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Intégration

Fonctions de plusieurs
variables
1 Fonctions de plusieurs variables
1.1 Dérivées partielles, surfaces
∂f ∂f
Exercice 1.1. 1. Pour la fonction f donnée par f (x, y) = x2 y 2 + sin(2xy), calculer et .
∂x ∂y

Solution: On a
∂f ∂f
= 2xy 2 + 2y cos(2xy), = 2x2 y + 2x cos(2xy).
∂x ∂y

∂6u
2. Pour la fonction u donnée par u(x, y, z) = x4 y 3 z 5 , calculer .
∂x3 ∂y∂z 2

Solution: La notation signifie qu’on dérive en tout six fois, en commencant par dériver
deux fois par rapport à z, puis une fois par rapport à y et enfin trois fois par rapport à
x. On obtient
∂u
= 5x4 y 3 z 4
∂z
∂2u
= 20x4 y 3 z 3
∂z 2
∂3u
= 60x4 y 2 z 3
∂y∂z 2
∂4u
= 240x3 y 2 z 3
∂x∂y∂z 2
∂5u
= 720x2 y 2 z 3
∂x ∂y∂z 2
2

∂6u
= 1440xy 2 z 3
∂x3 ∂y∂z 2

3. Vérifier que la fonction g définie par

g(x, y) = x3 y + 4x2 y 2 − y 4

satisfait l’équation
∂g ∂g
x (x, y) + y (x, y) = 0.
∂x ∂y
Solution: On calcule les dérivées partielles de la fonction g en prenant garde au fait
que lorsqu’on dérive par rapport à x, le terme en y 4 disparaı̂t :
∂g ∂g
= 3x2 y + 8xy 2 , = x3 + 8x2 y − 4y 3 .
∂x ∂y
Il est alors facile de vérifier que l’équation
∂g ∂g
x (x, y) + y (x, y) = 4g(x, y)
∂x ∂y
est satisfaite.

2 −y 2
Exercice 1.2. On considère la fonction h : R2 → R définie par h(x, y) = ex cos(2xy).
Montrer que
∂2h ∂2h
+ 2 = 0.
∂x2 ∂y

Solution: Il suffit de calculer les dérivées secondes de h par rapport à x et y. On constate


que
∂h 2 2 ∂h 2 2
= 2ex −y (x cos(2xy) − y sin(2xy)), = 2ex −y (x sin(2xy) − y cos(2xy)),
∂x ∂y
et donc
∂2h 2 2
2
= 2ex −y ((2x2 − 2y 2 + 1) cos(2xy) − 4xy sin(2xy)),
∂x
∂2h 2 2
2
= −2ex −y ((2x2 − 2y 2 + 1) cos(2xy) − 4xy sin(2xy)).
∂y
On constate bien l’égalité voulue.

Exercice 1.3. Soit g : R3 → R une fonction de trois variables. On définit une fonction f :
R3 → R par
f (x, y, z) = g(x − y, y − z, z − x).
Montrer que
∂f ∂f ∂f
+ + = 0.
∂x ∂y ∂z

Solution: On utilise ici la règle dite de la chaı̂ne pour la dérivation des fonctions composées.
Si on note
a = x − y, b = y − z, c = z − x,
alors la dérivée de f par rapport à x peut s’exprimer de la façon suivante :
∂f ∂a ∂g ∂b ∂g ∂c ∂g
= + + .
∂x ∂x ∂a ∂x ∂b ∂x ∂c

Page 2
On voit alors que
∂f ∂g ∂g
= − .
∂x ∂a ∂c
De la même manière, on trouve que
∂f ∂g ∂g
=− + ,
∂y ∂a ∂b
∂f ∂g ∂g
=− + .
∂z ∂b ∂c
En combinant les identités précédentes, on trouve bien l’égalité voulue.

