝑂𝑀 ⃗ est un vecteur constant
b- La trajectoire est plane
⃗ est constant 𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ˄𝑚𝑉
𝜎𝑂 = 𝑂𝑀 ⃗ = 𝐶 𝐶 𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ˄𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑡
Le vecteur 𝐶 étant constant ; d’après la définition du produit vectoriel, les vecteurs ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 et 𝑉⃗
sont constamment dans le plan perpendiculaire en 𝑂 à 𝐶 par suite ce plan contient la
trajectoire et le centre des accélérations 𝑂 𝑀 se déplace constamment dans le plan
perpendiculaire en 𝑂 à 𝐶 : Trajectoire plane
c- Le mouvement s’effectue suivant la loi des aires
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝜌𝑒𝜌 et 𝑉
En coordonnées polaires :𝑂𝑀 ⃗ = 𝜌̇ 𝑒𝜌 + 𝜌𝜃̇ 𝑒𝜃
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ˄ 𝑉
𝐶 = 𝑂𝑀 ⃗ : Constante des aires.
⃗ = 𝜌2 𝜃̇𝑘
Examinons l’aires balayé par le rayon vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 entre l’instant
𝑡 et l’instant 𝑡 + 𝑑𝑡 ; entre ces deux instants le rayon vecteur
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ , en effectuant une rotation d’angle 𝑑𝜃 l’aire
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ à 𝑂𝑀′
passe de 𝑂𝑀
hachurée 𝑑𝑆 est approchée par celle du triangle 𝑂𝑀𝑀′ dont la
mesure est :
1 1 1 1
𝑑𝑆 = |𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ˄ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀′| = |𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ˄ 𝑑𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ | = |𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ˄ 𝑉⃗ 𝑑𝑡| = 𝐶𝑑𝑡
2 2 2 2
𝑑𝑆 𝐶 𝜌2 𝜃̇ 𝐶 𝜌2 𝜃̇
= = 𝑆(𝑡) = 𝑡 + 𝑆0 = 𝑡 + 𝑆0
𝑑𝑡 2 2 2 2
𝑆0 = 0 si l’axe de référence 𝑂𝑥 coïncide avec 𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ à 𝑡 = 0.
𝐶 𝐶
Si à 𝑡 = 0, 𝑆(𝑡) = 0 𝑆0 = − 2 𝑡0 𝑆(𝑡) = 2 (𝑡 − 𝑡0 )
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ balaye des aires égales pendant des intervalles de temps égaux.
Le rayon vecteur 𝑂𝑀
1ère Loi de KEPLER :
L’aire balayée par le rayon vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑶𝑴 Croit proportionnellement au temps
𝐶 : constante des aires
𝐶
: Vitesse aréolaire vitesse de variation de l’aire 𝑆 (𝑆0 = 0 et 𝑂𝑥 coïncidant avec ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀0 à
2
𝑡 = 0)
𝐶
𝑆 = 𝑡 : Loi des aires
2
Théorème démontré à partir de l’hypothèse du mouvement à accélération central.
Historiquement, cette relation est une loi qui a été découverte par Kepler à partir de relevés de
mesure sans que l’on ait encore soupçonné la notion d’accélérations centrale (1609).
2ème loi de Kepler :
La trajectoire d’un point matériel soumis à une force centrale est une
trajectoire plane décrite selon la loi des aires
) Formules de Binet
Ce sont des formules qui donnent l’expression de la vitesse et de l’accélération en fonction de
l’équation polaire de la trajectoire 𝜌 = 𝑓(𝜃) et la constante des aires 𝐶 = 𝜌2 𝜃̇
a- Première formule de Binet relative à la vitesse.
