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Ministère de l’enseignement Supérieur

et de la Recherche Scientifique et de la Technologie

Université de Tunis

Institut Préparatoire aux Etudes d’Ingénieur de Tunis

DEPARTEMENT DE PHYSIQUE

FASCICULE DES
TRAVAUX PRATIQUES
DE PHYSIQUE
Pour les étudiants de la première année
préparatoire aux études d’ingénieur

PC

Année Universitaire 2021 - 2022


1ere année PC

Contenu

TP N°0 : MESURES ET INCERTITUDES………………………………………… ......1

TP N°1 : FOCOMÉTRIE DES LENTILLES MINCES – MODELE DE L’OEIL REDUIT


………………………………………..............................................................13

TP N° 2 : LE GONIOMÈTRE A PRISME…………………………………….…..21

TP N°3 : CALORIMETRIE ………………………………………………………………37

TP N°4 : OSCILLOSCOPE NUMERIQUE……………………………………………….46

TP N°5 : DIPOLE RLC EN SERIE : REGIME TRANSITOIRE – REGIME


SINUSOIDAL FORCE – RESONANCE ……………………………………………………...56

TP N°6 : FILTRES ELECTRIQUES LINEAIRES DU 1er et 2nd ORDRE ………………...64

TP N°7 : CHAMP MAGNETIQUE ………………………………………… ……………….68

TP N°8 : ETUDE D'UN TRANSFORMATEUR MONOPHASE …………………….....74

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page i


1ere année PC

TP N°0 : MESURE ET INCERTITUDES

Un compte rendu d’un TP est un document destiné à mettre en évidence votre


travail aussi bien théorique qu’expérimental tout en expliquant la démarche suivie lors de
la manipulation. L’utilisation des schémas représentatif des montages utilisés qu’ils
soient optiques, électriques ou magnétique facilite souvent la compréhension du TP. La
rédaction du compte rendu comportera un aperçu rapide du but du TP, d’une partie sur la
réponse des questions théoriques demandées suivi des résultats des expérimentaux
obtenus ainsi que leurs interprétations.

I. Représentation des résultats des mesures

La valeur de mesure d’une grandeur physique G peut être obtenue par une mesure
directe ou à partir d’un calcul faisant appel à d’autres paramètres.
Tout résultat expérimental doit être représenté comme suit :

G= (Valeur  Incertitude) Unité

L’incertitude s’ajoute ou se retrancher à la valeur du résultat, de ce fait le dernier chiffre


doit avoir le même rang que le dernier chiffre de la valeur. Dans notre cas, La valeur et
l’incertitude ne doit en aucun cas dépasser deux chiffres significatifs (C.s.): le nombre
total des chiffres que comporte une valeur en excluant les zéros qui ne sont pas encadrés
par d’autres chiffres.

Exemple
L = 512,7 cm (4 C.s) ; L =34,6 cm (3C.s) ; L =0,0045 cm (2C.s) et L =0,02067cm (4C.s).

II. Les Graphes expérimentaux

Tout d’abord, les résultats sont rassemblés dans un tableau de valeurs où y figure
au début de chaque colonne ou ligne de valeurs, la grandeur physique concernée et son
unité

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 1


1ere année PC

Exemple
R()
T(°C)

Ensuite, pour tracer la courbe expérimentale on procède comme suit :

a- Orienter la feuille : on affecte le grand côté de celle-ci à la grandeur physique qui est
connue avec la meilleure précision (plus faible incertitude relative).
b- On trace les axes. Ils sont en général orthogonaux.
c- On marque les noms (ou les symboles) des grandeurs aux extrémités des axes et leurs
unités correspondantes.
d- On choisit l’échelle qui doit être simple (c.à.d. qu’il n’y aura pas à faire de règle de
trois compliquer pour placer les points), mais c’est uniquement la graduation régulière
des axes qui marque l’échelle et rien d’autre (pas de vecteur unitaire dans un coin).

10
titre de l'axe des Y(unite)

0
0 2 4 6 8 10

titre de l'axe des X(unite)

e- On marque les points expérimentaux: un point est l’intersection de ses deux lignes de
rappel : celle de son abscisse et celle de son ordonnée. Cela se traduit par une croix(+) en
trait fin.
f- On ne porte pas les valeurs expérimentales sur les axes, car elles sont entachées
d’incertitudes et sont irrégulières ; donc tout le contraire des valeurs de graduations
d’axes qui sont régulières et sans incertitude.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 2


1ere année PC

g- On trace la courbe : ne pas chercher à passer sur tous les points expérimentaux.
Essayer de tracer une courbe lisse qui suit au mieux les points.
h- On ne doit surtout pas oublier de donner le titre du graphe.

Remarque

1. Translation de l’échelle

Si la première valeur d’une mesure commence par une valeur très loin de zéro, alors dans
ce cas on translate l’échelle à cette valeur initiale. Le papier millimétré devient mieux
exploité et la courbe expérimentale devient plus claire.

2. Papier et Echelle semi - logarithmique (semi-Log) : Souvent on a besoin d’utiliser


l’échelle logarithmique ou semi-Log qui en abscisse, sont représentées les mesures d’une
grandeur physique qui varie nt en puissances de 10. En ordonnée, l’échelle est normale.

Application: Représentation des fréquences qui varie de 1Hz à 104Hz sur un papier
semi-Log : Marquer sur le papier semi- Log, les points de coordonnées A(8,-5), B(200,0)
et C(7.103, 5)

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 3


1ere année PC

III. Incertitudes
Une mesure physique ne donne jamais la valeur exacte de la grandeur que l’on
veut mesurer. La mesure est seulement approchée et le résultat est accompagné par une
incertitude provenant d’erreurs qui peut être la résultante de plusieurs termes. Certains
erreurs sont systématiques, c.-à-d. elles se produisent toujours de la même façon
(imperfections d’un étalon ou d’un dispositif de mesure), d’autres sont accidentelles c.-à-
d. elles se manifestent lorsqu’on répète la même mesure dans les mêmes conditions
apparentes, il est possible de les réduire en répétant plusieurs fois la même mesure.

Exemple d’erreurs

Même si l’appareil est parfaitement gradué, même si l’expérimentateur est très doué, le
résultat de la mesure dépend de l’instrument utilisé. Si on mesure par exemple une
longueur L avec des instruments de précision croissante, on obtient :
L=13 mm avec une règle graduée en mm.
L=13,4 mm avec un pied à coulisse au 1/10 mm.
L=13,42 mm avec un Palmer au 1/100 mm.
On s’approche de la valeur exacte mais, aucun des résultats inscrits la valeur exacte de la
valeur L.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 4


1ere année PC

1. Rappel de définition
1.1 Erreur et incertitude absolue
On appelle erreur absolue, la différence entre le résultat approché x’ et la valeur exacte x
de la grandeur physique à mesurer.
x  x' x

L’erreur absolue ne peut être connue avec exactitude, par conséquent, on introduit
l’incertitude absolue qui est la limite supérieure de l’erreur absolue.
Les erreurs commises pendant une mesure peuvent être systématiques ou accidentelles.
Les erreurs systématiques affectent constamment le résultat et toujours dans le même
sens. Leurs origines sont dues aux :
- Mauvais étalonnage d’un appareil
- Mauvais réglage du zéro d’un appareil
- Vieillissement des composants
- Le choix du Protocol expérimental
Les erreurs accidentelles donnent des valeurs différentes d’une mesure à l’autre. Leurs
origines sont dues aux :
- Mauvaises manipulations de l’expérimentateur
- Parasites du circuit d’alimentation en électronique
- Fluctuations des paramètres physiques de l’environnement (température, pression,
etc,….)
1.2 Erreur et incertitude relative
L’erreur relative est le quotient de l’erreur absolue par le nombre fourni par la mesure.
Soit :
x
Souvent exprimé en ( )  (%)  100
x
L’incertitude relative est la limite supérieure de l’erreur relative. C’est la seule valeur
qu’on peut évaluer. Elle présente l’avantage de donner une valeur de l’incertitude
indépendamment de la mesure. On peut ainsi comparer la qualité de différentes méthodes
de mesure ou différents appareils entre eux

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 5


1ere année PC

2. Calcul des incertitudes


2.1. Qualité des appareils de mesure
-Un appareil est dit fidèle s’il donne la même valeur pour des mesures identiques. Dans le
cas contraire, on multiplie les mesures et on calcule la valeur moyenne
-La sensibilité d’un appareil est la plus petite variation de mesure qu’il peut déceler. Avec
certains appareils on utilise le terme de résolution. Ne pas confondre avec l’incertitude
absolue
2.2. Incertitude liée à un appareil de mesure
- Un appareil à aiguille de classe p signifie qu’il introduit une incertitude relative de p%
sur une mesure égale au calibre. Exemple, un appareil de classe 2 (incertitude relative
2%) comportant 150 divisions introduit une incertitude absolue de 2/100 x 150 soit 3
divisions.
- Pour un appareil numérique, l’incertitude absolue comprend souvent un pourcentage de
la valeur mesurée. Par exemple, la notice d’un voltmètre donne comme information sur
l’incertitude relative 0,5%.

2.3. Méthode de calcul des Incertitudes


Soit la grandeur physique G décrites par la fonction f qui dépend de trois variables x, y,
z. Soient G : G= f(x, y,z) et Ge la valeur exacte de G est : Ge = f(xe, ye, ze) avec :
xe = x+x
ye= y+y
ze= z +z
x, yz sont respectivement les erreurs absolues sur x, y, z ; l’erreur absolue sur G
est définit par G:

G = f(xe, ye, ze) –f(x,y,z) = f[(x+x, y+y,z+z)]- f(x,y,z)


Les erreurs étant petites, on peut les confondre avec leurs différentielles, ensuite on
applique les règles du calcul différentiel : on confond alors x et dx, y et dy,z et dz,G
et dG.

Le différentiel dG de G s’écrit :

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 6


1ere année PC

f  f  f 
dG   .dx   .dy   .dz
x  cons
y,z
tan tes
y  x , z z  cons
x, y
tan tes
cons tan tes

Dans cette équation, la notation  désigne la dérivée partielle.


Les physiciens utilisent l’écriture différentielle précédente de la grandeur physique G
pour déterminer l’incertitude absolue G :

f  f  f 
G   .x   .y   .z
x  y , z y  x , z z  x , y
const const const

où x, y et z sont respectivement les incertitudes absolues de x, y et z.


Pour calculer l’incertitude relative de G, qui est souvent le cas, on utilise le logarithme
de l’expression de G.

3. Exemples de calcul d’incertitudes

a- Calculer l’incertitude absolue T de la période d’un pendule simple donné par la

l
relation : T  2
g
* Première méthode

1 3 1 1 3 1
dT   dl   l . 2 dg  T   l   l . 2 g
l .g g l.g g

b- Considérons une grandeur G telle que G= , a,b,c et d sont des constantes positives.

Calculer l’incertitude relative de G.

On précède comme suit :


G= ln G =ln (ab)-ln(c-d)ln G =ln (a)+ln (b)-ln(c-d)

a b c d
= + -     
a b cd cd

►Cette démarche très importante sera utilisée constamment au cours des manipulations.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 7


1ere année PC

IV. Equations aux dimensions

Les équations aux dimensions servent surtout à vérifier l’homogénéité des formules en
physique ; elles servent aussi à calculer les unités des grandeurs physiques à partir de
leurs équations de définition. Les dimensions des grandeurs électriques sont dérivées des
grandeurs longueur (L), masse (M), temps (T), et le courant électrique (I). Dans le
système d’unité MKSA : L en mètre(m), M en Kilogramme (Kg), T en seconde (s) et I
en Ampère (A).

Exemple
F
L’équation de définition du champ magnétique B par la loi de Laplace est B  
I .L
L’équation aux dimensions est :

B  F   F   MLT
2

I L IL IL
B  MT I  2 1

Soit l’unité de B dans le système d’unité MKSA est Kg.s-2A-1

Application : Déterminer l’unité du champ électrique puis la tension électrique dans le


système d’unité MKSA ?

V. Manipulation

1. La Chute libre
1.1 but de la manipulation

* Etude de la nature du mouvement d’un corps soumit à son poids en chute libre lancé
sans vitesse initiale
* Détermination de la pesanteur (l’accélération terrestre) g

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 8


1ere année PC

1.2 Description de la manipulation


Au moment où la bille est lâchée sans vitesse initiale un compteur électronique se met en
marche. Dès que la bille atteint le plateau, le compteur électronique s’arrête. La valeur
inscrite sur le compteur et le temps t mis par la bille pour le parcours d’une hauteur h.
Ensuite on varie l’endroit où la bille est lâchée sans vitesse initiale, donc on varie h et on
mesure le temps t plusieurs fois.
1.3. Théorie
a/ Nature d’un mouvement en chute libre
A une hauteur h du niveau de la terre, on laisse tomber une bille sans vitesse initiale
Etudions la nature de ce mouvement.
Comme la résistance de l’air et la poussée d’ARCHIMEDE sont négligées par rapport au
poids de la bille, donc la seul force exerçant sur la bille c’est son poids.

