PETROGRAPHIE SEDIMENTAIRE
La pétrographie sédimentaire désigne la description des différents types de roches sédimentaires. C’est
une branche des sciences géologiques.
Le sédiment : est un ensemble de particule de taille variable ou de matière précipité d’origine
chimique ayant subis ou pas un transport.
On étudie les roches sédimentaires parce qu’elles constituent 5% de la croûte terrestre, et elles
recouvrent 75% de la surface terrestre.
Altération : constitue l’essentiel des mécanismes qui libèrent des particules de roches et soustraient
les éléments dissous à la surface du globe, avant qu’interviennent les processus d’érosion, de transport
et de sédimentation.
Erosion / altération physique : associée à l’altération, elle prédomine dans les régions ou nous avons
de grandes variations de température et d’humidité, elle s’opère par cristallisation de l’eau ou de sel
dans les fractures ou les pores. Elle représente le point de départ du transport particulaire, ses agents
sont très variés et sont représentés par le vent, pluie et ruissellements, glace, eau continentale, eau
marine (vagues, marées, houles), topographie, durée de l’exposition, action des organismes
biologiques.
Roches sédimentaires détritiques :
62 µm 2 mm
Roches meubles Argiles Sables Graviers, blocs…
Roches consolidés Argilites Grès Conglomérats Brèches, Poodings
Conglomérats :
On parle de conglomérats quand la roche sédimentaire contient au moins 50% des éléments dont la
taille est supérieure à 2 mm. Les conglomérats impliquent une signification tectonique. Le ciment1 par
sa nature et son contenu fossilifère renseigne sur le milieu définitif du dépôt. Les conglomérats se
placent généralement à la limite des cycles géologiques.
Brèches :
On parle de brèches, quand 50% des éléments étant anguleux. Le milieu générateur intervient comme
moyen matériel de classification :
Brèche sédimentaire : cette famille est caractérisée par un ciment engendré indépendamment des
éléments, il est lui-même un sédiment (ciment) qui peut être fossilifère ou non
1
Ciment : est une précipitation secondaire chimique ou diagénétique.
a. Brèche sub-aérienne : elle résulte de l’action des agents atmosphériques responsables de
la fragmentation des roches, notamment le gel et le dégel dans un climat froid.
i. Brèches de pente : ce sont des éboulis cimentés parmi lesquels des blocs où la glace
joue par endroit un rôle important, ces brèches sont caractérisées par une forte
hétérométrie.
ii. Brèches de tourents : ce sont des brèches qui s’accumulent aux fonds des oueds, on les
retrouve généralement dans les climats arides.
iii. Brèches des cavernes : nous les retrouvant dans les cavités sous-terraine dû aux
phénomènes karstiques, par dissolution et effondrement chaotiques dû aux eaux
d’infiltration.
iv. Brèches glaciers : (tillites) la fragmentation est dû au mouvement de la masse
glaciaire, elles sont caractérisés par une forte hétérométrie.
v. Brèches météoriques : en climat désertique, les éléments arrachés par la différence de
température peuvent être cimentés par l’évaporation des eaux interstitielles.
b. Brèches subaquatiques : ce sont des brèches qui se forment aux milieux marins. Nous
pouvons distinguer plusieurs types :
i. Brèches de pente sous-marine : Elles ressemblent à celles formées au milieu
continental (aérien) ; cependant, elles caractérisées par une inter-stratification et la
présence de fossiles marins dans le ciment. Elles sont liées au glissement des
sédiments sur le talus continental.
ii. Brèches récifaux : elles sont caractéristiques par la cimentation des fragments
arrachées aux coraux par les vagues.
iii. Brèches ossifères : généralement phosphatées, elles proviennent et soulignent des
niveaux bécatombes (mort massive).
iv. Brèches intra-formationnelles : elles sont monogéniques, et elles résultent de la
fragmentation des couches sédimentaires partiellement consolidées.
c. Brèche tectonique : elles accompagnent des zones de grandes fracturation notamment les
diaclases et les failles. Elles peuvent être monogéniques ou polygéniques.
d. Brèche volcanique : elles sont constituées de produits volcaniques solides, déposées au
milieu aérien ou aquatique. Elles sont dû d’explosion volcanique ou d’effusion
(écoulement).
e. Brèche physico-chimique : liées aux phénomènes d’intrusion, d’éclatement, de
dessiccation, de recristallisation.