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝜌𝑒𝜌 et 𝑉
En coordonnées polaires :𝑂𝑀 ⃗ = 𝜌̇ 𝑒𝜌 + 𝜌𝜃̇ 𝑒𝜃
𝑑𝜌 𝑑𝜌 𝑑𝜃
𝑉 2 = 𝜌̇ 2 + 𝜌2 𝜃̇ 2 or =
𝑑𝑡 𝑑𝜃 𝑑𝑡
𝐶
D’après la loi des aires 𝐶 = 𝜌2 𝜃̇ 𝜃̇ = 𝜌2
𝐶 2 𝑑𝜌 2 𝐶2 𝑑 1 1 𝑑𝜌
𝑉2 = ( ) + 𝜌2 Or ( )=−
𝜌4 𝑑𝜃 𝜌4 𝑑𝜃 𝜌 𝜌2 𝑑𝜃
1 𝑑𝜌 2 𝑑 1 2
4
( ) =[ ( )]
𝜌 𝑑𝜃 𝑑𝜃 𝜌
1 𝑑𝑢 1 𝑑𝜌
On pose 𝑢 = = −
𝜌 𝑑𝜃 𝜌2 𝑑𝜃
𝐶2 𝑑𝜌 2 𝐶2 𝑑𝑢 2
𝑉2 = 4
( ) + 𝜌2 = 𝐶 2 ( ) + 𝐶 2 𝑢2
𝜌 𝑑𝜃 𝜌4 𝑑𝜃
𝑑𝑢 2
𝑉 2 = = 𝐶 2 [𝑢2 + ( ) ] 1ère loi de BINET
𝑑𝜃
b- Deuxième formule de Binet relative à l’accélération
En coordonnées polaires :
𝛾 = (𝜌̈ − 𝜌𝜃̇ 2 )𝑒𝜌 + (𝜌𝜃̈ + 2𝜌̇ 𝜃̇)𝑒𝜃 = 𝛾𝜌 𝑒𝜌 + 𝛾𝜃 𝑒𝜃
1 𝑑 1 𝑑𝐶
𝛾𝜃 = 𝜌𝜃̈ + 2𝜌̇ 𝜃̇ = (𝜌2 𝜃̇) =
𝜌 𝑑𝑡 𝜌 𝑑𝑡
𝑑𝐶
Or 𝐶 = 𝜌2 𝜃̇ = 𝐶𝑡𝑒 𝑑𝑡
= 0 𝛾𝜃 = 0 évident car mouvement à accélération centrale
𝑑2 𝜌 1 𝑑𝜌 1 𝑑𝑢 𝐶
Donc 𝛾 = 𝛾𝜌 = − 𝜌𝜃̇ 2 . En posant 𝑢 = =− et 𝜃̇ = = 𝐶𝑢2
𝑑𝑡 2 𝜌 𝑑𝜃 𝑢2 𝑑𝜃 𝜌2
𝑑𝜌 𝑑𝜌 𝑑𝜃 1 𝑑𝑢 2 𝑑𝑢
= =− 2 𝐶𝑢 = −𝐶
𝑑𝑡 𝑑𝜃 𝑑𝑡 𝑢 𝑑𝜃 𝑑𝜃
𝑑2𝜌 𝑑 𝑑𝑢 𝑑 𝑑𝑢 𝑑𝜃 2
𝑑2 𝑢 2
= (−𝐶 ) = (−𝐶 ) = −𝐶 𝑢
𝑑𝑡 2 𝑑𝑡 𝑑𝜃 𝑑𝜃 𝑑𝜃 𝑑𝑡 𝑑𝜃 2
𝑑 2 𝑢 (𝐶𝑢2 )2
𝛾 = −𝐶 2 𝑢2 −
𝑑𝜃 2 𝑢
𝑑2𝑢
𝛾 = −𝐶 2 𝑢2 (𝑢 + ) 2ème loi de BINET
𝑑𝜃2
𝟏
4) Trajectoire d’un mobile soumis à un champ Newtonien en ( 𝟐 )
𝒓
On considère le champ d’attraction universelle exercée
par une masse 𝑀 en 𝑂 sur une particule 𝑀1 de masse m située
à une distance 𝑟 de 𝑂.
𝑀
L’accélération est : 𝑔 = −𝐺 𝑒 ; G constante de gravitation
𝑟2 𝜌
universelle.
Par projection sur l’axe polaire on a :
𝑀 𝑑2 𝑢
𝛾 = 𝑔 = − − 𝐺 𝑟2 𝛾 = −𝐶 2 𝑢2 (𝑢 + ) = −𝐺𝑀𝑢2
𝑑𝜃 2
𝑑2𝑢 𝐺𝑀
+𝑢 = Equation différentielle du second ordre en 𝑢 par rapport à 𝜃.
