MACRO ECONOMIE
A L’USAGE DES ETUDIANTS DE DEUXIEME LICENCE EN
SCIENCES ECONOMIQUES COMMERCIALES ET FINACIERES
PROF Dr Gabriel LANDU VANGU Ph.D
2019-2020
MACRO ECONOMIE
2
INTRODUCTION
L’objet de la macro-économie est la compréhension de
l’activité économique dans son ensemble. Cette tâche est
très complexe et semble impossible. C’est pourquoi les
économistes ont réduit l’économie nationale à un certain
nombre de catégories économiques à propos desquelles
ils posent un certain nombre d’interrogation
fondamentales telles que :
Quelles sont les causes de fluctuations économiques
Pourquoi le chômage ou l’inflation augmentent ?
Les politiques économiques sont-elles efficaces pour
résoudre les problèmes ?
MACRO ECONOMIE
3
Ces phénomènes peuvent être conjoncturels ou
structurels. Dans ce dernier cas, ils relèvent de la
croissance économique c'est-à-dire de la longue
période. La macro-économie traite donc des
phénomènes conjoncturels de courte période avec un
stock de capital donné. Les questions principales
abordées par cette discipline gravitent autour du
niveau de production du chômage, de l’inflation ou
enfin des équilibres extérieures.
MACRO ECONOMIE
4
I. DEFINITION DE LA MACROECONOMIE
La macroéconomie regroupe l’ensemble des analyses et
des théories économiques globales qui s’appliquent à la
totalité du système économique. L’analyse
macroéconomique proprement dite s’est formée comme
théorie à part entière sur la base de la théorie générale de
l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie de John Maynard
Keynes en 1936.
Elle regroupe les agents individuels en vue d’examiner et
d’expliquer le fonctionnement d’ensemble. à savoir le
niveau d’activité, l’investissement, l’épargne, le
chômage et l’inflation.
MACRO ECONOMIE
5
II. Différences entre la micro-économie et la
macroéconomie
La microéconomie étudie principalement les comportements des
agents économiques et des marchés pris individuellement dans le
cadre d’équilibre partiel : La détermination de prix sur un
marché particulier, le comportement de production de biens et
services particuliers.
La distinction entre analyse microéconomique et analyse
macroéconomique est habituellement fondée sur la dimension de
l’entité étudiée, d’ailleurs les vocables micro et
macroéconomiques viennent des termes grecs « mikros » et «
makros » qui signifient respectivement « petit » et « grand ».
En réalité la distinction entre microéconomie et
macroéconomie va au-delà de la dimension étudiée. La
microéconomie et la macroéconomie empruntent des démarches
différentes.
MACRO ECONOMIE
6
La microéconomie met l’accent sur la compréhension
détaillée des marchés particuliers et pour parvenir à ce
degré de détail, elle supprime de nombreuses interactions
avec les autres marchés. Elle ressemble à une course à
chevaux observée à travers une paire de jumelle.
La macroéconomie s’intéresse à l’interaction des différentes
parties de l’économie, elle simplifie les blocs de manière
à se concentrer sur la façon dont ils s’ajustent et
s’influencent .Comme ci on regarde la même course à
chevaux à l’œil nu, notre image de détail devient flou mais
on peut se concentrer sur le tableau d’ensemble.
MACRO ECONOMIE
7
III. Aperçu historique des grands problèmes
macroéconomiques
1- La récession et le chômage
Jusqu'à la crise 1929 la théorie dominante était la théorie de
l’équilibre de plein emploi (la théorie classique). Lorsqu’un
déséquilibre apparaît sur un marché donné (par exemple le
chômage sur le marché de travail) ses mécanismes sont
censés rétablir l’équilibre (à travers la baisse des salaires).
En effet selon les classiques, tout déséquilibre éventuel doit
se résorber de lui-même par le jeu des prix flexibles. Le
seul type de chômage possible est le chômage volontaire
qui est causé par la résistance des travailleurs à la baisse de
leur salaire. Le chômage est donc dû à la désobéissance des
travailleurs aux règles des marchés (les syndicats entravent le
fonctionnement du marché).
MACRO ECONOMIE
8
2- La crise récente depuis 1970
a. La Stagflation :
Les années 70 et surtout les années 80 ont été caractérisées
par un haut niveau de chômage et un taux d’inflation élevé.
Cette conjonction du chômage et de l’inflation a été qualifiée
de stagflation.
La stagflation a été considérée comme inconcevable par
un grand nombre d’économistes keynésiens. Elle a impulsé
l’élaboration de nouveaux instruments et de nouveaux
schémas d’analyse macro-économique (nouvelle macro-
économique classique). Les politiques d’inspirations
keynésiennes sont non seulement inefficaces mais elles sont
à l’origine de la stagflation.
MACRO ECONOMIE
9
b. L’inflation:
Le problème de niveau de l’activité économique et de l’emploi
n’est pas donc le seul problème auquel s’affronte la
macro-économie. Parmi les grands fléaux
macroéconomiques il y a aussi l’inflation, c’est à dire
l’augmentation entretenue du niveau général des prix.
MACRO ECONOMIE
10
PARTIE I : LA COMPTABILITE NATIONALE
CHAP I : DESCRIPTIONS DE L’ACTIVITE
ECONOMIQUE
Section I : Les agents et opérations économiques
de la comptabilité nationale.
Les Agents économiques
Pour décrire l’activité économique, on regroupe les flux
autour d’un certain nombre de centre de décision.
Un agent économique est un regroupement homogène
d’unité économique.
Les agents macro-économiques sont des modèles macro
comptable qui cherche a étudier le comportement en unité
élémentaire en fonction de :
MACRO ECONOMIE
11
La spécificité des décisions prises par ces agents concernant
les différentes fonctions.
