Matrices
Matrices
Définition II.2 On appelle iéme ligne, le p-uplet Li = (ai1 , ai2 , ..., aip ) et j éme vecteur colonne,
le n-uplet ci = (c1j , c2j , ..., cnj ).
Exemple II.1 :
2 3 −1
1 2
A= 5 6 7 , B= 3 4
8 9 10 5 6
27
Calcul Matriciel
Définition II.3 - Une matrice ligne est une matrice d’ordre 1 × p, c’est-à dire, une matrice
qui ne posséde qu’une seule ligne.
- Une matrice de colonne, est une matrice d’ordre n×1, c’est-à dire , une matrice qui ne posséde
qu’une seule colonne.
1
2
Exemple II.2 La matrice A = est une matrice colonne d’ordre 4 × 1.
−1
0
A= 1 2 −1 0 est une matrice ligne d’ordre 1 × 4.
Définition II.4 Une matrice nulle est une matrice A = (aij ) telle que aij = 0, ∀i, j.
0 0
Exemple II.3 A =
0 0
0 0
Définition II.5 Une matrice carrée est une matrice d’ordre n × n. C’est-à dire une matrice
possédant autant de lignes que de colonnes. On note Mn (R) l’ensemble des matrices carrées
d’ordre n × n.
2 3
Exemple II.4 A = est une matrice carrée d’ordre 2.
4 5
2 3
A= 4 5 n’est pas une matrice carrée.
5 6
Définition II.6 Une matrice diagonale D = (aij ) est une matrice carrée telle que
aij = 0, ∀i 6= j.
1 0 0
Exemple II.5 La matrice A =
0 2 0
est une matrice diagonale d’ordre 3.
0 0 −1
28
Dr. DIAO
Définition II.7 Une matrice identité I = (Iij ) est une matrice diagonale telle que Iij = 1.
1 0
Exemple II.6 I3 = est une matrice d’identité d’ordre 2.
0 1
1 0 0
I3 = 0 1 0 est une matrice d’identité d’ordre 3.
0 0 1
Définition II.8 On dit qu’une matrice carrée A est une matrice symétrique si et seulement
si aij = aji pour tout i, j ∈ {1, 2, · · · , n} et on dira qu’elle est antisymétrique si et seulement si
aij = −aji pour tout i, j ∈ {1, 2, · · · , n}.
A est une matrice symétrique d’ordre 3 et B est une matrice antisymétrique d’ordre 3.
Multiplier une matrice par un scalaire, c’est multiplier chaque élément de la matrice par ce
scalaire
λA = (λaij ) pour tout i ∈ {1, 2, · · · , n} et j ∈ {1, 2, · · · , p} .
29
Calcul Matriciel
Proposition II.1 Soit A = (aij )1≤i≤n;1≤j≤p une matrice d’ordre n × p et λ ∈ R. Alors λA est
la matrice, λA = (λaij ).
Pour faire la somme deux matrices A et B, il faut qu’elle soient du même ordre; n = m et
p = q, et dans ce cas
Produit matriciel
Pour faire le produit A × B des deux matrices A et B, il faut que le nombre de colonne de A
soient égale au nombre de ligne de B: p = m. Et dans ce cas le produit C = A × B, où
C = (cij ) avec
p
cij = pour tout i ∈ {1, 2, · · · , n} et j ∈ {1, 2, · · · , q} .
X
aik bkj
k=1
30
Dr. DIAO
Calculer AB et BA si possible.
Remarque II.2 1. On ne peut effectuer le produit AB, avec A ∈ Mn,p (R) et B ∈ Mp0 ,q (R)
que si p = p’.
Proposition II.2 Soient α, β des scalaires. Soient A,B,C des matrices telles que les produits
suivants soient possibles.
AIn = In A = A.
31
Calcul Matriciel
Transposition
On appelle transposée de A la matrice notée tA et définie par tA = (aji ), c’est-à dire la matrice
obtenue en transformant les colonnes (respectivement les lignes ) de A en lignes (respectivement
en colonnes).
1. t (t A) = A.