𝑑𝜃 2 𝐶2
* Equation sans second membre (ESSM) : 𝑢" + 𝑢 = 0
l’équation caractéristique : 𝜆2 + 1 = 0 𝜆1,2 = ±𝑖
𝑢1 (𝜃) = 𝐴1 𝑒 𝑖𝜃 + 𝐵1 𝑒 −𝑖𝜃 = 𝐴 cos(𝜃 − 𝜃0 )
𝐺𝑀 𝐺𝑀
* Equation avec second membre (EASM) : 𝑢" + 𝑢 = = 𝐶𝑡𝑒 𝑢2 = 𝐶𝑡𝑒 =
𝐶2 𝐶2
Donc la solution générale de l’équation complète :
1 𝐺𝑀
𝑢(𝜃) = 𝑢1 + 𝑢2 = = 𝐴 cos(𝜃 − 𝜃0 ) + 2
𝑟 𝐶
𝜃0 est déterminé par les conditions initiales ; on peut les choisir de sorte que 𝜃0 = 0
1 𝐺𝑀 𝐺𝑀 𝐴𝐶2
= 𝐴 cos(𝜃) + = (1 + cos 𝜃)
𝑟 𝐶2 𝐶2 𝐺𝑀
𝐶2
1
𝑟(𝜃) = 𝐺𝑀 𝐴𝐶2
= 𝐺𝑀
𝐴𝐶2
2 (1+ cos 𝜃) 1+ cos 𝜃
𝐶 𝐺𝑀 𝐺𝑀
𝐶2 𝐴𝐶 2 𝑃
On pose 𝑃= et 𝑒 = 𝑟= c’est l’équation d’une conique
𝐺𝑀 𝐺𝑀 1+𝑒 cos 𝜃
d’excentricité 𝒆 et de paramètre 𝑷 (Parabole, Hyperbole ou Ellipse)
Si 𝑒 < 1 : la conique est une ellipse
Si 𝑒 = 1 : la conique est une parabole
Si 𝑒 > 1 : la conique est une hyperbole
V - Etude dynamique des champs newtoniens :
𝐺𝑚𝑀
La force d’attraction : 𝐹 = − 𝑒𝑟
𝑟2
La trajectoire est plane.
La trajectoire est une conique.
𝐶
La trajectoire est décrite suivant la loi des aires 𝑆 = 𝑡.
2
Le moment cinétique reste constant au cours du mouvement 𝜎𝑂 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝑡𝑒.
1) Energie potentielle :
𝐺𝑚𝑀
Le champ Newtonien est conservatif : la force 𝐹 = − 𝑒𝑟 dérive d’un potentiel
𝑟2
𝐺𝑚𝑀 𝑃 1+𝑒 cos 𝜃
𝐸𝑃 = − comme 𝑟 = 𝐸𝑃 = −𝐺𝑚𝑀 ( )
𝑟 1+𝑒 cos 𝜃 𝑃
2) Energie cinétique :
1 1 1 1+𝑒 cos 𝜃 𝑑𝑢 𝑒 sin 𝜃
𝐸𝐶 = 2 𝑚𝑉 2 = 2 𝑚𝐶 2 (𝑢′2 + 𝑢2 ) or 𝑢 = = 𝑢′ = =−
𝑟 𝑃 𝑑𝜃 𝑃
1 𝑒2 sin2 𝜃 (1+𝑒 cos 𝜃)2
𝐸𝐶 = 2 𝑚𝐶 2 [ 2 + ]
𝑃 𝑃2
𝑚𝐶 2
𝐸𝐶 = [1 + 𝑒 2 + 2𝑒 cos 𝜃]
2𝑃2
3) Energie mécanique :
1+𝑒 cos 𝜃 𝑚𝐶2
𝐸 = 𝐸𝐶 + 𝐸𝑃 = −𝐺𝑚𝑀 ( ) + [1 + 𝑒2 + 2𝑒 cos 𝜃]
𝑃 2𝑃2
𝐶2 𝑚 𝐶2 𝐺𝑚𝑀 1 𝑒2
On sait que 𝑃 = = 𝐺𝑚𝑀 𝐸 = [−1 − 𝑒 cos 𝜃 + 2 + + 𝑒 cos 𝜃]
𝐺𝑀 𝑃 𝑃 2
𝐺𝑚𝑀
𝐸=− [1 − 𝑒 2 ] = 𝐶𝑡𝑒
2𝑃
Si 𝑒 < 1 la trajectoire est une ellipse et l’énergie mécanique 𝐸 < 0.