Poodings :
On parle de poodings quand 50% des étant arrondis. De manière générale, l’étude des conglomérats
prend compte plusieurs paramètres :
1. Forme (Brèche, Pooding) et renseigne sur le transport
2. Nature (monogénique ou polygénique) et renseigne sur l’évolution orogénique des provinces
nourricières.
3. Distribution granulométrique (monométrique ou hétérométrique) et renseigne sur
l’hydrodynamisme du milieu.
4. Nature du ciment/matrice : (argileux, gréseux, carbonaté,…) et renseigne sur le milieu de
dépôt et de la diagénèse.
5. Texture : c’est la disposition jointive ou non des éléments, orientation des éléments et nous
renseigne sur l’hydrodynamisme/transport.
Les conglomérats sont étudiés par des méthodes quantitatives et qualitatives.
La méthode quantitative développée par Ritcher Fuchtbaur en 1980 repose sur la nature des éléments,
le liant et la structure du corps sédimentaires. Nous indique l’âge, la taille, l’émoussé, le stade de
lithification, ajustement entre les éléments, texture.
Sédiment immature : il présente un large éventail granulométrique et présente une matrice2 abondante
et un classement faible et les grains sont anguleux et une porosité et une perméabilité élevé et il reflète
des actions hydrodynamiques brutales faibles et brèves, et ils sont propres à certains milieux
fluviatiles, glaciaires et de resédimentation marine.
Grès :
Les grès proviennent de la consolidation des sables avec au moins 50% de silice/quartz.
Phase granulaire (Petit John 1929)
1. Constitué uniquement de quartz : Grès siliceux
2. Quartz + Feldspath A. : { (Fk>=25% : Arkose) ; (Fk<25% : Grès feldspathique) }
3. Qz+Fk+Micas : { (micas en lits orientés =30% : Psamite) ; (micas en positions quelconque
<30% : Grès micacé) }
4. …+Fragments rocheux : (volcanique) Grauwake
Phase de liaison :
On met le nom du grès et on ajoute la nature de la phase de liaisons (siliceuse, argileuse,
carbonatée, ferrugineuse,…, évaporitique)
Exception: Grès siliceux (phase de liaison siliceuse – détritique)
Si la silice est primaire : Grès quartzeux/Grès à ciment de quartz
Si la silice est secondaire : auréole de nourrissage
Nourrissage de la totalité des grès : Quartzite
Nourrissage de la majorité des grès : Quartzite gréseux
Nourrissage de quelques grains : Grès quartzite
Orthoquartzite : pour les quartzites d’origine sédimentaire
Métaquartzite : pour les quartzites d’origine métamorphique
Classification de Folk (1952) :
1. Grès immature : matrice abondante ; grains mal-triés et anguleux
2. Grès sub-mature : 5% de matrice ; grains anguleux et assez bien triés
3. Grès mature : Matrice nulle ; bon triage et des grains fortement usés
4. Grès supermature : matrice nulle ; très bon triage et des grains fortement usés
Classification de Dolt (1964) :
Cette classification est basée sur la composition minéralogique + pourcentage de la matrice,
ceci conduit à la définition de 3 grandes classes :
Arénites
Wackes (Granwake)
Mudstones (Argilites)
2
Matrice : est un ciment primaire, elle peut venir avec les grains détritiques ou provenir de leurs usures, elle peut
être de nature variée. Au plan texturale, on parle de grès flottant qu’on observe sur le microscope
Cette classification ne tient pas compte des donnés du terrain (structure sédimentaire,
géométrie des corps gréseux, faciès associés) et elle netient pas compte aussi des autres
grains et d’autres constituants (Qz, Fk et fragments rocheux)
Stade de formation des Grès :
La transformation des sables poreux en grès compact s’effectue par étapes successives en grande
partie lié au gradient3 thermodynamique4 d’enfouissement.
1. Stade rédomorphique : les processus d’oxydo-réduction5 prédominent et déterminent la
couleur du grès
2. Stade locomorphique : durant ce stade, souvent la cimentation siliceuse ou argileuse
3. Stade polymorphique : durant ce stade, nous avons le développement des argiles et des micas,
ce stade marque la diagénèse profonde et le passage vers le métamorphisme.
