REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
INSTITUT NATIONAL DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS
INBTP - KINSHASA
B.P.: KINSHASA 1
ECOLE DOCTORALE INBTP-ISAU
SEMINAIRE DE MODELISATION MATHEMATIQUE
TRAVAIL PRATIQUE
Sujet : « Modélisation et simulation de
la gestion des déchets dans la ville
province de Kinshasa »
PRESENTE PAR :
WEKAMA MBILIZI Ghyslain
LUWAWA NTENDY Hugues
DUBAKANGA LOKAKE Michael
PHAMBU NGEMBO Jean-René
75/100
DIRIGE PAR LE PROF NADIA NDAMUSO
Avril 2024
0
TABLE DES MATIERE
INTRODUCTION .................................................................................................................................................. 2
1. PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DES DECHETS A KINSHASA ............................................... 3
2. GESTION INTEGREE DES ORDURES MENAGERES .......................................................................... 4
2.1. DIVERSIFICATION DES FILIERES DE TRAITEMENT ............................................................. 4
2.1.1. Une réduction des impacts. .............................................................................................................. 4
2.1.2. Une calorisation des déchets ............................................................................................................ 4
2.1.3. Une plus grande flexibilité ............................................................................................................... 4
2.2. COMPLEXIFICATION DES FLUX .................................................................................................. 5
2.2.1. FLUX DE MATIERE : LA COMPOSITION A DE L’IMPORTANCE ..................................... 5
2.2.2. FLUX FINANCIERS : DES COUTS NOUVEAUX APPARAISSENT MAIS AUSSI DES
ACTEURS ET DES CIRCUITS NOUVEAUX ........................................................................................... 5
3. MODELISATION ET SIMULATION DES DECHETS : MULTIMISE ................................................. 5
3.1. OBJECTIFS DE MULTIMISE ........................................................................................................... 5
3.2. CARACTERISTIQUE DU MODEL MATHEMATIQUE ............................................................... 6
3.2.1. UN MODELE DYNAMIQUE ......................................................................................................... 6
3.2.2. UN MODELE MODULAIRE ET ADAPTATIF ........................................................................... 6
3.3. MODÈLE GÉNÉRAL DE MULTIMISE........................................................................................... 6
3.3.1. UNITES DE TRAITEMENT .......................................................................................................... 6
3.3.2. AUTRES MODELES MATHEMATIQUES ................................................................................. 8
3.4. EVALUATION DU MODEL DE REGRESSION DANS LA GESTION DES DECHETS DE LA
VILLE PROVINCE DE KINSHASA ............................................................................................................... 8
CONCLUSION..................................................................................................................................................... 10
REFERENCES ..................................................................................................................................................... 11
1
INTRODUCTION
Dans le cadre du séminaire de modélisation mathématique, il nous a été demandé de réfléchir
sur la problématique de la salubrité dans ville province de Kinshasa, en proposant une méthode
de modélisation mathématique pour assurer une gestion efficace des déchets.
Pour mener à bien notre réflexion, nous avons adopté une méthodologie appliquée basée
essentiellement sur la recherche documentaire qui a consisté en une lecture exploratoire des
documents relatifs au thème. Parmi ces documents il convient de signaler que la méthode
modélisation de Bruno Debray (2002) à partir d’un modèle de régression linéaire a été utilisé
pour estimer la production des déchets ménagers.
Cette étude s’est basée également sur les données collectées par Alexis V. et all (2022) au
travers leurs études sur la gestion actuelles des déchets urbains à Kinshasa par observation le
long de l’avenue université.
Au terme de cette étude, il a été évalué la prédiction du modèle MULTIMISE sur sa capacité à
résoudre la problématique de gestion des déchets dans la ville de Kinshasa.