Alors le mouvement de la chute libre est uniformément varié


Le poids du corps accélère ce mouvement
Si P augmente alors la vitesse augmente elle aussi et comme P = m.g
Donc ce qui accélère P est g qui n’est autre que la pesanteur
On conclut que la pesanteur g accélère le mouvement de la chute libre.
b/ Loi qui régit ce mouvement et son équation à la dimension

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 9


1ere année PC

1.4. Expérience
- Estimation des incertitudes Δt, Δh et Δg
Δ t = 0.01 s
Δ h = 0.001 m
Δg=…?

- Pour différentes hauteurs de chute h du tableau, mesurer le temps de parcours t de la


bille et remplir le tableau suivant :

h(m) tmes (s) tmoy(s) Δtmes (s) Δtmoy(s) t2moy (s2) g(ms-1)

0.50

0.60

0.80

1.00

1.20

1.40

1.50

- Tracer la courbe h=f(tmoy)


-Tracer la courbe h=f(t2moy)
-Déduire g et écrire la de la forme g=(gm± Δgm)
-Comparaison : entre g théorique (9,8 m/s²) et g expérimentale, avec une petite discussion

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 10


1ere année PC

2.1 Mesure d’une résistance

Pour déterminer la tension aux bornes d’un dipôle (une résistance par exemple) et
l’intensité qui le traverse, nous pouvons procéder à une longue ou courte dérivation.

a-Montage longue dérivation


Résistance R = 10 kΩ
Alimentation stabilisée E= 12V

Déterminer l’intensité (I) et la tension (U) qui traverse la résistance R et compléter le


tableau suivant
I (A) ΔI (A) U (V) ΔU (V) R (Ω) ΔR (Ω)

Important : On lit la valeur mesurée a l’écran en ayant pris soin de choisir le calibre le
mieux adapté à la mesure (le plus petit possible mais supérieur à la mesure) pour
minimiser l'incertitude de mesure.
b-Montage Courte dérivation
Résistance R = 10 kΩ
Alimentation stabilisée E= 12V

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 11


1ere année PC

Déterminer l’intensité (I) et la tension (U) qui traverse la résistance R et compléter le


tableau suivant
I (A) ΔI (A) U (V) ΔU (V) R (Ω) ΔR (Ω)

Comparer les résultats donnés par les deux méthodes


Mesurer directement la valeur de la résistance à l’aide d’un Ohmmètre R =….…… Ω.
Conclure

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 12


1ere année PC

TP N°1 : FOCOMÉTRIE DES LENTILLES MINCES – MODELE DE


L’ŒIL REDUIT

I. Généralités
Une lentille est dite mince lorsque son épaisseur est négligeable devant les rayons de
courbures de ses faces. La focométrie des lentilles minces convergentes ou divergentes
consiste à la mesure de leurs distances focales.
Identification rapide des lentilles minces
Une lentille à bords minces est convergente, une lentille à bords épais est divergente.
*En observant une page de texte à travers une lentille tenue près du texte : si son image est
plus grande, la lentille est convergente (loupe) ; si son image est plus petite, la lentille est
divergente. Faire la construction correspondante à chaque cas.
*En observant à travers une lentille un objet « à l’infini »: si son image est renversée, la
lentille est convergente, si son image est droite, la lentille est divergente. Faire la construction
correspondante à chaque cas.

II. Méthodes focométriques

1. Méthode d’autocollimation
Placer le miroir plan derrière la lentille convergente (dans le même porte-lentille).
Obtenir une image réelle de même taille renversée que l’objet, dans le plan de l’objet. Evaluer
les incertitudes absolue et relative sur la mesure, sachant que l’incertitude de lecture est de
1mm. Remplir le tableau ci-dessous.
f’ (cm)
f’ (cm)

V (dioptrie, )= 1/f’ (m-1)

f’= (…...±…...) cm

Faire la construction correspondante pour une position du miroir quelconque.

2. Méthode de Silbermann

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 13


1ere année PC

La méthode de Silbermann s’appuie sur le fait qu’il est impossible de former une
image nette d’un objet lorsque l’écran de projection est situé à une distance inférieure à 4 fois
la distance focale de la lentille. La méthode de Silbermann consiste à obtenir l’image réelle
d’un objet réel, inversée, symétrique de l’objet par rapport à la lentille.
La distance objet réel - image réelle est alors minimale : D = 4 f’.
 Réaliser sur l’écran l’image nette rapetissée de l’objet. Rapprocher la lentille de l’objet,
puis rapprocher l’écran pour obtenir une image nette. Rapprocher progressivement la
lentille de l’objet et rapprocher l’écran, jusqu'à qu’il soit impossible de trouver une position
de l’écran où l’image soit nette (à moins d’éloigner l’écran) figure1.
 Evaluer l’incertitude sur la mesure, sachant que l’incertitude de lecture est de 1mm.

Figure 1: Méthode de Silbermann.

Remplir le tableau ci-dessous.


D=AA’ (cm)
D
f’= (cm)
4
f’(cm)
f’= (….±….) cm

3. Méthode de Badal

Cette méthode permet de mesurer une distance focale d'une lentille convergente ou
divergente.
Dans cette partie, on ne s’intéresse que d’une lentille divergente.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 14


1ere année PC

Pour ce faire, on utilise deux lentilles convergentes (L1, L2) de distances focales f’1 et f’2, et la
lentille divergente (L) dont on cherche à mesurer la distance focale de cette dernière.
Placer les lentilles (L1, L2), de manière à obtenir une image réelle sur l'écran.
L'objet étant place au foyer objet de la première lentille.
Noter la position de cette image ?
Placer la lentille divergente (L) au plan focal objet de la lentille (L2) (Fig. ci-dessous). L'image
se retrouve de ce fait déplacée.
Rechercher la nouvelle position de cette image en déplaçant l'écran jusqu' à l'obtention d'une
image nette.

Figure 2. Méthode de BADAL

Notez la nouvelle position de l’image?


Déduire le déplacement de l'image noté D ainsi que la distance focale de la lentille (L) donnés
par :

f2’ : la distance focale de la deuxième lentille (L2).


Déterminer la distance focale f’ de la lentille divergente.

4. Méthode de Bessel

 Montrer que, pour une distance D > 4 f’ entre un objet réel et son image réelle, il existe
deux positions de la lentille, distantes de d, pour lesquelles l’image est nette, D, d et f’
vérifiant la relation :
Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 15
1ere année PC
2
d f'
   1 4
D D
 Montrer que ces positions sont symétriques par rapport au milieu de l’objet et de son
image, et que le produit des grandissements correspondants est égal à 1.

O O’ A’
A

Figure 3: Méthode de Bessel


 Remplir le tableau suivant :

D=AA’ (cm) 80 100 120

d= OO’ (cm)

1
( )
D
2
d
 
D

2
d 1
 Porter le graphe   en fonction de sur une feuille de papier millimétré.
D D
En déduire f’.
 Vérifier pour une des mesures que le produit des grandissements correspondants à
chaque position de la lentille est égal à 1.

5. Méthode des points conjugués


1 1 1
Cette méthode est basée sur la relation de conjugaison, origine au centre:  
p' p f '

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 16


1ere année PC

 Remplir le tableau suivant :

p= OA (cm) -40 -50 -60 -70

p’= OA' (cm)


1
( )
p

1
  ()
 p' 

1 1
 Porter en fonction de sur une feuille de papier millimétré, en déduire la vergence et
p' p
la distance focale de la lentille étudiée.

6. Focométrie d’une lentille mince divergente : Formation d’un doublet accolé

On appelle un ensemble de deux lentilles minces suffisamment proches (pour que l’on puisse
considérer leurs centres optiques confondus), un doublet accolé.

 Montrer que le système ainsi constitué peut être assimilé à une lentille mince dont la
vergence V est la somme des vergences des deux lentilles minces V1 et V2 accolées :
V = V1 + V2.

 Réaliser un doublet convergent accolé de vergence 1/f’ (où f’ a été déterminée


précédemment) avec une lentille divergente de vergence V1=1/f’1 inconnue et la lentille
convergente. Appliquer la méthode de Bessel au doublet (seule méthode réellement
applicable car la position du centre optique du doublet non repérable n’intervient pas :
seule la variation de cette position intervient).

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 17


1ere année PC

O A’ O’
A

Figure 4: Distance focale d’une lentille divergente


 Remplir le tableau suivant :

D=AA’ (cm) 80 100 120

d= OO’ (cm)

1
( )
D
2
d
 
D

2
d 1
 Porter le graphe   en fonction de sur une feuille de papier millimétré.
D D
 En déduire la distance focale f’ du doublet puis f’1 : distance focale de la lentille
divergente.

III. Modèle de l’œil réduit

1. Description

L’œil est un système optique qui assure la formation des images.


Le cristallin peut être assimilé à une lentille convergente.
La rétine peut être assimilée à un écran.
L’iris peut être assimilé à un diaphragme.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 18


1ere année PC

Placer le plus loin possible du F lumineux la lentille + 10 et chercher la position de l’écran sur
lequel l’image du F est nette.

L’œil réduit est constitué de la lentille convergente et de l’écran.

2. Rôle de l’iris

Expérience :

Placer devant la lentille convergente de l’œil réduit précédent un diaphragme puis l’autre.
On constate que lorsque l’on diaphragme la lentille, l’image est moins lumineuse mais plus
nette.

Conclusion :

La pupille, qui joue le rôle de diaphragme, permet d’augmenter la netteté de l’image et de


contrôler l’intensité lumineuse arrivant sur la rétine afin que celle-ci ne soit pas endommagée.
Par forte luminosité, la pupille est presque fermée (2 à 3 mm de diamètre), et elle est
largement ouverte dans l’obscurité (environ 8 mm de diamètre).

3. L’accommodation

Expérience :

Placer l’œil normal (sans modifier la distance lentille-écran) à 15 cm du F. mettre un


diaphragme.
On constate que l’image est floue.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 19


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En remplaçant la lentille + 10 par la lentille + 20 sans rien modifier d’autre, on constate que
l’image devient nette.

Conclusion :

L’accommodation est le mécanisme réflexe par lequel s’effectue la mise au point du système
optique de l’œil, suivant la distance qui le sépare de l’objet observé.
L’accommodation est produite par le changement de forme du cristallin dont la vergence croit
lorsque la distance à l’objet diminue.
Plus l’objet est près, plus le cristallin est bombé, plus il est convergent, plus sa distance focale
est petite.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 20


1ere année PC

TP N° 2 : LE GONIOMÈTRE A PRISME

I. Milieux dispersifs

Dans certains milieux matériels transparents, la célérité de la lumière dépend de la


fréquence de la lumière considérée. Comme dans le cas des ondes mécaniques, ces milieux sont
dits dispersifs. L’indice de réfraction du milieu dépend donc dans ce cas non seulement du milieu
mais aussi de la longueur d’onde lumineuse qui s’y propage.

II. Le prisme
Le prisme est milieu réfringent, transparent, homogène et isotrope limité par deux dioptres
plans qui se coupent suivant une droite appelée arrête du prisme. La face parallèle à l’arête est
appelée base du prisme.
On caractérise le prisme par l’angle au sommet du dièdre formé par les deux plans et par son
indice de réfraction n. En général le prisme est plongé dans l’air.
* Éclairé de lumière blanche, le prisme décompose cette lumière en un spectre coloré continu.
Une tradition mythique veut que l’on distingue sept couleurs (violet, indigo, bleu, vert, jaune,
orange, rouge) dans ce spectre (arc-en-ciel) mais il est clair que la couleur varie continûment du
violet au rouge et qu’il y a donc une infinité de couleurs.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 21


1ere année PC

Ici seuls trois rayons sont représentés: en fait il y a toutes les couleurs de l’arc en ciel.

* Dans un milieu transparent comme le verre, les diverses radiations n’ont pas la même vitesse de
propagation : cette vitesse décroît des radiations rouges aux radiations violettes. En conséquence,
l’indice n du verre constituant un prisme décroît quand la longueur d’onde augmente : n400nm =
1,7 et n650nm = 1,5.
*Les radiations qui constituent la lumière blanche ne subissent pas la même réfraction. Le violet
est plus réfracté (plus dévié) que le jaune, qui lui-même est plus dévié que le rouge : c’est la
dispersion de la lumière.
Exemple d’application
On envoie un faisceau de lumière monochromatique (laser par exemple) sur un prisme en verre.
Que lui arrive-t-il lors de la traversée du prisme ?
Indication : exploitez le caractère monochromatique de la lumière.
Comme, par définition, cette lumière n’est composée que d’une seule couleur, il n’y aura pas de
dispersion. Ce rayon subit une réfraction sur la face d’entrée et une autre sur la face de sortie ;Il
est donc simplement dévié.