Phénomènes de transformation :
Les phénomènes superficiels : les sables déposés sous le climat arides sont souvent immature, très
poreux et demeurent aux milieux superficiels durant longtemps oxygénés et eau vadose avant d’être
enfuis, 3 modifications précoces peuvent survenir :
Infiltration des argiles détritiques entre les grains de sable à faveur de recouvrement (des épandages
aluviots) par des eaux chargés en suspension et l’en résulte des films de particules d’argiles autour des
grains et qui donnent à la roche un aspect de « débris flow » riche en matrice.
Roche sédimentaire carbonatées
Calcaires :
Les calcaires ou carbonates [CO3]2-R2+, en général, sont des roches sédimentaires chimique ou
biochimique. Où le constituant principal est la calcite CaCO3 ou la dolomoite CaMg(CO3)2.
Ce sont des roches qui s’accumulent dans leurs milieux de genèse. La précipitation chimique qui leurs
donne naissance peut se résumer de la façon suivante :
2 1
Ca++ + 2HCO3- ⇐⇒ CO2 + CaCO3
Nous avons une rupture d’équilibre dans les sens 1 dans le cas suivant :
3
Gradient : est le taux de variation d’un élément par rapport à un autre à partir d’une limite dite base.
4
Thermodynamique : une partie de la physique, qui traite des relations entre les phénomènes mécaniques et
calorifiques.
5
Oxydation de la matière organique et des enduits ferriques rouges dans les sables poreux._ Réduction :
conservation de la matière organiques et des grès de couleurs noires ou grises et surtout la formation des sulfures
dans les sables argileux qui sont imbibés des eaux stagnantes.
1. Variation de la réserve alcaline
2. Variation de la teneur en CO2 (la température augmentée fait augmenter le taux CO2 et donc
l’augmentation de CaCO3)
3. L’agitation des eaux augmente le taux de CO2
Facteurs favorisant la formation des carbonates :
1. La réduction des apports détritiques par l’aridité du climat et la stabilité tectonique
2. Le climat : les carbonates actuels sont limités aux climats (tempérés, équatoriaux et tropicaux)
3. Anciennes provinces carbonatées
Classification des carbonates :
1. Calcaires cristallins : en mosaïque de cristaux de calcite et de dolomite, dont la taille varie 1-
100 mm
2. Calcaires construits/biochimiques : (en récifs) ils proviennent de l’accumulation et l’activité
des organismes vivants en colonies, qu’on appel récif
3. Calcaires granulaires : ce sont les calcaires les plus fréquents, ils renferment 2 constituants
principaux avec une limite granulométrique à 62µm.
a. Grains carbonatés
i. Bioclaste : micro- ou macro-fossile, de débris de valve et ils sont les plus
fréquents, de taille et de forme variable, leurs taille dépends de la
morphologie, de la structure du squelette, de la taille des organismes, la
densité des organismes, la taille, la forme, le mode de vie et mode de broyage.
ii. Ooïdes (ooclastes) : ce sont des grains sphériques qui possèdent un cortex
autour d’un nucléus. Le cortex est formé de lamination corticale concentrique
d’épaisseur variable. Le nucléus peut être de nature variée. La taille des
oolithes dépasse rarement 1 mm ; on réserve le terme Pisolites aux oolithes
dont le diamètre dépasse 2 mm. La structure et la morphologie des oolithes est
en fonction de leurs milieux de formation. On distingue 3 types :
Type α : sont sphériques et bien classées, taille <1 mm et les
laminations corticales tendent à régulariser la morphologie du
nucléus, elles sont caractéristiques des milieux marins agités. La
nanostructure est tangentielle par rapport à la surface de la lamine
Type β : les laminations corticales tendent à conserver la
morphologie du nucléus, elles caractérisent les milieux marins abrités
et les grottes non-marins. La nanostructure est radiante par rapport à
la lamination.
Type γ : les laminations corticales sont localisées d’un seul côté du
nucléus, elles caractérisent les milieux marins abrités.
iii. Sphérulites : type d’oolithes, dont le cortex et les laminations sont peu
visible. Les cristaux sont allongés et le cortex montre des structures radiaires
au traversent les laminations corticales.
iv. Bahamites : ce sont des oolithes à cortex micritiques.
v. Oncolithes : des grains à cortex laminaire. Leurs origine est complexe, mais
l’origine algaire est plus logique, le cortex d’origine algaire témoigne d’un
milieu marin ou lacustre. Oncolithes sans structure : le cortex présente des
laminations discontinues, irrégulières et cryptocristallines. Elles caractérisent
les milieux intertidaux à supra-tidales.