Remarque II.3 Transposer revient à échanger les lignes et les colonnes d’une matrice.
t
(AB) = t B t A
Proposition II.5 Soit A ∈ Mn (R) une matrice carrée. Alors A est symétrique si et seulement
t
A = A et A est antisymétrique si et seulement si t A = −A
−2 3 1
Exemple II.14 A =
3 0 2
t
A = A =⇒ A est symétrique.
1 2 −1
32
Dr. DIAO
Définition II.10 Soit A = (aij ) ∈ Mn (K) une matrice carrée. On appelle trace de A, notée
Tr (A) le scalaire donné par
n
Tr (A) =
X
aii .
i=1
Proposition II.6 Soient A = (aij ) ∈ Mn (K) une matrice carrée et α, γ ∈ K des salaires. Alors
1. T r(αA + γB) = αT r(A) + γT r(B), si la somme est définie
Définition II.11 Soient e = (e1 , e2 , e3 ) une base de l’espace (respectivement e = (e1 , e2 ) une
base du plan) et ~u(x1 , x2 , x3 ) un vecteur de l’espace (respectivement ~u(x1 , x2 ) un vecteur du
plan). On appelle matrice de ~u dans la base e, la matrice notée Me (~u) et définie par:
x1
x1
Me (~u) = x2 ∈ M3,1 (R) respectivement Me (~u) = ∈ M2,1 (R)
x2
x3
Définition II.12 Soit (v1 , v2 , ....vp ) une famille de p vecteurs. On appelle matrice de la famille
(v1 , v2 , ....vp ) dans la base e, et on note Me (v1 , v2 , ....vp ), la matrice dont les colonnes sont
formées des vecteurs v1 , v2 , ....vp .
33
Calcul Matriciel
Exemple II.17 Soient v1 = (−1, 3, 0), v2 = (0, −1, 5), v3 = (−3, 2, 1) et v4 = (1, 0, −1) et si
v = (v1 , v2 , v3 , v4 ). Alors
v1 v2 v3 v4
−1 0 −3 1
Me (v) = 3 −1 2
0
0 5 1 −1
Exemple II.18
2 3 2 3
A= |A| = = −2 − 12 = −14
4 −1 4 −1
Remarque II.5 Si A est diagonale, alors |A| est égale au produit des éléments de sa diagonale.
De même si A est triangulaire.
Proposition II.7 Soient ~u et ~v deux vecteurs du plan. Alors le couple (~u, ~v ) forme une base
du pa si et seulement det(~u, ~v ) 6= 0.
Proposition II.8 Soient ~u, ~v et w~ trois vecteurs de l’espace. Alors le triplet (~u, ~v , w)
~ forme
une base de l’espace si et seulement det(~u, ~v , w)
~ 6= 0.
Régle de Sharrus
34
Dr. DIAO
Pour calculer le déterminant de A, on peut utiliser la règle de Sharrus. Elle est décrite ainsi
qui suit:
a) Ajouter les deux premières colonnes
Alors on a
|A| = (a11 a22 a33 + a12 a23 a31 + a13 a32 a21 ) − (a11 a23 a32 + a22 a13 a31 + a33 a12 a21 ).
1 2 3 1 2 3
2 4 1 3
∆11 = −1 2 3 = = 8 − 9 = −1, ∆32 = −1 2 3 = =3+3=6
3 4 −1 3
0 3 4 0 3 4
i=1 i=1
35
Calcul Matriciel
j=1 j=1
1 2 3
2 3 1 3 1 2
|A| = −1 2 3 = +2 −3
2 1 3 1 3 2
3 2 1
Propriétés du déterminant
Propriété 2: Si deux lignes (ou deux colonnes) sont proportionnelles, alors |A| = 0.
Propriété 5: Si l’on permute deux lignes (ou deux colonnes) de A, le signe du déterminant est changé.
1 1 2 1 2 1
|A| = 0 1 1 = 3 et |B| = 0 1 1 = −3.
−1 0 2 −1 2 0
Propriété 6: Si une ligne (ou colonne) de A est multiplié par α, le déterminant est multiplié par α.
Propriété 7: Si chaque élément d’une ligne (ou colonne) de A peut se représenter par la somme de deux
nombres, le déterminant peut s’exprimer en fonction de la somme de deux déterminants.