La possibilité qu’il y a d’observer ces agents dans l’univers
réel et le regroupement cohérence.
Les Agents macro économiques sont classés en deux
catégories :
Les unités institutionnelles (U.I) et les unités de production
homogènes (UPH).
Le système de la comptabilité nationale définir une unité
institutionnelle comme une entité économique qui est
capable de posséder des actifs, de contracter des obligations
de l’engager dans des activités économiques et de réaliser
des opérations avec d’autres entités.
MACRO ECONOMIE
12
Les unités de production homogènes (UPH)
Une unité est dite de production homogène si elle exerce
une activité exclusive sur un produit ou un groupe de
produit, il s’agit ici des produits fabriqués.
Chaque unité institutionnelle sera décomposée en autant
d’unités de production homogène qu’il y a des produits
différents composant sa production.
MACRO ECONOMIE
13
Les UI sont regroupées en SI (secteur institutionnels).
Le secteur institutionnel est un ensemble d’UI qui ont un
comportement économique analogue qui est repéré par sa
fonction économique principale.
Le tableau ci-après distingue six secteurs institutionnels qui
constituent l’économie nationale :
Société non financière (SNF)
Société financière (SF)
Administration publique (APU)
Institution sans but lucratif au service des ménages
(ISBLM)
Ménages (Me) y compris les entreprises individuels (EI).
MACRO ECONOMIE
14
I.2. Les opérations économiques de la comptabilité
La comptabilité nationale regroupe trois opérations
macroéconomiques
I.2.1 Les opérations sur biens et services
Par lesquelles sont assurées la création, la transformation,
la circulation ou l’utilisation d’un bien ou d’un service.
MACRO ECONOMIE
15
Elles indiquent d’une part l’origine c'est-à-dire production
(Q) ou importation (M), des biens et services utilisés, et
d’autre part leur emploi final : Consommation privée (C)
investissement privés (I), consommation publique (G),
exportation (X).
Les opérations sur biens et services sont au nombre de six
(6)*
La production (Q), la consommation intermédiaire (CI), la
consommation finale (CFi), la formation Brute du capital
fixe (FBCF) et la variation des stocks (VS), l’exportation (X)
et l’importation (M).
MACRO ECONOMIE
16
I.2.2. Les opérations de répartition
Par lesquelles s’effectuent la distribution de la valeur
ajoutée par les unités productives résidentes, la
distribution des revenus de facteurs provenant du
reste du monde et de la redistribution des revenus et
du patrimoine. On les désigne également par le
terme de « transfert ».
MACRO ECONOMIE
17
Les opérations de répartition sont au nombre de neuf (9)
La Rémunération des salaires, l’impôt sur la production et
les importations, les subventions, le revenus de la pauvreté,
les impôts courants sur le revenu, le patrimoine etc…, les
cotisations et prestations sociales, autres transferts
courants, ajustement pour variation des droits des ménages
sur les fonds de pension, les transferts en capital (impôt en
capital, aides à l’investissement…).
MACRO ECONOMIE
18
I.2.3. Les opérations financières
Sont des opérations relatives à la création, à la collecte et la
mise en œuvre des moyens de financement nécessaires au
fonctionnement d’une économie. Elles constituent la
contrepartie de la plupart des opérations sur biens et
services ou de répartition décrites dans les comptes non
financiers puisque ces opérations font le plus souvent
intervenir la monnaie et crédit.
MACRO ECONOMIE
19
Les opérations financières sont au nombre de sept (7)
L’or monétaire et Droits de tirage spéciaux (DTS),
numéraire et Dépôt les titres autres qu’action, les crédits,
les actions et autres participations, les réserves techniques
d’assurance, autres comptes à recevoir/à payer.
MACRO ECONOMIE
20
PARTIE II THEORIE CLASSIQUE :
L’ECONOMIE DANS LE LONG TERME
CHAP II : LE REVENU NATIONAL : SA
PRODUCTION, SA REPARTITION ET SON
AFFECTATION
L’une des plus importants variables macro-économiques
est le produit intérieur brut (PIB) qui mesure à la fois la
production de biens et services d’un pays et le revenu que
cette production génère.
Retenons qu’un niveau élevé du PIB ne permet pas
d’assurer que la population d’un pays soit heureuse, mais il
peut être une meilleure recette de bonheur que les macro-
économistes ont à offrir.
MACRO ECONOMIE
21
2.1 LES DETERMINANTS DE LA PRODUCTION
TOTALE DE BIENS ET DE SERVICES
La production de biens et de services de toute économie
donnée, c’est-à-dire son PIB, est fonction : (1) de la quantité
de facteurs de production dont elle dispose et (2) de sa
capacité à transformer ces facteurs de production dans le
cadre d’une fonction de production..
MACRO ECONOMIE
22
2.2 LA RÉPARTITION DU REVENU
NATONAL ENTRE FACTEURS DE
PRODUCTION
Comme on l’a vu plus loin, la production totale d’une
économie est égale à son revenu total. Étant donné que les
facteurs de production et la fonction de production
déterminent conjointement la production totale de biens et
de services, ils déterminent du même fait le revenu
national. Le circuit économique de la figure précédente
nous a montré que ce revenu national circule des
entreprises vers les ménages via les marchés des facteurs de
production.
MACRO ECONOMIE
23
2.2.1. Les prix des facteurs
La répartition du revenu national est déterminée par
les prix des facteurs. Les prix des facteurs sont les
montants payés aux facteurs de production, les
rémunérations des travailleurs salariés et les
dividendes et intérêts perçus par les propriétaires du
capital. Le prix perçu par chaque facteur de
production pour les services qu’il rend est lui-même
déterminé par l’offre et la demande de ce facteur.