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1. PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DES DECHETS A KINSHASA
La croissance démographique dans la ville de Kinshasa s’accompagne d’une production accrue
des déchets dont la gestion défaillante entraine des situations de plus en plus critiques pour
l’environnement et la santé. L’urbanisation anarchique de Kinshasa a des conséquences néfastes
sur l’environnement qui se traduisent par la détérioration de la qualité de vie dans l’espace
urbain. Les problèmes de salubrité publique associés à la production croissante de déchets
municipaux prennent une ampleur inquiétante pour la santé humaine et l’environnement (Alexis
V. et all, 2022).
Cette situation est liée aux défaillances de gestion des déchets solides, des eaux usées et des
eaux pluviales dont les productions dépassent les capacités financières des administrations
communales. Il est ainsi courant que les caniveaux soient bouchés par des ordures jetées dans
les rues sans tri. Les décharges publiques non contrôlées se rencontrent un peu partout,
cohabitant avec les maisons d’habitation et les commerces. Kinshasa s’est ainsi
progressivement transformée en une gigantesque boite de pétri. Cet état est connu au-delà des
frontières au point que Kinshasa est qualifiée aujourd’hui la ville la plus sale du monde (TV5,
Avril 2005).
De nombreuses campagnes lancées pour sa salubrité telles que « opération Kin-propre » en
septembre 1977 opération coup de poing « Kin-Bopeto » depuis mars 2005, et la récente
opération de la Fédération des ONG laïques à vocation Economique au Congo (FOLECO).
Toutes se sont soldées par des résultats non visibles au regard des aspirations du grand public.
La production de déchets municipaux de la ville de Kinshasa a été estimée en 2016 à 2 millions
de tonnes par an (Lelo, 2008), soit 5 600 tonnes par jour, pour une population estimée à plus de
12 millions d’habitants (Holenu, 2012), Kinshasa produit des déchets municipaux constitués
principalement d’ordures ménagères contenant des restes alimentaires putrescibles, plus de 50
% de papiers cartons, 20% de matières plastiques de toutes sortes, des métaux, du verre, des
textiles (Holenu H, 2016).
Des déchets biomédicaux et industriels sont également produits dont il est difficile d’estimer
les volumes, car les enquêtes dans les usines sont compliquées à mener. Selon la Régie
d’assainissement de Kinshasa (2018), la ville de Kinshasa produit 90 000 tonnes d’ordures
ménagères par jour, dont seulement 20 000 tonnes sont collectées et gérées au quotidien, faute
de moyens. Durant 6 ans, la gestion des ordures ménagères a été réalisée dans 9 communes
(Gombe, Barumbu, Kinshasa, Lingwala, Kasavubu, Ngiri-Ngiri, Kitambo, Bandalungwa et
Kalamu) de la ville de Kinshasa dans le cadre du projet PAUK « Projet d’Appui à la
Réhabilitation et l’Assainissement Urbain de la ville de Kinshasa ». Sur financement de l’Union
Européenne, ce programme visait à collecter 11000 m3 de déchets urbains chaque semaine et à
aménager le Centre d’Enfouissement Technique de Mpasa ainsi que des stations de transfert
des ordures ménagères dans ces 9 communes.
Depuis que le projet a cessé d’être financé par l’Union Européenne (UE), la ville de Kinshasa
n’a pas su assurer la continuité du projet. Par conséquent, les dépotoirs anarchiques s’implantent
n’importe où et n’importe comment dans les ronds-points, dans les marchés, dans les cours
d’eaux, dans les caniveaux, et dans les emprises routières. Actuellement ces dépotoirs sauvages
sont des vecteurs véhiculant des germes pathogènes, polluant les nappes phréatiques et les
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rivières et engendrant la prolifération des insectes et rongeurs qui peuvent véhiculer des
maladies telles que le paludisme.
2. GESTION INTEGREE DES ORDURES MENAGERES
2.1. DIVERSIFICATION DES FILIERES DE TRAITEMENT
La gestion intégrée des déchets ménagers est donc avant tout le recours à une variété plus
importante de filières de traitement. Cette diversification répond à plusieurs objectifs.
