Pompes Domestiques Et Surpresseurs: Surpression D'eau Dans Les Immeubles
Pompes Domestiques Et Surpresseurs: Surpression D'eau Dans Les Immeubles
DOCUMENTATION
09/10/2008
— des normes ;
— des documents techniques unifiés (DTU) ;
— des règlements ;
traitant des multiples sujets intéressant la profession : service d’eau potable,
distribution d’eau sanitaire, protection contre l’incendie, y compris bien entendu
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dans chaque cas les règlements sur le choix des tuyauteries, l’évacuation des
eaux usées, etc.
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Lorsque la hauteur de l’immeuble dépasse la cote + 100 m, des adopter dans de nombreux cas. Il n’en est pas moins vrai que seule
dispositions spéciales peuvent être envisagées car les pressions la consultation des textes en vigueur permet à coup sûr d’être en
mises en jeu sont trop importantes ; en outre, les trois pompes accord complet avec la législation.
d’incendie de 60 m3 /h devenant d’une puissance prohibitive, il faut La figure 1 s’applique à un immeuble d’une hauteur inférieure à
donc travailler par relais. 100 m ; le schéma de la figure 2 est préconisé pour tout immeuble
Nous avons schématisé sur les figures 1 et 2 les dispositions d’une hauteur supérieure à 100 m.
pouvant être envisagées et que la coutume, précisons-le, a fait
Figure 2 – Schéma de distribution d’eau, préconisé pour tout immeuble d’une hauteur supérieure à 100 m
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Figure 6 – Schéma de principe d’une installation de surpression classique avec son armoire de commande
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3.4 Surpresseurs à deux sens de rotation Un système de commande et de protection analogue à celui des
groupes de surface est possible dans ce cas.
Ce système met en œuvre des groupes électropompes de
construction hydraulique appropriée, capables d’assurer deux
courbes caractéristiques différentes selon le sens de rotation imposé. 3.8 Renseignements à fournir
Ce système autorise une souplesse de fonctionnement au constructeur
comparable aux moteurs à deux vitesses (§ 3.2), mais offre l’avan-
tage d’utiliser des moteurs standards. Ce sont :
— le nombre de points d’eau et leur utilisation pour déterminer
le débit nécessaire ;
3.5 Commande d’un second groupe — la hauteur du point d’eau le plus élevé dans l’immeuble et la
pression minimale exigée à ce point ;
— la pression disponible au réseau d’eau de ville (valeurs
La surpression continue (§ 3.1), ne fait état que d’un seul groupe normale, maximale et minimale) : ce renseignement doit être obtenu
électropompe ; or, en pratique, un second groupe dit de secours et confirmé par le Service des Eaux ;
est en général prévu. Un appareillage spécial avec permutation, — la nature et la tension de courant électrique disponible ; préciser
soit manuelle, soit automatique à intervalles réguliers, fait fonc- si le neutre est distribué.
tionner alternativement l’un ou l’autre de ces groupes.
Toutefois, lorsque la consommation en eau surpressée est très
importante aux heures de pointe, le débit d’une seule pompe devient
insuffisant, et il est nécessaire de mettre une deuxième, voire une 4. Surpression d’incendie
troisième pompe en parallèle, pour assurer le débit.
La commande de ces pompes supplémentaires se fait alors auto-
Les immeubles ou les collectivités doivent posséder un réseau
matiquement, en fonction de la demande, par l’intermédiaire soit
d’eau surpressée pour la lutte contre l’incendie, et l’automatisation
de pressostats, soit d’un contrôleur de débit à 1 ou 2 contacts. Un
totale du dispositif est en général imposée.
système de permutation du groupe de tête peut, également dans
ce cas, être envisagé, afin de répartir équitablement les heures de En d’autres termes, il est nécessaire que le circuit soit en pression
fonctionnement, donc l’usure sur tous les appareils. constante, afin que la simple ouverture d’une lance assure la pres-
sion et le débit nécessaires.
Les règles générales concernant les réseaux d’incendie sont
décrites succinctement en tête de cet article.
3.6 Surpression dite avec économiseur
Pour les immeubles de grande hauteur, la réserve d’eau doit être
au minimum de 120 m3, cette réserve étant assurée pendant le
Le principe de la surpression directe se caractérisant par le nettoyage réglementaire du réservoir. En pratique la réserve incendie
fonctionnement continu des groupes de pompage, on peut lui repro- sera constituée de 2 réservoirs de 120 m3, de 3 réservoirs de 60 m3
cher d’occasionner une dépense supplémentaire d’énergie. ou de 4 réservoirs de 40 m3.
Aussi, les constructeurs proposent-ils des dispositifs particuliers, Le surpresseur doit être capable d’assurer un débit de 120 m3 /h,
faisant appel : correspondant au débit simultané de 2 colonnes humides
(NF S 61-751) et doit systématiquement comporter une pompe de
— soit à des horloges à contact permettant l’arrêt complet de
secours.
l’installation quand aucun débit ne doit être consommé, la nuit par
exemple dans une usine ; L’alimentation du réseau, telle que représentée aux figures 1 et 2
— soit à des pompes de faible capacité et donc de faible puissance, fait appel à des réservoirs hydropneumatiques, placés soit en
assurant aux heures creuses le maintien de pression et compensant sous-sol, soit en étages.
les fuites éventuelles, toute demande de débit plus importante ayant Par l’adoption d’une surpression continue, ces réservoirs peuvent
pour effet de mettre en route les groupes principaux ; être supprimés et le fonctionnement est analogue à celui décrit
— soit à l’adjonction, sur la distribution, d’un réservoir à ci-avant (§ 3).
membrane (§ 2.5), de faible volume, muni d’un contacteur mano-
En pratique, il est judicieux de prévoir une marche économique
métrique arrêtant l’installation en cas de débit nul ; lorsqu’il y a de
avec petit réservoir à membrane en limitant le plus possible le calibre
nouveau demande de débit, l’action de ce contacteur manométrique
de la pompe de maintien de pression. Ainsi, les fuites éventuelles
est court-circuitée, et le système fonctionne en surpression continue.
sont compensées et, lors d’une demande soudaine, les pompes de
débit peuvent être mises en route.
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