Exercice 1.4. Soit la fonction f : R2 → R définie par


f (x, y) = x2 + cos(y).
On note S la surface représentative de f .
1. Déterminer l’équation de S dans R3 .
2. On considère l’ensemble P1 ⊂ R3 défini par l’équation
x = 0.
(a) Décrire P1 en terme géométrique (i.e. dire s’il s’agit d’une droite, d’un cercle, etc.).
(b) Effectuer une représentation graphique de P1 .
3. On considère l’ensemble P2 ⊂ R3 défini par l’équation
1
z=− .
2
(a) Décrire P2 en terme géométrique (i.e. dire s’il s’agit d’une droite, d’un cercle, etc.).
(b) Effectuer une représentation graphique de P2 .
4. Décrire en terme géométrique l’intersection D = P1 ∩ P2 .
5. Décrire analytiquement l’ensemble I = D ∩ S (i.e. donner les valeurs des points (x, y, z) de
I).
6. Calculer le gradient de f en chacun des points de I.
7. Déterminer l’équation du plan tangent à S en chacun des points de I.
Exercice 1.5. Soit S la surface déterminée par l’équation
2xyz + x2 + y 2 + z 2 = 5
1. Montrer que le point (1, 1, 1) appartient bien à la surface S.

Solution: La surface S est déterminée implicitement par l’équation

g(x, y, z) = 0,

où la fonction g : R3 → R est définie par

g(x, y, z) = 2xyz + x2 + y 2 + z 2 − 5.

Le point (1, 1, 1) vérifie


g(1, 1, 1) = 5,
il appartient donc bien à la surface S.

Page 3
2. Déterminer l’équation du plan tangent à S en (1, 1, 1).

Solution: On sait que l’équation du plan tangent en un point (x0 , y0 , z0 ) est donnée par la
formule
∂g ∂g ∂g
(x0 , y0 , z0 )(x − x0 ) + (x0 , y0 , z0 )(y − y0 ) + (x0 , y0 , z0 )(z − z0 ) = 0.
∂x ∂y ∂z
Les dérivées partielles de g sont
∂g ∂g ∂g
= 2yz + 2x, = 2xz + 2y, = 2xy + 2z.
∂x ∂x ∂x
Au point (1, 1, 1), on a
∂g ∂g ∂g
= 4, = 4, = 4.
∂x ∂x ∂x
Par conséquent, l’équation du plan tangent à S en (1, 1, 1) est donnée par l’équation

4(x − 1) + 4(y − 1) + 4(z − 1) = 0,

ce qui devient après simplification

x + y + z − 3 = 0.

2 TD 2
Exercice 2.1. Pour chacune des fonctions suivantes, calculer les dérivées premières et secondes,
puis appliquer la formule de Taylor à l’ordre 2 au point (x0 , y0 ) donné.
1. f (x, y) = 2x2 + 3 cos(xy), (x0 , y0 ) = (0, 0).

Solution: Les dérivées premières sont données par


∂f ∂f
= 4x − 3y sin(xy), = −3x sin(xy).
∂x ∂y
Les dérivées secondes sont données par

∂2f ∂2f ∂2f ∂2f


= 4−3y 2 cos(xy), = −3x2 cos(xy), = = 3 sin(xy)−3xy cos(xy).
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y ∂y∂x

La formule de Taylor à l’ordre 2 en (x0 , y0 ) est donnée par

f (x, y) = 3 + 2x2 + (x2 + y 2 )ε(x, y),

avec lim(x,y)→0 ε(x, y) = 0.

2. g(x, y) = exy + (x + y)3 , (x0 , y0 ) = (1, 0).

Page 4
Solution: Les dérivées premières sont données par
∂g ∂g
= yexy + 3(x + y)2 , = xexy + 3(x + y)2 .
∂x ∂y
Les dérivées secondes sont données par

∂2g ∂2g ∂2g ∂2g


= y 2 exy +6(x+y), = x2 exy +6(x+y), = = exy (1+xy)+6(x+y).
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y ∂y∂x

La formule de Taylor à l’ordre 2 en (x0 , y0 ) est donnée par


7
g(1 + x, y) = 2 + 3x + 4y + 3x2 + 7xy + y 2 + (x2 + y 2 )ε(x, y),
2
avec lim(x,y)→0 ε(x, y) = 0.