III. Marche d’un rayon lumineux


On considère un prisme droit de base triangulaire, d’angle au sommet A, transparent
d’indice de réfraction n.
Un rayon SI arrivant sur une des faces du prisme en verre en I, subit une réfraction puis
émerge en lorsqu’il rencontre la deuxième face. On se place dans les conditions où les rayons
incident, réfracté se propageant dans le plan de section principale (perpendiculaire à l’arête du
prisme).

Convention de signe :
Les angles étant orientés de la normale vers le rayon, on convient de noter positivement :
♦ Les angles i et r à l’entrée lorsqu’ils sont orientés dans le sens trigonométrique.
♦ Les angles de sorties, i’ et r’ ainsi que la déviation D, lorsqu’ils sont orientés dans le sens
inverse.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 22


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IV. Formules du prisme


A l’entrée du prisme, les lois de Descartes s’expriment comme :
sin i = n sin r
sin i’ = n sin r’

Figure 1:Marche d’un rayon lumineux.

 
Dans le quadrilatère AIM’I’, on a : A   M '  2  M '    A
2 2
Dans le triangle IM’I’, r  M 'r '    M '    (r  r ' )
Soit : r + r’ = A
Dans le triangle IMI’ ; on a : (i  r )  M  (i'r ' )  

Comme M    D , alors : (i  i' )  (r  r ' )    D  


Soit : D = (i+i’) – A.

Les quatre formules du prisme sont donc :


sin i = n sin r (1)
sin i’ = n sin r’ (2)
r + r’ = A (3)
D = (i + i’) – A (4)

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 23


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V. Condition d’émergence :
1- Condition sur r :
En pénétrant par la première face du prisme, le rayon incident st réfracté puis tombe sur la
deuxième face sous l’angle d’incidence r’= A- r. Pour que le rayon puisse émerger, il faut que r’
soit inférieur ou égal en valeur absolue à l’angle critique d’incidence λ défini par :
1
sin  
n
Soit :
   r'  
D’où   Ar   (a)
A  r  A
 
D’autre part, l’angle d’incidence i varie entre  et  , il en résulte que
2 2
   r   (b)
La comparaison des inéquations (a) et (b) montre que r doit être :
- Inférieur à la plus petite des valeurs de A + λ et λ
- Supérieur à la plus grande des valeurs de A- λ et –λ
Soit finalement : A  r  
2- Condition sur A
Pour trouver ces conditions remarquons que A=r+r’ alors r   et r   

Soit : A≤2λ

3- Condition sur i :
Pour un angle A donné remplissant la condition précédente, on peut atteindre les limites de
variations de l’angle d’incidence i qui correspondent aux valeurs limites de r :

Pour r = λ ; on a i = puisque sin i = n sin λ = 1
2
Pour r = r0 = A- λ ; on a i = i0 telque : sin i0 = n sin r0 = n sin (A – λ)
Pour l’angle d’incidence, la condition d’émergence s’écrit donc sous la forme :

i0  i 
2

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VI. Etude de déviation D du prisme


La déviation D est une fonction de trois variables indépendantes : l’indice n, l’angle du
prisme A et l’angle d’incidence i. Pour en étudier les variations on est amené à examiner
successivement l’influence de chacun de ces paramètres en maintenant les deux autres constants.
dD dD dD
Pour ce faire, on calcule les dérivées , et en partant des formules du prisme.
dA dn di
1- Variation de D avec l’angle A du prisme

La différenciation des formules du prisme, en maintenant n et i constants, donne :


dr = 0
di’cos i’ = n cos r’ dr’
dA = dr’
dD = di’ – dA
dD di' n cos r '
D’où:  1  1
dA dr ' cos i'

Puisque n est supérieur à 1, cette quantité est toujours positive car |r’|≤ |i’| entraîne cos r’ ≥cos i’
et donc n cos r’ ≥ cos i’ ; la déviation D est donc une fonction croissante de A.

2- Variation de D avec l’indice n :


En différentiant les formules du prisme, en gardant A et i constants, on obtient dans ce cas :
0 = n cos r dr + sin r dn
cos i’ di’ =n cos r’ dr’ + sin r’ dn
0 = dr + dr’
dD = di’
Multiplions la première équation par cos r’ et la deuxième par cos r et additionnant membre à
membre. Il vient :
Cos i’ cos r di’ = n cos r cos r’ (dr +dr ‘) + sin r cos r’+cos r sin r’) dn
Comme dr + dr’ = 0 (car dA=0), il vient :
cos i’ cos r di’ = sin (r + r’) dn = sin A dn
soit: cosi’ cos r dD = sin A dn

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dD sin A
d’où : 
dn cos i' cos r
Cette équation est toujours positive, il en résulte que : La déviation croit avec l’indice du
prisme.

3- Variation de D avec l’angle d’incidence i : Minimum de déviation


La différentiation des formules du prisme donne lorsque A et n sont constants :
Cos i di = n cos r dr
Cos i’ di’ = n cos r’ dr’
0 = dr’ + dr
dD di'
Ce qui équivalent à :  1
di di
di' cos r ' cos i dr ' cos r ' cos i
avec  
di cos r cos i' dr cos r cos i'
dD cos r ' cos i
soit :  1
di cos r cos i'
dD
Par conséquent  0 si cos r’ cos i = cos r cos i’ ;
di
En élevant cette quantité au carré on obtient : cos2 r’ cos2 i = cos2 r cos2 i’
(1- sin2r’)(1- sin2i) = (1- sin2 r)(1- sin2i’)
(1- sin2r’)(1- n2sin2r) = (1- sin2 r)(1- n2sin2r’)
(1- n2)(sin2r- sin2r’) = 0
(2-
Il en résulte que r = ± r’. La solution r = -r’ est exclue car elle implique que A = 0
A
Il s’ensuit alors que : r = r’ = rm =
2
et Dm = 2 i m – A
A
avec sin im = n sin ( )
2
Le tracé du prisme est alors symétrique.

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d 2D
On peut montrer, en calculant la dérivée seconde , que l’extremum Dm est un minimum.
di 2

Mais, il est plus simple de remarquer que dans le domaine de variation de i [i0, ] on a :
2
 dD
Pour i = i0: i’ = donc  
2 di
  dD
Pour i = : i’ = i0 ≠ et 1
2 2 di
dD
Donc lorsque i augmente, augmente aussi et passe d’une valeur négative à une valeur
di
positive. La courbe D (i) présente donc un minimum pour lequel on a :
A  Dm A
im  et rm 
2 2

Mesures des indices


A  Dm
sin( )
Comme sin im= n sin rm, on obtient : n = 2
A
sin
2
Pour un prisme d’angle A donné, la mesure de Dm permet la détermination de l’indice n du
prisme (figure 3).

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Dm


2

VII. Propriétés dispersives du prisme : Spectroscopie à prisme

1- Phénomène de dispersion de la lumière


Lorsque la lumière est polychromatique, chacune des radiations monochromatiques qui la
composent est déviée d’un angle Di qui dépend de l’indice du milieu et donc de la longueur
d’onde λi. Le phénomène de dispersion d’une lumière polychromatique est la décomposition de
cette lumière en ses différentes composantes monochromatiques (figure 4).

Figure 4

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La dépendance de n en fonction de λ est donnée, en première approximation, par la relation de


0
Cauchy : n  n0 
2
Où n0 et 0 sont des constantes positives.
2 –Dispersion angulaire

On définit la dispersion angulaire d de la spectroscopie par le rapport de l’angle dD à la


dD dD dn
variation dλ de la longueur d’onde : d  
d dn d
A A A
2 sin2 sin 2 sin
dD 2 dn  2  d  dD  2 dn
Au minimum de déviation : 
d A  Dm cos im d cos im d
cos
2
VIII- Réglage du goniomètre
Un goniomètre est un appareil qui permet la mesure de la position angulaire d’un faisceau
de lumière parallèle. Il est constitué par :

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* Une lunette de visée est en rotation autour de l’axe de goniomètre. Cet axe est celui du cercle
1
gradué de 0 à 360°C avec un vernier au de degré (1°=60’). La lunette doit être réglée
60 ième
perpendiculairement à l’axe de rotation et sur l’infini afin de viser des rayons lumineux parallèles
à un rayon du cercle gradué.

* Un collimateur a son axe fixe et réglé par le constructeur perpendiculairement à l’axe de


rotation de la plate-forme. Lorsqu’il est réglé à l’infini et éclairé, il fournit un faisceau de lumière
parallèle dont la direction est celle d’un rayon du cercle gradué.

* Une plate-forme circulaire admet le même axe de rotation que la lunette. Le réglage de la plate-
forme a pour but d’obtenir le parallélisme entre l’arrête verticale du prisme et l’axe de rotation.
Le goniomètre comporte un certain nombre de réglages qui conditionnent la qualité des mesures
réalisées.
Les réglages présents sont les suivants :
- l’ouverture de la fente
- le tirage du collimateur,
- la visée nette du réticule dans l’oculaire de la lunette,
- le bouton d’autocollimation,
- le tirage de la lunette,
- l’inclinaison de la lunette,
- la visée du cercle gradué,
- le blocage de la plate-forme et sa rotation lente,
- le blocage de la lunette et sa rotation lente.
1- Réglage de la lunette
Pour utiliser l’autocollimation, allumer la lampe d’éclairage du réticule et viser
normalement une face du prisme posé sur la plate-forme ; on doit alors recueillir dans la lunette
une zone éclairée correspondant au faisceau réfléchi.
Le réglage se fait ensuite de la façon suivante :

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 30


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- par tirage de l’oculaire (M) seul, mettre au point le réticule : c'est-à-dire placer ce réticule,
qui est fixe, dans le plan focale de (M) de telle sorte que l’image, pour l’observateur, soit à
l’infini.
- Par rotation du bouton moleté de tirage du tube oculaire (M’), mettre au point l’image du
réticule après réflexion sur la face du prisme ; c'est-à-dire obtenir une image nette du
réticule.

2- Réglage du collimateur

- Après avoir réglé la lunette, enlever le prisme puis supprimer l’éclairage du réticule en
basculant le bouton.
- Placer la lampe à vapeur de mercure devant la fente du collimateur préalablement ouverte, puis
viser à la lunette le collimateur.
- Par rotation du tube (M’’) portant la fente, mettre l’image de celle-ci au point sur le réticule ; le
collimateur fournit alors un faisceau parallèle.
- Régler enfin l’ouverture de la fente pour avoir une image fine et nette(environ 1mm de largeur)
Attention : Ne plus modifier les tirages de la lunette et- du collimateur.

3- réglage de l’horizontale de la lunette

- Agir sur la vis pivot de la lunette afin de faire coïncider le repère au milieu de la fente avec le fil
horizontal du réticule.
- Après cette phase de réglage, il est judicieux de repérer la position angulaire α0 du faisceau
incident. Il suffit pour cela de tourner la lunette pour faire coïncider l’image de la fente avec le fil
vertical du réticule (on bloquera la lunette et on utilisera le réglage fin).
- Régler alors l’oculaire d’observation du cercle gradué et noter la valeur de α0.
- En fin, placer le prisme sur la plate-forme de telle sorte que son arrête soit voisine du centre de
rotation.
Attention : Pour modifier la disposition du prisme par rapport au faisceau incident utiliser
toujours la rotation de la plate-forme.

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Manipulation

1. But

* Déterminer l’angle au sommet A du prisme ;


* Etudier expérimentalement la variation de l’angle de déviation lorsque l’angle d’incidence i
d’un rayon lumineux monochromatique traversant un prisme varie ;
* Rechercher expérimentalement l’angle de déviation minimum ainsi que l’indice n.
2
* Etablir ensuite la courbe de dispersion n = f (1/ ) en mesurant l’indice n au minimum de
déviation pour plusieurs couleurs (de longueur d’onde dans le vide ), la source étant une lampe
spectrale de spectre connu.