1 1 2 1 1 2+0 1 1 2 1 1 0
|A| = 0 1 1 = 0 1 3 − 2 = 0 1 3 + 0 1 −2 = 1 + 2 = 3.
−1 0 2 −1 0 2 + 0 −1 0 2 −1 0 0
36
Dr. DIAO
Propriété 8: Si à une ligne (ou colonne) de A on ajoute α fois une autre ligne (ou colonne), la valeur
du déterminant reste inchangée.
1 −2 2 1 −2 + 2(1) 2 1 0 2
|A| = 0 1 1 = 0 1 + 2(0) 3 = 0 1 3 = 3.
−1 2 2 −1 2 + 2(−1) 2 −1 0 2
AB = In et BA = In
Si tel est le cas, B est unique et est appelée matrice carrée inverse de A. on la note B = A−1 .
AB = BA = In et AB 0 = B 0 A = In
on a donc
B = BIn = B(AB 0 ) = (BA)B 0 = In B 0 = B 0 =⇒ B = B 0
Proposition II.9 Soient A, B ∈ Mn (R) deux matrices carrées inversibles. Alors la matrice
produit AB est inversible et on a
(AB)−1 = B −1 A−1 .
37
Calcul Matriciel
Proposition II.10 Soit A ∈ Mn (R). Alors A est inversible si et seulement si t A est inversible.
De plus, si tel est le cas
(t A)−1 =t (A−1 )
∀ X ∈ Rn / AX = 0 =⇒ X = 0
Soit A ∈ Mn (R) telles que det(A) 6= 0. On sait donc A est inversible. Comment calcule-t-on
son inverse A−1 ?
38
Dr. DIAO
Exemple II.24
1 −1 2 −3
A= =⇒ com(A) =
−3 2 1 1
1 1 2
2 −1 1
A=
0 1 1
=⇒ com(A) = −2 4 −1
−1 0 2 −1 −1 1
1
A−1 = × tcom(A).
|A|
Exemple II.25
1 −1 2 −3 1 1 3
A= =⇒ com(A) = =⇒ A−1 =
−3 2 1 1 5 −1 2
39
Calcul Matriciel
b) Par des opérations élémentaires sur les lignes (ou les colonnes), faire apparaître I de
l’autre coté du trait vertical: (I|B).
Rappelons que les opŕations élémetaires sur les lignes Li d’une matrice sont: Pour λ 6= 0,
• On peut permuter Li et Lj : Li ↔ Lj .
1 2
Exemple II.26 Soit les matrice A = . On a
1 3
1 2 1 0 1 2 1 0 1 0 3 −2 1 0 3 −2
⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒
1 3 0 1 0 −1 1 −1 0 −1 1 −1 0 1 −1 1
3 −2
Alors A est inversible et A−1 =
−1 1
Définition II.17 Soient e = (e1 , e2 ) et v = (v1 , v2 ) deux bases du plan. On appelle matrice
de passage de la base e à la base v et on note Pe → v, la matrice de la formule (v1 , v2 ) dans la
base e, c’est-à dire la matrice dont les colonnes sont les coordonnés de v1 et v2 dans la base e.
Exemple II.27 Soient e = (e1 , e2 ), avec e1 = (1, 0), e2 = (0, 1). Soit v1 (1, 2) et v2 (−1, 3).
Alors v = (v1 , v2 ) est une base du plan. Or v1 = 1e1 + 2e2 et v2 = −e1 + 3e2 . Alors
v1 v2
Pe → v = 1 −1 e
1
2 3 e2
40
Dr. DIAO
Exemple II.28 Soient e = (e1 , e2 ), avec e1 = (1, 0, 0), e2 = (0, 1, 0) et e2 = (0, 0, 1) la base
canonnique de l’espace. Soient v1 (1, 2), v2 (−1, 3) et v3 (). Alors v = (v1 , v2 ) est une base du
plan. Or v1 = 1e1 + 2e2 et v2 = −e1 + 3e2 . Alors
v1 v2
1 −1
Pe → v = e1
2 3
e2
Exemple II.30 Soient e = (e1 , e2 ), avec e1 (1, 0, 0), e2 (0, 1, 0), e3 (0, 0, 1) et v = (v1 , v2 , v3 ),
v1 (1, −1, 0), v2 (1, 1, −1) et v3 (−1, 0, 1) deux bases de l’espace.