MACRO ECONOMIE
24
2.2.2 Le problème de l’entreprise en situation de
concurrence
. L’entreprise en situation de concurrence est donc contrainte
d’accepter les prix, tant de sa production que de ses facteurs de
production, tels qu’ils sont donnés par le marché.
Pour fabriquer son produit, l’entreprise a besoin de deux facteurs de
production : le capital et le travail. Comme nous l’avons fait pour
l’ensemble de l’économie, nous représentons la technologie de
production de l’entreprise sous la forme d’une fonction de
production
Y =F (K, L)
Où Y désigne le nombre d’unités produites (La production de
l’entreprise), K le nombre de machines utilisées (le volume du
capital) et L le nombre d’heures travaillées par l’ensemble de ses
travailleurs (le volume de travail).
MACRO ECONOMIE
25
L’entreprise vend sa production au prix P, elle paie à ses
travailleurs un salaire W et elle rémunère son capital au
taux R. L’entreprise doit rémunérer son capital parce que
nous supposons que ce sont les ménages qui détiennent le
stock de capital de l’économie considérée. En ces termes,
les ménages louent leur capital aux entreprises et leur
vendent leur travail. Ce sont donc les ménages,
propriétaires des deux facteurs de production, qui les
mettent à la disposition des entreprises contre
rémunération.
MACRO ECONOMIE
26
L’objectif de l’entreprise est de maximiser son profit. Le
profit est le revenu diminué des coûts : c’est ce qui reste à
l’entreprise lorsque celle-ci s’est acquittée de ses coûts de
production. Le revenu est égal à P x Y soit le prix de vente
P du bien considéré multiplié par la quantité Y de ce bien
produite par l’entreprise. Les coûts du travail sont égaux à
W x L, soit le salaire W multiplie par la quantité de travail
L. Les coûts du capital sont égaux à R x K, soit la
rémunération du capital R multipliée par la quantité de
capital K. Nous pouvons donc écrire :
Profit = Revenu - Couts du Travail - Coûts du Capital
=PxY–WxL–RxK
MACRO ECONOMIE
27
Pour comprendre comment le profit dépend des facteurs de
production, nous avons recours à la fonction de production
Y = F (K, L), que nous introduisons dans cette équation en
lieu et place de Y, pour obtenir
Profit = P x F (K, L) – W x L – R x K
MACRO ECONOMIE
28
LA FONCTION DE PRODUCTION COBB-DOUGLAS
Cette fonction de production à facteurs substituables particulièrement
simple a été introduite en 1928 par deux économistes américains
Charles Cobb et Paul Douglas. Elle s’écrit, A, étant des paramètres
positifs :
Q=
Forme des isoquantes
On va étudier la forme des isoquantes pour un niveau quelconque de la
production Q= Q0.
MACRO ECONOMIE
29
D’où:
=-
L
Et, compte tenu de l’expression de K :
-
et étant des paramètres positifs, il apparaît que dK/dL est
négatif ; l’isoquant est donc décroissante. La valeur absolue de
dK/dL représente le taux marginal de substitution dont la valeur
varie tout au long de l’isoquant.
On peut montrer en outre que la courbe est convexe. Pour cela il
suffit de montrer que la dérivée seconde d2K/dL2 est positive. Or,
à partir de l’expression précédente de dK/dL il devient :
MACRO ECONOMIE
30
d2K= -β [L dK/dL-K] > 0 puisque L dK – K <0.
dL2 L3 dL
Les expressions des rendements d’échelles sont caractérisés en
considérant les variations de la production consécutive à un
accroissement simultané et dans la même proportion (m) de
chacun des facteurs. Or :
F(mK, Ml)= A : : Q.
Les rendements seront croissants, constants ou décroissants
selon que >
≤1.
MACRO ECONOMIE
31
Dans l’hypothèse de rendements d’échelle constants,
l’écriture de la fonction de Cobb-Douglas se simplifie
et devient Q = avec 0 <
Expression des productivités marginales ◊ On vérifie
que les productivités marginales du capital FK et du
travail FL sont positives ; en effet :
MACRO ECONOMIE
32
Les exposants mesurent respectivement le
rapport de la productivité marginale du facteur
considéré (F’K ou F’L) à la productivité moyenne de
ce même facteur (Q/K et Q/L).
On note que les productivités marginales de
chacun des facteurs sont décroissantes (et que l’on
a en même temps des rendements d’échelles
constants)
MACRO ECONOMIE
33
2.3 LES DÉTERMNANTS DE LA DEMANDE DE
BIENS ET SERVICES
Nous savons maintenant ce qui détermine le niveau de
production et la manière dont le revenu tiré de celui-ci se
répartit entre travailleurs et propriétaires du capital. Nous
poursuivons ci-dessous notre parcours du circuit économique
de la figure 2.1, pour étudier l’affectation de la production.
Ce chapitre a permis d’identifier les quatre composantes du
PIB :
Consommation (C)
Investissement (I)
Dépenses publiques (G)
Exportations nettes (NX)
MACRO ECONOMIE
34
Le circuit économique ne contient que les trois premières
de ces composantes. Jusqu’ici, afin de ne pas trop
compliquer l’analyse, nous avons fait l’hypothèse d’une
économie fermée, soit une économie dépourvue de tout
échange avec l’étranger. Les exportations nettes d’une
telle économie sont, par définition nulles. Nous
étudierons plutard la macroéconomie des économies
ouvertes.
Dans une économie fermée, il y a trois utilisations
possibles des biens et services produits. L’identité du
revenu national exprime ces trois composantes du PIB :
Y = C + I +G
MACRO ECONOMIE
35
La consommation
Chaque fois que sous achetons des aliments, des vêtements
ou des billets de cinéma, nous consommons une partie de la
production de l’économie. Globalement, tous les types de
consommation représentent quelque deux tiers du PIB.
