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Rimbaud: Parodie de Vénus et Beauté

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Vénus Anadyomène, Arthur Rimbaud

Introduction:

Le poème Vénus anadyomène 1870 Arthur Rimbaud


sonnet extrait du 1er recueil : Cahiers de Douai
Rimbaud la représente comme une prostitué, avec des traits empruntés à la Vénus (déesses de la beauté et de l'amour) pour laisser entrevoir sa
laideur
Il s'agit d'un thème parodié de Vénus sortie des eaux
Dès le titre l'héritage classique est présent puisque anadyomène veut dire qui sort des eaux.
Ce thème de Vénus est extrêmement présent dans toutes les formes d'art comme la Naissance de Vénus de William Bouguereau.
Rimbaud rejette le lyrisme traditionnel. En effet c'est un poète révolté qui cherche sans cesse à se renouveler.
D'ailleurs dans soleil et chair, poème antérieur. Il y avait donné une image plus traditionnelle de l’apparence de Vénus

Comment se poème parodique permet à Arthur Rimbaud de s’émanciper des canons esthétiques poétiques ?
Mouvement 1: Étrange apparition : 1er quatrain
Mouvement 2: le portrait dépréciatif de Vénus : 2eme quatrain
Mouvement 3: animalisation de Vénus : 1er tercet et 2eme tercet

1er quatrain :
- Volonté parodique dès le 1er vers / poème s’ouvre sur le comparatif “comme” qui nous annonce la description de vénus à venir. Cependant le poète
choisit de décrire avec précision la laideur d'une femme contredisant ainsi le stéréotype de la beauté liée à Vénus
- Le substantif cercueil montre une connotation avec la mort nous amenant à voir un portrait lugubre. Substantif fer est un matériau froid qui renforce
donc le nom cercueil nous avons donc un manque de chaleur, une déshumanisation et ce dès le premier vers.
- La synecdoque est mise en avant par le contre rejet et rabaisse la femme uniquement à son corps.
- Les participes passés ravaudé et pommadé font référence à des artifices utilisés par cette femme pour masquer ses défauts.
-L’adverbe fortement, insiste sur la laideur de cette personne mettant en avant ses efforts vain pour la dissimuler.
-Coté parodique de la situation amène une touche d’humour
-même le cadre spatial apparaît répugnant, en effet la baignoire est qualifiée par l'adjectif dépréciatif “vieille” qui semblerait également être associée à
la femme aux cheveux brun
- Le portrait repoussant et péjoratif se poursuit notamment par les énumérations d'aspects écœurants mettant en avant les défauts du personnage
avec lente, bête et déficits qui insiste de plus sur la femme malade et animalisé
- La Vénus d'Arthur Rimbaud n'apparaît pas seulement immonde mais également peu intelligente, le poète met en avant son manque de vivacité

2ème quatrain :

- La description se poursuit avec l'adverbe puis soulignant ainsi un corps disgracieux. Le poète met ainsi en avant sa laideur son aspect rebutant et
disgracieux avec un champ lexical en lien avec la graisse. En effet nous avons “gras”, “rondeur” et “graisse” qui donne à voir un physique repoussant.
Rimbaud cherche à donner un sentiment désagréable au lecteur ce qui amène une déshumanisation de la femme.
- Son embonpoint laisse supposer une certaine négligence. D'ailleurs elle est comparée à un animal à travers le champ lexical de la bestialité “col”,
“échine” et “croupe” ce qui dévalorise ses capacités intellectuelles et la réduit à un être dépourvu de raison.
- La maigreur suggérée par la proposition subordonnée relative “qui saillent” donne un portrait d'une femme laide et malade. De plus la proposition est
contredite par la rondeur des reins. Tout cela amène une désharmonie ce qui s'oppose à la perfection de Vénus.
- Dans le groupe nominal “le dos court”, court met encore une fois en valeur l'absence d'harmonie chez cette femme.
-Par ailleurs l'allitération en R fait ressortir une certaine rigidité et un aspect répétitif de sa description

1er tercet:
- Le rouge s'oppose à la blancheur pure représentative de Vénus.
-Le poète mobilise les sens du lecteur pour mieux en montrer toute l'horreur. Nous retrouvons “sent” pour l'odorat, “goût” pour le goût et “voir” et
“loupe” pour la vue.
- Nous pouvons voir une synesthésie où le poète sature sa description de détails pour montrer la laideur de cette femme.
- L'oxymore “horrible”/”étrangement” fait face à une certaine beauté du laid qui attire Rimbaud.
- Peut être que Arthur Rimbaud veut combattre la poésie traditionnelle mais aussi l'éloge de la beauté. De plus il n'y a pas de lyrisme avec le “je”
employé car il y a un “on” dans le poème, les sentiments sont absents.
- Le jeu d'enjambement permet de mimer la démarche disgracieuse de Vénus

2ème tercet:

- La chute est double. En effet la femme porte un tatouage ce qui évoque le fait que c'est une courtisane.
-On peut également voir que le poème fait un pied de nez à l'esthétique traditionnelle car il fait rimer “Venus” et “anus”.
-La trivialité s'oppose ici à l'emphase avec laquelle le thème de Vénus est habituellement traité.
-Le tatouage Clara Vénus représente la vulgarité.
- La posture ostentatoire est divulguée par le verbe tendre dans “tend sa large croupe”. Elle présente donc son postérieur de manière ironique et mais
aussi animalisé, sa vision n'est donc pas très agréable.
- L'oxymore utilisé “belle”/”hideusement” fait l'éloge de la beauté et du laid. Ce qui éloigne des canons de l'esthétique poétique.
-A la fin du poème “ulcère à l’anus” montre la saleté de cette femme et la maladie de cette courtisane qui permet de clôturer la parodie sur une note
triviale et humoristique

Conclusion :

In fine il s'agit d'une parodie sur le topos de Vénus sortie des eaux.
Arthur Rimbaud se moque des critères de beauté classique et du lyrisme poétique classique.
Dans ce poème Rimbaud livre une phone d'alchimie poétique comme Baudelaire dans les fleurs du mal, il sublime la laideur et transforme la boue en
or.

3/16

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