vi. Rhodolites : elles résultent de l’encroutement des algues rouges, le cortex
présente des cavités cellulaires. Elles caractérisent le milieu infra-tidal et pré-
récifal.
vii. Coniatolites : ou des concrétions physico-chimiques, leurs morphologie
externe est irrégulière par rapport au noyau, le cortex présente des laminations
plus au moins irrégulières mais continues. Le noyau est variable et il peut être
multiple. Quand elles sont marines supra-tidales, elles présentent des cavités à
la surface, ces dernières peuvent avoir des origines différents (entre autres la
dessiccation) ; et elles peuvent être d’origine pédo-génétique, dans ce cas elles
sont appelées Pisolites Vadoses.
viii. Pellets et pelletoïdes : ce sont des grains sans structure (sauf les Corpolites),
ils sont de morphologie plus au moins irrégulière, ovoïde, parfois en bâtonnet.
Pellets : elles sont d’origine fécale ; notamment des anélides et des
crusatcés, beaucoup d’organismes se nourrissent de boues et la
rejettent sous forme de pellets, on réserve le terme de coprolithes aux
pellets de crustacé. Elles peuvent résulter de la micritisation d’autres
types de grains : à l’origine, elles sont molles et leur induration
survient lors de la diagénèse. Elles peuvent aussi se former par
agglutination de particules de boues. Elles sont fréquentes dans les
milieux néritiques.
ix. Agrégats : ils se forment par agglutination d’autres grains d’origines
quelconques par un muselage algaire ; ces agrégats constituent un indice de
lithification syn-sédimentaire aux milieux peu agités ; ils peuvent évoluer en
oolithes.
x. Lithoclastes : ils se forment par fragmentation du substrat assez friable, ils
témoignent d’une lithification précoce à la surface d’un sédiment et un
remaniement plus ou moins intense de ces débris de roches, ils sont souvent
anguleux et leurs surfaces externes recoupent les grains.
Intraclaste : même composition de la roche hôte
Extraclaste : sédiment plus anciens, remanies dans un sédiment nouveau
xi. Boule de boue : ce sont des éléments dont la taille peut atteindre 30 cm ; ils
ont une structure micritique et renferment des grains détritiques. On les trouve
au niveau des estuaires ou les chenaux de marré (roulé et agglutiner).
b. La phase de liaison
Matrice :
elle peut subir un transport plus au moins long
elle se dépose en même temps que les grains
elle ne donne pratiquement pas de renseignements sur le bassin
elle est souvent modifiée par la diagénèse
elle peut être de nature varier (calcitique, calcite magnésienne,
aragonite,…)
elle peut avoir plusieurs origines (précipitation chimique, biogénique,
terrigène,…)
Ciment :
il est toujours diagénétique, donc secondaire
on peut identifier plusieurs formes et dispositions
ils sont souvent en fonction du milieu
-Ciment en frange : il est souvent le premier qui se forme. Il forme
une pellicule autour des grains quand il est isopaque, c'est-à-dire, il
est d’origine marine
-Ciment en dent de chien : c’est une calcite fibreuse ou
rhomboédrique en frange discontinue, ce ciment est typique des
milieux vadoses
-Ciment drusique : c’est une calcite qui est rempli des vides inter-
granulaires et la taille des cristaux augmente de la périphérie vers le
centre. Ceci est dû au fait qu’au début y’a une grande nucléation et
ceci diminue ensuite, donc les grands cristaux se forment lentement et
en dernier
-Ciment mosaïque : les ciments ont la même taille à l’intérieur de la
vacuole, (contrairement au drusique), il peut être un ciment primaire
ou provenir de la recristallisation d’autres ciments
-Ciment épitaxique : ce sont des grands cristaux de calcite, autour
d’échinoderme, il est dit aussi syntaxial
-Ciment peocilitique : ce sont de grands cristaux de calcite et
contiennent plusieurs éléments
Il existe plusieurs classifications des carbonates, la plus ancienne est celle proposé par Carrozzi en
1933, il a pris en considération uniquement le mode de formation ; et il distingue :
Les calcaires chimiques et biochimiques
Les calcaires chimiques
Les calcaires dolométiques
Y’a aussi la classification de Folk en 1959, qui est une classification chimique et concernent les
calcaires marins et concernent les orthochaînes et allochaînes6.