Les ménages perçoivent des revenus en contrepartie de leur
travail et de leur détention de capitaux, ils paient des
impôts à l’Etat et décident ensuite comment répartir ce
revenu après impôts entre consommation et épargne.
MACRO ECONOMIE
36
Le revenu après impôts. Y – T s’ appelle revenu
disponible. C’est ce revenu disponible que les ménages
répartissent entre consommation et épargne.
Nous faisons l’hypothèse que la consommation dépend
directement du niveau du revenu disponible. Plus ce revenu
disponible est élevé, plus la consommation est importante :
C = C (Y-T)
Cette équation établit que la consommation est une
fonction du revenu disponible. La relation entre
consommation et revenu disponible s’appelle fonction de
consommation
MACRO ECONOMIE
37
Pour certains exemples sur la consommation consulter le
support à la page 35 ,36,37 et pour l’Investissement. cfr le
cours d’évaluation de projet
Les économistes établissent une distinction entre taux
d’intérêt nominal et taux d’intérêt réel. Cette distinction est
surtout utile en périodes d’inflation ou de déflation, c’est-a-
dire en périodes d’instabilité des prix. Le taux d’intérêt
nominal est le taux d’intérêt dans son acception normale :
il s’agit du taux que les investisseurs paient pour emprunter
de l’argent. Le taux d’intérêt réel est le taux d’intérêt
nominal corrigé des effets d’inflation.
MACRO ECONOMIE
38
Pour mieux percevoir cette différenciation entre taux
d’intérêt nominal et réel, reprenons l’exemple de
l’entreprise qui souhaite construire une nouvelle
usine et emprunte de l’argent nécessaire auprès
d’une banque au taux d’intérêt de 8%. Le taux
d’intérêt nominal est donc bien de 8% :le montant dû
par l’entreprise à la banque croît de 8% par an. Mais
si les prix augmentent, par exemple de 3 % par an,
les dollars que rembourse l’entreprise perdent 3% de
leur valeur chaque année.
MACRO ECONOMIE
39
L’entreprise doit 8% de dollars en plus, mais chacun
de ces dollars vaut 3% en moins. Le taux d’intérêt
réel est alors de 5%, soit la différence entre le taux
d’intérêt nominal et le taux d’ inflation. Ce qui
s’établi de manière plus détaillée cette relation entre
taux d’intérêt nominal et réel.
La décision d’investir dépend de ce taux d’intérêt
réel et non du taux d’intérêt nominal.
La liaison entre le taux d’intérêt réelr et
l’investissement I s’exprime comme suit :
I = I (r)
MACRO ECONOMIE
40
2.3.3 Les dépenses, publiques
Les dépenses publiques constituent la troisième
composante de la demande de biens et services. Les
pouvoirs publics, tant centraux que locaux,
construisent des routes, des écoles, achètent les
fournitures nécessaires à leurs administrations et
rémunèrent leurs fonctionnaires, leurs policiers,
leurs pompiers etc. Ce sont l’ensemble de ces
transactions qui constituent les dépenses publiques
en biens et services.
MACRO ECONOMIE
41
LES DÉTERMINANTS DE L’ÉQUILIBRE ENTRE
OFFRE ET DEMANDE DE BIENS ET SERVICES
Nous avons maintenant bouclé la boucle de notre circuit
économique de la figure 2.1 ; après avoir examiné l’offre de
biens et services, nous venons de clôturer l’analyse de la
demande de ces biens et services.
Le rôle du taux d’intérêt dans l’économie peut être envisagé
de deux manière : sous l’angle de son impact sur l’offre et la
demande, soit de biens et services, soit de fonds prêtables.
MACRO ECONOMIE
42
L’équilibre sur le marché des biens et services :
l’offre et la demande de la production
Les équations qui suivent synthétisent l’exposé relatif à la
demande de biens et services :
Y=C+I+G
C = C (Y – T)
I = I (r)
G=G
T=T
La demande des biens et services produits par l’économie
émane de la consommation, de l’investissement et des
dépenses publiques.
MACRO ECONOMIE
43
A la demande de biens et services, ajoutons maintenant
l’offre de ceux-ci qui établi que les facteurs de production et
la fonction de production déterminent conjointement la
quantité produite :
Y = F (K, L)
=Y
En substituant les fonctions de consommation et
d’investissement dans l’identité comptable du revenu
national, nous obtenons.
Y = C (Y – T) + I (r) + G
MACRO ECONOMIE
44
Comme les variables G et T sont établies par la politique
budgétaire et que le niveau de la production Y est
déterminé par les facteurs de production et la fonction de
production, nous pouvons écrire
Y = C (Y-T) + I (r) + G
Cette équation établit que l’offre de production est égale à la
demande de celle-ci, laquelle n’est autre que la somme de la
consommation, de l’investissement et des dépenses
publiques.
MACRO ECONOMIE
45
L’équilibre sur les marchés financiers : l’offre et la
demande de fonds prêtables
Le taux d’intérêt est le coût de l’emprunt, est le rendement du
prêt sur les marchés financiers. Étudier ceux-ci nous
permettra de mieux comprendre le rôle du taux d’intérêt. Pour
ce faire, nous réécrivons l’identité comptable du revenu
national comme suit :
Y - C –G = I
Le terme (Y – C – G) désigne la production qui subsiste après
que les demandes des consommateurs et de l’Etat aient été
satisfaites : on l’appelle épargne nationale ou épargne
tout court (S). Ainsi reformulée, l’identité comptable du
revenu national montre que l’épargne est égale à
l’investissement,
MACRO ECONOMIE
46
Au sein de l’épargne nationale, il est possible de distinguer
l’épargne des ménages et l’épargne de l’Etat :
S = (Y -T- C) + (T - G)= I
Le terme (Y-T-C) est le revenu disponible diminué de la
consommation, soit l’épargne privée. Le terme (T-G)
désigne les recettes publiques diminuées des dépenses
publiques, soit l’épargne publique. (Si l’Etat dépense
plus qu’il ne perçoit, il a un déficit budgétaire et l’épargne
publique est négative). L’épargne nationale est la somme de
l’épargne privée et de l’épargne publique.