1 𝐺𝑚𝑀 1 𝐺𝑚𝑀
Sachant que 𝐸 = 𝐸𝐶 + 𝐸𝑃 = 2 𝑚𝑉 2 − 𝑟
<0 2
𝑚𝑉 2 < 𝑟
|𝐸𝐶 | < |𝐸𝑃 |.
Si 𝑒 = 1 La trajectoire est une parabole 𝐸 = 0 |𝐸𝐶 | = |𝐸𝑃 |.
Si 𝑒 > 1 La trajectoire est une hyperbole et 𝐸 > 0 |𝐸𝐶 | > |𝐸𝑃 |.
VI – Mouvement des planètes autour du soleil :
1) Caractéristiques des trajectoires
Les planètes décrivent autour du soleil des ellipses dont le soleil occupe l’un
des foyers. Le point 𝐴, le plus proche du soleil est appelé périhélie (ou périgée pour la
terre). Le point 𝐴’ le plus éloigné est appelé aphélie (ou apogée pour la terre).
a- La longueur du grand axe 𝑨𝑨’ = 𝟐𝒂
𝑃 𝑃
𝑨𝑨’ = 𝑟𝐴 + 𝑟𝐴′ = 𝑟(𝜃=0) + 𝑟(𝜃=0) = + = 2𝑎
1+𝑒 1−𝑒
𝐺𝑚𝑀 [1−𝑒 2 ] 𝐸 1 1
Sachant que 𝐸 = − [1 − 𝑒 2 ] =− = =
2𝑃 2𝑃 𝐺𝑚𝑀 𝐴𝐴′ 2𝑎
𝐺𝑚𝑀
𝐸=−
2𝑎
«
L’énergie mécanique 𝑬 de la planète ne dépend que de la longueur du grand
axe de son orbite »
b- La longueur de petit axe 𝑩𝑩’ = 𝟐𝒃
∀ 𝑀 appartenant à l’ellipse on a : 2𝑎 = 𝑀𝐹 + 𝑀𝐹’
En particulier pour 𝑀 𝐵 on a : 𝐵𝐹 + 𝐵𝐹’ = 2𝑎 comme 𝐵𝐹 = 𝐵𝐹’ 𝐵𝐹 = 𝑎
En plus 𝑂𝐵2 = 𝑏2 = 𝐵𝐹 2 – 𝑂𝐹 2 = 𝑎2 – 𝑐𝐹 2 avec 𝑐𝐹 = 𝑂𝐹
𝑐𝐹 𝑂𝐹
On sait que l’excentricité d’une ellipse 𝑒 = =
𝑎 𝑎
𝒃𝟐 = 𝒂𝟐 – 𝒄𝟐 = 𝒂𝟐 (𝟏 − 𝒆𝟐 ) = 𝒂𝑷
Plus 𝑒 est grand plus 𝑐𝐹 est grand. Plus les foyers sont éloignés de 𝑂 on dit qu’ils sont
excentrés d’où le terme : 𝑒 = « excentricité »
𝐶2
𝑏2 = 𝑎𝑃 et 𝑃 = avec 𝐶 = 𝑟 2 𝜃̇ = |𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ˄𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ˄𝑚𝑉
⃗ | |𝜎𝑂 | = |𝑂𝑀 ⃗ | = 𝑚𝐶
𝐺𝑀
𝜎𝑂 2 𝐺𝑚𝑀 𝜎𝑂 2
𝑃= et comme 2𝑎 = − 𝑏 2 = 𝑎𝑃 = −
𝐺𝑀𝑚2 𝐸 2𝑚𝐸
c- Période de la planète sur son arbitre
𝐶 𝜎𝑂
Sachant que le mouvement s’effectue suivant la loi des aires : 𝑑𝑆 = 𝑑𝑡 = 𝑑𝑡
2 2𝑚
𝜎𝑂
La surface balayée au cours d’une révolution 𝑆 = 𝑇.