2.1.1. Une réduction des impacts.
Même si la décharge est une technique maintenant maîtrisée, qui génère des impacts réduits
lorsque ses effluents, lixiviats et biogaz sont correctement traités, elle n'en demeure pas moins
une technique problématique compte tenu de la durée d'activité d'un site et de son emprise sur
le paysage.
La gestion intégrée des déchets vise à réduire les impacts liés au traitement des déchets en
utilisant des techniques dont l'impact est maîtrisé et limité à la durée du traitement. Ces
techniques sont principalement l'incinération, le compostage et le tri/recyclage, mais d'autres
filières voient le jour régulièrement, comme la méthanisation ou la pyrolyse.
2.1.2. Une calorisation des déchets
Au-delà de la réduction des impacts, l'objectif des nouvelles filières est aussi de permettre une
récupération maximum de matière ou d'énergie au cours du cycle de vie du déchet.
Celle-ci se traduit dans certaines circonstances par un gain financier direct lié à la vente des
produits ainsi récupérés. Cependant cette rentabilité économique de la valorisation est très
dépendante des solutions techniques retenues et du contexte local (existence d'un marché local
pour l'énergie, par exemple). Elle est aussi très sensible à la qualité des produits et au rendement
atteint par les collectes sélectives, qui conditionnent le niveau de subvention par les organismes
Eco-Emballages et Adelphe.
2.1.3. Une plus grande flexibilité
Par ailleurs, les exigences environnementales ne cessent de se renforcer. Le gisement de déchets
ménagers voit sa composition évoluer en permanence du fait des changements de mode de
consommation. L'offre technologique progresse de jour en jour. Dans ce contexte les acteurs de
la filière déchets cherchent de plus en plus à garantir la flexibilité des systèmes de gestion et de
traitement qu'ils mettent en place. Cette flexibilité passe notamment par une plus grande
modularité des systèmes de gestion, par le recours à des filières plus polyvalentes et par une
plus grande concertation territoriale.
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2.2. COMPLEXIFICATION DES FLUX
2.2.1. FLUX DE MATIERE : LA COMPOSITION A DE L’IMPORTANCE
Parmi les conséquences principales de cette diversification des filières de traitement on peut
souligner l'importance nouvelle que prend la composition des flux de déchets. La mise en
décharge était une filière peu exigeante sur les caractéristiques du produit entrant. Les nouvelles
filières sont par nature beaucoup plus sensibles à la qualité du déchet qu'elles doivent traiter.
Un incinérateur, par exemple requiert un matériau de PCI (pouvoir calorifique inférieur)
suffisant, le compostage est réservé aux déchets organiques, et, même, souvent aux seuls
déchets verts, enfin, la valorisation matière impose des produits de qualité optimale issus d'un
tri à a source combinée au tri dans une installation de traitement spécifique.
On passe ainsi d'un système à flux unique de déchets en mélange à des flux multiples dont les
caractéristiques, qui déterminent l'efficacité des traitements, dépendent largement des modes de
collecte mis en place (eux-mêmes dictés par les choix en matière de traitement) et des
comportements des populations.
Ainsi, la mise en place d'une collecte sélective en vue de la valorisation matière d'une part du
Gisement a-t-elle des répercussions sur les caractéristiques du flux résiduel, notamment sur sa
capacité à être incinéré.
2.2.2. FLUX FINANCIERS : DES COUTS NOUVEAUX APPARAISSENT MAIS
AUSSI DES ACTEURS ET DES CIRCUITS NOUVEAUX
Sur le plan financier aussi le modèle se complexifie. Les communes agissent de plus en plus
souvent dans le cadre de structures intercommunales croisées et ont fréquemment recours à des
opérateurs privés. Par ailleurs, la mise en place de systèmes de valorisation fait apparaître des
recettes nouvelles, en particulier, le système Eco-Emballages et Adelphe mis en place par le
décret du 1er avril 1992, qui prévoit une redistribution des contributions des producteurs
d'emballages aux communes sous forme de soutien à la tonne triée dont le montant varie en
fonction du rendement de la collecte sélective.