2. Mesure de l’angle au sommet du prisme


Tourner la plate-forme qui supporte le prisme de façon à ce que le faisceau incident se réfléchisse
sur les deux faces :

Face 2
Face 1
2A

1
2

1- Montrer que l’angle formé par les rayons réfléchis vaut alors 2 A où A est l’angle au sommet
du prisme.
2- Mesurer cet angle en positionnant successivement la lunette pour observer à la croisée des fils
du réticule l’image par réflexion de la fente donnée par la face 1 du prisme, position repérée par
l’angle 1, puis par la face 2 du prisme, position repérée par l’angle 2.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 32


1ere année PC

 2  1
3- Calculer A  (on donne : ∆α1 = ∆α2 = 2’ : incertitudes de lecture et sur la réalisation
2
de la coïncidence du réticule avec le bord fixe de la fente respectivement.
4- Ecrire le résultat sous la forme: A = (……….°±…….’).
Pour repérer chaque position de la lunette :
*Placer la lunette pour que l’image de la fente soit approximativement à la croisée des fils du
réticule ;
*Bloquer la lunette à l’aide de la vis située sous la plate-forme ;
*affiner le réglage de la position pour que l’image de la fente soit strictement à la croisée des fils
du réticule en déplaçant finement la lunette à l’aide de la vis située sur le côté ;
*lire la graduation correspondante à l’aide du vernier au 1 / 30
*débloquer la lunette pour une autre mesure.

3. Etude de la déviation D en fonction de l’angle d’incidence i à 𝜆 fixé

 Amener le réticule sur le bord fixe de la fente ; cette lecture est notée ……°……..’
 Déduire de cette lecture la valeur de i0=……°……..’
 Chercher le spectre de couleur
 La mesure de l'angle de déviation D s'effectue en pointant la lunette sur la raie (une couleur)
et en lisant la déviation correspondante α(°). On fera varier D en faisant tourner le plateau
sur lequel repose le prisme (sans toucher au prisme). Le spectre de couleur se déplace

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 33


1ere année PC

d'abord dans le sens de rotation du prisme, s'arrête, puis repart en sens inverse. Observer ce
phénomène et appeler votre enseignant pour vérifier

 Pour mesurer l'angle d'incidence i, on observe le rayon réfléchi sur la face d'entrée et on lit
la valeur correspondante r(°); l'angle (rayon incident - rayon réfléchi) vaut alors 2i. appeler
votre enseignant pour vérifier

 Remplir le tableau suivant pour la couleur verte (les valeurs de α à choisir arbitrairement):
Avant changement sens de rotation Apres changement sens de rotation du
du spectre de couleur spectre de couleur

α (°)

D(°)=|α(°)-α0(°)|

r(°)

i (°)=|(r(°)-i0(°))|/2

Remarque :
L’angle d’incidence i ϵ [0,π/2]
L’angle de déviation D ϵ [0,π/2]
 Tracer la courbe D(°) = f (i)
4. Courbe de dispersion
La source est la lampe à mercure dont le spectre est défini en annexe.
*Tourner la plate-forme qui supporte le prisme de façon à respecter grossièrement les conditions
du minimum de déviation pour une incidence en face 1 :

αm

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Repérer dans la lunette les raies colorées de la lampe à mercure : on travaille ici sur les raies
jaune, vert, bleu-vert, indigo et violettes, bien visibles.
Fixer la raie jaune et pour elle faire tourner le prisme pour se placer au minimum de déviation.
Repérer finement la position αm de la lunette correspondante.
*Refaire la mesure pour la raie jaune, puis pour les autres raies.
*Porter les résultats dans le tableau présenté page suivante.
Pour chaque couleur dont la longueur d’onde dans le vide est donnée en annexe :
Dm  A
sin( )
Dm   m   0 et n  2
A
sin( )
2
1- Etablir la formule :

n( raie) 1 A  Dm A 1 A  Dm
 cot g ( )  cot g ( ) A  cot g ( ) Dm
n( raie) 2 2 2 2 2

(Unités de A et Dm est le radian)

2- Remplir le tableau suivant :


Couleur Jaune Vert Bleu-vert Indigo Violette
αm(°)
Dm (°)
n
1 / 2 (m-2)
 Dm
n
3- Tracer la courbe d’étalonnage Dm = f (λ).
4- Tracer la courbe de dispersion : n =f (1/ λ 2)
0
5- Montrer que la formule de Cauchy n( )  n0  modélise convenablement les variations de
2
l’indice en fonction de la longueur d’onde.
En déduire les différentes dimensions des constantes utilisées.

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1ere année PC

5. Etalonnage

Remplacer la source précédente par une autre lampe à vapeur à cadmium.


A partir de la courbe d’étalonnage Dm = f(λ) de la première source déduire les différentes
longueurs d’ondes de cette source.

Annexe. Caractéristiques du spectre de la lampe à mercure.

longueur d’onde dans le vide


Couleur Intensité relative
en angströms (Å)
très intense
Jaune 5791

Jaune très intense


5770

Vert très intense


5461

Bleu-vert Faible
4916

Indigo Intense
4358

peu intense
Indigo 4348

Faible
Violette 4078

Violette Moyenne 4047

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TP N° 3 : CALORIMETRIE

I. Introduction
Le phénomène de transfert thermique se manifeste lorsqu’un corps chaud est mis en contact avec
un corps froid, ce transfert s’arrête lorsque l’équilibre est atteint. A pression extérieure constante,
Pe = Cte, si un corps de masse m voit sa température varier passe de T à T + dT son enthalpie
varie d’une quantité dH, donnée par la relation (1).
dH = [Link] = δQ (1)
Avec c( J Kg-1 K-1) est la capacité thermique massique du solide à pression constante et δQ étant
le transfert thermique (ou la quantité de chaleur) échangée avec l’extérieur. Lorsque la capacité
thermique est indépendante de la température, c = Cte, la variation de l’enthalpie prend la forme
suivante :
ΔH = m.c.(T2 - T1) (2)
II. Le calorimètre
Un calorimètre est un appareil permettant de mesurer la quantité de chaleur absorbé / émis par un
corps bien déterminer la chaleur spécifique. En effet, ce dispositif isole thermodynamiquement
un corps ou bien le système de corps de l’extérieur par un isolant comme le polystyrène ou bien
par le vide, voir la représentation schématique du calorimètre. Les transformations au sein du
calorimètre sont supposées adiabatiques lorsqu’il est supposé parfait, ce qui permet de supposer
qu’il n’y a aucun transfert thermique avec l’extérieur. Sous pression extérieur supposé constante
est égale à la pression atmosphérique, l’évolution de la température au sein du système est suivie
par un thermomètre. Le calorimètre est aussi capable de capter et de stocker de l’énergie. On
appellera µ la valeur en eau du calorimètre. La capacité thermique du calorimètre est donc
ccalorimetre = µce, avec ce = 4.18 J.g-1.K-1, la capacité thermique massique de l’eau.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 37


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Représentation schématique d’un calorimètre

III. Dispositif expérimental


III.1 Caractéristiques du calorimètre adiabatique
Le calorimètre se présente comme une "bouteille thermos", il permet de diminuer les
pertes thermiques : l’instrument devient alors presque un calorimètre adiabatique. Cet appareil
comprend :
a- Un vase intérieur : de diamètre 100mm d’hauteur 130 mm et d’épaisseur 7/10 mm
environ, en aluminium brillanté et oxydé, avec repli sur le bord supérieur
b- Un vase extérieur : de diamètre 120mm, d’hauteur 160 mm et d’épaisseur 7/10 mm
environ, en aluminium brillanté et oxydé, avec ourlet sur le bord supérieur
c- Une couronne amovible en matière plastique destinée à coiffer la vase extérieur et à
assurer le positionnement du vase intérieur

III. 2 Quelques détails techniques

 Le chauffage de l’eau se fait à l’aide d’un conducteur ohmique chauffant. La température est
relevée à l’aide d’un thermomètre
 Pour le Calorimètre, l’abaissement moyen de température par minute pour des températures
variant de 36 à 19°C est 1/10 de degré C
Caractéristiques du vase intérieur :
- Surface de la section droite : 78,5 cm² (il y a donc 78,5 cm3 de liquide par cm de haut)
- Volume total : 1.020 cm3
- Masse du vase vide : 80 g environ

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NB : Bien agiter les mélanges et bien fermer le calorimètre pour de meilleurs résultats.

IV. Manipulation

IV.1. Détermination de la valeur en eau du calorimètre

La valeur en eau (équivalent en eau) du calorimètre est la masse d’eau fictive µ qui a la
même capacité thermique que le calorimètre. Cela revient à assimiler, d’un point de vue
thermique, le calorimètre à une masse fictive d’eau liquide pour pouvoir écrire Ccal=µCeau.

IV.1.1 Détermination de la valeur en eau du calorimètre par la méthode de la résistance


chauffante

Un conducteur métallique de résistance R est immergé dans un liquide de masse m et de capacité


thermique massique cliquide. L'ensemble est placé dans un calorimètre de capacité thermique
ccalorimètre. Lorsque le conducteur est soumis sous une tension continue U et parcouru par le
courant d'intensité I pendant l'intervalle de temps Δt, il cède la quantité de chaleur suivante :
U2
Q = U.I.Δt = R I2Δt = t (3)
R
a- Manipulation
 Mettre une masse d’eau à la température ambiante, meau = 800 g, dans le vase calorimétrique.
Puis mettre en place le thermomètre, bien agiter pendant 15 s, ensuite lire la température sur
le thermomètre. Noter cette valeur Ti.
 Immerger le conducteur ohmique chauffant.
 Brancher directement le conducteur chauffant de résistance R=2Ω sur les bornes 0 et 12 V
continue de l'alimentation. Déclencher le chronomètre et mettre en route l'alimentation
pendant 15 minutes, en agitant de temps en temps l'eau. Toutes les 3 minutes, bien agiter le
liquide pendant 15 s pour être sûr de l'homogénéïté de la température et mesurer de nouveau
la température T(°C). Arrêter l'alimentation au bout de 15 minutes.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 39


1ere année PC

t (min) 0 3 6 9 12 15
Δt (s)
T (°C)
ΔT=T-Ti
(K)

 Comment évolue la température en fonction du temps ? Que cela signifie-t-il?


 Refaire le même travail avec un conducteur chauffant de résistance R=6Ω

b- Exploitation des résultats

 Tracer la courbe qui représente l’évolution de ΔT en fonction de Δt pour R=2Ω puis pour
R=6Ω.
 Déterminer la capacité thermique du calorimètre pour R=2Ω puis pour R=6Ω. Sachant
que :
La quantité de chaleur Q1 apportée par le conducteur ohmique chauffant est :
U2
2
Q1= U.I.Δt = R I Δt = t (4)
R
La quantité de chaleur Q2 reçue par le calorimètre et l’eau de masse meau est :
Q2 = (meau+μ) ce ΔT (5)
 Et le système isolé permet d’écrire : Q1 + Q2 = 0. (6)
 A partir des relations précédentes, donner une relation ΔT en fonction de Δt.
 Déduire µ la valeur en eau du calorimètre. (La détermination de μ est importante pour la
suite donc il en faut une valeur assez sure. Faire la moyenne des 2 résultats : pour R=2Ω
et pour R=6Ω pour la suite du TP)

IV.1.2. Détermination de la valeur en eau du calorimètre par la méthode des mélanges

a- Manipulation :

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 40


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Mélange 1
 Verser m1=150g d’eau froide (du réfrigérateur) dans le calorimètre.
 Mesurer à l’aide d’un thermomètre la température de l’eau T1=Ti.
 Ajouter rapidement une masse m2=150g d’eau chaude (du bain marie à température
réglable), dont il faudra mesurer au préalable la température T2 (T2≥T1+40°C)
 Bien agiter le mélange pendant 30 s pour être sûr de l'homogénéité de la température et
mesurer la température d’équilibre T3(°C).
 E appliquant le premier principe de la thermodynamique, montrer que :
(Ccal + m1Ceau)(T3-T1)+m2Ceau (T3-T2)=0
En déduire Ccal capacité totale en J.K-1 sachant que Ceau=4180 J.K-1 Kg-1 est la capacité
thermique massique de l’eau liquide (environ égale à celle de la glace).
Mélange 2 :
 Verser m1=150g d’eau à la température ambiante (eau distillée) dans le calorimètre.
 Mesurer à l’aide d’un thermomètre la température de l’eau T1=Ti.
 Ajouter rapidement une masse m2=150g d’eau chaude (du bain marie à température
réglable), dont il faudra mesurer au préalable la température T2 (T2≥T1+20°C)
 Bien agiter le mélange pendant 30s pour être sûr de l'homogénéité de la température et
mesurer la température d’équilibre T3(°C).
 E appliquant le premier principe de la thermodynamique, montrer que :
(Ccal + m1Ceau)(T3-T1)+m2Ceau (T3-T2)=0
En déduire Ccal capacité totale en J.K-1 sachant que Ceau=4180 J.K-1 Kg-1 est la capacité
thermique massique de l’eau liquide (environ égale à celle de la glace).