Le principe de cette classification de Folk : les subdivisions principales tiennent compte des
pourcentages allochimiques par rapport aux éléments orthochimiques.
+10% d’éléments allo- → Roche allochimique
-10% d’éléments allo- → Roche orthochimique
Les subdivisions tiennent compte de la nature des allochènes, pour obtenir le nom de la roche. Nous
avons un préfixe qui défini la nature des allochènes (intra, oo, pelli,…) ; dans le suffixe, on ressort la
phase de liaison (micrite, µsparite, sparite)
Et on a aussi la classification de Duhman, qui tient compte de la disposition des composants dans la
roche qui vont refléter l’agencement lors du dépôt, elle est fondée sur 3 critères essentiels :
Présence ou absence de boue
Proportion des grains (la taille>20µm
Disposition (jointif / non-jointif)
Ceci permet de dessiner 4 catégories qui sont regroupées dans ce tableau :
6
Les constituants allochimiques →précipitations dans le bassin ou à l’intérieur de la roche
Grains Avec boue Sans boue
Jointifs >10% Packstone Grainstone
Non-jointifs Wackestone
<10% Mudstone
Il faut ajouter la famille de Boundstone, à cause des calcaires constituent (biochimiques) ; quand nous
avons une recristallisation, on parle de carbonate cristalline. Il faut ajouter la nature du carbonate
dominant et celle des éléments, pour compléter cette dénomination ou l’appellation de base.
Dolomies :
C’est une expèce de roche calcaire, très peu effervescente à l’acide et phosphorescente à la collision.
Sa formule [CaMg(CO3)2] dans le système rhomboédrique.
Classification : elle est génétique, et d’après Michard (1969), on distingue 3 catégories :
a. Dolomies primaires : elles sont syngénétiques, elles caractérisent les zones supra-
tidales et intertidales.
b. Dolomies secondaires précoces : (diagénétiques précoces) elles caractérisent les
vasières internes, les récifs et les cordons d’haute énergie.
c. Dolomies secondaires tardives : elles sont indépendantes du milieu de dépôt. Et en
général, elles sont liées à des failles ou à des fracturations.
En général, la dolomitisation finale est le résultat de plusieurs environnements. Les dolomies
syngénétiques se retrouvent au sommet des séquences, en cristaux isodiamétriques et généralement
associées à de nombreux indices d’émersion. Le phénomène inverse est dédolomitisation.
Mécanismes de dolomitisation :
a. Pompage évaporitique : l’évaporation entraîne une chute de pression dans le
sédiment, ce qui entraîne la pénétration des eaux de mer riche en Mg. Lors des
grandes marrées, l’inondation fait pénétrer le Mg dans le sédiment, on peut avoir des
𝑀𝑔
rapports > 10.
𝐶𝑎
b. Dolomitisation des vasières internes (sub-tidales) : elle se présente avec un aspect
particulier qu’on appelle : Faciès tigré ; elle est localisée dans les terrières des termes
supérieurs des séquences. Elle passe par plusieurs stades : au début, elle commence
dans les terriers et se propage vers la périphérie de la roche elle-même, puis elle
affecte la matrice et puis les bioclastes, et le stade final est la dolomitisation complète.
Les causes de la dolomitisation : elles sont peu connues, mais le confinement est très important. On
pense que l’apport de Mg dans la zone supra-tidale à partir de la zone sub-tidale et la concentration du
Mg dans les terriers se fait grâce à l’activité bactérienne.
c. Dolomitisation dans les zones d’énergie (récifs) : dolomitisation massive grise ou
noire, et on y voit parfois des traces de stratification. Le phénomène n’a aucune
disposition particulière aux séquences. Le phénomène commence par affecter la phase
de liaison, puis progressivement, les grains. Le phénomène inverse prend exactement
le même cheminement. Ce phénomène s’explique en 3 façons :
i. Sépage et reflux : proposé par Percer, l’infiltration de Mg à partir des vasières
internes.
ii. Mixed Water (mélange des eaux) : la dolomitisation dans les vasières externes
est très rare et affecte tout les termes de la séquence, elle se présente sous
forme de cristaux porphyrique associée à la Périte.
Conclusion :
La dolomitisation est un phénomène courant dans des séries de plateforme carbonatée interne.
Elle occupe une place particulière dans les séquences (internes et vasières).
Le type de dolomitisation est un élément important dans la reconstitution des environnements et dans
l’histoire des bassins.
La dolomitisation augmente la porosité.