3. h(x, y) = arctan(x2 + y), (x0 , y0 ) = (0, 0).

Solution: Les dérivées premières sont données par


∂h 2x ∂h 1
= , = .
∂x 1 + (x2 + y)2 ∂y 1 + (x2 + y)2

Les dérivées secondes sont données par

∂2h −6x4 − 4x2 y + 2y 2 + 2 ∂2h −2(x2 + y) ∂2h −4x(x2 + y)


= , = , = .
∂x2 (1 + (x2 + y)2 )2 ∂y 2 (1 + (x2 + y)2 )2 ∂x∂y (1 + (x2 + y)2 )2

La formule de Taylor à l’ordre 2 en (x0 , y0 ) est donnée par

h(x, y) = y + x2 + (x2 + y 2 )ε(x, y),

avec lim(x,y)→0 ε(x, y) = 0.

Exercice 2.2. Soit g la fonction définie par


g(x, y) = 2x2 + y 2 + 2xy − 2x + 1.
1. Déterminer la position des extrema locaux de g.

Solution: Rappelons qu’un point (x0 , y0 ) est un extremum local de g si


 2 2
∂g ∂g ∂ g ∂2g ∂2g
(x0 , y0 ) = (x0 , y0 ) = 0, et (x0 , y0 ) < (x 0 , y0 ) (x0 , y0 )
∂x ∂y ∂x∂y ∂x2 ∂y 2
Cherchons tout d’abord les points critiques de g. Les dérivées premières de g sont
données par
∂g ∂g
= 4x + 2y − 2, = 2x + 2y.
∂x ∂y
Par conséquent, (x, y) est un point critique si et seulement si il vérifie le système suivant
(
4x + 2y − 2 = 0,
2x + 2y = 0.

Page 5
De la seconde équation, on conclue que

x = −y,

puis, en substituant dans la première, que

x = 1, y = −1.

Il n’y a donc qu’un seul point critique pour g, le point (1, −1). Vérifions qu’il s’agit d’un
extremum. On calcule les dérivées secondes de g. En tout point, on a

∂2g ∂2g ∂2g ∂2g


= 4, = 2, = = 2.
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y ∂y∂x

Ainsi, en (x, y) = (1, −1) on a bien


2
∂2g ∂2g ∂2g

4= < = 8,
∂x∂y ∂x2 ∂y 2

et (1, −1) est bien un extremum local.

2. Préciser leur nature.

∂2g
Solution: La nature de l’extremum est déterminé par le signe de ∂x2
, qui dans le cas
présent est positif. Le point (1, −1) est donc un minimum local.

3. En déduire un dessin approximatif de la surface.

Solution: Une représentation informatique donne la figure suivante.

Exercice 2.3. Soit S la surface représentative de la fonction f définie par

f (x, y) = x4 + y 4 + 4xy.

Page 6
1. Déterminer les points critiques de f (indications : il y en a 3).

Solution: Les points critiques de f sont les valeurs où le gradient de f s’annule. On
calcule les dérivées premières de f et on obtient
∂f ∂f
= 4x3 − 4y, = 4y 3 − 4x.
∂x ∂x
Donc les points critiques de f sont les solutions de
(
4x3 − 4y = 0,
4y 3 − 4x = 0.

On peut résoudre ce système en procédant par substitution : la première équation donne

y = 4x3 .

En remplacant par dans la seconde équation on trouve

x9 − x = 0.

Les solutions de cette équation sont

x = −1 ou x = 0 ou x = 1,

donc les points critiques de f sont les points de coordonnées

(−1, −1), (0, 0), (1, 1).