IV.2. Détermination de la capacité massique thermique d’un solide

IV.2.1 Principe

 Mettre une masse d’eau à la température ambiante, meau = 400 g, dans le vase
calorimétrique.
 Mesurer la masse du solide que vous devez étudier, msolide.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 41


1ere année PC

 Placer les morceaux de solide dans l’eau. Veiller à ce qu’ils soient complètement
immergés.
 Mettre en place le thermomètre, bien agiter pendant 15 s, puis lire la température, Ti(°C),
sur le thermomètre.
 Immerger le conducteur ohmique chauffant.
 Vérifier que la totalité du solide est immergée.
 Brancher directement le conducteur chauffant de résistance R=4Ω sur les bornes 0 et
12 V continue de l'alimentation.
 Déclencher le chronomètre et mettre en route l'alimentation pendant 15 minutes, en
agitant de temps en temps l'eau. Toutes les 3 minutes, bien agiter le liquide pendant 15 s
pour être sûr de l'homogénéïté de la température et mesurer de nouveau la température,
T(°C).
 Arrêter l'alimentation au bout de 15 minutes.
t (min) 0 3 6 9 12 15
Δt (s)
T (°C)
T-Ti=ΔT (K)

 Refaire le même travail avec un conducteur chauffant de résistance R=6Ω.

IV.2.2 Exploitations des résultats

 Tracer la courbe qui représente l’évolution de ΔT en fonction de Δt pour R=4Ω puis pour
R=6Ω.
 Déterminer la capacité thermique c du solide étudié pour R=4Ω puis pour R=6Ω. Sachant
que :
La quantité de chaleur Q1 apportée par le conducteur ohmique chauffant est :
U2
Q1= U.I.Δt = R I2Δt = t (8)
R

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 42


1ere année PC

La quantité de chaleur Q2 reçue par le calorimètre, l’eau de masse meau et le métal de


masse msolide est :
Q2 = [(me+μ) ce + msolide c] ΔT(9)
Et le système isolé permet d’écrire : Q1 + Q2 = 0. (10)

IV.3. Détermination de la chaleur latente de la fusion de la glace

Une masse m de glace prise à 0°C (de capacité thermique massique Cglace) fond dans un
calorimètre de capacité thermique totale Ccal et contenant une masse M d’eau liquide
initialement à T1 (de capacité thermique massique Ceau =Cglace), la température finale sera
inférieure ) T1 (d’après le second principe de la thermodynamique) est notée T2.
En utilisant le premier de la thermodynamique, montrer que :

m ΔHfus + m Ceau (T2-0) + (M Ceau+ Ccal)(T2-T1)=0

sachant que l’enthalpie massique de fusion, ΔHfus , représente la quantité de chaleur Q par unité
de masse ([Link]-1) absorbée par l’eau solide pour se transformer en eau liquide. Si la pression
atmosphérique Patm sous laquelle on travaille est égale à la& pression standard P 0 = 1 bar, on
parle alors d’enthalpie standard massique de fusion notée ΔHfus0. Dans la pratique, nous
confondons souvent la pression atmosphérique et la pression standard.

Mélange 1:
 Verser M = 200g d’eau liquide à la température ambiante (eau distillée) dans le
calorimètre avec une éprouvette graduée.
 Mettre en place le thermomètre, bien agiter pendant 30 s, puis lire la température, T1(°C),
sur le thermomètre.
 Prendre un morceau de glace de masse m séché par un papier absorbant.
 Mettre le morceau de glace dans le calorimètre.
 Bien agiter le mélange pendant 20 s pour être sûr de l'homogénéité de la température et
mesurer la température T’(°C) toutes les 30 secondes.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 43


1ere année PC

Δt (min) 0,5 1 1,5 2 2,5 3


Δt (s)
T (°C)

Δt (min) 3,5 4 4,5 5 5,5 6


Δt (s)
T (°C)

 La température d’équilibre est atteinte lorsque la température mesurée n’évolue plus au


cours du temps, on note T2 la température d’équilibre
 Mesurer le volume d’eau après fusion de la glace avec une éprouvette.
 Déduire la masse m de la glace
 Refaire la même mesure avec 2 morceaux de glace
 Déduire l’enthalpie massique moyenne de fusion de la glace ΔHfus.

Mélange 2:
 Verser M = 200g d’eau liquide chaude (du bain marie à température réglable) dans le
calorimètre avec une éprouvette graduée.
 Mettre en place le thermomètre, bien agiter pendant 30 s, puis lire la température, T1(°C),
sur le thermomètre.
 Prendre 2 morceaux de glace de masse m séché par un papier absorbant.
 Mettre les 2 morceaux de glace dans le calorimètre.
 Bien agiter le mélange pendant 20 s pour être sûr de l'homogénéité de la température et
mesurer la température T’(°C) toutes les 30 secondes.
Δt (min) 0,5 1 1,5 2 2,5 3
Δt (s)
T (°C)

Δt (min) 3,5 4 4,5 5 5,5 6

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 44


1ere année PC

Δt (s)
T (°C)

 La température d’équilibre est atteinte lorsque la température mesurée n’évolue plus au


cours du temps, on note T2 la température d’équilibre
 Mesurer le volume d’eau après fusion de la glace avec une éprouvette.
 Déduire la masse m de la glace
 Refaire la même mesure avec 3 morceaux de glace
 Déduire l’enthalpie massique moyenne de fusion de la glace ΔHfus.

Comparer les résultats trouvées à celle mesurée à la température ambiante et tabulée ΔHfus =
[Link]-1

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 45


1ere année PC

TP N° 4 : OSCILLOSCOPE NUMERIQUE

I. Description
L’oscilloscope est un des appareils de mesure les plus utilisés en électronique, il est donc
indispensable de savoir l’utiliser convenablement. Vous disposez du modèle KEYSIGHT
InfiniVision DSO-X 2002A 70MHz.

Les menus les plus importants sont les suivants :


 Measures : permet d’ouvrir le menu pour faire des mesures automatiques de fréquence,
de période, . . .
 Cursors : permet d’ouvrir le menu pour faire apparaître des curseurs horizontaux et
verticaux, et donc de faire des mesures manuelles.
 Touche Math : permet de calculer des fonctions des signaux 1 et/ou 2 et de les afficher.
Et en plus :
 La touche Run/Stop permet d’enregistrer un unique balayage et de l’afficher.
 La touche AutoScale permet de laisser le logiciel de l’oscilloscope choisir ses paramètres.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 46


1ere année PC

Un oscilloscope numérique acquiert les signaux sous forme de tableaux de valeurs (convertisseur
analogique-numérique). Il échantillonne les signaux analogiques, et prend environ 1 milliard de
valeurs par seconde au maximum.
L’oscilloscope affiche alors les points obtenus à l’écran en temps réel. Dans le cas d’un signal
unique affiché en fonction du temps, l’oscilloscope affiche le signal en balayant l’écran de
gauche à droite.
L’appareil est couplé à des mémoires permettant de stocker ces signaux et à un certain nombre
d’organes d’analyse et de traitement qui permettent d’obtenir de nombreuses caractéristiques du
signal observé :
 mesure des caractéristiques du signal : valeur de crête, valeur efficace, période, fréquence…
 transformation rapide de Fourier qui permet d’obtenir le spectre du signal.

II. Rappel théorique


II.1 Mesures d’un déphasage
Nous vous proposons deux méthodes de mesure d’un déphasage entre deux tensions sinusoïdales
de mêmes fréquences que l’on observe simultanément à l’écran d’un oscilloscope. Si V1 est en
avance par rapport à V2, on dit que le déphasage est positif et réciproquement.

a/ Méthode directe
Soient les deux tensions sinusoïdales V1 = A sin (ωt) et V2 = B sin (ωt + φ) de même fréquence f
représentées sur l’écran d’un oscilloscope.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 47


1ere année PC

Sachant que nous voulons mesurer le déphasage ∆φ = φV2 – φV1 auquel est associé le temps ∆t, et
1
que la périodicité de la fonction sinus est 2π à laquelle est associée la période T = , nous
f
pouvons écrire une règle de trois :
T 2π
∆t ∆φ

b/ Méthode de lissajous
Soient V1 = A cos (ωt) et V2 = B cos (ωt + φ) les deux tensions à chaque instant t.
Mettons V1 sur la voie X et V2 sur la voie Y. Alors :
Y
X= A cos (ωt), Y = B cos (ωt) cosφ - B sin (ωt) sin φ et sin (ωt) sin φ = cos (ωt) cos φ -
B
X
En élevant au carré et remplaçant cos (ωt) par , il vient finalement :
A
X 2 Y 2 2XY
  cos  sin 2
A 2 B2 AB

C’est l’équation d’une ellipse inscrite dans un rectangle dont les cotés sont parallèles aux axes X
et Y et ont pour longueur 2A, 2B.
I' J'
Au point X = 0, on a Y = B sin φ ou OI’ = OI sin φ. Alors : sin φ = .
IJ
On note les deux cas particuliers ou l’ellipse est dégénérée :
φ = 2n π trajectoire diagonale FD
φ = 2(n+1) π trajectoire diagonale CE

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 48


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II.2. Dipôle RC en régime transitoire - Etude théorique

Un dipôle (R, C) soumis à un échelon de tension (charge d’un condensateur à travers une
résistance).

est la fonction échelon.

U0

Figure 1 :Echelon de tension


Le montage ci-contre est réalisé pour étudier la charge puis la décharge d’un condensateur.

La charge ou la décharge d’un dipôle (R, C) sont des phénomènes transitoires.


a. charge du condensateur
Pendant la charge du condensateur un courant positif s’établit dans le circuit. L’intensité i de ce
courant décroît progressivement tandis que Uc augmente.
Quand Uc = Uo, alors i = 0 (conditions initiales : t=0).
D’après la loi des mailles :
q dq
Uc + UR = Uo avec U c  et i  donc
c dt
duc
U c  RC  U 0 est l’équation différentielle régissant la charge du condensateur.
dt

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 49


1ere année PC

En tenant compte des conditions initiales la solution de cette équation différentielle est :
  t 
U c t   U 0 1  exp     avec  RC
   

Figure 2 : Charge du condensateur

b. décharge d’un condensateur

L’intensité du courant décroît : le condensateur se décharge.


Quand i = 0 alors Uc = 0 (conditions initiales : t=0).
D’après la loi des mailles :
dU c
Uc + UR = 0 donc U c  RC  0 est l’équation différentielle régissant la décharge du
dt
condensateur.
En tenant compte des conditions initiales la solution de cette équation différentielle est :
  t 
U c t   U 0  exp     avec  RC .
   

Figure 3 : Décharge du condensateur

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 50


1ere année PC

III. Manipulation

III. 1. Visualisations des signaux (sinusoïdal, créneau, triangulaire)

1) Brancher le GBF avec un oscilloscope numérique. Appliquer par un GBF sur la voie 1 de
l’oscilloscope numérique une tension sinusoïdale de 2 V d’amplitude et de fréquence f = 1kHz.
2) Mesurer à l’oscilloscope : la fréquence, l’amplitude crête à crête et l’amplitude d’un signal
sinusoïdal.
 Appuyer sur la touche Autoscale.
Le réglage des sensibilités : échelle verticale en Volt/div et horizontale s/div se fait
automatiquement. Ces valeurs sont affichées dans la barre d’état, en haut de l’écran avec d’autres
indications.
 Appuyer sur [Meas]
 Appuyez sur la touche de fonction Type, puis faites tourner le bouton Entry pour
sélectionner la mesure à réaliser.
3) A partir d’un signal sinusoïdal, ajouter une composante continue (offset en anglais) et observer
à nouveau l’effet du mode AC sur ce que vous observez ?
 Appuyez sur la touche [Mode/Coupling] (Mode/Couplage).
 Dans le Menu Mode et couplage déclench, appuyez sur la touche de fonction Couplage,
puis faites tourner le bouton Entry pour sélectionner l’une des options suivantes :
* Couplage CC : Laisse passer les signaux en courant continu (CC) et alternatif (CA)
dans le circuit de déclenchement.
* Couplage CA : Introduit un filtre passe-haut de 10 Hz dans le trajet du signal de
déclenchement, bloquant ainsi toute tension continue de décalage présente dans le signal de
déclenchement.
4) Donner l’amplitude et la valeur moyenne de la tension. Passer du mode CC (Courant Continu)
à CA (Courant Alternatif). Que constatez-vous ?
5) Observer les différentes formes de signaux alternatifs que peut délivrer le GBF.
6) Vérifiez que la valeur moyenne d’une tension sinusoïdale, triangulaire ou créneau :

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 51


1ere année PC
t 0 T

st    st  dt
1
T t0

t 0 T

s 2 t  dt :
1
7) On définit la valeur efficace d’une tension alternative par Seff 
T 
t0

S max
a) Montrer que pour une tension sinusoïdale sans composante continue est Seff 
2
S max
b) Montrer que pour une tension triangulaire sans composante continue est Seff 
3
c) Montrer que pour une tension rectangulaire sans composante continue est Seff  Smax
avec Smax est la valeur maximale de la tension.