3. MODELISATION ET SIMULATION DES DECHETS : MULTIMISE
3.1. OBJECTIFS DE MULTIMISE
Pour pallier aux difficultés de gestion des déchets, il a été entrepris de développer un modèle
de simulation de production des déchets ménagers et assimilés. Celui-ci doit permettre de
calculer l’ensemble des flux de matières et financiers générés par une configuration de gestion
caractérisée par des zones géographiques productrices et des unités de collecte et de traitement
des déchets.
5
Il est adaptable en fonction des objectifs de la simulation qui peuvent être variés notamment
l’évaluation des impacts environnementaux d’une configuration de gestion, l’anticipation des
coûts induits par des décisions techniques ou politiques, la comparaison de deux schémas
directeurs de gestion, etc…
3.2. CARACTERISTIQUE DU MODEL MATHEMATIQUE
3.2.1. UN MODELE DYNAMIQUE
Une des premières caractéristiques que doit posséder notre modèle c'est d'être dynamique, c'est
à dire de permettre la représentation de l'évolution du système en fonction du temps pour tenir
compte des évolutions du gisement et des modes de traitement mais aussi des fluctuations
aléatoires du gisement d'ordures ménagères. La mise en place d'un nouveau système de gestion
des déchets n'est jamais instantanée. Elle se fait progressivement au gré des constructions
d'installations de traitement et du développement des collectes sélectives.
Pour ces dernières, la participation des populations n'est pas immédiate. Le rendement
(quantités collectées/quantités théoriquement disponibles) et la qualité des produits collectés
évoluent progressivement avec la compréhension des principes et de l'intérêt de la collecte
sélective par les populations concernées.
3.2.2. UN MODELE MODULAIRE ET ADAPTATIF
Un système de gestion intégré des déchets est un ensemble composé de différentes unités de
traitement reliées entre elles par des flux de matière et des flux financiers. Si la finalité et
l'organisation générale du système sont toujours à peu près les mêmes, il est possible d'envisager
une infinité de combinaisons à partir de composantes de base. Le modèle que nous proposons
doit reprendre cette logique de modularité.
Il doit permettre à terme, de représenter n'importe quel assemblage plus ou moins complexe
d'unités de production et de traitement.
3.3. MODÈLE GÉNÉRAL DE MULTIMISE
3.3.1. UNITES DE TRAITEMENT
Pour répondre aux objectifs généraux énoncés ci-dessus, nous avons retenu un modèle
dynamique linéaire sans rétroaction dans lequel chaque unité de traitement est représentée par
une relation linéaire entre les entrants et les sortants de type :
𝑌 = 𝐴𝑥 + 𝐵
Les Y, X et B sont également des vecteurs dont chaque dimension représente des quantités de
différents matériaux ou des coûts, et A est une matrice de transformation qui définit les quantités
et la nature des sorties en fonction des entrées unités représentées dans notre modèle peuvent
se comporter soit en générateur de flux, il s'agit principalement des zones géographiques et dans
ce cas, la matrice A est nulle ; soit en transformateur de flux, ce qui est le cas des unités de
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traitement de déchets. Le modèle global est obtenu par assemblage des modèles individuels des
unités de traitement qui sont reliées entre elles par des flux de matières et des flux financiers. À
ce jour, les unités pouvant intervenir dans notre système sont celles listées dans le tableau 1.
L’application du modèle multimise de régression a pour objet de déterminer l’effet de la
taille de la population ainsi que l’effet déchet sur les productions d’ordures ménagères
résiduelles.