2. Déterminer la nature de ces points critiques.

Solution: On commence par calculer la Hessienne de f . On a

∂2f ∂2f ∂2f


= 12x2 , = 12y 2 , = −4.
∂x2 ∂y ∂x∂y

Donc dans les points critiques, la Hessienne H(f ) est donnée par
   
12 −4 0 −4
H(f )(−1, −1) = H(f )(1, 1) = , H(f )(0, 0) = .
−4 12 −4 0

Le déterminant de la Hessienne est

det(H(f )(−1, −1)) = det(H(f )(1, 1)) = 128 > 0, det(H(f )(0, 0)) = −16 < 0.

Donc (0, 0) est un point selle et (−1, −1) et (1, 1) sont des extremums. Comme par
ailleurs
∂2f ∂2f
(−1, −1) = (1, 1) = 12 > 0,
∂x2 ∂x2
les points (−1, −1) et (1, 1) sont tous deux des minimums.

3. En déduire un dessin approximatif de la surface.

Page 7
Solution: Une représentation informatique donne la figure suivante.

Exercice 2.4 (Méthodes des moindres carrés). On considère trois points du plan M1 (x1 , y1 ),
M2 (x2 , y2 ) et M3 (x3 , y3 ) et une droite d’équation y = ax + b.
1. On suppose que les points M1 , M2 et M3 ont les coordonnées données dans le tableau
suivant
i xi yi
1 0 2
2 1 4
3 2 1
et que la droite a pour équation y = x + 1. Représenter M1 , M2 et M3 sur un dessin.
Calculer pour chaque point la valeur de

yi − (axi + b).

Préciser sur le dessin ce que représente cette valeur.

Solution:

2.1 Calcul d’incertitude, intégrales doubles et triples


Exercice 2.5. On rappelle que la période des oscillations d’un pendule simple de longueur l
est donnée par la formule s
l
T = 2π
g
où g désigne la constante gravitationnelle.
1. On suppose dans cette question que la valeur de π de notre calculatrice est exacte. Calculer
l’incertitude sur la période du pendule lorsqu’on considère l = 1 m à 10−3 près et g =
9, 81 m/s2 à 10−2 près.

Page 8
Solution: On considère T comme une fonction des deux variables l et g. D’après le
cours, l’incertitude sur T sachant que l’incertitude sur g est de δg et l’incertitude sur l
est de δl est donnée par la formule

∂T ∂T
δT = (g, l) δg + (g, l) δl.
∂g ∂l

Les dérivées partielles premières de T sont données par


s
∂T π l ∂T π
(g, l) = − , (g, l) = √ .
∂g g g ∂l gl

On a donc les valeurs numériques suivantes (en supposant que la valeur de π donnée
par notre calculatrice est exacte)

∂T ∂T
(9.81, 1) = −0.1022460082, (9.81, 1) = 1.003033340,
∂g ∂l
et donc pour T et δT on trouve

T (9.81, 1) = 2.006066680 s, δT = 0.2025493422.10−2 .

2. On suppose maintenant que la valeur exacte de π n’est pas connue et que π = 3.141 à 10−3
près. Calculer l’incertitude sur la période du pendule en reprenant les mêmes valeurs que
précédement.

Solution: On considère maintenant T comme une fonction des trois variables l, g et


π. D’après le cours, l’incertitude sur T sachant que l’incertitude sur g est de δg, celle
sur l de δl et celle sur π de δπ est donnée par la formule

∂T ∂T ∂T
δT = (g, l, π) δg + (g, l, π) δl + (g, l, π) δπ.
∂g ∂l ∂π

Les dérivées partielles premières de T sont données par


s s
∂T π l ∂T π ∂T l
(g, l, π) = − , (g, l, π) = √ , (g, l, π) = 2 .
∂g g g ∂l gl ∂π g

On a donc les valeurs numériques suivantes

∂T ∂T
(9.81, 1, 3.141) = −0.1022267197, (9.81, 1, 3.141) = 1.002844121,
∂g ∂l
∂T
(9.81, 1, 3.141) = 0.6385508568,
∂π
et donc pour T et δT on trouve

T (9.81, 1) = 2.005688242 s, δT = 0.2663662175.10−2 .

Page 9

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