III. 2 Mesure de fréquence, de période et de déphasage

Réaliser le circuit RLC série en régime forcé sinusoïdal :


R = 10 k, L = 0,2 H et C = 30 nF

III.2.1 Mesures de tensions, de fréquences, de périodes


Visualiser les tensions UR et UBF, déterminer les périodes de UR et de UBF ainsi que leurs
fréquences, pour différentes fréquences de GBF.
 Appuyez sur la touche [Meas] (Mes) pour afficher le Menu Mesures.
 Appuyez sur la touche de fonction Source pour sélectionner la voie.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 52


1ere année PC

 Appuyez sur la touche de fonction Type, puis faites tourner le bouton Entry pour
sélectionner la mesure à réaliser : Par exemple Freq et Period correspondent à la mesure de
la fréquence et la période de la tension.

 Une pression sur «Ajouter Mesure» permet ensuite d’afficher le résultat à droite de l’écran.
III. 2.2 Mesures d’un déphasage
a) Méthode directe
1) Observer simultanément UGBF et UR. Quelle est la tension en avance ?
2) Mesurer le décalage horaire ∆t entre les 2 tensions en utilisant les curseurs et en déduire le
déphasage de la tension délivrée par le GBF par rapport au courant.
 Appuyer sur CURSORS, de la zone [Measure]
 Sélectionner le curseur que vous voulez déplacer (X1, X2,Y1 ou Y2) tourner le bouton
rotatif proche de la touche CURSORS et relever la position du curseur ou la différence entre
les positions des deux curseurs.
b) Méthode de Lissajous
 Connectez un signal sinusoïdal à la voie 1 et un second signal sinusoïdal de même
fréquence, mais déphasé, à la voie 2.
 Appuyez sur la touche [AutoScale] (Réglage automatique de l’échelle), puis sur la touche
[Horiz]. Appuyez ensuite sur Mode temps et sélectionnez « XY ».
 Centrez le signal à l’écran en actionnant les boutons de position des voies 1 et 2. Utilisez
les boutons volts/div et les touches de fonction Fin associés aux voies 1 et 2 pour étendre le
signal et bénéficier ainsi d’un meilleur confort d’affichage.
 Appuyez sur la touche [Cursors] (Curseurs).
 Placez le curseur Y2 au sommet du signal et le curseur Y1, à sa base.
 Relevez la valeur ΔY au bas de l’écran. Dans cet exemple, nous utilisons les curseurs Y ; il
est toutefois possible d’effectuer les mêmes opérations avec les curseurs X.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 53


1ere année PC

 Amenez les curseurs Y1 et Y2 à l’intersection du signal et de l’axe Y. Prenez note de la


nouvelle valeur ΔY.

Calculer de cette façon le déphasage ∆φ qui s’exprime en radians.

c) Méthode 3

1) Relever la valeur de déphasage sur l’oscilloscope.


2) Comparer les valeurs de déphase données de trois méthodes.

III.3. Charge et décharge d’un condensateur

III.3.1. détermination de la constante du temps

On réalise le circuit du montage ci-dessous :

U0

On sélectionne le signal carré du GBF ayant les caractéristiques suivantes :


Ve

+U0/2

-U0/2 t

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 54


1ere année PC

f=300Hz ; U0=4v et les composants (capacité et résistance) prennent les valeurs : C=0.2µF ;
R=2k
a/ Déterminer la constante du temps  par la méthode à l’origine pendant les deux phases de
charge et décharge (comme présenté dans les figures 2 et 3)
b/ Retrouver ce résultat en considérant une tension uc égale à 0.63U0 à la charge et 0.37U0 à la
décharge.
t 2  t1
c/ Montrer que si à t1 : Uc(t1) = 0,1U0 et si à t2 : Uc(t2) = 0,9U0, alors   ; retrouver ce
Ln9
résultat expérimentalement.

III.3.2. Influence de la constante du temps sur la charge et décharge

On considère des valeurs de  petits devant T en diminuant R ou C. Interpréter l’oscillogramme


obtenu.
Ensuite, des valeurs de  grands devant T en augmentant R ou C. Interpréter l’oscillogramme
obtenu.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 55


1ere année PC

TP N°5 : Dipôle RLC en série : Régime transitoire – Régime Sinusoïdal forcé -


Résonance

I. Etude théorique

PARTIE 1 : EN RÉGIME TRANSITOIRE

On étudie dans ce TP une décharge en régime transitoire (e(t) = 0) et l’étude d’une charge
(e(t) = E) en régime sinusoïdal. Dans ce paragraphe on notera Rtot la résistance totale (tenant
compte du conducteur ohmique et de la bobine).
On rappelle que l’équation différentielle d’une décharge s’écrit :
d 2 Uc 0 dUc
2
  02 Uc  0
dt Q dt
La pulsation propre 0 et le facteur de qualité Q étant reliés par :
1 L0
0  et Q 
LC R tot
On en déduit les trois régimes possibles :

*Si Q < 0,5 R  2 L / C : la décharge est non oscillante, régime apériodique :


  

Uc  exp   0 t  [Link](0 1 4Q 2  1t )  [Link](0 1 4Q 2  1t )
 2Q 

*Si Q = 0,5 R  2 L / C : la décharge est non oscillante, régime critique :

  
Uc  exp   0 t At  B
 2Q 
(A et B sont des constantes d’intégration)

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 56


1ere année PC

*Si Q > 0,5 R  2 L / C : la décharge est oscillante, régime pseudopériodique :

  

Uc  exp   0 t  A cos(0 1 4Q 2  1t )  B sin(0 1 4Q 2  1t )
 2Q 

T0
Dont la pseudo- période est définit par : T   T0 période propre
1
1
4Q 2
On rappelle pour un circuit RLC en série :
1 1 1 L
f0   ; Q
T0 2 LC R C
1  
 c  RC,  L  L R ,  0   c  L  et Q  L  0
0 0 c

i(t ) 2
Décrément logarithmique : c'est par définition :   Ln où T  est la pseudo-
i(t  T ) 
période.
 T i (t  T )
Or : i(t  T )  i(t ) exp    donc est constant (indépendant de t).
  i (t )

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 57


1ere année PC

i(t ) T 2Q 2 2
On a alors :   Ln  avec :   et T  
i(t  T )  0  1
0 1 
4Q 2

i(t ) T 2 0 2 i(t ) 2
  Ln   .  et donc :   Ln 
i(t  T )  1 2Q 4Q 2  1 i(t  T ) 4Q 2  1
0 1 
4Q 2

Expérimentalement, pour caractériser un circuit RLC inconnu (en régime sinusoïdal amorti), il
suffit de mesurer i(t) ; on mesure alors le décrément logarithmique par sa définition
i(t ) 2
  Ln , ce qui permet d’en déduire le facteur de qualité Q par la relation  
i(t  T ) 4Q 2  1

PARTIE 2 : EN RÉGIME SINUSOIDAL FORCE - RESONANCE

I.1. Résonance en intensité


R L
C
e(t)

On considère une source de tension : e(t )  E cos( t ) , qui alimente une résistance, une bobine et
une capa en série. Comme le réseau est linéaire, que la source est sinusoïdale, et que l’on suppose
que l’on néglige le régime transitoire, nous sommes en régime permanent sinusoïdal forcé, on sait
donc que l'intensité sera de la forme : i(t )  I cos( t   I ) . Les inconnues qu'il reste à
déterminer sont donc : l'amplitude de l'intensité I et son déphasage  I.
Pour déterminer I et  I, on peut utiliser les complexes
L’impédance équivalente des 3 dipôles (R,L,C) en série est :
1  1 
Z  R  jL   R  j L  
jC  C 

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 58


1ere année PC

On peut alors écrire : E  Z I .

L’objectif est donc de déterminer l'amplitude de l'intensité I et son déphasage  I. On va voir que
ces grandeurs dépendent de la pulsation de la source. Lorsque la pulsation est telle que
l’amplitude de l’intensité est maximum, on dit qu’il y a résonance en intensité.
E
E E R
On a donc : I   
Z  1  j 1 
R  j  L   1  L  
 C  R C 

L'intensité qui circule dans le circuit (R,L,C) série en régime permanent sinusoïdal forcé est donc:

i(t )  I cos( t   I ) , où l’on cherche :

(i) l'amplitude de l'intensité (à étudier en fonction de la pulsation ) :


E
II  R
2
1  1 
1  2  L  
R  C 

(ii) le déphasage de l'intensité par/à la tension délivrée par le générateur (à étudier en fonction de
 1 
 L  
la pulsation ) :  I  arg I   arg E   arg Z   0   Z   arctan  C 
 R 
 
 

On peut directement tracer l’allure du graphe I() ou bien étudier ses variations par le calcul.
1 E
On remarque Si   , I est la valeur maximum de I. On dit qu’il y a résonance en
LC R
intensité.

Pour un circuit (R,L,C) série, il y a résonance en intensité pour la pulsation propre


1
0 
LC

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 59


1ere année PC

I.2. Pulsation de coupure - Bande passante - Facteur de qualité

I max
►La(les) pulsation(s) de coupure  C sont telles que : I ( C ) 
2

I max
La(les) fréquences(s) de coupure f C sont telles que : I ( f C ) 
2

C
On a bien sûr la relation entre les deux : f C 
2
► La bande passante est l'intervalle de pulsations 1 , 2  pour lesquelles :

  1 ,  2 , I ( ) 
I max
2
La bande passante est l'intervalle de fréquences  f1 , f 2  pour lesquelles :

f   f 1 , f 2 , I ( f ) 
I max
2
La largeur de la bande passante est :   C 2  C1

La largeur de la bande passante est : f  f C 2  f C1


►On définit le facteur de qualité comme l’inverse de la largeur relative de la bande passante :
0 f
Q  0
 f

I.3 Déphasage
 1 
 L  
On cherche à étudier le déphasage en fonction de la pulsation :  I ( )   arctan  C 
 R 
 
 
1
Il va de soi que L  est évidemment une fonction croissante de  et donc que  I ( ) est
C
décroissante.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 60


1ere année PC

 0 0 +

/2

I()  0

 -/2

Il faut noter qu’expérimentalement, plutôt que de repérer la résonance par sa définition


(fréquence telle que l’amplitude soit maximum), on la repère par sa propriété : fréquence telle
que le déphasage soit nul (c.à.d fréquence telle que l’intensité i(t) et l’alim e(t) soient en phase).

7. Manipulation

II. 1. Visualisation des différents régimes transitoires


Réaliser le circuit suivant :

L1
R 100mH
CH1 CH2

C
100nF
fGBF= 100Hz Ve

a/Q>0.5
* Fixer R=20Ω et mesurer r (résistance interne de la bobine) à l’aide d’un ohmmètre ainsi,
Rtot= R+r donc Q >> 1 C <<0<<L : l’effet de la bobine est prépondérant.
* Relever l’oscillogramme obtenu, déterminer la pseudo-période T et comparer là à la
période propre T0.
* Calculer le décrément logarithmique δ en mesurant i(t) et i(t+T). En déduire la valeur du
facteur qualité Q.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 61


1ere année PC

* Prendre R=200Ω. Tracer l’oscillogramme obtenu. Comparer les résultats obtenues avec
les résultats précèdent (pseudo-période, décrément logarithmique, nombre d’oscillations, ….) et
commenter.
b/Q=0.5
* Rechercher la valeur de R qui permette le retour le plus rapide à la position d’équilibre
sans oscillations (régime critique). Comparer la valeur de Rtot ainsi obtenue à la valeur que vous
calculerez théoriquement (noter que la résistance de la bobine varie avec la fréquence, or elle a
été mesurée à l’ohmmètre, donc en courant continu...).
c/Q<0.5
* Fixer R Rtot, Q << 1 C >>0>>L : l’effet du condensateur est prépondérant.
* Remarquer que l’oscillogramme est identique à celui obtenu lors de l’étude du dipôle
(R, C).
* Traçons maintenant sur le même graphe différentes courbes où R varie de 5KΩ à 20KΩ
(pour rester dans le cas  > 0). Remarquer que si R augmente, le condensateur n’a plus le temps
de se charger ni de se décharger.