41
Calcul Matriciel
or
1 1 −1
1 1 1
Pe → v = 1 1 −1 =⇒ Pv → e = 0 1 1
−1 0 1 1 1 2
1 1 1 5 8
=⇒ M atv (~u) =
0 1 1
2 = 3
1 1 2 1 9
8
Donc les coordonnées de ~u dans la base v sont ~u 3
9
Exemple II.31
1 0 2
rg , , = 2.
0 1 0
Définition II.20 On appelle rang d’une matrice A ∈ Mnp (R), le rang de la famille des vecteurs
colonnes.
Exemple II.32
1 2 3
rg = rg(C1 , C2 , C3 ) = 2.
5 6 7
42
Dr. DIAO
Proposition II.17 Une matrice carrée A ∈ Mn (R) est inversible si et seulement si rg(A) = n.
Proposition II.18 Le rang d’une matrice A est égal au nombre de vecteurs non nuls de la
matrice échelonnée équivalente.
1 2 3
Exemple II.33 Soit les matrice A = . On a
5 6 7
1 2 3 1 0 0 1 0 0
rg = rg = rg = 2.
5 6 7 5 −4 −8 5 −4 0
Matrices extraites
Définition II.21 On appelle matrice extraite de la matrice A = (aij ) ∈ Mnp (R), toute matrice
de la forme A = (aij )i∈I∈J où I ⊂ {1, 2, · · · , n} , J ⊂ {1, 2, · · · , p} .
43
Calcul Matriciel
Proposition II.19 Le rang d’une matrice A est la taille maximale des matrices carrées ex-
traites inversibles.
0 3
Nous avons = −12, alors le rg(A) ≥ 2. D’autre part
4 5
0 3 2
3 2 3 2
4 5 1 = −4 +8 = −176,
0 10 5 1
8 0 10
44
Dr. DIAO
où les coefficients (aij ) sont des scalaires. Le vecteur colonne b = t (b1 , b2 , · · · , bn ) est appelé
second membre et le p−uplet (x1 , x2 , · · · , xp ) est le vecteur des inconnues. Lorsque le second
membre b = 0, on dit que le système est homogène sinon on dit que le système est non homogène.
On note par (S0 ) le système homogène associé à (S):
a11 x1 + a12 x2 + .......... + a1p xp =0
..
. =0
.. .
= ..
.
.. .
= ..
(S0 ) .
.. .
= ..
.
..
. =0
an1 x1 + an2 x2 + .......... + anp xp =0
Résoudre le système (S), c’est trouver le p-uplet (x1 , x2 , · · · , xp ) qui vérifie les n équations de
(S). Lorsque le système (S) admet une solution, on dit que le systéme est compatible sinon on
dit qu’il est incompatible. On dira que le système (S) est carré si le nombre d’q́uations est égale
au nombre d’inconnues: n = p.
Exemple II.36 Le système suivant est un systèmes de deux équations à deux inconnues.
2x + 3y = 5
(S)
8x − 7y = −1.
AX = b.
45
Calcul Matriciel
b) Si x = (x1 , ....., xp ) et y = (y1 , ....., yp ) sont deux solutions, alors αx + βy ∈ S0 pour tout
α, β des scalaires.
1) Soit S = ∅.
1) Soit S = ∅.
46
Dr. DIAO
Définition II.23 On dit que deux systèmes (S) et (S 0 ) sont équivalents s’ils ont le même
ensemble de solutions: S ' S 0 ⇐⇒ S = S0 .
Le principe de la méthode du Pivot de Gauss est de transformer, par des opérations élé-
mentaires sur les lignes (ou les colonnes), le système (S) en un système équivalent (S 0 ) plus
facile à résoudre. On rappelle que les opérations élémentaires sont:
Définition II.24 O dit qu’un système (S) est réduite sous forme échelonnée s’il est transformé
sous la forme suivante:
a11 x1 + a12 x2 + · · · + a1j xj + · · · + a1p xp = b1
+a22 x2 + · · · + a2j xj + · · · + a2p xp = b2
.. .