MACRO ECONOMIE
47
CHAP III : LA CONSOMMATION,COMPOSANTE
MAJEURE DE LA DEMANDE GLOBALE
La nature de la fonction de consommation ayant été
précisée, les relations qui existent dans le temps entre la
consommation, l'épargne, l'investissement et le revenu
national seront présentées. Le recours au concept de
multiplicateur permettra de mettre en évidence l'incidence
d'une dépense d'investissement supplémentaire sur le
niveau du revenu global.
MACRO ECONOMIE
48
Section 1 : La consommation et l’épargne
L'analyse de la consommation des ménages tend à dégager
les facteurs qui déterminent l'importance et la structure de
cette consommation.
La notion de fonction de consommation trouvant son
origine dans la Théorie Générale, la pensée de Keynes sera
d'abord présentée, puis les premières estimations
empiriques ayant fait apparaître des résultats
contradictoires, la fonction de consommation a fait l'objet
de réinterprétations ; ce sont celles-ci qui seront exposées
dans un second temps.
Voir Exercices sur la consommation
MACRO ECONOMIE
49
LA STRUCTURE DE LA CONSOMMATION ET LE
REVENU
Comment les ménages répartissent-ils leurs dépenses de
consommation ? Cette répartition est-elle stable dans le
temps ?
La consommation peut être rapportée à différentes
mesures du revenu : le Produit National Brut, le Revenu
National et le Revenu Disponible des ménages. Cette
dernière mesure du revenu est beaucoup plus significative
dans les habitudes de consommation des particuliers.
Yd
MACRO ECONOMIE
50
1 Nomenclatures de consommation et coefficients budgétaires
A. Plusieurs décompositions peuvent être retenues.
Consommation par fonction.
Cfr : Support de cours
Consommation selon la durabilité
B) Les niveaux de consommation des pays en voie de développement
Cfr tableau page …..
MACRO ECONOMIE
51
CHAP 4 . L’EQUILIBRE SUR LE MARCHE DE LA
MONNAIE
INTRODUCTION
a) Définition de la monnaie
Dans une économie monétaire moderne où il n’ya plus de
troc, la monnaie se définit comme l’ensemble des moyens
de paiement immédiatement utilisables pour acquérir des
biens et services ou régler des dettes. La monnaie est le seul
bien échangeable contre tous les autres biens.
MACRO ECONOMIE
52
Le prix de la monnaie peut être calculé de plusieurs façons :
Le prix nominal : c’est le prix unitaire de la monnaie qui est
par définition égal à un. 1Fc vaut 1 FC et 1 € vaut 1€.
Le prix relatif : c’est le pouvoir d’achat de la monnaie. Ce prix
est la valeur d’une unité monétaire exprimée par rapport aux
prix des autres biens et services. Si P est le niveau général des
prix (NGP), alors le prix relatif de la monnaie est égal à :
Remarquons que plus le NGP est élevé, plus le prix relatif est
faible.
Le taux d’intérêt : il mesure la valeur des services rendus par
la monnaie dans le temps. Rappelons que ce taux d’intérêt
peut être exprimé en terme nominal (R) ou en terme réel (r).
Le taux de change : il mesure la quantité de monnaie locale
qu’il faut céder pour avoir une unité de monnaie étrangère.
MACRO ECONOMIE
53
Exemple : le taux de change de Franc congolais -
Euro est d’environ 1.920, Ceci veut dire que pour
avoir un €, il faut 1.920 Fc
Remarquons que le taux de change peut aussi être
exprimé en terme nominal ou réel. Si nous notons
que le taux de change nominal Z, le taux de change
réel Zr sera : Zr = Z (où P est NGP local et P*, le NGP
à l’étranger).
MACRO ECONOMIE
54
b) Composition et mesure de la masse monétaire
La quantité de monnaie disponible dans une économie
donnée à un moment donné est mesurée par la masse
monétaire qui traduit l’ensemble des moyens de paiement
détenus par les agents non financiers.
Au sens le plus strict du terme, il s’agit de l’agrégat M1
qui traduit les disponibilités monétaire et qui regroupe
la monnaie fiduciaire et la monnaie scripturale.
MACRO ECONOMIE
55
La monnaie fiduciaire est l’ensemble des billets (et pièces)
en circulation (c'est-à-dire détenus par les agents non
financiers). Cette composante de la monnaie est appelée
monnaie centrale du fait qu’elle est émise exclusivement
par la Banque Centrale. La monnaie scripturale traduit les
dépôts à vue des agents non financiers auprès du système
bancaire. Cette monnaie bancaire est mobilisable par les
chèques, les ordres de virement ou les cartes de paiement.
Donc : M1 = B + DAV (où B = billets et DAV = dépôts à vue)
Mais de plus en plus souvent, la masse monétaire est
assimilée à l’agrégat M2 qui tient compte aussi de la quasi
monnaie c'est-à-dire : les dépôts à terme, les comptes
spéciaux d’épargne, les certificats de dépôt et les avoirs en
devises : M2 = M1 + Quasi monnaie.
MACRO ECONOMIE
56
SECTION I. L’OFFRE ET LA DEMANDE DE
MONNAIE
A) L’OFFRE DE MONNAIE
L’offre de monnaie est la quantité de monnaie mise, à
un moment donné, à la disposition du public par le
système bancaire (Banque Centrale et banques
commerciales). L’offre de monnaie est
statistiquement égale à M2. Cette monnaie est créée
par la Banques Centrale et les banques commerciales.