II. 2. Résonance en intensité


R=250
 Varier la fréquence du GBF jusqu’à l’amplitude UR passe par un maximum, déterminer
alors la fréquence de résonance fr. comparer fr avec la fréquence propre f0
 Varier la fréquence de 300Hz à 3 kHz et mesurer à chaque fois l’amplitude de la tension UR
et en déduire l’intensité du courant I qui parcours le circuit.
 Tracer I en fonction de la fréquence f.
 Déterminer, à partir de la courbe, la bande passante de ce circuit f qui correspond à un
courant d’intensité Iefficace. En déduire la valeur du facteur de qualité Q=f0/f.
E
 En utilisant la notation complexe, montrer que : I  I  R
2
1  1 
1  L  
R2  C 

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 62


1ere année PC

 La bande passante est l'intervalle de pulsations 1 , 2  pour lesquelles :

  1 ,  2 , I ( ) 
I max
. Montrer que
2

R R2 1 R R2 1
C 2    2
 et  C1    2

2L 4L LC 2L 4L LC

Où  C 1 et  C 2 sont les pulsations de coupure

 Calculer  C 1 et  C 2 . Comparer ces valeurs avec ceux obtenues à partir de la courbe. En

déduire   C 2  C1

 Prendre R=50Ω. Varier la fréquence de 300Hz à 3 kHz et mesurer l’intensité du courant I.


Tracer sur le même graphe précèdent I en fonction de la fréquence f
 Déterminer la nouvelle la fréquence de résonance fr’, la nouvelle bande passante de ce
circuit f ’, le nouveau facteur qualité Q’. commenter les résultats obtenus en comparant les
2 courbes

II.3. Déphasage

 Pour R=250 puis pour R=50Ω, varier la fréquence de 300Hz à 3 kHz et mesurer le
déphasage φ entre i(t) et e(t)
 Tracer sur le même graphe φ en fonction de la fréquence f pour R=250Ω et pour R = 50Ω
 Comment peut-on repérer la fréquence de résonance fr à partir de la courbe de phase ?
donner cette valeur et la comparer avec celle obtenue avec la courbe d’amplitude

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 63


1ere année PC

TP N°6 : FILTRES ELECTRIQUES LINEAIRES DU 1er et 2nd ORDRE

I. Etude théorique
Dans le cas du régime sinusoïdal, on utilise les nombres complexes pour simplifier les
calculs des dipôles de nature différente. Une grandeur sinusoïdale (courant ou différence de
potentiel) est caractérisée par deux nombres : l’amplitude et la phase (t )  t   .
Il est donc naturel de représenter une grandeur sinusoïdale par un nombre complexe lorsque le
circuit est linéaire et que les opérations à effectuer sont aussi linéaires.
On définit l’impédance complexe Z d’un dipôle comme suit :
v
Z avec i  I 0 exp( jt ) et v  V0 exp( jt  )
i
Cas de la résistance : Z  R

Cas de la bobine : Z  jL


1
Cas du condensateur : Z 
jC
I. 1. Notion de filtre
Un filtre est un quadripôle transmettant un signal sans atténuation ou avec une atténuation de
valeur donnée dans une bande de fréquence déterminée.
Vs
On définit pour un quadripôle la fonction de transfert : H( j)  où Ve et Vs sont
Ve
respectivement les tensions complexes d’entrée et de sortie.
I.2. Echelle logarithmique et diagramme de Bode
La fonction de transfert H( j) peut s’écrire sous la forme : H( j)  H( j) exp( j) , le module

H( j et la phase  sont en fonction de la pulsation   2 f .

Vs
H( j)  et   arg( Vs )  arg( Ve )
Ve

Au lieu d’étudier les courbes de réponse en fréquence du module de la fonction de


transfert H( j) , on préfère étudier le gain GdB obtenu à partir de H( j) par changement

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 64


1ere année PC

d’échelle : GdB  20 log 10 H ( j ) en décibel (dB). Ce changement d’échelle permet d’étaler les

amplitudes de faibles valeurs.

II. Manipulation

II.1. filtre passe-bas


Réaliser le montage électrique suivant :

2kOhm

C
Ve 130nF
Vs

1 1
a/ Montrer que H ( j )  où  c  est la pulsation de coupure
 RC
1 j
c

1   
b/ On déduit que H( j)  et ()  arctg 
2  c 
1
c2

Le gain en dB est GdB()=20log10(Vs/Ve)


Varier la fréquence de 200Hz à 5kHz en mesurant à chaque fois la tension Vs et le déphasage
(choisir le pas adéquat pour les mesures)
c/ Tracer la courbe GdB en fonction de la fréquence sur le papier semi logarithmique et la courbe
du déphasage  fonction de la fréquence sur le papier semi logarithmique.
Ve
d/ Déterminer la fréquence de coupure expérimentale fc qui correspond à Vs 
2
e/ Déterminer la fréquence de coupure graphiquement fc(qui correspond à GdB(fc)=-3dB car

G(f c )  1 2 ) ainsi que ses incertitudes absolue et relatives.


f/ Déterminer le déphasage pour f= fc

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 65


1ere année PC

Sur l’échelle semi-Log : en abscisse : les fréquences ou pulsations, en ordonnée le Gain

II.2. filtre passe-haut

Réaliser le montage suivant :

130nF

R Vs
2kOhm

Ve


j
c 1
a/ Montrer que H( j)  où c  est la pulsation de coupure
 RC
1 j
c
1  
b/ On déduit que H( j)  et ()  arctg c 
c
2
 
1
2
Le gain en dB est GdB()=20log10(Vs/Ve)

Varier la fréquence de 200Hz à 30kHz en mesurant à chaque fois la tension Vs et le déphasage.


c/ Tracer la courbe GdB en fonction de la fréquence sur le papier semi logarithmique et la courbe
du déphasage  fonction de la fréquence sur le papier semi logarithmique.
Ve
d/ Déterminer la fréquence de coupure expérimentale fc qui correspond à Vs 
2
e/ Déterminer la fréquence de coupure graphiquement fc (qui correspond à GdB (fc)=-3dB) et ces
incertitudes absolue et relative.
f/ Déterminer le déphasage pour f= fc

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 66


1ere année PC

II.3. Filtre passe bande

Réaliser le montage suivant :


L1
C
100mH
CH1 CH2
100nF

Ve

a/ Montrer que l’expression de la fonction de transfert est :


1 1
H( j)  Et H( j) 
  0    0 
2
1  jQ   1  Q 
2
 
 0   
 0  
1
b/ Vérifier que les pulsations de coupure du filtre passe bande pour lesquelles H( jc ) 
2

0 ( 1  4Q 2  1)  ( 1  4Q 2  1)
sont : c1  ; c 2  0 En déduire les fréquences de coupure.
2Q 2Q

c/ Varier la fréquence de 200Hz à 30kHz en mesurant à chaque fois la tension Vs et le déphasage.


d/ Tracer la courbe GdB en fonction de la fréquence sur le papier semi logarithmique et la courbe
du déphasage  fonction de la fréquence sur le papier semi logarithmique.
Ve
e/ Déterminer les fréquences de coupure expérimentales fc qui correspondent à Vs 
2
f/ Déterminer les fréquences de coupure graphiquement fc.
(qui correspondent à GdB(fc)=-3dB) et ces incertitudes absolue et relative.
g/ Déterminer le déphasage à fc.
0
h/ Déterminer la bande passante f  f c 2  f c1 ,et comparer à la valeur théorique : f  .
2 Q

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1ere année PC

TP N° 7 : CHAMP MAGNETIQUE

I. Rappel théorique
1. Champ magnétique crée par une spire circulaire
Le champ magnétique crée par une spire filiforme circulaire parcourue par un courant I, en un
point de son axe est utilisé pour calculer le champ magnétique crée par une bobine plate
comportant N spires et ceci en remplaçant le courant I par NI. Considérons deux éléments de

courants Idl 1 et Idl 2 de points P1 et P2 symétriques par rapport au centre o de la spire. Ces

éléments créent en un point M de l’axe Oz de la spire des champs élémentaires dB1 et dB 2


symétriques par rapport à cet axe et dont les composantes perpendiculaires à cet axe se
compensent.
La résultante du champ magnétique total en M, somme géométrique de toutes les
contributions dues aux différents éléments de courant considérés symétriques deux à deux,

n’a donc de composante non nulle que suivant l’axe Oz .Soit :


0 R
B( M )  I sin 3  u z où sin  
2R z
0 R2
 I uz
2 R 2
 z2 
32

μ0 z2 32
Au centre O, z = 0 et B( O) = Iu z ainsi B( M ) = B( O)(1 + 2 )
2R R
Z

dB
dB2 dB1
M

Idl1
P2 O P1
Idl2 R

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1ere année PC

L’allure de variation du module du champ B en fonction de z est :

B(z)

B(O)

O
-R/2 Axe-Z R/2

2. Bobines d’Helmholtz

C’est l’association de deux bobines plates identiques à la précédente, parcourues par le même
courant I, dans le même sens. Elles sont coaxiales et leurs centres sont distants de O 1O2=2l.

En un point M quelconque de l’axe (xx’) le champ magnétique résultant B( M ) est la

superposition de deux champs B1 ( M ) et B 2 ( M ) crée par chacune des deux bobines.

2l
I

O1 O M O2 x
x
l
I

O1O2=2l

Figure 1 : Bobines d’Helmholtz

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 69


1ere année PC

B total
sur l’axe

B spires 2

B spires 1

O1 O O2
Axe-X

Figure 2: Schéma de la variation du champ magnétique crée par Bobines d’Helmholtz


En en un point de l’axe dans le cas où lR/2

II. Méthode de mesure de B

Pour la mesure de B on utilise une sonde à effet Hall. Le fait de placer une sonde à
l’intérieur d’une bobine magnétique uniforme, en régime permanent, on constate l’existence
d’une d.d.p entre les deux bords de la sonde.
En effet, le champ exerce sur chaque électron en mouvement la force magnétique:

F  - ev ∧ B qui fait dévier les trajectoires vers les bords de la sonde, donc un excès de
charges apparaît sur un bord et un défaut sur le bord opposé. Il apparaît dans la sonde un

champ électrique E H transversal.


On montre que :
1
E H  - R H (i ∧ B) avec RH  où n : nombre de spires et e : ch arg e de l ' électron
ne
1 RH IB0
Pour une sonde on a : i  u et B  B u d ' où E  uy
 r2  r2
x 0 z H

c2
2 IB0
La d.d.p entre les bords est : VC1  VC 2  E
c1
H . dl  - RH
r

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 70


1ere année PC

Manipulation

1. Champ magnétique d’une bobine plate


Réaliser le montage de la figure 3:
a. Mesurer le champ magnétique par un Teslamètre pour des différentes positions x de la
sonde.

b. Donner l’allure de B en fonction de x.

bobine

E=8V

E I=1,5A (à régler avec le rhéostat)


amperemétre

Rhéostat

Figure 3

2. Bobines d’Helmholtz
Réaliser le montage précédent en reliant les deux bibines en série et qu’elles soient distantes
de 2l=R (R=6,25cm).
Fixer I à 0,5A et mesurer à l’aide de la sonde le champ entre les deux bobines en différents
points x. Vérifier qu’il est uniforme.
3. Détermination du nombre de spire
Réaliser le montage de la figure 3
a. Varier I de 0,5A à 0,9A

b. Mesurer le champ B0 au centre de la bobine.


c. Tracer la courbe B0 en fonction de I et déduire le nombre de spires de la bobine plate.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 71


1ere année PC

4. Champ magnétique crée par un solénoïde

Nous rappelons qu’à l’extérieur, si nous nous éloignons suffisamment du solénoïde, le champ

qu’il crée est nul : B ext  0 .


N
Alors qu’il est uniforme à l’intérieur du solénoïde : B int   0 Iu .
l
4.1. Uniformité du champ à l’intérieur du solénoïde

a. réaliser le montage suivant :

b. Choisir N = 200 spires (bornes rouges).


c. Mesurer la longueur l du solénoïde.
d. Placer la sonde à effet Hall au centre de la bobine de telle façon qu’elle soit perpendiculaire
au champ magnétique.
e. Relever la valeur du champ magnétique B au centre du solénoïde pour
différentes valeurs de I comprises entre 0 et 4,5A .
f. Tracer la courbe B = f(I).
g. Déterminer l’équation de la courbe tracée.
h. Conclure.