Il est à noter que les collectes et le transport sont considérés comme des unités de traitement
particulières qui n’ont pas de fonction de transformation des déchets mais génèrent des coûts
et, éventuellement, des impacts. La nature des flux est très variable. On y retrouve des ordures
ménagères, des flux issus de collectes sélectives mais aussi des eaux usées, des mâchefers, des
lixiviats, etc… Les flux effectivement pris en compte au cours d’une simulation dépendent des
modèles (matrices A et vecteurs B) retenus pour les unités de traitement.
Les coefficients de la matrice A et les coordonnées du vecteur B sont calculés à partir de
variables caractéristiques pi de chaque unité et peuvent aussi faire intervenir les coordonnées
du vecteur d'entrée X. La relation doit donc en réalité s'écrire :
𝒀𝒊 = 𝑨𝒊 ( 𝑿𝒊 𝒑𝒊 ) 𝑿𝒊 + 𝑩𝒊
Par exemple, une unité d'incinération reçoit des déchets qu'elle transforme en mâchefers,
Refiom (résidus d'épuration des fumées) et vapeur. Cette unité génère aussi des coûts fixes et
des coûts proportionnels. Ceci peut s’écrire comme indiqué dans le tableau 2.
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Ces différents flux sont ensuite orientés vers des installations de traitement pour les mâchefers
et Refiom et vers des utilisateurs pour la vapeur, générant ainsi de nouveaux coûts et de
nouvelles recettes. Les valeurs que nous utilisons pour les coefficients sont issues de la
littérature, en particulier l’étude réalisée par Sofres conseil et l’AMF sur les coûts de traitement
des déchets ménagers et l’ouvrage de Le Goux et Le Douce sur l’incinération ainsi que diverses
études de l'Ademe et d’autres auteurs.
3.3.2. AUTRES MODELES MATHEMATIQUES
D’autres modèles peuvent naturellement être implantés en fonction des objectifs de simulation.
Ainsi, il serait envisageable d’utiliser Multimise dans le cadre d’une analyse de cycle de vie. Il
faudrait pour cela considérer les flux de polluants générés par les installations de traitement
mais aussi les flux de pollution à la source éventuellement compensés ou évités par le recours
à des techniques de valorisation. Les modèles correspondants sont, au moins en partie
disponibles dans la littérature.
La qualité du modèle global dépend naturellement de la qualité des modèles des unités de
traitement. En parallèle au développement du simulateur, il est naturellement nécessaire de
continuer à améliorer les modèles des différentes unités de traitement ainsi que les critères
d’utilisation des modèles dans différents contextes d'aide à la décision. Certains modèles sont,
en effet plus adaptés à une étude initiale destinée à évaluer la faisabilité globale d'une gestion
intégrée et à dimensionner de manière approximative les différentes unités de traitement.
D'autres, au contraire, permettent une analyse plus fine des flux de matières et des flux
financiers. Ces derniers modèles font naturellement intervenir des paramètres plus nombreux
pour lesquels il est nécessaire de disposer de plus de données.
3.4. EVALUATION DU MODEL DE REGRESSION DANS LA GESTION
DES DECHETS DE LA VILLE PROVINCE DE KINSHASA
La Régie d’assainissement et des travaux publics de Kinshasa avait évalués en 2017 la
production journalière de déchets dans toute la ville. La quantité moyenne des déchets produite
en 2020 par habitant par jour est estimée à 0.7 Kg par jour. (Alexis V et all, 2022).
Par application de notre modèle 𝑌 = 𝐴𝑥 + 𝐵 il est évident que la croissance de la
production des déchets évolue sous forme d’une droite croissante qui dépend
significativement du nombre de la population.
Si l’on considère la production de 0.7 Kg/personnes/ Jour des déchets par habitant depuis
1975 à 2021, nous aurons les résultats suivants :
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Quantité des
Nombre de la Déchet produits
Année population t/Jour
1975 1482000 1037,4
1980 2053000 1437,1
1985 2722000 1905,4
1990 3520000 2464
1995 4493000 3145,1
2000 5414000 3789,8
2005 6766000 4736,2
2010 8415000 5890,5
2015 11575000 8102,5
2021 17070000 11949
Nous obtenons donc une fonction de forme y= ax+b qui démontre que la production des
déchets est proportionnelle à l’accroissement de la population.