Toutefois, ces dernières sont soumises au contrôle de
la première qui représente l’autorité monétaire.
MACRO ECONOMIE
57
L’offre nominale de monnaie sera donc considérée comme
exogène :
M°=M0° et l’offre réelle de monnaie :
R
MACRO ECONOMIE
58
L’offre de monnaie est certes exogène, mais elle n’est pas
toujours constante. Elle peut varier selon la politique
monétaire de la Banque Centrale.
Une politique monétaire expansive se traduit par une
augmentation de l’offre de monnaie : Δ Mo> 0. Et une
politique monétaire restrictive se traduit par une baisse de
l’offre de monnaie : Δ Mo< 0
R
MACRO ECONOMIE
59
B) LA DEMANDE DE MONNAIE
Pour saisir les déterminants de la demande de monnaie, il
faut d’abord connaître les raisons qui poussent les agents
économiques non financiers à détenir de la monnaie. Ces
raisons sont en étroite relation avec les propriétés de la
monnaie dont les plus importantes sont :
la monnaie comme unité de compte est un étalon de
mesure, un numéraire, qui permet d’exprimer la valeur des
différents biens en une seule unité.
La monnaie comme réserve de valeur permet de
résoudre le problème de la non synchronisation des
recettes et des dépenses.
MACRO ECONOMIE
60
la théorie économique retient trois motifs de détention de
la monnaie : le motif de transaction, le motif de précaution
et le motif de spéculation.
a) Le motif de transaction
Ce premier motif de détention de la monnaie résulte du
problème de la non synchronisation des échanges qui se
traduit par une séparation des recettes et des dépenses
Si nous notons la demande nominale de monnaie pour
motif de transaction (MT), le NGP (P), la vitesse de
circulation monétaire (v), alors nous pouvons écrire :
MT ==PY=kPY avec k=
MACRO ECONOMIE
61
Dans ce cas la demande réelle de monnaie pour motif de
transaction sera :
Et comme la vitesse de circulation est un paramètre de
comportement qui traduit les habitudes de paiement,
nous pouvons écrire :
Y
MACRO ECONOMIE
62
b) Le motif de précaution
Outre les besoins pour effectuer les transactions courantes, les
agents économiques non financiers vont détenir une quantité
supplémentaire de monnaie pour pallier aux dépenses imprévues
qui peuvent survenir dans le futur.
Il peut s’agir par exemple de maladie, d’accident, de voyage
imprévu.
c) Le motif de spéculation
L’acte de spéculation consiste à acheter des titres financiers
(des obligations par exemple) lorsque leur cours est relativement
faible et que les agents s’attendent à ce qu’il va augmenter dans le
futur, en vue de les revendre lorsque leur cours augmente.
MACRO ECONOMIE
63
la demande de monnaie pour motif de spéculation (MS)
augmente au fur et à mesure que le cours des titres (CT)
augmente .
Ms= f(CT) avec (1)
Or le cours des titres est inversement proportionnel au taux
de rendement des titres (RT).
Exemple cfr Support de cours.
RT = f(CT) avec.
La combinaison des relations (1) et (2) permet d’écrire : MS
avec
MACRO ECONOMIE
64
Et comme le taux de rendement des titres financiers ne peut pas
s’écarter durablement et significativement du taux d’intérêt (R),
nous pouvons assimiler taux de rendement des titres et taux
d’intérêt. Ceci nous permet d’écrire la relation (3) comme suit :
Ms=f(R) avec
La relation (4) combinée à ces deux dernières remarques permet
d’écrire la fonction de demande de monnaie de spéculation :
Ms=0 ∀ R ≥ Rmax
Ms=f(R) avec < 0 ∀ Rmin <R <Rmax
Ms=∀ R ≤ Rmin
s
Ms
MACRO ECONOMIE
65
R
Rmax
Rmin
Ms
MACRO ECONOMIE
66
SECTION II
L’EQUILIBRE SUR LE MARCHE DE LA MONNAIE
A) L’APPROCHE CLASSIQUE : LA THEORIE
QUANTITATIVE DE LA MONNAIE
Cette théorie suppose que : (i) l’économie est en
concurrence parfaite, (ii) l’information est parfaite, (iii) les
agents sont rationnels et (iv) le niveau de production est
fixé au plein emploi.
Les 3 premières hypothèses impliquent que les agents non
financiers ne détiennent pas d’encaisses spéculatives.
MACRO ECONOMIE
67
La monnaie n’est donc demandée que pour le motif de
transaction (et de précaution). La fonction de demande de
monnaie sera donc : Md = MT = kPY.
L’équilibre sur le marché monétaire est tel que : Mo = Md
⇔M00 =kPY
M00
La solution de cet équilibre est la relation : P = (1)
kY
MACRO ECONOMIE
68
Comme la vitesse de circulation est supposée constante, la
relation (1) permet de déterminer, pour un niveau d’offre de
monnaie constant, le NGP compatible avec chaque niveau
de production. Nous pouvons remarquer que la relation
entre P et Y est décroissante.
Y
Y1
Y2
P1 P2 P
MACRO ECONOMIE
69
Et si nous nous référons à la quatrième hypothèse (Y = Y* =
une constante), nous pouvons déduire de la relation (1) une
relation entre l’offre de monnaie et le NGP. Nous pouvons
alors remarquer que toute politique monétaire expansive
se traduit inévitablement par une augmentation du NGP
c'est-à-dire par l’inflation.
MACRO ECONOMIE
70
B) L’APPROCHE KEYNESIENNE
L’approche keynésienne va tenir compte des trois motifs de
détention de la monnaie de sorte que : Md = MT + MS
Et parce que la théorie keynésienne de courte période
suppose que le taux d’inflation anticipée est nul, c'est-à-
dire que le NGP est constant, l’analyse en terme nominal se
confond avec celle en terme réel. Pour simplifier notre
analyse, nous supposons que le NGP = 1.