Pour I = 3 A, tracer la courbe B = f(x) où x est la distance entre le centre du solénoïde et la


sonde à effet Hall.
Pour quelles valeurs de x peut-on considérer que B est constant ?
Conclure.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 72


1ere année PC

N
4.2. Propriété du rapport pour un solenoïde
l
a. Pour I = 3 A, mesurer B pour différentes valeurs de N comprises entre 40 et 200 spires (4
au minimum).
Remarque : le nombre de spires doit être égal de chaque côté du centre du solénoïde.
b. Que constatez-vous ?
N N
c. Sachant que B = μ 0 I , que peut-on en déduire du rapport d’un solénoïde
l l
d. Vérifier le résultat précédent en mesurant pour les différentes valeurs de N précédentes
N
la longueur l du solénoïde et en calculant le rapport
l

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1ere année PC

TP N°8 : ETUDE D’UN TRANSFORMATEUR MONOPHASÉ

I- Généralités :

Les transformateurs électriques sont des machines électriques statiques dont la fonction est
d'élever ou d'abaisser la tension et le courant d'un circuit électrique sans modifier la fréquence, ni
la forme. Il effectue cette transformation avec un excellent rendement

I-1. Mode de fonctionnement :

Un transformateur est constitué d'un circuit magnétique ferme feuilleté, sur lequel sont bobines
deux enroulements distincts électriquement isoles l'un de l'autre.
Le premier de ces enroulements,
L’enroulement primaire, est alimente par une tension alternative sinusoïdale et comporte n1
spires. Il crée un champ magnétique alternatif sinusoïdal.
Le second de ces enroulements, l'enroulement secondaire, comporte n2 spires dans lesquelles le
flux φ du champ magnétique varie constamment du fait de la variation du champ crée par le
primaire, ce qui provoque l'apparition d'une force électromotrice (f.e.m.) induite alternative
sinusoïdale entre ses bornes.
Le rapport entre les tensions efficaces du primaire et du secondaire dépend du nombre de spires
des enroulements.
En résume, le transformateur est un appareil statique qui permet de disposer au secondaire d'une
tension alternative sinusoïdale de même fréquence mais de valeur efficace différente.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 74


1ere année PC

I-2. Types de transformateurs :

Le rapport n2/n1 est noté m et appelé rapport de transformation du transformateur


Il existe deux grands types de transformateurs :

- élévateur de tension (abaisseur de courant) : m > 1 « n2 > n1 »


- abaisseur de tension (élévateur de courant) : m < 1 « n2 < n1 »

I-3. Symbole électrique et branchement :

La représentation schématique d'un transformateur parfait est la suivante :


Nous retiendrons les relations approchées suivantes, concernant les valeurs efficaces des courants
I et des tensions U:

et d’où soit U1 I1=U2 I2 et S1=S2


Notons :
S =U I : puissance apparente
P= U I cos φ : puissance active
Q= U I sin φ : puissance réactive

Un transformateur parfait est un transformateur sans perte, on ajoutera donc les relations :
-P1=P2 soit U1I1 cosφ1= U2I2 cosφ2
-Q1=Q2 soit U1I1 sinφ1= U2I2 sinφ2
-φ1= φ2

L'enroulement primaire est branché à une source de tension sinusoïdale alternative.


L'enroulement secondaire alimente une charge électrique :

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 75


1ere année PC

I-4. Schémas équivalents d'un transformateur réel:

Un transformateur monophasé peut être représenté par le schéma équivalent ci-dessous :

Schéma équivalent du transformateur réel monophasé

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 76


1ere année PC

I-5. Étude énergétique d'un transformateur réel:

Un transformateur parfait est un transformateur sans pertes. PJ1=PJ2=0 et Pfer = 0 si bien que
P1=P2.

On peut mesurer le rendement d’un transformateur monophasé :


puissance fournie par le secondaire
► En utilisant la méthode directe : η =P2/P1 =
puissance absorbée par le primaire

►En utilisant la méthode indirecte :


puissance fournie par le secondaire
η=
puissance fournie par le secondaire + pertes fer + pertes Joule totales

II- But de travail :

Cette séance est consacrée à l'étude du fonctionnement d'un transformateur monophasé. Nous
analyserons successivement les caractéristiques d'un tel équipement électrique.
Afin de déterminer les caractéristiques d’un transformateur monophasé et calculer certains
paramètres caractérisant son fonctionnement, on effectue sur cet appareil les essais suivants :
- Essai à vide
- Essai en charge
- Essai en court-circuit

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 77


1ere année PC

III- Matériel nécessaire :

a) Alimentation variable continu / Alternative (0-30V / 0-6A).


b) 2 Ampèremètres : A1 et A2 : ampèremètres pour mesurer les courants I1 primaire et I2
secondaire
c) 2 Voltmètres : U1 et U2 : voltmètres pour mesurer les tensions U1 primaire et U2 secondaire.
d) 2 Wattmètres : W1 et W2 : wattmètres pour mesurer les puissances actives P1 consommée au
primaire et P2 délivrée au secondaire. On obtient la puissance réactive Q (exprimée en VAR) par :

où la puissance apparente est donnée par S=U I (ou encore par P=S cosφ et Q=S sinφ)
e) 2 Multimètres.
f) Charge résistive variable.
g) Transformateur abaisseur/élévateur

IV-Manipulation:

Les 3 types d'essais qui vont suivre vont être effectués sur un transformateur qui n'est pas un
transformateur industriel : il a plus de pertes pour qu'on puisse plus facilement les mesurer. Ces
essais seront menés selon les montages proposés.

Transformateur caractéristiques bobine caractéristiques bobine


primaire secondaire

IV-1. Essai à vide :

L'essai à vide permet de mesurer les pertes fer, c'est-à-dire la puissance consommée, mesurée au
primaire, P10 qui se résume aux pertes fer (les pertes Joule sont négligeables).
A vide I2=0 et I1=I10. On ne câble donc ni W2 ni A2, seulement U2.

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 78


1ere année PC

Schéma de montage :

Pour effectuer cet essai, on utilise le montage représenté par la figure suivante.
Le secondaire est ouvert. Au primaire, on applique la tension nominale U10=U1n
On mesure:
1. La tension à vide au primaire U10.
2. La tension à vide au secondaire U20.
3. Le courant primaire à vide I10.
4. La puissance active primaire P10.

GBF

Schéma de montage pour l’essai à vide

A partir de cet essai, on peut calculer les grandeurs suivantes:


2
1. Les pertes fer Pfer soit Pfer=P10-R1I 10. R1 figure sur la bobine.

2. Le rapport de transformation à vide soit mv = U20/U10


2
3. La résistance équivalente aux pertes fer Rf = U 10/P10

4. Le courant active primaire I1a=P10/U10


5. Le courant réactive primaire I1r

6. La réactance de magnétisation vue du primaire Xm=U10/I1r

7. Le facteur de puissance primaire à vide :

IV-1.1. Expérience 1 :
1. Effectuer le montage représenté par la figure ci-dessus.
2. fixer la tension primaire U10=U1n

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 79


1ere année PC

3. mesurer le courant primaire I10, la puissance active à vide P10 ainsi que la tension au secondaire
U20.
4. remplir le tableau suivant :

U10 (V) I10 (A) P10 (W) U20 (V) R1I210 (W) Pfer(W)= P10-R1I210

5. Ramener la tension à zéro.


6. Comparer Pfer et P10 et vérifier que les pertes joules R1I210 sont négligeables. Habituellement
on estime que Pfer=P10
7. calculer :
- Le rapport de transformation à vide
- La résistance équivalente aux pertes fer Rf
- Le courant actif primaire
- Le courant réactif primaire
- La réactance de magnétisation
- Le facteur de puissance primaire à vide
IV-1.2. Expérience 2 :
Pour différentes valeurs de l’amplitude du signal d’entrée U10, relever les valeurs efficaces U10,
I10 et U20 ainsi que la puissance au primaire P10. Introduire vos données dans un tableau
U10 (V) I10 (A) P10 (W) U20 (V)

1. Tracer U20 = f(U10). Modéliser la courbe


2. On définit mv = U20/U10. Déterminer mv à partir de la courbe
3. Tracer la courbe P10 = f(U²10). Modéliser la courbe. Conclure

IV-2. Essai en charge « charge Résistive R , cos(φ2)=1 »:

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 80


1ere année PC

Les essais en charge ne sont possibles que pour des transformateurs de faible puissance
apparente. On applique au primaire la tension nominale U1=U1n. Une charge résistive R réglable.
On mesure pour chaque valeur de R:

1. La tension primaire en charge U1


2. Le courant primaire en charge I1
3. La puissance active primaire P1
4. Le courant secondaire I2
5. La puissance active secondaire P2
6. la tension secondaire U2
IV-2.1. Expérience 1

1. Effectuer le montage représenté par le schéma ci-dessous et remplir le tableau suivant :

R(Ω) I1(A) P1(W) U2(V) I2(A) P2(W) mU mI η= P2/P1

20

100

150

200

300

800

1000

2000

5000

Avec mu=U2/U1 : rapport des tensions et mI=I1/I2 : rapport des intensités


η =P2/P1 : rendement du transformateur

2. Tracer sur le même graphe mu= f(R) et mI = f(R) et η = f(R)

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 81


1ere année PC

Schéma de montage :

GBF

IV-2.2. Expérience 2:

1. Effectuer le montage représenté par le schéma ci-dessus.


2. La charge est constituée d'une résistance variable.
3. Fixer la charge Rch = 100Ω.
4. faites varier la tension U1 selon le tableau, relevez I1, P1, I2, P2 et U2.
5. Remplir le tableau suivant :

U1(V) I1(A) P1(W) U2(V) I2(A) P2(W) mU mI η= P2/P1

10

6. Tracer sur le même graphe mu= f(I2) et mI = f(I2) et η = f(I2)


7. Rappelons que P1 = P2 + Pf + Pc avec
P2 : puissance au secondaire
P1 : puissance au primaire
Pf : pertes fer
Pc : pertes dans le cuivre = r1I²1 + r2I²2

Fascicule de travaux pratiques de physique 2021-2022 Page 82


1ere année PC

Calculer et superposer sur le même graphe les courbes Pf = f(I2), Pc = f(I2), P2 = f(I2)

IV-2.3. Expérience 3: Adaptation d’impédance


2
On fait varier R’ et on trace P = f(R’). On constate que P est maximale pour : R’ = R/(n1/n2) =

n2R.
On dit alors qu’on a réalisé l’adaptation d’impédance si R’ est une impédance fixe (résistance ou
haut-parleur par exemple); il suffit de choisir un transformateur de rapport n=n2/n1 tel que : R’ =
n2R et on transmet ainsi la totalité de la puissance disponible au primaire.

Réaliser le montage ci-dessous : (prendre R=10 Ω et fixer V1=3 V).

- Donner à R’ les valeurs suivantes : 10, 20, 50, 100, 140, 160, 180, 200, 400, 600, 800, 1k, 2k,
4k Ω.
- relever à chaque fois V2 et I2, et compléter le tableau de mesures.

- Tracer la courbe P2=V2 I2 = f(R’) en fonction de R’.


2
- Déduire la valeur d’adaptation et vérifier la relation R’(Pmax) = n R.

- Conclusion.

IV-3. Essai court-circuit :

En court-circuit U2 = 0 : on ne câble ni U2 ni W2 seulement A2. En fonction de U1cc (0<U1cc<10


Volts), relever I1cc, I2cc, et P1cc (5 points).

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1. Réaliser le montage ci-dessous

GBF

2. Augmenter progressivement la tension primaire (on commence par U1=0) jusqu‘à l’obtention
d’un courant au primaire I1cc de valeur indiqué dans le tableau. Compléter le tableau

U1cc(V)

I1cc(A) 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5

I2cc(A)

P1cc

r1I²1cc + r2I²2cc

Au primaire la puissance absorbée P1cc correspond à la somme des pertes dans le fer Pfer,cc et des
pertes par effet joules PJ,cc.
L’essai en court-circuit ayant lieu sous tension réduite, on peut négliger les pertes de « fer » (qui
ne dépendent pas de la charge mais uniquement de la tension au primaire) devant les pertes par
effet joule. On a donc P1cc=PJ,cc
3. Vérifier que P1cc correspond sensiblement à la valeur r1I²1cc + r2I²2cc r1I²1cc + r2I²2cc
4. Tracer I1cc = f(I2cc). Modéliser la courbe
5. on définit mcc= I1cc / I2cc. Déterminer mcc d’après la courbe

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Détermination expérimentale de Rs (La résistance totale ramenée au secondaire) et Xs (La


réactance totale ramenée au secondaire)

6. Tracer la courbe P1cc = f(I²2cc). Modéliser la courbe


7. Soit Rs : le coefficient directeur de la courbe P1cc = f(I²2cc). Exprimer P1cc en fonction de Rs et
I²2cc.
8. notons par I2m= I2cc/m. Tracer la courbe U1cc = f(I2m). Modéliser la courbe
9. Soit ZS : le coefficient directeur de la courbe U1cc = f(I2m). Exprimer ZS en fonction de m, U1cc
et I2cc
10. Calculer XS tel que

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