2𝑚
𝐺𝑚𝑀 𝜎𝑂 2
On sait que la surface d’une ellipse 𝑆 = 𝜋𝑎𝑏 et on a 2𝑎 = − et 𝑏2 = −
𝐸 2𝑚𝐸
2𝜋𝑎𝑏𝑚 𝐺𝑚𝑀 2 𝜎𝑂 2 𝑚2 4𝜋 2 𝑎3 𝐺𝑀
𝑇= 2
et 𝑇 = ( 2
) 𝜋 (− ) 𝑇 = 2
𝑎 3
=
𝜎𝑂 𝐸 2𝑚𝐸 𝜎𝑂 2 𝐺𝑀 𝑇2 4𝜋2
On trouve ainsi la 3éme loi de Kepler concernant le mouvement de la planète autour du
soleil
«
Le cube du demi grand axe 𝒂 de l’ellipse, trajectoire d’une planète, est
proportionnelle au carré de sa période de révolution 𝑻 autour du soleil »
VII- LANCEMENT DE SATELLETES ARTIFICIELS :
1/ Hypothèses :
Considérons un satellite de masse m lancé de la
terre, de masse 𝑀. Arrivé à la hauteur h, il reçoit une
⃗ 0 faisant
poussée finale au point 𝐴, qui crée la vitesse 𝑉
avec ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐴 = 𝑟0 un angle 𝛼0 .
L’orbite est une hyperbole, une ellipse ou une parabole
selon que : l’énergie 𝐸 est positive négative ou nulle.
2/ Vitesse de libération
Pour que le satellite échappe à l’attraction terrestre et s’éloigne à l’infini (par
exemple des sondes interplanétaires de venus) trajectoires ouvertes c'est-à-dire tel
que 𝐸 0
1 𝐺𝑚𝑀
𝐸 = 𝑚𝑉 2 − ≥0
2 𝑟
La vitesse minimale correspond à 𝐸 = 0. Soit 𝑉𝐿 cette vitesse en un lieu de lancement
sur la terre ou 𝑟 = 𝑅
1 𝐺𝑚𝑀 𝟐𝑮𝑴
𝑚𝑉 2 = 𝑽𝑳 = √ Vitesse de libération
2 𝑅 𝑹
AN:𝑅 = 6400 𝐾𝑚; 𝑀 = 6. 1024 𝐾𝑔 et 𝐺 = 6, 67. 10−11 𝑆𝐼
𝑽𝑳 𝟏𝟏, 𝟐. 𝟏𝟎𝟑 𝒎/𝒔 = 𝟒𝟎𝟕𝟎𝟎 𝑲𝒎/𝒉
N.B : La vitesse 𝑽𝑳 est indépendante de la masse du satellite. Cependant
la ‘’poussée’’ nécessaire pour accélérer le corps jusqu'à ce qu’il atteigne la vitesse 𝑽𝑳
dépend bien de la masse. Donc pour des missiles et satellites très lourds il faut des
fusées très puissantes.
3/ Vitesse satellisation :
Généralement, un satellite tournant autour de la terre a une orbite elliptique dont
le centre de la terre occupe l’un des foyers.
Soit P le point de la trajectoire le plus proche de la terre (périgée). Pour que le satellite
ne tombe pas sur la terre il faut que : 𝑂𝑃 ≥ 𝑅
𝑃 𝑎(1−𝑒 2 ) 𝑃 𝑃 2𝑃
On a : 𝑂𝑃 = 𝑟(𝜃=0) = = avec 2𝑎 = + =
1+𝑒 1+𝑒 1+𝑒 1−𝑒 1−𝑒 2
le périgée : 𝑶𝑷 = 𝒂(𝟏 − 𝒆)
𝐺𝑚𝑀 𝐺𝑚𝑀
On sait que 𝑎 = − donc : 𝑂𝑃 ≥ 𝑅 𝑂𝑃 = 𝑎(1 − 𝑒) = − (1 − 𝑒 ) ≥ 𝑅
2𝐸 2𝐸
𝐺𝑚𝑀 1 𝐺𝑚𝑀 𝐺𝑚𝑀
Avec 𝐸 < 0 𝐸 ≥ − (1 − 𝑒 ) 𝑚𝑉0 2 − ≥− (1 − 𝑒 )
2𝑅 2 𝑟0 2𝑅
1 1 1 𝐺𝑚𝑀
𝑚𝑉0 2 ≥ 𝐺𝑚𝑀 [ − ]+ 𝑒
2 𝑟0 2𝑅 2𝑅
1 𝐺𝑚𝑀
Pour 𝑟0 = 𝑅 et pour une orbite circulaire 𝑒 = 0 on aura : 𝑚𝑉0 2 ≥
2 2𝑅
𝑉0 est appelée vitesse de satellisation :
𝐺𝑀
𝑉0 = 𝑉𝑆 = √ = 7,9𝑘𝑚. 𝑠 −1 ≈ 28500𝑘𝑚. ℎ−1
𝑅