MACRO ECONOMIE
71
Md=MT (Y) ∀ R≥Rmax
Sous ces hypothèses :
Md=MT (Y)+Ms (R) ∀ Rmin<R <Rmax
Md = ∀ R≤Rmin
La demande de monnaie dépend donc de Y et de R. Et en
vue de passer à une seule variable, nous écrirons une
fonction de demande de monnaie pour chaque niveau de
production.
MACRO ECONOMIE
72
R Y=Y0 Y=Y1 Y=Y2
Rmax Trappe à liquidités
Rmin
Md
MACRO ECONOMIE
73
Etant donné cette fonction de demande de monnaie,
l’équilibre sur le marché monétaire qui égalise l’offre et la
demande de monnaie permet de déterminer le taux
d’intérêt d’équilibre compatible avec chaque niveau de
production.
En posant : MS = B - g R, et sachant que : MT = kPY = kY
(puisque P = 1)
Alors : Md = MT + MS = k Y + B - g R
L’équilibre est : M0 = Md M00= k Y0+B-g R
MACRO ECONOMIE
74
CHAP 6. L’EQUILIBRE SUR LE MARCHE DU
TRAVAIL
INTRODUCTION
Le marché du travail est ce marché particulier où s’échangent
une offre de travail émanant des ménages salariés et une
demande de travail émanant des entreprises, et où se
déterminent les niveaux d’équilibre du taux de salaire et de
l’emploi.
Dans ce chapitre, nous faisons deux hypothèses :
H1 : Le travail est homogène, c'est-à-dire que tous les salariés
ont la même qualification, et de ce fait ils ont le même taux de
salaire.
H2 : Le stock de capital est constant c'est-à-dire que nous
sommes en courte période.
MACRO ECONOMIE
75
SECTION I. L’APPROCHE CLASSIQUE DU
MARCHE DU TRAVAIL
A) HYPOTHESES
H1 : L’économie est en concurrence parfaite et
l’information est parfaite.
H2 : Les agents sont rationnels et adoptent un
comportement de maximisation de leurs
fonctions objectif sous contrainte. Les
ménages salariés maximisent leur utilité
sous contrainte budgétaire, et les entreprises
maximisent leur profit sous la contrainte
technique de la fonction de production.
MACRO ECONOMIE
76
H3 : Les travailleurs se font concurrence entre eux.
Il n’ya pas de syndicats.
H4 : Les travailleurs raisonnent en termes de
pouvoir d’achat (salaire réel).
H5 : Les prix et le taux de salaire sont parfaitement
flexibles à la hausse comme à la baisse et les agents
adaptent leur comportement aux variations du
taux de salaire réel.
MACRO ECONOMIE
77
B) L’OFFRE DE TRAVAIL
L’offre de travail est la quantité de travail que les
ménages salariés sont disposés à offrir à un moment
donné. Pour comprendre les déterminants de cette offre
de travail, nous considérons un travailleur représentatif
qui offre une quantité de travail pour avoir en
contrepartie un salaire monétaire qui lui servira à
financer principalement ses dépenses de consommation.
Ce ménage dispose, par période, d’un temps maximum,
égal à L, qu’il cherche à répartir entre travail (Lo) et loisir
(L) dans le but de maximiser son utilité totale.
MACRO ECONOMIE
78
Le loisir procure directement une satisfaction, et le
travail procure un salaire qui permet de financer des
biens de consommation qui procurent une
satisfaction. Ainsi la fonction d’utilité sera : U = U(C
,L) (avec C : la quantité de biens à consommer).
L’objet de ce paragraphe est de trouver la
combinaison (C*, L *) qui maximise cette fonction
d’utilité sous contrainte budgétaire.
Soit P : le NGP et w : le taux de salaire nominal.
MACRO ECONOMIE
79
Si nous supposons que ce ménage dépense la totalité
de son revenu d’une période pour la consommation
de la même période, c'est-à-dire que l’épargne est
nulle, la contrainte budgétaire sera :
wL0 - PC=0.
MACRO ECONOMIE
80
Ainsi, pour un niveau de consommation donnée,
l’offre de travail est une fonction croissante
du taux de salaire réel(wr) : L°=f(wr) avec =
=L
Wr
L L°
MACRO ECONOMIE
81
Cette courbe d’offre de travail se déplace dans deux cas :
Dans le cas d’une variation de la population active :
l’augmentation la déplace vers la droite et la baisse vers
la gauche.
Dans le cas d’une variation de la fonction d’utilité des
ménages salariés : toute augmentation de la préférence
pour les loisirs la déplace vers la gauche et
l’augmentation de la préférence pour la consommation la
déplace vers la droite.
MACRO ECONOMIE
82
Wr
L L ’L°
MACRO ECONOMIE
83
C) LA DEMANDE DE TRAVAIL
Les entreprises demandent du travail dans le but de
produire les quantités qui maximisent leur profit
sous la contrainte technique de la fonction de
production.
Soit la fonction de production Y = f (K, L) = A Lβ
(où A est l’indicateur de progrès technique)
En courte période : K = K0⇔ Y = f(L) = A Lβ Soit
F : le coût fixe et Π: le profit cfr COBB Douglas
MACRO ECONOMIE
84
D) L’EQUILIBRE SUR LE MARCHE DU
TRAVAIL
L’équilibre sur ce marché est tel que l’offre de travail est
égale à la demande de travail. La solution de cet équilibre
est le niveau d’emploi et le taux de salaire d’équilibre et par
la même, le niveau de production d’équilibre.