Evolution de la production des
déchets à Kinshasa
14000
12000
10000 y = 207,8x - 410656
TITRE DE L'AXE
8000 R² = 0,867
6000
4000
2000
0
-20001970 1980 1990 2000 2010 2020 2030
TITRE DE L'AXE
Dechet produits t/Jour Linéaire (Dechet produits t/Jour)
Y= 207,8 x - 410656
Y est le nombre des déchets produits en fonction de « x » est le temps.
Ce modèle permet de faire une projection de l’évolution des déchets dans la ville de Kinshasa
et présente une situation critique qui arriverait dans 10 ans, 20 ans ou 30 ans en ce qui est de la
salubrité dans la ville.
Cette forte croissance devra interpeller les autorités de la ville afin de mettre en place une
politique efficace de gestion des déchets tout en allant dans le contexte de la valorisation et
réutilisation des déchets.
9
CONCLUSION
Bien que la gestion des déchets dans la ville de Kinshasa paraisse complexe, il convient pour
ce faire que de nouvelles solutions et une recherche continue soient envisagées relativement
aux caractéristiques physique, topographiques, climatiques, démographiques et socio-
économiques dans la ville en vue d’obtenir une gestion intégrée et rationnelle de ces
immondices.
Ainsi le modèle MULTIMISE développé par Bruno Debray sur base de régression linéaire
servirait à faire la simulation de collecte et de gestion de déchets en s'appuyant sur un modèle
modulaire et adaptatif permettant d'intégrer des modèles variés d'unités de traitement. Les
premiers résultats de simulation obtenus avec cet outil montrent l'intérêt d'un tel modèle qui
permet de comparer différents scénarios et de visualiser leur déploiement dans le temps. La
qualité des simulations reste cependant dépendante de la qualité des modèles des unités de
traitement incorporés à l'outil.
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REFERENCES
- Alexis Vuni Simbu, Holy Holenu Mangenda, Fidel Puela Puela, Elvis Kinsungila Wamba,
Faustin Tshibuabua Mutayiya, et al.. ETUDE DE LA GESTION ACTUELLE DES
DECHETS URBAINS A KINSHASA PAR OBSERVATION LE LONG DE L’AVENUE
UNIVERSITE. 2022. hal-03565511v
- Bruno Debray. Modélisation et simulation de la gestion et du traitement des déchets ménagers.
Environnement, Ingénierie & Développement, 2002, N°27 - 3ème Trimestre 2002, pp.3-8.
10.4267/dechetssciences-techniques. 2378.emse-00725996
- Lelo N.F. La gestion des déchets domestiques : bilan annuel d’une expérience pilote de l’Hôtel
de ville de Kinshasa, dans Med. Fac. Landbouww, Univ. Gent, 64/I.
- Holenu M.H, (2012) La gestion de décharges à Kinshasa et Aménagement de l’espace urbain
: mémoire de DEA en Sciences Géographiques, Faculté de Sciences/Université de
Kinshasa,165p
- Holenu M.H, (2014) Kinshasa, Décharges d’ordures et organisation de l’espace. Ed. Alma
Mater, Bacau/Roumanie,168p
- Holenu M.H, (2016) L’organisation de l’espace de la ville de Kinshasa face à l’omniprésence
des décharges d’ordures. Thèse de doctorat en Sciences Géographiques, Faculté de
Sciences/Université de Kinshasa, 279p
- Mindele U.L. (2016) Caractérisation et test de traitement des déchets ménagers et des boues
de vidange par voie anaérobie et compostage pour la ville de Kinshasa, thèse de doctorat,
Département des sciences et gestion de l’environnement, université de liège, 2015-2016. 85p
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