= ..
.
.. .
= ..
.
(SE) aii xj + · · · + aip xp = bi
0 = bi+1
.
0 = ..
0 = bn .
• S’il y’a une équation de compabilité et avec second membre non nul, alors S = ∅.
• S’il n’y a pas d’équation de compabilité ou si leur second membre est nul, le systéme est
résoluble.
47
Calcul Matriciel
Exemple II.39
x + 2y − z + t = 1 L1
x + 2y − z + t = 1 L1
y + 2z − 2t = 1 y + 2z − 2t = 1
L2 ← L2 − L1 L2
3y + 6z + 3t = 4 L3 ← L3 + L1
9t = 1 L3 ← L3 − 3L2
L4 ← L4 − 2L1 L4 ← L4 + 3L2
−3y − 6z − t = 2 −7t =
x + 2y − z + t = 1 L1
y + 2z − 2t = 1
L2
9t = 1 L3
L4 ← L4 + 7/9L3
0 = 52/9
Méthode de Cramer
Définition II.25 On dit qu’un système linéaire AX = b est de Cramer si et seulement A est
une matrice carrée et |A| =
6 0.
Proposition II.23 Un systéme de Cramer possède une unique solution X = (x1 , ...., xn ) don-
née par la formule X = A−1 b ou par
|Ai |
xi = , ∀i ∈ [1, n],
|A|
48
Dr. DIAO
2 3
Puisque = −38 6= 0, alors le système est de Cramer. Nous avons donc une unique
8 −7
solution X = (x, y), avec
5 3 2 5
−1 −7 32 16 8 −1 42 21
x= = = et y = = = .
2 3 38 19 2 3 38 19
8 −7 8 −7
Exemple II.42 Méttre sous le forme échelonnée, puis résoudre les systémes suivantes: 2
x + y − 3z − 4t = −1
x−y+z+t=3
2x + 2y + 2z − 3t = 2 5x + 2y − z − 3t = 5
(S) (S3 )
3x + 6y − 2z + t = 8
−3x − 4y + 3z + 2t = 1
2x + y + 5z + t = 5 6x + y − 2t = 8
49
Calcul Matriciel
1. Calculer AB et BA.
2. Calculer t (AB) et t B t A.
4. Développer (A + B)2 .
50
Dr. DIAO
1 1 1
3. Pour A =
5 8 3
2 −1 2
51
Calcul Matriciel
1) Montrer que la famille B = (u,v,w) avec u(−1, 1, −1), v(0, 1, 0), et w(0, 1, 1) est une base
de l’espace.
2) Écrire la matrice de passage de la base e à la base B, et de la base B à la base e.
3) Soit ~x(2, 3, −1) dans la base e. Quelles sont ses coordonnées dans la base B?
4) Soit ~y (1, 0, −5) dans la base B. Quelles sont ses coordonnées dans la base e?
x + 3y + 2z = 1 x + 3y + 2z = 1
(S3 ) 2x − 2y = 2 (S4 ) 2x − 2y = 2
x+y+z =3 x+y+z =2
Exercice II.11 Déterminer suivant les valeurs des réels a, b, c et m les solutions du système
mx + my + mz = a
x + my + z = b
x + y + mz = c
Exercice II.12 Une entreprise fabrique deux produits intermédiaires U et V. Pour produire
une unité de produit U (resp. de produit V) l’entreprise utilise 20 % (resp. 10%) de sa
production de U et 60% (resp. 30 %) de sa production de V . On appelle matrice des coefficients
techniques, la matrice A = (aij ) telle que aij représente la quantité de l’input i nécessaire pour
produire une unité de j.
(b) Si l’entreprise produit 200 unités de biens U et 350 unités de biens V , quelle sera la
production finale qui parviendra aux consommateurs ?
52
Dr. DIAO
(c) Quelle est le niveau de la production totale qui satisfait une demande finale de 500 unités
de U et 1000 de V ?
53