Séquence : 3
Séance : 1
Activité : lecture
Support : extrait du chapitre VI
Objectif : étudier l’art de la dénonciation.
Situation de passage :
Après le naufrage où tous les passagers ont péri sauf Candide, Pangloss et un méchant
matelot, un tremblement de terre détruit totalement la ville de Lisbonne. Ensuite Pangloss
rencontre un petit homme vêtu en noir. Mais après avoir échangé quelques idées
philosophiques avec lui, l’homme le dénonce en l’accusant d’hérésie car c’était un homme de
l’inquisition.
Dans ce chapitre, voltaire ridiculise et tourne en dérision les croyances superstitieuses. Il nous
décrit les raisons et le déroulement de l’auto-da-fé sur un ton ironique et moqueur.
II/ Les axes de lecture :
1. L’ASPECT SPECTACULAIRE DE LA SCENE
a) Un spectacle
-Dimension spectaculaire donnée à l’événement : « en grande cérémonie »/ « les spectacles de
quelques personnes brûlées à petit feu ».
-Valorisation par adjectifs mélioratifs : « bel autodafé »/ « grande cérémonie »/ « belle
musique ».
-Des tenues ressemblants à des déguisements : « la mitre et le san-benito de Candide étaient
peints de flammes renversées… et les flammes étaient droites ».
-Arrivée théâtrale : « Ils marchèrent en procession ainsi vêtus ».
-Présence de la musique : « une belle musique en faux-bourdon », « fessé en cadence, pendant
qu’on chantait ».
b) Déshumanisation
-L’absence d’humanité qui se manifeste à travers l’utilisation du déterminant indéfini «
quelques personnes ».
-Des personnages transformés en objets : « on vint lier après le dîner le docteur Pangloss et
son disciple Candide »/ « tous deux furent menés »/ « ils furent tous deux revêtus d’un san-
benito, et on orna leurs têtes de mitres de papiers »/ « Candide fut fessé »/ « Pangloss fut
pendu ».
2. UNE DENONCIATION IRONIQUE
a) Dénonciation des superstitions
-En quoi un autodafé peut empêcher la terre de trembler ? = pure superstition
-Coïncidence entre le sacrifice inutile d’innocents et d’un second tremblement de terre : « Le
même jour la terre trembla de nouveau avec un fracs épouvantable ».
b) La prise de conscience du naïf
-La fin de l’extrait nous suggère que Candide, pour la première fois, remet en question le bien
fondé des préceptes qui lui ont été inculqués.
-Le choix du discours direct laisse entendre les mots de Candide et donne à voir ses émotions
qui sont traduites par des phrases interrogatives (« Si c’est ici le meilleur des mondes
possibles, que sont donc les autres ?) et exclamatives accompagnées d’apostrophes oratoires
(« ô mon cher Pangloss »/ Ô mon cher anabaptiste »/ « Ô Mlle Cunégonde »).
Séance : 2
Activité : langue
Support : chapitre VI
Objectif : reconnaitre le champ lexical.
I : observation :
Donner le champ lexical des mots suivants :
-La mort : décès, douleur, enterrement, perte, tombeau, défunt, cercueil, funérailles, noir.
-La justice : jugement, égalité, loi, plaidoyer, judiciaire, procès, verdict.
-Mer : vague, bateau, voile, poisson, port, naufrage.
-Nature : branche, nid, fleurs, bois, bûcheron, verdure, forêt, feuilles, scie.
II / Conceptualisation :
Le champ lexical désigne un ensemble de noms, de substantifs, d’adjectifs et de verbes
appartenant à une même catégorie syntaxique et liés par leur domaine de sens.
III/ exercice d’application :
Relevez les champs lexicaux qui se trouvent dans l’extrait étudié du chapitre VI :
-Champ lexical de la catastrophe : tremblement de terre, détruit, ruine totale, la terre
trembla, fracas épouvantable.
-Ch. Lexical de la religion ou des rites : auto-da-fé, procession, sermon, prêché, absous,
béni.
-Ch. Lexical du châtiment : lier, fessé en cadence, brûlés à petit feu, pendu.
-Ch. Lexical de la sorcellerie : diable, flammes, griffes, queue.
-Ch. Lexical de la peur : épouvanté, palpitant, se tenant à peine, terrifié, effrayé.
Séance : 3
Activité : production écrite
Support : consigne
Objectif : exprimer son opinion par écrit et la soutenir par des arguments.
Sujet d’essai :
« La superstition serait-elle, à votre avis, une solution pour s’assurer sur l’avenir, dissiper sa
peur de l’inconnu et réaliser ses vœux et ses souhaits ? »
Dites ce que vous pensez en apportant les arguments adéquats.
I/ Elaboration du plan :
1/ introduction :
-Définir la superstition.
-Poser la problématique.
2/ développement :
-L’expression de l’opinion.
-La justification.
pour contre
-Le fait d’y croire peut être -Il s’agit de croyances irrationnelles et
source de soulagement. illogiques.
-Faute de ne pas pouvoir sonder -Seul Dieu connait notre avenir et
l’avenir, la superstition semble notre destin.
être un moyen parfait pour
calmer les inquiétudes et les -La superstition engendre des
peurs. conséquences inverses.
-C’est uniquement la volonté et le
travail qui garantissent un bon avenir.
3/ Conclusion :
Conseil/ recommandation.
II/ exemple de rédaction :
La superstition c’est le fait de croire que certains actes, signes, nombres ou même des
animaux entrainent des conséquences bonnes ou mauvaises. En effet, c’est le fait de croire
aux pouvoirs surnaturels et les forces invisibles. Elle se traduit par des pratiques et des rites.
Mais peut-elle être une solution pour s’assurer sur l’avenir, dissiper sa peur et réaliser ses
vœux et ses souhaits ?
La superstition ne peut jamais être une solution mais un malheur qui prouve l’ignorance des
gens. Elle est interdite par la religion car l’Islam appelle à la croyance en un seul Dieu, c’est
lui seul qui connait le passé et l’avenir des gens et rien d’autre ne le peut. La superstition est
aussi inacceptable par la logique car ces croyances sont irrationnelles et peuvent engendrer
des conséquences inverses. Toutefois, le travail et la volonté peuvent nous aider à réaliser nos
vœux, à dissiper nos peurs de l’inconnu et nous assurer un bon avenir.
Alors cherchons à changer nos mentalités rouillées en évitant d’avoir recours à la superstition.
Séance : 4
Activité : Orale
Objectif : exprimer oralement son opinion.
Débat sur : la superstition.
1) Qu’est ce que la superstition ?
2) Quelles sont les causes et les origines de la superstition ?
3) La superstition est-elle seulement l’affaire des ignorants ?
4) Quelles sont les conséquences de la superstition sue le plan individuel, social et
médical ?
5) Quelles sont les solutions que vous suggérez pour mettre fin à ce phénomène ?