Lo (wr) = Ld (wr) ⇒ (L* , wr*) ⇒ Y* = f(L*)
MACRO ECONOMIE
85
Cet équilibre est un équilibre de plein emploi dans le sens
tous ceux qui désirent travailler au taux de salaire réel du
marché wr* trouvent un emploi et toute la demande de
travail émanant des entreprises à ce même taux de salaire
est satisfaite. Il n’ya pas de chômage involontaire. Il n’ya
que du chômage volontaire, c'est-à-dire des personnes qui
refusent de travailler au taux de salaire wr* parce que
l’utilité procurée par la consommation résultant de ce
salaire ne compense pas la perte d’utilité résultant de la
renonciation au loisir.
MACRO ECONOMIE
86
L°
wr
Ld
w r*
Chômage
volontair
L* L e
L
Y*
L
MACRO ECONOMIE
87
Le volume de production Y* qui résulte de cet
équilibre est également un volume de production
de plein emploi qui ne peut varier que si l’équilibre
sur le marché du travail se déplace. Or, l’équilibre sur
le marché du travail se déplace si la courbe d’offre
et/ou la courbe de demande de travail se déplacent.
MACRO ECONOMIE
88
Toute augmentation de l’offre de travail qui se traduit par
un déplacement de la courbe d’offre de travail vers la droite
crée un déséquilibre sur le marché du travail (excès d’offre).
Les nouveaux arrivants sur le marché du travail ne trouvent
à être employés que s’ils acceptent un taux de salaire réel
plus faible.
MACRO ECONOMIE
89
Et comme les entreprises égalisent la productivité
marginale du travail et le taux de salaire réel, et comme la
productivité marginale du travail est décroissante, alors la
demande de travail va également augmenter. Ce processus
se solde donc par une baisse du taux de salaire réel et une
augmentation du niveau de l’emploi d’équilibre :
Δ Lo> 0 ⇒ Δwr < 0 et Δ L* > 0
MACRO ECONOMIE
90
WrLd L0 L0,
Wr*
Wr*
L* L*’ L
MACRO ECONOMIE
91
SECTION II. L’APPROCHE KEYNESIENNE DU
MARCHE DU TRAVAIL
A) L’OFFRE ET LA DEMANDE DE TRAVAIL
Pour Keynes, le concept de marché du travail n’est pas
pertinent. Keynes admet les fondements de la courbe de
demande de travail, à savoir la loi de la rémunération du
travail à la productivité marginale du travail résultant du
postulat de rationalité des entreprises qui maximisent
leur profit. Il critique, par contre, les fondements de la
courbe d’offre de travail selon lesquels la désutilité
marginale du travail est égale à l’utilité marginale du
salaire.
MACRO ECONOMIE
92
La critique de la relation croissante entre l’offre de
travail et le taux de salaire réel se base sur trois
arguments :
Les travailleurs sont victimes de l’illusion monétaire.
Ils raisonnent en termes de salaire nominal et non
réel. Selon Keynes, les contrats salariaux sont fixés
en termes nominaux.
MACRO ECONOMIE
93
L’offre de travail n’est pas concurrentielle, c'est-à-dire
que les travailleurs ne se font pas concurrence entre eux,
et le taux de salaire nominal est rigide à la baisse. En
effet, les salariés entrent sur le marché de travail,
appuyés par leurs syndicats qui s’opposent à toute baisse
du taux de salaire nominal au dessous d’un seuil jugé
minimum (w0).
Il existe un certain nombre de travailleurs (LP) qui
acceptent de travailler au taux de salaire minimum, les
autres n’acceptent d’offrir leur travail que pour un taux
de salaire plus élevé. Sous ces hypothèses la fonction
d’offre de travail s’écrit comme suit :
MACRO ECONOMIE
94
L°=0 ∀ w < w0
L°= LP pour w = w0
L°= L° (w) avec
L°max=L
w L°
w0
Lo
Lp L
MACRO ECONOMIE
95
B) L’EQUILIBRE DE SOUS EMPLOI
En critiquant le concept du marché de travail, Keynes
soutient que le niveau d’emploi d’équilibre n’est pas
déterminé directement par la confrontation entre l’offre et
la demande de travail. Le niveau de l’emploi dépend de la
demande de travail par les entreprises, laquelle est
déterminée à son tour par le niveau de production, fonction
lui-même de la demande anticipée de biens et services,
appelée par Keynes demande effective
MACRO ECONOMIE
96
Niveau de la demande effective Niveau de production Niveau de
l’emploi.
Ld Ld, L°
w
w0
Chômage Chômage
involontai volontaire
re
L* LP L
L
Y*’
Y*
L
MACRO ECONOMIE
97
Ainsi, pour un niveau de production Y*,le niveau de
l’emploi L* est inférieur au niveau de plein emploi (LP). Et
la différence entre L* et LP constitue du chômage
involontaire.
Cet équilibre est donc un équilibre de sous emploi, dans le
sens où il ya du chômage involontaire, c'est-à-dire des
personnes qui acceptent de travailler au taux de salaire du
marché w0 et qui ne trouvent pas à être employés parce que
la demande effective qui s’adresse aux entreprises ne
justifie pas leur emploi.
MACRO ECONOMIE
98
Toutefois, Keynes ne s’arrête pas à ce constat. Il fait des
propositions permettant d’atteindre le plein emploi. Selon
lui, si le libre jeu du marché ne mène pas au plein emploi,
l’intervention de l’Etat devient nécessaire. Ce dernier peut,
par ses politiques économiques de relance, stimuler la
demande effective, et résorber par la même le sous emploi.
Ainsi, si la production passe à Y*’, le niveau de l’emploi
passe à LP, et le chômage involontaire s’annule.
MACRO ECONOMIE
99
TROISIEME PARTIE
LES MODELES MACROECONOMIQUES ET LES
POLITIQUES ECONOMIQUES